Comprendre les enjeux de la situation Ukraine/ Russie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 56 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il est apparu que le format le plus convenable était celui-ci plutôt que une longue vidéo ou plutôt que une autre forme. »
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« l'ordre du monde a changé trois fois en l'espace de 30 ans »
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« multi c'est mieux qu'un seul parce que multi ça donne de l'espace mais la vérité pour qui connaît un peu l'histoire c'est que multi finit toujours de la même manière »
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« un monde aussi intégré que le nôtre, aussi globalisé, c'est encore une autre paire de manche »
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« l'OTAN ne rentre pas en Ukraine et la Russie n'entre pas en Ukraine non plus »
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« l'arme nucléaire, c'est une dissuasion quand vos votre intérêt est mis en cause »
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« La dissuasion c'est fait pour dire aux autres peut-être que vous pouvez nous tuer mais ça va vous coûter tellement cher que ça vaut la peine que vous y réfléchissiez deux fois »
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« Nous sommes au seuil de belligérance. S'il y a un incident, nous sommes dedans. »
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« L'Europe vient de décider qu'on allait filer 50 milliards aux Ukrainiens pour de l'armement. »
- 5:00Locuteur 1Chiffre
« L'économie russe ne s'est jamais aussi bien porté qu'en ce moment. Taux de chômage 3 %, taux de croissance 3,5. »
- 8:30Locuteur 1Fait
« Nous avons fait s'effondrer l'économie russe grâce aux mesures de sanction décidé par monsieur le maire. »
- 12:00Locuteur 1Chiffre
« Il y a plus de 2 millions de personnes qui ont été foutues dehors d'Ukraine par la violence des combats. »
- 13:30Locuteur 1Chiffre
« L'Ukraine serait éligible à 96,5 milliards d'euros de la PAC sur 7 ans. »
- 15:00Locuteur 1Promesse
« Nous sommes contre l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le sujet ce soir, ce sont les événements liés à l'Ukraine et à la Russie, c'est-à-dire à la guerre déclenchée par l'invasion de la Russie en Ukraine. Mais pas un instant, nous n'oublions ici dans cette salle que nous sommes à l'heure du meurtre et du massacre de masse à Gaza et que l'armée des criminels qui bombarde cette pauvre population sans défense est devenue spécialisée dans les tirs de sniper sur les enfants, les personnes âgées comme nous l'ont dit en témoignage les médecins. Et c'est une honte pour l'humanité que de permettre qu'un tel massacre continue sans que les nations qui seraient en état de l'interrompre parce qu'il cesseraiit de fournir des armes et des munitions parce que il prendrai les dispositions pour ravitailler immédiatement et sérieusement les populations qui ont été assiégées privées de tout ne fassent rien mais continue cependant à donner des leçons de morale à la terre entière pour les sujets qui l'intéressent elle directement.
Si bien que quand on les voit, on pense qu'ils ne font qu'une chose, défendre l'ordre qui leur convient contre le reste de l'humanité et certainement pas en faveur des principes dont ils se réclament. Alors, si nous devons aborder ce soir dans des conditions un peu comment dire rapides, convoquer rapidement la question de l'Ukraine, c'est qu'il s'est produit un certain nombre de faits qui sont pour l'essentiel des déclarations qui nécessitent que des explications soient données. Alors, il est apparu que le format le plus convenable était celui-ci plutôt que une longue vidéo ou plutôt que une autre forme.
Alors, c'est pourquoi c'est si important qu'on voit à votre réactivité que ce sujet vous préoccupe vous aussi, vous intéresse, que vous avez envie et besoin de comprendre. Je salue mes camarades de la commission des affaires étrangères et de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, les insoumis qui sont là, Laud Saintou à Baumongolie et [applaudissements] notre camarade Yundu Somar [applaudissements] qui au Parlement européen a en charge une partie des budgets qui seront mis en cause dans l'hypothèse où nous ferions la stupide erreur d'intégrer l'Ukraine dans l'Union européenne. comme cela est proposé, mais j'en parlerai dans un instant.
Si nous sommes en alerte comme nous le sommes, c'est parce que l'ordre du monde qui est perçu évidemment différemment suivant les générations qui sont dans cette salle, mais l'ordre du monde a changé trois fois en l'espace de 30 ans. Et dès lors, nous savons que nous sommes dans une phase particulière de ces successions de changements. Celui où nous sommes passés du monde de Yalta qui était partagé entre les États-Unis d'Amérique et la Russie. qui assurait une sorte de condominion sur l'ensemble de des nations qui et au fur et à mesure des événements qui les animaient prenaient parti pour l'un pour l'autre intervenaient dedans, dehors, autour et rétablissait l'ordre, c'est-à-dire celui qui leur convenait au fur et à mesure du temps et de l'histoire.
Et puis nous sommes passés après la chute de l'Union soviétique à un moment qui n'a pas duré, qui a été un moment unipolaire où seuls les États-Unis d'Amérique décidaient de tout et pour tout. Et le président George Bouche avait parlé au moment d'intervenir en Irak puisque c'était le moment où il voulait manifester la réalité armée de ce nouvel ordre, l'intervention en Irak qui était légitime comme a dit l'ONU mais pas légal comme a également dit l'ONU que pour ma part je n'ai pas voté quoi qu'à ce moment-là il y avait des raisons sérieuses de le faire puisque l'Irak avait envahi le Kouette voisin mais dans la mesure où les déclarations des États-Unis d'Amérique changaient le sens de cette intervention et en faisait un pur acte euh de domination politique. Il était évident que il y avait doute.
Et pour des raisons qui cette fois là tenait davantage à la philosophie que à la politique, je me suis dit que je ne pouvais pas comme homme lever la main pour dire oui, aller faire la guerre et mourir alors que je ne suis pas vraiment convaincu que ça en vaille la peine. si bien que j'ai voté non, mais je tiens à redire que le principe de la violation des frontières était déjà une question essentielle à mes yeux et qu'on ne peut admettre un monde où on franchit les frontières du voisin pour aller imposer sa vision des des solutions. Et nous avons donc après ce bref moment dont on va dire en gros qu'il s'achève avec la défaite des alliés occidentaux en Afghanistan qui était censé avoir organisé une expédition punitive pour libérer les femmes et les enfants de l'Afghanistan sous la dictature des Mola et après les avoir copieusement bombardé pendant plus de 20 ans, écoulé tout le matériel militaire possible, déverser des fortunes qui revenaient immédiatement par le circuit international dans les caisses des pays de de l'Occident. euh ont finit par se terminer dans une déroute ridicule.
Et on peut dire qu'à partir de ce moment est solisé le fait que en réalité il n'y a plus un mtre du monde mais qu'on est entré dans une phase multipolaire. Alors multipolaire c'est un mot qui déf des fois appelé parce que multi c'est mieux qu'un seul parce que multi ça donne de l'espace mais la vérité pour qui connaît un peu l'histoire c'est que multi finit toujours de la même manière. Quelqu'un trouve que multi c'est trop et préférerait que ce soit plutôt soi que les autres.
Si bien que multi conduit toujours à la guerre, s'il n'y a pas un cadre dans lequel les tensions qui sont inévitables entre les nations comme elles le sont entre les groupes humains, comme elles le sont euh jusqu'à la plus petite structure de coalition humaine, et bien ne trouve pas un endroit où se régler de manière civilisée. Il est absolument exclu qu'on connaisse un jour un monde baignant dans la paix, la joie, l'amour du prochain et que sais-je encore qui ferait qu'il n'y aurait plus besoin de rien. Il y aura toujours besoin de structures d'arbitrage, de règles qui seront d'autant plus fortes qu'elles seront consenties et de moyens pour faire appliquer ces règles quand d'aqu ne veulent pas les respecter.
C'est aussi vieux que les communautés humaines. Mais alors des petits groupes d'humains n'ont besoin que de règles coutumières de patriarches et de matriarches qu'il est leur rappel. Mais les nations, c'est une autre paire de manche.
Et un monde aussi intégré que le nôtre, aussi globalisé, c'est encore une autre paire de manche. Et c'est quelque chose d'autant plus compliqué que deornavant nous sommes 8 milliards d'êtres humains et que nous sommes en route vers 10 milliards et que cette explosion démographique correspond à une redistribution générale de la puissance entre ceux qui sont très nombreux, ceux qui sont moins nombreux, ceux qui sont très nombreux mais connaissent de très grands problèmes, ceux qui sont peu nombreux et qui en connaissent des grands ou des petits. si bien que l'air entière est instable.
C'est le moment où bon bah c'est instable, c'est instable, c'est la vie, on va pas pleurer, gémir et quoi faire et se flageller parce que c'est instable. C'est instable et bien alors c'est un ordre nouveau de problème. On tâche d'y faire face, de trouver des réponses et de se comporter d'une manière responsable en face de cette instabilité. responsable veut dire que ne pas avoir de pensé à court terme et se dire et bien je me réjouis d'avoir une opportunité de casser la figure à Pierre, Paul ou Jacques, de prendre dans les poches de celui-ci ou de celle-là et cetera et cetera.
Non. Réfléchir dans la durée, se demander quelles sont les manières de faire qui permettent de régler les problèmes durablement. Et l'une des premières manières de faire, c'est de ne pas changer d'avis tout le temps.
Si bien que pour nous, en tout cas, tel que nous avons au fil de notre histoire, brève histoire, les insoumis, progressivement formuler une conception de ce qu'est l'ordre international souhaitable. Je m'empresse de dire que ce n'est pas un ordre en tant que tel que nous décrivons qu'une mainère de créer de l'ordre lorsque le désordre guide. Sachant que le reste du temps, les nations et les peuples s'accommodent des moyens dont ils disposent pour pour faire avancer leurs affaires.
Alors bon, moment multipolaire et la conclusion de ce moment multipolaire, la donnée qui s'impose, c'est que c'est un monde en risque de guerre généralisée, de guerre généralisée et de guerre totale. C'est-à-dire un mode de guerre qui est finalement assez récent qui est celui de l'ère contemporaine, celui des guerres mondiales avec la première guerre mondiale qui ouvre l'air de la guerre industrielle puis la deuxième guerre mondiale qui ouvre l'air de la guerre totale, c'est-à-dire dans lesquelles il n'y a plus de distinction entre les combattants civils et les les pardon les combattants militaires et les civils qui ne combattent pas. dont en quelque sorte le symbole, il en faut bien un pour le résumer, est le bombardement de Guernika à l'ouverture de la 2e guerre mondiale par la débacle des républicains nullement aidés par les autres nations républicaines d'Europe face au coup d'état franquistes.
Ça a été un peu en quelque sorte l'emblème de ce nouvel âge de la guerre et depuis nous ne connaissons que des guerres totales et qui ont des comment dire des caractéristiques que l'on voit se reproduire d'un conflit à l'autre. C'est-à-dire que ce sont des guerres qui prennent d'abord des principes, comment dire, qui prennent des prétextes, qui prennent des modes d'expression qui sont ethnique et religieux. Et au nom de l'ethnie ou de la religion est recommandé le massacre total de l'adversaire puisqu'il a le tort de partager la même religion ou la même culture ethnique.
Nous avons vu ces types de guerres ethnoicor-religieuses n'ont pas commencé. Il y a toujours eu, vous savez, il y a il y a toujours tout en même temps. Mais il faut discerner, hein, la tête du dragon de sa queue comme disait Léon Trotski à propos de la Chine.
Donc, il faut distinguer ce qui commence et ce qui finit. Bon, alors la guerre pour nous un peu repère, c'est celle de la Yougoslavie avec les accords de Dayton qui partagent l'ancienne Bosnie en trois entités. C'est absolument microscopique entre euh les Serbes euh les musulmans bosniacs et les trisè du diable si je me souviens.
Ça doit être les Croates. Et c'était la première fois que une nation, c'était une fédération, la Yugoslavie était dépessée de l'extérieur parce que les alliés avaient décidé qu'il y avait là un risque de génocide qui était établi par l'emprisonnement de plusieurs milliers de Kosovar. et dans ces conditions sont intervenus et ont tiré dans le tas et finit par imposer ces accords de Dayton.
Mais c'était la première fois qu'on voyait en Europe se terminer une guerre par un accord ethnique. Et évidemment, les mauvaises habitudes sont celles qui se répandent le plus vite. L'ethnie est un confort.
La création d'un État nation multinational ou multipopulaire est une solution toujours plus compliquée mais en tout cas plus efficace comme ça marche parce que ça veut dire que les gens se supportent et apprennent à vivre ensemble sous l'empire de la loi. Et évidemment, pour que la loi puisse être la loi de tous, il faut qu'elle soit promulguée d'une manière laïque, c'est-à-dire distincte des préoccupations religieuses et des préoccupations ethniques qui remettraient en confrontation les composantes de la nation. Excusez-moi du rythme auquel je vous débite tout ça, c'est que j'ai encore une réunion après, ce qui est une garantie pour vous que ça finira par s'arrêter ce que je raconte mais moi me créer des des obligations imprévues.
Donc nous voilà dans ce moment. Et euh pourquoi sommes-nous dans un moment aussi tendu ? Parce que en quelque sorte il y a plus de patron vérifier.
Ça finira par se stabiliser. Quelqu'un va finir par faire la preuve du fait qu'il est capable de maîtriser le processus. Mais nous n'en sommes pas là.
Et nous sommes dans une situation où l'empire déclinant, celui des États-Unis d'Amérique a entrepris pour se survivre et continuer des rapports de force un peu partout dans le monde et suit une stratégie qui a au moins elle le mérite de la clarté, ce que nous français n'avons plus droit maintenant, mais qui a au moins le mérite de la clarté et de la continuité. Si bien que en toute chose, il faut d'abord commencer par repérer ce qu'ils sont en train de faire, à qui ils le font et qui s'y opposent et à l'inverse que font les autres et dans quelle direction ils avancent. Sinon, on ne comprend rien et on se gargarise avec des principes abstraits qu'on aucun rapport avec ce qui se déroule réellement dans la réalité.
Alors, le risque de guerre généralisé vient du fait que comme il y a plus, comment dire celui qui décide que ou le groupe de nations qui impose aux autres, alors les risques partout où ils existent deviennent des risques de guerre. Il y a quand même sur 195 nations reconnues à l'ONU 156 qui ont un différent frontalier et ça représente 75 % des nations du monde. Et sur ce total, il y en a 28 % pour lesquels le conflit est d'ors et déjà un conflit armé avec des catastrophe qui bien sûr vu de loin et depuis l'Europe ne dérange personne comme par exemple l'agression du Rwanda contre la République du Congo qui a déjà fait 7 millions de déplacés et 6 millions de morts dit-on.
Mais en tout cas, des millions de gens sont dans cette situation et puis je pourrais faire la liste en passant par l'Éthiopie, l'hériter le tigré et cetera. Et c'est un petit peu partout que nous avons dans ces 28 % de cas des guerres qui ont les caractéristiques d'une guerre totale et d'une guerre ethnique. Car par exemple en République démocratique du Congo, l'envahisseur ou ses supports locaux tuent tout le monde.
Ne font pas de tri, ne distinguent pas, la preuve et pour cause il y en a pas. les militaires des civils, ils tuent tout ce qui résiste et même ce qui ne résiste pas parce que c'est dans la logique de la guerre de prédation qui est menée contre eux. C'està dire que ce n'est pas un petit sujet que de dire il y a un risque de guerre généralisée.
Car si lorsqu'une guerre éclate quelque part, tout le monde se range en deux camps, il est évident que bah ça passe d'un pays à l'autre. Et c'est comme ça que notamment la Première Guerre mondiale dont le modèle est le plus proche de ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui, c'est-à-dire un monde multipolaire, plusieurs grandes puissances en concurrence et bien que la guerre la première guerre mondiale s'est déclenchée. Il y avait d'abord des camps et puis des très grands camps puis des très grands camps puis à la fin tout le monde qui a participé à cette guerre.
Et les conséquences de cette guerre, soit-dis parenthèse, ne sont toujours pas effacées. Car dans les sujets de guerre actuelle ou les risques de guerre actuel, vous avez des conséquences du traité de 1920, notamment quand la Hongrie dénonce le tracé des frontières qui lui a été fait en disant "Ce sont des frontières qui violent la tradition millénaire de la Hongrie." N'oublions pas que la Hongrie, avant d'être la Hongrie de Orbon, c'était l'Autriche H- Hongrie, c'est-à-dire un empire.
Dans ces conditions, on voit que à tout moment, il faut être vigilant, regarder attentivement et je le disais tout à l'heure, définir des règles. Alors, dans un tel contexte, il y a rien de pire que les gens qui viennent un jour vous dire blanc, le lendemain reviennent et vous disent noir et le surlendemain vous disent qu'ils ne savent pas au juste qu'ils pensent. Et c'est très exactement ce qui est en train de se passer venant de la France.
Mais la France, certains sont en train de s'en rendre compte, peut avoir une parole et des comportements dont les conséquences sont incalculables pour la raison que c'est un grand pays et que c'est un pays nucléaire. Par conséquent, en état de provoquer un enchaînement de violence qui pourrait être définitivement néfaste à l'humanité toute entière. Et c'est la raison pour laquelle les dernières déclarations posent un tel problème.
Si c'était seulement une question de politique intérieure de différent entre nous et Emmanuel Macron ou nous ou d'autres et Emmanuel Macron, disons que ça procéderait des logiques habituelles, ordinaires de la vie d'une nation démocratique où on accepte qu'il y a une opposition et même plusieurs et où on vit dans ce type de rapport. Mais là, c'est une parole qui a été adressée sur un continent qui est entré en guerre, le continent européen avec deux déclarations qui euh ont posé problème. L'une pour évoquer l'ouverture du parapluie nucléaire français sur tous les pays de l'Union européenne et la seconde qui imaginait l'hypothèse de la présence de troupes présentes sur le sol de l'Ukraine dans la guerre contre la Russie.
Et si c'est si important, c'est pas seulement qu'on va le faire ou qu'on va pas le faire. le cas le plus probable et qu'on ne fera rien heureusement. Mais le drame c'est que comme nous mentons tout le temps, je dis le camp auquel nous appartenons, nous qui sommes englobés qu'on en soit content ou pas dans l'OTAN, nous qui sommes englobés que nous ici on en soit content ou pas dans le camp américain, c'est que comme nous mentons tout le temps, les gens finissent par penser qu'on est prêt au pire.
Car en effet l'Europe, l'Union européenne d'une part, les nations alliées des États-Unis d'Amérique ment tout le temps et font toujours le pire. Ment quand ils disent "Si vous acceptez la réunification de l'Allemagne, l'OTAN ne s'avancera pas jusqu'en Allemagne et puis il fait le contraire. Si vous acceptez l'effondrement du mur ici et là et cetera pacifiquement, alors nous n'avancerons pas, il y aura une zone neutre et on fait le contraire et en particulier l'Union européenne avec joie enthousiaste dirigée par des atlantistes absolument irresponsables mais impénitants font sans arrêt des menaces.
Et c'est ainsi que en 2008 et en 2008 nous avons été un certain nombre ici à réagir. En 2008 il y a eu une conférence de l'OTAN dans laquelle il a été dit la Geéorgie et l'Ukraine rentreront dans l'OTAN. Ce qui évidemment était un signal majeur pour la Russie en 2008 qui est venait de traverser toutes sortes de crises épouvantables de son économie de s'entendre dire qu'en plus ils allaient être assiégés et que l'OTAN allait entrer comme ça un pays après l'autre et faire tout le tour de pour réaliser un encerclement.
D'autant qu'auparavant ou très rapidement après, je me rappelle plus très bien des dates, on a fait signer à tous ceux qui sont rentrés dans l'Union européenne 10 pays d'un coup, leur adhésion le samedi à l'OTAN pour pouvoir le dimanche être membre de l'Union européenne, c'est-à-dire en double verrouillage de toute la zone de l'ancien campe, pris dans des solidarités militaires. D'un côté par l'Union européenne où en effet il y a une solidarité militaire et de l'autre par l'OTAN où il y a une solidarité militaire. mondial.
Alors, si vous êtes à la tête d'une nation, vous ne pouvez pas entendre des choses pareilles en vous disant "Oui, c'est un détail." Non, ce n'est pas un détail. Cela signifiait que la volonté belliqueuse était là.
Elle a des raisons multiples et divers. Je ne les aborde pas à cet instant. Je ne dis pas non plus que ça justifie d'envahir le voisin que de se sentir menacé.
Mais en attendant, on est obligé, si on réfléchit d'une manière concrète, de partir des conditions concrètes dans lesquelles se fait la pensée de chacun des protagonistes. Donc, on peut admettre que les Russes soient devenus à partir de là extrêmement méfiant et qu'il se soient préparé de longues mains à un conflit auquel il s'attendaient. Et c'est de cette façon que pendant toute une période, nous avons à ici, je ne sais pas combien en tout cas tout le monde, tous ceux qui sont ici, on n'a pas cessé comme parlementaire de dire attention attention, n'allez pas trop loin.
Si vous faites entrer l'OTAN dans l'Ukraine, il y aura des conséquences terribles. Et il y a plusieurs discours de ma part mais de quelques autres de ceux qui sont ici sur ce même sujet. Donc ça n'avait rien d'imprévisible.
Et c'est pourquoi lorsque tout d'un coup la situation s'étendue, j'en profite pour régler des comptes avec des accusations sans fondement. quand la situation s'est tendue et qu'il y a eu discussion pour savoir si oui ou non les Russes allaient intervenir en Ukraine. Ça s'est passé dans la deuxème quinzaine du mois de février.
Et dans cette deuxième quinzaine du mois de février, on y réfléchissait entre nous en se demandant qu'est-ce qu'on fait si qu'est-ce qu'on fait si alors avec la ch qui est là puisqueà l'époque il était notre seul représentant à la commission de la défense enfin qui participait et on discutait pour savoir parce qu'on va pas rester comme ça et de piêm ça vaut surtout quand on est dans une campagne présidentielle parce que nous quand on fait campagne en général c'est pour les gagner donc on s'était dit ça pourrait très bien nous arriver sur les genoux dans ce cas-là qu'est-ce qu'on fait De qui se déclare-t-on solidaire ? Alors, on ne peut se déclarer solidaire que d'après une méthode. Et cette méthode, elle doit être énoncée aussi simplement qu'elle est claire.
Premièrement, le droit international comme base. Il n'est pas parfait, il peut être amélioré, il est parfois un juste, mais il existe et c'est la seule chose qui existe. Si vous enlevez le droit international, il ne vous reste plus que le droit du plus fort.
Vous pouvez négocier les conditions dans lesquelles le droit international s'applique. Quand il ne s'applique pas, pour comment le faire appliquer ? Mais si vous n'avez rien, il ne vous reste que la force.
Donc un, le droit international. Deuxièmement, des principes d'action politique constant, pas géométrie variable suivant les combattants. C'est pourquoi le principe numéro 2, les principes constants, nous amène à dire "Nous devons être une nation non alignée." C'est-à-dire que par a priori, nous ne sommes pas avec Pierre ou avec Paul, nous sommes par a priori avec nos principes.
Et parmi ces principes, il y a bien sûr le respect des de du droit international, mais il y a une série d'autres normes qui s'appliquent et qui nous semblent important d'appliquer, même quand les autres ne les reconnaissent pas ou ne veulent pas les appliquer. Des cas où ces normes existent mais ne sont pas appliquées, la convention sur les armes chimiques. Bon bah, les États-Unis d'Amérique depuis 1993 ont pris leur temps.
Alors, vous savez, c'est quand même un grand pays, un peu vieux et puis pas très au point techniquement parce que les Syriens, on est arrivés à leur faire épuiser d'un seul coup leur stock d'armes chimiques en 2 mois et les États-Unis d'Amérique en 30 ans disent que sans doute ils vont finir un jour ou l'autre, mais ils n'ont toujours pas fini. Et le traité sur les armes biologiques a été qui a été lu aussi sur la table en 1993 n'a jamais été signé ni par les États-Unis ni par une série d'autres pays notamment au proche Orient, c'est-à-dire Israël, l'Égypte, la Syrie, le Soudan, je crois, qui n'ont jamais signé ces armes. Quand vous signez pas à propos de l'interdiction d'une arme, on peut soupçonner à juste titre qu'un jour ou l'autre vous comptez vous en servir, hein.
Et c'est pour ça que vous signez pas. Mais je vous donne un exemple. Donc les Français, nous au pouvoir, nous serions des supermitants de vous avez signé, donc vous le faites.
Ça c'est pas abusif de faire ça quand même. Vous avez signé, donc vous le faites. Exactement comme nous disons aujourd'hui.
Vous avez signé l'accord de prévention contre le risque de génocide et d'interdiction génocide. Vous avez signé. Il est pas dit que vous êtes contre.
Il est dit que si ça se produit, vous devez intervenir pour l'empêcher. C'est pas pareil. C'est prévention et interdiction.
Et donc nous demandons à tous ceux qu'on signé, nous déjà notre propre pays, puisque vous avez signé, vous devez le faire et vous devez cesser de livrer des armes à Israël. Vous devez cesser de supporter que on fasse du commerce avec eux. Vous devez leur mettre un embargo qui l'oblige à cesser le massacre.
Mais demander ça, ça n'est pas faire autre chose que d'appliquer le droit international et nos propres engagements. Ce n'est pas une invention de notre parti, de notre mouvement. C'est dans cet état d'esprit que nous agissons de même.
Vous avez vu que dans la reculade, bon je vous en parle dans un instant, après avoir dit qu'il enverrait des troupes au sol, voilà que les autres sont mis à ramer dans l'autre sens pour dire non des troupes, c'est pas ça vraiment qu'on voulait dire. Enfin, on voulait dire des gens. Oui, enfin vous voyez ce qu'on veut dire.
Euh des démineurs. Des des mineurs. Mais c'était justement l'exemple à pas prendre parce que qui c'est qui jette des mines là-bas ?
Alors les Russes, oui, les Ukrainiens accusent les Russes de miner et on n pas de raison de penser que les accusent de quelque chose qui existe pas. Mais ce qui est certain, sûr et certain, c'est que les Ukrainiens eux-mêmes minent parce que depuis août 2023, ils ont obtenu des États-Unis d'Amérique des armes à sous-munition. He c'est l'uphémisation des mots, hein, vous savez, il faut que ça soit la sous-munition.
Qu'est-ce que c'est ? Si vous faites sauter un truc qui en balance des milliers d'autres qui se remettent un petit peu partout puis qui exploseront un jour quand quelqu'un marchera dessus qui est un problème qu'on a dans toute l'Afrique partout il y a eu des conflits et qui maintenant bah concerne une partie du territoire européen. Et dites-vous bien que c'est pas le plus simple de se débarrasser de mines antipersonnelles.
Et justement le traiter sur les mines antipersonnelles, qui c'est qui l'a pas signé ? les États-Unis, d'Amérique et quelques autres qui donc balancent des mines anti à qui nous sommes en droit de dire mais il y a une convention internationale, tant de pays l'ont signé, vous devez signer, vous devez signer, vous devez signer et tous les jours on emmerde, vous devez signer, vous devez signer, vous devez signer et quand on arrive à l'heure où il faut négocier des traités par exemple comme il faudra le faire pour mettre fin à la guerre Ukraine Russie, et ben on mettra dedans. à propos pendant qu'on y est, il faut déminer et donc il faut appliquer le traité de déminage.
C'est de cette façonlà si vous voulez que l'histoire peut avancer. Sinon, qu'est-ce que vous allez faire d'autre ? Venir tous les 5 minutes menacer tout le monde ?
Non, vous êtes obligé de vous inscrire dans une réalité. C'est pourquoi quand un conflit a lieu, il faut observer les raisons qui nous permettent d'agir pour qu'il s'étendent pas. Mais en même temps, qu'est-ce qu'on va en faire pour en sortir ?
Et quand on va en sortir, combien de choses on va mettre dans le paquet final ? Alors, la parole non tenue a rendu tout le monde très nerveux, notamment le la Russie et les pays qui se sont reconnus dans la Russie. D'autant que il règne une ambiance assez spéciale.
Là, je sur ma fiche, j'avais plusieurs fiches. Je je vous mets que les choses qui concernent des Français. Comme ça, on dira pas c'est la faute des autres, hein, on parle des nôtres.
Alors, ça commence par Macron 26 février. Il n'y a pas de consensus. aujourd'hui pour envoyer deux manières officielles [rires] assumé et endossé alors on pourra avoir de manière pas officielle pas assumé et pas endossé des troupes au sol mais dit-il en dynamique on se demande de quelle dynamique il parle rien ne doit être exclu nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre nous sommes là dans le vocabulaire de la diplomatie entendez bien mes amis si vous dites Quand vous êtes le chef de l'État, je ne veux pas que la Russie puisse gagner cette guerre.
Ben, c'est mieux que si vous dites "Nous voudrions qu'il la perde." Parce que ce n'est pas la même chose. Ne empêcher quelqu'un de gagner une guerre et espérer qu'il la perde, c'est deux choses différentes.
On a connu et on va en reparler d'autres solutions. Mais là où il y a un problème, c'est que ça, c'est le président qui dit ça, qui veut pas que la Russie puisse gagner cette guerre. Alors par contre le ministre Sébastien Lecnu, celui-là il s'occupe des armées et lui c'est pas ça qu'il dit.
Il dit une victoire russe ou une victoire ukrainienne, ça ne se vaut pas. La sécurité de l'Europe passe par une victoire ukrainienne. Ah, on on est déjà plus en train de dire la même chose.
On parle de donner les moyens à l'Ukraine de remporter une victoire sur la Russie, donc de faire perdre la Russie. C'est pas la position que on tient, mais ça crée une ambiance. [souffle coupé] Gabriel Atal, celui-là, il est premier ministre. [rires] Bah, c'est écrit, hein.
Apparemment, tout le monde a pas l'air de le croire parce que quand il va au salon de l'agriculture, ils s'en foutent. Il jettent de la bière et des trucs à d'autres. Alors, je recommande pas ça, hein.
Gabriel Atal, on ne peut rien exclure dans une guerre qui agit au cœur de l'Europe et aux portes de l'Union européenne. Comment ça on ne peut rien exclure ? Mais bien sûr que si.
On doit on peut exclure. On doit on peut exclure que la guerre s'étende. On peut on doit exclure que la guerre devienne nucléaire.
On peut on doit exclure et cetera et cetera. [applaudissements] Voilà ce qu'on dit. Quand on est le chef d'un gouvernement d'un pays qui a une armée avec une arme atomique, on dit pas on peut rien exclure parce que celui qui est en face, il se dit "Ah bon, vous pouvez rien exclure ?" Bah il comprend ce que ça veut dire.
Ça veut dire qu'il y a des choses que vous pourriez vous permettre. Alors après bon ça c'est pour ceux qui ont les manettes et puis après il reçoivent le renfort d'illuminer alors c'est vrai qu'on filme le renfort de personnes qui ont réfléchi au problème et ça se voit leur déclaration [rires] la France devrait passer en mode économie de guerre sur la production si vous voulez éviter que des soldats français aient à crever ou quoi à quel propos Si vous voulez éviter que des soldats français aient à crever, il faut aider aujourd'hui ceux qui crèvent pour nous autant que pour eux. Ça c'est Gluxman qui dit ça.
Ça c'est un vocabulaire de guerre. Ça c'est un vocabulaire de guerre en Robé. Mais c'est ça que ça dit.
Ça dit que si on veut éviter d'avoir à mourir nous-même, aidons les autres à mourir à notre place. Bref, il est question que de mourir dans cette histoire. Pas de la paix.
Or, l'objectif qu'on se donne, c'est la paix. Et comment on va y arriver ? Comment on va gagner la guerre ? [applaudissements] Pourquoi vous savez que nous avons à faire une classe médiatique est dotée d'une mémoire de poisson rouge ?
C'est ainsi que j'ai appris que nous aurions sous-estimé le risque de l'invasion. Tout à l'heure, j'avais commencé à vous le dire. Vers la deuxème moitié du mois de février, on examine la situation et on se dit honnêtement, c'est pas la chaud et moi dans un bureau même à 10 qui allons nous dire bah voilà on a des renseignements bien sûr hein, mais pas d'une qualité qui nous permet de savoir si oui ou non il va y avoir une intervention.
À ce moment-là les Américains et les Anglais disent ils se préparent à intervenir. Il faut dire que quand même il y avait 130000 militaires qui étaient massés, des chars et cetera. Donc, on avait des raisons non mais on avait des raisons objectives de penser qu'il y avait un problème qui s'annonçait.
Et c'est le moment où il y a une réunion de la commission de la défense dont est membre le sur la chaud. Et dans cette commission de la défense, on fait venir le chef du renseignement militaire, le chef d'étatmajor des armées, puis la ministre de la défense. Et je laisse la parole à la ministre de la défense me disant que à la fin c'était elle qui décidait puisque c'était elle la politique et que les autres étaient priés de dire la même chose.
Mais la vérité que nous savons tous, c'est que c'est les autres qui lui ont dit. Et les autres lui ont dit parce que ils avaient des renseignements et ils n'ont pas manqué de se ventter de comment ils les avaient. Il disait "Nous avons renouvelé notre observation satellitaire pour ceux qui ont lu mon blog là, j'ai fait la citation complète hein.
Et en avant, on a changé nos satellites et on a des avions, il y en a des stations d'écoute dans la mer noire et ceci et cela." Enfin bref, il y avait pas une fourmie qui pouvait bouger ses pattes sans que les militaires français soient au courant. Ce qui nous change quand même de ce qu'on a vu ensuite en Afrique où les militaires français quoi qu'il se passe n au courant de rien.
Voilà donc ils ont raté en pouche puis deux puis trois comme ça c'était complet. Non mais [applaudissements] je ne veux pas me moquer du travail qu'ils ont à faire. Je me moque de la manière dont ils sont en train de le faire pour donner d'au renseignements.
Tant et si bien que la ministre des armées dit devant les camarades qui se dépêchent de noter que nous voyons et nous avons des moyens de voir mais nous n'en tirons pas les mêmes conclusions que nos alliés. Donc il y a pas de risque d'intervention de la Russie. 9 jours plus tard l'invasion commence.
à 5h du matin, nous à 7h on condamne. Et c'est pour vous dire que nous n'approuvons al Pourquoi je parle de mémoire de poisson rouge ? C'est que ceux qui pour le bonheur de pouvoir une fois de plus cracher sur les insoumis nous jettent ça à la figure ne font même pas l'effort qui correspond à leur métier de dire c'est la nation française et son gouvernement qui s'est trompé pas nous la cha et moi et quelques autres.
Nous, on a suivi ce que les militaires de notre pays nous disaient dans une commission de la défense. Alors ben on saura pour l'avenir que faut pas les croire ou que quand le chef a parlé, on va demander son avis à l'adjoint pour savoir s'il est bien d'accord avec lui. Parce que ce qu'on savait aussi, c'était que le renseignement militaire et les autres branches du renseignement n'étaient pas toutes d'accord sur l'évaluation de la situation.
Mais ça, on l'a appris après, sur le moment, on ne le savait pas. Donc comme on ne savait pas, on a pris la position politique écrite, signée, affirmée publiquement. L'OTAN ne rentre pas en Ukraine et la Russie n'entre pas en Ukraine non plus.
Ça ça se passe le 21 février. Voilà, quelques jours plus tard, les Russes rentrent. Donc 2h après, nous disons, "Nous condamns, c'est pas possible et cetera et cetera." Et on le fait.
Ne croyez pas que ce soit pour les circonstances, pour pas endosser une querelle de plus qui serait trop compliqué à porter parce que les querelles difficiles à porter, je crois qu'on a donné la preuve qu'on était capable de les porter sans que personne arrive à nous intimider et quoi qu'il nous en coûte. Donc c'était pas ça le sujet. Le sujet c'est que nous nous comportons en responsable politique et nous ne pouvons pas accepter comme responsable politique de gens qui veulent gouverner leur pays que quelqu'un qui que ce soit en Europe décide qu'il peut passer une frontière.
Voilà pourquoi c'est intraitable notre refus de franchissement des frontières par la violence. Ce qui ne veut pas dire que aucune discussion sur les frontières n'est possible. Parce que si nous disons aucune discussion sur les frontières n'est possible, si jamais il y a un problème, bah vous discutez pas, vous frappez.
Il faut donc qu'elle puisse avoir lieu cette discussion dans un instant. Je dis comment, mais certains d'entre vous connaissent déjà ce que nous en pensons. De même, j'ai vu un petit prétentieux de Plateau dire vous rendez compte, il parle de sécurité, de garantie de sécurité mutuelle.
Il était torrifié. Donner des garanties à la Russie. Bah c'est au béérant qu'on donne des garanties, c'est pas à nous hein.
Donc si vous voulez que l'autre il recule et qu'on puisse lui dire de reculer, faut qu'on lui garantisse que s'il recule, ça va pas être pour qu'on l'enfonce. Et donc il faut des garanties mutuelles l'un envers l'autre, les Ukrainiens envers les Russes, les Russes envers les Ukrainiens. Et pour que les Russes croient les Ukrainiens, il faut que les Ukrainiens donnent des garanties aux populations russophones et cetera et cetera. mais sont bien des garanties mutuelles.
Alors, on pourrait dire que c'est encore une de nos inventions démoniaques, d'accord ? Mais figurez-vous que celui qui l'a dit, c'est pas que nous. Nous, on a attendu prudemment.
Pourquoi ? Parce qu'on savait que des discussions avaient lieu. Mais nous, à la différence de monsieur Macron, on sait en notre langue, on sait plein de choses parce que voyez-vous, les insoumis, c'est comme la grippe quand ça commence quelque part, il y en a partout.
Alors des insoumis, il y en a partout dans l'armée, dans la police, dans le renseignement, dans la diplomatie et cetera. Mais nous la différence c'est qu'on la ferme parce queon pense à l'intérêt de notre pays. Nous, on s'occupe de notre pays parce qu'on se dit un jour ou l'autre, on va s'en occuper et on a intérêt à ce que les bonnes habitudes soient pris tôt.
Donc à ce moment-là, nous nous savons qu'il y a une conférence diplomatique qui discute de ces garanties de sécurité. Mais l'autre il peut pas s'empêcher, il faut qu'il parle. Donc il va en machin en Albanie et qu'est-ce qu'il trouve à dire à la télé à TF1 s'il vous plaît qui avait l'air de l'ignorer.
J'aurais rappelé ce qui passe sur leur propre antenne. Et il a dit ah ben oui, il faut qu'il y ait des garanties mutuelles de sécurité, c'est indispensable pour le jour où la Russie reviendra à la table des négociations. Nous, on a embrayé, on a dit "Ah, quelle bonne idée, comment on est content d'apprendre ça !" Voilà.
Bon, donc oui, on a soutenu mais c'est lui qui l'a dit. Donc si on doit faire des reproches aux insoumis de dire qu'ils veulent des garanties mutuelles de sécurité, on les adresse aussi à Macron. Alors, je sais que c'est difficile pour un un un éditocrate de l'officialité médiatique, mais oui, il y a des moments où ça existe dans les démocraties, on peut mettre en cause le pouvoir en place.
Je sais que c'est bon, c'est très audacieux, hein, mais c'est possible, ça s'observe dans certains pays. Donc peut-être qu'en France, on peut dire "Vous savez ce truc, c'est pas eux qui l'ont trouvé, c'est l'autre qui en a parlé le premier." Si je vous le dis, c'est parce que à chaque étape, telle est la méthode des insoumis.
Vous êtes des militants insoumis. Vous devez savoir comment on travaille, comment on réfléchit, qu'on le fait avec sérieux, qu'on le fait à partir d'informations, à partir de principes qui sont constant dans le travail politique que nous menons. Alors, je reviens à cette déclaration fantasque selon laquelle on enverrait des troupes au sol.
Alors, d'abord, première surprise, on dit s'il l'a dit, c'est qu'ils en ont parlé dans la réunion. Il y a doute parce que quand on voit le nombre de gens qui étaient dans la réunion et qui ensuite disent "Ah non, jamais de la vie, pas question, y compris des vat en guerre de première bourg qui sont là-bas au bout de l'Europe de l'Est. Donc pas des tendres, pas des philotopiniens et je sais pas quoi hein, des gens qui disent "Oh là là là où vous allez là ?" Parce que ils savent bien que les premiers qui se prendront là-bas fortet tour, c'est eux.
Donc ils réfléchissent avant de parler et avant de menacer quelqu'un, ils essayent d'avoir des garanties que c'est pas l'autre qui va les menacer plus vite et plus fort. Donc tous ces gens et par nos discussions, j'apprends par un de nos camarades européens fort bien placé, chef d'un parti, belge, je me demande lequel, que d'après les Belges, il en a pas été question à la réunion. [grognement] Pourquoi ? parce que en Belgique, il se passe un phénomène assez étrange.
Il y a une presse qui prétend critiquer le pouvoir et euh elle était vexée qu'on lui ait pas dit un truc pareil. Donc ils sont renseignés et pas de bol dans la chaîne, il y a des insoumis. Donc on finit par savoir que la réponse des officiels belges c'était euh on en a pas entendu parler.
Je vous dis pas que c'est vrai, je vous dis juste qu'il y a un doute et que vous avez le droit d'avoir un doute puisque quand vous regardez la liste de ce qu'on dit jamais de la vie, vous avez des gens qui étaient à la réunion en question. Donc on peut réellement se demander ce qui s'est passé et s'il a pas voulu comme d'habitude se donner un rôle qui n'est pas en état d'assumer pour investir une sorte de leadership après cette pris les pieds en tapis comme il l'a fait au proche Orient en allant d'abord dire aux coalition internationale comme contre Daesh alors que la guerre avait lieu juste à côté et puis ensuite avant d'aller dire que la question de reconnaître l'état de Palestine n'était pas un mot tabou c'est-à-dire qu'à la fin c'est plus ce qu'il veut et qu'on entend parler sur tous les tons de notre participation. Nous fournissons des canons César, y compris ceux qui paraît-il étaient indispensables à l'armée française mais qui le sont finalement moins puisqu'on peut les envoyer ailleurs et qu'on les a prêté aux Ukrainiens.
Et puis par contre là où nous avons 700 casques bleus au Liban, alors là rien ni matériel ni quoi que ce soit. Et on a une armée libanaise qui voudrait bien s'occuper de garder sa frontière mais qui est hors d'état de le faire si on ne l'aide pas. Alors, s'il y a un endroit où on a attendu, c'est plutôt là.
Et c'est plutôt par exemple dans d'autres pays comme la RDC ou qui nous a déjà demandé dans le passé et nous sommes intervenus nous français dans le cadre d'un mandat extrêmement limité dans le temps. J'insiste sur le fait que ça a été un mandat limité dans le temps et contractuellement consenti. Et nous avons fait ce qu'il y avait à faire et puis les Français sont repartis.
Moi, c'est comme ça que je me fais une idée d'émission. Et pourquoi je l'évoque ? Parce que quand quelqu'un parle comme Macron, je ne peux pas oublier qu'il faisait partie du gouvernement de François Hollande qui a décidé d'intervenir à la demande des autorités maliennes au Mali et qui ensuite sans qu'on ait jamais voté quoi que ce soit, il est resté 9 ans.
On a voté une fois parce que la Constitution oblige que 3 mois après être intervenu, il faut voter. Alors 3 mois après, en général, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous allez pas dire "Ah non, c'est une erreur terrible, on remballe." Donc vous commencez par dire si si on a très bien fait d'ailleurs on remballera dès qu'il faudra.
Le problème c'est qu'on a jamais remballé. Et quand nous avons fait nous je ne sais combien de tribunes, on a dû en faire trois ou quatre pour dire écoutez qu'est-ce qu'on vous demande ? On vous demande juste de dire quand est-ce qu'on repart parce qu'on n'est pas chez nous.
Là c'est le Mali, il y a des autorités, vous en pensez ce que vous voulez mais vous les avez reconnu. Donc quand est-ce qu'il nous demande de repartir ? Quelles conditions doivent être réunies pour qu'on reparte ?
Sinon c'est de l'aventure et on se transforme en espèce de gendarme improvisé. dans un pays ou dans un autre, on l'a dit sur tous les tons. On a alerté de toutes les manières possibles.
Résultat, on est parti une main devant, une main derrière en démontant à toute vitesse parce qu'on nous a dit de le camp dans les conditions que vous savez, vous avez tous présent ça à l'esprit au point que alors même que notre position politique avait été de dire quand est-ce qu'on s'en va et comment, et bien à la tribune de l'Assemblée nationale, c'est moi qui ai dû au nom de notre groupe dire "Écoutez, on mérite pas que vous nous parliez comme ça parce que nous on a perdu 50 soldats là-bas. Ils sont morts pour l'accord qu'on a passé entre nous. Donc on mérite pas que vous nous foutiez dehors avec des injures.
Même si on sait tout ce qui s'est passé, on a quand même quelques informations sur comment lieu les combats, combien de maliens aussi ont payé de leur vie ce combat. Mais enfin, vous le comprenez. Donc pourquoi je vous dis ça ?
Vous vous rappelez qu'à chaque moment, nous intervenons en pensant à l'intérêt du pays et à sa position suivante. Si quand vous intervenez dans un endroit, vous posez des conditions que tout le monde comprend, et ben à la fois d'après, on vous dira pas bon allez, vous venez et puis on verra. Non, on verra pas.
On vient pour faire quoi ? Dans quel cas, dans quelles conditions ? Sinon, on est embringué.
Regardez comment ça s'est passé en Côte d'Ivoire jusqu'à ce qu'on nous bombarde d'une position. Et ensuite, on a pris les militaires qui avaient assez de position et on les a mis en première ligne d'un endroit qui était assiégé. Les militaires ne savent pas faire de la police, ils font de l'armée.
Donc quand la foule est accourue pour s'en prendre au français, on a tiré et il y a eu des morts. Et c'est pas ce qu'on veut faire. C'est pas ça l'idée qu'on a de d'un travail de sécurité discuter et porter ensemble.
Donc pourquoi enverrions-nous des troupes en Ukraine ? Et bien c'était la première question. Ça tombe bien, personne ne l'a posé parce que c'est ça qu'ils auraient dû faire, c'est dire bon des troupes au sol euh pourquoi faire ?
Pour quoi faire ? Pour être sur la ligne de front, passer la frontière pour faire quoi ? Alors c'est là qu'on nous a dit les mineurs.
Je vous en ai parlé il y a un instant, mais pour le reste, nous ne savons pas. Et voilà que le le grand esprit qui nous dirige susure que c'est pour créer une ambiguité stratégique. Alors c'est très si c'est ça le but, c'est complètement raté parce que comme derrière tout le monde a dit nous jamais il y a plus d'ambiguïté.
C'est-à-dire que l'idée que peut-être les alliés allaient un jour se fâcher au point de dire là vous allez trop loin, on va vous en mettre une bonne tout le monde a dit pas nous. Donc tout le monde comprend que il y a plus d'ambiguïté, personne n'interviendra. C'est très réussi.
Où est-ce qu'il a été trouvé cette idée d'ambiguïté stratégique ? Comme nous on a de la culture, on sait où il a trouvé ça. Il l'a trouvé dans la question Chine Taiïwan.
Alors Chine Taiwan, qu'est-ce que c'est ? Il y a qu'une seule Chine les amis, commencez pas à hurler que je suis un ami Jim Ping. C'est nous les Français qui avons voté ça.
Puis on a été le premier pays d'Europe à reconnaître la Chine et ça a été voté à l'ONU. Et on soupçonne les Américains d'avoir vraiment laissé passer le truc. Donc il y a qu'une Chine, il y en a qu'une légalement.
Elle est au conseil de sécurité. Taïwan, il a même pas le droit d'envoyer des journalistes à l'ONU. Ils sont pas accrédités.
Et dans les faits, il y a quand même une ambiguïté dans la situation. Il y a qu'une Chine mais il y a deux gouvernements. Dans un endroit, l'île de Taïwan.
Il y a donc une ambiguïté de la situation et les Américains répondent à l'ambiguité de la situation par une ambiguïté stratégique. Ils sont très amis avec Taïwan, ils s'entendent avec les Chinois. ambiguïé stratégique, on ne fait rien.
De temps à autre, une petite provoque pour voir si l'autre continue à respecter le traité. À quoi répond immédiatement un acte de démonstration de force des Chinois ? Et après tout le monde remal et rentre à la maison.
On a vérifié que personne n'ira plus loin que prévu. C'est ça qui se passe à intervalle régulier et à la fin il se passe rien comme vous l'avez vu. C'est très bien.
Et nous quelle position on tient ? On l'a expliqué. Il y a qu'une Chine et comme dans les faits il y a deux gouvernements et ben que les Chinois s'en débrouillent et on espère qu'ils s'en débrouilleront sans qu'il y a de guerre.
Mais qui c'est qui va régler les problèmes de Chinois ? Les Chinois. C'est c'est quand même une pensée profonde qu'on a, non ?
On dire il faut quand même avoir beaucoup d'imagination pour inventer autre chose. Parce que qui est-ce qui veut aller faire la guerre à la Chine s'il vous plaît ? Alors pourquoi est-ce qu'on partirait d'hypothèse farfelue pour avoir une attitude concrète ?
Alors, je veux bien qu'on imagine que la guerre à la Chine est possible, mais je vous réponds que c'est impossible. Pourquoi ? Parce que même l'armement nucléaire a une signification tactique en Chine et pas stratégique.
Pourquoi ? Parce qu'ils sont 1liard 500 millions, 1liard 400 millions. Donc si vous mettez une bombe atomique en France, c'est fini.
Il y a plus de France. Si vous la mettez au bon endroit, la vallée du Rô, plus d'industrie chimique, plus d'industrie nucléaire ou en coin comme ça quoi. Une et c'est fini.
Alors nous on a on réplique ça s'appelle la dissuasion. La dissuasion c'est fait pour dire aux autres peut-être que vous pouvez nous tuer mais ça va vous coûter tellement cher que ça vaut la peine que vous y réfléchissiez deux fois. La dissuasion ça n'est pas une arme offensive c'est une arme de type défensif.
Ne touchez pas à nous où il va vous en cuire. Mais mes amis et camarades, la dissuasion c'est une arme postume parce que par définition c'est pas vous qui attaquez, c'est vous qui empêchez d'être attaqué ou quand on est et quand on est attaqué qui répliquait. Mais si nous sommes attaqués par une puissance nucléaire, nous sommes morts.
Ah mais ça fait pas plaisir à entendre mais c'est la réalité. Si vous avez pas ces réalités en tête, vous racontez n'importe quoi derrière. Oui, on a l'arme nucléaire.
Oui, bah figure-toi que c'est pas un lassaut, d'accord ? C'est une arme nucléaire. Une fois que c'est passé, il y a plus personne. 200 300000 400000 personnes sont mortes.
Deux, ça fait 800000 et cetera. Donc c'est une arme défensive. C'est là que je viens à l'autre déclaration aberrante, ouvrir le parapluie nucléaire français sur toute l'Europe.
Il le dit pas une fois, il le dit deux parce qu'apparemment ça avait pas fait assez de scandale la première fois vu qu'il y avait que nous qui avons dit "Vous êtes devenus fous, on peut pas faire ça." Mais moi, je connais bien le sujet parce que je me suis tapé François Hollande si j'ose dire, dans une réunion quand j'étais socialiste dans le Pas de Calaéis et il avait dit "Oui, il faut être européen, nous allons étendre le parapluie nucléaire." Alors, c'est pas mon tour de parler.
Je dis "Sop, on arrête." Tu as bien dit qu'on va appliquer l'arme nucléaire à toute l'Europe. Il devient tout blanc parce qu'il se rend compte qu'il vient de dire une connerie plus grosse que lui.
Et il dit "Non mais attends ce que je veux dire." Je dis "Oui, tu viens de dire une bêtise. Donc tu retires.
Moi je m'en fous. C'était pas une affaire interne. Je veux pas qu'il soit dit que les Français se préparent à faire quelque chose qu'ils ne peuvent pas faire.
Maître que comment vous faites ? Je vais pas vous saouler 2 heures avec l'arme nucléaire, le parapluie nucléaire. Il y a 28 pays.
L'arme nucléaire, c'est une dissuasion quand vos votre intérêt est mis en cause. On s'est aperçu que une formule comme ça était pas suffisante. Donc on dit les intérêts vitaux.
Chenou intérêt vital, il y a une liste justement non. Alors c'est quoi ? Alors François Mitterain avait répondu "La dissuasion c'est moi.
Si nous présidons ce pays, celui ou celle qui le fera dira la dissuasion c'est moi." Alors si vous avez un type qui est connu ou une femme qui est connue pour avoir du caractère, ça porte. Si vous avez un molaçon dont vous savez qui va céder, ça fait moins d'effets.
C'est pourquoi il vaut mieux que les gens sachent d'avance qu'ils ont à faaire à des gens qui cèdent pas, même quand ça leur cuit. Je vous dis tout ça parce que la construction d'un pouvoir politique, c'est une œuvre de longue haleine multidirectionnelle quand on veut pouvoir l'assumer, pas simplement en parler. Donc 28 doigts en défendant des intérêts vitaux sur un bouton avec des armes nucléaires, ça n'existe pas.
Ce n'est pas possible. Alors pourquoi le proposer ? Et si jamais on devait avoir en prendre en charge les intérêts vitaux de l'Estonie ou de la Léonie, figurez-vous que c'est pas tout à fait les mêmes que ceux qui nous concernent nous directement.
Je ne prends que cet exemple, je veux pas entrer plus dans les détails parce que ça me conduirait à être aussitôt repris sur un demi-adjectif. Je pense que tout le monde a compris ce que je suis en train de dire. La défense nucléaire ne fonctionne que dans le cadre d'un État nation parce que un État nation prend en charge la défense de ses intérêts qui lui sont connus par ses principes, par son histoire et par le droit auquel il se réfère.
Nous, nous savons ce qu'est la France au fil de l'histoire et nous avons appris à ne pas avoir peur des alliances stupéfiantes. François s'est accordé avec le sultan. La terre entière a hurler.
Quoi ? avec les infidèles et cetera, ils s'en foutaient complètement. Tout ce qui lui importait, c'était de rompre le cercle d'encerclement des Habsbourg et ainsi de suite.
Et nous les Français, nous avons les premiers reconnu la Chine populaire communiste, le diable en personne qui était embarqué dans des aventures incroyables, le grand bon en avant, le le la campagne des sans fleurs et et je ne sais quelle autre chose finalement assez sidérante. Mais on l'a fait et tout le monde a fait et c'était de Gaulle. C'est pas un communiste échevelé qui a fait ça en 1964 de même en pleine bière alors que le général représentait finalement une troupe assez hard et conquérante à Londres.
Il a été discuté avec Staline. La politique des alliances c'est une quand elle sert une volonté de paix vous faites avec ceux qui veulent. Et quand il faut faire la paix, il y a une caractéristique, on fait la paix entre belligérants, d'accord ?
On fait pas la paix entre gens d'accord pour faire la paix, je veux dire en dehors du combat. Donc à la fin, vous êtes obligé de vous entendre avec ceux avec qui vous êtes en guerre. Toutes ces donnéesl sont celles qui commandent les principes de l'action, que ce soit à l'est, que ce soit au Proche-Orient, que ce soit où vous voulez.
Bon, alors voilà pour le parapluie nucléaire. Voilà pour les troupes au sol. Tout ça est aberrant.
Mais après, il y a l'observation des faits. Pourquoi nous on n'est pas chaudillant pour dire "Oui oui, allez du matériel, du matériel, du machin le truc, le bidule." Bon et après vous retrouvez comme les Américains à dire c'est l'Ukraine qui a envahi, elle a le droit d'aller chez l'envahisseur.
On se calme parce que c'est vrai que dans les lois de la guerre, vous êtes envahis, vous allez chez l'envahisseur. C'est peut-être pas nécessaire de le recommander. Mais surtout pour nous français, on n'est pas les spectateurs depuis le haut de la tour Effel avec des jumelles de ce qui se passe en Ukraine.
Nous, on est à la limite de la bénigérance parce que j'ai entendu encore un grand malin de plateau de télé dire "Ah non, on deviens pas bénéigérant comme ça, faut d'abord déclarer la guerre." Bon, le mec il joue au Lego le reste du temps, mais dans le monde réel non, ça se passe pas comme ça. On fait la guerre et on la déclare si on y pense parce que une des meilleures manières d'y arriver, c'est de rien déclarer du tout.
Non, mais tout le monde comprend ça, même vous qui êtes pas des guerriers, moi non plus. Bon, on le comprend. Donc je l'ai entendu à la télé dire que non on ne risquait pas d'être belligérant.
Bah si on risque d'être belligérant nous français en particulier. Pourquoi ? Parce qu'on a déjà des troupes et du matériel, beaucoup de matériel comparativement à ce que nous sommes nous français.
Les canons César, je vous ai dit tout à l'heure, on en a 18 là-bas. C'est ça. C'est 18.
Alors, il y a des canons qu'on leur a vendu. Je sais pas quand est-ce qu'ils vont payer et surtout avec quoi. Peut-être bien que c'est avec notre fric et puis on a ceux qu'on leur a prêté qui était à nous mais on en a moins besoin en ce moment.
Ne croyez pas qu'on en a jamais besoin. C'est le meilleur canon du monde. C'est un canon qu'on a installé en batterie avec 500 types et filles qui qui le qui le faisait fonctionner quand on était en Irak contre les poches de Daesh qui étaient du côté là-bas de la du Kurdistan.
Donc c'est des armes qu'on servit. C'est pas c'est pas juste pour montrer. On sait s'en servir et c'est très efficace.
Bon alors, on a des canons César, on a du matériel et puis on est présent. On a 2000 militaires répartis sur les différentes frontières qui sont autour de la Russie. Donc nous sommes pas juste des gens comme ça qui discutent dans les réunions.
Nous avons du matériel, des avions, des chars qui sont installés en Pologne, en Roumanie et cetera. Donc nous, nous sommes à la limite. C'est-à-dire que comme nous sommes là les premiers à prendre un coup, c'est nous.
Et là, on n est pas sous casque bleu les amis. En Roumanie, c'est dans le cadre de l'OTAN. Comment elle s'appelle cette opération ?
Tu le sais toi ? Mais si ça porte un nom, voilà, c'est lui qui a trouvé avant toi. C'est Saint Toule, hein.
Il est bon aussi. Estonie, sous-groupement de militaires français, véhicules blindés, plus char, Pologne, Bulgarie, Roumanie et Croatie. Coopération pour des missions de défense aérienne du flanc oriental de l'OTAN.
Roumanie, bataillon fer de lance. C'est pas ce que vous dites. Plus de 1000 militaires français.
Allez, 100 lignes chacun. Lituanie, mission de police du ciel. Vous comprenez ce que ça veut dire mission de police ?
Il y en a un qui est dans son avion avec un sifflet. Non. Voilà.
Et quand il y a refus d'aempérer, il siffle pas. Mes camarades, c'est de ça dont je vous parle. Moi, c'est un avion français qui vole et qui reçoit la consigne de dire "L'autre là-bas, il a pas le droit de voler." Mais c'est comme ça que ça démarre.
Ça porte un nom dans l'armée. Ça s'appelle le caparal stratégique. Mais oui, c'est le con qui est pas au courant.
Il a il est quelque part avec son unité et il dit "Ah, qu'est-ce qu'il nous cherche là ?" on leur met boum boum boum et boum, ça part. On dit le caporal stratégique parce que c'est un mec qui déclenche une guerre.
à lui tout seul, mais il est dans un endroit qui est inflammable. Donc là, nous avons une mission de police Lituanie et en mer, mission renforcée par les moyens aéromaritimes français. Donc, nous sommes au seuil de Belligérance.
S'il y a un incident, nous sommes dedans. Raison de plus pour faire attention à ce qu'on dit. Si vous êtes identifié parce qu'il y a des moments où c'est l'imprévu.
Exemple, un avion russe traverse une toute petite bande du territoire turc pour aller à l'époque de Daesh bombarder. Les Turcs, ni une ni vous passez audessus de chez nous, c'est interdit. Paf, ils abattent l'avion.
Un avion russe, hein, c'est quand même leur pote. Heureusement, c'est des gens de sang froid. Ça discute aussitôt.
Bon, les Turcs se disent "Non, les Russes ont pas l'intention de nous bombarder." Et les Russes disent "Ah bah pas se mettre se taper avec les Turcs." Donc il ne se passe rien parce que c'est des gens de sans froid.
Mais si on dit "À quoi ? C'est les Français qui voulaient déjà nous bombarder depuis le sol qui sont là en train de faire la police dans le ciel, allez tiens, on leur met une claque pour leur montrer. Alors qu'est-ce que vous faites après ?
Vous avez pris une claque, vous avez fait le malin en abattant un drone, on vous abat un avion. Vous faites quoi ? Excusez-nous, on s'est trompé, on avait pas bien regardé.
Non, c'est comme ça que ça commence parce que vous êtes dans l'obligation de le faire. Sinon, si vous faites rien et ben vous êtes obligé de reculer le coup d'après et le coup d'après et donc vous faites plus rien. Qu'est-ce que vous foutez là ?
Je me fais comprendre. Il y a des enchaînements de la violence. La violence c'est pas un choix qu'on fait comme ça au bord d'une table.
C'est une logique globale. Si vous êtes identifié comme un protagoniste béliqueux au premier geste de travers que vous faites, vous en prenez plein la tête. Si vous êtes identifié comme quelqu'un qui est là dans le cadre d'une mission dont tout le monde connaît le début et la fin, on dit bon bah c'est une erreur comme le coup de cet avion russe survolant en bout de la Turquie.
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas accepter et nous assumerons politiquement jusqu'au bout ça. Nous ne voulons pas du vocabulaire de guerre. Nous ne sommes pas d'accord pour parler d'une économie de guerre parce que si vous faites une économie de guerre, vous désignez à qui vous voulez faire la guerre. [applaudissements] Mes camarades, il faut le dire quand il est temps, au moment où il en est question, pas après ni pendant.
Nous ne voulons pas de la guerre sur le continent européen et nous donnons les moyens correspondant à notre identité nationale, à qui nous sommes, la République française pour qu'il y ait pas de guerre. Et donc nous travaillons à faire la paix et que personne ne vienne nous dire que c'est de l'angélisme de travailler à la paix. Ce qui est de l'angélisme, c'est de se figurer qu'on peut gagner une guerre contre les Russes.
Je parle pour les Français. Ça c'est de l'angélisme, ça n'existe pas. [applaudissements] Par conséquent, quand vous connaissez une difficulté, bah vous faites avec.
C'est ce que je vous ai dit en commençant mon propos. Après, des fois, il faut faire la guerre. Vous êtes envahi par les Allemands, il faut les dehors.
On fait ça deux ou trois fois par siècle. Bah oui, ça c'est un fait aussi. Alors, il paraît qu'ils veulent se réarmer.
Mais enfin bon, je continue et j'avance sur mon discours. [grognement] Voilà où nous en sommes. Donc, prenez au sérieux la menace. tâcher d'y répondre, je vais le faire par des propositions qui ont du sens, pas qui sont des déclarations comme ça.
C'est très facile de faire des mouvements de menton et cetera. Nous sommes un pays qui est armé. Nous sommes en état de nous faire respecter.
Sans doute plus de manière défensive qu'offensive. En tout cas, c'est ce qu'a montré la dernière période. Mais c'est pas une raison pour se croire au-dessus de tout le monde et capable de faire exactement ce qu'on a envie de faire comme on aurait comme on veut que ça se déroule.
Alors maintenant, quand vous examinez, je viens de vous parler de notre seuil de belligérance mais c'est pas que ça. C'est que la première année, on a filé 1 milliard 7, la deuxème année, on a filé 2 milliards 5 et là on se prépare en donner trois. On sait pas où ils sont, hein.
J'ai vu ce matin euh Éric Coquel, puisqu'il est le président de la commission des finances, il a convoqué le maire et compagnie pour qu'il viennent expliquer où il comptait précisément prendre les 10 milliards et où sont les 3 milliards qu'on appil aux Ukrainiens. Parce que il y a plein de gens qui se demandent d'où on sort un argent comme celui-là. 3 milliards, c'est pas rien.
C'est ce que rapportait l'impôt sur la fortune quand il existait. Alors évidemment, si c'est nous qui l'appliquons, il rapportera le triple. Mais à l'époque, c'était ça. 3 milliards, c'est pas une petite somme 3 milliards.
Et l'Europe vient de décider qu'on allait filer 50 milliards aux Ukrainiens pour de l'armement. Alors, c'est là que les quelques marxistes qui restent dans cette salle réfléchissent et se disent "Qu'est-ce qui se passe avec l'économie d'armement ?" Et ben, mes amis, c'est la vieille histoire de la Première Guerre mondiale.
Les marchands d'armes, ils sont très contents et le capitalisme, il est content. Pourquoi ? parce que comme il veut pas augmenter les salaires pour augmenter la consommation populaire parce que s'il augmente les salaires et ben il diminue ses bénéfices.
Il trouve donc d'autres secteurs d'accumulation. L'économie d'armement surtout quand vous rendez de compte à personne, ce qui est le cas des États-Unis d'Amérique qui imprime les dollars comme ils veulent, vous achetez et c'est formidable. Vous faites un char.
Alors il faut du métal, il faut du caoutchou, il faut du plastique, il faut des circuits et à l'avant commande, on achète ça tire l'économie. Dans une économie capitaliste, ça fait tourner le système. Évidemment, il y a une limite, c'est de combien vous vous endettz.
Quand vous vous appelez la France et vous avez déjà 3000 milliards, ça fait réfléchir. Mais quand vous vous appelez l'Allemagne et que vous savez plus à qui refiler vos grosses bagnoles parce que les Chinois en font des plus belles, alors vous pouvez vous dire "Ah non, il faut queon donne un coup de main, nous allons fabriquer des munitions, des machins, on leur fait un plan de réarmement et personne ne dit rien que les Allemands se réarment." Mais oui, pourquoi pas ?
Je vous en prie, c'est pas mon avis. Je suis pas d'accord pour que on crée comme ils disent une industrie de la défense européenne en plus basée en Allemagne. Il manquerait plus que ça.
Non mais je parle sérieusement là. Non la réponse c'est non. Voilà nous ne sommes pas d'accord et s'il doit y avoir une économie s'il doit y avoir une économie d'armement, on discute de tout.
Et par exemple dans la période récente, c'était les Allemands qui prétendaient qu' décidentaient ce qu'on pouvait exporter ou pas. Par contre, quand ils exportent, ils demandent rien à personne. La preuve, la guerre au Prochorient.
Bon, tout ça, vous voyez comment toutes ces questions s'emboitent les unes dans les autres. Et ça, c'est ce qu'on est en train d'observer. C'est-à-dire que l'économie d'armement se remet à jouer un rôle décisif dans le fonctionnement des économies capitalistes du vieux continent.
Et la première surprise parce qu'il faut bien faire le bilan, vous savez que nous avons fait s'effondrer l'économie russe grâce aux mesures de sanction décidé par monsieur le maire. Voilà. Alors comme on s'est effondré avant, on n pas eu le temps de l'observer autant qu'on aurait aimé.
Mais c'est quand même ça la vérité. L'économie russe ne s'est jamais aussi bien porté qu'en ce moment. Taux de chômage 3 %, taux de croissance 3,5.
Nous on croupit à zéro machin chose. D'accord ? Si on devait mettre la Russie comme état de l'Union européenne parmi les États endettés, vous auriez en haut du classement 6 pays dont le nôtre plus le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, il m'en manque un.
Tant pis, j'ai oublié. Vous m'en voudrez pas. Il y en manque un.
Il y a d'abord six pays en haut. Ceux-là, c'est à plus de 100 %. Plus de 100 % du PIB.
Je vous rassure, ça veut rien dire, hein. C'est comme si vous on vous demandait de payer avec une année de votre paye euh votre pavillon ou votre voiture. Donc vous le faites pas.
Mais aux États, si on calcule comme ça pour montrer "Oh là là, mon dieu, c'est la catastrophe qui arrive." En réalité, tout le monde dépasse 100 %, il y a pas de catastrophe. Mais ça occupe les plateaux de télé.
Alors, c'est toujours bon, ça fait parler. Mais en attendant, si on classait les pays comme ça, on commencerait par les 6 qui sont plus endettés à plus de 100 %. La Grèce, vous savez, qui est enfin revenue grâce à la politique énergique que nous lui avons enfin et responsablement imposé au moment où elle était à 110 % de son PIB.
Et ben maintenant, elle est à 170 et ça va mieux. Alors, [applaudissements] c'est pas du génie ça. Dans l'art de se moquer du monde.
Rappelez-vous ce qu'on leur a fait subir à ces pauvres Grecs pour arriver à cet exploit. Dites voir où est passé le reste de la dette supplémentaire qui a été fait. Je m'éloigne de mon sujet.
Je reviens au classement. Alors, vous auriez en haut les six et en bas les crevards qui s'endettent pas. Le premier, je sais plus lequel c'est.
Et le deuxième qui ça serait la Russie. Il serait parmi les deux pays les moins endettés de l'Union européenne à la veille de leur effondrement économique. Je vous ai dit taux de chômage le plus bas, taux de croissance le plus élevé, 100 à 200 milliards de fonds souverains accumulés grâce à la vente du pétrole qui ne s'est pas arrêté en seul jour.
Parce que comme il y a besoin de pétrole partout, on le prend là où il est et là où il y en a pas, il y en a pas. Mais là où il y en a, il y en a. Et ils le vendent.
Alors si vous l'achetez pas directement, ben vous allez aacheter aux Indiens qui n'en produisent pas. Et personne ne se pose la question comment ça se fait que l'un nous vend autant de pétrole alors qu'il trouve pas de pétrole chez eux ? Mince alors.
Il le raffine. Ah parfait. Très bien.
On le préfère raffiner parce que chez nous on avait il y a encore 5 ans 22 raffineries. Maintenant il y en a plus que 8 et peut-être 7. Donc on a besoin de produits raffinés.
Surtout que les entreprises pétrolières qui ont fermé leur raffinerie en Europe les ont ouverts ailleurs. He croyez pas qu'ils ont arrêté de raffiner, il y en a toujours. Mais ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils sont allés voir l'Union européenne pour dire "Et nous on pollue moins qu'avant en Europe." Envoyez l'oseille, il y a des primes pour ça.
C'est comme ça que ça s'est passé tout ça. Je j'essaie de vous en faire sourire pour que vraiment vous guérissiez de les croire. Il ment tout le temps, il raconte des histoires et le pire c'est que souvent ils y croient eux-mêmes.
C'est ça le pire. S'il se contentaient de se moquer de nous, à ma fois, on dirait au moins ils savent où ils vont, mais non, ils ne le savent pas. Donc voilà où on en est.
Ils ont des réserves et on a réussi un autre tour de force grâce à nos sanctions. Je le savais, nous le savons puisque quand il y a eu les premières sanctions, nous sommes allés nous en Russie, nous soutenir des opposants. Les autres font des phrases.
Nous, on est poutiniens. Eux, ils sont antipoutin au salon, au chaud, dans leur fauteuil avec leur plain sur les genoux quand ils regardent la télé. D'accord ?
Le reste du temps, rien, ils ne foutent rien. Nous nous hébergeons depuis 2 ans des opposants socialistes avec nos camarades du POI, d'accord, qui sont des opposants socialistes à Poutine. Nous, on le fait.
Eux, ils ont jamais mis une seule fois la main à la poche pour dire tiens, allez, [applaudissements] on participe. Vous comprenez pourquoi il y a de quoi se fâcher de voir tous ces donneurs de leçon qui ne font rien. Allez, venez nous aider au lieu de parler.
Donc on y est allé et on a rencontré la chambre de commerce franco-russe [grognement] des patrons, pas insoumis hein. Et ils m'ont dit "Ah mais vous pouvez peut-être quelque chose pour nous, c'est absurde parce que tout ce qu'on leur vendait, on les a mis dans l'obligation de le produire eux-mêmes." Ils l'ont fait.
Donc ils produisent eux-mêmes ce qu'on leur vendait avant. Et quand ils ont pas, ils se sont [raclement de gorge] mis avec les Chinois. Et ce qui est formidable, c'est que grâce à nous maintenant, le premier fournisseur de pétrole de la Chine, c'est les Russes qui nous en vendait 40 % et maintenant seulement 5 %.
Et ils n'ont pas besoin de nous. Et ils font ça avec les Chinois, lesquels les Chinois leur vendent toutes sortes de marchandises qu'autrefois on leur vendait nous. Et sinon, ils les produisent eux-mêmes.
Et ils viennent de découvrir parce qu'ils sont des capitalistes de fraîche date les Russes que l'économie d'armement c'était le pied. Donc dans l'économie capitaliste, ils ont déclenché le réarmement de la Russie en remettant en route des usines d'armement par-ci par-là. Et c'est pour ça qu'il y a si peu de chômage en Russie.
Et ces gens qui se sont mis dans l'armement, ils ont fait que l'année dernière le taux de croissance de l'industrie métallurgique et compagnie, c'est 9 points 9 % de croissance. On rêverait nous de voir ça, hein. Et ben, ils l'ont fait avec l'économie d'armement.
Donc, vous comprenez que tous les marchands de canon de toute la planète dressent les oreilles en disant "Bah tiens, on va faire ça chez nous aussi." et en avant que les Indiens commencentaient aussi à remettre en route leur donc bref quand je vous parle d'un risque de guerre généralisé c'est que chaque jour qui passe les éléments s'en rassemblent et par contre chaque jour qui passe faut tenir sa langue et savoir ce qu'on raconte et faire très attention à ne pas être dans le problème mais dans la solution à ne pas aller menacer tout le monde quand il s'agit de construire la paix. Or la France telle que la conduite Emmanuel Macron maintenant est toujours dans le problème et jamais dans la solution, que ce soit au proche-rient ou que ce soit en Europe dans la question ukrainienne.
Je le dis d'autant que à plusieurs reprises, on s'est demandé s'il était pas en train de bouger et que ça allait faciliter la politique de notre pays. Alors donc la politique de répression économique résultat zéro, le contraire de ce qu'on voulait faire. Il y a des gros malins qui ont inventé que puisque les Russes se tenaient mal, on allait les déclarer en défaut.
C'est dire il payent pas leur dette. Quelle horreur ! Ça serait la première fois dans l'histoire qu'un pays aussi peu endetté est mis en défaut.
Ça n'existe pas. Ça n'a jamais existé auparavant. Mais les vates en guerre américain dans un instant, je vous dis pourquoi, on dit on va le déclarer en défaut.
Pas de bol. Personne ne déclare un état en défaut. Ça fait pas partie des conventions internationales.
Si vous voulez plus payer votre maison ou votre bagnole, moi qui vous ai prêté les ronds, je suis le banquier, je vais voir les flics ou le juge et je dis il veut pas payer. Ve dire monsieur vous pouvez pas payer. Allez hop dehors, on vend votre truc.
Il y a une hypothèque dessus fermé. C'est fini. C'est le banquier qui vous aura déclaré en défaut et aura fait appliquer par la justice, vérifier que vous pouvez pas payer et cetera.
Entre état, ça existe pas. C'est le créancier qui dit que vous êtes en défaut. Alors écoutez-moi, si j'ai des dettes et que on vient me dire "Ah, vous pouvez pas les payer", je regarde s'il va m'en cuir ou pas.
Mais s'il m'en cuit pas, je dis "Bah non, il y a 57 milliards de dettes, de milliards de dollars de la dette russe qui est tenue par des étrangers qui de toute façon font la gueule parce que c'est des Américains, c'est des ceci, c'est des cela." Alors s'il déclare un défaut, les seuls à qui ça va faire du bien, c'est les Russes. C'est les Russes parce que ils ont pas dit qu'ils étaient en défaut.
Ils disent juste un truc, ils disent nous on peut pas vous rembourser la dette qu'on a avec vous, on a plus de dollar, ils veulent pas nous en donner. Donnez-nous des dollars, on pay votre dette. Vous en donnez pas, on paye pas.
Qu'est-ce que vous voulez dire contre ça ? C'est quoi votre argument ? Et ben vous dites rien, il voudrait mieux.
Mais il continuent à dire "Non, non, ils sont en défaut, faut plus leur prêter d'argent, faut pas leur en donner. Ça tombe bien, personne veut le faire. Et si par hasard quelqu'un le fait, les États-Unis d'Amérique lui tombent dessus en disant "Vous l'avez fait en dollar, c'est notre monnaie, donc nous vous mettons une amende." Et c'est comme ça que deux banques françaises ont pris 100 milliards de de d'amendes à payer au trésor américain parce qu'ils avaient continué à faire des affaires avec les Iraniens et que un matin, le chef de l'État nord-américain a décidé que ce qu'il avait signé l'année d'avant, ça valait plus rien et que par conséquent on faisait plus d'accord avec les Iraniens.
Ça s'est passé comme ça, mes camarades. Un jour, ils ont décidé que l'accord signé avec les Iraniens à propos du nucléaire n'existait plus. Et à partir de là, ils sont mis à punir tous ceux qui voulaient continuer.
Voilà ce que sont les relations de vassalité dans laquelle nous sommes. Ils ont inventé un système de loi d'extraterritorialité. C'estàd si vous respirez le même a que les Américains, vous leur devez quelque chose.
Si vous vous servez de leur fric et ils espèrent bien que vous allez continuer à le faire, vous leur devez quelque chose et ils contrôlent ce que vous achetez, ce que vous vendez et cetera. Donc question finance, c'est perdu. Question de l'abération finale.
Qu'est-ce qu'on a réussi à faire en 2 ans ? Renforcer l'économie russe, améliorer la cohésion du bloc russoau-chinois dans le cadre des briques. Les briques, c'est Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. cinq pays émergents qu'on crée un groupe maintenant plus large, il y en a six autres qui sont venus dedans et qui disent "Bah nous, on a un PIB plus fort que celui du G7." Par conséquent, nous avons des droits sur la planète.
Et c'est pas parce que nous on n'aime pas l'empire nord-américain qu'on va lui jeter dans les bras des briques. Mais nous sommes dans cette situation où la multipolarité cherche à devenir plus structuré. les briques ici, l'OTAN là et ainsi de suite.
Et puis un jour l'Afrique qui va arriver là au milieu aussi parce que comme ils vont être un ou de milliards, ça va changer la musique. Ça c'est ce qu'on va vivre dans les 10 15 prochaines années et à quoi il faut se préparer. Mais nous avons poussé à la formation de ce bloc et c'est pourquoi ça vaut la peine qu'on s'interroge sur ce que font au juste les États-Unis d'Amérique.
Quelle est leur vraie cible ? Je vais vous faire une hypothèse paranoïque. Supposons que au fond la guerre d'Ukraine pour eux c'est en quelque sorte une guerre d'usure pour user l'adversaire pas le vaincre l'user.
Et ça dure et ça dure et ça dure. En gros, avoir en Ukraine une sorte d'Afghanistan de bis pour les Russes et pendant que ça dure, on fournit des armes, du matériel et petit à petit on étend son autorité sur l'Europe. Et voilà comment après que Norstream qui était en gaz auoduc est explosé le lendemain du jour où l'autre voie s'est ouverte pour passer le gaz, les Américains ont Heureusement qu'ils étaient là commencé à nous vendre le leur de gaz. recueilli par fractionnement, vous savez, c'est comme le pétrole.
Et du jour au lendemain, ils se sont payés un client qui leur acheté 47 % de leur production. C'est pas beau ça ? C'est pas profitable mais c'est génial et ainsi de suite.
Tant et si bien qu'on peut dire que la guerre avec la Russie, ce qu'elle épuise surtout c'est l'Europe. Ce qu'elle met dans le plus grand chaos, ce sont les nations européennes. Pas les Russes, ni les Chinois, ni les Africains du Sud, ni les Indiens, nous les Européens. parce que nous sommes conduits à avoir des pratiques commerciales de plus en plus délirantes.
Et c'est comme ça que par solidarité, après avoir donné 3 milliards à nos amis ukrainiens, nous allons les faire entrer sans autre forme de procès dans l'Union européenne, ce qui serait un véritable désastre. Je parle ici en présence du gars qui est chargé de répartir les sous, notre ami Youus au margine. Si ils entraient dans l'Union, ils absorberaient 186 milliards d'euros de fonds européens en 7 ans.
L'Ukraine serait éligible à 96,5 milliards d'euros de la PAC sur 7 ans. Ce qui obligerait à réduire les subventions pour tous les pays, les autres dont nous qui payons déjà 9 milliards de plus que nous recevons de 20 % de baisse des aides par hectare cultivé. C'est pas que je me réjouisse des aides qui vont dans les hectares cultivés dans les conditions qu'il y a aujourd'hui, mais je le donne comme une indication.
Et ça vous explique pourquoi dans toute l'Europe c'est la pagaille et que vous avez des paysans polonais qui empêchent le grain ukrainien de venir. Pourquoi ? Parce qu'il coûte cinq fois moins cher prix de revien quand il vient d'Ukraine.
Et parce que les exploitations, la taille moyenne d'une exploitation en Ukraine, c'est 1000 hectares et chez nous, c'est 69. Comment vous voulez gagner ? Vous pouvez pas.
Et que il aura suffi qu'on abaisse tous les droits de douane pour que l'essentiel des poulets que vous mangez, ils viennent d'Ukraine. Parce qu'ici, on sait pas faire le poulet. C'est un animal tellement compliqué à élever que bon, on est là bon euh on sait pas quoi.
Heureusement, les Ukrainiens nous aident. Le miel c'est pareil hein, on sait pas le faire. Donc nos abeilles elles sont moins bonnes que les autres et voilà, faut bien admettre hein, c'est la compétition libre et non faussée.
Voilà comment au total ça tournerait au désastre. Pourquoi ? parce que c'est une décision qui n'est pas maîtrisée et c'est la raison pour laquelle nous sommes contre l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne.
Mais c'est pas parce que c'est l'Ukraine, c'est pas parce que c'est l'Ukraine en guerre avec la Russie, c'est parce que nous avons été contre toutes les nouvelles intégrations dans l'Union européenne aussi longtemps qu'il n'y a pas d'harmonisation sociale et fiscale entre les nations qui composent la Nouvelle Union. S'il y a harmonisation, alors des gens peuvent venir, mais s'il y en a pas, et reste dehors. [applaudissements] Parce que nous, nous représentons le monde du travail, c'est-à-dire les gens qui vivent de leur travail ou qui vivent des réseaux.
Et ces gens-là, ils ne peuvent pas continuer à accepter une concurrence déloyale. Les paysans, quand ils disent "Nous voulons vivre décemment de notre travail", les travailleurs disent la même chose. "Nous voulons vivre décemment de notre travail." Et la réponse c'est pas l'économie d'armement, ni leur dire et ben en tout cas vous irez au boulot et vous prendrez ce qu'on vous donne, sinon on vous enlève le RSA qui sont en train de leur dire et vous allez aller travailler gratuitement.
Naturellement que les gens le feront pas. Qui touche le RSA aujourd'hui ? Souvent des gens dans une extrême difficulté, donc ils ne sont pas en état d'aller occuper un travail gratuit pendant 15 heures par semaine parce qu'ils ont d'autres responsabilités, d'autres charges.
Heureusement qu'ils le font. Donc, il y a un choix entre plusieurs manières d'agir. Vous ne pouvez pas être pour la guerre et l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne et en même temps dire que vous vous souciez du bien-être de vos compatriotes et de la manière de récolter, de la manière de semer et cetera.
Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas de politique écologique possible dans une concurrence déloyale comme celle qui a lieu. Parce qu'à ce moment-là, les travailleurs de la terre viennent et vous disent "C'est pas loyal.
Vous nous dites "Monsieur Mélenchon, met plus de glyphosate, c'est vous qui allez arracher l'herbe." Ils me l'ont fait hein. Coup on dit "C'est vous qui allez arracher l'herbe.
Moi j'arrache rien du tout. C'est votre boulot, c'est vous qui allez." Bon, mais il faut répondre quoi.
Après se laisser intimider mais on comprend bien et ils ont raison que si on interdit certains le certains pesticides qui économisent de la main d'œuvre, alors il faut interdire tous les produits qui contiennent ces pesticides. Et donc, nous avons besoin d'une clause de sauvegarde sanitaire. Si nous décidons que chez nous il rent nous ne faisons pas tel produit alors il n'en rentre pas qu'il soit comme ça.
Donc il n'en vient pas de Mercosour, donc il n'en vient pas d'Ukraine, donc il n'en vient pas et cetera et cetera. C'est en tout la politique de rupture qui est le cœur du programme l'avenir en commun, c'est en tout. Et ça unit dans un même mouvement la question du RSA en France et la question de qui c'est qui rentre dans l'Union européenne, la question d'une politique de paix et la question de la guerre.
Je termine sur la paix. Comment on s'y prend ? [grognement] 1, on rappelle qu'on est non aligné.
On est aligné que sur nos principes. On évalue correctement de quoi est fait le différent. Le différent entre la Russie et l'Ukraine concerne des territoires.
C'est un problème de frontière. Nous avons dit qu'il faudrait une conférence des frontières en Europe. À quel moment l'-ton dit ?
Au moment où la Catalogne disait qu'elle allait devenir indépendante. Union européenne a répondu "Si vous êtes indépendant, on vous fout dehors. Vous serez pas dans l'Union." C'est évidemment une réponse qui a pas de sens mais c'est ça la réponse.
Donc il y a un problème sur les frontières. Il y a pas d'indépendance de la Catalogne, donc le problème est reporté. Après, c'est sont les anglais qui sont sortis de l'Union européenne, patatra.
On a donc dû rétablir la frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud. Bon, et Patatra, c'est le Shinfine indépendantiste et républicain qui gagne les élections dans la partie unie à la Grande-Bretagne. Alors, ce que fait-on maintenant ? une conférence des frontières, vous n'y échapperez pas.
Alors, on peut continuer, on va attendre encore que tout le monde se tape dessus, que ça aille très mal et on parlera de ça. Et supposez que les Écossais refassent un référendum sur l'indépendance, qu'est-ce qui se passe ? Donc, les problèmes de frontière ne sont pas réservés au barbares de l'Est, d'accord ?
C'est tout le monde qui en a quelque part et qui veut des fois éviter d'en faire, de créer des problèmes de frontière. Par conséquent, nous avons à réfléchir à où on peut faire une conférence des frontières. On a un endroit où le faire, c'est l'organisation de coopération de la sécurité en Europe.
Cette organisation comporte 57 pays dont la Russie, dont l'Ukraine et dont toutes les nations de l'Union européenne. Le cadre existe. Quand a-t-il été créé ?
En 1975, ce sont les accords d'elsinki. À l'époque, la Russie est soviétique et on vient de signer un accord de désarmement graduel en particulier en interdisant la mise en place des missiles dit de intermédiaire, c'est-à-dire entre 500 et 5000 km. Pardon, c'est très technique, mais si vous installez un missile qui fait 5000 km et que vous l'installez à Marseille, vous savez sur qui il va tomber, hein.
C'est pas pour aller bombarder le Mali. S'il y en a d'autres qui se sentent biser, on comprend hein. Et donc comme c'était en tout, il fallait on on retirait des armes donc il fallait faire avancer de la politique.
Donc et le texte d'inyadre du droit international des frontières et queon peut modifier ces frontières, vous voyez, ça va loin, à la condition que ce soit dans le cadre du droit international et par un consentement et non par la guerre. Exactement ce que je viens de vous dire au début. Donc quand je vous dis on peut faire une conférence des frontières dans la je suis pas en train de vous raconter un roman.
Je suis pas en train de vous raconter la fable du Père Noël. Je vous parle de quelque chose qui existe, dans laquelle sont déjà les gens qui sont aujourd'hui en guerre. Donc le cadre de la paix, il existe.
Le droit qui permet de le régler, il existe. Nous en tout cas, on pense qu'il y a le moyen et le moyen, c'est toujours le même. Premièrement, si tu veux la paix, prépare la paix.
Pas si tu veux la paix, prépare la guerre. [applaudissements] Moi, on m'a appris ça quand j'étais en classe de 6e. [acclamation] C'était un exemple en latin.
Si vis pas chem par Abellou, on vise comme des fous. Mais la Belou, on se la tape à chaque fois. Parce que personne n'a jamais fait la paix en préparant la guerre.
Il fait toujours la guerre après. Si tu veux la paix, prépare la paix. Et si tu veux la paix, il faut que tu t'amènes sur la scène et que tu dises "Dans ma politique, il y a ni vainqueur ni vaincu." Autrement dit, nous ne sommes pas comme certains faugetons qui disent qu'ils veulent la paix mais qui en réalité veulent la déroute de la Russie.
Enfin, ça dépend des jours parce que Macron avait commencé par dire qu'il fallait pas humilier la Russie et puis il a changé d'avis en cours de route à la suite de je ne sais quel coup de téléphone et pour finir, il tient maintenant des propos béliqueux. Mais c'est quand même ça l'idée. Si vous voulez que ça se fasse, il faut poser comme principe pour nous les Français, il n'y a ni vainqueur ni vaincu.
Tout le monde a essayé d'écraser l'autre. Ça fait 3 ans que ça dure. Personne n'est arrivé à rien.
Il y a plus de 2 millions de personnes qui ont été foutues dehors d'Ukraine par la violence des combats. Il y a des milliers de Russes qui tirent la langue, moins que prévu. On peut arrêter dans l'honneur.
Tout le monde s'est battu et on part du droit international. Les Ukrainiens ont fait une liste de 10 propositions. Éviditions, ça veut dire marquer en bas, on a gagné.
Bah non, ça peut pas être ça. Je dis pas qu'il faut pas que leurs 10 propositions s'appliquent, je dis pas ça. Il y a eu deux réunions sur le thème et pour finir, les gens veulent plus y venir.
Ils disent à quoi ça sert ? Il y a pas les Russes et il y a pas les Chinois non plus. Bon, mais en tout cas, ça veut dire qu'il y a des gens qui ont parlé.
Bon, donc ni vainqueur ni vaincu. Il y a donc une solution, c'est demander aux gens ce qu'ils en pensent. Ah, évidemment, nous aussi on devra faire un effort.
Pourquoi ? Parce que quand nous sommes entrés pour les libérer en Yougoslavie et que nous avons dépessé ce pays en morceaux, et bien au passage, nous avons créé l'entité Kosovo qu'un certain nombre de pays ont reconnu. Alors, c'est la plus grande base militaire des États-Unis en Méditerranée.
On soupçonne que ce soit pour ça qu'ils existent. Et bon, on a fait nous un référendum et les gens ont dit on a on a follement envie d'être nous-même. Très bien.
Alors les Russes il dit "Bah nous on a fait un référendum Crimé, les gens ont envie d'être russe." C'est clair que si on part comme ça, on arrive à rien. Mais il est sûr que au bout du rouleau, la seule chose à faire c'est de demander aux gens ce qu'ils veulent être.
Et pourquoi il faut qu'on le fasse ? Parce que nous-même, on doit faire un mande honorable les occidentaux. C'est nous qui avons accepté l'effondrement de l'URSS en se frottant les mains.
Indexion de l'Allemagne de l'Est. en brigadement de tous les autres qui voulaient être avec nous. Point final.
Et personne n'a rien discuté d'autre. Tant et si bien que des gens qui étaient unis dans le cadre de l'amitié de la fraternité socialiste gouverné par le parti communiste de l'URSS, bah du jour au lendemain la vie change. La fraternité et tout ça.
Bon bref et ça vous donne les Arméniens du Haut Carabar. Vous avez vu ce qui s'est passé, peut-être que vous avez pas suivi, mais les les Azér ont décidé qu'ils en avaient jusque là. Il s'est fait mettre une pile le coup d'avant.
Ils sont revenu, pouf tout le monde dehors. 120000 Arméniens expulsés du haut Carabar. Tout le monde est parti.
Maintenant, c'est comme ça qu'on règle les problèmes un peu partout dans le monde. Mais ça c'est les suites du fait qu'on a pas discuté les conditions dans lesquelles se dérouler la suite de la fin de l'empire soviétique. Et on pourrait prendre, je pas vous faire la liste, mais je ne sais combien de pays où il y a des gens qui disent bah nous on veut être russe, les autres disent "Ah bah nous surtout pas" et ainsi de suite.
Donc la sagesse, ça consiste à partir de la réalité, pas de ce qu'on préférerait dans l'abstraction. Si les gens du Donbas veulent pas être ukrainiens, il y a rien qui les obligera à se sentir ukrainiens. Mais s'ils le veulent, alors qu'ils le soit.
Mais que à ce compte là, les Ukrainiens donnent des garanties aux russophones du Donbas qui vont pouvoir continuer à parler Russes et qui vont pas être traités ennemi de l'intérieur. Je donne cet exemple du Donbas parce que c'est un des aspects alors je ne suis pas en train de dire il faut que le Donbas devienne russe. C'est pas ça que je suis en train de dire.
Je suis en train de dire que si on veut savoir s' s'ils doivent être russes ou ukrainiens, une des solutions les plus intelligentes consiste à le demander aux gens concernés. C'est une autre pratique. Et de même nous les Français quand on a un problème et ben c'est le peuple qui doit le régler.
Si trois fois, quatre fois de suite les Corses votent pour des députés autonomistes, alors même si on n'aime pas ça et ben on parle de la réalité, c'est-à-dire de la volonté du peuple. Et donc on met en route ce que les gens voudraient avoir. Ah ça fait mal hein. [applaudissements] Il y a des fois où ça fait mal mais peut-être que vous ne le savez pas mais nous ne sommes plus un état unitaire.
La France issue de la révolution de 89, c'était la même loi pour tout le monde. La grande nouvelle de la nuit du 4 août où aucune des stars de la révolution n'était, c'est que les Bretons se sont entendus avec les gens du Dauphin pour s'échanger l'abolition des privilèges pour les nobles contre l'abolition du droit local. Et cette nuit-là, normalement la séance aurait dû être levée après l'abolition des privilèges.
Le président de séance fait durer. Normalement n'importe lequel d'entre nous qui a passé une fois sa vie dans une assemblée, il sait que quand tu as fait une prise, tu surpends, hop, tout le monde s'en va, on revient pas dessus. Là, ça arrive.
Pourquoi ? Parce qu'ils étaient d'accord entre eux. Donc nous avons fondé l'État unitaire avec une seule loi, la même pour tout le monde.
Mais aujourd'hui, la Polynésie française a un gouvernement avec des attributions souveraine. La Calédonie a malheureusement été obligé de voter la dernière fois le 3è référendum alors que c'était pas mû. Mais il va y avoir une proposition constitutionnelle et il y a une assemblée du territoire et il y a un gouvernement du territoire.
En toute hypothèse, on n'imagine pas qu'il y en ait plus demain. Il y en aura toujours. Je vous dis que les Français, il faut que aussi on se donne l'exemple de ce qu'on est capable de faire et on ne rendra jamais la France aussi attirante qu'en ne cherchant pas à l'imposer de force.
Et si vous en êtes à imposer de force, c'est comme dans toute relation, ça tient pas, ça peut pas fonctionner. On en est là, mais on en est là aussi à échelle internationale. Alors ça, je viens de vous poser les principes et les solutions.
Il y a trois points de passage. Je les avais évoqué pendant la campagne présidentielle. Premier point de passage, cesser le feu.
On arrête de tirer des deux côtés. C'était le feu. [applaudissements] 2e point de passage, on dispose des troupes pour protéger les centrales nucléaires.
Il y en a 15. C'est en Ukraine qu'il y a Tchernobyl. On parle pas d'un truc qui Non, on parle de quelque chose de très concret.
C'est pas des modèles flambant neuf qu'il y a là-bas. Et ils ont la fâcheuse habitude de commencer à se peler autour. Est-ce que si nous proposons ça, comme on l'a dit sur le moment, c'est un rêve, c'est tellement un rêve que le Parlement de l'Ukraine l'a voté.
Et oui, comme quoi les insoumis euh sous les cheveux et sous le crâne là, il y a un truc gris qui se lave pas et qui s'appelle le cerveau et qui aide à réfléchir. Parce que si vous faites ça, regardez bien les amis, vous commencez à discuter mais dans une discussion, il y a ni vainqueur ni vaincu. Alors bon, interdiction d'y mettre des armes dans quel rayon ? 1 km, 2 km, 3 km, 4 km ?
Vous commencez à discuter concrètement des conditions dans lesquelles le conflit s'arrête et tout le monde est d'accord dans ces conditions là. Parce que si on le fait pas et qu'il y a un problème, c'est toute la mer méditerranée qui va se bouffer le problème. Les Algériens, les Tunisiens, les Marocains, les Français, les Italiens, les Maltais, les Cypriotes et je vous passe les autres, les Géorgiens, les machins parce que la mer noire, c'est là où ça arrive d'abord.
Donc c'est une cause commune d'intérêt général humain. C'est la méthode qui est décrite dans mon bouquin à la fin sur comment on fait une diplomatie non alignée altère mondialiste à partir des causes communes. C'est pas des grands mots, c'est des choses simples.
Voilà comment on s'est repéré. Et puis enfin et ben qui va trancher à la fin le peuple. Ça ça fait peut-être mal à entendre.
Alors si vous voulez pas bah vous avez qu'à signer un accord. Mais il voudrait mieux signer un accord qui s'appuie sur la volonté du peuple et qui prennent en compte tous ceux qui ont quelque chose à dire, pas juste vos potes, aussi ceux qui sont pas d'accord avec vous. Je pense la transnitrie, les machins comme ça.
Bon, il y a il y a des endroits compliqués mais faut demander aux gens, vous les ferez pas rester de force parce que qui va déployer la force ? Voilà tout ce que nous nous voulions parce que c'est Manu qui m'a demandé de faire ça. Pourquoi ? parce que le moment est dangereux et que plus il y a de camarades qui comprennent et qui sont au courant de comment on réfléchit au problème, plus il y a de monde qui est capable de répercuter, d'expliquer, d'expliquer autour de soi et de faire comprendre.
Premier élément. Deuxième élément, nous avons demandé qu'il y a un débat qui est quand même le moins quoi. Si jamais on devait être dans une guerre nucléaire, [raclement de gorge] on aimerait bien pouvoir en discuter avant hein.
Comme ça, c'est pas pour gêner hein, c'est juste pour savoir parce que on a quand même un président qui est che quand même quelqu'un parce que il signe un accord de défense avec un pays en guerre, l'Ukraine et on en parle pas. Alors, on a dit "Mais là, ça va trop loin quoi. On voudrait un débat." Il y a un article de la Constitution qui le permet, l'article 50-1.
Il y a une déclaration qui est faite par le gouvernement et on vote si le gouvernement veut qu'on vote et le vote est indicatif ou bien il est contraignant si le gouvernement décide. D'accord ? Ça ça va arriver.
Le groupe parlementaire, il va définir sa ligne. Bon, c'est pas un groupe parlementaire d'inconnu, hein. Ils sont tous rattachés par le programme l'avenir en commun, sinon ils sont plus au groupe parlementaire puisque le programme, c'est le cœur du système de de notre réacteur.
Et les copains doivent prendre la décision de savoir si on vote ou pas. D'abord, quoi ? Ça va être la première question.
Qu'est-ce qu'on a à voter ? Si on nous demande de voter l'accord de défense et que c'est ou oui ou non, il est bien probable que ce soit non parce que je l'ai lu et je suis pas le seul ici à l'avoir lu. Il y a des automatismes guerriers là-dedans qui posent problème parce que ou bien vous par exemple dit si lui il vient avec un couteau, ça va chauffer.
Ça c'est clair. Faut qu'il vienne à tout a pas de couteau, ça chauffe pas. Si vous faites un accord dans lequel vous dites que des généralités, ça veut dire qu'en fait vous donnez un pouvoir d'évaluation complet à celui qui décide.
Vous pouvez des fois il faut il faut que ce soit tellement ouvert que bon, on fait un peu comme on le sent. Mais là quand il s'agit d'envoyer des troupes au sol et d'amener du matériel, non, il vaut mieux qu'on sache précisément dans quel cas on fera quoi. En tout cas, ma contribution ce soir, c'était de rappeler ce qu'on a toujours dit.
Dans tout ce que je viens de vous présenter, il y a pas une chose qui soit une nouveauté totale. C'est un emboîement de choses qui sont à différents endroits du programme. Donc le groupe va avoir à délibérer.
Si c'est l'accord de défense, c'est une chose. Si c'est une déclaration générale du gouvernement, alors là moi je recommande vraiment pas d'aller voter comme ça la confiance à quelqu'un qui vient et qui vous raconte ce qu'il a envie de dire qui va depuis "Je ne veux pas que l'Ukraine perde." Ah, je voudrais que la Russie perde, hein.
Bon, avec des gens pareils, vous savez pas ce qu'ils compent faire. Je vous l'ai décrit, je crois, avec assez de détails pour que vous compreniez bien qu'il y a des enjeux très sérieux et que je vous redis, notre pays est à la limite de la belligérance aujourd'hui. Je ne dis pas qu'il veut faire la guerre.
C'est pas ça que je suis en train de dire. Je dis qu'il a réuni pour que quelqu'un qui interprète son comportement puisse le faire à sa sauce. Et d'ailleurs, ça n'a pas tardé.
Poutine a fait une déclaration dans laquelle il nous a menacé. Il a dit "Vous me menacez, je vous menace. Nous aussi, dit-il, on est en état de vous frapper." Et c'est d'autant plus que l'accord qui autrefois, je vous en ai parlé il y a un instant, interdisait les missiles intermédiaires.
Les Américains l'ont dénoncé et comme les Américains l'ont dénoncé en accusant les Russes de pas le tenir, les Russes ont dit "De toute façon, nous aussi on dénonce puisque vous dénoncez." Donc il y a plus d'accord et donc chacun installe ce qu'il veut. Alors, ça se trouve que nous aussi, on a déjà eu un aigle à la tête de l'État qui s'appelaient François Hollande qui à peine élu est allé à une conférence de l'OTAN à Chicago.
Il venait d'être élu et là à Chicago, ils ont décidé d'installer une base de missile antimissile en Pologne. Alors, quelques esprits mal placés comme les nôtres, on a dit "Écoutez, des bases antimissiles veut dire vous acceptez qu'il y en ait d'autres qui des bases de missiles. Ça correspond pas à notre doctrine.
La doctrine de la dissuasion française, c'est en Europe, personne ne bouge un cheveux, pas de guerre en Europe. L'Europe n'est pas un champ de guerre. Et les accords d'INki, c'était ça.
On se bat où on veut mais pas ici. Voilà. Alors, on dit "Mais pourquoi vous avez signé ça, monsieur Hollande ?" Il dit "Oui, mais j'ai exprimé mes réserves.
Combien ça fait de mégatonn des réserves de François Hollande ?" C'est pas sérieux. Ils ont donc créé eux-mêmes les conditions de l'escalade qui a commencé qui ne s'est jamais arrêté qui s'est jamais arrêté et on a continuer et on va faire rentrer la Geéorgie et l'Ukraine dans l' temps et on installe ceci, on installe cela et 1000 français en Roumanie avec leur matériel, leur chars, les avions et tout le couchi.
Donc maintenant vous avez tous les éléments en main et ça vous permet, j'espère que j'ai été assez pédagogue pour que on en comprenne tous les aspects, de suivre tout ce qui va se dire après. Pour ma part, je pense que les Français devraient baisser le ton. C'est pas la peine d'en rajouter tout le temps.
Par contre, les Français devraient être présents là où ils doivent être présents. Nous en avons assez fait pour l'Ukraine. Sauf si on pense que l'Ukraine est en train de perdre.
Mais alors faut le dire, il faut pas raconter tous les jours que c'est l'inverse, que c'est la Russie dont l'économie est effondrée et qui va bientôt perdre. Mais on a besoin de nous et on a des mots d'ordre à faire tenir. Pas touche au Liban, pas touche à la République démocratique du Congo. [applaudissements] Ça c'est des choses sur lesquelles nous pouvons avoir une pleine maîtrise de ce que nous faisons.
Et dès lors que la France apparaît comme étant un élément de la solution au Congo, au Liban, à la frontière, nord disent les Iraniens, sud disent les Libanais, en aidant l'armée libanaise à pouvoir tenir la frontière elle-même. Ce qui permettrait à ce moment-là soit d'intégrer dans l'armée nationale les troupes du Esbola, soit de dire au Esbola bah on n plus besoin de de vous là parce que c'est l'armée qui le fait. Mais vous pouvez pas donner raison à quelqu'un et vous comportez exactement à l'inverse puisque vous ne réunissez aucune des conditions qui permet que ce soit l'armée libanaise qui reprenne le contrôle de la frontière libanaise.
Toutes ces choses-là changeraient notre positionnement dans la région du Proche-Orient et nous sortirait du problème pour devenir la solution. Et pareil pour l'Ukraine, nous n'avons pas à être le problème. Nous avons à être la solution.
Voilà, mes amis, je crois m'être exprimé assez longuement et je vous prie d'excuser si ça a été trop long. [applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon