Manifestations: Jean-Pierre Raffarin se dit "très inquiet" face à la "radicalisation" du mouvement
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« Jean-Pierre Afara, vous êtes inquiet. Oh, je suis très inquiet d'abord parce que ces manifestations sont très dangereuses quand on voit le niveau de violence qui est des précédentes et donc il y a une volonté vraiment de casser une radicalisation un peu partout. »
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« Pourquoi il y a tant d'adversaires ? parce que notre vie politique est dominée par deux partis extrémistes, deux partis radicalisés qui à eux deux représentent plus de la moitié des Français si j'en crois les les sondages »
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« Évidemment ça d'ailleurs dans les sondages, les deux qui profitent en ce moment de cette situation, c'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. »
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« Il s'agit pas de chercher à effrayer pour effrayer, ce serait ridicule. Mais il faut avoir conscience du fait que on entre dans une campagne présidentielle pas comme les autres. »
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« Cette double radicalisation extrême rendra le pays dans une situation pratiquement de guerre civile et donc de tension parce qu'on n'est pas loin quand même d'un comportement qui sont quand vous vous entendez ce qu'on entendait tout à l'heure des appins qui lancent les cheminées sur les manifestants ou sur les polices. »
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« Le gouvernement a commencé vraiment à bouger euh vis-à-vis des lycéens après le 17 octobre, pas avant. »
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« On est dans dans une campagne qui est une campagne plus vindicative et le cas échéant plus physique que les précédentes. »
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« Il faut faire en sorte, c'est à peine central et c'est pas du tout un bloc. Donc il faut essayer au contraire de d'avoir la force, l'énergie, la créativité de réduire les deux pôles extrêmes. »
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« On a des impasses, il y a une impasse de la décentralisation, il y a une impasse des retraites, il y a une impasse du financement de de notre de sécurité sociale et et de l'ensemble. »
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« Un candidat, c'est quelqu'un qui arrive à créer de l'envie justement. Et pour créer de l'envie, ben il faut pas qu'il y ait de des aux deux extrémités quelqu'un de fort s'exprimant puissamment et au milieu quelqu'un d'attentiste et parlant mezzo vochier. »
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« Il y a pas de solution de réforme de traite, il y a pas de solution de financement du social ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite. On a des impasses, il y a une impasse de la décentralisation, il y a une impasse des retraites, il y a une impasse du financement de de notre de sécurité sociale et et de l'ensemble. »
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« Je ne la crois pas très possible et je pense que chacun défendra sa chance comme il en aura envie. Donc il y aura pas de prim mais euh en revanche, je pense que c'est très important que les candidats modérés fassent preuve de plus et de préférence de davantage euh de personnalité pour s'affirmer que euh Marine Le Pen ou que Jean-Luc Mélenchon qui ont quand même 1 km d'avance. »
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« La bataille fraternelle est toujours la plus violente. Je me souviens des propos de SarkoZi, de Jupé, de de Gipon. Nous avons quand même tué tr deux anciens premier ministres et un se pr on va tuer pour les élections à l'occasion en un seul dimanche avec nos primaires de de l'UMP autrefois. »
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Jean-Pierre Afara, vous êtes inquiet. Oh, je suis très inquiet d'abord parce que ces manifestations sont très dangereuses quand on voit le niveau de violence qui est des précédentes et donc il y a une volonté vraiment de casser une radicalisation un peu partout. Donc je suis heureux d'entendre cette extrême fermeté. Je suis comme Alain Duamel extraordinairement prudent sur les scénarios qui peuvent se passer parce que là quand la violence monte en spirale comme ça, vous savez c'est que ça peut aller n'importe où et ça peut aller vraiment dans des situations extrêmement dangereuses. Je [grognement] pense qu'une grande majorité de Français sont heureux d'entendre des propos de fermeté. Ils attendent des résultats. Je trouve que nous sommes dans une situation un peu absurde d'enclencher
des manifestations comme ça pour obtenir d'un gouvernement qui n'a pas de pouvoir quelque chose. On est dans des situations rien de manifester aujourd'h sont on est dans une impace. Il faut trancher avec les élections présidentielles. Mais aujourd'hui, on a un gouvernement qui d'une part n'a pas la capacité de faire passer des lois et qui d'autre part n'a pas d'argent à distribuer. Donc la manifestation, c'est aujourd'hui vraiment au fond une manœuvre pour cré pour empêcher probablement un débat serein de l'élection présidentielle. Un débat qui sera un débat posé, raisonnable. Pourquoi il y a tant d'adversaires ? parce que notre vie politique est dominée par deux partis extrémistes, deux partis radicalisés qui à eux deux représentent plus de la moitié des
Français si j'en crois les les sondages et que ceux-là ont intérêt à la radicalisation. Tout ceci est au fond une stratégie qui est engagée pour empêcher les Français d'avoir un débat serein pour choisir un avenir dans une période dangereuse et très nerveuse. Jérôme Fourquet à cette formule. Aujourd'hui, on assiste au match entre le parti de la rue que représente la France insoumise et qui est dans les manifestations et le parti de l'ordre que veut représenter le Rassemblement national. Et donc finalement, peut-être que les deux ont intérêt que ça continue pour se retrouver au second tour dans dans 6 mois. Alors [raclement de gorge] euh la formule est assez réductrice quand même et simplificatrice, mais euh qui est effectivement au même moment
deux force imposante euh et qui donne l'une l'impression l'une comme l'autre d'être plutôt en train de se renforcer encore. Évidemment, ça d'ailleurs dans les sondages, les deux qui profitent en ce moment de cette situation, c'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Il y a pas de doute, c'est comme ça que c'est en train de se produire. Ce qui veut dire, c'est je c'est pour ça que j'insiste là-dessus, euh on entre dans une campagne présidentielle comme on n'en a jamais connu auparavant, c'est-à-dire avec au moment où elle commence à se mettre en œuvre, euh à la fois aux deux extrêmes, une mobilisation très forte et du poids du poids réel et puis au milieu
de ça, un grand flou comme souvent souvent d'ailleurs dans les fins de règne mais qui là est quand même particulièrement visible et de ce point de vue on est dans une situation je veux dire sans j'aime pas beaucoup dramatiser pour faire des effets de oratoire mais j'ai suivi toutes les campagnes présidentielles depuis qu'il en a eu. Je n'ai jamais connu une situation de ce genre même en 1980 avec l'arrivée de la gauche qui était possible et qui cré beaucoup de tension aussi. Oui, s'il y avait beaucoup de tension mais c'était une alternative politique voilà et organisée. Là c'est sans violence extrême. Voilà enfin on craignait l'arrivée des chars russes place de la Concorde.
Ça c'était des pol c'était c non c'était Michel Penatowski qui disait ça qui était à l'époque le ministre de l'intérieur. Bon mais cette fois-ci faut il faut avoir conscience. Il s'agit pas de chercher à effrayer pour effrayer, ce serait ridicule. Mais il faut avoir conscience du fait que on entre dans une campagne présidentielle pas comme les autres. Pour moi, il y a un scénario noir et j'y mettrai toutes mes forces pour lutter contre ça, c'est les institutions à l'extrême droite et la rue à l'extrême gauche. C'est-à-dire un deuxième tour qui les oppose tous les deux et qui s'installe dans la République, l'un dans la rue, l'autre au pouvoir. Tout ceci va générer de la violence, des étincelles qui sont inévitables. Cette double radicalisation
extrême rendra le pays dans une situation pratiquement de guerre civile et donc de tension parce qu'on n'est pas loin quand même d'un comportement qui sont quand vous vous entendez ce qu'on entendait tout à l'heure des appins qui lancent les cheminées sur les manifestants ou sur les polices. C'est c'est quelque chose d'assez scandaleux. Donc ce qui est très inquiétant c'est la violence. Il y en a qui ont dit mon adversaire c'est la finance. Moi je dirais notre adversaire. L'adversaire de la République c'est la violence. La République, la politique est inventée pour éviter la violence pour que les gens ne se battent pas et on est en train d'organiser certains vont vous répondre. Euh oui, mais malheureusement aujourd'hui pour obtenir des choses euh il faut être
violent. Il faut aussi de la casse. Et d'ailleurs euh le gouvernement a commencé vraiment à bouger euh vis-à-vis des lycéens après le 17 octobre, pas avant. Oui, ça c'est vrai. Mais si j'ose dire dans les périodes de tension, on l'a toujours dit. H la la seule chose, c'est que aujourd'hui ça se fait. C'est-à-dire qu'on n'est pas simplement dans euh euh les Athéniens et qui sont en face de leurs adversaires et qui commencent par déclamer. Là, c'est pas ça du tout. La réalité c'est que il y a eu déjà des difficultés pour arriver à juguler ce qui se préparait et que les risques ne feront que s'accroître dans ce climat là. Plus on approchera de l'élection présidentielle et plus ce
genre de risque sera grand. On est dans dans une campagne qui est une campagne plus vindicative et le cas échéant plus physique que les précédentes. C'est une campagne aussi qui efface ce qu'on appelle le bloc central en ce moment. C'està dire que on voit bien que les candidats comme Gabriel Aata, Édouard Philippe, je dirais même jusqu'à Bruno Rotaillot et peut-être même Rap Guxman, on va dire du centre gauche à la droite ont du mal à exister parce que on entend Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, on voit bien que ça profite au deux et le bloc central semble effacer totalement. Bah, je crois que le bloc central n'est pas une promesse politique. Personne n'a envie que le bloc central gagne vraiment en tant que tel. Ce qu'il faut montrer, c'est que
l'énergie du bloc central, elle va servir à réduire les extrêmes. Et donc c'est quand on va attendre, mais naturellement la campagne électorale est encore longue, mais il y a un moment où il faut que Édouard Philippe s'prenne à Mélenchon et démonte le scénario de de Mélenchon. Vous demandez Philippe d'être beaucoup plus offensif. Non, il faut j' il faut gérer les calendriers, vous savez, dans les politiques et et d'un côté, je disais de sur euh d'un côté Mélenchon et de l'autre côté Marine Le Pen. Donc c'est ce travail-là, c'est pas un travail aujourd'hui de construction d'un bloc central qui n'en est pas un. Il faut faire en sorte, c'est à peine central et c'est pas du tout un bloc. Donc il faut essayer au contraire de d'avoir la force, l'énergie, la créativité de réduire les
deux pôles extrêmes. C'est ça, je crois la la ligne. Alors, quand est-ce que ça démarrera ? Ça démarrera quand les français je pense que pas que ça vienne trop tard, je pense qu'on est parti beaucoup trop vite, un sondage par jour, des manifestations tous les jours. Mais à quoi servent ces manifestations ? Puisqu'on voit bien que le pouvoir a pas les moyens aujourd'hui de répondre. Oui, mais ce qui est quand même frappant, c'est que on a deux personnages Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui sont déjà solidement installés dans leur campagne et qui en plus sont des très bons professionnels des campagnes l'un comme l'autre l'expérience le 4 candidature à chacun expérimenter et et si c'est la 4è fois pour chacun de ça prouve qu'ils ont un certain talent dans ce genre d'exercice.
et que entre ça, je trouve que les candidats plus modérés à commencer par votre ami Édouard Philippe, je trouve que il tergiverse, il ne parle [raclement de gorge] pas assez et surtout ils ne parlent pas assez fort. Ils disent des choses intelligentes mais c'est leur métier et c'est presque leur caractéristique. Est-ce qu'on a envie de les écouter ? Parce qu'on peut à eux d'en donner envie. Un candidat, c'est quelqu'un, c'est pas Jean-Pierre Rafarin qui va me dire le contraire, un candidat c'est quelqu'un qui arrive à créer de l'envie justement. Et pour créer de l'envie, ben il faut pas qu'il y ait de des aux deux extrémités quelqu'un de fort s'exprimant puissamment et au milieu quelqu'un d'attentiste et parlant mezzo vochier. Bah non, comme le disait le grand poète français
qu'on me donne l'envie, l'envie d'avoir envie et je pense que ça c'est tout à fait exact. Et et mais le fond de l'affaire aujourd'hui, c'est que on on est parti dans une campagne qui est très nerveuse où il y a beaucoup de candidats et que le bloc central se parle à lui-même actuellement parce qu' il cherche des désistements les uns les autres, ils essent au fond, il faut pas qu'il se parle eux-mêmes parce que c'est parce que le bloc central n'est pas une promesse et donc il y a une promesse d'extrême gauche et une promesse d'extrême droite et c'est ça qu'il faut démolir pour construire une Oui, mais on peut pas non plus gagner uniquement contre les autres. Non mais justement mais mais parce que parce que il y a pas de il y a pas de solution de réforme de traite, il y a pas de
solution de financement du social ni à l'extrême gauche ni à l'extrême droite. On a des impasses, il y a une impasse de la décentralisation, il y a une impasse des retraites, il y a une impasse du financement de de notre de sécurité sociale et et de l'ensemble. Mais ça ça fait pas une campagne de dire ça ? Non non mais déjà démonter les fausses solutions. Bien monté apporter faut apporter des solutions. Mais il faut apporter des solutions. Il faut apporter sol dans un débat. Il faut incarner. Exact. Il faut incarner. Et c'est là où il faut vraiment aller chercher les autres. Oui mais quand on a été au pouvoir pendant 10 ans, c'est difficile de dire attendez j'ai les bonnes solutions. Si vous aviez les bonnes, il fallait les appliquer avant. Alors question de déclaration. Vous
prenez prendre des déclarations pendant 10 ans de monsieur Mélanchon. Pine, ils ont dit tout et n'importe quoi. Donc un petit travail un petit travail élémentaire de dialectique politique et puis ça peut passer ça. Il faut aller au combat. Le problème c'est de savoir quand la politique ce n'est pas un marketing de parcours, c'est un marketing de rendez-vous. Il faut un certain dimanche entre 8h et 20h 50 % de part de marché. Donc il faut partir au bon moment car il faut faire très attention la situation de novembre n'est pas la situation de mars. Donc soyons ce qu'il faut aujourd'hui c'est de prévoir d'anticiper la situation de Mars et d'y répondre. Une question parce qu'il nous reste très peu de temps euh sur la primaire des démocrates que propose Gabriel Atal pour
départager euh tout ce beau monde. Est-ce que vous y croyez à cette primaire des démocrates ? On sait pas vraiment quel est le contour de cette primaire, mais bon sur l'idée, je je la crois très souhaitable, je ne la crois pas très possible et je pense que chacun défendra sa chance comme il en aura envie. Donc il y aura pas de prim mais euh en revanche, je pense que c'est très important que les candidats modérés fassent preuve de plus et de préférence de davantage euh de personnalité pour s'affirmer que euh Marine Le Pen ou que Jean-Luc Mélenchon qui ont quand même 1 km d'avance. Un mot sur cette primaire des démocrates. D'abord une primaire du bloc central pour avoir un candidat du bloc central. Le bloc central n'est pas une promesse. Donc c'est je pense que c'est pas utile.
D'autre part, je suis très hostile au primaire. La bataille fraternelle est toujours la plus violente. Je me souviens des propos de SarkoZi, de Jupé, de de Gipon. Nous avons quand même tué tr deux anciens premier ministres et un se pr on va tuer pour les élections à l'occasion en un seul dimanche avec nos primaires de de l'UMP autrefois. Donc la primaire et puis récemment j'ai vu les compliments que madame Royal adressé à monsieur [raclement de gorge] Glman. sous ceci m'a m'a pensé qu'il fallait quand même éviter ces choses-là et avoir une stratégie de se dire ben ma fois siil y en a qui veulent aller jusqu'au bout etth bien et le premier tour fera la primaire.
Jean-Pierre Raffarin