Carburant : "L'’État n’a pas un euro de côté pour aider les Français" (Benoît Perrin)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ai écouté hier les annonces du gouvernement. Ils sont venus tous les ministres à la chaîne pour faire grandes annonces d'aide. 70 millions d'euros.
En fait le résumé, pardonnez-moi de le dire ainsi, c'est qu'on a plus un rond. Benoît Perin, ben le résumé, c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'en fait, on a plus d'argent.
On a plus d'argent. C'est-à-dire que l'État ne se comporte pas comme un ménage. Un ménage, qu'est-ce qu'il fait ?
Bah en fait, il économise un peu d'argent pour le jour où ça un problème de voiture, il y a un problème de chaudière, il a un problème de ce que vous voulez de toiture et ben il a un peu d'économie et du coup bah il utilise ses économies pour justement faire face à cette situation inattendue. L'État pas via découvert depuis 50 ans dépense son argent uniquement pour son quotidien, n'a pas 1 € de côté et donc bah quand il y a un choc, typiquement le choc énergétique et ben il a plus d'argent à mettre effectivement dans la machine pour protéger les ménages à les entreprises. qui est fascinant, c'est que ces dernières années, l'échec et l'argent magique, on l'a vécu toute la période macroniste.
Et là, il y a une alors une mauvaise langue dirait "Mais oui, mais on est un nom de la présidentielle et il y a quelque chose qui s'appelle le déficit public et à l'approche de la présidentielle, va peut-être falloir essayer de montrer que on se sert la ceinture." Ce qui est d'ailleurs faux puisque quand on regarde le déficit public qui est certes moins pire que prévu, il n'y a pas euh un élément qui est lié à une réduction des dépenses publiques. François Pierard, donc on nous prend pour des imbéciles.
Quelle réduction des dépenses publiques ? [rires] Elles ont augmenté. Les dépenses publiques ont augmenté de 41 milliards d'euros en un an.
On rappelle qu'on est le pays le deuxème pays d'Europe avec la dépense la plus élevée en point de PIB. Donc c'est absolument pas la direction dans lequelle euh dans laquelle le bon sens commande d'aller. Et mais en parallèle pour compenser cette explosion enfin augmentation en tout cas de la dépense publique, on a augmenté les impôts, on les a augmenté encore plus que la dépense publique, 58 milliards d'euros de plus de recette publique en 2025, ce qui permet à la fin de réduire le déficit public.
Mais le résultat, c'est que déjà notre déficit public, il reste monumental. 5,1 % du PIB, on parle quand même de 150 milliards d'euros. Ça reste sur le podium des pires déficits publics de la zone euro, donc aucune fierté à en tirer.
Et deuxièmement, quand on augmente les taxes, quand on augmente les prélèvements obligatoires, ça pèse évidemment sur l'activité et sur le potentiel de croissance économique de notre pays.