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Florian Philippot : débat hallucinant sur CNews !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Florian Philippot, bonjour. Vous êtes le président des Patriotes. Quelle analyse avez-vous fait la semaine dernière de la condamnation de Marine Le Pen ?

Il y a un sujet qui se pose, c'est la question de l'inégibilité qui s'applique quand il n'y a pas encore de condamnation définitive. On peut imaginer quand les gens piquent dans la caisse, les élus, qu'évidemment il y a de l'inégibilité parce que c'est ça qui leur fait mal. Mais après, une condamnation définitive parce que sinon ça peut créer un problème.

On le voit là, on l'a déjà vu dans d'autres cas où finalement ils ont été blanchis en appel, donc ça posait un souci. Pour le reste, je n'ai pas été surpris par le semi-flop du meeting dimanche là, sur une place que je connais bien, parce que nous on y fait souvent des manifs, donc elle n'était pas bien remplie. Vous faites des manifs, il y a moins de monde que Mme Le Pen.

Non, trois fois plus selon le monde. Même le monde l'a écrit dans un article hier. Les manifs de Fabien Philippot, trois fois plus de monde que ce qu'il y avait pour la...

Je n'ai jamais vu 20 000 personnes dans vos manifs. Écoutez, vous devriez sortir et venir, venir voir vraiment. C'est beaucoup de personnes, 20 000 personnes.

C'est beaucoup et parfois même beaucoup plus. Là, il y en avait 7 000 personnes. Parce que les médias ne viennent pas.

Les médias ne viennent pas. Donc c'est de la faute des médias. Bien sûr que c'est la faute des médias.

Non, il n'y a pas. Ah ben ils ne font pas leur boulot. Non mais on a des médias...

Je n'ai jamais vu...

Je vous assure, je...

On a des médias du monde entier, mais on n'a pas les médias français. C'est quand même une bizarrerie démocratique dans notre pays quand on s'intéresse pourtant à des sujets comme la paix, qu'on l'a fait encore le 20 mars dernier. Ou à d'autres sujets pendant le Covid sur les libertés ou sur la sortie de l'Union européenne ou sur la défense des suspendus, des travailleurs suspendus.

Et en fait, le flop, ça ne vient pas de là. Ça vient que l'ERN ne bouge jamais, si ce n'est pour lui-même, pour son nombril. Et donc, les gens, au bout d'un moment, quand vous n'avez pas soutenu pendant le Covid, les suspendus, vous n'avez pas appelé à bouger pour les libertés, vous ne faites rien sur l'Ukraine pour la paix, et que la seule fois en 10 ans où vous appelez les gens à se mobiliser dans la rue, c'est pour vous-même, pour votre gueule, en quelque sorte, les gens ne viennent pas.

L'ERN est resté haut quand même dans les sondages. Il est à 35 sur un premier tour, ce qui est historique pour un candidat. Alors, il faut se méfier, on est à deux ans de la présidentielle, tout ça est vrai.

Oui, fondamentalement, le problème démocratique qu'on a aujourd'hui, c'est que l'ERN n'est plus un parti anti-système. Je crois que ça explique aussi la mollesse, parce qu'au-delà du peu de monde, il n'y avait pas d'énergie dans ce meeting. C'était faiblard.

Et c'est un parti qui, aujourd'hui, refuse l'émotion de censure, a bloqué la destitution de Macron à l'Assemblée, l'automne dernier, a fait passer Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ne veut plus sortir de l'Union européenne, ne veut plus sortir de Schengen, ne veut plus sortir de la CEDH, ne veut plus sortir de l'OTAN, n'a rien dit pendant le Covid, ne dit rien sur l'Ukraine et laisse passer. Il y a vraiment un sujet, si vous voulez. Mais j'entends ce que vous dites, mais en même temps, vos propositions, jusqu'à présent, n'ont pas un écho très… Mettez-moi le monde, enfin, mettez-moi tous les journalistes qui a dans ces manifs leur meeting, mettez-les chez nous, je vous assure qu'on n'a rien de temps, on grimpe dans les sondages.

C'est assez mécanique, il suffit que les gens entendent parler des patriotes… Aujourd'hui, par les réseaux sociaux, il y a d'autres… Alors c'est vrai que l'ARCOM, vous avez raison, l'ARCOM, effectivement, fait que vous êtes peu présents dans les chaînes publiques, dans les chaînes de la TNT, mais il y a les réseaux sociaux, forcément, vous avez une autre manière de communiquer. Mais manifestement, ce discours reste sur une niche, on peut le dire comme ça. Non, on est très puissant sur les réseaux sociaux, on est très puissant dans la rue, dans les actions, les meetings sont pleins à craquer, mais les médias ne viennent pas, ce qui est un problème démocratique, je le dis, vous avez raison, sur l'ARCOM, on a fait d'ailleurs des manifs.

Mais c'est pour ça que moi, je vous invite régulièrement, donc à chaque fois que vous m'appelez, je vous dis venez, donc je ne peux pas dire autre chose. Maintenant, si vous voulez, 2025, on a le phénomène Trump, vous voyez, on a des choses qui se passent un peu partout dans le monde, et ce qu'attendent les peuples, ce sont des ruptures franches avec le modèle mondialiste européen. J'ai le sentiment que c'est ce que veut Mme Le Pen, c'est ce qu'elle dit, la rupture.

J'ai l'impression qu'elle dit les mêmes choses parfois que vous. Pas du tout, parce que l'ORN aujourd'hui veut rester dans le système, veut rester dans l'Union européenne. Dites-moi comment vous allez régler l'immigration, les questions commerciales, les questions agricoles, les questions économiques, les questions de sécurité, les questions de nos libertés, si vous restez dans l'Union en peine, dans Schengen, dans le marché européen électricité, dans l'euro, vous ne pouvez pas les régler.

Et vous êtes condamné à faire strictement la même politique si vous arrivez au pouvoir. Donc c'est pour ça que nous, on construit une alternative et une opposition franche, radicale, qui va à la racine des choses, est très différente. Bon, Trump, comment vous analysez là aussi ces droits de douane ?

Tous ceux, alors tous les spécialistes économiques dont je ne suis pas, disent que le protectionnisme apporte ou amène ou entraîne plus de pauvreté. Mais Geoffroy Lejeune disait quelque chose de très juste hier, la mondialisation, elle n'a pas apporté une formidable richesse pour les uns et les autres. C'est-à-dire que les industries, bah oui, les industries françaises, l'industrie française, elle n'a pas, c'est un argument qui s'entend.

En France, l'industrie française...

Mais l'échelle du monde, bien sûr que si. Oui, mais l'échelle du monde, c'est pas l'échelle politique. La misère, la pauvreté, la faim ont reculé dans le monde entier.

En France, non. En France, effectivement, les inégalités se sont accrues, les usines se sont évaporées, etc. C'est un argument qui s'entend.

Alors on ne saura jamais comment ça se serait passé s'il n'y avait pas eu...

Moi je pense qu'on ne peut pas aller contre la mondialisation, c'est un peu idiot de vouloir contrer la mondialisation, je ne sais pas comment on peut faire. Comment ? La preuve que si, Trump sait exactement ce qu'il fait.

Ce qui est drôle, c'est que la gauche réclame ça et aujourd'hui s'en plomb. Que dites-vous à Vincent Erwatt ? Je vous dis que ce n'est pas une fatalité comme le réchauffement climatique, si vous voulez, la mondialisation.

Bien sûr que si, il y a plusieurs façons de la gérer. Vous n'êtes pas obligé de donner à la finance le dernier mot en toute chose. Bon, comment vous analysez ces droits de douane et la position de...

D'abord, est-ce que vous êtes trumpiste ? Je suis français, donc j'approuve ce qu'il fait. Je pense qu'il a raison.

En fait, même si pour nous, Européens, nous en avons des conséquences...

Il est élu pour les Français, il est élu pour les Américains. C'est à nous de nous prendre en main, on ne va pas pleurnicher. Il aide son peuple.

Et d'ailleurs, il applique son programme, ce qui est pas mal. Là, il met fin, il tue la mondialisation. C'est-à-dire que, de manière très cohérente, avec ces droits de douane qui arrêtent avec le libre-échange, qui rompent avec le libre-échange qui nous a vraiment appauvris.

Et puis, ce qu'il a déjà fait avant, depuis le 20 janvier qu'il est président, il est sorti de l'OMS, il arrête de financer l'OMC, le commerce, Gavi, l'alliance des trucs de Bill Gates pour les vaccins, enfin, toutes les instances mondialistes, il est en train de les détruire, USAID, qui finançait des choses épouvantables dans le monde entier, il est en train, méthodiquement, c'est très construit, ceux qui ne comprennent rien en France ou qui font croire qu'il est fou ou idiot, ils n'ont rien compris. Il fait les choses de manière très méthodique, il est en train de déconstruire la mondialisation, pour revenir à un modèle fondé sur les nations, le consommer et le produire local, national, le patriotisme économique. Manifestement, les marchés vont se rattraper.

On devrait tous s'en réjouir, parce que le modèle mondialiste, on fait construire à des milliers de kilomètres, puis on consomme ici, on retraite là-bas, ça crée des délocalisations, du chômage, c'est hyper anti-écolo en plus, parce que c'est des navires sur les océans, c'est de la pollution, on va faire construire au moins 10 ans, social, environnemental, au bout de la planète, par des enfants, c'est épouvantable, on devrait tous se réjouir de la fin de ce modèle, et on devrait faire la même chose. Or, je vois, par simplement espèce de mode anti-Trumpiste, je vois même les écolos en France condamner les droits de douane, donc ils sont pour le libre-échange maintenant, donc ils sont pour le modèle le plus pollueur possible. Je vois des pseudo-souverainistes, on parlait du RN, enfin le RN ne salue pas Trump, ils ont tort.

Si on est un vrai patriote français, on doit vouloir le protectionnisme. Le seul problème qu'on a en France, c'est que nous, notre commerce, on ne le maîtrise plus. Vous savez que d'après les traités européens, le commerce est une compétence exclusive de l'Union européenne.

Donc nous, on ne pourra pas choisir notre modèle. Si on veut réagir et qu'on veut accompagner ce mouvement de fin de la mondialisation et reproduire en France français, aider nos agriculteurs en France, consommer français dans les marchés publics, dans les cantines, etc. En payant plus cher.

Non, on ne paiera pas plus cher. Vous allez dire aux consommateurs qu'ils vont payer plus cher. Non, on aura plus de qualité.

C'est une vérité, vous le savez bien. Non, on va augmenter, Pascal Praud, on va augmenter les salaires, on va recréer de l'emploi. Donc même si vous avez des prix un peu plus chers, vous êtes largement gagnants.

Parce qu'aujourd'hui, on a des masques français qui n'ont plus de boulot, qui sont mal payés, des agriculteurs qui ne savent plus quoi faire parce qu'ils sont en train de se suicider, parce qu'on ne produit plus en France. Alors, moi je dis une chose. On met en place des droits de douane.

On fait du patriotisme économique à côté pour recréer une industrie française. On fait une politique fiscale hyper avantageuse. Ceux qui créent en France, on les aide énormément.

Ceux qui investissent en France, on les aide énormément. Les classes moyennes, on baisse massivement leurs impôts. On finance tout ça par les produits des droits de douane.

On finance tout ça par l'équivalent du Dodge, c'est-à-dire on fait des économies en France sur toutes ces structures, les régions, les intercos qui coûtent une fortune, toutes les baronies, les arcoms, les fromages de la République, les agences et tout qui coûtent des millions et des milliards, l'argent de l'Union en peine. On fait cela, on pourra recréer de l'industrie en France, refaire de l'agriculture, mais pour faire ça, et j'assiste là-dessus, la seule obligation que nous avons, c'est d'être un pays libre et donc de quitter l'Union en peine et l'euro. Si on quitte l'Union en peine et l'euro, on peut redresser la France en quelques mois et en quelques années.

Je vous propose de rester avec nous, mais c'est vrai que ces 10 minutes, selon la formule de temps de parole qui vous étaient impartis, c'est vrai que ces 10 minutes de l'arcom nécessitent d'être très synthétiques. Ce que vous dites est assez séduisant d'ailleurs, je m'étonne même que pas plus de gens puissent vous écouter. Je ne suis pas sûr que ce soit réalisable, bien évidemment.

Pourquoi ce ne serait pas réalisable ? Parce qu'on rase gratis, ça ne marche pas forcément toujours. Où est-ce que j'ai dit ?

On rase gratis. Vous augmentez les salaires, tout va bien. C'est un vrai projet de reconstruction nationale.

Ça peut être plus compliqué. Mais j'entends bien. Mais vous savez...

Non, je dis juste un mot. Oui, mais ce n'est jamais un mot. Non, ce n'est pas un mot, c'est une phrase, bien sûr.

Mais si...

Vous savez, un pays qui ne se prend pas en main, qui n'est pas indépendant, il est sûr de mourir. Mais je suis assez d'accord avec cette phrase. Un pays qui n'est pas indépendant, il est sûr de mourir.

Donc là, on a une crève d'avoir l'Union européenne qui nous bouffe notre souveraineté. On ne maîtrise plus nos frontières. Vous parlez d'immigration.

Non, c'est terminé. On ne maîtrise plus notre monnaie, on ne maîtrise plus rien, notre commerce, nos frontières. À chaque fois.

Donc si on retrouve la maîtrise de notre destin, on ressuscite. Soin, ça n'est pas un acte médical. La question se pose à la société.

Se donne-t-on ou pas le droit de donner la mort à la fin de la vie, d'abréger la vie en raison des souffrances, ça n'est pas un acte médical. Quelques mots sur ce sujet essentiel ? C'est un sujet, moi je crois qu'il faut mettre le paquet sur les soins palliatifs.

La France a un vrai retard là-dessus. On avait trouvé un bol équilibre avec la loi Leonetti. Mais je suis surtout frappé par le fait qu'on est dans une société de peur et de mort.

C'était morbide. Alors qu'on devrait glorifier la vie. Voilà.

Aider à la vie, glorifier la vie, aider la jeunesse, aider ceux qui veulent vivre et faire vivre, plutôt qu'être obnubilés par la peur et la mort, qui est une autre manière de manipuler les peuples. Merci d'être venu sur ce plateau. On va continuer.

Ah, entendre des propos anti-système sur un plateau télé, ça n'est pas courant, c'est sûr. Recréer une espérance, un avenir, recréer une stratégie française, industrielle, agricole, sortir de l'UE, sortir de l'euro. C'est sûr, ça change.

Mais il faut le dire. J'ai voulu dire les choses, mettre les pieds dans le plat et faire. Merci de partager cette vidéo.

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Vous le savez, ce vendredi 11 avril à 19h, on est en direct sur cette chaîne. Et vu l'actualité française et mondiale, on va avoir un sacré tas de sujets à voir ensemble, plus explosifs et intéressants les uns que les autres. Et puis, je répondrai en direct à vos questions que je découvrirai en direct sans tabou.

Soyez là, ramenez du monde. Notre grand direct sur cette chaîne ce vendredi, 11 avril à 19h. Le lendemain, samedi août 12 avril, j'ai la grosse réunion publique dans le Calvados, en Normandie à 16h.

C'est en très gratuite. C'est ouvert à tous, à l'air en ou pas, mais il faut vous inscrire. Il vous reste quelques heures, quelques jours pour vous inscrire. par le lien sous la vidéo en description.

J'ai hâte de vous voir. Pareil, le mercredi 30 avril à Quimper, le soir, entrée gratuite. Information et réservation, c'est ouvert à tous, mais faites-le dès maintenant.

Information et réservation par le lien sous la vidéo en description, bien évidemment. Il y a toujours d'ailleurs le lien vers la pétition nationale contre l'euro numérique et pour la constitutionnalisation de cette liberté qu'est l'argent liquide, assigné et relayé, évidemment. Écoutez, merci.

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