Migrants à Calais, congrès des Républicains... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Ciotti
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Eric Ciotti. Bonjour. Cinq ans après le démantèlement de la jungle de Calais, le nombre de migrants qui essayent de traverser la Manche pour rejoindre les côtes anglaises a explosé. On en est à plus de 18 000 depuis le début de l'année. Que doit faire la France de ces migrants qui sont aujourd'hui sur son territoire ?
Elle doit les renvoyer vers leur pays d'origine s'ils sont en situation irrégulière. Je crois qu'aujourd'hui, il faut avoir ce courage et cette force de dire un étranger en situation irrégulière ne doit pas rester sur le territoire national. Même s'ils sont là pour déposer une demande d'asile en Angleterre ? J'allais y venir, s'ils sont demandeurs d'asile, il faut étudier leur situation, il faut voir leur pays d'origine. Il y a beaucoup de ces migrants qui viennent de pays sûrs où l'asile, où la demande d'asile n'est qu'un moyen, j'allais dire un prétexte, pour rentrer en Grande-Bretagne ou dans l'Union Européenne. Donc il faut qu'il y ait ces critères qui soient évalués précisément.
Mais en France, on doit examiner leur dossier en France. Soit ce sont de vrais demandeurs d'asile et il y a des procédures et il faut les respecter. Ils prennent du temps ces procédures ? Mais il faut aller très vite, il faut aller plus vite. Là aussi, c'est une illusion de ce gouvernement qui nous avait annoncé pour l'examen des demandes d'asile des délais raccourcis. Ce n'est pas le cas. Mais ces demandes d'asile, on n'aurait pas cette situation si on les traitait aux frontières externes de l'Union Européenne ou aux frontières de la France. Moi, je prône l'examen des demandes d'asile soit proche des zones de demandes, de conflits dans nos représentations consulaires, soit à la frontière.
Mais une fois que ces personnes sont sur le territoire national, on voit bien le problème, on ne sait plus aujourd'hui comment gérer leur situation.
Vous dites que c'est donc aux consulats français à l'étranger de gérer ces demandes d'asile. Ils ne veulent pas venir en France ces migrants. En priorité. Ils veulent aller de l'autre côté de la Manche. Donc on va examiner leur dossier même s'ils ne veulent pas venir chez nous.
Ce que je vous dis, c'est qu'on n'a pas à les laisser rentrer sur le territoire national. Ils veulent aller en Grande-Bretagne, certes, mais ils sont en France pour passer en Grande-Bretagne. Si on les avait empêchés de rentrer en France, on n'aurait pas cette situation. Donc il faut beaucoup plus de fermeté. Et l'asile est devenu une procédure dévoyée pour l'immigration irrégulière. C'est le cas pour la Grande-Bretagne qui réagit. Et je salue la réaction de fermeté des Britanniques. Il faut qu'on ait la même réaction de fermeté. On ne peut plus rester dans un système aussi naïf. On a eu en 2019 130 000 premières demandes d'asile.
Si on rajoute les demandes, les deuxièmes demandes, on monte à 170 000, je crois, pour 2019 à peu près, à quelques milliers près. Mais vous dites quoi, Eric Chotty ?
Parce que la situation actuelle est la suivante. Il y a des milliers de migrants qui se trouvent à Calais, sans doute aujourd'hui. Il faut quoi ? Il faut démanteler les camps aujourd'hui ?
Même si on arrive en hiver, là ? Aujourd'hui, il ne faut plus laisser cette situation de précarité. On l'a déjà fait, mais il faut surtout régler le problème à la base. Autrement, on aura toujours de façon récurrente le point d'arrivée de fixation qui est à Calais. C'est insupportable pour les Calaisiens. Je pense au maire de Calais qui se bat beaucoup, Natacha Bouchard, au député Pierre-Henri Dumont, qui sont mobilisés sur ces questions. Mais il faut traiter le problème à la source. Il faut arrêter avec un système aussi naïf.
Vous dites, je salue la fermeté actuelle des Britanniques. Est-ce que vous saluez, par exemple, ce que dit Boris Johnson, qui dit, les migrants qui continueraient à arriver sur nos côtes, je les renvoie à la mer ?
Il a dit qu'il voulait mettre en place, je crois, un système délictuel.
Il y a deux choses. Il y a criminaliser les migrants qui arriveraient illégalement. Et il y a l'autre fait, c'est de remettre les embarcations à la mer, avec les gens qui sont dessus. Ça fait partie des choses que vous saluez ?
Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait traiter le problème au départ. Oui, mais une fois qu'ils sont là, une fois qu'ils sont arrivés sur les côtes anglaises. On le traitera du côté, notamment des côtes tunisiennes, marocaines ou libyennes. Parce que si on ne laisse pas partir ces embarcations avec des filières de passeurs qui en sont à l'origine, on aura toujours la même difficulté. Pour ceux qui sont là. On le traitera là. Après, les Britanniques traitent comme ils souhaitent leur problème. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on coopère fortement avec les Britanniques. Parce que si on se renvoie d'un côté à l'autre, les migrants n'en sortira pas.
Mais je le dis, ce n'est pas là où se réglera le problème. Le problème, il est en amont.
Éric Ciotti, à un mois et demi du congrès de votre parti, qui va conduire à la désignation du candidat à la présidentielle des Républicains, il semble y avoir trois favoris dans cette élection. Il y a Michel Barnier, l'homme d'expérience, qui a eu vrai à l'international en gérant le Brexit. Il y a Valérie Pécresse, la femme à la tête de la première région de France, l'île de France. Et Xavier Bertrand, le gaulliste social, qui a su vaincre le Rassemblement national, et Marine Le Pen dans les Hauts-de-France. Et vous, c'est quoi votre marque de favoris, Éric Ciotti ?
Je ne vois pas pourquoi vous dites qu'il y a trois favoris. Moi, je récule cette analyse. Je fais le tour de France des fédérations. Je préside la première fédération de France. Je crois qu'aujourd'hui, on est tous sur un point d'égalité, sur la ligne de départ. Et que la différence, elle va se faire sur les idées, sur la ligne, sur les comportements, sur les alliances, sur la clarté des alliances. Et moi, je veux créer la surprise dans cette élection. Et je me sens totalement en phase avec la volonté des militants républicains d'avoir des idées fortes, de se situer clairement à droite. Aujourd'hui, une enquête d'opinion dit que le pays n'a jamais été autant à droite.
Les militants réclament des idées de droite. J'ai intitulé ma campagne à droite, avec un point d'exclamation, signe de volonté de porter des idées droites, de ne pas m'excuser, de ne plus nous excuser d'être de droite. Ces idées, elles sont là. Et moi, je veux, et vous verrez, je récus cette analyse. Il n'y a pas de favoris dans cette élection. C'est beaucoup plus complexe que la lecture médiatique.
Vous vous considérez comme le plus à droite
des six candidats en lice ? Je le crois, en tout cas, sur les idées, je porte des idées de profondes ruptures qui rompent avec le robinet d'eau tiède. Et puis, je suis le seul, aussi, à avoir une ligne de clarté totale avec le macronisme. Je suis le seul candidat au Congrès à ne pas avoir voté Emmanuel Macron au second tour de 2017. Vous aviez voté blanc, c'est ça ? Je l'assume, je le revendique, parce que je ne croyais pas en Emmanuel Macron et j'avais beaucoup d'inquiétudes par rapport à ce qu'il pourrait faire pour la France. Malheureusement, mes craintes se sont révélées exactes et je le redis aujourd'hui, j'aurai la même attitude. Donc, cette clarté...
Vous revendriez blanc aujourd'hui en cas de... Cette clarté, cette étanchéité avec le macronisme, pour moi, c'est aussi un point de force de cette campagne. Parce qu'on ne peut pas critiquer un pouvoir et puis, à la fin, se rallier à lui. Moi, je veux dire, on est totalement différent avec Emmanuel Macron.
Vous dites étanchéité là-dessus par rapport au macronisme, mais quand vous avez été interrogé récemment sur ce que vous feriez en cas de duel entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour, vous avez été moins étanche, si vous me passez l'expression, puisque vous avez dit je voterais clairement pour Éric Zemmour.
Pourquoi voter blanc il y a 5 ans ?
Parce que ce n'était pas Éric Zemmour qui était face à Emmanuel Macron. Ça ne vous a pas échappé. Donc, je fais une différence très claire dans la situation aujourd'hui, si cette hypothèse devait se produire. Mais moi, je me bats pour qu'un candidat issu des Républicains, et je me bats pour être celui-là, soit opposé à Emmanuel Macron, avec une ligne claire qui puisse faire un rassemblement très large à droite. parce que le pays souhaite des idées de droite. Le pays n'a jamais été autant à droite. On a besoin d'idées fortes sur l'autorité, sur l'identité, sur la liberté.
Et on ne peut pas, aujourd'hui, répondre à l'attente des Français avec des idées qui se situent dans un centre un peu impuissant.
Éric Ciotti, candidat à l'investiture des Républicains, invité de France Info jusqu'à 9h. Une toute petite pause à 8h41 pour le Fil Info avec Mélanie Delaunay.
Quand une mère donne l'alerte, qu'il faut qu'elle soit prise au sérieux et que l'enfant soit protégé, c'est le message de la Commission sur l'inceste qui fait aujourd'hui ses premières recommandations, la suspension du droit d'hébergement du parent poursuivi et en cas de condamnation pour inceste, le retrait systématique de l'autorité parentale. Les lieux culturels peinent à faire revenir les spectateurs. La moitié des Français ne sont pas retournés au cinéma, au théâtre, au concert depuis l'instauration du pass sanitaire cet été. Par crainte aussi des contaminations, l'étude sera détaillée ce matin par la ministre de la Culture.
La justice britannique se repenche aujourd'hui sur la demande des Etats-Unis. Il réclame l'extradition de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. A l'origine de la fuite de centaines de milliers de documents confidentiels, il est emprisonné à Londres depuis deux ans. Elle dit sa déception de ne pas pouvoir se rendre en Écosse lundi. La reine Elisabeth II suit l'avis de ses médecins du repos après sa nuit à l'hôpital la semaine dernière. Elle ne participera pas à la COP26 sur le climat, enfin juste à distance via une vidéo adressée aux participants.
France Info Le 8.30 France Info Salia Brachia Marc Fauvel
Toujours avec Eric Ciotti candidat à l'investiture LR pour la présidentielle. Il y a quelques mois vous avez dit lors d'une interview que la différence entre les Républicains et le Rassemblement National de Marine Le Pen résidait dans le seul fait que vous aviez chez LR la capacité à gouverner. Vous vous êtes fait piéger à ce moment-là ou alors vous le pensez encore vraiment ?
C'est une analyse très réductrice mais on ne va pas refaire ce débat il serait trop long. Je répondais à une question précise. Bien sûr il y a des différences très fortes d'ailleurs qui me conduisent à dire que je ne voterai jamais pour Marine Le Pen mais la capacité à gouverner et ça vaut pour d'autres candidats potentiels elle est essentielle et la capacité l'expertise l'expérience la compétence l'équipe le projet aujourd'hui ces qualités que je juge indispensables de même pour faire un président de la République et bien elles sont dans la famille des Républicains et elles ne sont nulle part ailleurs. Est-ce que vous dites pour Marine Le Pen et le Rassemblement National
est valable pour Éric Zemmour aussi ?
Bien sûr c'est une différence qui est importante et c'est ce qui fait notre force notre crédibilité dans cette élection nous sommes les héritiers d'une famille politique qui a une histoire notre pays en situation de crise majeure qui est aujourd'hui dissimulé par la communication outrancière d'Emmanuel Macron mais jamais notre pays n'a été aussi proche de l'effondrement nous sommes en situation de déclassement on le voit sur beaucoup de sujets que ce soit en matière de protection des français la violence n'a jamais été aussi forte les flux migratoires on en parlait n'ont jamais été aussi levé et les chiffres économiques sont terribles
vous la mettez sur la capacité de gouverner alors que dans les années qui ont précédé la différence elle résitait sur les valeurs sur les principes sur les idées
avec le Rassemblement National mais ces différences elles sont là je ne les récuse pas bien entendu cette phrase c'était une réduction médiatique comme il y en a souvent elle a été reprise sans regarder le contenu de cette interview j'essaie de comprendre
votre pensée Eric Ciotti est-ce que pour vous Eric Zemmour et Marine Le Pen c'est dans le même pot non pas du tout
pas du tout d'ailleurs vous avez bien vu qu'il y avait des débats je vous pose la question différemment est-ce que Eric Zemmour c'est votre famille politique entre Zemmour et Le Pen est-ce que c'est votre famille politique est-ce que vous pourriez par exemple travailler un jour avec lui Eric Zemmour je le connais depuis longtemps il dresse des constats il n'est pas membre aujourd'hui de ma famille politique il a fait partie il y a été le bienvenu je crois de l'époque Laurent Wauquiez comme moi donc on a c'est même on peut avoir des origines communes on peut avoir des constats communs il y a aujourd'hui des citoyens français qui se retrouvent dans ce discours et je ne participerai pas à ce concert médiatique qui va une nouvelle fois attaquer des électeurs qui veulent qu'on leur parle des vrais problèmes parce que la peur identitaire savoir si la France restera la France et si on ne sera pas soumis demain à des influences religieuses ou étrangères qui contredisent ce que nous sommes c'est important la peur du déclassement social aujourd'hui face à la perte de pouvoir d'achat c'est important la peur environnementale face à l'évolution climatique c'est important donc ces questions il faut il faut y répondre et rien ne sert d'insulter de caricaturer de convoquer l'histoire le passé voilà ce que veulent les français ce sont des solutions immédiates et moi j'ai pas j'ai pas d'ennemis à droite j'ai pas d'ennemis à droite je le dis très clairement
on vous pose la question parce qu'hier Aïm Korsia le grand rabbin de France le grand rabbin de France était l'invité de Télé Matin sur France 2 et s'est justement exprimé à propos d'Éric Zemmour
antisémite certainement raciste évidemment quand vous dites simplement que il y a trop de tel ou tel moi qui porte un texte qui s'appelle la constitution qui est fondé sur l'idée des droits de l'homme et qui porte aussi un texte qui s'appelle la bible et qui dit tu aimeras l'étranger car tu as été étranger en terre d'Egypte je ne peux pas être en phase avec ce qu'il dit
pour vous il est antisémite ou pas Éric Zemmour ?
ça me paraît quand même difficile de taxer Éric Zemmour d'antisémite parce qu'il est juif il est de confession juive taxer Éric Zemmour d'antisémitisme on ne peut pas être juif et antisémite c'est quelque chose je ne crois pas je ne crois pas ça me paraît ça me paraît un procès totalement irréel totalement irréel je connais Éric Zemmour ce procès il me paraît totalement
alors lorsqu'il défend Pétain revisite l'affaire Dreyfus lorsqu'il dit que les enfants sont de l'air on n'aurait pas dû être enterrés en Israël
c'est quoi ? je ne suis pas ici pour être l'avocat ou commenter en permanence Éric Zemmour je suis candidat à la primaire de la droite ces propos je ne les partage en rien c'est ce qui fait aujourd'hui qu'il y a des différences ces analyses je crois qu'elles sont totalement infondées et inutiles dans ce débat mais ce n'est pas les préoccupations des français aujourd'hui c'est la préoccupation de commentateurs médiatiques pourtant vous dites qu'il doit être écouté aujourd'hui oui parce que et il dit ça
entre autres
oui mais ça ce n'est pas la partie qui est écoutée ce qui est écouté c'est le constat qu'il dresse sur la situation de déclassement du pays sur l'inquiétude pour savoir si notre pays ne va pas changer de nature et c'est là où il faut apporter des réponses et les réponses elles sont dans le projet dans le programme dans l'équipe que nous formons aux républicains c'est ça la réalité et la différence Eric Ciotti
votre ligne mais je le dis
je n'ai pas d'ennemis à droite
on n'avait pas d'ennemis à droite en tout cas il y a des gens qui ne vous a pris pas forcément dans votre propre parti parce que votre ligne qu'on peut juger très à droite provoque quelques crispations c'est le cas par exemple de Renaud Muselier le patron de la région PACA qui dit ce matin si Eric Ciotti l'emporte lors du congrès
je quitte le parti M. Muselier est le petit téléfact graphiste d'Emmanuel Macron il soutiendra Emmanuel Macron quoi qu'il arrive je l'avais dit au moment des élections régionales où il avait passé une alliance contre nature avec En Marche j'ai dénoncé cela dans ma formation politique Renaud Muselier il avance masqué mais en réalité comme certains de ses amis au sud qui sont déjà passés dans le camp d'Emmanuel Macron il est totalement macronisé c'est le petit télégraphiste du macronisme mais vous vous ferez quoi si vous ne l'emportez pas
lors du congrès si c'est par exemple la ligne de Xavier Bertrand ou de Valérie Pécresse vous serez fidèle vous respecterez le serment de la primaire
je soutiendrai naturellement le candidat de ma famille politique voilà quel qu'il soit c'est normal quel qu'il soit vous ne rejoindrez pas Eric Zemmour ensuite si c'est pas vous on a un beau débat aujourd'hui moi je suis persuadé que le 4 décembre un candidat avec de la force sortira il lui restera ensuite une étape extrêmement importante sans doute la plus exigeante c'est de de rassembler une majorité et donc si c'est Valérie Pécresse par exemple
vous irez faire sa campagne
fièrement et bien sûr on est engagé j'espère que la réciproque sera vraie bien sûr parce que c'est aussi cela la réalité
les centristes de l'UDI ils ont prévu d'auditionner tous les candidats au congrès sauf vous et Denis Père vous êtes vexé ?
non parce que je ne suis pas centrist et je crois aujourd'hui qu'il faut sortir de ces idées voilà bon ils assument un choix
vous alliez les qualifier de quoi ?
les idées centristes ? non de ces idées impuissantes je dis voilà aujourd'hui moi je crois qu'il faut par rapport à la gravité de la situation il faut des choix de rupture quand je propose la fin des droits de succession c'est une idée de rupture
je vous propose une chose c'est qu'on en parle dans un instant vos propositions fiscales on vous entend beaucoup dans cette campagne sur l'immigration absolument économie ce sont peut-être les propositions les plus importantes si vous voulez bien dans un instant juste après le fil info à 8h50 avec Mélanie Delonnet
à cause du manque de soignants un lit sur cinq reste fermé dans les hôpitaux selon une étude dirigée par le président du conseil scientifique c'est deux fois plus qu'avant l'épidémie de Covid la situation est compliquée reconnaît le ministre de la santé dans Libération mais nous sommes dans une politique d'augmentation des effectifs assure Olivier Véran à Paris la moitié des centres de vaccination va fermer à partir de novembre 88% des parisiens éligibles sont vaccinés contre le Covid 5000 témoignages recueillis et les premières recommandations de la commission sur l'inceste suspendre notamment le droit d'hébergement du parent qui est poursuivi le patron de l'office français de l'immigration arrive aujourd'hui à Calais il va rencontrer l'aumônier et les deux militants associatifs en grève de la foi il demande l'arrêt des démantèlements des camps de migrants et puis la place du dauphin du Paris Saint-Germain en jeu ce soir Nice et Marseille s'affrontent à 3 il rejoue à 8 clos le match interrompu à cause de débordements au mois d'août
France Info le 8.30 France Info Salia Brachia Marc Fauvel
toujours avec Eric Ciotti le candidat à l'investiture et l'air pour la présidentielle on en parlait à l'instant vous souhaitez supprimer entièrement les droits de succession par un euro d'impôt jusqu'à 5 millions d'euros de donations vous savez combien sur combien de milliards vous vous asseyez en termes de recettes pour l'état
la recette de l'état c'est un peu plus de 12 milliards d'euros sur les droits de succession c'est 2 milliards de plus pour les donations donc au maximum c'est 15 milliards d'euros c'est un choix je propose aussi des économies par ailleurs parce que je veux porter un projet de vérité je propose 100 milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques je propose la retraite à 65 ans les 39 heures payées 38 une grande réforme territoriale donc les économies elles sont là sur un état moins bureaucratique moins glouton
les 39 heures payées 38 ce serait uniquement pour les fonctionnaires pour la fonction publique
pourquoi uniquement dans la fonction publique ?
parce qu'il y a un statut de l'emploi qui est sûr et qui je pense nécessite un petit effort supplémentaire dans le cadre privé ça relève de la négociation de la liberté il y aurait et puis je souhaite qu'au delà de 39 heures toutes les heures supplémentaires soient désocialisées défiscalisées comme l'avait fait Nicolas Sarkozy il y a une autre mesure dans votre programme Eric Ciotti sur les droits de succession c'est un impôt sur la mort et quand on sait aujourd'hui qu'il y a 5200 milliards d'euros d'épargne financière qui sont quelque part gelées je propose une mobilité du capital ça serait un immense plan de relance qui rapporterait au final plus à l'état et qui aiderait les jeunes aussi il y a des grands-parents qui veulent aider les jeunes leurs petits-enfants il y a déjà beaucoup de systèmes aujourd'hui d'exonération 31 000 euros donations grands-parents
vous connaissez le montant moyen d'un héritage aujourd'hui en France ?
c'est un peu plus de 100 000 euros vous vous dites 5 millions oui on est quand même un petit peu au-dessus 5 millions sans impôts mais ça veut dire que quand je dis vous dites on supprimerait cette recette les patrimoines au-dessus de 5 milliards d'euros 5 millions 5 millions ils portent beaucoup de recettes voilà et donc ça ça veut dire que le coût il serait autour de 8 milliards d'euros je pense on peut le supporter avec des économies
autre mesure sur l'impôt sur le revenu là vous dites c'est très simple je fais un taux unique à 15% pour l'impôt sur le revenu donc soit on ne paye pas d'impôt soit on paye 15% qu'on soit smicard ou millionnaire ou milliardaire même Margaret Thatcher n'avait pas fait ça Eric Ciotti
oui mais il y a des pays qui l'ont fait il y a des économistes très performants qui le prônent il y a un pays comme l'Estonie qui a une croissance importante 15% pour tout le monde ça veut dire que personne ne verrait son impôt augmenter aujourd'hui puisque le seuil de 15% commencerait au seuil à peu près actuel et ça veut dire que les riches vont voir
leurs impôts bien bien bien baissés
puisque le taux marginal aujourd'hui on est au-dessus de 40% là vous le passez à 15% vous le divisez par 3% et l'impôt sur le revenu rapporte environ 78 milliards d'euros mais comme on a des taux qui sont parmi les plus élevés au monde 45% sur la partie la plus élevée on a mis en place ce qu'on appelle les niches fiscales il y en a près de 500 elles coûtent à l'état 95 milliards d'euros donc c'est-à-dire plus que le produit de l'impôt sur le revenu moi je propose qu'on diminue ces niches fiscales ces optimisations fiscales ces défiscalisations qui sont des outils pour les plus fortunés et que tout le monde ait la possibilité de contribuer à l'effort national même les plus faibles je proposerai qu'il y ait un euro symbolique d'impôt parce que le consentement à l'impôt il est important on est le pays au monde qui paye le plus d'impôts on a le record du monde des prélèvements obligatoires ce n'est plus supportable parce que ça a conduit aujourd'hui beaucoup de français à quitter notre pays ça a conduit beaucoup d'entreprises c'est la même chose pour les droits de succession où on empêche les entreprises d'être transmises de se délocaliser moi ce que je souhaite c'est que l'emploi revienne et la richesse moi je veux être le président de l'emploi je veux être le président de la croissance il faut prendre les solutions qui marchent nous finalement vous croyez au ruissellement on est addictif à l'impôt aujourd'hui à la dépense publique c'est ce que fait ce gouvernement non je ne crois pas du tout à ce que fait ce gouvernement pensez qu'en taxant plus
les droits de succession en taxant moins les plus riches l'argent va profiter
à l'emploi par exemple bien sûr comment ? bien sûr par une croissance qui sera beaucoup plus forte quand vous avez des entreprises ou des ménages qui se délocalisent à l'étranger c'est une perte de richesse pour le territoire national
les riches ne partent plus on l'a vu grâce à la suppression de l'ISF ce n'est pas suffisant
quasiment plus moi je pense aujourd'hui que l'impôt sur le revenu tel qu'il est constitué conduit aussi à ces dispositifs d'évasion fiscale et on peut avoir plus de recettes avec des taux qui sont plus faibles une base plus large une assiette fiscale plus large mais un taux plus faible c'est une mesure de vertu économique il y a des économistes Arthur Laffaire aux Etats-Unis qui indiquaient que l'impôt tue l'impôt plus l'impôt est élevé moins il rapporte et plus il frappe ceux qui ont le plus de potentiel pour créer de la croissance et de l'emploi dans notre point
un dernier mot Eric Ciotti êtes-vous favorable ou non à la proposition d'Anne Hidalgo de rendre le vote possible des saisons le vote et l'éligibilité non j'y suis l'éligibilité
j'y suis opposé ça me paraît pas pertinent 18 ans c'est un équilibre quand on voit malheureusement que très peu de jeunes votent je crois à peine 25% aux élections régionales n'allons pas dans les gadgets de communication dont est adepte Madame Hidalgo
une dernière question finalement c'était pas la dernière tout à fait juste une chose qu'on a relevé sur votre acte vous dites aux militants que vous êtes le seul candidat au congrès aujourd'hui à avoir été aux côtés de François Fillon lors du meeting au Trocadéro le 5 mars 2017 pour vous encore aujourd'hui même s'il a été mis en examen François Fillon c'est une fierté
d'avoir été à ce meeting je l'assume François Fillon avait un formidable projet de redressement pour la France courageux c'est un homme d'état c'est mon ami il le reste il y a eu dans cette affaire je dirais une forme de captation démocratique qui s'est produite qui a perturbé l'élection présidentielle il a été condamné depuis je suis de cette droite de la fidélité j'étais au dernier moment au Trocadéro moi je ne suis pas pour la droite Mercato celle qui s'est vendue à Macron pour des places et des postes je suis pour une droite de conviction pour une droite de projet je l'assume et je la revendique dans cette élection la droite Trocadéro
plutôt que la droite Mercato c'était donc Eric Ciotti merci bonne journée à vous merci si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur France Info et sur France Info .fr .fr C'est bon.
Éric Ciotti