Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Jury RTL
Nicolas Dupont-Aignan Au micro : Guillaume Roquette, Marie-Pierre Haddad, Benjamin Sportouche, Christophe Jacubizine Source d'origine 3 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 49 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été choqué par les propos du président américain ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Vous proposez un référendum d'initiative populaire sur l'immigration. Est-ce que dans les îles Kerguelen, vous faites toujours cette proposition ?
- 6:07RelanceRéponse partielle
Votre « Guantanamo contrôlé », il serait pour qui ?
- 10:06OuverteRéponse directe
Est-ce que vous auriez pu vous associer à un mouvement comme celui de la France Insoumise ?
- 12:31OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un climat insurrectionnel dans ce pays ?
- 13:35OuverteRéponse directe
41% des Français donnent encore du temps à Macron pour voir les résultats. Comment l'analysez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Invité politiqueFait
« les kaloshnikovs en libre circulation en Europe et qui ont été incapables de défendre le pays »
- 2:29Invité politiqueFait
« Quand vous dites incapables de défendre le pays. Je pense à François Hollande qui fait des déclarations sur Donald Trump et qui a été président de la République sans prendre les mesures qui s'imposaient »
- 3:08Invité politiqueFait
« Sur l'aspect régalien, c'est la pure continuation de François Hollande »
- 3:17Invité politiqueFait
« la levée de l'état d'urgence est à cet égard une faute, une faute profonde »
- 4:33Invité politiqueFait
« parce que j'estime que quelqu'un qui a participé à des actes terroristes, qui a tué sur le sol français, une fois qu'il est condamné, il faut l'éloigner »
- 4:49Invité politiqueFait
« ce que j'ai toujours proposé, c'est un Guantanamo contrôlé, si je puis dire »
- 5:21Invité politiqueFait
« Je suis très choqué que dans notre pays, on n'applique pas l'article du code pénal d'intelligence avec l'ennemi »
- 5:40Invité politiqueFait
« la République française, les procureurs, n'appliquent toujours pas le fameux article du code pénal qui permet de punir de 30 ans d'emprisonnement ceux qui sont complices de hautes trahisons »
- 6:49Invité politiqueFait
« François Hollande a, quelque sorte, utilisé la peine de mort tout seul, sans contrôle judiciaire, quand il liquidait à l'étranger des ennemis de la France »
- 10:22Invité politiqueFait
« je ne partage pas du tout les solutions proposées par la France Insoumise qui me paraissent être dangereuses pour le pays »
- 11:01Invité politiqueFait
« je remarque en vérité que ce jeu entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon les arrange bien tous les deux »
- 27:51Invité politiqueFait
« Là-dessus, j'approuve. Je suis clair. »
- 28:19Invité politiqueFait
« le gouvernement ait fermé le compte Facebook de Génération Identitaire, qui n'a mené aucune action violente, et ait fermé ce compte sans aucun fondement juridique. »
- 29:34Invité politiqueFait
« c'est un immense gâchis pour la compagnie. »
- 29:51Invité politiqueFait
« Ils ont accepté le gel de leur rémunération depuis 2011. »
- 29:59Invité politiqueChiffre
« les dirigeants d'Air France en 2016 ont augmenté leur rémunération de 18%. »
- 34:44Invité politiqueChiffre
« Immigration légale en France, c'est la ville de Bordeaux tous les ans. 260 000 légales. »
- 35:14Invité politiqueFait
« le coût de l'immigration pour la France. »
- 36:22Invité politiquePromesse
« si 4 600 000 Français signent notre demande et s'il y a l'accord de 185 parlementaires, enfin de consulter les Français sur ce sujet fondamental avec des propositions concrètes. »
- 38:15Invité politiquePromesse
« que l'on supprime l'aide sociale pendant 5 ans à ceux qui ne travaillent pas dans notre pays, que l'on expulse les délinquants étrangers »
- 39:38Invité politiqueFait
« 80% des Français, donc des gens de gauche aussi, attendent des mesures fermes pour qu'on puisse défendre le pouvoir d'achat de nos concitoyens »
- 43:06Invité politiqueFait
« Moi, je suis gaulliste, social, je l'ai toujours été, je n'ai jamais renoncé à mes idées. »
- 47:32Invité politiqueFait
« C'est ce qui avait été fait pour les boat people quand il y a eu les tragédies au Vietnam. »
- 47:55Invité politiqueFait
« ce que je veux, c'est que les demandes d'asile soient acceptées quand elles sont justifiées, mais qu'en revanche, on n'ait pas 80% de déboutés qui ne sont jamais expulsés. »
- 48:39Invité politiqueFait
« pourquoi pas dans certains cas extrêmes, mais il faut être très prudent. »
- 50:16Invité politiqueFait
« il a été victime d'un lâchage médiatique scandaleux. »
- 50:21Invité politiqueFait
« Il a été victime d'un lâchage médiatique scandaleux. »
- 50:24Invité politiqueFait
« Cet homme a failli être tué à deux reprises par des gens du voyage. »
- 50:28Invité politiqueFait
« Il a été mis en joue par une carabine, ce que la presse n'a pas dit. »
- 50:31Invité politiqueFait
« Heureusement qu'il avait un policier municipal armé qui a sauvé sa vie. »
- 50:37Invité politiqueFait
« On a dit qu'il était ivre alors que c'était faux. »
- 51:15Invité politiqueChiffre
« J'ai une circonscription avec 46 nationalités. »
- 51:40Invité politiqueFait
« Tout le monde pensait que j'allais être battu aux législatives et que toute la presse se réjouissait de voir ma mort politique parce que j'avais osé soutenir Marine Le Pen. »
- 52:10Invité politiqueFait
« En 2013, qui aurait imaginé qu'Emmanuel Macron soit président de la République en 2017 ? »
- 52:57Invité politiqueFait
« Moi je tiens à la démocratie, à la République. »
- 53:01Invité politiqueFait
« Les Français sont sages. Les Français, ils ont du bon sens. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan66 %
- Présentateur15 %
- ?10 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
≈ 60,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Grand Jury, RTL Le Figaro, LCI. Invité aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Benjamin Sportouche. Merci d'être avec nous aujourd'hui pour votre grand oral du week-end. Debout derrière votre pupitre du Grand Jury, puisque c'est désormais la règle.
Et
dans le jury aujourd'hui, il y a Guillaume Roquette du Figaro, bonjour Guillaume, et Christophe Jacubizine de TF1 LCI. Bonjour,
bonjour à
vous deux. Quand on se droit de suite avec vos réactions et vos questions, chers auditeurs et téléspectateurs, c'est Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL qui nous rejoindra à deux reprises pour relayer les questions, les commentaires de ceux qui nous écoutent et nous regardent. Des réactions que vous pouvez toujours nous envoyer sur RTL.fr et sur Twitter avec le mot-clé hashtag Le Grand Jury. Vous répondrez à ces questions à deux reprises dans l'émission Nicolas Dupont-Aignan.
Mes premières questions avant d'en venir à l'actualité française de vos relations, notamment avec Marine Le Pen, puisqu'on sait que vous avez marqué l'année dernière élection présidentielle avec votre ralliement à la présidente du Front National. Nous en parlerons dans un second temps. Mais pour en venir à l'actualité française, nous commençons d'abord par Donald Trump et le président américain, qui a eu des déclarations, des propos qui ont créé la polémique, puisqu'il a vendredi justifié le port d'armes en rappelant les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 au Bataclan. Ça a choqué beaucoup.
Est-ce que vous avez été, vous Nicolas Dupont-Aignan, choqué par les propos du président américain
? Oui,
j'ai été choqué parce que je n
'ai
pas trouvé ces propos très élégants,
pour
être franc.
Et ce
n'est pas ma façon de voir les choses, surtout quand on connaît le nombre des victimes qu'il y a aux États-Unis à cause du port d'armes. Donc moi, je suis fier du système français et je me réjouis que dans notre pays, il n
'y
ait pas le port d'armes. Mais en revanche, les cris d'indignation
d
'hommes politiques français
qui
laissent le port d'armes pour les voyous dans notre pays, les kaloshnikovs en libre circulation en Europe
et
qui ont été incapables de défendre le pays, voilà, je pense qu'on peut critiquer Trump et trouver que ce sont
des propos... Incapables de défendre le
pays, vous pensez à quoi
?
Quand vous dites incapables de défendre le pays. Je pense à François Hollande qui fait des déclarations sur Donald Trump et qui a été président de la République sans prendre les mesures qui s'imposaient, je pense aux...
Les
attentats, c'est de sa faute ? Ce n
'est
pas de sa faute, mais en revanche, l'absence de réaction face aux attentats, la faiblesse française qui dure,
qui
continue sous le président Macron, cette espèce de naïveté, ces frontières ouvertes, ces trafiquants aux yeux de tous dans nos banlieues. Alors, avant de donner des leçons à Trump, qu'on fasse le ménage déjà chez nous. Ce serait peut-être pas mal. Il y
a
une forme de laxisme pour vous, du président de la République actuelle. Oui, en fait, sur l'aspect régalien, on y reviendra, puisque c'est le bilan de cette première année. Sur l'aspect régalien, c'est la pure continuation de François Hollande.
C
'est-à-dire une incapacité à voir le danger qui est devant nous. Et la levée de l'état d'urgence est à cet égard une faute, une faute profonde. D'ailleurs, je remarque
que
15 jours après les attentats, 15 jours ou 3 semaines,
on
oublie.
Mais
on oublie qu'attentat après attentat, c'est toujours la même histoire. Ce sont des trafiquants, c'est la gangrène dans notre pays, et on ne fait rien.
Donc je
dis qu'à un moment, ça suffit, voilà, les grandes déclarations contre Trump. Très bien, je ne suis pas d'accord avec Trump. Mais de grâce, si on pouvait s'occuper de notre pays, contrôler nos frontières, expulser ceux
qui prêchent la haine... On y reviendra,
Nicolas Dupont.
Une question tout de même, parce que vous...
Ce
qui est important, c
'est de savoir... Juste un point, excusez-moi. On peut critiquer, mais il faut toujours proposer des solutions. Et moi, ce qui m'intéresse,
c
'est de proposer des solutions alternatives.
Sinon, ceux qui nous
écoutent vont dire, ben, ils critiquent. Mais on va en
parler, vous proposez un référendum d'initiative populaire sur l'immigration. On y reviendra longuement. C'est un autre sujet. Oui, on y reviendra longuement. Mais d'abord, sur le port d'armes, vous êtes contre, bien sûr, on vous entend. Mais vous avez une proposition quand même dans votre programme, que c'est celui de la création à nouveau d'un bagne français. Est-ce que dans les îles Kerguelen, si je ne me trompe pas, est-ce que vous faites toujours cette proposition-là
aujourd'hui ? Est-ce
que ce n
'est
pas une solution passéiste aussi ? Pas
du tout.
Non,
parce que j'estime que quelqu'un qui a participé à des actes terroristes, qui a tué sur le sol français, une fois qu'il est condamné, il faut l'éloigner.
C
'est tout. Et cela me paraît normal. Alors, sans tomber dans l'excès de Guantanamo, où
il
n
'y a
pas de contrôle judiciaire, ce que j'ai toujours proposé, c'est un Guantanamo contrôlé, si je puis dire. Mais, vous savez, quand je vois que Mme Belloubet, la garde des Sceaux, est inquiète pour les terroristes
qui
sont en Irak et qui risquent d'être condamnés à mort et qu'elle veut les faire revenir en France pour les juger en France, je me dis, on marche sur la tête. Vous
les envoyez au bagne ?
Non, je les laisse en Irak. Écoutez, quand quelqu'un s'extrait de la communauté nationale, rentre en guerre contre la France, il doit assumer son risque. Et il n
'y
a aucune raison de les voir revenir. Et je vais plus loin. Je suis très choqué que dans notre pays, on n'applique pas l'article du code pénal d'intelligence avec l'ennemi. Je ne suis pas le seul à l'avoir demandé. François Fillon l'avait demandé pendant la présidentielle, Nicolas Sarkozy et d'autres. Quand vous pensez qu'aujourd'hui, après tant de morts, plus de 200, la République française,
les
procureurs, n'appliquent toujours pas le fameux article du code pénal qui permet de punir de 30 ans d'emprisonnement ceux qui sont complices de hautes trahisons. Ce n'est toujours pas appliqué
dans notre
pays.
Moi, j'aimerais simplement
qu'on applique les lois existantes. J'aimerais simplement que la France se défende. J'aimerais simplement qu'à un moment, on arrête de faire revenir en France des djihadistes qui sont des bombes volantes pour les années futures. C'est tout. Je demande le bon sens
absolu. Justement, concrètement, votre « quantanamo contrôlé », comme vous l'appelez, il serait pour qui ? Pour les criminels ou aussi, par exemple, pour les gens suspectés d'avoir été en complice avec l'intelligence avec l'ennemi ou bien pour certains fichés S ? Il y a plusieurs
catégories, soyons très mesurées. Je dis simplement que quand on a été condamné pour terrorisme, on doit purger une peine loin du territoire métropolitain et il doit y avoir, à partir du moment où on ne rétablit pas la peine de mort dans notre pays, une sanction définitive et exemplaire. Ça, la peine de mort, vous êtes contre ?
Je
suis
contre la peine
de mort, mais je dis que si on ne rétablit pas de vraies peines exemplaires, eh bien, à ce moment-là, on pourra se poser la question. D'ailleurs, je remarque que François Hollande a, quelque sorte, utilisé la peine de mort tout seul, sans contrôle judiciaire, quand il liquidait à l'étranger
des ennemis de la France. Donc, vous pouvez penser que ça peut être une interrogation pour d'ici la prochaine présidence
? Je ne
souhaite pas. Est-ce qu'il faut ?
Je ne souhaite pas, à titre personnel, je ne le
souhaite pas, mais je dis
qu
'un pays qui ne se défend plus,
un
pays qui accepte de voir revenir sur son sol des djihadistes
qui
ont égorgé, qui ont combattu la France, et qui accepte cela, est un pays qui ne sait plus se défendre. Et je mets en garde le gouvernement et je lui
demande de changer de politique.
On n'a
pas compris
ce
que vous disiez sur la peine de mort. Vous disiez, mais... Ce que je dis, c'est qu'à partir du moment où il n'y a plus la peine de mort en France, il faut qu'il y
ait
une justice exemplaire et des peines exemplaires. C'est tout. Parce qu'il est inconcevable
que
quelqu'un qui a tué, qui a été complice de terrorisme, puisse sortir de prison au bout de 15 ans, au bout de 20 ans. Et vous savez qu'il y
a
des complices d'actes terroristes
qui
vont sortir de prison en 2020, là.
Alors vous les mettez où
? Qu'est-ce que vous en faites ?
Vous voulez créer cette
structure à l'extérieur
de la France, très
lointaine, dans des îles qui sont
à l'autre bout du monde. J
'estime qu'il faut rétablir un
bagne démocratique, si je veux dire, dans une démocratie. D'ailleurs, la République s'est défendue.
Vous
savez, la Troisième République
a
su se défendre. Et je demande que notre République sache se défendre. Et j'ai proposé 25 mesures au lendemain des attentats. Je les avais présentées à François Hollande. Ces 25 mesures, une ou deux ont été prises. Et il y en a beaucoup qui n'ont pas été prises. Donc
vous
voyez la mesure symbolique, mais il y a tout un éventail d'actions sérieuses
pour
mettre fin, ou du moins limiter les risques
de
récidive et d'attentat. Donc si la réclusion n'est pas réellement à perpétuité, selon vous, il faudra s'interroger ? Non, là, ça c'est vous qui voulez faire une dépêche peut-être ? Non, je vous
interroge, je vous interroge sur la peine exemplaire. Ne transformez
pas mes paroles. Je reste comme je suis. Je veux que la République se défende face aux terroristes et arrête la naïf. Femmes et enfants également, parce que c'est un... Mais
je ne vois pas pourquoi les
enfants de djihadistes reviendraient en France.
Voilà.
Ils ont été combattre leurs parents en Syrie, en Irak, égorgés. Ils restent là-bas. Nous n'avons pas à accepter le retour de familles qui se sont mis hors de la communauté nationale.
Vous
savez ce qui manque dans notre pays, à tous les niveaux, c'est le principe de responsabilité. Voilà. Mais
vous en verriez aussi des femmes et des enfants éventuellement dans un
bagne,
Nicolas Dupont-Aignan ? Ne
transformez pas tout. Je parlais de ceux qui ont fait revenir de Syrie. Oui, exactement. Actuellement, il faut que les Français sachent
que
beaucoup de personnes reviennent de Syrie,
qui
ont été combattres avec les djihadistes,
et
qu
'on
les laisse revenir. Ce sont des problèmes monstrueux qu'on est en
train de créer.
Ce
n
'est
pas tout à fait exact. En général, ils sont traités par les services de renseignement et notamment par la justice.
La moitié sont en liberté.
J
'ai les chiffres de Gérard Collomb qui l'a donnés. Vous les reprenez, je n
'ai
pas le chiffre très précis en tête, mais vous reprenez les chiffres de Gérard Collomb, ils sont très précis. C'est de la folie furieuse. On a assez de problèmes chez nous
pour
réimporter ceux qui ont été combattre à l'extérieur.
Guillaume Roquette, on enchaîne puisqu'hier,
il y a
eu une manifestation dans les rues de Paris, organisée
par la
France Insoumise, 40 000 participants qui dénoncent un coup d'état social, en tout
cas
des mesures sociales trop dures, d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous auriez pu vous associer à un mouvement comme celui-là
?
Non,
parce que j'essaye d'être cohérent. Et si je comprends la colère sociale
qui
est justifiée,
je
ne partage pas du tout les solutions proposées par la France Insoumise qui me paraissent être dangereuses pour le pays.
Et
donc moi je suis cohérent, je pense qu'on peut critiquer l'action d'Emmanuel Macron, et je la critique fortement,
et
on y reviendra sans aucun doute,
parce
qu'elle est à la fois injuste et inefficace, c'est ça qui est terrible. Mais en revanche, je ne vais pas m'associer à des gens qui proposent un enfer fiscal et un flux migratoire gigantesque. D'ailleurs, je remarque en vérité que ce jeu
entre
Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon les arrange bien tous les deux. Ils se sont choisis. Et que ce jeu, oui mais je vais plus loin, que ce jeu est un gâchis immense pour la France
et
peut aboutir à des catastrophes. Donc moi je ne m'en réjouis pas, et c'est pourquoi on en reviendra sans doute, j'appelle à droite
à
cesser les égaux irresponsables et à unir les forces de droite, parce qu'au jour d'aujourd'hui, si on continue comme ça, Emmanuel Macron
aura
atteint son objectif
et
n'aura comme adversaire que Jean-Luc Mélenchon.
Alors justement, vous parliez de Jean-Luc Mélenchon. Et ce duel,
ce duo est catastrophique pour le pays.
Parce
que d'un côté on a une politique injuste, dure pour les faibles,
violente
socialement, et de l'autre on a une autre violence qui est insupportable aussi. Et on enferme les Français dans ce tango entre Jean-Luc
Mélenchon et Emmanuel Macron. Alors Nicolas Dupoyant va justement écouter le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui hier appelait à une grande manifestation, la prochaine, le 26 mai. On l'écoute.
Allez, marchez votre chemin à la tête d'Europe
!
Déferlez ! Soyez la marée humaine qui change l'histoire !
La
glorieuse histoire que le peuple a commencé il y a 227 ans, avec la révolution qui a ouvert l'ère moderne. Le moment est venu de commencer la suivante.
Est
-ce qu'il y
a
un climat insurrectionnel dans ce pays, Nicolas Dupont-Aignan ? Est
-ce
qu'il
y a quand
vous entendez ces propos, vous dites que Jean-Luc Mélenchon est dans l'exagération ou il peut se passer quelque chose
?
Deux choses.
D
'abord, moi j'entends, et je vois qu'il y
a
une sorte de concours pour être
l
'opposant numéro un.
D'ailleurs, il
y avait des articles de journaux entre qui ? Entre Marine
Le Pen et Jean-Luc
Mélenchon. Mais moi, ce qui m'intéresse,
et
en tout cas ce que je crois attendre les Français, c'est de quelqu'un qui soit le proposant numéro un. Parce que ce qui
est
très
intéressant
et effrayant, c'est qu'on voit les discours de Jean-Luc Mélenchon et je comprends la colère sociale. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron l'a nourrie par son arrogance, son mépris
et
l'injustice de ses mesures.
Mais
après, on fait quoi
? Après,
on fait quoi ? Moi, ce qui m'intéresse,
et c'est
pourquoi je fais de la politique, c'est de proposer aux Français une sortie de crise. Parce qu'il est clair que la politique d'Emmanuel Macron aboutira au chaos si on continue comme ça.
Mais est-ce que vous n'êtes pas trop impatient ? Et je veux... Non, mais attendez, attendez.
41% des Français, dans un sondage cette semaine, BVA pour RTL, disent qu'ils donnent encore du temps à Emmanuel Macron pour voir les résultats.
Il y en a à
peine un an de mandat. Et puis, si Macron est populaire,
c
'est aussi parce que les électeurs de droite, en grand nombre, le soutiennent. Parce qu'ils disent, mais cette politique économique, c'est celle qu'on aurait dû faire nous,
sur la
SNCF ou autre chose. Mais
je suis un homme politique.
Je
ne me fie pas au sondage immédiat. Je fais mon analyse personnelle
à partir de mes convictions. Et vous entendez les électeurs de droite qui
vous disent que, globalement, ils sont assez contents de la politique
économique donnée par le président ?
Non, ça, c'est une illusion
liée à la
propagande.
Une
propagande incroyable.
Attendez, si
je peux finir ma phrase. Excusez-moi. Allez-y, vous en prie. Je peux finir ma phrase. Je dis que certains électeurs sont tombés dans le panneau, oui.
Mais
je remarque que les retraités
qui
me disaient au moment des élections de l'élection présidentielle et de
l
'élection législative, finalement, ce Macron, il n
'est
pas mal. Aujourd'hui, ils ont changé d'avis
parce
qu'ils ont été accablés d'impôts. Je remarque
que
les chefs d'entreprise, prenons-les, qui disaient au début, il y
a
même six mois, finalement, ce Macron, il n'est pas mal, il est pro-business, ils constatent aujourd'hui que les charges sur les PME augmentent.
Et
que la politique de Macron, ce n
'est
pas une politique pour le business. C'est une politique pour 3000 familles de privilégiés. Et maintenant, en plus,
il
va abandonner l'excit taxe,
c
'est-à-dire qu'il va donner une prime à ceux qui s'expatrient.
C'est du délire. C'est du
délire. C'est une politique faite pour récompenser les donateurs de sa campagne. C
'est-à-dire une
petite classe, une petite classe qui s'est appropriée tous les pouvoirs,
qui
veut toujours plus d'argent. Et il en est, Emmanuel Macron a proposé de favoriser la fraude fiscale, la fraude fiscale que Nicolas Sarkozy, courageusement, avait bloquée. En supprimant l'excit taxe. Il veut supprimer l'excit taxe. Je ne sais pas si les Français réalisent, et je veux leur dire, que c'est insupportable. Parce qu'au même moment,
au
même moment, il a accablé les retraités. Il augmente les charges des PME.
Il
ne lutte pas contre le travail détaché,
qui est une concurrence déloyale. Pourquoi est-ce qu'on veut dire qu'il
augmente les charges sur les PME ? Les charges sociales ont baissé au 1er janvier. Elles doivent à nouveau baisser pour les salariés. On a trompé deux choses.
Les
charges sociales, sur la part salaire, ont baissé, mais la CSG a augmenté.
Et
les taxes sur l'essence, le gaz ont augmenté. Donc les
salariés n'y gagnent rien.
Les PME, le chef d'entreprise, le chef d'entreprise, en 2018, va avoir les charges augmenter.
Pour ça quelles
charges ?
Les charges sociales, parce que le CICE, vous le savez très bien, M. Roquet, le CICE de François Hollande va être réduit. C'est-à-dire, l'avantage qu'avait donné François Hollande va être réduit en 2018. Tout le monde le sait. Tous les chefs d'entreprise le savent. Donc ça veut dire qu'en fait, la politique d'Emmanuel Macron, et je le dis aux artisans, aux commerçants, aux chefs d'entreprise, n'est pas une politique pro-business. C'est une politique de renvoi d'ascenseur
pour
les Français les plus riches de France, mais même pas les plus riches, les ultra-riches, 3000 familles.
Et en plus, on va favoriser l'explication. C'est le président des
très-riches. Pour vous,
c
'est le président
des ultra-riches.
Bien évidemment.
Mais je prends les chiffres de l'INSEE. Soyons précis. Soyons précis. Emmanuel Macron a prélevé 4,5
milliards à
travers la CSG, c'est-à-dire la différence entre la CSG d'un côté et les charges qui baissent sur les salariés de l'autre. Il
y
a 4,5
milliards
payés par les retraités. Deuxièmement, il y a 5 milliards, 5 milliards d'augmentation de taxes. Taxes sur l'essence, sur le fuel, sur l'électricité. 5 milliards. Ça fait 10.
À
qui vont ces 10 milliards ? Ça,
ce
sont des faits.
C
'est l'INSEE. Mais
Nicolas
Dupoignard,
en même temps, la croissance
est là. Je n'en
ai rien. Je dis juste que la croissance est là et le chômage diminue. Il y a quand même un
résultat ou pas de
cette
politique ?
Je vais
vous dire pourquoi. Je vais finir ma phrase. 10 milliards. Emmanuel Macron a pris 10 milliards dans la poche des classes moyennes, principalement, et des classes populaires. 10 milliards. À qui il les a donnés ? C'est très intéressant.
Si
vous regardez les flux. 4,5
milliards
pour les plus riches des plus riches. 3 000 familles. 1,5
milliard
pour les clandestins et les migrants. 1,5 milliard pour les clandestins. Et 1,5 milliard pour l'Union européenne bureaucratique.
C
'est-à-dire qu'on voit les priorités de M. Macron. Les priorités de M. Macron financières, c'est l'immigration, c'est Bruxelles et c'est les très riches. Est-ce que vous croyez qu'on va redresser le pays avec ces transferts financiers-là ? Moi, j'ai une autre politique à proposer. C'est-à-dire que j'avais proposé la défiscalisation des heures supplémentaires pour récompenser le travail. C'est promis
pour avant la fin du quinquennat.
C'est ce qu'a redit le premier ministre Philippe. Avant la fin du quinquennat,
il
y aura une défiscalisation des heures supplémentaires. Oui, mais en attendant, on ne l'a pas.
Et j'avais proposé une mesure pour que ceux qui produisent en France, les PME, voient leur impôt baisser pour qu'on crée de l'activité en France. Je veux du pro-business, mais pour produire en France. Et ce qui ne va pas chez Macron, c'est une politique
qui
prend de l'argent à ceux qui consomment, qui travaillent, pour les donner à ceux qui fuient la France. Mais pas seulement.
Quand on supprime la
taxe d
'habitation ou quand on baisse les taxes sociales sur les salaires, vous admettez que ce n
'est
pas pour les très riches ou pour les
immigrés. Oui, vous
avez
raison.
Mais ça a été compensé par la hausse de la CSG et par la hausse des taxes très largement. Et les retraités, vous le savez bien, vont payer très cher.
On
parlait du climat social. Mais comment voulez-vous que notre pays fasse les réformes dont il a besoin ? Parce que moi, je suis pour des réformes. Si les Français ont le sentiment que ces réformes
ne
sont pas justes,
il
faut des réformes en France. Moi, je ne suis pas pour... Je ne suis pas M. Mélenchon.
Mais
je veux des réformes partagées. Je suis gaulliste, gaulliste social. Je crois que les Français sont prêts à l'effort
si
c'est partagé et si ça s'attaque au vrai problème. Et le vrai problème, vous le savez, c
'est
la compétitivité de notre économie vis-à-vis de
l
'extérieur. Donc, ça veut dire qu'il faut baisser les charges des PME, des créateurs d'emplois en France.
On va écouter le chef de l'État puisque demain sera diffusé sur France 3 un documentaire de Bertrand Delay sur la première année d'Emmanuel Macron. Et dans ce documentaire, le chef de l'État met en parallèle la mort du colonel Beltrame et la bataille sur le pouvoir d'achat. On écoute le chef de
l'État. Le colonel Beltrame, il est mort parce que la France ce sont des idées, des valeurs. Quelque chose d'une guerre qui le dépasse. Et les gens qui pensent que la France, c'est une espèce de syndic de copropriété et qu'on invoque la tragédie dès qu'il faut réformer ceci ou cela et qui pensent que,
en
quelque sorte, le summum de la lutte, c'est les 50 euros d'APL, ces gens-là ne savent pas ce que c'est que l'histoire de notre pays.
Comment
vous réagissez à ces propos, Nicolas Dupont-Aignan
? C
'est terrible parce que je pense vraiment
qu
'Emmanuel Macron va très vite lasser parce que c'est insupportable. Parce
qu'Emmanuel Macron
ne sait pas ce que c'est de vivre. Moi, j'ai dans ma commune, j'ai été maire pendant 22 ans, c'est ce qui lui manque sans doute, cette expérience locale. savoir qu'il
y a
des millions de Français qui sont à 10 euros près
et
que ce n
'est
pas parce qu'ils protestent contre le fait de leur enlever 50 euros
qu
'ils ne sont pas des bons Français et qu
'ils
ne comprennent pas ce qu'a fait de manière extraordinaire le lieutenant Beltrame. Donc, c'est ce mélange,
j
'allais dire, cette enflure permanente, cette emphase qui est insupportable. Parce que ce qu'on lui demande à Emmanuel Macron, c'est d'être le président de tous les Français de définir un cap et de redresser le pays. Et moi, ce que je demande juste, c'est qu'il traite
la
cause des problèmes. Et je ne
vois
pas en quoi on n'a pas le droit de protester pour un Français qui ne peut pas manger à la fin du mois. Il a peut-être le droit aussi de dire que ces 50 euros, ils étaient utiles. Et je pense qu'il y
a
beaucoup de privilèges et beaucoup d'argent gaspillés dans la vie. Et pourquoi je fais de
l
'immigration un de mes axes fondamentaux, c'est que ça coûte 20 milliards d'euros, la folie migratoire. Et que j'aimerais que peut-être on fasse des économies là pour qu'on puisse donner à manger à nos concitoyens qu'ils soient d'ailleurs Français ou étrangers réguliers. Voilà.
Je pense que la justice sociale ce n'est pas une insulte. Et il faudrait qu'Emmanuel Macron
comprenne que tout le monde ne vit pas dans une sphère dorée. Il gouverne pour elle. Mais il y a des millions de Français qui n'en peuvent pas. Rien ne trouve grâce à vos yeux de ce qu'a fait Emmanuel Macron depuis un an. Non, ce n
'est
pas vrai. J'ai approuvé plusieurs choses.
J
'ai approuvé l'action de son ministre de l'Éducation nationale. Enfin, enfin on revient au retour des humanités. On revient à une méthode syllabique pour apprendre à lire. Donc il y
a
des choses positives. Bien sûr que je ne suis pas dans la critique permanente.
J
'ai approuvé certains points. Mais je trouve que ça tourne très mal en ce moment. Vous
parlez justement de l'Éducation nationale
et Jean-Michel Blanquin. Quelle note vous lui mettez sur 20
? C'est intéressant.
Parce que les Français dans notre sondage cette semaine lui donnent un 8 sur 20.
Ce
qui n'est pas même pas la moyenne. Est-ce que vous rejoindriez cette appréciation des Français ?
Les amis, je ne suis pas dans un... Je ne
suis
pas là pour noter. On n'est pas dans un jeu télévisé pour le coup.
La
France a des problèmes gigantesques.
Elle
a des atouts considérables. On a un pays magnifique. Les Français sont prêts à l'effort. J'en suis certain. Mais ils veulent comprendre le sens de cet effort.
et
pardonnez-moi,
il
y a quelques axes très
importants.
Ils attendent des actes sur l'immigration, sur la sécurité.
On
n
'a pas parlé de la sécurité. On va revenir sur l'immigration. Sur le
pouvoir d'achat, sur l'aide au PME, sur la justice avec les territoires ruraux. Moi, j
'ai
une question
d'actualité. Il y a quelques mesures simples.
Si on vous pose des
questions, vous pourrez y répondre. Allons-y.
Question d'actualité. Je redeviens sage. Pardonnez
-moi.
Approuvez-vous Emmanuel Macron quand il refuse de se prononcer sur le référendum à venir en Nouvelle-Calédonie sur l'indépendance éventuelle de ce territoire ?
Non, je ne l'approuve pas, bien sûr. Parce que je crois que c'est l'article 5 de la Constitution, je crois, vérifierait, qui dit que le président de la République est garant de l'intégrité territoriale de la nation.
Mais là, on pose une question par référendum. Voulez-vous ou non continuer à être part de la République au
Nouvelle-Calédonie ? J'aimerais
bien que le
président de la République nous donne son avis.
Qu
'est-ce qu'il veut
? Enfin,
quand même. Il est président de la République. Il va en Nouvelle-Calédonie. C
'est
d'une faute pour vous
?
En tout cas, pour moi, c'est une faute, oui. Parce que quand on est président de la République, on doit quand même dire aux Français
et
aux Calédoniens ce qu'ils veulent. Enfin, ça me paraît... Voilà. Mais on a eu un déplacement surréaliste
qui
est tout à fait dans l'image. Vous savez, Emmanuel Macron, il a un grand talent.
Un
grand talent. C'est celui de la communication. Voilà. Tout ça que président,
c
'est de la communication ? C'est pire que ça. C'est d'un cynisme impressionnant. parce que...
Vous n'êtes pas excessif dans votre
critique
? Non, je ne suis pas excessif.
Vous savez, les Français qui souffrent, et j'en vois beaucoup, commencent à comprendre la manipulation de l'opinion.
Et
cette manipulation de l'opinion, elle conduit à de la violence d'une extrême gauche dangereuse pour le pays. Et on ne joue pas avec l'extrême gauche. Et je trouve que Emmanuel Macron joue avec Jean-Luc Mélenchon, joue avec l'extrême gauche. Et notre devoir, mais c'est de notre faute aussi, moi je vais être franc avec vous, si la droite était moins lamentable,
on
n'en serait pas là.
Alors,
on
va y venir, mais Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL nous a rejoint. Bonjour Marie-Pierre.
Bonjour à tous.
Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan.
Avec de premières questions des auditeurs et téléspectateurs.
Oui, et en première question, est-ce que vous êtes favorable au service national universel ? Oui,
c'est une bonne
mesure, j'aurais dû... Et je l'avais dit. Je
voulais juste
un commentaire de Francis, parce que ça a beaucoup fait réagir les internautes. Lui,
il
trouve que c'est une très mauvaise idée, parce que c'est coûteux, inefficace, et c'est trop court dans le temps. Et il dit surtout, il ne faut pas le confondre avec le service militaire.
Il a raison sur ce dernier point, il ne
faut
pas le confondre avec le service militaire. Moi, j'avais proposé à l'élection présidentielle un service civil et militaire de trois mois, civil, civique, comme vous le voulez,
de
trois mois, et avec option militaire d'un an.
C
'est-à-dire, je suis absolument convaincu.
Et
là, le président de la République, je pense, est du même avis, ou je suis du même avis que lui, soyons humbles, parce que
ce
qui manque à la jeunesse française, c'est un creuset. Il y a le creuset de l'éducation nationale, de l'instruction publique, auquel je tiens tant, mais il doit y avoir un autre creuset. Et ce creuset du service civique est fondamental. Donc, tout ce qui sera fait, même si ce n'est que huit jours, même si ce n'est que quinze jours, j'approuverai. Quelle durée vous souhaitez ? Trois
mois.
D'accord. Autre question, Marie-Thierry Haddad.
Oui, cette fois-ci, ça concerne le local de Debout, la France, qui a été vandalisé dans la nuit du 2 au 3 mai à Paris. Thomas Ménager, qui est délégué général du parti, estime que ce sont des graffitis faits
par,
je cite, des groupuscules d'extrême-gauche. Est-ce que vous en avez la preuve
?
Oh, bah oui, ils s'affichent. Ils sont fiers. Vous savez, ils ont tabassé Robert Ménard de manière scandaleuse hier. Le maire de Béziers. Le maire de Béziers. Ils s'attaquent à ma permanence. Ce n'était pas à Paris, c'était dans ma ville hier.
Tout
ça est désastreux parce que, encore une fois, cette violence nous fait entrer dans un cycle de désordre. Et on a été tellement faible. L'État est faible vis-à-vis de ces groupuscules d'extrême-gauche.
Donc, vous
avez demandé la dissolution.
La
dissolution de certains. à partir d'éléments, bien évidemment, je ne
sais
pas
pour dissoudre... Mais pourquoi, Nicolas Dupont-Yon, ne pas demander de manière parallèle la dissolution des mouvements d'extrême-droite identitaires qui se sont manifestés et qui se sont
comportés, certains disent en milice,
dans les Alpes pour faire fuir des migrants qui étaient dans la frontière ? Vous n'avez pas été choqué par ces attitudes ?
Non,
je vais vous dire, d
'abord,
je suis pour la dissolution de tous les mouvements ultra-violents qui soient d'extrême-droite ou d'extrême-gauche.
Et donc les
identitaires.
Mais les identitaires dans
les Alpes n'ont pas été violents.
Est
-ce que vous... Donc moi,
je
ne... Attendez, parce que... Attendez, qu
'on soit...
Parce qu'ils seraient soi-disant identitaires,
on
devrait les dissoudre alors qu'ils n'ont fait aucun acte de violence et qu'au contraire, et d'ailleurs, les Français ont approuvé leur geste à 61%.
Mais ils se comportent comme une police parallèle.
Ils ont fait une opération de communication. S'ils se comportaient comme une police parallèle,
vous
me trouveriez devant eux. Mais là, ils ont fait un geste de communication tout à fait louable face à l'inaction
de l'État.
La préfecture de Haute-Alpes a
annoncé avoir
empêché des militants de Génération Identitaire de poursuivre leur patrouille anti-migrants. Est-ce que vous approuvez cet acte d'autorité de l'État ? Oui.
Là-dessus, j'approuve. Je suis clair.
Quand
il s'agit d'action politique, quand il s'agit d'action de communication,
nous
sommes dans un pays de liberté démocratique. Quand
on ferme un compte Facebook, par exemple...
Je vais y revenir. Quand il s'agit en
revanche... On arrive au terme de la moitié de l'émission. Quand il
s'agit en revanche
de
violence systématique, dangereuse, que ce soit d'extrême-centre,
d
'extrême-gauche, d'extrême-droite, il faut que l'État réagisse. Et je suis très choqué que le gouvernement ait fermé le compte Facebook de Génération Identitaire, qui n'a mené aucune action violente, et ait fermé ce compte sans aucun fondement juridique. Nicolas Dupont
-Linan.
Encore une fois, nous sommes dans un État de droit. Quand il y a violence, il doit y avoir action de l'État. Quand il n
'y a
pas violence, il y a liberté de parole.
On vous a entendu sur ce point. On vous retrouve dans quelques instants, Nicolas Dupont-Aignan, pour votre grand jury. Après, une pause et quelques informations. A tout de suite.
Suite
du grand jury RTL Le Figaro LCI. Invité aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Avec à mes côtés, Guillaume Roquette du Figaro et Christophe Jacubizine de TF1 LCI. Nicolas Dupont-Aignan, la situation à Air France. Le patron d'Air France KLM, Jean-Marc Janayac, a démissionné vendredi les salariés ayant rejeté sa proposition salariale, celle qu'il avait mise sur la table pour sortir du conflit qui mine la compagnie tricolore depuis maintenant deux mois et demi. Quel jugement portez-vous sur l'attitude des syndicats ?
Vous
dites aujourd'hui qu'ils sont aussi le reflet de ce que pense la base qui s'est exprimé ou vous les jugez irresponsables ?
D
'abord, je remarque que c'est un immense gâchis pour la compagnie. Et cela conforte ce que je vous disais tout à l'heure.
quand
on tire trop sur la corde, elle lâche.
Parce
que les salariés d'Air France ont redressé la compagnie Air France. Donc ils ont droit... Attendez, je finis. ...à une rétribution. Ils ont accepté le gel de leur rémunération depuis 2011.
Au
même moment, les dirigeants d'Air France en 2016
ont
augmenté leur rémunération de 18%. Certains disent 41%, mais il
y
a une discussion sur le chiffre. Journal Le Monde, donc ce n
'est
pas moi qui l'invente.
Quand,
dans une compagnie, des salariés font un vrai effort, départ prématuré en retraite, gel complet des salaires depuis 2011, qu'au même moment, les dirigeants s'octroient une rémunération extravagante,
que
la compagnie fait des bénéfices,
que
les compagnies allemandes et britanniques,
moins,
mais que les compagnies allemandes et britanniques ont fait une clause de bonne fortune pour leurs salariés, ont rendu à leurs salariés le fruit de leurs efforts.
Donc les
pilotes ont raison de demander 6% d'augmentation ? Attends,
je
finis ma phrase. Il est normal que les salariés demandent une juste rétribution de leurs efforts et il eût été intelligent
de
la part de la direction d'Air France de savoir lâcher du lest au bon moment. Donc de l'État ? Et de la direction d'Air France. Et l'État est
actionnaire d'Air France.
Mais à force de tirer sur la corde, c'est un peu la même chose à la SNCF.
quand
vous avez deux membres du gouvernement, Mme Borne, ministre des Transports et Mme Parly, ministre de la Défense, qui ont été directeurs de la stratégie et directeurs des finances de la SNCF. Mme Parly, avec un salaire de 50 000 euros par mois
et
qui donne des leçons aux cheminots qui, certes, il y a des choses à revoir du côté des cheminots, j'en suis convaincu, et il faut des réformes à la SNCF.
Vous auriez
supprimé
leur statut
? Mais quand... Attendez, je finis ma phrase. Quand
vous
avez une telle arrogance d'un pouvoir
qui
demande toujours des efforts aux plus petits, à ceux qui ont fait des efforts et qui ne se les affectent jamais... Les
pilotes d'Air France sont les plus
petits, M. Dupont-Aignan ? Les pilotes d'Air France, je ne parle pas des pilotes d'Air France, je parle
des
salariés d'Air
France qui ont
redressé. Moi, je ne suis pas l'homme qui dresse les Français les uns contre les autres. Et ce que je n'aime pas dans le pouvoir actuel, c'est cette façon de toujours diviser les Français.
On
devrait au contraire rassembler les Français tour d'objectif. Voilà, il faut être plus compétitif. Il y
a
une compétition internationale. Oui, nous avons à gagner des parts de marché. Oui, on peut faire des efforts. Air
France n'est pas compétitif.
Mais chacun, Air France a fait des efforts considérables. Simplement, les dirigeants d'Air France demandent toujours des efforts aux salariés et ne le s'appliquent jamais. Eh bien, il
y a
un moment, ça pète. Et j'en suis le premier, désolé. Et je pense que si les dirigeants d'Air France avaient proposé une mesure entre les deux, ce qu
'ils
n'ont pas fait, avaient dit aux salariés on va rattraper petit à petit. On va voir en fonction des résultats de
l
'année prochaine si on fait encore de bons résultats. C'est ce que j'appelle la participation gaulliste. C'est comme ça que les grandes entreprises réussissent. Est-ce que
la SNCF devrait...
Pardonnez-moi, M. Sportouche, les grandes entreprises qui réussissent
et
les petites qui réussissent, ce sont des entreprises où le patron et les salariés font corps, où il y
a
un esprit d'entreprise. Vous comprenez ? On comprend
et on est dans le jeu des questions-révons s'il faut que vous
en
pensez. Et notamment sur la SNCF, une question, est-ce que vous pensez, Nicolas Dupont-Vignon, qu'il devrait y avoir un référendum aussi à la SNCF sur le modèle de ce qui s'est fait à Air France ? Non, je ne crois pas parce que... Enfin,
on peut faire tous les référendums. Je suis adepte du référendum mais
ce
qui est important, c'est quoi ? Là encore, je voudrais qu
'on
soit dans la proposition. Comment on peut réformer ces entreprises ? Mais par exemple,
vous avez gagné
le statut
des cheminots. Vous le conservez ou vous le supprimez ? Je pense qu'il faut le faire évoluer. Mais
je
pense qu'on peut le faire évoluer intelligemment. Je vais vous donner un exemple. Je connais bien la SNCF parce que j'ai une ligne D du RER.
Et
vous savez qu'aujourd'hui, la SNCF n'arrive même pas à recruter des cheminots.
On
ne trouve pas. Donc, l'affaire du statut est un fantasme. Il faut sans doute le revoir parce qu'il
y
a des rigidités à l'intérieur de la société. Mais si on avait négocié, on y serait arrivé. Parce que les cheminots sont prêts à un effort. Simplement, le gouvernement a désigné les cheminots du doigt croyant que les Français allaient être contre les cheminots. Il a dressé les Français contre les cheminots. Mais on n
'a
pas vu
que
le vrai problème de la SNCF, c'est sa dette. Et tant que le gouvernement ne reprendra pas la dette comme l'a fait l'Allemagne pour la Deutsche Bank, tant qu'on n'allègera pas la dette de la SNCF, vous ne vous en sortirez pas. Donc, moi je veux une réforme française.
Pas
une réforme européenne imposée. Je veux une réforme française pour la SNCF.
On vous a entendu sur ces deux dossiers, France et SNCF. Sur l'immigration, vous avez un projet, celui d'organiser un référendum d'initiative pour
l'air Guillaume Roquet. Sauf que pour
organiser un référendum, il faut qu'un très grand nombre de parlementaires, 185 je crois, soient d'accord. Il faut 4 millions de Français. Vous ne pouvez pas organiser ça tout seul ? Non. Laurent Wauquiez, le patron des Républicains lui aussi, veut organiser un référendum. Est-ce que vous pourriez faire quelque chose ensemble ? Est-ce que vous lui avez proposé ?
Alors, d'abord deux choses. Depuis 40 ans, notre pays subit un flux migratoire considérable
qui
s'accentue. Immigration légale en France, c'est la ville de Bordeaux tous les ans. 260 000 légales.
Et
je ne parle pas des illégaux, des demandeurs d'asile.
On
ne peut pas continuer comme ça. Et on ne peut pas continuer comme ça parce que ça aboutit à des ghettos, ça aboutit à des coûts sociaux considérables.
Et
je veux le dire, j'ai découvert une étude passionnante. Contribuables associés, c'est une association tout à fait sérieuse de contribuables
et
qui explique que dans un document de mars 2018, le coût de l'immigration pour la France. On ne résoudra pas le problème des taxes en France, le problème du déficit si on n'ose pas enfin prendre à bras le corps la question
de l'immigration. Vous savez qu'il y a une
bataille de chiffres très importantes sur les chiffres de l'immigration, ce
qu'elle nous rapporte et ce qu
'elle coûte à la France,
Nicolas Dupont-Énon.
Et ce
que je veux dire, c'est l'augmentation de la CSG.
Mais c'est un tabou
parce
que personne ne le dit parce que le débat sur l'immigration a été trop souvent
un
débat passionnel.
Le problème de l'entreprise en France,
il est lié à l'immigration.
Un
des graves problèmes du pays, regardez l'hôpital public, est lié à l'immigration.
C
'est-à-dire qu'on arrive et tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux diront que j'ai raison. Mais c'est tabou, on n'a pas le droit de le dire.
Alors qu
'est
-ce
que
vous faites ? Je
reviens au référendum. Je crois, et pourquoi j'ai eu cette idée ? C'est parce que j'ai assisté à la loi Asile-Immigration au débat à l'Assemblée nationale.
Et
j'ai vu qu'on passait des heures sur des mesurettes.
Et
avec Jean-Louis Masson qui est ici présent, sénateur de la Moselle, nous avons déposé pour la première fois en France une proposition de loi d'un référendum d'initiative partagée, la réforme Sarkozy, qui permettrait
si
4 600 000 Français signent notre demande
et
s'il
y
a l'accord de 185 parlementaires, enfin de consulter les Français sur ce sujet fondamental
avec des
propositions concrètes. Combien vous en avez aujourd'hui de parlementaires et de Français ?
Je
reviens d'abord sur le référendum. 5 propositions concrètes
qui
ont été proposées par les Républicains
et
qui font l'accord des Républicains de Debout la France, du Parti chrétien-démocrate, du CNI, je salue le président qui est ici, Bruno Nord, et du Front National.
On
va venir sur le fond, on va venir sur ces propositions. Mais il y
a
une question, Nico Dupont-Aignan.
Je réponds à la question. Il faut qu'on vous pose avec vous. Vous avez une question. Est-ce que vous
tendez
la
main aujourd'hui à Laurent Wauquiez et
Marine Le
Pen et vous leur dites
retournons-nous à une
table et faisons ensemble ce référendum
d'initiative ?
Je leur dis, nos électeurs attendent l'Union. Nos électeurs n'en peuvent plus du flux migratoire
inconsidéré. Est-ce que vous leur propose un rendez-vous, Nicolas Dupont-Aignan ?
Je leur propose, bien sûr. J'ai demandé et je demande à Laurent Wauquiez qui a dit... Et
Marine Le Pen ?
Bien sûr aussi. Qui a dit que ma proposition était bonne et qui lui-même, deux jours après, a proposé un référendum.
Mais
son référendum, il a proposé une pétition demandant à Macron un référendum. On sait très bien qu'Emmanuel Macron ne va pas faire un référendum.
Est-ce que vous l'avez
appelé Laurent Wauquiez ? Je ne l
'ai
pas encore appelé mais je vais l'appeler
et
je vais lui proposer une rencontre parce que je pense
que
si Laurent Wauquiez
suivait sa
pensée,
ses
discours
puisqu
'il a proposé un référendum,
il
a, lui, les parlementaires que je n'ai pas. Il y a 200 parlementaires plus 250 parlementaires républicains. Si 185 parlementaires républicains signaient ma proposition, notre proposition, pardon Jean-Louis, notre proposition de loi,
vous
imaginez le tremblement de terre dans le pays ? Cela
voudrait dire qu'on aura les 4
600 000 signatures, je n'en ai aucun doute. Et enfin, les Français pourront décider qu'on contrôle nos frontières,
que
l'on supprime l'aide sociale pendant 5 ans à ceux qui ne travaillent pas dans notre pays, que l'on expulse les délinquants étrangers, enfin, que l'on prend en main les choses pour réconcilier les Français.
Donc il vous manque 185 députés ? Il me manque
un peu moins puisque j'ai déjà eu des signatures, très peu pour l'instant, ça commence,
mais ça
va au-delà. C'est la première brique pour la réconciliation
des droits. Est-ce que Marine Le Pen est
d'accord avec vous ? Parce que pour le coup,
elle a dit qu'elle
était d'accord avec
ce
référendum
et je m'en réjouis. Est-ce qu'elle est
d'accord pour une rencontre tripartite avec vous et Laurent Wauquiez ? Ou est-ce que vous lui faites aussi la proposition aujourd'hui même ? Je leur fais la
proposition
parce que j'ai initié une démarche au mois de septembre.
Parce
que j'ai essayé de réfléchir à la situation politique. Et puis j'écoute mes concitoyens. Et souvent, quand je vais en province rencontrer les uns les autres, il y
a
un militant Front National qui arrive et qui me dit « Mais pourquoi on ne s'entend pas avec les Républicains qui disent la même chose que nous ? M. Wauquiez a bien évolué. »
Et
puis après, je vois un militant républicain qui me dit « Merci M. Dupont-Aignan de vous battre pour l'Union. » Après, je vois quelqu'un du CNI, du Parti Chrétien-Démocrate, de Debout la France qui me dit « Mais pourquoi vous ne
vous
entendez pas au sommet
? »
Est-ce qu'on va continuer à croire
que
M. Wauquiez va gagner tout seul ? Que Mme Le Pen va gagner toute seule ? Que M. Dupont-Aignan va gagner tout seul ? C'est faux. Et pour
vous, il y a des droits qui se fait sur l'immigration.
Pas que sur l'immigration, il y aura d'autres propositions. Mais d'abord sur l'immigration. C'est un point où tout le monde est d'accord, mais même au-delà de la droite. 80% des Français, donc des gens de gauche aussi, attendent des mesures fermes pour qu'on puisse défendre le pouvoir d'achat de nos concitoyens, réconcilier les Français et les étrangers en situation régulière qui respectent nos lois. Il s'agit d'une mesure de paix civile.
Mais M. Dupont-Aignan, vous savez bien que
Laurent Wauquiez n'a pas envie d'une alliance avec Marine Le Pen. En tout cas, c'est ce qu'il nous dit aujourd'hui. Aujourd'hui, mais il parle comme elle et il donne des propositions
plus dures qu'elle.
Donc
moi, je voudrais comprendre.
Je
ne comprends plus.
Quand
j'écoute Laurent Wauquiez,
si,
franchement, d'ailleurs vous aussi, vous ne
pouvez
pas me le dire, mais je suis sûr que vous le pensez. Quand on écoute Laurent Wauquiez, si on ne savait pas que c'était Laurent Wauquiez, imaginez que ce soit une voix, on ne vous dit pas que c
'est
Laurent Wauquiez,
ça
pourrait être le vice-président du Front National. Bon, si j'écoute Ciotti, si j'écoute l'arrivée, c'est des députés républicains.
Ils
disent exactement ce qu'on dit à Debout la France. Ils pourraient être des députés frontistes pour eux. Ou Debout la France, sur beaucoup de choses. Quand j'écoute aujourd'hui, je vois que certains au Front National évoluent bien. Notamment, par exemple, font un pas sur la question de l'euro en se disant que
ce
n
'est
peut-être pas immédiat, on devrait évoluer.
Donc
je me dis, ces divisions sont artificielles. Elles sont artificielles parce qu'elles sont liées à la volonté d'un parti politique d'avoir le pouvoir tout seul. Mais ils n'auront jamais le pouvoir
pour tester votre
propre volonté, Nicolas Dupont-Aignan. Pour les élections européennes, c
'est
l'an prochain, c'est la prochaine échéance électorale. Est-ce que vous partirez cavalier seul avec une liste nationale avec Nicolas Dupont-Aignan en tête de liste ? Vous n'allez pas là, c'est l'an prochain. Est-ce que vous pourriez être numéro 2 d'une liste avec Marine Le Pen, par exemple
?
L'enjeu pour les européennes,
ce
n
'est
pas l'union pour l'union, c'est l'union sur un projet.
Ce
qu'on a fait avec Jean-Frédéric Poisson et les amoureux de la France avec Bruno Nort, Jean-Louis Masson et d'autres, c'est quoi
?
C'est de dire, la coalition, l'esprit de coalition que je veux créer
pour
faire face à Macron et Mélenchon.
Ce
n
'est
pas la fusion des partis,
c
'est un accord sur un projet politique de redressement. Vous l
'avez fait au présidentiel avec Marine Le Pen, cet accord politique. Pourquoi est
-ce
que vous ne le feriez pas aux européennes ?
Parce que je veux qu'il soit plus large encore. Ce n
'est
pas un tête-à-tête avec Marine Le Pen que je veux. C'est
un
trio, c'est-à-dire les républicains qui ne soutiennent pas Macron et qui ont compris l'escroquerie Macron. Debout la France et les différents partis des amoureux.
Un
front national qui veut évoluer.
Je
suis convaincu,
comme
en Italie demain, comme en Autriche, qu'il faut une coalition alternative à
Macron. Vous voulez
une sorte de version d
'extrême droite de En Marche ? Mais pourquoi de version d'extrême droite ? Je ne suis pas d'extrême droite, je n'ai jamais été, je ne le serai jamais. Et Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite contrairement à ce qu
'on
dit. Ça, je ne cèderai
pas sur ce point.
Elle a réuni à
Nice des représentants de l'extrême droite européenne. Non, non. Est-ce que... Nicolas Dubon, non, c'est une réalité, c'est factuel.
M. Salvini est d'extrême droite, le
gouvernement
autrichien et d'extrême droite ?
Mais
il n'y
avait
pas
que M. Salvini,
il y
a
le secrétaire général du FPO autrichien, Aral Vilimsky, qui a signé
qu'il était contre
l'immigration de masse. Il y a eu une comparaison de l'Union européenne au Troisième Reich pendant ce rassemblement, mardi. Est-ce que ça, par exemple, ça vous a choqué ou pas
?
Mais,
attendez,
soyons très précis. Aujourd'hui,
et
c'est le problème français,
quand
on ose être contre l'immigration massive qui déstabilise la société française,
on
nous traite d'extrême droite.
Mais, ça
veut dire que 80% des Français sont d'extrême droite
?
C'est insupportable. Moi, je suis gaulliste, social, je l'ai toujours été, je n'ai jamais renoncé à mes idées. Et, je suis convaincu
qu'on
ne sortira à la France de la difficulté économique, sociale, migratoire, d'insécurité, que si les leaders,
mais
si les leaders ne le veulent pas, on le fera à la base, des électorats qui vont des républicains au Front National cessent leur division. Mais, je maintiens que cette division fait le jeu de Macron et de Mélenchon. Et, je suis certain qu'on peut s'entendre sur un programme minimum.
Alors, on va écouter justement, on va
écouter Marine Le Pen et regarder Marine Le Pen parce qu'on a l'impression un peu entre vous que c'est un peu le jeu du chat et de la souris. C'est à celui qui va réunir,
à
fédérer ou à prendre la tête d'une union. On écoute Marine Le Pen qui était donc à Nice mardi 1er mai.
Nous poursuivons donc une double ambition.
En
France, réaliser le score le plus haut possible avec une liste d'ouverture qui accueillera, je l'espère, au-delà du Front National, tous les courants nationaux et souverainistes d'où qu'ils viennent et tous ceux qui sont attachés à la nation.
Elle vous tend la main, Marine Le Pen, très clairement, puisqu'elle vous dit que vous faites partie de ces mouvements qui pourraient s'associer à elle. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je lui réponds très clairement
et d'ailleurs, je n
'ai
pas besoin de parler devant vous pour lui parler. Vous
lui avez parlé depuis vous-même ? Je lui ai parlé, je
lui ai toujours dit mon sentiment. Les Français n'attendent pas une liste Front National d'ouverture. Ils attendent une coalition,
une
vraie coalition. La question, ce n
'est
pas d'aller être un appui du Front National. La question, c'est d'avoir un projet politique.
Elle vous dit quoi, Marine Le
Pen ? Si je peux finir ma phrase. Vous êtes tellement intelligent, vous devinez ce que je vais dire. Excusez-moi, je n
'ai
pas fini ma phrase. On attend un projet politique. Et la question n'est pas de réitérer ce qu'on a fait en 2017, ça n
'a
pas marché. Pourquoi Marine Le Pen n'a pas gagné ? C'est parce qu'on n'avait pas rassemblé encore assez largement. Et je pense que les Français n'étaient pas rassurés par son programme, même si j'avais pu l'amender.
Mais qui
devrait prendre la tête ? On essaie d
'avancer, de comprendre.
Ça s
'incarne. Vous le savez très bien, tout ça s'incarne. Vous
n'avez pas compris. Vous l'avez laissé incarner
par Marine Le Pen
l'année dernière. Est-ce que c'est vous ou Marine
Le Pen ? Excusez-moi, je ne
l'ai
pas laissé incarner. Marine Le Pen était en tête. En effet, elle était en tête. Donc vous vous êtes rangé derrière elle. Soyons précis, parce que j'ai entendu au début de l'émission quelque chose de faux. Vous avez dit il s'est rallié. Non. J'ai fait un accord de gouvernement et j'ai fait évoluer son projet.
Et
j'en ai tiré les conséquences aussi de l'échec. Pourquoi elle a échoué ? Parce qu'elle n'a pas rassuré les Français dans son programme. Donc, pour moi, la future coalition qui va encore une fois des Républicains au Front National ne marchera que si le projet qui la fonde, cette coalition, est un projet sérieux, élaboré.
On
doit partir des idées. Parce que les Français n'attendent pas des personnalités et de la communication. Ils vont être vaccinés après l'échec de Macron. Ils attendent un projet alternatif. Et moi, ce qui m'intéresse,
c
'est de bâtir pour les Européennes, soyons concrets, un projet
sérieux
qui réconcilie les Français avec l'Europe, qui ne soit ni le Frexit ni l'Union Européenne qui nous étouffe.
Et
je suis convaincu qu'avec mes amis des amoureux de la France, nous allons pouvoir publier bientôt un projet qui va être impressionnant de nouveautés sur l'Europe.
Et
à partir du projet que nous allons proposer, nous verrons les personnalités des Républicains du Front National qui pourront éventuellement
y
souscrire.
Vous voulez débaucher au Front National et chez
les Républicains ?
Vous avez un esprit politicien. Vous parlez de personnalité. Monsieur Jacubizzi,
vous avez un esprit politicien.
La politique, ce sont des idées.
Et
je m'honore, peut-être, d'être un peu différent des autres. Et moi,
ma
vie politique, c'est d'abord les idées. Et on part des idées, on part des propositions. Et une fois qu'on aura des propositions, on verra qui les rejoint.
Ce n'est pas du tout la même démarche. Sur l
'immigration, vous avez une proposition quand même qui n'est pas celle de Laurent Wauquiez à ce stade ou alors peut-être est-ce que je l'ignore aujourd'hui, mais c'est la rétention administrative des demandeurs d'asile. C'est-à-dire qu'ils resteraient en rétention, en prison, c'est une forme de prison pendant deux mois, une fois qu'ils ont foulé le sol français, qu'ils ont fait une demande d'asile. Est-ce que là, vous n'êtes pas à l'encontre des droits de l'homme et des principes républicains ? Pas du
tout. C'est ce qui avait été fait pour les boat people
quand
il y a eu les tragédies au Vietnam. Souvenez-vous, il y avait des centres de rétention qui étaient organisés par l'ONU qui permettaient d'accueillir les gens, de les soigner. Et ensuite, l'ONU, avec les différents pays occidentaux, l'Allemagne, la France, l'Angleterre, les États-Unis, le Canada, pouvait examiner les demandes d'asile. Et ça s'est très bien passé. Et ce que je veux, c'est que les demandes d'asile soient acceptées quand elles sont justifiées, mais qu'en revanche, on n'ait pas 80% de déboutés qui ne sont jamais expulsés. C'est l'honneur de la France de faire l'asile, d'accorder l'asile, mais à condition que ce ne soit pas une nouvelle filière d'immigration, c'est tout.
Mais je fais une parenthèse. Les propositions du référendum de Jean-Louis Masson et de moi-même,
ce
sont des propositions des Républicains. Donc comment des députés sénateurs républicains pourraient refuser de signer une proposition de loi référendaire alors même que j'ai repris leur proposition
? On a entendu. Il y a une autre
proposition des Républicains, de leur invoquer en tout cas, pour les prédateurs sexuels, il est favorable à la castration chimique. Et vous
? Oui,
pourquoi pas dans certains cas extrêmes, mais il faut être très prudent.
Je
me méfie des propositions, comment dire, spectaculaires.
Je
crois que la politique s'honorerait d'éviter de lancer des propositions si
spectaculaires. C
'est spectaculaire aussi. Oui,
c
'est vrai, mais je pense que la castration peut être une solution, mais à condition d'être quand même extrêmement
surveillée. Alors, Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL nous a rejoint pour d'autres questions. Marie-Pierre.
Oui, un commentaire de Sophia sur Twitter, elle réagit directement à ce que vous avez dit en première partie d'émission quand vous dites ce que je n'aime pas dans le pouvoir actuel, c'est qu'il divise les Français. Et elle, elle vous répond et s'allier à Marine Le Pen et s'en prendre aux migrants. Est-ce que ce n'est pas ça diviser les Français ?
Mais je ne m'en suis jamais pris aux migrants. C'est tout l'inverse.
C
'est que je crois que ceux qui laissent venir en France une migration incontrôlée,
qu
'ils aillent à Porte de la Villette, qu'ils aillent le long du périphérique, c'est l'honneur de la France, ça. Et je pense que l'honneur de la France, c'est d'accepter des demandeurs d'asile régulés, c'est d'avoir des frontières, c'est d'en finir avec les passeurs qui tuent les migrants en Méditerranée, qui les noient, et c'est de développer l'Afrique. Donc, ce vieux discours, ce vieux discours, toute personne qui essaye de régler un problème est un mauvais garçon, fascisant, ça ne passe plus. Les Français ont très bien compris qui je suis et ce que je ne serai jamais. Autre question, Marie-Pierre.
Oui, cette fois-ci, ça concerne le maire de Debout, la France, de Huissou, dans l'Essonne, donc Richard Trinquier, qui a été placé en garde à vue il y a un mois après avoir menacé avec des armes des gens du voyage qui voulaient s'installer dans sa commune. Et vous, vous avez dit que c'était un homme honnête et courageux. Vous ne condamnez en rien son attitude ?
Rien, parce qu'il a été victime d'un lâchage médiatique scandaleux. Cet homme a failli être tué à deux reprises par des gens du voyage. Il a été mis en joue par une carabine, ce que la presse n'a pas dit. Et heureusement qu'il avait un policier municipal armé qui a sauvé sa vie. Et on l'a caricaturé. On a dit qu'il était ivre alors que c'était faux. Ça a été abominable. Et moi, j'ai un défaut ou une qualité. C'est que je n'aime pas l'injustice et que je ne cède jamais au diktat médiatique de salissure.
Guillaume Roquette. Oui, quand un conseiller municipal à Toulouse, Aviv Zonabend, doit démissionner, en tout cas à la demande du maire, parce qu'il a dit qu'il y avait trop d'arabes en France, est-ce que ça, ça vous paraît une injustice de demander cette démission
?
Écoutez,
je ne connais pas la situation. Je crois qu'on doit justement régler les problèmes pour éviter les paroles qui blessent. Vous savez,
moi
j'ai une circonscription avec 46 nationalités.
Et
je veux dire que j'ai des jeunes de toute origine qui sont extraordinaires et qui s'en sortent. Mais ça vous choque
? Attendez, s'ils sont d'origine arabe,
pour parler franchement, ça peut les choquer des paroles comme ça.
Ce
que je veux, c'est qu'on règle les problèmes pour éviter les haines et les rejets. Voilà. Et
je
vais vous dire, les premiers qui m'ont soutenu aux élections législatives,
quand
tout le monde pensait que j'allais être battu aux législatives et que toute la presse se réjouissait de voir ma mort politique parce que j'avais osé soutenir Marine Le Pen, les premiers qui m'ont aidé, c'est dans les quartiers difficiles, des gens d'origine étrangère qui aiment la France et qui se sentent français. Nicolas Dupont-Hier, nous
arrivons au terme de cette émission. Moi je souhaite qu'on réconcilie les Français.
Est-ce que vous parlez des élections municipales,
des
européennes, il y aura les municipales, il y aura présidentielles de 2022 ? Est-ce qu'aujourd'hui, vous nous dites je serai candidat au
cul-à-t-il ? Ou
cela n'est totalement pas encore dans vos radars
?
Totalement
hors de mes radars, je vais vous dire pourquoi. En 2013, très vite, en 2013, qui aurait imaginé qu'Emmanuel Macron soit président de la République en 2017
?
Et donc ? Et donc ça veut dire que la question de celui ou de celle qui sera le mieux placé pour affronter Emmanuel Macron parce que c'est ça dont
il s'agit. Vous pouvez vous manger derrière un
républicain ou un frontiste ? Je suis convaincu qu'il faut d'abord un projet, ensuite une coalition et qu
'on
verra la question du mieux placé en 2021.
Et juste sur ce point-là, est-ce que vous appelez vous à une grande manifestation de la droite ? Vous dites que vous avez tendu la main aujourd'hui même à Laurent Wauquiez et à Marine Le Pen pour se retrouver à la même table. Est-ce que vous pensez que ce que fait la gauche aujourd'hui est ce que vous appelez la gauche radicale ? La droite peut le faire ou
c'est
le fait qu'elle ne puisse pas le faire se montre qu
'elle est dépourvue ?
Ce
n
'est pas au poids des manifestants un projet politique. Moi je tiens à la démocratie, à la République. Les Français sont sages. Les Français, ils ont du bon sens. Ils attendent l'émergence
d
'une force politique de coalition intelligente avec des gens raisonnables, avec des propositions sérieuses et qui puissent les sortir de cette crise qui fait reculer le pays et qui fait perdre aux Français la fierté de la France.
C
'est tout. Donc tout ça, les agitations des uns et des autres, ça ne compte pas.
Ce
qui compte,
c
'est le chemin. Moi je préfère les tortues ou la tortue aux lièvres. Vous
entendez, donc vous
préférez être aux tortues que aux lièvres. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. C'était votre grand jury. Merci à tous les trois. Merci à tous de nous avoir regardés et écoutés. Très bon dimanche, très belle semaine. À la semaine
prochaine. À la
semaine prochaine.