Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Matin Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour la fiabilité de nos services publics ?
- 0:35RelanceRéponse directe
Est-ce que dans notre pays, des responsables publics peuvent être responsables de ce qu'ils font ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous y voyez en fait un signe d'une volonté d'autonomie des Corses ?
- 3:56OuverteRéponse directe
Comment vous le voyez, vous ?
- 5:33OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron a renoncé à un discours sur la laïcité, cette semaine à l'occasion du 9 décembre... Vous l'attendiez, vous ?
- 7:08FerméeRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, vous continuez à soutenir Marine Le Pen dans son projet qu'elle porte et qu'elle mène de refondation de son parti ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« On peut tolérer une erreur, un problème, mais deux fois de suite, ça pose quand même des questions sur la gouvernance de la SNCF. »
- 0:41PrésentateurFait
« Il y avait eu l'accident de Bretigny, il y a quand même un vrai souci à la SNCF. »
- 2:22PrésentateurFait
« La coalition nationaliste est arrivée très largement en tête dans un scrutin où il y a eu une forte abstention. »
- 4:00PrésentateurFait
« C'est que les Allemands vendent leurs voitures en Angleterre. C'est que les Français vendent leur vin. »
- 5:11Invité politiqueFait
« les retraités qui perdront la CSG bientôt, les chefs d'entreprise qui vont voir augmenter leurs charges, ceux qui voient l'insécurité augmenter... »
- 6:39PrésentateurFait
« On lui a refusé. Et à la place, Peugeot importe, pardonnez-moi l'expression entre guillemets, des travailleurs détachés de Pologne et de Roumanie. »
- 7:53Invité politiqueFait
« elle va renoncer à la sortie de l'euro comme préalable. »
- 10:03Invité politiqueFait
« si les droites ne se réunifient pas autour d'un programme sérieux d'alternative à Macron, vous aurez un duo, Macron-Mélenchon. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Présentateur 215 %
- ?7 %
- Nicolas Dupont-Aignan6 %
- Auditeur4 %
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Le Grand Matin Sud Radio. Sud Radio, il est 8h moins le quart. Tout de suite, Patrick Roger, vous recevez Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Patrick Roger. Commençons par des questions d'actualité. La gare Montparnasse à Paris, paralysée par une panne informatique. Est-ce qu'il faut s'inquiéter pour la fiabilité de nos services publics
? Oui,
il faut surtout s'inquiéter parce que ce n
'est
pas la première fois. On peut tolérer une erreur, un problème, mais deux fois de suite, ça pose quand même des questions sur la gouvernance de la SNCF. Est-ce que dans notre pays, des responsables publics peuvent être responsables de ce qu'ils font ? Il y avait eu l'accident de Bretigny, il y a quand même un vrai souci à la SNCF. Je suis élu
d
'une zone de banlieue où le RERD marche un jour sur deux. Les belles promesses n'aboutissent jamais
et
nous nous plaignons auprès des différents gouvernements et rien ne se passe. M. Pépi est inébranlable, les gouvernements passent, M. Pépi reste. Il faudrait quand même s'interroger sur sa responsabilité comme président de la SNCF. Oui, mais en même temps, on peut le comprendre. C'est-à-dire qu'on met un nouveau système
en place, il y a
un bug informatique.
Est-ce que dans les autres pays du monde...
Il y a eu une décision de précaution un peu, d'arrêter le trafic pour rétablir. Il y a des dysfonctionnements profonds de la SNCF. A force d'ailleurs de réduire sur tous les crédits d'entretien, à force de modifier dans tous les sens les organigrammes de la SNCF pour faire moderne, si M. Pépi s'occupait moins des cocktails et des voyages d'affaires de ses cadres et s'occupait plus de la gestion et des ingénieurs, ça irait peut-être mieux. Vous pointez du doigt la responsabilité de M.
Pépi directement.
Si un ouvrier commet une erreur dans son usine,
il
est sanctionné.
Les
grands patrons d'entreprises publiques ne sont jamais sanctionnés, quoi qu'ils fassent. Ce n'est pas lui qui a été convoqué par la ministre des
Transports, C'est curieux d'ailleurs. C'est le patron du réseau SNCF
? Mais ça veut dire que tout ce petit monde se protège et cela veut dire que nos entreprises publiques sont devenues des entreprises où il
n
'y a jamais de responsabilité. Ça a été le cas à Air France à une époque, c'est le cas maintenant à la SNCF. Moi, je pense aux millions d'usagers de la SNCF et je peux vous dire que c'est un calvaire. L'élection régionale en Corse de ce week-end, la coalition nationaliste est arrivée très largement en tête dans un scrutin où il y a eu une forte abstention. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous y voyez en fait un signe d'une volonté d'autonomie des Corses ? Oui, ça c'est clair. D'abord, attention, regardons quand même la participation. Il
y
a que la moitié des électeurs Corses qui ont voté. Mais c'est quand même le signe d'un effondrement des partis traditionnels. Ça fait des années que les partis traditionnels en Corse ne se sont pas renouvelés. Cela fait des années que les appareils politiques, que ce soit à droite et à gauche, ont fermé les yeux sur les pratiques de ces appareils au nom de l'autonomie politique. Et on voit le résultat aujourd'hui. Alors après, est-ce que les Corses veulent vraiment l'autonomie allant vers l'indépendance ? J'en doute. Pour autant, certains dans la coalition autonomiste, comme on dit, avancent masquées. Ils
disent
autonomie, pas l'indépendance pour l
'instant. Tout en soutenant la Catalogne,
tout en demandant des choses inacceptables. Donc on arrive vers une zone quand même de danger. Et j'espère en tout cas, parce que la force des nationalistes est liée à la faiblesse des autres. J'espère que les appareils
politiques traditionnels, les
faiblesses de la droite, de la gauche, des appareils traditionnels qui ont été gangrénés par les affaires, par un système
Corse malsain. C'est du passé
maintenant, Emmanuel Macron est aux affaires. Écoutez, il n
'y a
pas eu de changement. La liste d'Emmanuel Macron s'est plantée, si je peux m'exprimer ainsi. Oui, le Brexit, Thérésa May doit rencontrer aujourd'hui Jean-Claude Juncker et Michel Barnier, donc à Bruxelles. Il y a un optimisme assez prudent devant la possibilité d'un compromis. Comment vous le voyez, vous ? Mais moi, j'ai toujours pensé qu'il y
aurait
un compromis pour une très simple raison. C'est que les Allemands vendent leurs voitures en Angleterre. C'est que les Français vendent leur vin. Et qu'à un moment, vous verrez que tout ce petit monde s'entendra. Alors, ça fait partie du théâtre qu'il y a autour du Brexit. Parce que pour les acteurs français, le Brexit doit être une catastrophe pour l'Angleterre. Alors, on exagère beaucoup. Moi, je pense que tout ça va se tasser. Pour autant, c'est un changement majeur. C'est compliqué. Ce n
'est
pas facile. C'est pourquoi, d'ailleurs, je ne recommande pas cela pour la France. Contrairement à certains autres. Je pense que le Brexit correspond aux Anglais. Mais je pense que pour les Français, il faut davantage une renégociation des traités pour garder le bon de l'Europe sans en avoir le mauvais. C'est ce que j'ai essayé de développer pendant l'élection présidentielle. Et je suis convaincu que cette idée fera son chemin. Avec un discours peut-être brouillé pendant l'élection présidentielle de votre part quand vous étiez avec Marine Le Pen,
non ? Mais pourquoi brouillé ? On avait du mal à comprendre, en fait. Tout le monde
a très bien compris. Je n
'ai
jamais eu autant d'adhérents dans mon mouvement. Les codes de popularité n'ont jamais été aussi bonnes. Je ne regrette absolument pas d'avoir choisi comme tous les Français au second tour. Simplement, on a voulu caricaturer mon choix. C'était un soutien de second tour que j'assume totalement. Et je pense que les Français, et notamment les retraités qui perdront la CSG bientôt, les chefs d'entreprise qui vont voir augmenter leurs charges, ceux qui voient l'insécurité augmenter, vont comprendre très vite pourquoi moi j'ai pris mes responsabilités au second tour. Pour autant, j'ai toujours dit que
je
restais indépendant. Et je développe mon parti. Et on n'a jamais eu autant de monde. Alors, il
n'y a qu'une certaine
presse qui n
'a
pas compris. Oui, on va y revenir dans un instant. Emmanuel Macron a rénoncé à un discours sur la laïcité, cette semaine à l'occasion du 9 décembre, jour anniversaire de la loi de 1905. Vous l'attendiez, vous
? Vous
avez les discours, on en a tellement. Moi, j'attendrai des actes. Que le préfet des Hauts
-de
-Seine interdise les prières de rue, ce serait pas mal. Que l'on fasse respecter quand même les lois de la République dans les mosquées salafistes qui pullulent sur le territoire français. Vous voyez, les discours. Ça sera la présidence des discours, ça c'est sûr. Il a du talent, je le reconnais, dans la communication.
Et les actes quand même. Il y a eu un certain nombre
de décisions qui ont été prises à l'Assemblée. Les ordonnances sur
la loi travail par exemple. Ah oui, le
dumping social dans les entreprises. Alors que les travailleurs détachés, les actes se sont révélés être une fausse action. J'étais par exemple, je vais vous raconter une anecdote. J'étais à Vesoul, en Haute-Saône. J'ai rencontré un chômeur, 57 ans, quelqu'un que je connais,
qui
n'a plus d'emploi depuis 3 ans, qui n'a plus rien, qui était directeur commercial. Il a envoyé 1200 CV. Il a voulu travailler dans les usines Peugeot à Montbéliard comme ouvrier.
C
'est pas un feignant. On lui a refusé. Et à la place, Peugeot importe, pardonnez-moi l'expression entre guillemets, des travailleurs détachés de Pologne et de Roumanie. Comprenez que c'est bien les discours. Mais dans la France profonde, nos agriculteurs continuent de mourir. Nos ouvriers continuent d'être délocalisés. On voyait Castorama là ce week-end. Bref, si on ne traite pas les causes des problèmes, les causes des problèmes vont rester malgré les beaux discours dont tout le monde se félicite. Question politique aussi avec Mickaël Darmon.
Alors, on
va clarifier également, puisque vous avez dit que vous preniez vos responsabilités. Est-ce qu'aujourd'hui, vous continuez à soutenir Marine Le Pen dans son projet qu'elle porte et qu'elle mène de refondation de son parti ? Est-ce que vous pourriez, tout en restant indépendant, travailler avec elle et former cette grande droite que vous appelez régulièrement de vos voeux ? Alors, deux choses. D'abord, j'ai voté
au second tour.
Qui d'ailleurs
? J
'ai voté Le Pen au second tour de l
'élection présidentielle. Comme tous les Français, moi,
je
n
'ai
pas fait semblant parce que les Français dans l'isoloir étaient obligés de choisir.
Pour
autant, j'ai toujours dit que mon parti restait indépendant. Après le second tour, Marine Le Pen a entamé une rénovation de son parti. Je ne connais pas son programme.
Je
ne connais pas son programme.
Entre autres, elle va renoncer à
la sortie de l'euro comme préalable. Ce qui est positif. Mais je ne connais pas son programme. Ce que j'ai revendiqué, ce que j'ai demandé, notamment aussi à Laurent Wauquiez,
c
'est l'union de ceux qui refusent cette mondialisation, cette européenisation mauvaise, cette loi de l'argent roi.
Oui, mais là, vous demandez quelque chose. Vous savez
que ce ne sera pas obtenu
de la part de Wauquiez. Si je peux finir ma phrase.
Macron fait une recomposition politique. Je conteste sa politique. Mais reconnaissons qu'il réunifie les gens du centre-droit, du centre-gauche, les européistes, ceux qui font la loi travail, etc. M. Mélenchon, de son côté, a réunifié la gauche radicale. Moi, j'ai dit très clairement, et j'ai lancé lesamoureuxdelafrance.fr,
c
'est-à
-dire
une plateforme Internet pour bâtir un programme commun
de
tous ceux qui, à droite, refusent cette politique. Et je le dis très clairement, Mme Le Pen ne gagnera pas seul, M. Wauquiez ne gagnera pas seul, M. Philippot non plus. Donc, à quoi ça sert, cette division ? Et la démarche que j'ai entreprise,
et
qui fonctionne, puisqu'il
y
a eu 1,5 million de contributions sur notre site Internet, c'est de dire, ne partons pas des grands chefs.
Les
grands chefs, ils repartent comme avant. Ça ne m'intéresse pas. Partons de la base de notre électorat. Et sur le terrain, moi, je le vois, notre électorat. Parfois, ils votent Front National. Parfois, ils votent Républicain. Parfois, ils votent debout
la France. Ils voudraient qu'on s'entende. Et on s'entendra, je vais
finir, sur un programme
sérieux. Avant les hommes, tout ça, on connaît. D'accord.
Mais maintenant, la
chaque fois,
on a le sentiment qu'au fond, vous placez la barre de manière à ce qu'elle ne soit pas atteinte. Parce que franchement, Laurent Wauquiez n'arrête pas de dire qu'il ne se rapprochera pas de Marine Le Pen. Alors, pourquoi vous continuez à prêcher
dans le désert ? C'est parce que je
vois les électeurs. Ça vous fait un quoi ? Un créneau marketing politique ? Pas du tout. Je vois les électeurs. J'étais à Marseille, dans la salle, à Debout la France. On adhérait beaucoup de Républicains. Quand on râle-bol de voir M. Wauquiez parler comme Mme Le Pen, parce qu
'il
dit exactement la même chose,
mais en même temps dire... Donc vous pourriez vous entendre avec lui, alors ? Mais
bien sûr, il a bien évolué sur l'Europe, sur beaucoup de choses. Mme Le Pen évolue bien aussi dans un sens où elle a arrêté cette lubie
immédiate de sortie.
Mais
je vous dis
une chose très simple.
L'intermédiaire.
Et je le dis, mais pas seulement, je le dis aux Français qui m'écoutent, si les droites ne se réunifient pas autour d'un programme sérieux d'alternative à Macron, vous aurez un duo, Macron-Mélenchon. Je n'ai pas envie de voir la France détruite par Macron ni par Mélenchon. Moi, mon boulot, c'est de faire accoucher d'un beau programme commun, sérieux. C'est ce que j'avais fait au premier tour de la présidentielle, je pense. Eh bien, on va y arriver parce que les Français, notamment nos électorats, qui soient républicains au Front National, en ont assez des égaux de leurs chefs. Allez, il nous reste une minute, Nicolas Dupont-Aignan.
Question d'une auditrice, c'est Evelyne d'Aix-en-Provence qui veut vous poser une question en directe. Allez-y, Evelyne. Bonjour.
Oui, enfin, bonjour. Voilà, en fait, c'est vrai que, si vous voulez, je ne connais pas particulièrement votre programme. Oui.
Mais
il est clair que vous surfez quand même de société. Mais est-ce qu'on peut dire que la France est si mal que ça ? Est-ce qu'on peut dire que c'est un pays en faillite ? Oui. Alors que, malgré tout, la France est un pays magnifique, qui a énormément de richesse en lui. Alors, vous prenez l'exemple d'un chômeur. Effectivement, dans le monde en
qui, vous avez des gens... Alors, votre question, Evelyne. Non, votre question.
Ma question, je pense que vous surfez sur une vague qui n'est pas la bonne.
Voilà. Nicolas
Dupont-Aignan en 20 secondes.
Madame, je vous envoie sur mon site internet debout-la-france.fr. Vous verrez que je ne surfe sur rien. Je propose des solutions
concrètes de
terrain pour que la vie de millions de Français qui souffrent terriblement s'améliorent. Et j'aime mon pays. Il est magnifique, vous avez raison. Mais je souffre de le voir gâcher ses atouts et laisser en très grande difficulté des millions de Français. Et j'ai des solutions concrètes, justement.
C
'est ça qui
m'intéresse
depuis des années. Merci. Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Sud Radio ce matin. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan