Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Orient
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 54 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, nous évoquerons des questions d'actualité dans cette émission comme la réforme du collège ou bien ce qui se passe en ce moment à Palmyre.
- 0:51OuverteRéponse partielle
J'aimerais d'abord savoir ce que vous pensez du bilan des socialistes à la tête de la région pendant 17 ans.
- 3:04OuverteRéponse directe
Alors vous allez affronter deux autres députés, mais c'est vrai que vous êtes également maire. Valérie Pécresse, UMP, élu des Yvelines, Claude Bartholone, député de Seine-Saint-Denis et actuel président de l'Assemblée nationale. Est-ce que l'arrivée surprise du quatrième personnage de l'État dans cette élection change la donne à sept mois des régionales ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
Est-ce que Claude Bartholone va finalement permettre au PS de garder la région ?
- 6:37OuverteRéponse directe
Là, vous dites, faites-vous plaisir aux élections régionales, il n'y a pas de question de vote utile ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Alors, concrètement, vous êtes donc le candidat de la vie quotidienne des Franciliens. Sur la question des transports, il y a beaucoup d'insatisfaction de la part des usagers.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:40Invité politiqueFait
« le gouvernement Sarkozy-Pécresse et les socialistes ont été d'accord sur le Grand Paris, sur ces milliards déversés pour faire des tunnels là où ils ne serviront à rien à court terme »
- 10:58Invité politiquePromesse
« je veux suspendre les projets du Grand Paris, je veux réorienter les crédits et je vous le dis, sur les 20 milliards prévus qui s'étaleront sur 10 ans, avec 10% seulement, je veux mettre ces 2 milliards sur l'entretien des RER »
- 12:01Invité politiqueChiffre
« sur la ligne RER D, que je connais par cœur, d'acheter sept rames qui manquent, sept rames »
- 13:20Invité politiquePromesse
« j'ai proposé par exemple qu'on rétablisse les agents de la circulation »
- 17:15Invité politiquePromesse
« je veux fermer les établissements scolaires régionaux avec une grille, une porte, une vidéoprotection, et je veux qu'à l'entrée, il y ait un gardien qui filtre les élèves »
- 19:32Invité politiquePromesse
« Bien sûr, puisque je l'avais proposée en 2010 lorsque j'ai été déjà candidat »
- 21:59Invité politiquePromesse
« mon grand combat, mais aussi national, c'est la seconde chance »
- 23:52Invité politiqueFait
« La GPA, vous savez, la gestation pour autrui. Le gouvernement nous avait dit qu'il va y avoir le mariage pour tous, mais rassurez-vous, il y aura l'union des couples homosexuels, mais ils ne pourront pas aller acheter des enfants sur catalogue et louer le ventre des femmes en Inde »
- 24:16Invité politiqueFait
« Mme Taubira a dit qu'on accepte la GPA »
- 26:02Invité politiqueChiffre
« on a commencé, on était à zéro. Aux présidentielles, on était à deux. Aux européennes, on était à quatre. Aujourd'hui, les sondages nous mettent à six ou sept »
- 26:43Invité politiqueFait
« ça fait vingt ans qu'ils votent utile, PS, UMP, UMP, PS et les résultats sont nuls. »
- 27:03Invité politiqueChiffre
« 80% des Français ne veulent pas entendre parler de François Hollande à nouveau. »
- 27:13Invité politiqueChiffre
« 77% des Français, dernier sondage, ne veulent surtout pas le voir revenir comme président de la République. »
- 27:21Invité politiqueChiffre
« vous avez les deux tiers des Français qui seraient inquiets si elle était présidente de la République. »
- 30:07Invité politiqueChiffre
« ils ont acheté les autoroutes 14 milliards en 2006. »
- 34:00Invité politiqueFait
« il y a 20 ans, il y avait 6 heures d'apprentissage du français par semaine au collège. »
- 34:07Invité politiqueFait
« aujourd'hui, il n'y en a plus que 4 heures. »
- 38:07Invité politiqueFait
« est-ce qu'on peut laisser 150 000 jeunes par an dans l'échec parce qu'on a été laxiste ? »
- 43:23Invité politiqueFait
« depuis le début François Hollande et Laurent Fabius ont une dent contre Assad. »
- 43:43Invité politiqueFait
« je regrette que la France soutienne à ce point le Qatar qui soutient l'État islamique indirectement. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan76 %
- Présentateur16 %
- ?8 %
≈ 55,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Radio
-Orient présente Pluriel. Pluriel animé par Loïc Barrière. L'invité de Pluriel est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, maire de hier, président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France. Bonsoir.
Bonsoir,
monsieur.
Nicolas Dupont-Aignan, nous évoquerons des questions d'actualité dans cette émission comme la réforme du collège ou bien ce qui se passe en ce moment à Palmyre. Mais j'aimerais commencer par votre campagne pour les élections régionales, c'est au mois de décembre. En région Ile-de-France, vous rejetez à la fois les sortants, les socialistes, et l'UMP, Valérie Pécresse, tête de liste favorite de ce scrutin. J'aimerais d'abord savoir ce que vous pensez du bilan des socialistes à la tête de la région pendant 17 ans.
Écoutez,
sans esprit de système, parce que vous le savez, je n'ai jamais été sectaire, le bilan n'est vraiment pas bon. Il n'est pas bon parce que les socialistes,
d
'ailleurs,
et
c'est pourquoi on dit que je rejette Mme Pécresse, je ne rejette pas Mme Pécresse en elle-même, mais
en
accord d'ailleurs avec les gouvernements de droite,
ont
privilégié les grands projets qui n'arrivent jamais
aux
investissements de vie quotidienne qui permettraient d'adoucir un peu la vie des franciliens.
Et
moi, je suis candidat parce que je serai le seul maire en exercice de banlieue,
tête
de liste au régional en Ile-de-France. Et je crois que cela a de l'importance parce que, comme maire d'une ville moyenne de 30 000 habitants en Essonne, je pense connaître et bien vivre les difficultés de mes concitoyens. Et quand je pense qu'avec 10% simplement, 10%
du
coût
du
Grand Paris,
vous
savez ces tunnels qu'on est en train de nous prévoir pour 20 milliards d'euros, avec 10% de ce coût seulement, on pourrait réparer les RER
qui
ne marchent pas,
et
bien j'enrage. C'est-à-dire que j'ai vraiment l'impression, que ce soit Mme Huchon, M. Bartholone, Mme Pécresse, qu'ils vivent dans un autre monde. Bien sûr, il faut prévoir l'avenir de l'Ile-de-France. L'idée du Grand Paris en soi n'est pas idiote. Mais affecter tous les crédits, se surendetter
pour
des projets qui verront le jour dans 30 ou 40 ans, et ne pas être capable de réparer, d'entretenir le quotidien, me paraît aberrant.
Et
j'aimerais, par ma candidature, mettre sur la table ces vrais dossiers. Je peux parler aussi du harcèlement des automobilistes. Tout est fait pour compliquer la vie des automobilistes, soi-disant pour protéger l'environnement, mais en vérité on a créé les embouteillages la nuit, on ne peut plus circuler, les verres ont interdit tout investissement routier, ce qui est absurde. On peut tout à fait éviter les voitures dans certains endroits, mais il faut faciliter leur circulation ailleurs. Bref, je pourrais parler des problèmes d'insécurité. Je veux qu'on remette à plat les questions d'Ile-de-France.
Alors vous allez affronter deux autres députés, mais c'est vrai que vous êtes également maire. Valérie Pécresse, UMP, élu des Yvelines, Claude Bartholone, député de Seine-Saint-Denis et actuel président de l'Assemblée nationale. Est-ce que l'arrivée surprise du quatrième personnage de l'État dans cette élection change la donne à sept mois des régionales ? Est-ce que Claude Bartholone va finalement permettre au PS de garder la région ?
Je ne sais pas. Moi, je pense qu'aujourd'hui, la vraie question, ce n
'est
pas leur compétition, puisqu'en vérité, si l'on regarde concrètement, le gouvernement Sarkozy-Pécresse
et
les socialistes ont été d'accord sur le Grand Paris, sur ces milliards déversés pour faire des tunnels là où ils ne serviront à rien à court terme. Donc, ils font semblant de s'opposer, mais ils sont main dans la main dans la réalité. Je préfère la droite à la gauche, je ne
vais
pas, bien sûr, le dire autrement. Mais n'oublions pas que le scrutin régional, c'est un scrutin à deux tours. Et c'est un scrutin proportionnel. C
'est-à-dire que là,
vous avez vos chances, les petits partis ont leurs chances.
Oui,
c'est-à-dire qu'on peut, voilà.
Et je suis déjà dans les sondages entre 5 et 7%, alors que, souvenez-vous, on me mettait toujours à zéro, et on faisait 4 ou 5. Donc, je veux dire que, moi, je vais offrir l'occasion
aux
citoyens d'Île-de-France de renvoyer dos à dos les sortants, comme je les appelle, socialistes, les revenants, pour UMP, pour peut-être qu'un jour, enfin, dans notre pays, on puisse essayer autre chose,
et
sans que cette autre chose soit le Front National. Parce qu'en vérité,
que
ce soit au niveau de l'Île-de-France ou au niveau de la France, le piège, il est là.
On
vous condamne, soit à conserver des incapables, désolé d'être un peu violent, mais
qui
ne changent rien à la vie des gens,
soit
à partir
au
Front National. Et tout mon combat, c'est de réconcilier les Français avec une alternative politique qui ne soit pas extrémiste.
C
'est dur, parce que j'en bave, parce que ça ne plaît pas, on veut enfermer les Français dans un faux choix. D'ailleurs, les Français ne sont pas dupes, puisqu'ils sont aujourd'hui à plus de 50% à s'abstenir.
Et
pire, au second tour des départementales, personne ne l'a dit dans les médias,
il
y a eu 8% de vote blanc.
Et
je ne parle même pas des 10% de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales, ça représente quand même 4 millions d'électeurs. Donc,
est
-ce qu'on se rend compte aujourd'hui que la vie politique
tourne
autour, en fait, d'un tiers des votants
? Moi,
ce qui m'intéresse, ce n
'est
pas de prendre des voix à Mme Pécresse ou à M. Bartholone, ils ont leurs voix, et les gens qui votent encore pour eux, bon courage, bonne chance, ça fait 20 ans qu'ils n'arrivent pas à résoudre les problèmes.
Vous vous appelez
notamment aux abstentionnistes
? Oui, je veux leur dire qu'en s'abstenant, ils laissent ces gens-là gouverner. Ils laissent le Front National prospérer. Et je suis absolument convaincu qu'en Ile-de-France, si on vote pour ma liste, on peut faire nos 10%, et on n'aura pas besoin au second tour de s'allier à l'un ou à l'autre. On aura un groupe autonome, indépendant,
et
ça permettra dans cette assemblée régionale d'avoir des gens différents
qui
sont les yeux, les oreilles, la voix, j'allais dire des 100 grades de tous ceux qui subissent.
A
l'élection présidentielle, le vote utile joue à plein, justement parce qu'on a peur, parfois, que Marine Le Pen arrive au second tour. Là, vous dites, faites-vous plaisir aux élections régionales, il n'y a pas de question de vote utile ?
Non, parce que c'est un scrutin à la proportionnelle, parce que qu'est-ce qui compte ? C'est peut-être aussi au niveau de la région Ile-de-France d'essayer autre chose. Et je pense avoir redressé ma vie là hier dans l'Essonne, tout le monde peut le reconnaître. C'est prétentieux peut-être de dire ça, mais je suis le seul maire
de
France, d'une ville de banlieue, 30 000 habitants,
à
avoir été réélu trois fois à plus de 75% des voix. Donc ça veut bien dire qu'il y
a
des communistes, des gens de droite, de gauche, qui ne votent pas pour moi comme couleur politique, qui votent pour ce qu'on a fait avec mon équipe.
On
a redressé notre ville, moi j'aimerais faire pour la région la même chose, et pourquoi on n'aurait pas le droit dans notre vie politique d'essayer autre chose ?
Alors ce que vous êtes en train de dire, c'est que vous êtes élu dans votre ville par des gens de gauche, des écolos, des socialistes,
des communistes, et
là c'est aussi un appel que vous lancez à cet électorat ?
Oui, parce que
pour faire marcher les RER... Des gens qui ont le cœur à gauche
peuvent voter Nicolas Dupont
-Aignan
? En tout cas, quand on voit des socialistes qui ont tout abandonné, en tout cas moi je crois
que
pour faire avancer les trains à l'heure, pour rétablir, éviter les raquettes aux abords des lycées,
pour
avoir des routes qui fonctionnent, pour aussi peut-être arrêter les magouilles,
et
comment dire, une certaine dérive politique, notamment des gens de l'UMP, comme des socialistes d'ailleurs, Madame Pécresse est respectable, mais elle fréquente des gens infréquentables.
Quand
je pense qu'elle a fait campagne en Essonne,
Oui,
vous
pensez
à... En Essonne, je sais de quoi je
parle, en Essonne, elle est venue sur tous les marchés de l'Essonne, notamment dans ma circonscription,
pour
soutenir M. Georges Tron, mis en examen pour viol, des batteries de casseroles, et si vous voulez, ce qui m'a choqué,
c
'est cette espèce de clan, où quoi qu'il arrive, ils sont entre eux. Toute personne qui pense différemment doit être exclue. Moi je n'aime pas cette façon de procéder, et je n
'ai
pas envie que l'île de France, la région Île-de-France, soit un jouet, après l'avoir été pour le PS, il le soit pour l'UMP. Je préfère la droite à la gauche, mais je veux dire par là que je n
'ai
pas envie de cautionner une dérive, je n
'ai
pas envie de voir les Balkany, Tron, Sarkozy, mette main basse sur la région Île-de-France, je ne l'accepte pas.
Vous mettez Nicolas Sarkozy dans le même sac que
Balkany, pour l'instant il n
'a
pas été condamné
Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a triché
à
l'élection présidentielle. Personne ne le dit. Ses comptes
ont
été annulés,
et
le Conseil constitutionnel les a déclarés irrecevables. Ça c'est un fait, ce n
'est
pas une procédure.
Et
je trouve surréaliste, franchement, qu'on puisse dans notre pays avoir un ancien président de la République qui a triché à l'élection présidentielle, revenir comme si de rien n'était. Ça me choque. Je ne cherche pas à l'accabler, mais je trouve ça inacceptable. Et donc, voir la région Île-de-France monopolisée par un clan Sarkozy-Pécresse me choque un peu. Je ne dis pas qu'ils peuvent faire de bonnes choses. Je dis simplement qu'il ne faut pas qu'ils aient le monopole.
Ne
mettez pas tous les oeufs dans le même panier.
Alors, concrètement, vous êtes donc le candidat de la vie quotidienne des Franciliens. Sur la question des transports, il y a beaucoup d'insatisfaction de la part des usagers. Vous avez évoqué quelques exemples. Les retards fréquents, les trains bondés, l'insécurité en particulier pour les femmes, des rames vieillissantes. Si vous êtes élu à la région, peut-être pas président, mais en tout cas avec un groupe important, est-ce que vous aurez les moyens de trouver des solutions
rapidement ? Est-ce que vous arriverez à
peser ? Mais elles existent, les solutions. C'est une question de choix.
La
société du Grand Paris,
ils
ont créé une société,
a
levé un milliard d'euros pour déjà créer un organisme, des bureaux, un nouvel organisme. La gauche a créé la métropole
pour
rajouter un échelon.
Mais
à quoi servent tous ces fonctionnaires, tout cet argent, tous ces gaspillages
?
Moi, c'est clair, je veux suspendre les projets du Grand Paris,
je
veux réorienter les crédits et je vous le dis, sur les 20 milliards prévus qui s'étaleront sur 10 ans, avec 10% seulement, je veux mettre ces 2 milliards sur l'entretien des RER. Ça veut dire quoi ? Des travaux,
des
remplacements de rames, l'achat de nouvelles rames, des investissements, on sait où il faut les faire. Simplement, on ne les fait pas parce que l'argent est pris par les grands projets. C'est comme si chez vous, si vous avez un appartement ou une petite maison, la toiture fuit,
vous
dites, non, non, la toiture, ce n
'est
pas grave, je vais reconstruire un palais à côté. Et vous amassez de l'argent pour construire pendant 30 ans un palais à côté. Et votre maison, vous êtes sous l'eau. Enfin, c'est n'importe quoi.
Quand
vous pensez que les verts ont refusé qu'il y ait la climatisation dans les bus et dans les métros et dans les RER, parce que ce n
'est
pas écologique,
mais
c'est n'importe quoi. Dans tous les pays du monde, on va dans des métros et des RER et des bus climatisés l'été. C'est quand même plus agréable. Ah ben non, nous, ils l'ont refusé. Quand vous pensez qu'on n'est pas capable sur la ligne RER D, que je connais par cœur, d'acheter sept rames qui manquent, sept rames, il y
a
des suppressions de trains tout le temps, tout simplement parce que quand une rame est en panne, il n
'y
a pas la rame pour la remplacer.
Tout
le monde le sait depuis
15 ans. En moyenne,
dans votre ville, les habitants, ils attendent combien de temps sur le quai quand il y
a
une rame qui manquent ? Quand vous pensez que le train du...
Nous avions, nous avons normalement deux trains au quart d'heure, alors que sur d'autres branches, le nord, vers Évry, il y a trois trains au quart d'heure. Et nous, sur ces deux trains au quart d'heure,
il
y a un train supprimé tous les soirs aux heures de pointe, quasiment, et tous les matins. Les gens ne peuvent plus monter dans les rames.
Et
quand je... Ça fait dix ans que je me bats là-dessus.
Et
on me dit, ah ben oui, mais il faut racheter cette rame. J'ai été les chercher, ces rames. J'ai été les chercher dans le Nord-Pas-de-Calais.
On
a mis trois ans à les faire acheter par la région Île-de-France. Alors maintenant, on nous dit, ah oui, mais il faut les réparer, il faut les adapter.
Mais
tout est insurmontable. Pourquoi ? Tout simplement parce que les crédits vont ailleurs. Ces gens-là, désolé de vous le dire, ces élus, ne vont pas dans leur air. Je ne sais pas ce qu'ils font, je ne
sais
pas où ils vivent, je ne comprends pas. Je veux qu'on remette les choses d'équerre. Je veux qu'on reparte de la base. C'est possible, ce n'est pas impossible. Pareil pour les investissements routiers. Quand vous pensez parfois qu'il suffirait d'investir 10 millions, 3 millions sur un carrefour pour simplifier le carrefour, j'ai proposé par exemple qu'on rétablisse les agents de la circulation. Vous savez, dans les films de De Funès, dans les années 60,
il
y avait des agents de circulation dans les carrefours. Ça paraît con, ce que je vous dis, pardonnez-moi cette expression un peu vulgaire.
Ils
ont été partout supprimés. Moralité, il suffit qu'il y
ait
quelqu'un qui n'est pas civique pour que le carrefour soit bloqué. Vous attendez un quart d'heure et les gens s'énervent. Pourquoi on n
'est
pas capable de rétablir les 400 à 500, les 1000 agents de la circulation qui feraient que les carrefours, comme dans tous les pays du monde,
fonctionnent ? Ça, ça
ne coûte rien par rapport aux investissements. C'est du fonctionnement, ça ne coûte rien.
Les bouchons
ne sont pas inéluctables puisqu
'évidemment, on
travaille sur une radio qui est très écoutée, notamment quand il y a des bouchons.
Vous avez été comme moi, pris dans des bouchons absurdes et quand vous en sortez au bout d'une demi-heure, vous constatez que quoi ? Qu'il y
a
eu un bus et un camion de livraison et un automobiliste un peu irascible qui se sont mis en même temps et qui n'ont pas respecté le feu. Vous l'avez constaté, je ne
suis
pas fou, je vis comme tout le monde. Ce que
tout le monde constate, effectivement.
Pourquoi il n
'y a
pas un agent
?
Vous allez à l'étranger n'importe où, vous allez en Corée, vous allez à Singapour, vous allez à Alger, vous allez au Maroc, vous allez n'importe où. Il y
a
des agents de la circulation à certains carrefaux pour faire régner un peu de discipline. Pourquoi nous ? Alors nous,
on
a des agents de médiation, des pauvres jeunes qui déambulent dans les trains avec des vestes rouges marquées SNCF, vous écoutent, qui sont très sympathiques. Oui,
qui demandent aux gens de se pousser un petit peu pour laisser la place aux autres. Ils rentrent
bien dans la rame comme des sardines. Bon, c'est sympathique, mais peut-être qu
'on
peut les redéployer.
Il
y a beaucoup d'argent en France gaspillé. Il faut lutter contre les gaspillages. Il faut du bon sens. Voilà, du bon sens. Moi, je serai le candidat du bon sens. Alors je sais, les grandes
se demandent rigolent. Le bon sens près de chez vous. Oui, le bon
sens près de chez vous. Les gens rigolent, mais moi, c'est comme ça que j'ai adressé ma ville qui était ruinée et on en a fait une ville bien avec du bon sens.
Vous avez parlé de l'insécurité notamment aux abords des lycées. Est-ce qu'il y a une solution miracle pour que les adolescents ne soient pas harcelés ou victimes d'agressions ? Alors, ce n
'est
pas
facile.
On va être francs parce que celui qui vous dirait je peux le supprimer, sans réforme judiciaire, on y arrivera difficilement. Parce que le vrai problème, c'est la justice. Quand on a une justice qui ne punit jamais les délinquants, il ne
faut
pas s'étonner que les délinquants recommencent. Ça, c'est le premier point. Mais il y
a
des choses à faire. Et notamment, alors il
y a
une chose qui va peut-être vous choquer,
mais
moi, j'en ai assez, qui est 2-3 voyous par lycée, ce que j'appelle des voyous très durs,
qui
ne sont plus exclus des lycées
et
qui traînent
et
qui terrorisent leurs petits camarades. Il n'est pas acceptable d'avoir des professeurs qui vous disent qu'ils font 40 minutes de discipline et 10 minutes d'enseignement. Ce n
'est
plus possible.
Mais si le
conseil régional peut agir sur cette
question ? C'est quand même difficile. Non, mais ce
n
'est
pas sa compétence exactement. Sa compétence est plutôt sur les bâtiments, mais j'ai proposé par exemple pour le conseil régional de sanctuariser davantage les lycées,
c
'est-à-dire qu'ils soient bien fermés et qu'il y ait une personne à l'accueil.
Vous
savez, chez moi, j'ai un établissement privé, le lycée Saint-Pierre.
Tous
les parents
des
enfants de quartiers dits difficiles, qui sont souvent des gens modestes, viennent me voir en me disant par pitié, trouvez-moi une place à Saint-Pierre.
Est
-ce que vous trouvez normal
que
les familles modestes aujourd'hui, pour assurer l'avenir de leurs gamins, se disent,
il
ne
faut
plus qu'il aille dans le lycée public, il faut qu'il aille dans un lycée privé
?
Catholique de surcroît, alors que ce n
'est
pas leur religion d'ailleurs. Et est-ce que c'est... Ça montre qu'il
y a
quand même un problème. Je trouve très bien ce lycée, cette école primaire, collège, lycée catholique, c'est un très bon lycée. Pourquoi ils veulent aller là-bas
?
Parce qu'à l'entrée, il y a quelqu'un qui vérifie les papiers d'identité, qui note l'absence, parce que pour chaque niveau scolaire, il y
a
un conseiller d'éducation qui aide les enfants à reprendre pied quand il a des mauvaises notes. Ça veut dire qu'il y a un
suivi.
Alors ça, ça
peut être de la compétence de la région ? C
'est-à-dire un employé du conseil
régional ? Je
veux mettre... D'abord, je veux fermer les établissements scolaires régionaux avec une grille, une porte, une vidéoprotection, et je veux qu'à l'entrée, il y ait un gardien
qui
filtre les élèves, qui contrôle leur heure à d'arriver, qui appelle les parents quand l'élève n'est pas là, bref, qu'il y ait le suivi qui existe dans des établissements privés.
La seule
différence aujourd'hui entre le privé et le public, ce n
'est
pas les enseignants, ce sont les mêmes. Ce n
'est
pas les programmes, ce sont les mêmes.
C
'est quoi ? C'est le suivi. Et je trouve dommage qu'on ne donne pas aux établissements publics de la République, c'est-à-dire à ce qui fait l'école de la République, les moyens qu'ont les écoles privées. C'est simplement du bon sens, là aussi.
C'est qu'on ne
laisse
pas les
gamins s'en suivit. Et quand on est parent, moi je suis parent, j'aime bien savoir, mes enfants sont dans le public, mais j'aime bien savoir que mon enfant est arrivé à l'heure, qu'il n
'a
pas traîné avant, après, qu'il n
'est
pas sorti pendant la tente cantine. Et je pense que tous les parents, d'où qu'ils viennent, où qu'ils vivent, ont envie
d
'une protection pour leurs enfants.
Et ça, le conseil régional
peut le faire.
Vous êtes favorable à l'instauration d'un système de vidéoprotection aux abords des lycées ? Bien sûr. Et c'est un coût énorme.
Non. Pourquoi ? Mais non. Mais, vous savez, il suffit de réduire les indemnités des élus, il suffit de réduire un peu les gaspillages, de mettre fin aux magouilles, et on trouvera l'argent. La
communication, il y a beaucoup de conseils
régionaux qui publient des brochures que personne ne lit. Personne
ne lit. Ça, vous êtes favorable
à la suppression de ce genre de brochures ? Je suis
président d'une agglomération et quand on a créé l'agglomération, parce que vous savez qu'on nous a fait créer ces agglomérations, ce qui fait que ça fait une structure de plus, et j'ai dit je ne veux pas de communication, on arrête, moi j'en ai assez de recevoir dans ma boîte, des journaux payés par mon argent qui disent que le président de la région est génial, que tout ce qu'il fait est fabuleux, je préférerais m'en apercevoir dans le RER ou à la sortie du lycée de mes gamins. Encore une question... Je n
'ai
pas
besoin
d'une brochure qui me le dit alors que c'est l'inverse qui est fait.
Encore une question, Nicolas Dupont-Aignan, sur la question des transports. En septembre, le pass Navigo baissera de 40 euros pour les usagers vivant en grande couronne. Est-ce que vous approuvez cette mesure qui va redonner un peu de pouvoir d'achat aux familles francipiennes
?
Bien sûr, puisque je l'avais proposée en 2010 lorsque j'ai été déjà candidat. C'est une mesure que j'avais proposée et je me réjouis qu'elle soit mise en oeuvre. Je ne
l
'avais pas critiquée comme l'UMP
parce
que l'UMP a passé sa vie à la critiquer et à lutter contre.
Et
maintenant,
l'UMP soutient cette mesure. C'est formidable.
Ce qui prouve bien que je suis plus cohérent et que je dis à ceux qui m'écoutent qu
'il
vaut mieux voter pour des gens qui ne changent jamais d'avis.
Vous avez effectué votre premier déplacement de candidat en Seine-Saint-Denis le 93 à la Courneuve sur les terres de Claude Bartholone. Si vous êtes élu au Conseil Régional, est-ce que vous serez particulièrement attentif à ce département très jeune, très dynamique mais qui connaît aussi un fort taux de chômage ?
Oui.
Alors
moi, je vais être franc avec vous. Je pense que je ne
vais
pas faire de démagogie à dire dans chaque département où je viens, c'est le département dont je vais m'occuper plus que les autres. Non, il faut s'occuper de tous les départements pareils parce que vous avez des problèmes sociaux, des problèmes difficiles dans tous les départements d'Ile-de-France.
Il
y en a beaucoup, c'est vrai, et plus en Seine-Saint-Denis. Mais pourquoi
?
Parce qu
'on
a laissé en Seine-Saint-Denis se concentrer toutes les difficultés. et c'est un problème qui dépend aussi de la région, mais pas seulement, il faut être honnête aussi. Ça dépend de l'État
et
ça veut dire une autre politique de logement, ça veut dire une autre politique de sécurité, ça veut dire de changer et ça, ça dépend du niveau national. Mais il y a beaucoup de choses à faire en Seine-Saint-Denis et la première chose à faire, à mon avis,
c
'est l'effort de formation professionnelle pour cette jeunesse. Moi, j'étais à la Courneuve, le tête de liste de ma liste en Seine-Saint-Denis, c'est amusant, ça surprendra les journalistes qui me caricaturent toujours comme un gros facho, ce que je ne suis pas. C'est un ancien maire adjoint de Mme Buffet, front de gauche. Eugène-Henri Mort, c'est un responsable associatif qui est un type extraordinaire, qui a fait beaucoup et qui a compris
que
la gauche racontait n'importe quoi et était hypocrite, qu'il y
avait
les beaux discours sociaux et que derrière,
c
'était toujours le même fonctionnement clannique. Et Eugène-Henri Mort tirera notre liste avec un objectif, par exemple, la formation professionnelle. Quand vous pensez que ça fait 20 ans
qu
'il propose qu'il y ait un lycée professionnel des métiers de l'aérien,
il
y
a
Roissy qui n
'est
pas loin.
Et
ils n'ont jamais réussi à monter ce lycée.
C
'est fondamental de donner de la formation. Et moi, mon grand combat, mais aussi national, c'est la seconde chance. Qu
'est
-ce que je veux ? J'en ai marre
que
les crédits de la formation professionnelle de la région servent à payer des cours d'anglais à des cadres de grandes sociétés du CAC 40 qui gagnent bien leur vie
et
qu'en revanche, un gamin qui a arrêté à 15 ans sa scolarité n'est pas une formation de rattrapage quand à 20 ans, il revient dans le droit chemin. Je veux offrir une seconde chance pour tous
les gamins d'Ile-de-France. L'invité de pluriel est Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, maire de hier, président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France. Alors, on connaît votre combat contre les institutions européennes. Est-ce qu'un conseil régional a finalement plus de marge de manœuvre en termes de choix politiques que le gouvernement par rapport à l'Europe ? Est-ce qu'au conseil régional, vous pourrez faire ce que vous n'arrivez pas toujours à faire en tant que député
?
Oui, parce que ce n
'est
pas la même compétence.
C'est clair. Au conseil régional, le boulot, c'est une commune en plus grand. En tout cas, moi, j'aimerais que ce soit ça. Ça veut dire qu'on agisse... Vous savez, dans ma commune, franchement, le conseil municipal, moi, je n
'ai
jamais pris une décision en fonction d'une couleur politique
parce
que, je le dis toujours, une école, le trottoir, la maison des jeunes, elle n'est pas de droite ou de gauche. On n'en a rien à faire. Et si on pouvait, justement, sortir la région Île-de-France, du combat politicien un peu vide de sens entre nous. Si on pouvait agir autrement au niveau de la région Île-de-France, ce serait extraordinaire. Moi, c'est ça que j'ai envie de proposer. Voilà. Quant aux combats nationaux, il est clair que si on ne retrouve pas... Mais ça, je l'explique depuis tant d'années. Si on n'a pas une marge de manœuvre pour contrôler nos frontières, pour gérer notre monnaie, notre budget, nos lois, comment voulez-vous qu'un pays puisse être gouverné ?
Regardez là, récemment, il y
a
eu un exemple incroyable. La GPA.
La
GPA, vous savez, la gestation pour autrui. Le gouvernement nous avait dit qu'il va y avoir le mariage pour tous, mais rassurez-vous, il y aura l'union des couples homosexuels, mais ils ne pourront pas aller acheter des enfants sur catalogue et louer le ventre des femmes en Inde. Et puis,
il
y
a
eu une décision de la Cour européenne qui a dit qu
'il
faut que la France accepte la GPA. Et Mme Taubira a dit qu'on accepte la GPA. Mais c'est scandaleux. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il
y a
une décision européenne qui l'emporte sur le vote des députés.
Et
les députés, c'est les représentants du peuple français. Ça veut dire qu'aujourd'hui en France, on va pouvoir,
un
couple homosexuel, va pouvoir aller acheter un enfant sur catalogue avec un prix
et
on va louer le ventre d'une femme. Et ça se dit une Cour européenne des droits de l'homme. Mais les droits de la femme de maîtriser son corps, mais qu'est-ce que ça veut dire la dignité de la femme de ne pas être utilisée comme un ventre et d'arracher son enfant. Mais dans quelle société on vit
?
Donc, souvent les gens ne comprennent pas mon combat, ils croient que je suis anti-européen, je ne
suis
pas anti-européen. Mais je demande que l'Europe respecte la démocratie.
Si
un pays n'a pas envie d'avoir la GPA, qu'on le respecte, si un pays veut savoir qui rentre chez lui, comme tous les pays du monde, j'étais au Maroc il
y
a un an, il y a une douane au Maroc, on contrôle vos papiers quand vous rentrez. Ce n
'est
pas porte ouverte. Et ce n
'est
pas un pays fasciste. Donc,
il
faut arrêter. Est-ce qu'on peut un jour en France parler des vrais problèmes sans être tout de suite mis en inquisition de vouloir être contre ceci, contre cela ? Non, je veux que les Français maîtrisent leur destin.
J
'en reviens à la question des régionales de décembre 2015. Votre parti Debout la France est présent dans toutes les régions,
les 13 régions.
Jusqu'ici, votre parti n'a pas réalisé de score important aux différentes élections. Est-ce que ces régionales seront un moment d'exposition médiatique pour faire connaître vos idées sur l'Europe notamment ? Ou bien, est-ce que, véritablement, vous avez l'ambition de créer une force susceptible de peser sur les orientations dans tous les conseils régionaux ?
Écoutez, on a commencé, on était à zéro. Aux présidentielles, on était à deux. Aux européennes, on était à quatre. Aujourd'hui, les sondages nous mettent à six ou sept.
Il
n'y a pas d'exemple,
à
l'exception des Verts et du Front National il y a bien longtemps, sous la Ve République, d'un parti créé il y a cinq ans qui progresse autant. Même si, je sais qu'à la télévision, on me ridiculise souvent en disant ça ne représente rien. mais quatre pour cent aux européennes, excusez-moi, c'est un million de Français. Un million de Français, ils ont le droit d'être respectés aussi. Et demain, on sera deux millions, trois millions. Je veux dire à ceux qui m'écoutent, arrêtez avec cette idée du vote utile. Vote vote utile, on vous dit votez utile, mais c'est inutile.
Ça
fait vingt ans qu'ils votent utile, PS, UMP, UMP, PS et les résultats sont nuls. Donc c'est un vote inutile. Pourquoi pas essayer autre chose
?
Et dernier point, regardez ce qui nous attend quand même.
On
nous dit « Ah, il faut voter utile ». Alors, quel est le choix
?
François Hollande, on a vu le résultat. 80% des Français ne veulent pas entendre parler de François Hollande à nouveau. Nicolas Sarkozy,
on
a connu, il est de plus en plus agité d'ailleurs. 77% des Français, 77% des Français, dernier sondage, ne veulent surtout pas le voir revenir comme président de la République. Donc on ne
va
pas me dire qu'il y
a
un attrait.
Et
Marine Le Pen, vous avez les deux tiers des Français qui
seraient
inquiets si elle était présidente de la République.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que les trois quarts des Français ne veulent en aucun cas l'une des trois personnalités que l'on nous impose à longueur d'antenne comme la seule possibilité.
Alors,
moi je dis à mes concitoyens, voilà,
je
suis beaucoup moins puissant qu'eux, pour l'instant, mais nous avons les idées claires, nous avons beaucoup de monde autour et de plus en plus de militants
qui sont bien
et qui veulent faire quelque
chose
de donner leur chance.
Nicolas Dupont
-Aignan, ne subissez
pas toujours les mêmes. On a beaucoup dit que vous étiez un homme seul
à la tête de
votre parti. Aujourd'hui, votre parti, qu
'est-ce que ça
présente ? Il y a 15 000 adhérences qui est plus que les verts, par exemple. Or, on entend dix fois plus les verts sur les antennes. Remarquez plus, on les entend, moins on vote pour eux. Et puis,
il
y a des personnalités comme Jean-Paul Brigheli sur l'école publique qui nous a rejoint, Dominique Jamais, Laurent Jacobelli qui est notre secrétaire général, beaucoup de jeunes. Simplement, mais je vais être franc avec vous, les personnalités qui m'ont rejoint, ce sont des élus locaux, ce sont des responsables associatifs comme notre tête de liste Eugène-Henri-Mort en Seine-Saint-Nice, ce sont des élus d'ailleurs souvent très bien réélus comme Jean-Pierre-Ange-Albert dans le Val-d'Oise à Saint-Prix qui a élu à 78% dans sa ville. Simplement, ah bah oui, il ne plaise pas au petit milieu parisien qui fait les médias.
Voilà, on va se parler franchement parce que les gens qui sont chez nous sont des gens simples au sens noble du mot, ce sont des gens qui travaillent, qui
ont
une vie professionnelle, qui sont peut-être moins disponibles que les autres, ce
ne
sont pas des professionnels de la politique. Moi, j'ai la chance de pouvoir en être un, mais on a beaucoup de, je dirais que c'est un peu comme les clubs amateurs, ce n
'est
pas pour autant qu'ils sont moins bien, au contraire, ils sont souvent plus purs et plus honnêtes. Avant
de parler de la réforme du collège, un point d'actualité puisque en ce week-end de Pentecôte, votre parti de Boula France est présent sur les autoroutes pour dénoncer ce que vous appelez le racket des automobilistes, est-ce que l'État peut faire pression aujourd'hui sur les sociétés d'autoroutes ? Est-ce qu'il faut par exemple renationaliser les sociétés d'autoroutes ? Bien sûr que oui,
mais l'État s'est couché comme le précédent gouvernement devant les grandes entreprises du BTP, voilà la réalité. Les autoroutes ont été vendues pour une bouchée de pain à des entreprises privées, c'est-à-dire qu'on a rétabli, vous savez, l'octroi d'ancien régime, les rois avaient délégué, on payait sur les routes. La République, c'était que les routes étaient gratuites. Je ne
suis
pas hostile à ce qu'il
y ait
un péage quand on construit une autoroute pour l'amortir, ça ce n'est pas choquant, mais je suis hostile au fait qu'on ait donné ça à des entreprises privées qui ont augmenté les prix des péages en douce
avec
l'accord des États et des gouvernements successifs qui gagnent 2 milliards de bénéfices par an, 2 milliards !
Et
sachez qu'ils ont acheté les autoroutes 14 milliards en 2006.
Vous
imaginez ? Ils gagnent 2 milliards par an, ça veut dire qu'en 7 ans ils ont amorti déjà. En 2013,
ils
avaient fini de payer les autoroutes. Et maintenant, c'est que du bénéf pour eux. Alors on nous dit oui, mais ils entretiennent, bah heureusement. Ils investissent, bah heureusement. Mais
c
'est une fuite d'argent
de l
'automobiliste vers des sociétés privées qui en abusent, qui sont dans une situation de monopole.
Moi
j'aime bien le privé quand il
y
a concurrence. Là c'est un monopole privé. Donc je demande la renationalisation des autoroutes,
l
'argent ira dans les caisses de l'État, ça sera amorti en moins de 5 ans et au bout de 5 ans,
on
pourra commencer à baisser les péages et à les supprimer sur certains tronçons ou alors à rente gratuite par exemple les week-ends ou alors... Ce
qu'avait
proposé Ségolène
Royal. Ségolène Royal
qui avait tout à fait raison mais elle s'est couché après devant le Premier ministre qui a cédé au major des autoroutes. Donc je ne dis pas que demain je peux rendre gratuite toutes les autoroutes, ce n'est pas vrai. Je dis que la rente, ces 2 milliards de bénéfices par an doivent appartenir aux Français et qu'en fonction du remboursement des constructions,
on
doit pouvoir alléger la charge. Soit en rendant gratuite le week-end, soit en baissant le prix, soit en rendant certains tronçons gratuits une fois qu'ils ont été largement amortis. Je pense à l'autoroute A10
qui
sort de Paris.
Il
a été remboursé
4
fois. C'est-à
-dire
que
ça
fait 20 ans qu'il est payé l'autoroute.
Nicolas Dupont-Aignan, lundi, vous avez présenté 20 mesures contre ce que vous appelez le charabia destructeur de la réforme du collège, des propositions élaborées avec Jean-Paul Brigalli, délégué éducation de Debout-la-France. On va évoquer ces propositions, mais d'abord, qu'est-ce que vous reprochez au juste à la réforme du collège ?
C'est très simple, le nivellement par le bas. Nivellement par le bas, comment
? D
'abord, c'est plus grave, l'autonomie des établissements. Alors ça fait bien l'autonomie des établissements.
C'est ce que réclame la droite
depuis longtemps ? La droite libérale ? Donner un peu d'autonomie justement ? Oui, un peu d
'autonomie, ça veut dire quoi, concrètement ? Ça veut dire le système anglo-saxon,
qui
est une catastrophe. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans les établissements où la population est les plus modestes, eh bien, le chef d'établissement pourra réduire les exigences en se disant « Ah ben les enfants ne suivent pas, on va réduire. » Et puis dans les établissements des beaux quartiers, on continuera à avoir certaines exigences. Donc une école à deux vitesses. Exactement, c'est le modèle anglais, américain, et puis vous verrez qu'après, on nous dira «
Ah
ben il faut payer un peu.
»
Mais
le système actuel, il
ne fonctionne
pas,
vous
allez bien d'accord. Mais il ne fonctionne
pas, pourquoi
? Parce
qu
'on
l'a laissé à l'abandon. Vous savez, qui a pris le système français qui marchait il
y
a 40 ans
? C'est
les Chinois, c'est l'Asie.
Qui
a les meilleurs résultats dans tous les classements internationaux ? Ce n
'est
pas les Anglais, les Américains, pas du tout. Ce sont les Asiatiques,
les
Chinois, qui ont pris le modèle français des années 60
et
qui l'ont mis en œuvre.
C
'est quoi ce modèle ? C'était le modèle de la République, de la Troisième République. Vous savez, quand les petits paysans bretons arrivaient, quand les bérichons arrivaient et ne parlaient pas français, comment on a fait pour qu'ils sortent en parlant français en ayant une ascension sociale
?
Il y
a
eu des exigences. Voilà. Alors c'est très simple, moi je le dis à ceux qui m'écoutent, si les parents volent
que
leurs gamins on leur dise qu'ils sont magnifiques et qu
'ils
vont réussir sans faire d'effort,
ah
ben c'est pas ma thèse.
Ma
thèse, c'est que l'école publique elle est là au contraire pour donner une chance aux enfants déshérités.
Et
la chance aux enfants déshérités,
c
'est de leur permettre d'apprendre.
Qu
'est-ce que je conteste dans la réforme ? C'est que Mme Valo-Belkacem réduit encore les horaires d'apprentissage des disciplines, des savoirs.
Par
exemple, le français.
Il
y a 20 ans,
il
y avait 6 heures d'apprentissage du français par semaine au collège. Aujourd'hui, il n'y
en
a plus que 4 heures. Gouvernement successif, droite-gauche, on réduit de 2 heures. Et avec la réforme là, il n'y
en
aura plus que 3 heures.
Alors
Mme Valo-Belkacem dit oui, mais on va faire des modules interdisciplinarité, etc. Ça veut dire quoi
? Ça
veut dire qu'on réduit les horaires d'apprentissage des matières fondamentales, français, maths, histoire, et en contrepartie, vous aurez des animations. Alors on discutera,
on
fera des travaux dirigés, c'est-à-dire du bavassage. Ça ne sert à rien.
Vous
ne pouvez pas
faire des
travaux. C
'est aussi une ouverture d'esprit.
Vous pouvez
inviter un écrivain. Mais
ils n'ont
pas besoin de ça, les gamins. Les gamins, ils ont Internet, ils ont la télévision, ils sont très ouverts d'esprit. Mais
rien ne vaut
la
rencontre, le
projet. Il faut d'abord, pour que la rencontre soit efficace, il faut savoir lire.
Il
faut connaître l'histoire de son pays et du monde. Il faut savoir faire une addition, une multiplication, une division, ce qu'ils ne savent même plus faire à la fin de primaire. Je suis désolé. Est-ce que vous trouvez normal
qu
'il y
ait
20% des gamins, chiffre officiel, et à mon avis, c'est plus,
qui
arrivent au collège sans savoir lire correctement un texte
? Est
-ce que vous trouvez qu'on les arme pour la vie de demain
? Comment
ils vont trouver un boulot demain ?
Est
-ce que vous trouvez normal qu'en université, il y ait des cours de rattrapage pour apprendre le français
? Vous
savez,
les
enfants qui ont de l'argent ou les parents ont de
l
'argent qui peuvent se payer des petits cours à Academia ou autre. Ceux qui sont dans les beaux quartiers, ils s'en sortiront.
Mais
les enfants qui viennent de milieux défavorisés, qui n'ont pas la chance d'avoir peut-être appris pareil le français dans la famille,
si
l'école de la République ne leur donne pas un niveau parfait en français, ils ne pourront pas réussir dans la vie.
Est-ce que l'éducation, ça ne devrait pas être un de ces sujets où les partis politiques se réunissent et tentent de parvenir à un consensus ? Je prends par exemple la politique étrangère de la France, l'engagement militaire de la France à l'étranger, il y
a
un consensus national. Est-ce que l'éducation pourrait, je dirais, sortir de
l
'idéologie,
des
clivages partisans
? Mais
bien sûr, si on revenait sur l'essentiel. Moi, il
y
a trois mesures que je propose. D'abord, la première mesure, c'est qu'il faut pouvoir faire
la
classe dans le silence. Ça vous paraît surréaliste ce
que
je vous dis. Questionnez tous les enseignants de France, ils vous diront qu'ils perdent la moitié du temps à faire de la discipline.
C
'est-à-dire, ne serait-ce qu'à faire silence dans la classe.
Vous
ne pouvez rien apprendre dans la dispersion. Donc, je suis désolé, les perturbateurs, dehors.
Il
faut conforter les enseignants. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, il faut donner aux enfants le temps d'apprendre. On a tellement réduit les matières fondamentales, tous les enfants n'ont pas le même rythme. Donc, qu
'est
-ce que vous voulez sacrifier ? Les matières artistiques, par exemple ? Non, pas les matières artistiques. Les bavassages, les petits groupes dirigés, la perte de temps. Mais vous n'imaginez pas le temps perdu. Pourquoi, nous, quand on était à l'école, on avait 500 heures de plus de français
à
la fin du collège
?
500 heures. Mais comment voulez-vous que les gamins apprennent si on ne leur laisse pas le temps d'apprendre
?
Donc, il faut le français, les maths,
c
'est les deux matières fondamentales. Si vous n'avez pas les bases, une maison qui n
'a
pas de fondation, comment voulez-vous qu'elle tienne debout ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on ne laisse pas le temps aux gamins d'apprendre
?
C'est le deuxième point. Et puis, le troisième point,
c
'est qu'il faut des cours de soutien et de rattrapage adaptés aux enfants avant la fin du primaire. Personne ne doit arriver en sixième sans avoir les bases. Mettez-vous à la place d'un gamin. Moi, j'en ai dans mes collèges. Je les ai vus, je les connais.
Ils
arrivent en sixième. Ils ne peuvent pas lire un texte.
Qu
'est-ce qu'ils font ?
Ils
se mettent au fond de la classe. Ils rigolent.
Ils
sont dans le rejet de l'institution. Mais comment leur en vouloir ? Ils ne comprennent pas ce qui se passe. Et donc, qu'est-ce qu'ils font ? Ils perturbent la classe et les autres n'arrivent plus à avancer. Les profs s'énervent, c'est des conflits et c'est l'échec. Est-ce qu'on peut laisser 150 000 jeunes par an dans l'échec parce qu'on a été laxiste ?
Ce constat, il est partagé par le gouvernement,
par la droite
? Non, parce que le
gouvernement se trompe. Le gouvernement dit, Mme Balot-Belkacen, oui, il y a 150 000 décrocheurs, on les appelle les décrocheurs, comme si c'était de leur faute d'ailleurs, c'est plutôt la faute de lancer le nombre public, parce qu'ils s'ennuient en classe.
Donc,
il faut aller encore plus loin dans le laxisme. Moi, je dis l'inverse.
Il
y a 150 000 décrocheurs et nous dégringolons tous les classements internationaux
parce
que depuis 20 ans, on a oublié qu'il n
'y
avait pas d'apprentissage sans la discipline, sans le respect du professeur, sans la connaissance. Après, bien sûr, on peut faire des travaux dirigés, on peut au collège, au lycée, mais si vous n'avez pas les bases, vous ne pouvez pas vous en sortir.
Nicolas Dupont-Aignan, pourquoi demandez-vous la suppression de l'enseignement des langues et des cultures d'origine, ce cours optionnel qui est dispensé aux primaires et aux collèges et qui concerne, je crois, neuf pays, notamment l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie, des cours qui sont destinés à favoriser l'intégration des enfants
issus
de l'immigration ? Ils favorisent l'intégration des enfants
en
leur apprenant la langue de leur pays d'origine qu'ils peuvent parler chez eux.
En
quoi ?
En
confortant les particularismes, on favorise la cohésion de la nation. Expliquez-moi. Ces enfants, ils ont besoin de davantage de cours de français.
Ils
ont besoin d'être épaulés.
Moi,
je veux que le petit garçon ou la petite fille dont les parents viennent d'arriver en France aient les mêmes chances que celui qui est avec dix générations derrière lui.
Et
ce n'est pas en lui apprenant sa langue d'origine
qu
'on va l'aider, c'est au contraire en lui apprenant davantage le français, notre culture, c'est ainsi qu'il s'intégrera.
Cet apprentissage doit se faire
en dehors de l'école ? Mais ce n
'est
pas l'école publique. C'est comme si sous la Troisième République on avait donné des cours de Breton, de Bérichon, de Provençal. On n'aurait pas fait la France. La France c'est un creuset. Quand on est en France on adopte la France. Point. Si on a envie de parler sa langue d'origine, on la parle en vacances quand on retourne dans son pays d'origine, on la parle avec sa grand-mère,
on
la parle avec ses parents, c'est le rôle de la famille. Et je crois qu'à un moment il faut dire les choses
mais
je vais vous dire
ces
dirigeants politiques sont des hypocrites
et
presque une sorte de charité. C'est malsain. Moi je n
'ai
pas un réflexe post-colonnaliste.
Je
considère que tous ceux qui sont sur notre sol sont français.
Et
je ne regarde pas ni la couleur de la peau ni l'origine. Je vais vous dire j'ai par exemple l'enfant j'ai dans ma ville une dame que d'origine je ne me plus alors moi je ne m'intéresse pas à ça mais je crois que c'est marocaine.
Et
elle était scandalisée parce que le proviseur vient voir son gamin et lui dit ah tu t'appelles tu as un nom à consonance arabe ou marocaine
donc
on va te donner la cour de marocain. Mais elle dit mais moi je suis française.
mes
grands-pères sont battus pour la France
en 14. Mais c'est au début de l'année scolaire il y a des formulaires pour chaque enfant. Mais
pourquoi
mais
attendez mais pourquoi pourquoi l'institution nationale montre du doigt des enfants qui ont des noms différents
pour
leur apprendre une langue qui n
'est
pas la leur ou qui a été la leur mais c'est à la famille de le décider. Et cette habitante de ma ville était très choquée elle me dit mais moi je suis française. C'est quoi cette espèce de je suis française ? Moi j'en ai assez
que
dans notre pays on regarde les gens en fonction de leur origine de leur nom de leur religion.
On
est tous français.
On
est de cultures différentes. On est d'origine différente. On est de religions différentes mais on est d'abord français.
Et
si les dirigeants politiques ne comprennent pas ça c'est qu
'ils
n'ont rien compris à ce qu
'est
la France et ils vont précipiter les communautarismes les rejets les haines les histoires ça pour moi ça ne peut pas marcher.
Alors je change de...
Alors je vais peut-être
choquer ceux qui m'écoutent.
En
tout cas vous êtes libre de le dire ici sur Radio
-Orient. C'est comme ça
d'ailleurs je vais vous dire pardonnez-moi de finir là-dessus c'est comme ça qu'on donnera une vraie chance d'égalité. Le modèle anglo-saxon si on veut rester dans sa communauté on va en Angleterre ou aux Etats-Unis.
Et
ce n
'est
pas des lieux où il y a tant d'intégration que ça. La vraie intégration c'est de rester soi-même moi je ne
veux
pas couper les gens de leurs racines. On peut garder ses racines et être
de
vrais français. Mais ce n
'est
pas aux institutions publiques
de
commencer à faire le choix et de faire des espèces de séparation. Tout le monde doit avoir dans le même moule. C'est comme ça que les jeunes notamment qui ont souvent des crises d'identité issues de l'immigration se sentiront peut-être français parce qu'ils se sentiront aussi considérés comme français.
Et
pas considérés toujours en fonction de leur origine.
Alors
la guerre en Syrie a commencé en mars 2011. Aujourd'hui tous les regards sont tournés vers Palmyre cité antique menacée de destruction par Daesh. Selon vous quelle initiative devrait prendre la France aujourd'hui ? La France dans cette affaire
c
'est Ponce Pilate.
Elle
est lâche. La France préfère abattre la Syrie
que
lutter contre l'Etat islamique. Voilà la réalité. Il faut arrêter de se mentir.
Depuis
le début François Hollande et Laurent Fabius ont une dent contre Assad. Moi c'est pas je soutiens pas Assad.
Je
dis simplement qu'entre la Syrie d'Assad et l'Etat islamique destructeur et barbare j'ai choisi. Et je regrette que la France soutienne à ce point le Qatar qui soutient l'Etat islamique indirectement. Je regrette que la France n
'ait
pas une politique claire contre cet Etat islamique qui déconsidère totalement la religion musulmane. C'est une honte et j'estime que les victoires récentes de l'Etat islamique sont dramatiques pour le monde musulman d'abord.
Dernière question. La communauté internationale fait-elle tout ce qu'il faut pour protéger les chrétiens d'Orient ?
Non. Bien sûr que non.
C'est
là aussi une honte. Là aussi moi j'en ai assez de cette toujours à deux vitesses. qu'on soit chrétien juif musulman on a le droit à la même protection.
Or
quand c'est des chrétiens
tiens
tout à coup quand ça a été les palestiniens à Gaza j'étais bien bien isolé souvenez-vous ces images terribles. Donc moi j'estime qu'on ne doit pas faire de sélection dans l'horreur et que quand des enfants palestiniens ont été massacrés à Gaza quand des chrétiens sont massacrés en Orient quand des juifs sont assassinés à Paris on doit réagir pareil et j'aimerais que dans les médias
français on réagisse pareil. Merci Nicolas Dupont-Aignan je rappelle que vous êtes député de l'Essonne maire de Hier président de Debout la France et tête de liste aux élections régionales en Ile-de-France des élections qui ont lieu en décembre. Merci. Merci à vous.
C
'était Pluriel une émission hebdomadaire présentée par Loïc Barrière.
Nicolas Dupont-Aignan