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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 25 mai 2015 45 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsTransportsÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Orient

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 54 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, nous évoquerons des questions d'actualité dans cette émission comme la réforme du collège ou bien ce qui se passe en ce moment à Palmyre.

  • 0:51OuverteRéponse partielle

    J'aimerais d'abord savoir ce que vous pensez du bilan des socialistes à la tête de la région pendant 17 ans.

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Alors vous allez affronter deux autres députés, mais c'est vrai que vous êtes également maire. Valérie Pécresse, UMP, élu des Yvelines, Claude Bartholone, député de Seine-Saint-Denis et actuel président de l'Assemblée nationale. Est-ce que l'arrivée surprise du quatrième personnage de l'État dans cette élection change la donne à sept mois des régionales ?

  • 3:16OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Claude Bartholone va finalement permettre au PS de garder la région ?

  • 6:37OuverteRéponse directe

    Là, vous dites, faites-vous plaisir aux élections régionales, il n'y a pas de question de vote utile ?

  • 9:57OuverteRéponse directe

    Alors, concrètement, vous êtes donc le candidat de la vie quotidienne des Franciliens. Sur la question des transports, il y a beaucoup d'insatisfaction de la part des usagers.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:40Invité politiqueFait
    « le gouvernement Sarkozy-Pécresse et les socialistes ont été d'accord sur le Grand Paris, sur ces milliards déversés pour faire des tunnels là où ils ne serviront à rien à court terme »
  • 10:58Invité politiquePromesse
    « je veux suspendre les projets du Grand Paris, je veux réorienter les crédits et je vous le dis, sur les 20 milliards prévus qui s'étaleront sur 10 ans, avec 10% seulement, je veux mettre ces 2 milliards sur l'entretien des RER »
  • 12:01Invité politiqueChiffre
    « sur la ligne RER D, que je connais par cœur, d'acheter sept rames qui manquent, sept rames »
  • 13:20Invité politiquePromesse
    « j'ai proposé par exemple qu'on rétablisse les agents de la circulation »
  • 17:15Invité politiquePromesse
    « je veux fermer les établissements scolaires régionaux avec une grille, une porte, une vidéoprotection, et je veux qu'à l'entrée, il y ait un gardien qui filtre les élèves »
  • 19:32Invité politiquePromesse
    « Bien sûr, puisque je l'avais proposée en 2010 lorsque j'ai été déjà candidat »
  • 21:59Invité politiquePromesse
    « mon grand combat, mais aussi national, c'est la seconde chance »
  • 23:52Invité politiqueFait
    « La GPA, vous savez, la gestation pour autrui. Le gouvernement nous avait dit qu'il va y avoir le mariage pour tous, mais rassurez-vous, il y aura l'union des couples homosexuels, mais ils ne pourront pas aller acheter des enfants sur catalogue et louer le ventre des femmes en Inde »
  • 24:16Invité politiqueFait
    « Mme Taubira a dit qu'on accepte la GPA »
  • 26:02Invité politiqueChiffre
    « on a commencé, on était à zéro. Aux présidentielles, on était à deux. Aux européennes, on était à quatre. Aujourd'hui, les sondages nous mettent à six ou sept »
  • 26:43Invité politiqueFait
    « ça fait vingt ans qu'ils votent utile, PS, UMP, UMP, PS et les résultats sont nuls. »
  • 27:03Invité politiqueChiffre
    « 80% des Français ne veulent pas entendre parler de François Hollande à nouveau. »
  • 27:13Invité politiqueChiffre
    « 77% des Français, dernier sondage, ne veulent surtout pas le voir revenir comme président de la République. »
  • 27:21Invité politiqueChiffre
    « vous avez les deux tiers des Français qui seraient inquiets si elle était présidente de la République. »
  • 30:07Invité politiqueChiffre
    « ils ont acheté les autoroutes 14 milliards en 2006. »
  • 34:00Invité politiqueFait
    « il y a 20 ans, il y avait 6 heures d'apprentissage du français par semaine au collège. »
  • 34:07Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, il n'y en a plus que 4 heures. »
  • 38:07Invité politiqueFait
    « est-ce qu'on peut laisser 150 000 jeunes par an dans l'échec parce qu'on a été laxiste ? »
  • 43:23Invité politiqueFait
    « depuis le début François Hollande et Laurent Fabius ont une dent contre Assad. »
  • 43:43Invité politiqueFait
    « je regrette que la France soutienne à ce point le Qatar qui soutient l'État islamique indirectement. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan76 %
  • Présentateur16 %
  • ?8 %

≈ 55,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Radio

0:04
Présentateur

-Orient présente Pluriel. Pluriel animé par Loïc Barrière. L'invité de Pluriel est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, maire de hier, président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France. Bonsoir.

0:26
Nicolas Dupont-Aignan

Bonsoir,

0:27
Locuteur

monsieur.

0:27
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, nous évoquerons des questions d'actualité dans cette émission comme la réforme du collège ou bien ce qui se passe en ce moment à Palmyre. Mais j'aimerais commencer par votre campagne pour les élections régionales, c'est au mois de décembre. En région Ile-de-France, vous rejetez à la fois les sortants, les socialistes, et l'UMP, Valérie Pécresse, tête de liste favorite de ce scrutin. J'aimerais d'abord savoir ce que vous pensez du bilan des socialistes à la tête de la région pendant 17 ans.

0:58
Locuteur

Écoutez,

0:59
Nicolas Dupont-Aignan

sans esprit de système, parce que vous le savez, je n'ai jamais été sectaire, le bilan n'est vraiment pas bon. Il n'est pas bon parce que les socialistes,

1:08
Locuteur

d

1:09
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs,

1:10
Locuteur

et

1:10
Nicolas Dupont-Aignan

c'est pourquoi on dit que je rejette Mme Pécresse, je ne rejette pas Mme Pécresse en elle-même, mais

1:15
Locuteur

en

1:15
Nicolas Dupont-Aignan

accord d'ailleurs avec les gouvernements de droite,

1:18
Locuteur

ont

1:18
Nicolas Dupont-Aignan

privilégié les grands projets qui n'arrivent jamais

1:21
Locuteur

aux

1:23
Nicolas Dupont-Aignan

investissements de vie quotidienne qui permettraient d'adoucir un peu la vie des franciliens.

1:30
Locuteur

Et

1:30
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je suis candidat parce que je serai le seul maire en exercice de banlieue,

1:35
Locuteur

tête

1:36
Nicolas Dupont-Aignan

de liste au régional en Ile-de-France. Et je crois que cela a de l'importance parce que, comme maire d'une ville moyenne de 30 000 habitants en Essonne, je pense connaître et bien vivre les difficultés de mes concitoyens. Et quand je pense qu'avec 10% simplement, 10%

1:54
Locuteur

du

1:55
Nicolas Dupont-Aignan

coût

1:55
Locuteur

du

1:56
Nicolas Dupont-Aignan

Grand Paris,

1:57
Locuteur

vous

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

savez ces tunnels qu'on est en train de nous prévoir pour 20 milliards d'euros, avec 10% de ce coût seulement, on pourrait réparer les RER

2:05
Locuteur

qui

2:06
Nicolas Dupont-Aignan

ne marchent pas,

2:07
Locuteur

et

2:07
Nicolas Dupont-Aignan

bien j'enrage. C'est-à-dire que j'ai vraiment l'impression, que ce soit Mme Huchon, M. Bartholone, Mme Pécresse, qu'ils vivent dans un autre monde. Bien sûr, il faut prévoir l'avenir de l'Ile-de-France. L'idée du Grand Paris en soi n'est pas idiote. Mais affecter tous les crédits, se surendetter

2:23
Locuteur

pour

2:24
Nicolas Dupont-Aignan

des projets qui verront le jour dans 30 ou 40 ans, et ne pas être capable de réparer, d'entretenir le quotidien, me paraît aberrant.

2:32
Locuteur

Et

2:33
Nicolas Dupont-Aignan

j'aimerais, par ma candidature, mettre sur la table ces vrais dossiers. Je peux parler aussi du harcèlement des automobilistes. Tout est fait pour compliquer la vie des automobilistes, soi-disant pour protéger l'environnement, mais en vérité on a créé les embouteillages la nuit, on ne peut plus circuler, les verres ont interdit tout investissement routier, ce qui est absurde. On peut tout à fait éviter les voitures dans certains endroits, mais il faut faciliter leur circulation ailleurs. Bref, je pourrais parler des problèmes d'insécurité. Je veux qu'on remette à plat les questions d'Ile-de-France.

3:04
Présentateur

Alors vous allez affronter deux autres députés, mais c'est vrai que vous êtes également maire. Valérie Pécresse, UMP, élu des Yvelines, Claude Bartholone, député de Seine-Saint-Denis et actuel président de l'Assemblée nationale. Est-ce que l'arrivée surprise du quatrième personnage de l'État dans cette élection change la donne à sept mois des régionales ? Est-ce que Claude Bartholone va finalement permettre au PS de garder la région ?

3:27
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne sais pas. Moi, je pense qu'aujourd'hui, la vraie question, ce n

3:32
Locuteur

'est

3:32
Nicolas Dupont-Aignan

pas leur compétition, puisqu'en vérité, si l'on regarde concrètement, le gouvernement Sarkozy-Pécresse

3:39
Locuteur

et

3:40
Nicolas Dupont-Aignan

les socialistes ont été d'accord sur le Grand Paris, sur ces milliards déversés pour faire des tunnels là où ils ne serviront à rien à court terme. Donc, ils font semblant de s'opposer, mais ils sont main dans la main dans la réalité. Je préfère la droite à la gauche, je ne

3:56
Locuteur

vais

3:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas, bien sûr, le dire autrement. Mais n'oublions pas que le scrutin régional, c'est un scrutin à deux tours. Et c'est un scrutin proportionnel. C

4:06
Présentateur

'est-à-dire que là,

4:07
Locuteur

vous avez vos chances, les petits partis ont leurs chances.

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

4:10
Locuteur

c'est-à-dire qu'on peut, voilà.

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

Et je suis déjà dans les sondages entre 5 et 7%, alors que, souvenez-vous, on me mettait toujours à zéro, et on faisait 4 ou 5. Donc, je veux dire que, moi, je vais offrir l'occasion

4:21
Locuteur

aux

4:22
Nicolas Dupont-Aignan

citoyens d'Île-de-France de renvoyer dos à dos les sortants, comme je les appelle, socialistes, les revenants, pour UMP, pour peut-être qu'un jour, enfin, dans notre pays, on puisse essayer autre chose,

4:34
Locuteur

et

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

sans que cette autre chose soit le Front National. Parce qu'en vérité,

4:39
Locuteur

que

4:40
Nicolas Dupont-Aignan

ce soit au niveau de l'Île-de-France ou au niveau de la France, le piège, il est là.

4:44
Locuteur

On

4:44
Nicolas Dupont-Aignan

vous condamne, soit à conserver des incapables, désolé d'être un peu violent, mais

4:49
Locuteur

qui

4:50
Nicolas Dupont-Aignan

ne changent rien à la vie des gens,

4:52
Locuteur

soit

4:53
Nicolas Dupont-Aignan

à partir

4:53
Locuteur

au

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

Front National. Et tout mon combat, c'est de réconcilier les Français avec une alternative politique qui ne soit pas extrémiste.

5:02
Locuteur

C

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

'est dur, parce que j'en bave, parce que ça ne plaît pas, on veut enfermer les Français dans un faux choix. D'ailleurs, les Français ne sont pas dupes, puisqu'ils sont aujourd'hui à plus de 50% à s'abstenir.

5:15
Locuteur

Et

5:15
Nicolas Dupont-Aignan

pire, au second tour des départementales, personne ne l'a dit dans les médias,

5:19
Locuteur

il

5:20
Nicolas Dupont-Aignan

y a eu 8% de vote blanc.

5:22
Locuteur

Et

5:22
Nicolas Dupont-Aignan

je ne parle même pas des 10% de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales, ça représente quand même 4 millions d'électeurs. Donc,

5:29
Locuteur

est

5:30
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu'on se rend compte aujourd'hui que la vie politique

5:32
Locuteur

tourne

5:33
Nicolas Dupont-Aignan

autour, en fait, d'un tiers des votants

5:35
Locuteur

? Moi,

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui m'intéresse, ce n

5:37
Locuteur

'est

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas de prendre des voix à Mme Pécresse ou à M. Bartholone, ils ont leurs voix, et les gens qui votent encore pour eux, bon courage, bonne chance, ça fait 20 ans qu'ils n'arrivent pas à résoudre les problèmes.

5:46
Locuteur

Vous vous appelez

5:47
Présentateur

notamment aux abstentionnistes

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

? Oui, je veux leur dire qu'en s'abstenant, ils laissent ces gens-là gouverner. Ils laissent le Front National prospérer. Et je suis absolument convaincu qu'en Ile-de-France, si on vote pour ma liste, on peut faire nos 10%, et on n'aura pas besoin au second tour de s'allier à l'un ou à l'autre. On aura un groupe autonome, indépendant,

6:10
Locuteur

et

6:10
Nicolas Dupont-Aignan

ça permettra dans cette assemblée régionale d'avoir des gens différents

6:15
Locuteur

qui

6:16
Nicolas Dupont-Aignan

sont les yeux, les oreilles, la voix, j'allais dire des 100 grades de tous ceux qui subissent.

6:23
Locuteur

A

6:23
Présentateur

l'élection présidentielle, le vote utile joue à plein, justement parce qu'on a peur, parfois, que Marine Le Pen arrive au second tour. Là, vous dites, faites-vous plaisir aux élections régionales, il n'y a pas de question de vote utile ?

6:37
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce que c'est un scrutin à la proportionnelle, parce que qu'est-ce qui compte ? C'est peut-être aussi au niveau de la région Ile-de-France d'essayer autre chose. Et je pense avoir redressé ma vie là hier dans l'Essonne, tout le monde peut le reconnaître. C'est prétentieux peut-être de dire ça, mais je suis le seul maire

6:52
Locuteur

de

6:53
Nicolas Dupont-Aignan

France, d'une ville de banlieue, 30 000 habitants,

6:55
Locuteur

à

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

avoir été réélu trois fois à plus de 75% des voix. Donc ça veut bien dire qu'il y

7:00
Locuteur

a

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

des communistes, des gens de droite, de gauche, qui ne votent pas pour moi comme couleur politique, qui votent pour ce qu'on a fait avec mon équipe.

7:08
Locuteur

On

7:08
Nicolas Dupont-Aignan

a redressé notre ville, moi j'aimerais faire pour la région la même chose, et pourquoi on n'aurait pas le droit dans notre vie politique d'essayer autre chose ?

7:15
Présentateur

Alors ce que vous êtes en train de dire, c'est que vous êtes élu dans votre ville par des gens de gauche, des écolos, des socialistes,

7:23
Locuteur

des communistes, et

7:24
Présentateur

là c'est aussi un appel que vous lancez à cet électorat ?

7:27
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que

7:28
Locuteur

pour faire marcher les RER... Des gens qui ont le cœur à gauche

7:32
Présentateur

peuvent voter Nicolas Dupont

7:34
Locuteur

-Aignan

7:34
Nicolas Dupont-Aignan

? En tout cas, quand on voit des socialistes qui ont tout abandonné, en tout cas moi je crois

7:42
Locuteur

que

7:43
Nicolas Dupont-Aignan

pour faire avancer les trains à l'heure, pour rétablir, éviter les raquettes aux abords des lycées,

7:49
Locuteur

pour

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

avoir des routes qui fonctionnent, pour aussi peut-être arrêter les magouilles,

7:55
Locuteur

et

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

comment dire, une certaine dérive politique, notamment des gens de l'UMP, comme des socialistes d'ailleurs, Madame Pécresse est respectable, mais elle fréquente des gens infréquentables.

8:07
Locuteur

Quand

8:08
Nicolas Dupont-Aignan

je pense qu'elle a fait campagne en Essonne,

8:10
Présentateur

Oui,

8:10
Locuteur

vous

8:10
Présentateur

pensez

8:10
Locuteur

à... En Essonne, je sais de quoi je

8:12
Nicolas Dupont-Aignan

parle, en Essonne, elle est venue sur tous les marchés de l'Essonne, notamment dans ma circonscription,

8:18
Locuteur

pour

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

soutenir M. Georges Tron, mis en examen pour viol, des batteries de casseroles, et si vous voulez, ce qui m'a choqué,

8:26
Locuteur

c

8:27
Nicolas Dupont-Aignan

'est cette espèce de clan, où quoi qu'il arrive, ils sont entre eux. Toute personne qui pense différemment doit être exclue. Moi je n'aime pas cette façon de procéder, et je n

8:37
Locuteur

'ai

8:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas envie que l'île de France, la région Île-de-France, soit un jouet, après l'avoir été pour le PS, il le soit pour l'UMP. Je préfère la droite à la gauche, mais je veux dire par là que je n

8:48
Locuteur

'ai

8:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas envie de cautionner une dérive, je n

8:50
Locuteur

'ai

8:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas envie de voir les Balkany, Tron, Sarkozy, mette main basse sur la région Île-de-France, je ne l'accepte pas.

8:58
Locuteur

Vous mettez Nicolas Sarkozy dans le même sac que

9:01
Présentateur

Balkany, pour l'instant il n

9:03
Locuteur

'a

9:03
Présentateur

pas été condamné

9:04
Locuteur

Nicolas Sarkozy.

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Sarkozy a triché

9:06
Locuteur

à

9:07
Nicolas Dupont-Aignan

l'élection présidentielle. Personne ne le dit. Ses comptes

9:11
Locuteur

ont

9:12
Nicolas Dupont-Aignan

été annulés,

9:13
Locuteur

et

9:14
Nicolas Dupont-Aignan

le Conseil constitutionnel les a déclarés irrecevables. Ça c'est un fait, ce n

9:19
Locuteur

'est

9:19
Nicolas Dupont-Aignan

pas une procédure.

9:20
Locuteur

Et

9:21
Nicolas Dupont-Aignan

je trouve surréaliste, franchement, qu'on puisse dans notre pays avoir un ancien président de la République qui a triché à l'élection présidentielle, revenir comme si de rien n'était. Ça me choque. Je ne cherche pas à l'accabler, mais je trouve ça inacceptable. Et donc, voir la région Île-de-France monopolisée par un clan Sarkozy-Pécresse me choque un peu. Je ne dis pas qu'ils peuvent faire de bonnes choses. Je dis simplement qu'il ne faut pas qu'ils aient le monopole.

9:54
Locuteur

Ne

9:55
Nicolas Dupont-Aignan

mettez pas tous les oeufs dans le même panier.

9:57
Présentateur

Alors, concrètement, vous êtes donc le candidat de la vie quotidienne des Franciliens. Sur la question des transports, il y a beaucoup d'insatisfaction de la part des usagers. Vous avez évoqué quelques exemples. Les retards fréquents, les trains bondés, l'insécurité en particulier pour les femmes, des rames vieillissantes. Si vous êtes élu à la région, peut-être pas président, mais en tout cas avec un groupe important, est-ce que vous aurez les moyens de trouver des solutions

10:23
Locuteur

rapidement ? Est-ce que vous arriverez à

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

peser ? Mais elles existent, les solutions. C'est une question de choix.

10:29
Locuteur

La

10:29
Nicolas Dupont-Aignan

société du Grand Paris,

10:31
Locuteur

ils

10:31
Nicolas Dupont-Aignan

ont créé une société,

10:33
Locuteur

a

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

levé un milliard d'euros pour déjà créer un organisme, des bureaux, un nouvel organisme. La gauche a créé la métropole

10:44
Locuteur

pour

10:44
Nicolas Dupont-Aignan

rajouter un échelon.

10:46
Locuteur

Mais

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

à quoi servent tous ces fonctionnaires, tout cet argent, tous ces gaspillages

10:49
Locuteur

?

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, c'est clair, je veux suspendre les projets du Grand Paris,

10:55
Locuteur

je

10:55
Nicolas Dupont-Aignan

veux réorienter les crédits et je vous le dis, sur les 20 milliards prévus qui s'étaleront sur 10 ans, avec 10% seulement, je veux mettre ces 2 milliards sur l'entretien des RER. Ça veut dire quoi ? Des travaux,

11:09
Locuteur

des

11:09
Nicolas Dupont-Aignan

remplacements de rames, l'achat de nouvelles rames, des investissements, on sait où il faut les faire. Simplement, on ne les fait pas parce que l'argent est pris par les grands projets. C'est comme si chez vous, si vous avez un appartement ou une petite maison, la toiture fuit,

11:23
Locuteur

vous

11:24
Nicolas Dupont-Aignan

dites, non, non, la toiture, ce n

11:25
Locuteur

'est

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas grave, je vais reconstruire un palais à côté. Et vous amassez de l'argent pour construire pendant 30 ans un palais à côté. Et votre maison, vous êtes sous l'eau. Enfin, c'est n'importe quoi.

11:34
Locuteur

Quand

11:34
Nicolas Dupont-Aignan

vous pensez que les verts ont refusé qu'il y ait la climatisation dans les bus et dans les métros et dans les RER, parce que ce n

11:43
Locuteur

'est

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas écologique,

11:44
Locuteur

mais

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

c'est n'importe quoi. Dans tous les pays du monde, on va dans des métros et des RER et des bus climatisés l'été. C'est quand même plus agréable. Ah ben non, nous, ils l'ont refusé. Quand vous pensez qu'on n'est pas capable sur la ligne RER D, que je connais par cœur, d'acheter sept rames qui manquent, sept rames, il y

12:05
Locuteur

a

12:05
Nicolas Dupont-Aignan

des suppressions de trains tout le temps, tout simplement parce que quand une rame est en panne, il n

12:09
Locuteur

'y

12:09
Nicolas Dupont-Aignan

a pas la rame pour la remplacer.

12:11
Locuteur

Tout

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

le monde le sait depuis

12:12
Locuteur

15 ans. En moyenne,

12:12
Présentateur

dans votre ville, les habitants, ils attendent combien de temps sur le quai quand il y

12:16
Locuteur

a

12:16
Présentateur

une rame qui manquent ? Quand vous pensez que le train du...

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

Nous avions, nous avons normalement deux trains au quart d'heure, alors que sur d'autres branches, le nord, vers Évry, il y a trois trains au quart d'heure. Et nous, sur ces deux trains au quart d'heure,

12:29
Locuteur

il

12:29
Nicolas Dupont-Aignan

y a un train supprimé tous les soirs aux heures de pointe, quasiment, et tous les matins. Les gens ne peuvent plus monter dans les rames.

12:35
Locuteur

Et

12:35
Nicolas Dupont-Aignan

quand je... Ça fait dix ans que je me bats là-dessus.

12:38
Locuteur

Et

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

on me dit, ah ben oui, mais il faut racheter cette rame. J'ai été les chercher, ces rames. J'ai été les chercher dans le Nord-Pas-de-Calais.

12:44
Locuteur

On

12:44
Nicolas Dupont-Aignan

a mis trois ans à les faire acheter par la région Île-de-France. Alors maintenant, on nous dit, ah oui, mais il faut les réparer, il faut les adapter.

12:50
Locuteur

Mais

12:50
Nicolas Dupont-Aignan

tout est insurmontable. Pourquoi ? Tout simplement parce que les crédits vont ailleurs. Ces gens-là, désolé de vous le dire, ces élus, ne vont pas dans leur air. Je ne sais pas ce qu'ils font, je ne

13:00
Locuteur

sais

13:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas où ils vivent, je ne comprends pas. Je veux qu'on remette les choses d'équerre. Je veux qu'on reparte de la base. C'est possible, ce n'est pas impossible. Pareil pour les investissements routiers. Quand vous pensez parfois qu'il suffirait d'investir 10 millions, 3 millions sur un carrefour pour simplifier le carrefour, j'ai proposé par exemple qu'on rétablisse les agents de la circulation. Vous savez, dans les films de De Funès, dans les années 60,

13:26
Locuteur

il

13:26
Nicolas Dupont-Aignan

y avait des agents de circulation dans les carrefours. Ça paraît con, ce que je vous dis, pardonnez-moi cette expression un peu vulgaire.

13:31
Locuteur

Ils

13:31
Nicolas Dupont-Aignan

ont été partout supprimés. Moralité, il suffit qu'il y

13:34
Locuteur

ait

13:34
Nicolas Dupont-Aignan

quelqu'un qui n'est pas civique pour que le carrefour soit bloqué. Vous attendez un quart d'heure et les gens s'énervent. Pourquoi on n

13:39
Locuteur

'est

13:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas capable de rétablir les 400 à 500, les 1000 agents de la circulation qui feraient que les carrefours, comme dans tous les pays du monde,

13:47
Locuteur

fonctionnent ? Ça, ça

13:48
Nicolas Dupont-Aignan

ne coûte rien par rapport aux investissements. C'est du fonctionnement, ça ne coûte rien.

13:52
Locuteur

Les bouchons

13:54
Présentateur

ne sont pas inéluctables puisqu

13:55
Locuteur

'évidemment, on

13:56
Présentateur

travaille sur une radio qui est très écoutée, notamment quand il y a des bouchons.

14:00
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez été comme moi, pris dans des bouchons absurdes et quand vous en sortez au bout d'une demi-heure, vous constatez que quoi ? Qu'il y

14:06
Locuteur

a

14:06
Nicolas Dupont-Aignan

eu un bus et un camion de livraison et un automobiliste un peu irascible qui se sont mis en même temps et qui n'ont pas respecté le feu. Vous l'avez constaté, je ne

14:15
Locuteur

suis

14:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas fou, je vis comme tout le monde. Ce que

14:16
Locuteur

tout le monde constate, effectivement.

14:18
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi il n

14:18
Locuteur

'y a

14:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas un agent

14:19
Locuteur

?

14:19
Nicolas Dupont-Aignan

Vous allez à l'étranger n'importe où, vous allez en Corée, vous allez à Singapour, vous allez à Alger, vous allez au Maroc, vous allez n'importe où. Il y

14:26
Locuteur

a

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

des agents de la circulation à certains carrefaux pour faire régner un peu de discipline. Pourquoi nous ? Alors nous,

14:31
Locuteur

on

14:31
Nicolas Dupont-Aignan

a des agents de médiation, des pauvres jeunes qui déambulent dans les trains avec des vestes rouges marquées SNCF, vous écoutent, qui sont très sympathiques. Oui,

14:39
Locuteur

qui demandent aux gens de se pousser un petit peu pour laisser la place aux autres. Ils rentrent

14:43
Nicolas Dupont-Aignan

bien dans la rame comme des sardines. Bon, c'est sympathique, mais peut-être qu

14:46
Locuteur

'on

14:46
Nicolas Dupont-Aignan

peut les redéployer.

14:48
Locuteur

Il

14:48
Nicolas Dupont-Aignan

y a beaucoup d'argent en France gaspillé. Il faut lutter contre les gaspillages. Il faut du bon sens. Voilà, du bon sens. Moi, je serai le candidat du bon sens. Alors je sais, les grandes

14:59
Locuteur

se demandent rigolent. Le bon sens près de chez vous. Oui, le bon

15:00
Nicolas Dupont-Aignan

sens près de chez vous. Les gens rigolent, mais moi, c'est comme ça que j'ai adressé ma ville qui était ruinée et on en a fait une ville bien avec du bon sens.

15:08
Présentateur

Vous avez parlé de l'insécurité notamment aux abords des lycées. Est-ce qu'il y a une solution miracle pour que les adolescents ne soient pas harcelés ou victimes d'agressions ? Alors, ce n

15:19
Locuteur

'est

15:19
Présentateur

pas

15:19
Locuteur

facile.

15:20
Nicolas Dupont-Aignan

On va être francs parce que celui qui vous dirait je peux le supprimer, sans réforme judiciaire, on y arrivera difficilement. Parce que le vrai problème, c'est la justice. Quand on a une justice qui ne punit jamais les délinquants, il ne

15:33
Locuteur

faut

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas s'étonner que les délinquants recommencent. Ça, c'est le premier point. Mais il y

15:36
Locuteur

a

15:36
Nicolas Dupont-Aignan

des choses à faire. Et notamment, alors il

15:38
Locuteur

y a

15:38
Nicolas Dupont-Aignan

une chose qui va peut-être vous choquer,

15:39
Locuteur

mais

15:39
Nicolas Dupont-Aignan

moi, j'en ai assez, qui est 2-3 voyous par lycée, ce que j'appelle des voyous très durs,

15:44
Locuteur

qui

15:44
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont plus exclus des lycées

15:47
Locuteur

et

15:47
Nicolas Dupont-Aignan

qui traînent

15:48
Locuteur

et

15:48
Nicolas Dupont-Aignan

qui terrorisent leurs petits camarades. Il n'est pas acceptable d'avoir des professeurs qui vous disent qu'ils font 40 minutes de discipline et 10 minutes d'enseignement. Ce n

15:59
Locuteur

'est

15:59
Nicolas Dupont-Aignan

plus possible.

15:59
Locuteur

Mais si le

16:00
Présentateur

conseil régional peut agir sur cette

16:01
Locuteur

question ? C'est quand même difficile. Non, mais ce

16:03
Nicolas Dupont-Aignan

n

16:03
Locuteur

'est

16:03
Nicolas Dupont-Aignan

pas sa compétence exactement. Sa compétence est plutôt sur les bâtiments, mais j'ai proposé par exemple pour le conseil régional de sanctuariser davantage les lycées,

16:10
Locuteur

c

16:10
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'ils soient bien fermés et qu'il y ait une personne à l'accueil.

16:15
Locuteur

Vous

16:15
Nicolas Dupont-Aignan

savez, chez moi, j'ai un établissement privé, le lycée Saint-Pierre.

16:20
Locuteur

Tous

16:20
Nicolas Dupont-Aignan

les parents

16:22
Locuteur

des

16:22
Nicolas Dupont-Aignan

enfants de quartiers dits difficiles, qui sont souvent des gens modestes, viennent me voir en me disant par pitié, trouvez-moi une place à Saint-Pierre.

16:32
Locuteur

Est

16:32
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous trouvez normal

16:33
Locuteur

que

16:34
Nicolas Dupont-Aignan

les familles modestes aujourd'hui, pour assurer l'avenir de leurs gamins, se disent,

16:39
Locuteur

il

16:39
Nicolas Dupont-Aignan

ne

16:39
Locuteur

faut

16:39
Nicolas Dupont-Aignan

plus qu'il aille dans le lycée public, il faut qu'il aille dans un lycée privé

16:42
Locuteur

?

16:43
Nicolas Dupont-Aignan

Catholique de surcroît, alors que ce n

16:44
Locuteur

'est

16:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas leur religion d'ailleurs. Et est-ce que c'est... Ça montre qu'il

16:48
Locuteur

y a

16:48
Nicolas Dupont-Aignan

quand même un problème. Je trouve très bien ce lycée, cette école primaire, collège, lycée catholique, c'est un très bon lycée. Pourquoi ils veulent aller là-bas

16:56
Locuteur

?

16:57
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu'à l'entrée, il y a quelqu'un qui vérifie les papiers d'identité, qui note l'absence, parce que pour chaque niveau scolaire, il y

17:03
Locuteur

a

17:03
Nicolas Dupont-Aignan

un conseiller d'éducation qui aide les enfants à reprendre pied quand il a des mauvaises notes. Ça veut dire qu'il y a un

17:08
Locuteur

suivi.

17:09
Nicolas Dupont-Aignan

Alors ça, ça

17:10
Locuteur

peut être de la compétence de la région ? C

17:12
Présentateur

'est-à-dire un employé du conseil

17:14
Locuteur

régional ? Je

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

veux mettre... D'abord, je veux fermer les établissements scolaires régionaux avec une grille, une porte, une vidéoprotection, et je veux qu'à l'entrée, il y ait un gardien

17:25
Locuteur

qui

17:25
Nicolas Dupont-Aignan

filtre les élèves, qui contrôle leur heure à d'arriver, qui appelle les parents quand l'élève n'est pas là, bref, qu'il y ait le suivi qui existe dans des établissements privés.

17:35
Locuteur

La seule

17:35
Nicolas Dupont-Aignan

différence aujourd'hui entre le privé et le public, ce n

17:37
Locuteur

'est

17:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas les enseignants, ce sont les mêmes. Ce n

17:39
Locuteur

'est

17:39
Nicolas Dupont-Aignan

pas les programmes, ce sont les mêmes.

17:41
Locuteur

C

17:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est quoi ? C'est le suivi. Et je trouve dommage qu'on ne donne pas aux établissements publics de la République, c'est-à-dire à ce qui fait l'école de la République, les moyens qu'ont les écoles privées. C'est simplement du bon sens, là aussi.

17:54
Locuteur

C'est qu'on ne

17:54
Nicolas Dupont-Aignan

laisse

17:55
Locuteur

pas les

17:55
Nicolas Dupont-Aignan

gamins s'en suivit. Et quand on est parent, moi je suis parent, j'aime bien savoir, mes enfants sont dans le public, mais j'aime bien savoir que mon enfant est arrivé à l'heure, qu'il n

18:05
Locuteur

'a

18:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas traîné avant, après, qu'il n

18:07
Locuteur

'est

18:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas sorti pendant la tente cantine. Et je pense que tous les parents, d'où qu'ils viennent, où qu'ils vivent, ont envie

18:14
Locuteur

d

18:15
Nicolas Dupont-Aignan

'une protection pour leurs enfants.

18:16
Locuteur

Et ça, le conseil régional

18:17
Nicolas Dupont-Aignan

peut le faire.

18:18
Présentateur

Vous êtes favorable à l'instauration d'un système de vidéoprotection aux abords des lycées ? Bien sûr. Et c'est un coût énorme.

18:25
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Pourquoi ? Mais non. Mais, vous savez, il suffit de réduire les indemnités des élus, il suffit de réduire un peu les gaspillages, de mettre fin aux magouilles, et on trouvera l'argent. La

18:37
Présentateur

communication, il y a beaucoup de conseils

18:40
Locuteur

régionaux qui publient des brochures que personne ne lit. Personne

18:44
Nicolas Dupont-Aignan

ne lit. Ça, vous êtes favorable

18:46
Locuteur

à la suppression de ce genre de brochures ? Je suis

18:47
Nicolas Dupont-Aignan

président d'une agglomération et quand on a créé l'agglomération, parce que vous savez qu'on nous a fait créer ces agglomérations, ce qui fait que ça fait une structure de plus, et j'ai dit je ne veux pas de communication, on arrête, moi j'en ai assez de recevoir dans ma boîte, des journaux payés par mon argent qui disent que le président de la région est génial, que tout ce qu'il fait est fabuleux, je préférerais m'en apercevoir dans le RER ou à la sortie du lycée de mes gamins. Encore une question... Je n

19:15
Locuteur

'ai

19:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas

19:15
Locuteur

besoin

19:15
Nicolas Dupont-Aignan

d'une brochure qui me le dit alors que c'est l'inverse qui est fait.

19:18
Présentateur

Encore une question, Nicolas Dupont-Aignan, sur la question des transports. En septembre, le pass Navigo baissera de 40 euros pour les usagers vivant en grande couronne. Est-ce que vous approuvez cette mesure qui va redonner un peu de pouvoir d'achat aux familles francipiennes

19:32
Locuteur

?

19:32
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, puisque je l'avais proposée en 2010 lorsque j'ai été déjà candidat. C'est une mesure que j'avais proposée et je me réjouis qu'elle soit mise en oeuvre. Je ne

19:41
Locuteur

l

19:41
Nicolas Dupont-Aignan

'avais pas critiquée comme l'UMP

19:43
Locuteur

parce

19:43
Nicolas Dupont-Aignan

que l'UMP a passé sa vie à la critiquer et à lutter contre.

19:45
Locuteur

Et

19:46
Présentateur

maintenant,

19:46
Locuteur

l'UMP soutient cette mesure. C'est formidable.

19:48
Nicolas Dupont-Aignan

Ce qui prouve bien que je suis plus cohérent et que je dis à ceux qui m'écoutent qu

19:53
Locuteur

'il

19:53
Nicolas Dupont-Aignan

vaut mieux voter pour des gens qui ne changent jamais d'avis.

19:54
Présentateur

Vous avez effectué votre premier déplacement de candidat en Seine-Saint-Denis le 93 à la Courneuve sur les terres de Claude Bartholone. Si vous êtes élu au Conseil Régional, est-ce que vous serez particulièrement attentif à ce département très jeune, très dynamique mais qui connaît aussi un fort taux de chômage ?

20:13
Nicolas Dupont-Aignan

Oui.

20:15
Locuteur

Alors

20:15
Nicolas Dupont-Aignan

moi, je vais être franc avec vous. Je pense que je ne

20:18
Locuteur

vais

20:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas faire de démagogie à dire dans chaque département où je viens, c'est le département dont je vais m'occuper plus que les autres. Non, il faut s'occuper de tous les départements pareils parce que vous avez des problèmes sociaux, des problèmes difficiles dans tous les départements d'Ile-de-France.

20:32
Locuteur

Il

20:32
Nicolas Dupont-Aignan

y en a beaucoup, c'est vrai, et plus en Seine-Saint-Denis. Mais pourquoi

20:35
Locuteur

?

20:36
Nicolas Dupont-Aignan

Parce qu

20:36
Locuteur

'on

20:38
Nicolas Dupont-Aignan

a laissé en Seine-Saint-Denis se concentrer toutes les difficultés. et c'est un problème qui dépend aussi de la région, mais pas seulement, il faut être honnête aussi. Ça dépend de l'État

20:49
Locuteur

et

20:49
Nicolas Dupont-Aignan

ça veut dire une autre politique de logement, ça veut dire une autre politique de sécurité, ça veut dire de changer et ça, ça dépend du niveau national. Mais il y a beaucoup de choses à faire en Seine-Saint-Denis et la première chose à faire, à mon avis,

21:04
Locuteur

c

21:04
Nicolas Dupont-Aignan

'est l'effort de formation professionnelle pour cette jeunesse. Moi, j'étais à la Courneuve, le tête de liste de ma liste en Seine-Saint-Denis, c'est amusant, ça surprendra les journalistes qui me caricaturent toujours comme un gros facho, ce que je ne suis pas. C'est un ancien maire adjoint de Mme Buffet, front de gauche. Eugène-Henri Mort, c'est un responsable associatif qui est un type extraordinaire, qui a fait beaucoup et qui a compris

21:31
Locuteur

que

21:32
Nicolas Dupont-Aignan

la gauche racontait n'importe quoi et était hypocrite, qu'il y

21:35
Locuteur

avait

21:35
Nicolas Dupont-Aignan

les beaux discours sociaux et que derrière,

21:37
Locuteur

c

21:37
Nicolas Dupont-Aignan

'était toujours le même fonctionnement clannique. Et Eugène-Henri Mort tirera notre liste avec un objectif, par exemple, la formation professionnelle. Quand vous pensez que ça fait 20 ans

21:46
Locuteur

qu

21:46
Nicolas Dupont-Aignan

'il propose qu'il y ait un lycée professionnel des métiers de l'aérien,

21:51
Locuteur

il

21:51
Nicolas Dupont-Aignan

y

21:51
Locuteur

a

21:51
Nicolas Dupont-Aignan

Roissy qui n

21:52
Locuteur

'est

21:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas loin.

21:53
Locuteur

Et

21:53
Nicolas Dupont-Aignan

ils n'ont jamais réussi à monter ce lycée.

21:55
Locuteur

C

21:56
Nicolas Dupont-Aignan

'est fondamental de donner de la formation. Et moi, mon grand combat, mais aussi national, c'est la seconde chance. Qu

22:02
Locuteur

'est

22:02
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que je veux ? J'en ai marre

22:04
Locuteur

que

22:04
Nicolas Dupont-Aignan

les crédits de la formation professionnelle de la région servent à payer des cours d'anglais à des cadres de grandes sociétés du CAC 40 qui gagnent bien leur vie

22:11
Locuteur

et

22:12
Nicolas Dupont-Aignan

qu'en revanche, un gamin qui a arrêté à 15 ans sa scolarité n'est pas une formation de rattrapage quand à 20 ans, il revient dans le droit chemin. Je veux offrir une seconde chance pour tous

22:23
Présentateur

les gamins d'Ile-de-France. L'invité de pluriel est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, maire de hier, président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France. Alors, on connaît votre combat contre les institutions européennes. Est-ce qu'un conseil régional a finalement plus de marge de manœuvre en termes de choix politiques que le gouvernement par rapport à l'Europe ? Est-ce qu'au conseil régional, vous pourrez faire ce que vous n'arrivez pas toujours à faire en tant que député

22:49
Locuteur

?

22:50
Présentateur

Oui, parce que ce n

22:51
Locuteur

'est

22:51
Présentateur

pas la même compétence.

22:52
Nicolas Dupont-Aignan

C'est clair. Au conseil régional, le boulot, c'est une commune en plus grand. En tout cas, moi, j'aimerais que ce soit ça. Ça veut dire qu'on agisse... Vous savez, dans ma commune, franchement, le conseil municipal, moi, je n

23:06
Locuteur

'ai

23:06
Nicolas Dupont-Aignan

jamais pris une décision en fonction d'une couleur politique

23:09
Locuteur

parce

23:10
Nicolas Dupont-Aignan

que, je le dis toujours, une école, le trottoir, la maison des jeunes, elle n'est pas de droite ou de gauche. On n'en a rien à faire. Et si on pouvait, justement, sortir la région Île-de-France, du combat politicien un peu vide de sens entre nous. Si on pouvait agir autrement au niveau de la région Île-de-France, ce serait extraordinaire. Moi, c'est ça que j'ai envie de proposer. Voilà. Quant aux combats nationaux, il est clair que si on ne retrouve pas... Mais ça, je l'explique depuis tant d'années. Si on n'a pas une marge de manœuvre pour contrôler nos frontières, pour gérer notre monnaie, notre budget, nos lois, comment voulez-vous qu'un pays puisse être gouverné ?

Regardez là, récemment, il y

23:50
Locuteur

a

23:50
Nicolas Dupont-Aignan

eu un exemple incroyable. La GPA.

23:53
Locuteur

La

23:54
Nicolas Dupont-Aignan

GPA, vous savez, la gestation pour autrui. Le gouvernement nous avait dit qu'il va y avoir le mariage pour tous, mais rassurez-vous, il y aura l'union des couples homosexuels, mais ils ne pourront pas aller acheter des enfants sur catalogue et louer le ventre des femmes en Inde. Et puis,

24:08
Locuteur

il

24:09
Nicolas Dupont-Aignan

y

24:09
Locuteur

a

24:09
Nicolas Dupont-Aignan

eu une décision de la Cour européenne qui a dit qu

24:11
Locuteur

'il

24:11
Nicolas Dupont-Aignan

faut que la France accepte la GPA. Et Mme Taubira a dit qu'on accepte la GPA. Mais c'est scandaleux. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il

24:21
Locuteur

y a

24:21
Nicolas Dupont-Aignan

une décision européenne qui l'emporte sur le vote des députés.

24:25
Locuteur

Et

24:25
Nicolas Dupont-Aignan

les députés, c'est les représentants du peuple français. Ça veut dire qu'aujourd'hui en France, on va pouvoir,

24:31
Locuteur

un

24:31
Nicolas Dupont-Aignan

couple homosexuel, va pouvoir aller acheter un enfant sur catalogue avec un prix

24:38
Locuteur

et

24:38
Nicolas Dupont-Aignan

on va louer le ventre d'une femme. Et ça se dit une Cour européenne des droits de l'homme. Mais les droits de la femme de maîtriser son corps, mais qu'est-ce que ça veut dire la dignité de la femme de ne pas être utilisée comme un ventre et d'arracher son enfant. Mais dans quelle société on vit

24:53
Locuteur

?

24:54
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, souvent les gens ne comprennent pas mon combat, ils croient que je suis anti-européen, je ne

24:58
Locuteur

suis

24:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas anti-européen. Mais je demande que l'Europe respecte la démocratie.

25:02
Locuteur

Si

25:02
Nicolas Dupont-Aignan

un pays n'a pas envie d'avoir la GPA, qu'on le respecte, si un pays veut savoir qui rentre chez lui, comme tous les pays du monde, j'étais au Maroc il

25:09
Locuteur

y

25:09
Nicolas Dupont-Aignan

a un an, il y a une douane au Maroc, on contrôle vos papiers quand vous rentrez. Ce n

25:14
Locuteur

'est

25:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas porte ouverte. Et ce n

25:16
Locuteur

'est

25:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas un pays fasciste. Donc,

25:18
Locuteur

il

25:18
Nicolas Dupont-Aignan

faut arrêter. Est-ce qu'on peut un jour en France parler des vrais problèmes sans être tout de suite mis en inquisition de vouloir être contre ceci, contre cela ? Non, je veux que les Français maîtrisent leur destin.

25:30
Locuteur

J

25:30
Présentateur

'en reviens à la question des régionales de décembre 2015. Votre parti Debout la France est présent dans toutes les régions,

25:39
Locuteur

les 13 régions.

25:40
Présentateur

Jusqu'ici, votre parti n'a pas réalisé de score important aux différentes élections. Est-ce que ces régionales seront un moment d'exposition médiatique pour faire connaître vos idées sur l'Europe notamment ? Ou bien, est-ce que, véritablement, vous avez l'ambition de créer une force susceptible de peser sur les orientations dans tous les conseils régionaux ?

26:00
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, on a commencé, on était à zéro. Aux présidentielles, on était à deux. Aux européennes, on était à quatre. Aujourd'hui, les sondages nous mettent à six ou sept.

26:10
Locuteur

Il

26:10
Nicolas Dupont-Aignan

n'y a pas d'exemple,

26:11
Locuteur

à

26:12
Nicolas Dupont-Aignan

l'exception des Verts et du Front National il y a bien longtemps, sous la Ve République, d'un parti créé il y a cinq ans qui progresse autant. Même si, je sais qu'à la télévision, on me ridiculise souvent en disant ça ne représente rien. mais quatre pour cent aux européennes, excusez-moi, c'est un million de Français. Un million de Français, ils ont le droit d'être respectés aussi. Et demain, on sera deux millions, trois millions. Je veux dire à ceux qui m'écoutent, arrêtez avec cette idée du vote utile. Vote vote utile, on vous dit votez utile, mais c'est inutile.

26:43
Locuteur

Ça

26:43
Nicolas Dupont-Aignan

fait vingt ans qu'ils votent utile, PS, UMP, UMP, PS et les résultats sont nuls. Donc c'est un vote inutile. Pourquoi pas essayer autre chose

26:52
Locuteur

?

26:52
Nicolas Dupont-Aignan

Et dernier point, regardez ce qui nous attend quand même.

26:56
Locuteur

On

26:56
Nicolas Dupont-Aignan

nous dit « Ah, il faut voter utile ». Alors, quel est le choix

27:00
Locuteur

?

27:00
Nicolas Dupont-Aignan

François Hollande, on a vu le résultat. 80% des Français ne veulent pas entendre parler de François Hollande à nouveau. Nicolas Sarkozy,

27:08
Locuteur

on

27:08
Nicolas Dupont-Aignan

a connu, il est de plus en plus agité d'ailleurs. 77% des Français, 77% des Français, dernier sondage, ne veulent surtout pas le voir revenir comme président de la République. Donc on ne

27:18
Locuteur

va

27:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas me dire qu'il y

27:19
Locuteur

a

27:19
Nicolas Dupont-Aignan

un attrait.

27:20
Locuteur

Et

27:20
Nicolas Dupont-Aignan

Marine Le Pen, vous avez les deux tiers des Français qui

27:23
Locuteur

seraient

27:24
Nicolas Dupont-Aignan

inquiets si elle était présidente de la République.

27:26
Locuteur

Ça

27:27
Nicolas Dupont-Aignan

veut dire quoi ? Ça veut dire que les trois quarts des Français ne veulent en aucun cas l'une des trois personnalités que l'on nous impose à longueur d'antenne comme la seule possibilité.

27:39
Locuteur

Alors,

27:39
Nicolas Dupont-Aignan

moi je dis à mes concitoyens, voilà,

27:41
Locuteur

je

27:41
Nicolas Dupont-Aignan

suis beaucoup moins puissant qu'eux, pour l'instant, mais nous avons les idées claires, nous avons beaucoup de monde autour et de plus en plus de militants

27:49
Locuteur

qui sont bien

27:50
Nicolas Dupont-Aignan

et qui veulent faire quelque

27:52
Présentateur

chose

27:52
Locuteur

de donner leur chance.

27:53
Présentateur

Nicolas Dupont

27:53
Locuteur

-Aignan, ne subissez

27:54
Présentateur

pas toujours les mêmes. On a beaucoup dit que vous étiez un homme seul

27:57
Locuteur

à la tête de

27:58
Présentateur

votre parti. Aujourd'hui, votre parti, qu

28:00
Locuteur

'est-ce que ça

28:00
Nicolas Dupont-Aignan

présente ? Il y a 15 000 adhérences qui est plus que les verts, par exemple. Or, on entend dix fois plus les verts sur les antennes. Remarquez plus, on les entend, moins on vote pour eux. Et puis,

28:11
Locuteur

il

28:11
Nicolas Dupont-Aignan

y a des personnalités comme Jean-Paul Brigheli sur l'école publique qui nous a rejoint, Dominique Jamais, Laurent Jacobelli qui est notre secrétaire général, beaucoup de jeunes. Simplement, mais je vais être franc avec vous, les personnalités qui m'ont rejoint, ce sont des élus locaux, ce sont des responsables associatifs comme notre tête de liste Eugène-Henri-Mort en Seine-Saint-Nice, ce sont des élus d'ailleurs souvent très bien réélus comme Jean-Pierre-Ange-Albert dans le Val-d'Oise à Saint-Prix qui a élu à 78% dans sa ville. Simplement, ah bah oui, il ne plaise pas au petit milieu parisien qui fait les médias.

Voilà, on va se parler franchement parce que les gens qui sont chez nous sont des gens simples au sens noble du mot, ce sont des gens qui travaillent, qui

28:47
Locuteur

ont

28:47
Nicolas Dupont-Aignan

une vie professionnelle, qui sont peut-être moins disponibles que les autres, ce

28:50
Locuteur

ne

28:50
Nicolas Dupont-Aignan

sont pas des professionnels de la politique. Moi, j'ai la chance de pouvoir en être un, mais on a beaucoup de, je dirais que c'est un peu comme les clubs amateurs, ce n

28:59
Locuteur

'est

28:59
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour autant qu'ils sont moins bien, au contraire, ils sont souvent plus purs et plus honnêtes. Avant

29:04
Présentateur

de parler de la réforme du collège, un point d'actualité puisque en ce week-end de Pentecôte, votre parti de Boula France est présent sur les autoroutes pour dénoncer ce que vous appelez le racket des automobilistes, est-ce que l'État peut faire pression aujourd'hui sur les sociétés d'autoroutes ? Est-ce qu'il faut par exemple renationaliser les sociétés d'autoroutes ? Bien sûr que oui,

29:24
Nicolas Dupont-Aignan

mais l'État s'est couché comme le précédent gouvernement devant les grandes entreprises du BTP, voilà la réalité. Les autoroutes ont été vendues pour une bouchée de pain à des entreprises privées, c'est-à-dire qu'on a rétabli, vous savez, l'octroi d'ancien régime, les rois avaient délégué, on payait sur les routes. La République, c'était que les routes étaient gratuites. Je ne

29:44
Locuteur

suis

29:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas hostile à ce qu'il

29:45
Locuteur

y ait

29:45
Nicolas Dupont-Aignan

un péage quand on construit une autoroute pour l'amortir, ça ce n'est pas choquant, mais je suis hostile au fait qu'on ait donné ça à des entreprises privées qui ont augmenté les prix des péages en douce

29:58
Locuteur

avec

29:58
Nicolas Dupont-Aignan

l'accord des États et des gouvernements successifs qui gagnent 2 milliards de bénéfices par an, 2 milliards !

30:06
Locuteur

Et

30:07
Nicolas Dupont-Aignan

sachez qu'ils ont acheté les autoroutes 14 milliards en 2006.

30:11
Locuteur

Vous

30:11
Nicolas Dupont-Aignan

imaginez ? Ils gagnent 2 milliards par an, ça veut dire qu'en 7 ans ils ont amorti déjà. En 2013,

30:16
Locuteur

ils

30:16
Nicolas Dupont-Aignan

avaient fini de payer les autoroutes. Et maintenant, c'est que du bénéf pour eux. Alors on nous dit oui, mais ils entretiennent, bah heureusement. Ils investissent, bah heureusement. Mais

30:25
Locuteur

c

30:26
Nicolas Dupont-Aignan

'est une fuite d'argent

30:27
Locuteur

de l

30:28
Nicolas Dupont-Aignan

'automobiliste vers des sociétés privées qui en abusent, qui sont dans une situation de monopole.

30:34
Locuteur

Moi

30:35
Nicolas Dupont-Aignan

j'aime bien le privé quand il

30:36
Locuteur

y

30:36
Nicolas Dupont-Aignan

a concurrence. Là c'est un monopole privé. Donc je demande la renationalisation des autoroutes,

30:41
Locuteur

l

30:42
Nicolas Dupont-Aignan

'argent ira dans les caisses de l'État, ça sera amorti en moins de 5 ans et au bout de 5 ans,

30:47
Locuteur

on

30:48
Nicolas Dupont-Aignan

pourra commencer à baisser les péages et à les supprimer sur certains tronçons ou alors à rente gratuite par exemple les week-ends ou alors... Ce

30:56
Locuteur

qu'avait

30:56
Présentateur

proposé Ségolène

30:57
Locuteur

Royal. Ségolène Royal

30:58
Nicolas Dupont-Aignan

qui avait tout à fait raison mais elle s'est couché après devant le Premier ministre qui a cédé au major des autoroutes. Donc je ne dis pas que demain je peux rendre gratuite toutes les autoroutes, ce n'est pas vrai. Je dis que la rente, ces 2 milliards de bénéfices par an doivent appartenir aux Français et qu'en fonction du remboursement des constructions,

31:19
Locuteur

on

31:19
Nicolas Dupont-Aignan

doit pouvoir alléger la charge. Soit en rendant gratuite le week-end, soit en baissant le prix, soit en rendant certains tronçons gratuits une fois qu'ils ont été largement amortis. Je pense à l'autoroute A10

31:31
Locuteur

qui

31:31
Nicolas Dupont-Aignan

sort de Paris.

31:33
Locuteur

Il

31:33
Nicolas Dupont-Aignan

a été remboursé

31:35
Locuteur

4

31:35
Nicolas Dupont-Aignan

fois. C'est-à

31:36
Locuteur

-dire

31:36
Nicolas Dupont-Aignan

que

31:36
Locuteur

ça

31:36
Nicolas Dupont-Aignan

fait 20 ans qu'il est payé l'autoroute.

31:39
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, lundi, vous avez présenté 20 mesures contre ce que vous appelez le charabia destructeur de la réforme du collège, des propositions élaborées avec Jean-Paul Brigalli, délégué éducation de Debout-la-France. On va évoquer ces propositions, mais d'abord, qu'est-ce que vous reprochez au juste à la réforme du collège ?

31:58
Nicolas Dupont-Aignan

C'est très simple, le nivellement par le bas. Nivellement par le bas, comment

32:04
Locuteur

? D

32:05
Nicolas Dupont-Aignan

'abord, c'est plus grave, l'autonomie des établissements. Alors ça fait bien l'autonomie des établissements.

32:10
Présentateur

C'est ce que réclame la droite

32:12
Locuteur

depuis longtemps ? La droite libérale ? Donner un peu d'autonomie justement ? Oui, un peu d

32:16
Nicolas Dupont-Aignan

'autonomie, ça veut dire quoi, concrètement ? Ça veut dire le système anglo-saxon,

32:20
Locuteur

qui

32:20
Nicolas Dupont-Aignan

est une catastrophe. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans les établissements où la population est les plus modestes, eh bien, le chef d'établissement pourra réduire les exigences en se disant « Ah ben les enfants ne suivent pas, on va réduire. » Et puis dans les établissements des beaux quartiers, on continuera à avoir certaines exigences. Donc une école à deux vitesses. Exactement, c'est le modèle anglais, américain, et puis vous verrez qu'après, on nous dira «

32:44
Locuteur

Ah

32:44
Nicolas Dupont-Aignan

ben il faut payer un peu.

32:45
Locuteur

»

32:45
Nicolas Dupont-Aignan

Mais

32:45
Présentateur

le système actuel, il

32:46
Nicolas Dupont-Aignan

ne fonctionne

32:46
Présentateur

pas,

32:47
Nicolas Dupont-Aignan

vous

32:47
Locuteur

allez bien d'accord. Mais il ne fonctionne

32:47
Nicolas Dupont-Aignan

pas, pourquoi

32:48
Locuteur

? Parce

32:49
Nicolas Dupont-Aignan

qu

32:49
Locuteur

'on

32:49
Nicolas Dupont-Aignan

l'a laissé à l'abandon. Vous savez, qui a pris le système français qui marchait il

32:55
Locuteur

y

32:55
Nicolas Dupont-Aignan

a 40 ans

32:55
Locuteur

? C'est

32:56
Nicolas Dupont-Aignan

les Chinois, c'est l'Asie.

32:58
Locuteur

Qui

32:58
Nicolas Dupont-Aignan

a les meilleurs résultats dans tous les classements internationaux ? Ce n

33:01
Locuteur

'est

33:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas les Anglais, les Américains, pas du tout. Ce sont les Asiatiques,

33:04
Locuteur

les

33:05
Nicolas Dupont-Aignan

Chinois, qui ont pris le modèle français des années 60

33:08
Locuteur

et

33:08
Nicolas Dupont-Aignan

qui l'ont mis en œuvre.

33:09
Locuteur

C

33:09
Nicolas Dupont-Aignan

'est quoi ce modèle ? C'était le modèle de la République, de la Troisième République. Vous savez, quand les petits paysans bretons arrivaient, quand les bérichons arrivaient et ne parlaient pas français, comment on a fait pour qu'ils sortent en parlant français en ayant une ascension sociale

33:25
Locuteur

?

33:26
Nicolas Dupont-Aignan

Il y

33:26
Locuteur

a

33:26
Nicolas Dupont-Aignan

eu des exigences. Voilà. Alors c'est très simple, moi je le dis à ceux qui m'écoutent, si les parents volent

33:31
Locuteur

que

33:32
Nicolas Dupont-Aignan

leurs gamins on leur dise qu'ils sont magnifiques et qu

33:35
Locuteur

'ils

33:35
Nicolas Dupont-Aignan

vont réussir sans faire d'effort,

33:36
Locuteur

ah

33:37
Nicolas Dupont-Aignan

ben c'est pas ma thèse.

33:38
Locuteur

Ma

33:38
Nicolas Dupont-Aignan

thèse, c'est que l'école publique elle est là au contraire pour donner une chance aux enfants déshérités.

33:44
Locuteur

Et

33:45
Nicolas Dupont-Aignan

la chance aux enfants déshérités,

33:47
Locuteur

c

33:47
Nicolas Dupont-Aignan

'est de leur permettre d'apprendre.

33:49
Locuteur

Qu

33:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce que je conteste dans la réforme ? C'est que Mme Valo-Belkacem réduit encore les horaires d'apprentissage des disciplines, des savoirs.

33:56
Locuteur

Par

33:56
Nicolas Dupont-Aignan

exemple, le français.

33:58
Locuteur

Il

33:58
Nicolas Dupont-Aignan

y a 20 ans,

33:59
Locuteur

il

34:00
Nicolas Dupont-Aignan

y avait 6 heures d'apprentissage du français par semaine au collège. Aujourd'hui, il n'y

34:07
Locuteur

en

34:07
Nicolas Dupont-Aignan

a plus que 4 heures. Gouvernement successif, droite-gauche, on réduit de 2 heures. Et avec la réforme là, il n'y

34:14
Locuteur

en

34:14
Nicolas Dupont-Aignan

aura plus que 3 heures.

34:15
Locuteur

Alors

34:16
Nicolas Dupont-Aignan

Mme Valo-Belkacem dit oui, mais on va faire des modules interdisciplinarité, etc. Ça veut dire quoi

34:20
Locuteur

? Ça

34:21
Nicolas Dupont-Aignan

veut dire qu'on réduit les horaires d'apprentissage des matières fondamentales, français, maths, histoire, et en contrepartie, vous aurez des animations. Alors on discutera,

34:32
Locuteur

on

34:32
Nicolas Dupont-Aignan

fera des travaux dirigés, c'est-à-dire du bavassage. Ça ne sert à rien.

34:36
Locuteur

Vous

34:36
Présentateur

ne pouvez pas

34:37
Nicolas Dupont-Aignan

faire des

34:37
Locuteur

travaux. C

34:38
Présentateur

'est aussi une ouverture d'esprit.

34:40
Locuteur

Vous pouvez

34:40
Présentateur

inviter un écrivain. Mais

34:43
Locuteur

ils n'ont

34:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas besoin de ça, les gamins. Les gamins, ils ont Internet, ils ont la télévision, ils sont très ouverts d'esprit. Mais

34:49
Présentateur

rien ne vaut

34:49
Nicolas Dupont-Aignan

la

34:50
Locuteur

rencontre, le

34:50
Nicolas Dupont-Aignan

projet. Il faut d'abord, pour que la rencontre soit efficace, il faut savoir lire.

34:55
Locuteur

Il

34:56
Nicolas Dupont-Aignan

faut connaître l'histoire de son pays et du monde. Il faut savoir faire une addition, une multiplication, une division, ce qu'ils ne savent même plus faire à la fin de primaire. Je suis désolé. Est-ce que vous trouvez normal

35:05
Locuteur

qu

35:06
Nicolas Dupont-Aignan

'il y

35:06
Locuteur

ait

35:06
Nicolas Dupont-Aignan

20% des gamins, chiffre officiel, et à mon avis, c'est plus,

35:10
Locuteur

qui

35:10
Nicolas Dupont-Aignan

arrivent au collège sans savoir lire correctement un texte

35:13
Locuteur

? Est

35:14
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous trouvez qu'on les arme pour la vie de demain

35:16
Locuteur

? Comment

35:17
Nicolas Dupont-Aignan

ils vont trouver un boulot demain ?

35:18
Locuteur

Est

35:19
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous trouvez normal qu'en université, il y ait des cours de rattrapage pour apprendre le français

35:23
Locuteur

? Vous

35:25
Nicolas Dupont-Aignan

savez,

35:26
Locuteur

les

35:26
Nicolas Dupont-Aignan

enfants qui ont de l'argent ou les parents ont de

35:29
Locuteur

l

35:29
Nicolas Dupont-Aignan

'argent qui peuvent se payer des petits cours à Academia ou autre. Ceux qui sont dans les beaux quartiers, ils s'en sortiront.

35:36
Locuteur

Mais

35:36
Nicolas Dupont-Aignan

les enfants qui viennent de milieux défavorisés, qui n'ont pas la chance d'avoir peut-être appris pareil le français dans la famille,

35:43
Locuteur

si

35:44
Nicolas Dupont-Aignan

l'école de la République ne leur donne pas un niveau parfait en français, ils ne pourront pas réussir dans la vie.

35:49
Présentateur

Est-ce que l'éducation, ça ne devrait pas être un de ces sujets où les partis politiques se réunissent et tentent de parvenir à un consensus ? Je prends par exemple la politique étrangère de la France, l'engagement militaire de la France à l'étranger, il y

36:05
Locuteur

a

36:05
Présentateur

un consensus national. Est-ce que l'éducation pourrait, je dirais, sortir de

36:10
Locuteur

l

36:10
Présentateur

'idéologie,

36:11
Locuteur

des

36:11
Présentateur

clivages partisans

36:12
Locuteur

? Mais

36:12
Nicolas Dupont-Aignan

bien sûr, si on revenait sur l'essentiel. Moi, il

36:15
Locuteur

y

36:15
Nicolas Dupont-Aignan

a trois mesures que je propose. D'abord, la première mesure, c'est qu'il faut pouvoir faire

36:20
Locuteur

la

36:21
Nicolas Dupont-Aignan

classe dans le silence. Ça vous paraît surréaliste ce

36:24
Locuteur

que

36:24
Nicolas Dupont-Aignan

je vous dis. Questionnez tous les enseignants de France, ils vous diront qu'ils perdent la moitié du temps à faire de la discipline.

36:30
Locuteur

C

36:30
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire, ne serait-ce qu'à faire silence dans la classe.

36:34
Locuteur

Vous

36:35
Nicolas Dupont-Aignan

ne pouvez rien apprendre dans la dispersion. Donc, je suis désolé, les perturbateurs, dehors.

36:40
Locuteur

Il

36:41
Nicolas Dupont-Aignan

faut conforter les enseignants. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, il faut donner aux enfants le temps d'apprendre. On a tellement réduit les matières fondamentales, tous les enfants n'ont pas le même rythme. Donc, qu

36:52
Locuteur

'est

36:52
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que vous voulez sacrifier ? Les matières artistiques, par exemple ? Non, pas les matières artistiques. Les bavassages, les petits groupes dirigés, la perte de temps. Mais vous n'imaginez pas le temps perdu. Pourquoi, nous, quand on était à l'école, on avait 500 heures de plus de français

37:06
Locuteur

à

37:06
Nicolas Dupont-Aignan

la fin du collège

37:07
Locuteur

?

37:07
Nicolas Dupont-Aignan

500 heures. Mais comment voulez-vous que les gamins apprennent si on ne leur laisse pas le temps d'apprendre

37:12
Locuteur

?

37:13
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, il faut le français, les maths,

37:16
Locuteur

c

37:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est les deux matières fondamentales. Si vous n'avez pas les bases, une maison qui n

37:20
Locuteur

'a

37:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas de fondation, comment voulez-vous qu'elle tienne debout ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on ne laisse pas le temps aux gamins d'apprendre

37:26
Locuteur

?

37:27
Nicolas Dupont-Aignan

C'est le deuxième point. Et puis, le troisième point,

37:30
Locuteur

c

37:30
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'il faut des cours de soutien et de rattrapage adaptés aux enfants avant la fin du primaire. Personne ne doit arriver en sixième sans avoir les bases. Mettez-vous à la place d'un gamin. Moi, j'en ai dans mes collèges. Je les ai vus, je les connais.

37:44
Locuteur

Ils

37:45
Nicolas Dupont-Aignan

arrivent en sixième. Ils ne peuvent pas lire un texte.

37:49
Locuteur

Qu

37:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce qu'ils font ?

37:50
Locuteur

Ils

37:50
Nicolas Dupont-Aignan

se mettent au fond de la classe. Ils rigolent.

37:53
Locuteur

Ils

37:53
Nicolas Dupont-Aignan

sont dans le rejet de l'institution. Mais comment leur en vouloir ? Ils ne comprennent pas ce qui se passe. Et donc, qu'est-ce qu'ils font ? Ils perturbent la classe et les autres n'arrivent plus à avancer. Les profs s'énervent, c'est des conflits et c'est l'échec. Est-ce qu'on peut laisser 150 000 jeunes par an dans l'échec parce qu'on a été laxiste ?

38:12
Locuteur

Ce constat, il est partagé par le gouvernement,

38:16
Nicolas Dupont-Aignan

par la droite

38:17
Locuteur

? Non, parce que le

38:18
Nicolas Dupont-Aignan

gouvernement se trompe. Le gouvernement dit, Mme Balot-Belkacen, oui, il y a 150 000 décrocheurs, on les appelle les décrocheurs, comme si c'était de leur faute d'ailleurs, c'est plutôt la faute de lancer le nombre public, parce qu'ils s'ennuient en classe.

38:30
Locuteur

Donc,

38:31
Nicolas Dupont-Aignan

il faut aller encore plus loin dans le laxisme. Moi, je dis l'inverse.

38:35
Locuteur

Il

38:35
Nicolas Dupont-Aignan

y a 150 000 décrocheurs et nous dégringolons tous les classements internationaux

38:39
Locuteur

parce

38:40
Nicolas Dupont-Aignan

que depuis 20 ans, on a oublié qu'il n

38:43
Locuteur

'y

38:43
Nicolas Dupont-Aignan

avait pas d'apprentissage sans la discipline, sans le respect du professeur, sans la connaissance. Après, bien sûr, on peut faire des travaux dirigés, on peut au collège, au lycée, mais si vous n'avez pas les bases, vous ne pouvez pas vous en sortir.

38:56
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, pourquoi demandez-vous la suppression de l'enseignement des langues et des cultures d'origine, ce cours optionnel qui est dispensé aux primaires et aux collèges et qui concerne, je crois, neuf pays, notamment l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie, des cours qui sont destinés à favoriser l'intégration des enfants

39:16
Locuteur

issus

39:16
Nicolas Dupont-Aignan

de l'immigration ? Ils favorisent l'intégration des enfants

39:19
Locuteur

en

39:19
Nicolas Dupont-Aignan

leur apprenant la langue de leur pays d'origine qu'ils peuvent parler chez eux.

39:23
Locuteur

En

39:24
Nicolas Dupont-Aignan

quoi ?

39:24
Locuteur

En

39:25
Nicolas Dupont-Aignan

confortant les particularismes, on favorise la cohésion de la nation. Expliquez-moi. Ces enfants, ils ont besoin de davantage de cours de français.

39:33
Locuteur

Ils

39:34
Nicolas Dupont-Aignan

ont besoin d'être épaulés.

39:37
Locuteur

Moi,

39:38
Nicolas Dupont-Aignan

je veux que le petit garçon ou la petite fille dont les parents viennent d'arriver en France aient les mêmes chances que celui qui est avec dix générations derrière lui.

39:48
Locuteur

Et

39:48
Nicolas Dupont-Aignan

ce n'est pas en lui apprenant sa langue d'origine

39:50
Locuteur

qu

39:51
Nicolas Dupont-Aignan

'on va l'aider, c'est au contraire en lui apprenant davantage le français, notre culture, c'est ainsi qu'il s'intégrera.

39:59
Locuteur

Cet apprentissage doit se faire

40:01
Nicolas Dupont-Aignan

en dehors de l'école ? Mais ce n

40:02
Locuteur

'est

40:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'école publique. C'est comme si sous la Troisième République on avait donné des cours de Breton, de Bérichon, de Provençal. On n'aurait pas fait la France. La France c'est un creuset. Quand on est en France on adopte la France. Point. Si on a envie de parler sa langue d'origine, on la parle en vacances quand on retourne dans son pays d'origine, on la parle avec sa grand-mère,

40:23
Locuteur

on

40:23
Nicolas Dupont-Aignan

la parle avec ses parents, c'est le rôle de la famille. Et je crois qu'à un moment il faut dire les choses

40:29
Locuteur

mais

40:29
Nicolas Dupont-Aignan

je vais vous dire

40:30
Locuteur

ces

40:31
Nicolas Dupont-Aignan

dirigeants politiques sont des hypocrites

40:32
Locuteur

et

40:33
Nicolas Dupont-Aignan

presque une sorte de charité. C'est malsain. Moi je n

40:37
Locuteur

'ai

40:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas un réflexe post-colonnaliste.

40:39
Locuteur

Je

40:39
Nicolas Dupont-Aignan

considère que tous ceux qui sont sur notre sol sont français.

40:42
Locuteur

Et

40:42
Nicolas Dupont-Aignan

je ne regarde pas ni la couleur de la peau ni l'origine. Je vais vous dire j'ai par exemple l'enfant j'ai dans ma ville une dame que d'origine je ne me plus alors moi je ne m'intéresse pas à ça mais je crois que c'est marocaine.

40:53
Locuteur

Et

40:54
Nicolas Dupont-Aignan

elle était scandalisée parce que le proviseur vient voir son gamin et lui dit ah tu t'appelles tu as un nom à consonance arabe ou marocaine

41:03
Locuteur

donc

41:04
Nicolas Dupont-Aignan

on va te donner la cour de marocain. Mais elle dit mais moi je suis française.

41:08
Locuteur

mes

41:08
Nicolas Dupont-Aignan

grands-pères sont battus pour la France

41:10
Locuteur

en 14. Mais c'est au début de l'année scolaire il y a des formulaires pour chaque enfant. Mais

41:15
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi

41:16
Locuteur

mais

41:16
Nicolas Dupont-Aignan

attendez mais pourquoi pourquoi l'institution nationale montre du doigt des enfants qui ont des noms différents

41:24
Locuteur

pour

41:24
Nicolas Dupont-Aignan

leur apprendre une langue qui n

41:27
Locuteur

'est

41:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas la leur ou qui a été la leur mais c'est à la famille de le décider. Et cette habitante de ma ville était très choquée elle me dit mais moi je suis française. C'est quoi cette espèce de je suis française ? Moi j'en ai assez

41:38
Locuteur

que

41:39
Nicolas Dupont-Aignan

dans notre pays on regarde les gens en fonction de leur origine de leur nom de leur religion.

41:43
Locuteur

On

41:43
Nicolas Dupont-Aignan

est tous français.

41:44
Locuteur

On

41:45
Nicolas Dupont-Aignan

est de cultures différentes. On est d'origine différente. On est de religions différentes mais on est d'abord français.

41:52
Locuteur

Et

41:52
Nicolas Dupont-Aignan

si les dirigeants politiques ne comprennent pas ça c'est qu

41:55
Locuteur

'ils

41:55
Nicolas Dupont-Aignan

n'ont rien compris à ce qu

41:56
Locuteur

'est

41:56
Nicolas Dupont-Aignan

la France et ils vont précipiter les communautarismes les rejets les haines les histoires ça pour moi ça ne peut pas marcher.

42:04
Présentateur

Alors je change de...

42:05
Locuteur

Alors je vais peut-être

42:05
Nicolas Dupont-Aignan

choquer ceux qui m'écoutent.

42:06
Locuteur

En

42:07
Présentateur

tout cas vous êtes libre de le dire ici sur Radio

42:10
Locuteur

-Orient. C'est comme ça

42:10
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs je vais vous dire pardonnez-moi de finir là-dessus c'est comme ça qu'on donnera une vraie chance d'égalité. Le modèle anglo-saxon si on veut rester dans sa communauté on va en Angleterre ou aux Etats-Unis.

42:21
Locuteur

Et

42:21
Nicolas Dupont-Aignan

ce n

42:21
Locuteur

'est

42:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas des lieux où il y a tant d'intégration que ça. La vraie intégration c'est de rester soi-même moi je ne

42:27
Locuteur

veux

42:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas couper les gens de leurs racines. On peut garder ses racines et être

42:30
Locuteur

de

42:31
Nicolas Dupont-Aignan

vrais français. Mais ce n

42:33
Locuteur

'est

42:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas aux institutions publiques

42:34
Locuteur

de

42:35
Nicolas Dupont-Aignan

commencer à faire le choix et de faire des espèces de séparation. Tout le monde doit avoir dans le même moule. C'est comme ça que les jeunes notamment qui ont souvent des crises d'identité issues de l'immigration se sentiront peut-être français parce qu'ils se sentiront aussi considérés comme français.

42:50
Locuteur

Et

42:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas considérés toujours en fonction de leur origine.

42:53
Locuteur

Alors

42:54
Présentateur

la guerre en Syrie a commencé en mars 2011. Aujourd'hui tous les regards sont tournés vers Palmyre cité antique menacée de destruction par Daesh. Selon vous quelle initiative devrait prendre la France aujourd'hui ? La France dans cette affaire

43:11
Locuteur

c

43:13
Nicolas Dupont-Aignan

'est Ponce Pilate.

43:14
Locuteur

Elle

43:14
Nicolas Dupont-Aignan

est lâche. La France préfère abattre la Syrie

43:18
Locuteur

que

43:19
Nicolas Dupont-Aignan

lutter contre l'Etat islamique. Voilà la réalité. Il faut arrêter de se mentir.

43:23
Locuteur

Depuis

43:24
Nicolas Dupont-Aignan

le début François Hollande et Laurent Fabius ont une dent contre Assad. Moi c'est pas je soutiens pas Assad.

43:31
Locuteur

Je

43:31
Nicolas Dupont-Aignan

dis simplement qu'entre la Syrie d'Assad et l'Etat islamique destructeur et barbare j'ai choisi. Et je regrette que la France soutienne à ce point le Qatar qui soutient l'Etat islamique indirectement. Je regrette que la France n

43:49
Locuteur

'ait

43:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas une politique claire contre cet Etat islamique qui déconsidère totalement la religion musulmane. C'est une honte et j'estime que les victoires récentes de l'Etat islamique sont dramatiques pour le monde musulman d'abord.

44:03
Présentateur

Dernière question. La communauté internationale fait-elle tout ce qu'il faut pour protéger les chrétiens d'Orient ?

44:09
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Bien sûr que non.

44:10
Locuteur

C'est

44:10
Nicolas Dupont-Aignan

là aussi une honte. Là aussi moi j'en ai assez de cette toujours à deux vitesses. qu'on soit chrétien juif musulman on a le droit à la même protection.

44:23
Locuteur

Or

44:23
Nicolas Dupont-Aignan

quand c'est des chrétiens

44:24
Locuteur

tiens

44:25
Nicolas Dupont-Aignan

tout à coup quand ça a été les palestiniens à Gaza j'étais bien bien isolé souvenez-vous ces images terribles. Donc moi j'estime qu'on ne doit pas faire de sélection dans l'horreur et que quand des enfants palestiniens ont été massacrés à Gaza quand des chrétiens sont massacrés en Orient quand des juifs sont assassinés à Paris on doit réagir pareil et j'aimerais que dans les médias

44:50
Présentateur

français on réagisse pareil. Merci Nicolas Dupont-Aignan je rappelle que vous êtes député de l'Essonne maire de Hier président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France des élections qui ont lieu en décembre. Merci. Merci à vous.

45:15
Locuteur

C

45:16
Présentateur

'était Pluriel une émission hebdomadaire présentée par Loïc Barrière.