26 000 PERSONNES À SAINT-DENIS : CE QUE MÉLENCHON VOULAIT VRAIMENT MONTRER
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Non mais moi tu vois des fois je réfléchis à cette histoire de prépré primaire là. Peut-être qu'il y a quelque chose à trouver. Peut-être qu'il y a tu vois cta faut qu'on fait une convention citoyenne économie éco euh populaire.
Je sais pas si vous avez vu, il y avait le vieux il y avait 26000 personnes à Saendi. Il y avait si on tire au sort, on tire au on prend le sort. Nous sommes le lundi 8 juin et ce weekend LFI a donné une leçon de mobilisation politique.
Et oui, 26000 personnes revendiquées au pied de la basilique de Saint-Denis pour le premier grand meeting de Jean-Luc Mélenchon. Et ben, c'est un chiffre qui ferait pas lire d'envie plus d'un appareil politique à Saint-Denis. Ce dimanche n'est pas vraiment le contenu qui a fait l'événement.
Ce sont justement les images car si les annonces se commenteront en quelques heures, les démonstrations de force elles laisse des traces un peu plus longtemps. Et ce weekend, LFI a surtout montré qu'elle restait une formation politique capable de remplir une place, voire même d'en déborder, quand d'autres peinent encore à remplir ne serait-ce qu'une petite salle. Alors bien sûr, il y a quand même du fond.
Moi Jean-Luc Mélenchon n'allait pas laisser passer l'occasion de dérouler un discours de combat he désignant notamment clairement son adversaire principal, le Rassemblement national et la banalisation de ses idées dans le débat public. Évidemment, en opposition frontale, lui il a défendu l'idée de la Nouvelle-Fance, métissée, populaire, diversifiée, mais profondément attaché à la nation. Une France qui n'aurait pas à choisir entre la fierté de ses origines et la fierté de son pays jusqu'à reprendre l'un des slogans les plus emblématiques et nausé à bon de l'extrême droite.
On n'est pas chez nous pour lui donner évidemment un sens radicalement opposé. Sur le fond, bah le tribain insoumis a réaffirmer les marqueurs historiques he de son projet. la 6e République, la retraite à 60 ans, un SMIC à 1700 € le renforcement de la CQ, la planification écologique ou encore la rupture avec les logiques du libre échange.
Il a également défendu l'indépendance de la Kanaki et une autonomie renforcée pour la Corse au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Mais globalement, bah tout ça, on le savait déjà. Personne n'est vraiment tombé de sa chaise en découvrant des propositions avancées par le candidat insoumis hier à Saint-Denis.
D'ailleurs, il suffit de parcourir la presse, hein, ce matin pour s'en convaincre, les articles ne s'attardent pas tant sur une proposition précise. Aucun éditorial ne dissait qu'une mesure choc. Les titres parlent plutôt de la foule, des images, de l'ambiance, du nombre de participants et c'est précisément ce que voulait le mouvement insoumis.
C'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat. Et ben oui, LSI ne cherchait pas à créer un choc programmatique.
Bien au contraire, le programme bah tout le monde le connaît déjà et ça c'est un véritable avantage concurrentiel dans le paysage politique actuel. Là où les candidatures s'empilent de tous les côtés, où on parle des personnalités des uns et des autres, des petites phrases ou des grandes stratégies d'appareil, mais jamais de ce qu'il et elle proposent. concrètement pour gouverner la France.
Alors bon, bien sûr, il y a des propositions à la marge de temps en temps, souvent faites pour faire parler hein comme Rotaillo et sa castration chimique là dont on a parlé la semaine dernière pour ne citer que lui. Et à l'inverse, bah la France insoumise, elle avance depuis près d'une décennie avec une boussole clairement identifiée qui s'appelle l'avenir en commun. C'est le nom du programme, un programme construit en 2016 donc et enrichi au fil des campagnes et du temps qui passe et suffisamment solide pour avoir servi quand même, on le rappelle, de socle à la NUPES et au Nouveau Front populaire en 2024.
Et [souffle coupé] rares sont les formations politiques capables de présenter un corpus aussi dense, aussi détaillé et travailler dans la durée. À une époque où beaucoup de candidatures ressemblent davantage à des marques personnelles qu'à des projets de société à part entière. Et ben c'est pas un détail hein, c'est même probablement l'un des principaux atouts de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement.
Mais ça a beau être carré côté programme, bah encore faut-il être capable de porter tout ça, de le faire vivre et puis bah surtout de mobiliser autour de de ces mesures programmatiques, hein. Et c'était précisément l'enjeu du meeting de Saint-Denis ce dimanche. Alors d'abord, il y avait le choix de lieu hein qui n'avait évidemment rien d'anodin Saint-Denis, la plus grande ville dirigée par un maire insoumis, Balioko.
Ça offrit évidemment un décor idéal pour cette démonstration de force. Et puis c'était aussi un rendez-vous physique hein en plein air, loin des plateaux télé et des réseaux sociaux. Une foule danse hein qu'on peut voir vue du ciel, ça c'est important et puis bah qui a répondu présente hein.
Des milliers de personnes réunies autour d'une même bannière prête à se mobiliser pour gagner évidemment. Donc qui y croit hein ? Ce meeting, c'était avant tout une photographie politique.
Un message clair envoyé au détracteur notamment qu'on sait nombreux, ceux de Jean-Luc Mélenchon. Une démonstration aussi hein qui rappelle que malgré les divisions de la gauche he soit-disant indépassables, malgré les torrents de critique des versets sans cesse sur le mouvement insoumis malgré tout ça et ben la France insoumise elle reste une force capable de rassembler massivement sur le terrain chez les concurrents de droite et de gauche et ben, il y a des chances que tout ça ça fasse des envieux. En tout cas, une chose est sûre hein, le meeting de Saint-Denis, ça crédibilise.
Bah oui. OK, les sondages, OK Mélenchon qui parle fort et qui ferait peur aux électeurs. OK, les classements des personnalités préférées, des Français.
OK, tout ce qu'on veut. Mais là, ce qu'on a, bah c'est le monde réel. Voilà ce que ça donne.
Et puis faites mieux, comme dirait l'autre. Bon ben en tout cas faites mieux, il y en a qui ont essayé hein, mais ni Gabriel Atal et ses 5000 soutiens au Parc des expos de la porte de Versailles, ni la gauche unitaire et les 2000 partisans à la belleise n'ont fait le poids. 26000 participants à Saint-Denis, on le rappelle.
Et puis bon, comparaison n'est pas raison, on le sait bien mais hasard du calendrier me pousse à devoir en parler quand même un peu. Ce weekend avait aussi lieu le congrès du PC et pour le coup le tableau n'est pas franchement reluisant hein. La base militante communiste s'érode de plus vite que la banquise c'est lire.
En 15 ans, le parti politique a quand même perdu plus de 30000 cotisants, hein, soit une baisse de 46 %. Évidemment, c'est énorme et d'autant plus inquiétant que ça se passe juste avant une élection présidentielle importante dans une vie politique, on l'a dit, saturé de sondages, de séquences médiatiques à buzz et de communication calibrée pour les réseaux sociaux, la présence de corps bien réel, de visage et d'une place remplie de personnes, bah ça a une valeur symbolique forte. C'est précisément cette image que la France insoumise a cherché à produire et c'est cette image qui aujourd'hui s'impose dans le débat public au-delà du seul cercle des sympathisants.
En réalité ce qui frappe surtout hein, c'est évidemment l'écart entre les récits et les faits. D'un côté, une partie du commentaire politique qui continue de décrire une formation politique marginalisée, contestée, parfois même donnée pour déclines ou carrément dangereuse. Et puis de l'autre, il y a des rassemblements bien réels comme à Saint-Denis qui raconte quand même tout autre chose avec une certaine ferveur.
Alors certes, il restera toujours les plus allergiques à la France insoumise he ceux qui continueront toujours et quoi qu'il arrive d'allumer des contrefeux un peu pathétiques le cas échéant en s'affranchissant du réel. On a vu par exemple, pour ne citer que lui encore une fois, Jean Messia a lancé la rumeur que les drapeaux français auraient été interdits lors du meeting de Saint-Denis hein, alors même qu'il y en avait justement en grand nombre dans la foule, probablement distribué à l'avance d'ailleurs. Mais quoi qu'il en soit, le Paris est gagné pour les insoumis.
LFI à marqué des points dimanche à Saint-Denis et sur tous les plans en externe comme on l'a dit en se crédibilisant comme une force politique de poids pour cette campagne. Et puis aussi en interne, c'est tout aussi important hein, chez les militants la force vive de la campagne prête et reboostée avant une bataille qui s'annonce aussi longue que difficile. Une séquence comme celle de Saint-Denis ne se contente pas de figer une image.
Elle installe aussi une dynamique et ça ça peut compter. Elle donne du souffle et forme un élan collectif au moment où tout va jouer justement dans la durée. Alors pour les insoumis, c'est précisément ce capital là hein qui vient d'être engrangé.
Reste évidemment l'essentiel. Il va falloir transformer cet élan en continuité pendant quasiment 1 an. Faire de sorte que Saint-Denis ne soit pas un sommet isolé mais le début d'une véritable séquence.
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Et on continue avec l'affaire Liana qui nous rappelle que la France ben ne sait pas protéger ses enfants. À l'heure où nous enregistrons les rassemblements devant le ministère de la justice et les tribunaux de France n'ont pas encore commencé, mais des rassemblements sur l'appel de personnalité, de collectif, d'associations sont organisées pour dénoncer justement l'injustice de trop. Le corps de la petite fille, on le rappelle, de 11 ans, a été retrouvé ce jeudi dernier.
Le suspect mise en examen pour enlèvement et séquestration Jérôme Barella, était visé par plusieurs plaintes et signalements. Certaines ont été classées sans suite et dans d'autres, il n'a même pas été entendu. Alors, qui est responsable de ces manquements ?
Le ministre de la justice, Gérald d'Armanin, lui se dédouine et s'est empressé de charger les autres. Il a exclu de démissionner évoquant une défaillance qui ne tenait pas à ses instructions. En revanche, il se garde le droit de sanctionner les magistrats du parquet.
Vous l'aurez compris, c'est pas lui, ce sont les autres. Si il y a après le rapport d'inspection des défaillances qui sont mis en avant comme je pense qu'il y en a d'après ce que je sais et j'ai accès aux fiches d'action publique, c'est-à-dire remonter procureurs généraux, je prendrai mes responsabilités et je proposerai des sanctions au conseil supérieur de la magistrature et comme je l'ai déjà dit qui iront du blâ jusqu'à la révocation du haut magistrat. Et il a également Gérald Armanain ordonné aux procureurs généraux he de reprendre 70000 plaintes concernant des enfants d'ici au 14 juillet prochain.
Gérald d'Armanin, c'est un peu un gamin qui se défausse. Cette attitude et ben ça ne passe pas auprès des magistrats évidemment. L'Union syndicale des magistrats a d'ailleurs publié un communiqué ce lundi.
Je le cite, "Vous revendiquez être le chef du service public de la justice et comme tel, vous êtes comptable de son manque de moyens. Mais il est sûrement plus facile face à l'opinion publique de donner les magistrats en pâure que d'endosser politiquement une responsabilité." Fin de citation.
La loi de Darmanin sur la justice criminelle est arrivée également aujourd'hui à l'Assemblée percuté de plein fouet par l'affaire Liana. Très mauvais timing pour le ministre. Je viens de le dire, l'affaire Liana nous rappelle que la France ne sait pas protéger ses enfants, mais l'affaire Bruelle nous rappelle que certains artistes sont intouchable.
Le chanteur de 67 ans est visé par des accusations de viol, de tentative de viol et d'agression sexuelle par une trentaine de femmes à ce jour. Et signe d'espoir quand même, il a été placé en garde à vue ce matin. Il va être interrogé hein sur des faits qui s'étalent sur plusieurs décennies et qui concerne au moins 13 victimes.
Et le chanteur est également visé par une plainte de l'animatrice de télévision Flavie Flamand qui l'accuse de viol à Paris en 1991 alors qu'elle était encore une adolescente. Patrick Bruel est entendu dans les locaux du premier district de la police judiciaire à Paris. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 48 he À son issue, il peut ressortir libre ou pas.
Il a toujours contesté fermement les accusations qui pèsent sur lui, mais il a bien senti quand même que le vent tournait. Le sexagénaire s'est donc retiré désenfoiré. Il a annulé plusieurs concerts et sa tournée.
Alors merci à la mobilisation croissante notamment des collectifs féministes. La trêve Iran Israël de plus en plus fragilisé. Donald Trump aussi.
On vous explique les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a 2 mois. L'Iran a tiré plusieurs missiles contre Israël qui dit les avoir interceptés. Israël a de son côté mené plusieurs frappes aériennes, notamment sur un site prétrochimique iranien.
L'Iran a riposté pourtant quelques jours avant, le président américain avait assuré lui qu'un accord était sur le point d'être conclu en début de semaine, lundi, mardi ou mercredi, avait-il dit. Benjamin Netaniaou a manifestement lui choisi de ne pas l'écouter, mais Donald Trump persiste sur son réseau social. Il assure que les négociations se poursuivent malgré la reprise des hostilités, mais ils se font quand même d'une petite pique, je le cite.
À moins que l'ignorance ou la stupidité ne vienne les entraver, a-t-il dit, "les négociations pour mettre fin à la guerre en Iran et au Moyen-Orient se poursuivent donc. Qui vise-il Donald Trump avec ses pics ? l'Iran ou son allié de toujours à chacun de se faire son avis.
L'Iran, de son côté a confirmé un peu plus tôt dans la journée hein que son opération militaire avait pris fin mais menace quand même de la reprendre si Israël n'arrête pas d'attaquer notamment le sud liban. Et il ajoute quand même nous restons à la table des négociations mais nous ne quittons pas le champ de bataille. et je vous remercie d'avoir regardé cette nouvelle édition du recap.
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Merci beaucoup et très bonne soirée sur le média.
Jean-Luc Mélenchon