Attaque au couteau à Nantes : Un sénateur propose de fouiller les sacs des élèves
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le Grand Matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. La proposition de loi a été votée au Sénat. Laurent Lafond, bonjour.
Bonjour. Merci d'être avec nous. Votre proposition de loi votée au Sénat.
Il faut maintenant que l'Assemblée s'en saisisse et que cette proposition de loi, ce texte soit inscrit à l'ordre du jour. Laurent Lafond, que proposiez-vous à l'entrée des établissements scolaires ? Collège, lycée, Laurent Lafond.
Ouais. Euh la proposition a été votée à l'unanimité. Ce que ce que nous proposons c'est des mesures concrètes euh qui nécessitent un changement dans la loi et notamment la possibilité qui pourrait être donné au proviseurs, aux principaux ainsi qu'à leur adjoint ou au CPE euh de procéder à une fouille des des sacles et des cartables pour éviter euh bah l'introduction d'armes blanches euh dans les établissements scolaires. cette possibilité aujourd'hui n'est pas donnée au aux responsables des établissements et du coup ils sont obligés de faire appel à à la police ou à la gendarmerie dès lors qu'ils ont un un doute un soupçon.
On sait que les procédures ces procédures sont longues, qu'elles ne peuvent pas être renouvelées régulièrement et c'est pour ça que nous nous dotons à travers cette loi de les les responsables des établissements scolaires de cette possibilité de fouille. Bon Laurent Lafon, je rappelle que vous êtes sénateur union centriste du Val de Marne, président de la culture, de l'éducation et de la communication et du sport du Sénat. Laurent Lafond.
Très bien. Bon, fouille à l'entrée des établissements. Bon, encore une fois, collège lycée, hein, Laurent Lafond.
Oui. Uniquement collège lycée, hein. Oui.
Oui. Oui. Mais dites-moi, pardon, je vous coupe, mais qui va fouiller ?
Est-ce que vous pensez que dans les collèges et dans les lycées, on a suffisamment de personnel pour fouiller tous les sacs des élèv l'entrée en cours ? L'idée n'est pas de le faire de manière systématique, quotidienne, n'est pas de le faire sur tous les élèves, mais de le faire de manière ponctuelle quand les responsables des établissements sentent qu'il y a un trouble à l'ordre public ou qu'il y a une menace. Il y a certaines indications euh qui font que les les responsables des des établissements peuvent sentir à un moment donné euh qu'il y a une menace parce que il y a eu un un trouble entre des des élèves, parce que sur les réseaux sociaux, ils ont eu certaines indications de de monter en en violence.
À ce moment-là de de la possibilité leur est donnée de le faire. Évidemment, ça serait irréaliste de dire "On va fouiller tous les jours tous les élèves à l'entrée des établissements. Ça, ce n'est pas faisable." Mais c'est pas ce que nous proposons.
Nous proposons de le faire de manière ponctuelle et circonstantiée et donner la main aux responsables des établissements. Oui, ça je comprends très bien Laurent Lafond. Mais le drame là qui s'est produit à Nant, attention, je suis extrêmement prudent sur ce drame parce que il a été dit beaucoup de choses déjà trop vite, bien souvent par souvent des responsables politiques, mais euh ce drame, on on ne connaît pas bien.
Bon, l'auteur l'auteur des coups de couteau, celui qui a qui a porté les coups de couteau est à l'hôpital psychiatrique aujourd'hui. Donc il a il a évidemment des problèmes psychiatriques. La violence vient finalement de l'intérieur de de l'établissement.
Là, il est bien difficile de se dire pour un chef d'établissement, attention, l'un de mes élèves va aller poignarder d'autres élèves de l'établissement. Oui, bien sûr, vous avez raison. Il faut être prudent par rapport au drame d'hier.
Malheureusement, il n'y a pas que le drame d'hier. C'est-à-dire ces incidents graves dans les établissements scolaires se répètent de manière non pas fréquente mais de manière régulière. Il y a un mois, c'était un un incident d'une autre nature, c'était pas pour des troupes psychologiques dans un établissement de la sonne et vous en avez de manière régulière comme ça.
Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit d'abord qu'il y a une montée en puissance de la violence chez les jeunes et que on passe assez facilement de de la menace verbale ou physique au passage à l'acte. Et puis la deuxième chose que ça dit, c'est que nos établissements scolaires ne sont pas suffisamment sécurisés.
Alors, il faut trouver un équilibre entre la situation actuelle qui fait qu'on peut rentrer facilement avec des armes blanches dans des établissements scolaire et et puis une situation qui serait un tout sécuritaire. C'est pour ça qu'il y a un certain nombre de dispositions qui peuvent être prises. Par exemple, une autre disposition que nous recommandons pour installer des caméras de vidéo protection devant les établissements scolaires parce qu'un certain nombre de faits sont ont lieu non pas à l'intérieur mais devant les établissements scolaires.
Il faut une autorisation du conseil d'administration avec des débats qui peuvent être longs, compliqués. On demande que ça soit là aussi à la main des chefs d'établissement et qu'il y ait une information du conseil d'administration uniquement. Voilà un certain nombre de mesures qui peuvent être prise.
Est-ce que le gouvernement euh vous a dit qu' allait reprendre votre texte ou le soutenir du moins ? Écoutez, quand il a été voté il y a un peu plus d'un mois au Sénat, il y a eu un un un soutien du gouvernement. Pour l'instant, il n'a pas annoncé qu'il allait le reprendre et notamment l'inscrire à l'ordre du jour.
Euh je je crois que euh le le drame d'hier est une nouvelle prise de conscience du fait que en tout cas le statut quo n'est plus possible et et qu'il faut prendre un certain nombre de mesures et je souhaite que le gouvernement reprenne ce texte. Bien et ben merci beaucoup. Merci euh d'avoir été avec nous euh ce matin Laurent Lafond.
Merci parce que on avait besoin de ces précisions évidemment hein.
Laurent Lafon