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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 juillet 2025 4 min

Elisabeth Doineau défend une "année blanche" pour le budget 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors, nous sommes allés à la rencontre du Premier ministre hier après-midi avec le président du Sénat, Gérard Larcheter, avec mes deux collègues, alors l'un investi au sein de la présidence de la commission des affaires sociales, Philippe Mouillet et également Jean-François Husson qui est rapporteur général du budget. et nous avons pu lui présenter des pistes de travail concernant les prochaines échéances budgétaires. C'est vrai que la France est dans une situation très difficile.

On a été rappelé par la cour des comptes à a à plus de de prudence et surtout de sobriété dans la dépense. Et c'est ce que nous avons essayé en tout cas de tenter de résoudre avec l'ensemble des sénateurs du socle commun et nous venions présenter ces mesures qui éventuellement pourraient être reprises dans le cadre des propositions du premier ministre. Alors dans ces mesures, on parle notamment d'une année blanche.

Est-ce que ça c'est une piste qui semble avoir son oreille ou en tout cas c'est c'était une de vos propositions ? Oui, c'est une des propositions, c'est-à-dire qu'en fait euh euh sur euh euh l'aspect euh euh dépenses sociales, en tout cas sur euh euh tout ce qui est euh le périmètre de la sécurité sociale, nous avons présenté euh des possibles pistes d'économie pour 10 milliards d'euros dont 5 milliards d'euros justement sur une année de gel en fait de l'ensemble des prestations et 5 milliards d'euros sur plutôt les économies de dépenses et Donc dire que ça a retenu son attention bien sûr, il a été très très à l'écoute des propositions du Sénat. En tout cas, euh ce que nous nous souhaitions nous dans cette démarche, c'est lui montrer que déjà depuis quelques années, nous réfléchissons à la régulation euh de euh des dépenses d'assurance maladie notamment et euh de faire en sorte que euh euh la sécurité sociale puisse durer parce que on va fêter ces 80 ans cette année, il s'agirait pas de transmettre un système qui ne fonctionne plus.

Je vous rappeler un sondage tout ces derniers temps he qui est sorti. La moitié des Français ne croit plus dans le système. Justement, c'est essayer de faire en sorte qu'il puisse durer et qu'il puisse durer.

C'est un système qui se base sur l'intergénérationnel, mais c'est entre les générations du même moment, c'est pas entre générations successivement. C'est ça euh qu'il faut faire comprendre aux Françaises et aux Français, c'est que le système doit être euh ramené à l'équilibre parce qu'on ne doit pas faire peser notre dette sur les générations d'après. Alors, 10 milliards sur la sphère sociale et puis euh environ euh au minimum 15 milliards sur le PLF, le le projet de loi de financement et ça c'est ça a été présenté par Jean-François Huson.

Mais euh pour tout vous dire, c'est pas le compte n'y est pas puisqueen fait ce qu'il faudrait c'est 40 milliards d'euros. Euh donc euh on on est bien conscient qu'on ne fait pas une proposition équivalente à ce que nous devrions faire. Mais en tout cas, ce sont des premières pistes de travail.

Il s'agit pas non plus de dire il faut euh emprunter ce cheminlà. C'est une proposition euh parmi d'autres comme nous avons présenté aussi des propositions concernant la prévention parce que c'est un domaine qu'il faut investir de façon beaucoup plus euh engagée, beaucoup plus énergique. Mais euh on sait très très bien que sur la prévention, c'est surtout les années suivantes qui vont montrer une amélioration de la santé, en tout cas de la durée de vie des Français en meilleure santé. [Musique]