Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 24 octobre 2025 18 min

Manuel Bompard (LFI) : "Le PS vend des illusions aux Français !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedo. Il est 8h16 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin, Emmanuel Bompard. Bonjour.

Bonjour. Député des bouches du Rône, coordinateur de la France insoumise. Énormément de sujets à voir avec vous, notamment budgétaire.

Mais avant d'entrer dans le détail, on l'a appris hier, la lettre rectificative de projet de loi de financement de la sécurité sociale a finalement été entérinée lors d'un conseil des ministres spécial présidé notamment par le président de la République depuis Bruxelles. Donc bravo. Bravo à qui ?

Aux socialistes. Ils ont réussi leur paris. Ah bon ?

Je crois pas. Mais d'abord cette lettre rectificative, elle elle confirme d'abord un point, c'est que évidemment il ne s'agit pas, contrairement à ce qui a été dit, y compris par le Premier ministre, d'une suspension de la réforme des retraites, mais bien une proposition de décalage dans le temps, c'est-à-dire que l'âge de départ à la retraite reste à 64 ans, mais c'est une génération plus tard qui atteindrait cet âge de départ à la retraite de 64 ans. Troisièmement, cette lettre rectificative, elle démontre que cette proposition, elle se fait entre en contrepartie d'une sous-indexation, c'est-à-dire d'un absence de revalorisation des pensions de retraite sur la base de l'inflation.

Pour le dire autrement, ça veut dire que si une génération pourrait peut-être gagner 3 mois avant de partir à la retraite, par contre l'ensemble des retraités perdrait beaucoup de pouvoir d'achat parce que leur pension de retraite baisserait beaucoup. et surtout et surtout ce décalage et je m'arrête là de de de d'un an de la réforme des retraites nécessite pour pouvoir être adopté que l'ensemble du budget de la sécurité sociale soit adopté. Or dans ce budget de la sécurité sociale il y a des mesures qui sont tout à fait scandaleuses.

Par exemple le doublement des franchises médicales, par exemple le fait que on va mettre davantage à contribution les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, de maladies de longue durée, de cancer. Bref, c'est un budget qui est tout à fait invable. Parce que décalage ne verra pas.

Vous verrez et ça on va et on va y revenir Manuel Bompard. Mais pourquoi ne pas tout simplement se réjouir quand même de voir que d'un côté les socialistes réussi à obtenir ça ? Et vous demandiez la lettre rectificative il y a encore quelques jours, pourquoi aujourd'hui ne pas s'en réjouir ?

Non, mais moi évidemment, je demandais la lettre rectificative parce que ça permettait d'inscrire euh euh dans le budget initial de la sécurité sociale la proposition de modification de la réforme des retraites qui a été annoncée par monsieur le Cornu. Mais pardon, moi je vais pas me réjouir du fait que vous allez avoir une toute petite poignée de personnes qui peut-être partiront 3 mois à Non non, c'est pas tr c'est ça, c'est un chiffre qui est un chiffre totalement inexact. Alors, c'est quoi le bon chiffre ?

Bah le chiffre, c'est avant l'élection présidentielle de 2027, il y a une génération qui est concernée, c'est la génération 1964. cette génération, il y a à peu près sans doute entre 600 et 800000 personnes qui sont dans cette génération. J'ai Et même pour ces 600 800000 personnes, c'est une victoire.

Mais non, justement, j'aimerais bien franchement j'aimerais bien vous dire que oui, c'est une victoire. Le problème, c'est que ces personnes-là, les personnes dont on est en train de parler, peut-être qu'elles vont partir 3 mois plus tôt à la retraite, mais par contre leur pension de retraite va baisser non seulement l'année prochaine, mais pendant 4 ans parce qu'il y a une sous-indexation des pensions de retraite. Donc, même ces personnes-là, elles ne vont pas y gagner à la fin.

Moi, j'aimerais bien vous dire, c'est génial. Il y a moins de il y a des gens qui vont partir plutôt euh à la retraite mais malheureusement ça ne correspond pas à la réalité. Et je vais même vous dire parce que j'ai analysé en détail la lettre rectificative dans la génération 64, si j'ai bien compris et si j'ai bien lu le décret euh le le la lettre rectificative pardon, toutes les personnes qui partent avec le dispositif de carrière longue, c'estàdire les gens qui ont commencé à travailler avant 21 ans, ne sont pas concernés par la suspension proposée, par le décalage proposé.

C'est 20 % des personnes qui partent à la retraite qui ne seraient même pas concerné dans cette génération là. Donc vous voyez, il faut pas dire n'importe quoi. Enfin, c'est pas vous, mais j'entends beaucoup 3,5 millions, euh tout le monde va y gagner beaucoup.

Non, c'est pas la réalité de ce qui a été proposé hier. Et pourtant, parce qu'on va avoir l'occasion de revenir à ce sujet des retraites qui évidemment cristasent le débat, pour les pour en tout cas pour les socialistes, c'est vanté comme une victoire. Et quand on regarde actuellement ce qui se passe du côté de l'hémicycle, on a l'impression que ça s'agite beaucoup du Rassemblement national, que ça s'agite beaucoup du côté des socialistes.

On a l'impression que vous regardez passer les trains. À quoi vous servez actuellement dans le débat budgétaire ? Ah non, on regarde passer les trains.

Vous savez, il y a eu euh toute la semaine le débat en commission des finances. À partir de cet après-midi à 15h, va commencer le débat en hémicycle sur le le bud. Mais ça n'a rien donné en commission, donc recopie du gouvernement.

Euh oui, bien sûr. Dans dans tous les cas, hein. Dans tous les cas, pour le budget, en fait, ça part toujours du texte initial du gouvernement.

Mais nous, on sert à quoi ? On sert à essayer d'empêcher de s'opposer à ce que dans ce budget, il y ait les mesures tout à fait inacceptables dont je vous ai parlé. Est-ce que vous savez que dans ce budget par exemple, il est prévu un gel du barême de l'impôt sur le revenu, ce qui veut dire que vous avez 18 millions de personnes qui vont voir leur impôt sur le revenu augmenter, que vous allez avoir l'ensemble des retraités, j'en ai parlé, qui vont voir leur pension de retraite baisser, que vous allez avoir toute une série de personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée qui vont voir leur indemnisation baisser.

Ça, tout ça, c'est dans le budget. Donc moi, qu'est-ce que je fais ? Je m'oppose à ces mesures et j'essaie à la place d'y mettre des propositions de recettes supplémentaires.

Mais précisément, si je vous pose cette question Emmanuel Bompard, c'est que vous avez dû feuilleter le Parisien ce matin, Boris Vallot, le chef des députés du Parti socialiste, qui disent en réalité quand on leur pose la question que répondez-vous aux insoumis qui disent que vous êtes fait piéger, il répond pour l'instant eux n'ont rien ramené aux français. Leur tout est intempest ne m'intéresse pas. Je ne travaille pas pour la France insouie, je travaille pour les Français.

Mais bon, Broris Valot dit ce qu'il veut, mais en l'occurrence, pardon, mais qu'est-ce qu'il a ramené pour l'instant pour les Français ? parce que pour l'instant on a donc un un débat qui va être organisé à l'Assemblée nationale sur cette possibilité de décaler l'entrée en vigueur de la retraite à 64 ans d'un an. Mais pour que ça ça voit le jour à la fin, ça qu'il faut que les gens comprennent, c'est pas ça y est, c'est pas décidé ça.

Pour que ça ça voit le jour à la fin, il faut que le budget de la sécurité sociale soit voté par le Parti socialiste. Donc en fait Boris Vallot devrait répondre à la question suivante. Est-ce que oui ou non le Parti socialiste à la fin a l'intention de voter le budget de la sécurité sociale dans lequel il dit lui-même pour l'instant que à l'Assemblée nationale, c'était sur le budget, pas sur le budget de la sécurité sociale.

L'ensemble des propositions que les socialistes ont formulé ont été rejetées par une majorité de députés. Donc vous voyez, moi mais évidemment je préfère obtenir des choses pour les gens tout de suite, mais par contre je veux pas leur vendre des illusions. Je préfère leur dire les choses franchement.

Ça c'est ce que fait le Parti socialiste. Vous dites en réalité ce qu'ils font c'est vendre des illusions en ce moment. Là en l'occurrence quand on fait croire aux gens euh qui vont bénéficier d'une suspension de la réforme des retraites alors que ça correspond pas à ce qui est dans le texte.

Oui, malheureusement ça s'appelle ventre désillusion. Mais c'est pas les seuls hein, mais là en l'occurrence c'est eux qui le font. Oui, le les la réforme des retraites, c'est en effet au cœur des discussions.

On le voit ce matin dans cette interview, Manuel Bompard. En réalité, vous le dites, pour financer cette réforme des retraites ou cette suspension, forcément, il y a un coût à payer. Les complémentaires santé qui vont augmenter, en tout cas une taxe dessus qui vont augmenter, la sous-indexation des pensions par rapport à l'inflation.

Est-ce que on n'est pas en droit de se dire qu'en réalité quand on suspend une réforme, il est pas totalement logique que les retraités participent à cet effort ? Mais d'abord quand quand on suspend une réforme, quand on la décale, en l'occurrence décalage ou même quand on la broge, moi je propose de la broger, évidemment que ça doit se traduire par un financement qui permet de prendre en charge financièrement euh les conséquences budgétaires de cette de ce décalage ou de cette abrogation. Mais ensuite, il y a des choix politiques pour décider qui va en payer le prix.

Et ce que choisit le gouvernement, attendez, est-ce que choisit le gouvernement, c'est de faire reposer ce coût d'un côté sur les retraités avec la sous-indexation des pensions de retraite, de l'autre en fait sur les toutes les personnes qui ont des mutuels parce que quand vous mettez une taxe sur les mutuels, si vous bloquez pas les prix, ça se traduit par une 2, c'est une taxe sur les mutuels. Mais quand vous faites ça, si vous bloquez pas les prix des mutuels, bah les mutuelles elles traduisent ça dans l'augmentation du prix pour les personnes qui bénéficient des mutuels. Bon et il y a d'autres choix possibles.

Hm. Et donc en fait ça c'est un choix gouvernemental sur la question des des retraites Emmanuel MPAR et ce sera d'ailleurs notre débat plus tard dans l'émission. Est-ce qu'il n'est pas normal au bout d'un moment que les retraités quand on voit nonont pas leur poids mais ce qui coûte de fait c'est 30 % du salaire des actifs un/art du total de dépenses publiques, c'est 14 % du PIB 413 milliards en tout.

Est-ce queen réalité il n'est pas totalement logique ou un peu logique ? qui contribuent un tout petit peu à leur manière à cet effort. Mais ce que je vous propose peut-être, c'est d'inviter sur votre plateau un retraité qui touche une pension de retraite de je sais pas 1500 € par mois.

Mais on les a souvent au standard et c'est beaucoup plus nuancé que certains sont prêts à faire un effort. Mais attendez, si vous leur demandez à eux si ils vivent bien, si vous avez l'impression qu'ils vivent au-dessus des moyens de leurs moyens, si vous avez l'impression qu'ils vivent dans l'opulence, vous avez le droit de faire cette proposition. Je ne le crois pas, je ne le pense pas.

Et je pense que par contre il y a des gens qui vivent dans l'opulence et je pense que c'est ces gens qui vivent dans l'opulence qu'il faut mettre davantage à contribution. Quand le patrimoine des 500 plus riche de ce pays a été multiplié par 2 depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, vous entendez bien ? multiplié par 2 depuis 2017 quand vous avez atteint l'année dernière un record historique de versement de dividendes pour les grandes entreprises du CAC 40.

Là, il y a peut-être de l'argent à aller chercher et je trouve ça plus juste de faire reposer l'effort sur ces personnes que sur des retraités qui ce n'est pas vrai, ne roulent pas sur l'or. Alors ensuite queil y ait des retraités très riches qui eux puissent être mis davantage à contribution. Je n'ai pas de difficulté avec ce sujet mais là c'est pas de ça dont on est en train de parler.

Est-ce que dans ce cas-là c'est peut-être vers ça qu'il faut aller ? C'estàdire vraiment une contribution plus précise des retraités les plus riches. Mais pas je comprends pas pourquoi on ferait des retraités les plus riches, des personnes les plus riches et ça ça passe y compris les retraités et ben évidemment y compris les retraités mais ça passe par exemple, c'est une proposition qui est dans contrebudget par faire en sorte que l'impôt sur le revenu soit davantage progressif que ce qu'il est aujourd'hui qu'on rajoute des tranches et alors les personnes qui ont beaucoup d'argent qui soient retraité ou autre chose contribueront davantage.

Mais par contre les retraités qui n'ont pas beaucoup de moyens eux ne contribueront pas davantage parce qu'ils n'auront pas les moyens de contribuer davantage. Votre contrebudget Manuel Bompar a été présenté. Vous venez de l'évoquer.

C'est 168 milliards de dépenses nouvelles avec 183,6 milliards de recettes. Il y a de tout. Le chanté des retraites, l'âge de départ à 60 ans, l'augmentation du minimum contributif, l'indexation des retraites, un effort sur les retraites agricoles.

On a des aides publiques, on a des plans de développement pour l'école, pour les transitions. Bon, on a bien compris. Est-ce que c'est un projet réaliste quand on voit la situation budgétaire de la France et quand on voit que l'agence de notation euh Mise Fitch, pardon, ce soir rendra à nouveau une note qui risque d'être dégradée par rapport aux précédentes ?

Bon, d'abord sur les dégradations de la note, il faut faire un petit peu attention parce que il y a quelques semaines, il y a une agence de notation qui a dégradé la note de la France. J'ai entendu dire catastrophe catastrophe. Si vous prenez le barem de cette agence de notation, c'est l'équivalent d'un 16/ 20 la note de la France.

Donc on doit pas s'en inquiéter en réalité si ce soir la note est dégradée. On quand vous rentriez de l'école et que vous aviez 16/ 20, vousz pas trop taper sur les doigts. On vous disait plutôt que c'était une bonne note.

Combien le reste de la classe avait me disaient mes parents. Oui, enfin généralement enfin je sais pas dans quelle classe vous étiez mais 16/ 20 vous étiez plutôt dans le dans le haut des notes. Bon bref tout ça pour vous dire.

Évidemment qu'il y a un déficit qui est trop important aujourd'hui. Pourquoi ce déficit est trop important ? Pas contrairement à ce que j'entends parfois parce que les dépenses publiques auraient explosé.

Elles sont à peu près restées stables depuis 2017, depuis que Macron est arrivé au pouvoir. Mais parce que les recettes ont baissé. Et pourquoi les recettes ont baissé ?

Parce que le président de la République a fait le choix de faire des cadeaux au plus riches, au multinational et qu'à la fin, ça c'est un manque à gagner pour le budget de l'État. Donc la question c'est la question des choix politiques qu'on fait face à cette situation. Si on fait un budget type le cornu, un budget qui a un budget de de coupe massive dans la dépense publique, à la fin la conséquence, c'est pas moi qui le dit, vous savez, l'OFC qui est un organisme indépendant dit le budget Le Corny va diminuer la croissance du pays par deux.

Donc à la fin, ça veut dire plus de difficultés économiques, ça veut dire moins de consommation populaire, ça veut dire moins de recettes fiscal et c'est un cercle vicieux qui s'aggrave. Ou alors on a une autre logique et c'est celle que nous proposons, c'est la relance écologique et sociale. Oui, on fait on fait rentrer davantage de recettes, on fait davantage d'investissement public et on réactive la machine redémarrer les machines selon vous.

Autre autre point parce que vous parlez du budget, on voit à quel point les discussions dans les myc vont être animées notamment avec de totems. Peut-être l'attaque Zucman. Est-ce que selon vous oui malgré le fait qu'elle était certes une fois votée à l'Assemblée puis rejetée au Sénat et la rejeté à nouveau commission ?

Est-ce qu'il faut la remettre au centre des débats ? Le Parti socialiste dit oui bien sûr ça fait partie des débats. Est-ce que si jamais elle arrive au Parlement, vous voteriez quand même de la commune accord évidemment.

Mais vous savez, je vais vous dire, c'est pas une seule fois qu'elle a été adoptée à l'Assemblée nationale. Par exemple, l'année dernière au moment du débat budgétaire, la taxe Zucman que nous les insoumis nous avions proposé avait été votée par une majorité de députés. Ensuite, elle a été reprise dans la niche du groupe écologiste.

Elle a été votée à nouveau. Bon, donc tout ça pour dire il y a déjà eu une majorité de députés pour la Tex du Kman. À l'époque, le Rassemblement national ne s'y était pas opposé.

Et là en commission, il s'était abstenu. Et là en commission des finances, le Rassemblement national a voté contre. Donc d'abord je voudrais quand même vous alerter parce que vous avez un parti qui vous dit "Moi, je suis prêt à gouverner et qui en 6 mois d'intervalle décide que avant il était plutôt d'accord avec la taxe Zukman, maintenant il est contre." Ça veut dire quoi ?

Qu'en économie, ils ne sont pas au niveau ? Hier, ils ont présenté un contrebudget. Franchement, c'est ni fait ni à faire hein.

Leur leur chiffrage ne va pas du tout. et surtout dans le contrebudget présenté hier par le Rassemblement national, ils disent eux-mêmes qu'ils repartent du budget de monsieur le cornu et donc un certain nombre d'horreur dont je vous ai parlé, il les garde dans leur contrebudget. Par exemple, le doublement des franchises médicales, madame Le Pen, ne chiffre pas une annulation de cette mesure.

Ça veut dire que aujourd'hui dans le contrebudget tel qu'il est proposé par madame Le Pen, c'est dedans. Voilà. Donc madame Le Pen devra expliquer à ses électrices et à ses électeurs qu'elle est donc favorable au doublement des franchises médicales.

Je pense que ça va être un petit peu difficile tout ça pour vous dire parce que votre question initiale c'était la taxe Zikman. Évidemment qu'il faut. Mais pourquoi ?

Mais parce que on a besoin le français sur ce sujet Emmanuel Bonard leur faire croire que c'est une taxe qui allait résoudre tous les prés. On a l'impression que si on vote cette taxe, il y aura les gens vont rajunir pratiquement sur vote ils vont pas rajunir. Non, ils vont pas rajunir.

Mais évidemment c'est pas euh le l'alpha et l'oméga de toutes les solutions. Il y a d'autres mesures qui sont nécessaires mais ça y contribue. On parle d'une recette possible de 15 à 20 milliards d'euros.

Monsieur le vous savez que même même les les que ce soit des économistes indépendants ou même le CAE qui est le conseil d'analyse économique proche de Matignon on dit qu'en réalité il y aura pas espérer plus de 5 milliards. Donc ça n'existe pas 15 à 20 milliards ne pouvez pas non c'est pas vrai. Il y a pas un consensus scientifique sur 5 milliards.

C'est pas vrai. Vous savez j'ai entendu monsieur Aguyon qui je crois est le nouveau prix Nobel d'économie critiquait la taxe duman et on en a beaucoup parlé mais est-ce que vous savez qu'il y a sep prix Nobel d'économie qui soutiennent la taxe au Zukman ? Excusez-moi, mais dans le match des prix Nobel d'économie, puisque vous me parlez d'experts économiques, il y en a davantages qui sont pour la taxe Zucman euh qui que sont contre.

Donc non, c'est une mesure qui est une mesure nécessaire et pour l'instation, on part sur les recettes et et elle est nécessaire et elle est indispensable aujourd'hui et elle est juste enfin écoutez le principe de la taxe du c'est que est-ce que vous savez aujourd'hui en France que les 0,001 % des plus riches payent moins d'impôts proportionnellement que les 0,1 % des plus riches ? C'est face à cette situation inacceptable qu'il faut apporter une réponse et la taxe du Zukman, elle permet d'apporter une réponse. Ça concerne 1800 personnes et d'ailleurs quand vous sondez les français, il y en a 90 % qui sont favorables à la taxe du menti.

Mais non non non non, on leur a pas menti. On pas menti. Regardez, pardon, même parce que même Éric Crel qui préside la commission des finances n'avait visiblement pas compris la le principe de secta de ce n'est pas vrai.

Il a tout à fait compris le principe parce qu'il a expliqué sur un plateau télé notamment en disant qu'il savait pas ce qui était un patrimoine professionnel. Cocrel, il a il a proposé la taxe duman il y a un an. Excusez-moi, vous saviez même pas ce que c'était.

Donc évidemment qu'il savait lui ce que c'était. Ne dites pas ça. Il sait ce que c'est.

Il la comprend ou pas ? Mais évidemment qu'il la comprend. Qui qui vous voulez je vous explique rapidement ce que c'est la texte du si vous voulez on le fait.

Mais ah non non mais tout le monde a compris mais lui visiblement quand on a compris enf ne cherchez pas une polémique disons la vérité. un jour une journaliste lui a posé une question relative à ce qui a été un petit peu la manière avec laquelle les partisans du gouvernement voulaient s'opposer à la taxe du c'est-à-dire faire croire que pour les entreprises de la tech pour ce qu'on appelle les licornes, ça allait être une difficulté. Mais non, c'est pas le patrimoine professionnel que ça touche.

Ça touche notamment ce qu'on appelle des holdings dans lequel il y a des actions qui sont placées où vous avez des ultra riches en France qui plutôt que de payer de l'impôt sur leurs revenus, placentur revenus en patrimoine dans les holdings pour euh échapper à l'impôt. Donc évidemment qu'il faut que ces holdings elles soient soumises à l'impôt, sinon c'est de l'évasion ou de l'optimisation fiscale et c'est inacceptable. Tout le monde se sert la ceinture, tout le monde tire la langue et il y aurait que les ultra riches qui eux n'auraient pas d'effort à faire.

Franchement, on sent à quel point quand même ces questions vont être dominantes dans le débat des prochains mois, des prochaines années, y compris pour l'élection présidentielle et vous avez vu que vous avez une nouvelle candidate qui s'est en tout cas déclaré Marine Tondelier. Formidable. Non, je sais pas, c'est son choix.

Je crois qu'elle elle a l'intention d'être candidate à élection présidentielle. Alors, si j'ai bien compris, elle est plutôt candidate à la primaire de son parti pour être candidate peut-être à une note primaire si elle devait exister. Après, j'ai l'impression que ça c'est une primaire à laquelle il faut participer selon vous.

Non mais parce que vous savez faut être sérieux quand on propose des un programme pour être candidat à l'élection présidentielle, d'abord on avance son programme et et vous imaginez bien qu'il faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Moi, je vais pas participer avec une primaire avec Raphaël Gluxman. Pourquoi ?

Mais parce que je suis pas d'accord avec son programme et que si Rapha GL départager les programmes mais non mais précisément le principe d'une primaire c'est qu'à la fin vous devez vous engager à faire campagne pour celui qui gagne. Et moi je ne vais pas faire campagne pour monsieur Gluxman avec lequel je désaccord. Donc il faut pas faut pas faire croire aux gens qu'on peut tous se mettre d'accord indépendamment des programmes.

Nous on a un programme, il est clair, je vous avez parlé de mon contrebudget euh tout à l'heure et nous nous porterons évidemment une candidature à l'élection présidentielle porteuse de ce programme. Ça veut dire donc qu'en 2027 vous porterez le programme de Jean-Luc Mélenchon. Bah le programme qu'a apporté Jean-Luc Mélencho lors des dernières élections euh présidentielles, attendez qu'on a apporté attendez qu'on a apporté au moment des élections législatives avec la NUPES, que toute la gauche a porté en 2022 avec la NUPS, que toute la gauche a porté en 2024 avec le Nouveau Front populire et nous nous continuons à défendre le même programme.

J'ai l'impression, je trouve ça quand même extraordinaire que vous avez aujourd'hui des gens qui ont défendu l'année dernière un programme devant les électrices et les électeurs et qui vous disent aujourd'hui que non non, c'est un autre programme qui vont défendre, pardon. Moi, je crois la cohérence des points de vue. Quant au choix de notre candidat, attendez, je vais répondre à votre question.

Il y a pas de problème. Quant au choix de notre Bah, non, je vais pas vous répondre oui ou non parce que je vais vous répondre tout simplement la vérité. La vérité, c'est que quand au choix de notre candidat et ben en temps voulu, nous prendrons notre décision sur qui est notre candidat ou notre candidate et vous le saurez tout simplement.

Merci beaucoup Manuel Bompard d'avoir été avec nous ce matin sur vous aussi débuter des bouches du Rône et coordinateur de la France insommis. Bon courage pour les heures et notamment je crois les nuits très courtes qui arrivent en effet dans les on est pas les plus à plaindre mais on va travailler oui ça c'est sûr. Merci beaucoup d'avoir été au micro de Sud Radio.

Il est 8h34 et dans un instant cette question qu'on vous pose auditeur de Sud Radio et dont on débattra avec Arlette Chabo et Régis Maillot. Faut-il faire payer les retraités pour compenser la suspension de la réforme ? Oui non 0826 3003 300 le site, l'application et les réseaux sociaux su radio.

Manuel Bompard (LFI) : "Le PS vend des illusions aux Français !" — Manuel Bompard · Pourquijevote