COMMENT S’HABILLER SANS DÉTRUIRE LA PLANÈTE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:08OuverteRéponse directe
Quels sont les paradoxes de la consommation de mode aujourd'hui ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Pourquoi la conscience écologique grandit-elle alors que la fast fashion explose ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui pollue le plus dans un vêtement ?
- 13:15OuverteRéponse directe
Quelles sont les alternatives possibles pour réduire l'impact de la mode ?
- 23:02OuverteRéponse directe
Comment expliquer le prix élevé des marques éthiques ?
- 25:31OuverteRéponse directe
Patagonia est-il un modèle de greenwashing ou une exception ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Chiffre
« entre 2000 et 2014 la production mondiale de vêtements a été multipliée par deux en à peine quelques années »
- 1:04Chiffre
« l'industrie textile est responsable de 2 à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde soit l'équivalent du secteur aérien »
- 49:59non_speechFait
« ce qu'on a c'est des grosses marques qui aspirent la créativité toute la créativité dans la mode et qui copie Zara était extrêmement connu pour oui extrêmement »
- 50:36non_speechFait
« si on faisait l'effort de ce modèle de la face fastation vraiment il y en aurait pour tout le monde il y en aurait pour les écolos il y en aurait pour les chefs d'entreprise il y en aurait pour l'emploi »
- 51:17non_speechFait
« arrêtez d'acheter de faire d'acheter des vêtements et faites avec avec ce que vous avez »
- 51:56non_speechFait
« choisissez du coton bio et pour soutenir justement le plaidoyer d'un mode climat »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous avez pour habitude d'acheter des vêtements alors ce qui va suivre va sûrement vous intéresser vous le savez peut-être mais la pollution liée à l'industrie de la mode à exploser ces dernières années en cause la surproduction mais aussi la surconsommation
[Musique]
je crois que j'ai un petit peu exagéré non là on a mes robes d'été ça dégueule de monde vraiment ça dégueule de monde c'est mort on est en hiver là je vais plus jamais vous mettre donc vous c'est mort et là c'est quoi déjà oh là c'est mes maillot de bain alors eux je t'en parle même pas entre 2000 et 2014 la production mondiale de vêtements a été multipliée par deux en à peine quelques années la mode et surtout la fast fashion a imposé son rythme effréné et une vision si vous achetez un nouvel habit cela vous rendra plus heureux plus beau plus stylé vous êtes magnifique résultat on achète aujourd'hui deux fois plus de vêtements qu'il y a 40 ans chaque année les Français achètent 2,8 milliards de vêtements et ses vêtements proviennent bien souvent de la fast fashion des marques qui produisent pour pas cher à l'autre bout du monde au détriment des droits humains et ceux de manière intensive et si ces vêtements que l'on achète sont de moins en moins cher puisque certains t-shirts coûte aujourd'hui 3 euros ils ont en réalité un immense prix caché un prix que l'on nous demande surtout de ne pas regarder seulement ça commence à se voir non seulement l'industrie textile est responsable de 2 à 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde soit l'équivalent du secteur aérien mais elle consomme aussi énormément d'eau la mode pollue l'océan avec ses produits chimiques et ses microplastiques puisque une grande majorité des vêtements sont jetés et termine en partie sur les plages de pays comme le Ghana bref vous l'aurez compris si on veut garder une planète habitable ça ne peut plus durer la mode comme les autres secteurs d'ailleurs doit réduire ses émissions et son impact sur la biodiversité alors comment transformer en profondeur le secteur de la mode quels sont les alternatives possibles et comment opérer cette révolution c'est à toutes ces questions que nous allons répondre avec mon invité Julia fort
[Musique]
bonjour bonjour merci d'être venu sur le plateau de Blast merci de m'inviter alors vous êtes un des visages du combat pour une mode plus responsable vous êtes la confondatrice d'une marque éthique et vous êtes aussi membre du collectif en mode climat qui a un mouvement d'entreprise du secteur qui veut réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre de la mode alors aujourd'hui il y a beaucoup de personnes qui sont à peu près conscientes que la mode pollue les Français achètent de plus en plus de vêtements de seconde main et en même temps à côté de soi on a Shane le géant chinois de la fast fashion qui n'a jamais été aussi populaire en France selon une étude récente la plateforme attire plus de 10 millions de visiteurs uniques chaque mois soit 16% de la population française en moyenne est-ce que ça ne reflète pas d'une certaine manière tout paradoxe dans lequel on est c'est-à-dire qu'il y a une conscience qui grand et à la fois il y a aussi des marques qui te font de plus en plus n'importe quoi et qui attirent de plus en plus de clients et de clientes je pense que ça reflète en tout cas quelque chose qui une information que les gens n'ont pas sur le textile c'est que ce qui pollue vraiment c'est le volume de vêtements qui est consommé chaque année et donc on peut avoir la sensation justement que l'impact écologique en général de la mode diminue chaque année parce qu'on voit de plus en plus de marques qui freine des engagements de plus en plus de polyester recyclés de plus en plus d'actions en fait de façades des marques mais ce qu'on ne voit pas c'est que la quantité de vêtements produite est vendue chaque année augmente et dans le textile ce qu'il faut avoir en tête c'est que dans le taxi les ailleurs il y a une équation qu'il faut toujours avoir en tête c'est de produire c'est polluer donc plus on produit plus on pollue et même si on met du polyester recyclée même si on met du lin etc produire toujours plus de vêtements c'est polluer toujours plus et ça c'est une information que les marques en général ne donne pas aux consommateurs donc c'est pas finalement d'ailleurs si vous allez sur le site de Chine ou sur l'application de Chine vous avez l'impression qu'il y a plein aussi de de matière éco-responsable ou de produits plus vertueux que d'autres sur leur site ce qui ne donne pas comme information c'est que chaque vêtement supplémentaire qu'on produit pollue voilà alors pour la petite note un peu plus d'espoir vintage donc le site de revente de vêtements et 4e sur les sites de e-commerce les plus consultés en France alors que Chine chaîne je sais pas trop comment dire du coup Chine est en 12e position justement la conférence tadique ce que vous avez donné en 2020 vous dites clairement la seule chose qu'on puisse faire c'est produire et consommer moins donc je propose ici qu'on fasse le point qu'est-ce qui pollue le plus dans un vêtement alors pour lui le plus dans un vêtement c'est qu'on produit beaucoup de vêtements c'est à dire que l'impact individuel d'un vêtement on va pouvoir le réduire un petit peu peut-être de 20% peut-être de 30% comme ce qu'on a réussi à faire sur les voitures on a réussi à faire quelques moteurs consomment moins de litres au sang et ben sur le vêtement il y a ce genre de choses on va pouvoir faire en sorte que ça et mettre 10 peut-être 20 % de moins de gaz à effet de serre mais si on veut avoir les ordres de grandeur l'industrie textile elle ne doit pas réduire de 10 ou 20% ces gaz à effet de serre elle doit les diviser par 3 si on veut respecter les objectifs de l'accord de Paris c'est à dire les conditions pour rester sous les 1,5 degré de réchauffement climatique donc la première chose qu'il faut avoir en tête c'est que si on veut que l'industrie textile pollue moins il faut qu'elle produise moins et donc elle n'est pas du tout sur cette sur cette tendance là mais bon si on prend sa chance là si on prend l'impact carbone d'émissions de gaz à effet de serre d'un vêtement on peut on peut essayer de regarder ce qui pollue ou ce qui peut ce qui pollue le plus la première chose c'est le transport le transport c'est à peine 2% des gaz à effet de serre d'un vêtement ça peut être surprenant parce que vraiment les vêtements viennent de loin mais en fait un vêtement c'est petit enfin ça occupe très peu de place c'est très léger donc on peut en transporter beaucoup beaucoup par conteneur et ramener aux vêtements uniques en fait le poids carbone du transport est assez faible la deuxième chose qui est négligeable c'est tout le coup carbone des infrastructures dans lequel on vend les vêtements enfin dans les magasins et dans les bureaux des marques d'accord donc c'est paradoxalement aussi à peine de pour cent et pourtant vous verrez si vous allez sur le site Des Marques en particulier des marques de luxe leur plus grandes déclarations faveur de l'environnement c'est elles disent on a mis des LED dans nos magasins et nos bureaux sont chauffés à 19 non pas 19 ça m'étonnerait mais voilà bon donc ça c'est 2% 2% donc ensuite la deuxième enfin le troisième les mots auquel on pense c'est les matières premières le coton le polyester enfin vraiment la matière qu'on va prendre ensuite pour la transformer en vêtement la matière première en soi elle consomme elle émet assez peu de CO2 c'est un maximum de 30%.
parce que ce qui émet énormément de CO2 dans la fabrication d'un vêtement c'est justement la fabrication d'un vêtements c'est à dire toutes l'énergie qu'on va brûler pour faire passer pour passer de l'état de coton à l'état de vêtements parce que vous le savez peut-être pas mais on a une matière première du coton du polyester ensuite il faut des grosses machines pour transformer ce coton on se polyester en fil ces grosses machines c'est vraiment des très grosses machines c'est vraiment c'est des usines en fait et ces usines elles marchent avec de l'énergie elle marche avec de l'énergie par exemple tout ce qui est usine de teinture c'est avec du gaz on est obligé parce que c'est du pour se faire chauffer enfin il faut faire monter des volumes d'eau à forte température donc ça c'est du gaz le gaz c'est vous n'êtes pas sans savoir que c'est fortement émetteur en gaz à effet de serre mais il y a aussi il y a l'étape de filature il y a l'étape de teinture il y a les tables de tissage il y a les tables de tricotage c'est que des grosses usines qui font cette étape et l'autre chose à savoir c'est que non seulement ça consomme beaucoup d'énergie mais cette énergie cette consommation d'énergie elle a lieu dans des pays où cette énergie est fortement carbonée du charbon du gaz parce que ça a lieu en Asie en Chine au Bangladesh etc donc ce qui est aimé beaucoup de gaz et de serre dans la fabrication d'un vêtement c'est ce qui est invisible c'est l'énergie qu'on brûle pour le faire passer de l'état de matière à l'état de vêtements et il y a aussi quelque chose dont on entend de plus en plus parler c'est cette question de des impacts sur la biodiversité c'est à dire pas que les émissions de gaz à effet de serre liés aux vêtements mais aussi le fait que une grande majorité des vêtements qu'on achète en fait finissent dans des bennes à ordures et après en fait vont polluez les plages notamment du Ghana ou d'autres pays comme ça non alors je sais pas si c'est un impact en fait le problème de mesurer l'impact sur la biodiversité c'est que c'est tellement multiple les paramètres et c'est très local donc on peut parler de la biodiversité donc en aval c'est à dire avec les vêtements qu'on envoie en Afrique la biodiversité en amont par exemple avec la pesticide utilisé dans le contexte mais si on prend le le sujet des déchets textiles c'est à dire globalement que deviennent nos vêtements une fois qu'on a fini de les porter donc si vous habitez en France vous probablement vous êtes invités à mettre vos vieux vêtements dans les bennes textiles qui sont prévues à cet effet et vous avez même la sensation en faisant ça de faire une bonne action de donner vos vêtements à des plus pauvres bon il faut savoir que sur 100 vêtement que vous donnez à des plus pauvres dans dans ces bennes il y en a 6 qui sont réellement réinjectés dans l'écosystème un écosystème de solidarité et de charité en France et il y en a 50 qui vont être revendus à l'étranger sur ces 50 et donc quand on dit à l'étranger c'est globalement à des pays pauvres donc on leur revend ses vêtements parce que c'est quand même l'un des pays exactement qui en tout cas c'est pas un des pays où on a le plus c'est l'un des pays où c'est le plus médiatisé parce qu'il y a sur place une une association qui s'appelle cela mais en fait ces images qu'on va au Ghana elles ont lieu dans énormément de pays et on met on ne sait pas tout mais il y a les mêmes images au Chili il y a une fin il y a plein aussi exactement et qu'est-ce qui se passe une fois que ces vêtements ça arrive sur place déjà en fait quand les personnes qui achètent les vêtements ouvrent les balles avec les vêtements dedans il y a globalement 40% des vêtements qui ne sont pas réinjectables dans le marché local soit parce qu'ils sont en mauvais état soit parce qu'ils sont pas adaptés au pays de receveur par exemple des manteaux d'hiver au Ghana c'est ça ne sert à rien des pantalons trop chaud en gagnant ça sert ça sert à rien etc donc il y en a 40 % qui vont directement à la poubelle sauf que ces pays-là n'ont pas de poubelles ces pays là n'ont pas les inf une structure pour gérer les déchets textils les déchetteries sont ils avaient fait un ils avaient au Ghana ils avaient construit une énorme une énorme déchetterie qui était qui avait vocation à recevoir les vêtements et qui devait durer jusque deux jusque 2030 je crois enfin en tout cas une bonne dizaine d'années elle a été remplie au bout de 2 ans parce qu'en fait ce qu'il faut avoir en tête c'est que le volume de vêtements que reçoivent ces pays et démentiel par rapport à ce que peut absorber le marché local pour vous donner une idée la France elle envoie chaque semaine 15 millions de vêtements et pour vous donner une idée par exemple le Ghana reçoit chaque semaine je vous montre oui je crois que c'est 10 millions ou 15 millions pour une population de 30 millions de personnes donc chaque semaine il y a de quoi rhabiller la moitié où il y a un tiers de la population donc ces pays-là débordent sous ses vêtements et comme ce que je disais tout à l'heure non pas les infrastructures pour pour gérer ses vêtements donc ce que ça devient c'est juste que c'est des déchets ces pays deviennent des décharges assez ouverts des vêtements qu'on a donnés pour aider des personnes dans le besoin donc ça c'est en tout cas l'impact de l'industrie textile qui est le plus visible qui est le plus qui est le plus marquant et est-ce qu'il y a pas un peu ce paradoxe de se dire que c'est un peu comme coca avec ses avec ses bouteilles c'est à dire qu'à l'origine il y avait les consignes et donc coca gérer ses propres déchets en quelque sorte maintenant qu'aucun ne le fait plus est-ce qu'il y a pas aussi une sorte de responsabilité des marques de se dire que elles doivent suivre la filière de leurs vêtements et potentiellement récupérer justement tous ces vêtements là est-ce que il y a pas un enjeu aussi là-dedans et ben en fait ça existe comme ça existe ça s'appelle la responsabilité élargie des producteurs c'est que dans le secteur de l'emballage si je ne me trompe pas c'est quelque chose qui a été introduit en remplacement de la consigne et donc ça correspond à chaque fois par exemple sur sur un frigo à chaque fois que vous achetez un frigo il y a quelques centimes décotaxe qui sont des qui sont captés par un éco-organisme et normalement cet argent doit servir à gérer la fin de vie des vêtements on a ça en France les co-organismes en charge de cela ça s'appelle Rif fashion et Rif fashion représente en fait il est gouverné par les metteurs sur le marché par les marques donc c'est à dire que comme les coordonnées en charge des emballages et globalement gouverner entre autres Paris par Coca-Cola etc donc c'est à dire que c'est une obligation gouvernementale de de gérer leurs déchets mais la manière de gérer leurs déchets c'est d'envoyer 50% à l'étranger donc c'est fin en tout cas en France effectivement on n'a pas des poubelles on ne vit pas sur des montagnes textiles mais la manière de faire c'est à dire que il y a de la il y a de l'argent qui est collecté dans le textile à travers cette cette répl pour pour faciliter la collecte et le tri des textiles mais cet argent ne suit pas nos déchets cet argent il reste localement et c'est normal il faut accompagner les opérateurs de trimer ensuite on envoie 50% de nos vêtements à l'étranger et les pays les pays africains récepteurs ne voient ni la couleur ni non aucune forme d'aide pour gérer nos déchets textiles et d'ailleurs il y a un gros enjeu là-dessus c'est d'ailleurs une des revendications des associations sur place c'est que puisque de l'argent est collecté pour gérer les déchets textiles cet argent devrait suivre en fait l'événement et non pas rester ne pas passer les frontières de notre pays alors justement on va venir si je vous ai invité c'est pas que pour faire des constats c'est pour essayer de aussi voir quels sont les réponses possibles face à cette explosion en fait de la pollution du milieu de la mode qui est notamment dû à l'histoire de la face fashion on va commencer par le niveau individuel et celui des entreprises pour aller un niveau un peu plus systémique et politique aujourd'hui on sait qu'il y a de plus en plus de marques alternatives qui existent vous avez cofondé une marque spellum qui a une marque militante de vêtements qui dure longtemps et sont confectionnés localement donc votre slogan c'est moins mais mieux finalement c'est assez original quand même pour une marque de dire que en fait à vos consommateurs enfin ou aux personnes qui vous écoutent ou qui et qui vous connaissent n'achetez pas si vous en avez pas besoin comment est-ce que ça vous est venu de créer une marque dans cet esprit là qui va complètement à l'encontre de de ce que font les marques textiles en général quoi je pense que ça vient de deux choses déjà une compréhension de qu'est-ce que c'est les enjeux écologiques de l'industrie textile effectivement on est dans un on est dans une industrie où les marques se voient tellement la face sur la nécessaire réduction des volumes de vêtements produits et vendus qu'on va faire passer plein de messages aux consommateurs et aux consommatrices pour leur voiler cette vérité là on va dire maintenant c'est 24 collections par an ou un truc comme ça c'est plus simple et en fait c'est même on parle même plus en termes de collection et Chine c'est même plus enfin c'est à des niveaux où c'est même plus des collections en fait c'est ils mettent en ligne tous les jours des produits et regarde si ça marche si ça marche il est continuent ça marche pas il est qui les emmène des autres etc mais ce qu'on va faire passer comme message c'est on va dire mais non vous pouvez continuer à acheter autant puisque c'est en polyester recyclé mais venez mettre vos vêtements dans les bennes de recyclage dans nos magasins et on vous donnera 15 € pour acheter neuf tout en fait il y a toute une stratégie de l'industrie textile de calmer l'écho anxiété du consommateur et de lui faire croire que ça n'a pas d'impact négatif de continuer à consommer voire que c'est positif que c'est un impact positif d'acheter un vêtement oui c'est en polyester recyclé et ça c'est un effet rebond extrême extrêmement fort c'est à dire que si on se dit que il y a pas de problème voir que c'est bon pour la planète d'acheter tel vêtement on va en acheter on va en acheter plus tout à fait et donc du coup vous essayez d'incarner un peu cette alternative alors je précise c'est une des premières fois que je reçois une chef d'entreprise sur Blast le but n'est pas du tout de faire de la pub à loom c'est simplement de voilà de que vous puissiez expliquer quels sont les impacts justement de cette industrie de la mode pour vous quelles sont les pratiques aujourd'hui justement que devraient suivre la plupart des marques et que suivent ces marques responsables qui sont qui existent de plus en plus et notamment en France qui qui fabrique localement ou en Europe et qui essaient d'avoir un impact vraiment le plus réduit possible sur sur l'environnement en fait pour comprendre qu'est-ce que c'est les pratiques vertueuses ou en tout cas qui seraient pas au cinéfastes il faut bien regarder qu'est-ce que c'est les pratiques délétères dans notre secteur et dans notre secteur c'est les pratiques délétères c'est exactement le modèle de la face fashion la fast fashion elle s'appuie sur deux piliers le premier c'est les bas prix on achète beaucoup plus de vêtements et c'est ça le problème en français on achète globalement deux fois plus de vêtements que dans les années 80 on achète deux fois plus de vêtements on a doublé notre consommation de vêtements parce que c'est pas cher parce que vraiment le prix des vêtements a baissé drastiquement et le prix des vêtements a baissé drastiquement parce qu'on a délocalisé notre industrie qui avons été en France vers des pays moins 10 ans socialement et écologiquement et le paradoxe c'est que cette de localisation elle a eu lieu dans les années 90 et pourtant le salaire des personnes qui produisent dans ces pays-là ne sait pas améliorer il y a une ONG qui a montré que le salaire minimum au Bangladesh c'est à dire globalement le salaire auquel est payé toutes son pays toute les ouvrières du textile le salaire minimum représente 20 % du salaire vital or le salaire vital c'est 0,32 centimes de dollars par jour moi j'avais vu quelque chose comme par heure je crois enfin un chiffre complètement fou comme ça alors j'ai pas laissé passer chiffres 0,32 centimes de dollars de l'heure voilà et donc on peut se dire ah est-ce qu'on vit bien au Bangladesh avec donc par mois ça fait 100 dollars et ben non on vit pas bien ce que disent les ONG c'est qu'il faudrait cinq fois ça pour avoir vraiment le minimum du minimum c'est à dire se mettre un toit sous la tête manger correctement mettre ses enfants à l'école et donc les aujourd'hui l'industrie textile va produire dans des pays où les salaires minimum ne permet pas de dénouement et c'est ça en fait qui est le l'essence de ce système donc ça ça leur permet de produire des vêtements qui sont pas chers donc ça c'est le premier pilier de la fast fashion produire dans des pays moins 10 ans socialement écologiquement le deuxième pilier de la station c'est l'incitation à consommer parce que effectivement si je vous mets devant vous quatre t-shirts noirs à 4 euros vous allez être tenté d'en acheter un mais en fait vous allez en acheter un et ensuite vous en aurez pas envie la manière de vous faire acheter beaucoup de vêtements en plus du prix c'est de renouveler votre désir en permanence et pour ça l'industrie de la mode est extrêmement forte à travers ce qu'on disait tout à l'heure le processus décollections mais en fait c'est même pas c'est même plus des collections c'est la présence de nouveautés permanentes on parlait de Zara qui renouvelle enfin en trois semaines pour renouveler l'intégralité d'un magasin un peu on peut voir toutes les pratiques des marques qui font des collabs des drops des éditions militaires limitée etc en permanence aussi et de la rareté aussi qui crée de la rareté il y a énormément de mécanismes en tout cas pour de d'attiser le désir et rien que pour vous donner un chiffre c'est le nombre de vêtements de nombre de modèles différents disponibles sur les sites internet donc alors H&M et Zara je pense qu'il y a une dizaine de milliers de références donc déjà si je fais défilé devant vous 10.000 références pas cher c'est évident que vous allez avoir envie d'en acheter quoi donc Zara et Zara H&M c'est autour de 10000 assos c'est 100000 et Chine c'est un demi million donc en fait on voit comment c'est assez marrant c'est vraiment on passe de la fast fashion à l'ultra face fashion on voit comment ils incrémentent en fait les processus d'incitation à consommer donc il y a ça c'est vraiment un premier aspect et ensuite il y a d'autres aspects qui sont là pour alimenter notre désir par exemple c'est l'usage des promotions non pas pour enfin c'est souvent des promotions artificielles parce que tant qu'être humain on est complètement biaisé par un prix barré ou quand on vous dit moins 40% vous vous dites toujours que c'est une bonne affaire même si bien souvent ça ne l'est pas donc c'est l'utilisation systématique de manière d'attiser notre désir de nous inciter à consommer qui est l'autre pilier en fait des pratiques de la face fashion trois t-shirts pour le prix de deux exactement ou genre moins 60% seulement jusqu'à vendredi soir ou moins 20% si vous abonnez à notre newsletter non non etc c'est typiquement la logique du Black Friday quoi en une seule journée
[Applaudissements]
et donc qu'est-ce que c'est donc des pratiques de Marguer c'est des prêts c'est donc des marques qui acceptent de payer un seigneur digne aux personnes qui fabriquent leurs vêtements donc ça ça veut dire aller produire dans des pays où globalement l'expression que je dis c'est on enverrait nos enfants en colos et je peux vous dire que personne ici dans envie d'envoyer ses enfants en colo gangladesh donc c'est les verbes qui produisent dans des pays où les conditions travaillent sont lignes donc voilà c'est beaucoup Portugal Europe Italie etc et le deuxième c'est des marques qui répriment leur envie d'inciter les gens à consommer en limitant le nombre de référence qui met sur le site ça veut pas dire pas mettre de référence mais il y a quand même un grand écart entre pas mettre de référence et même 10000 c'est énorme 10000 modèles différents donc c'est faire absorbable pour un cerveau humain en fait non c'est pas non non vous pouvez scroller en permanence c'est hyper bien fait comme appli ça ça rend complètement addict donc c'est aussi moduler les installations de consommation c'est euh c'est limité l'usage des promotions systématique c'est allongé la durée de vie des modèles sur le site etc donc ça c'est les deux piliers qu'on a identifié pour qui forment les pratiques éthiques des marques alors après il y a une il y a une grande question justement quand on parle des modes éthique moi je sais que quand j'en parle autour de moi on me parle souvent du prix justement en me disant c'est trop cher parce que voilà une chemise elle va être à entre 80 et 100 euros les pulls c'est à peu près dans ces dans ces eaux là qu'est-ce que qu'est-ce que vous répondez à cette question que vous devez avoir tout le temps j'imagine je pense que c'est toujours pareil on sait pourquoi c'est cher on c'est cher parce que les gens sont payés dignement enfin c'est globalement et plus vous produisez dans des pays qui protègent socialement les gens plus c'est cher mais je crois pas qu'il y ait une obligation de que tout le monde consomme de la modique je vous rappelle que on envoie chaque semaine des dizaines de millions de vêtements en bon état à l'étranger enfin déjà je ne crois pas que la solution aux problèmes écologiques de la mode sur les marketing je pense que c'est bien qu'il y en ait je pense que c'est la valeur d'exemple je pense que ça ça produit de l'emploi dyn je pense que c'est que à terme il faudrait qu'il n'y ait plus que ça mais que mais à l'instant T la question ce n'est pas de consommer autant mais chez des marketing la question c'est d'abord de consommer moins la caution c'est d'abord de faire avec l'existant donc moi je suis tout à fait d'accord avec ne pas culpabiliser les gens qui n'ont pas d'argent de ne pas acheter dans les marketing mais par contre si vraiment ce qui nous intéresse c'est que les personnes qui ont le moins d'argent et accès à des vêtements alors dans ce cas pourquoi on envoie des dizaines de millions de vêtements en bon état qui ont été donnés par les Français à l'étranger à l'étranger dans des pays où ça va polluer c'est-à-dire que ça n'apporte même pas de bénéfices dans ces pays-là il y aurait des bonnes manières en fait de re-répartir ses vêtements là mais on ne fait pas parce que si tout à coup il y avait des des dizaines de dizaines de millions de vêtements gratuits disponibles pour les Français chaque semaine ça serait compliqué pour l'émetteur sur le marché sur les marques donc on préfère aller envoyer à l'étranger des choses qui sont en bon état parce que on veut pas voir en face la réalité c'est qu'il faut produire moins de vêtements mais justement par rapport à ça il y a quand même toute cette question parce que c'est ce que vous disiez c'est montrer dans certains reportages que ses vêtements là parfois ils sont pas en très bon état ces vêtements qui sont jetés dans les bennes donc il y a aussi toute la question de la réutilisation de la réparation et ça c'est encore des fier qui sont pas très très connues en fait en France c'est à dire que si malheureusement on a beaucoup ce réflexe de si on a pu trouver on jette plutôt que de se dire bah tiens je vais le rafistolet quoi qui sont pas qui connaît qui ne sont plus connus ouais en fait il y a la génération d'avant nous enfin pas mes parents mais plutôt mes grands-parents racommoder les vêtements les reprises les ajuster les réparer ça faisait enfin ça faisait partie du quotidien mais parce que en fait c'est toujours ça les vêtements étaient chers ça prenait longtemps ça prenait longtemps de d'économiser pour avoir une chemise on la faisait durer plus longtemps possible l'oubli de la Rép et le fait de ne plus prendre soin de tes vêtements ses vêtements vient du fait que les vêtements n'ont plus de valeur ils sont jetables en fait c'est à dire que c'est tellement pas cher de racheter un t-shirt taché que pourquoi faire attention en fait pourquoi dépenser de l'énergie pour essayer de leur acheter quoi et même de l'énergie mentale ou de même du savoir qui c'est qui c'est déjà renseigné ce que vous savez ce qu'il faut faire si vous faites une stage de taux de tomate de sauce tomate sur vous vous le savez même pas parce que inconsciemment vous savez que vous pouvez racheter un t-shirt en fait s'il est taché alors que si t-shirt là ils savent ils correspondaient à une semaine de travail mais en fait vous sauriez enlever tout de suite une vous seriez qu'il faut agir vite vous savez vous seriez que globalement il faut mettre de l'eau froide il faut frotter avec du savon le plus rapidement possible etc mais tant que comme les vêtements n'ont pas de valeur c'est vraiment beaucoup de gens qui jettent quand même un t-shirt après une tâche quoi j'aimerais bien savoir mais si il y a beaucoup de en fait il les jettent pas il les donne ils les mettent dans les bonnes bien sûr c'est si parce que et en plus de ça avec cette avec cette baisse du prix du neuf on est passé dans une société où c'est mal vu en fait de porter des vêtements qui sont rapiessés qui sont tachés etc il y a une exigence du neuf et moi je le regarde dans la rue je trouve que encore plus pour les jeunes générations je trouve que les les 15 ans les ados ils ont que des choses que des couleurs très flamboyantes comme si c'est comme c'était des produits qui n'avaient jamais été nagés lavés qui n'avait pas été grisé par par les lavages en fait c'est aussi ce le fait que le prix de vêtements soit très bas ça fait aussi qu'on a une exigence et que le moindre trou le moindre truc rapié c'est le moindre truc taché en fait c'est extrêmement mal vu socialement de porter quoi alors justement pour pour en venir après cette question du greenwashing des marques dont on a déjà un peu parlé il y a il y a un exemple récent dans le dans le monde de la mode qui est assez marquant et qui a beaucoup fait parler lui c'est celui de la marque Patagonia donc c'est comme une entreprise qui je le rappelle est évaluée à 3 milliards de dollars et le 14 septembre son fondateur a annoncé que il prenait sa retraite et qu'illéguait son entreprise à une fille de 6 et une ONG qui avait été créée exprès pour dédier les bénéfices annuels de l'entreprise la lutte contre le changement climatique est-ce que un exemple comme celui-là ça vous donne l'impression que vous que les choses sont en train de bouger ou pas ton ça je pense que Patagonia est vraiment une entreprise à part quand même dans dans l'écosystème c'est une grosse entreprise c'est une grosse entreprise c'est pour ça moi ça je enfin je pense pas du tout que c'est un modèle de greenwashing là ce qui a été vraiment fait c'est faire en sorte que l'entreprise ne soit pas rachetable et que le le les valeurs en tout cas la mission de l'entreprise ne soit pas dévoyable c'est un peu ce qu'a fait Mediapart quand ils ont mis ça c'est exactement ce qu'a fait Mediapart quand ils ont mis tout toutes leurs actions dans une dans une fondation actionnaire et qui fait que voilà c'est pas une personne s'enrichira avec avec Mediapart et personne ne pourra trop rester la ligne éditoriale donc c'est un peu ce qui a fait Patagonia mais avec une entreprise qui est florissante en fait qui fait beaucoup d'argent donc je pense que je pense que c'est incroyable je pense que c'est une exception dans le monde du textile et surtout dans le monde des gros du je pense que Patagonia et aux antipodes mais en terme d'ambition les gens de patagoniens sont ne veulent pas s'enrichir ils sont aux antipodes des Nike des H&M des Zara et des Chine donc je pense qu'il y a des gens qui ont conscience de l'effondrement du vivant et de la crise écologique qu'on traverse et je pense qu'il y a des gens beaucoup de gens dans la mode qui sont inconscients de ça ou alors qu'ils sont désintéressés de ce sujet quoi alors est-ce que justement ça pose pas de façon plus large cette question de l'indépendance financière des marques qui n'est pas des actionnaires qui leur poussent justement à avoir une croissance de plus en plus importante et à produire de plus en plus alors ça c'est vrai que il y a que à partir du moment où vous avez votre capital des actionnaires qui ne sont intéressés ou des ou des fonds de pension etc enfin que vous êtes capitalisé de manière classique c'est vrai qui va y avoir toujours y avoir des gens qui vont vous pousser à la croissance mais il y a pas besoin de ça en fait Zara H&M et beaucoup d'entreprises de même les entreprises du luxe sont des entreprises familiales en fait c'est à dire que il n'y a pas besoin d'avoir des actionnaires avides de rentabilité pour avoir l'obsession de la croissance et vouloir conquérir le monde en fait il suffit que le relâcher d'entreprise et cette volonté là et c'est exactement le kazara par exemple à moins cher Tega qui est le fondateur de Zara qui est riche à million qui possède tout ça et tout il est en permanence en train de dire il faut que un texte fasse toujours plus de croissance etc donc l'indépendance financière des entreprises n'est pas une condition suffisante pour qu'elle ne cherche pas la croissance à tout prix il faut que il faut que les personnes qui sont à la tête de ces entreprises et aussi en tête d'autres ambitions que celles de vouloir être toujours plus gros de vous de voir vendre toujours plus quoi bon ça c'est un autre boulot quoi alors on parlait tout à l'heure des effets pervers un peu tout ça parce que maintenant voilà il y a quand même un changement culturel donc il y a de plus en plus de marques parce qu'elles sont obligées pour leur communication qui disent qu'elles sont engagées pour l'environnement on parlait des bennes de H&M ou de la collection H&M conchus avec du polyester recyclé ou des matières éco-responsables il y a d'autres marques qui promettent de planter des arbres ou qui vendent énormément le made in France et finalement parfois on a un peu du mal en tant que consommateur consommatrice à se retrouver parce que typiquement voilà le made in France on pense que c'est génial mais parfois il y a écrit made in France parce que les pièces du vêtement ont été assemblées en France mais en fait ça n'a pas du tout été entièrement fait en France comment est-ce qu'on peut se repérer pour comprendre justement un peu quelles sont toutes ces grosses tentatives de greenwashing et là où c'est faux en fait alors vous n'y arriverez pas en fait s'y retrouver dans ce secteur demande une expertise et un temps d'investissement qui est extrême moins long donc pouvez-vous c'est pour et il y a énormément de blogs et de marques et de et de sites et de et d'experts qui se dédient justement à décrypter à décrypter le greenwashing donc je pense que il faut pas avoir il faut pas se leurrer vous n'arriverez pas à faire la part des choses ce que je peux moi ce que les les deux critères que je regarde c'est où est-ce que c'est fait en fait parce que ça c'est vraiment un truc sur lequel on peut pas tricher si c'est fait en Europe c'est déjà extraordinaire et en fait c'est le principe des Décathlon les H&M les Chine une relookaliseront jamais la production en Europe parce que ça serait renoncé à leur avantage compétitif principal qui est celui du bas prix donc le made in Europe ça doit être le premier critère et ensuite moi le deuxième critère que je regarde si c'est du coton bio ou pas on en a pas parlé mais il y a quand même une question d'effondrement de la biodiversité en tout cas des populations d'insectes qui arrivent à cause de l'utilisation de agriculture en particulier l'utilisation d'un certain type de pesticides qui sont les néonicotinoïdes et les néonicotinoïdes sont massivement utilisés dans la culture du coton donc moi ce que je regarde c'est est-ce que c'est du coton bio est-ce que c'est produit est-ce que c'est produit localement et ensuite toutes les pratiques d'incitation à consommer ben ça c'est en plus mais j'ai l'impression que ça c'est deux choses sur lesquelles on ne peut pas tricher parce que ça pour avoir du coton bio et pour produire localement il faut mettre le prix et c'est vraiment la barrière que la fast fashion ne voudra jamais franchir quoi ouais mais je disais justement sur les blogs qui permettent de décrypter un peu etc en préparant l'entretien et il y avait des choses genre 100% coton par exemple et comme si c'était quelque chose d'extraordinaire quand un t-shirt sans 100% coton et que ça voulait dire qu'il était éco-responsable alors que ça veut pas forcément dire grand chose non ça c'est passé le cas de le coton c'est environ 20% des 20% des vêtements dans le monde sont faits en coton donc c'est 50% en polyester mais du coup c'est massivement utilisé donc et à toutes les questions aussi de l'utilisation de l'eau qui est qui est assez immense pour produire aussi tous ses vêtements en coton tout à fait alors pour revenir rapidement au greenwashing moi il y a une information qui m'a étonnée j'ai vu que en 2019 il y avait 32 entreprises du textile dont Adidas Nike Chanel Prada H&M Gap qui ont décidé de signer un fashion Pact qui vise à atteindre la neutralité carbone à d'ici à 2050 et de passer à 100% d'énergie renouvelable sur toute la chaîne d'approvisionnement d'ici à 2030 comment est-ce que vous allez comment est-ce que vous avez analysé cette cette annonce quand vous allez apprise et est-ce que est-ce qu'on peut vraiment y croire alors est-ce que déjà des entreprises qui se réclament de la neutralité carbone on peut on peut y croire la réponse en cours et non mais si on regarde en détail qu'est-ce que propose le fashion pack pour pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre c'est diminuer l'impact de ces bureaux et de et des magasins globalement enfin vraiment une des grosses mesures c'est remplacer les ampoules par des ampoules LED on a vu tout à l'heure que c'est à peine 2% donc voilà donc il montre que les 90 % d'autres et la deuxième grosse mesure qui propose c'est d'utiliser des matières éco-responsables ça toutes les marques elles ont que ce mot la bouche des matières écho or on a vu que les matières ça représente un max de 30% de l'impact carbone d'un vêtement et en plus c'est pas du tout évident que l'utilisation de matière éco-responsable fasse diminuer cet impact carbone par exemple sur l'utilisation de recycler c'est pas du tout évident que l'utilisation de matière recyclée permet de diminuer le poids carbone d'un vêtement il y avait il y avait une étude de la Fondation Hélène ou alors dans des proportions ridicules il y avait une étude de la Fondation choix Hélène MacArthur qui disait que si on arrive à utiliser 40% de matière recyclées c'est à dire matière recyclée en boucle fermée c'est-à-dire qu'on est arrivé à faire que 40% de nos vêtements viennent d'anciens de vêtements ça permettrait de diminuer de seulement 6% les gaz à effet de serre du textile d'accord et 40% c'est mais une utopie dingue aujourd'hui c'est à peine 1% de nos vêtements qui sont faits avec l'ancien vêtements parce que c'est hyper impossible à faire parce que dans les faits on se rend compte que ça ne marche pas parce que ça demande des infrastructures incroyables et parce que recycler des vêtements pour faire d'autres vêtements c'est encore quelque chose qui consomme énormément d'énergie parce que c'est des grosses machines en fait qui sont aussi là et on a vu tout à l'heure que c'est ces grosses machines et l'énergie consommée par ces grosses machines qui émettrices de gaz à effet de serre donc globalement le fashion pack a proposé des mesures qui sont au mieux neutres et au pire destructrice quoi et en fait donc solution et c'est d'autant plus inquiétant que ce fashion pas qu'il avait été missionné par par Emmanuel Macron en fait c'est une manière en fait de renoncer à réglementer pour laisser les entreprises choisiraient elles-mêmes se fixer elle-même des objectifs non contraignants et qui en plus n'ont pas de réalité scientifique c'est à dire que il n'y a une chance que les mesures qui sont prônées par qui sont déclarés par le fashion pacte arrivent à la notoriété carbone en 2030 et bien probablement si on fait le compte l'impact carbone de notre industrie a encore augmenté depuis que ces mesures ont été prises il y a absolument aucun organisme qui est chargé de suivre l'évolution de de leurs émissions de gaz à effet de serre ou de cette prétendue neutralité carbone non alors justement au niveau politique c'est parfait il y a évidemment la question de la transformation en profondeur du secteur mais il y a aussi la façon dont ça peut être accompagné par le politique parce que si on demande aux marques de d'agir d'elle-même et de renoncer à un certain nombre de profits bon c'était un petit peu utopiste donc en juillet 2021 vous avez signé avec 150 autres entreprises textiles une tribune dans Le Monde intitulé nous marque textile demandons être régulés et avec en mode climat vous faites partie de plus de 500 entreprises qui portent un plaidoyer pour une mode durable depuis vous avez annoncé trois objectifs donc réduire le volume de vêtements neufs relocaliser l'Indus réparer et réemployer est-ce que vous pouvez me dire ce que vous proposez exactement et en quoi entre guillemets c'est réaliste d'un point de vue législatif aux ONG de voilà d'avoir des des plaidoyer qui soient pas réalistes ou que ce soit un peu des vœux pieux donc voilà alors j'ai apprécié déjà qu'on n'est pas du tout une ONG si on est vraiment un collectif de patron on est des chefs d'entreprise on est des marques et ce qu'on demande c'est parce que la situation est extraordinaire parce qu'on est dans une telle urgence écologique que on demande des mesures qui nous empêchent nous de faire qui nous force nous et ce qu'on demande indirectement c'est ce qu'on dit c'est on est d'accord pour faire moins d'argent pour faire moins de croissance pour faire moins de profits à condition que les mêmes règles s'appliquent à tout le monde et si c'est ça qu'il faut faire pour pour faire notre part dans la lutte contre le changement climatique c'est ça qu'on fait on n'est pas du tout des ONG qui demandent de l'extérieur nous sommes les propres acteurs de notre industrie qui demandent des qui demandons des des régulations et je pense que notre avantage en termes de propositions réglementaire à cet endroit là c'est que on va demander effectivement des réglementations qui sont réalistes puisque c'est nous qui allons les subir au quotidien on demande des choses qui s'appliquent qui s'appliquent à nous-mêmes et globalement ce qu'on demande c'est des choses qui rendent obsolète le modèle de la face fashion alors vous disiez tout à l'heure ah ben oui les entreprises elles vont pas elles-mêmes décider de réduire de réduire leur impact en fait on pourrait si ça avait un impact si ça avait un impact global sauf que moi à chaque fois que je relocalise ma production et que d'autres ne font pas du tout cet effort j'ai je laisse à d'autres l'avantage compétitifs si je décide de si je décide par contre d'aller délocaliser ma production au Bangladesh je vais payer 5 fins je divisé par 5 mes coups de production et donc augmenter de temps ma marge donc en fait certaines personnes appellent la primovis aujourd'hui un avantage compétitif à mal faire dans le textile c'est évident plus vous produisez dans des pays dans des pays qui payent moins les gens plus vous produisez dans des pays où les lois protègent mal l'environnement si vous l’avez produire dans un pays qui rejette directement les déchets toxiques de la teinture dans la nature ça vous coûtera beaucoup moins cher que si vous voulez aller faire votre teinture dans les Vosges parce que nous on a des lois et des punitions qui vont en arrière alors que là-bas il ne se passe rien donc cet avantage compétitif à mal faire cette primovis elle rend impossible toute bonne volonté des entreprises et c'est pour ça qu'on demande des régulations qui s'appliquent à tous parce que là aujourd'hui faire bien nous pénalise faire bien ça fait une concurrence déloyale et ça fait que dans ce système là les entreprises les plus délétères les plus destructrices sont en train de passer au rouleau concrètes compresseur les entreprises les plus les plus les plus vertueuses et c'est que c'est comme ça que en ayant le modèle de la face fashion qui se déploie autant on a perdu notre industrie textile on a 300 000 ampli qui ont disparu mais simplement parce que en France en France dans l'industrie simplement parce que on met en compétition des ouvriers en France des ouvrières qui sont payés donc plutôt autour de 1400 euros face à des gens qui sont payés 100 dollars à l'autre bout du monde c'est horrible comme compétences comme comme concurrence déloyale nous ce qu'on veut c'est des choses qui pénalisent le modèle de la fast fashion donc pour ça comment on fait par exemple pour limiter cette concurrence déloyale nous ce qu'on propose c'est qu'il y ait un indice de réparabilité c'est à dire que si par exemple voilà imaginons que votre t-shirt il coûte 5 euros à réparer si le prix du t-shirt neuf est inférieur à deux fois le prix de la réparation ce produit là il doit être pénalisé il doit être pénalisé avec une mauvaise note à l'affichage environnementale il doit être pénalisé avec une plus forte participation des l'écotaxe mais en tout cas c'est une manière de dire on va favoriser les vêtements qu'on va qui vont être réparés donc il y a cet indice de réparabilité mais il y a aussi nous ce qu'on voudrait c'est que la durabilité émotionnelle soit mesurée et et pénalisé ou bien favoriser je m'explique on voyait tout à l'heure l'exemple de des marques d'ultra face fashion on veut que les marques qui proposent plus de 10000 références sur leur site c'est évidemment de l'incitation à consommer on veut dire on veut que à partir d'un certain nombre de références et ben il y ait voilà il y a de la pénalisation alors on pourrait se dire ce serait sous quelle forme cette pénalisation et ben alors il y a deux exemples actuellement qui qu'on peut prendre donc la première chose c'est que il y a en ce moment des travaux qui sont faits sur l'affichage environnementale l'affichage environnemental donc textile c'est la même chose que le nutri-score sur la c'est à dire que normalement enfin pas normalement ça va être fait il y a des lois qui qui dit ça dans dans deux ans je pense il y aura surtout à chaque fois que vous achetez un vêtement il y aura une note qui dira si un vêtement est plus ou moins enfin et plus ou moins bon pour la planète alors actuelle avec ce qui est en train la tendance sur laquelle on est en ce moment c'est fort possible que des vêtements de la fast fashion et à peu près les mêmes notes que des vêtements de marketing donc c'est parce que justement ça ne tient c'est notre là ne tiennent pas compte de la surproduction en fait vous vous souvenez ce que j'ai dit tout à l'heure l'impact environnemental par vêtement c'est pas ça qui compte ce compte c'est le volume de production et donc si cette affichage environnemental il se focalise en fait sur l'impact environnemental par vêtement il y aura pas de grosse différence en tout cas pas de différence assez significative entre un vêtement produit à l'autre bout du monde et un vêtement produit localement sauf si dans l'affichage environnemental on inclut les notions d'indice de réparabilité c'est à dire qu'on pénalise les vêtements dont le prix est tellement bas que personne n'ira les réparer et sauf si dans cette affiche environnemental on inclut la notion de durabilité émotionnelle c'est à dire qu'on pénalise les marques qui font des qui ont trop de références en pénalise les marques qui utilisent trop systématiquement les promotions etc donc ça ça peut être dans l'affichage environnemental mais encore plus rapidement donc on parlait tout à l'heure de principe de responsabilité élargie des producteurs c'est à dire les marques qui payent une mini taxe pour geste pour gérer leurs déchets et ben on pourrait avoir sur cette cette éco-taxe on pourrait avoir un principe de pollueur-payeur les vêtements de la face fashion qui sont plus susceptibles de se transformer en déchets rapidement et de ne pas avoir de vie sur le marché de la seconde main il devrait payer une taxe plus importante que les vêtements made in France ou que les vêtements voilà sur que les gens vont acheter auxquels ils vont être attachés donc ça c'est deux fenêtres réglementaires qui sont actuellement en train d'être négociées avec le gouvernement sur lequel nous on est en train de pousser pour que justement il y a une pénalisation des pratiques de la fast fashion parce que actuellement rien n'est fait pour empêcher la face fashion et la face Fashion est en train de c'est un rouleau compresse si vous avez le même âge que moi on a on a vu dans nos centres-villes euh toute notre jeunesse donc c'est à la fois une question de compétitivité de nos entreprises à la fois une question d'écologie c'est à la fois une question de justice sociale environnementale mais c'est aussi une question d'emploi une question d'emploi enfin c'est une hécatombe qui nous arrive dessus c'est une hécatombe qui va se passer si on nous freine pas la face fashion et c'est terrible car actuellement il n'y a rien dans aucun modèle réglementaire qui va vraiment freiner la face fashion qui pénalise ce modèle là alors dans les professions vous avez vous parlez aussi de soutenir financièrement les filières de recyclage ou de réparation le fait de d'avoir une conditionnalité des aides publiques aux entreprises qui soient liées à leur respect d'un certain nombre de normes vous disiez que vous étiez en négociation avec le gouvernement c'est qu'est-ce que ça veut dire concrètement c'est à dire où est-ce que ça en est aujourd'hui depuis que vous avez commencé à porter ce plaidoyer alors tout ce qui est conditionnalités des aides publiques ça c'est on a groupé notre plaidoyer avec le mouvement impact France donc conditionnalités des aides publiques à certains critères pour ne ce qui a été fait pendant le covid et les plans de relance oui et puis en généralement le cice etc chaque euro que investit dans des entreprises devraient être conditionné à ce que 7 euros produise vraiment de l'intérêt général en fait pour tout le monde et moi je trouve ça je trouve ça abusé qu'il y a des marques qui produisent à l'autre bout du monde qui est un seul euro en fait de soutien parce que ça serait encore une fois accentué la concurrence déloyale que subissent les industriels français alors donc il y a des bonnes nouvelles c'est à dire que on est de plus en plus nombreux dans ce mouvement en mode climat donc c'est à dire qu'il y a de plus en plus d'entrepreneurs et de marques et de gens qui traditionnellement sont là pour faire du business qui disent non réguler nous donc ce mouvement prend de prendre l'ampleur il y a des il commence aussi à avoir des marques un peu importantes qui nous rejoignent donc ça c'est c'est une bonne nouvelle ensuite dans les plaidoyer nous sur l'affichage environnemental on a rendu une méthode qui demande justement l'intégration de cette durabilité émotionnelle dans la question du cahier des charges de la filière reptlc c'est à dire dans le cahier des charges qui va réagir comment fonctionne la gestion des déchets facile pour les champs pour 5 prochaines années en France on a aussi fait des propositions c'est à dire que en tout cas on est invité à faire des propositions mais il ne faut pas se leurrer enfin ce qu'on propose c'est quand même des choses qui vont à l'encontre de l'intérêt de très grosses entreprises et on n'est pas face à on n'est pas en train de parler avec un gouvernement qui adore la régulation non plus donc il y a peu de chance que ce combat il aboutisse sauf si vraiment on a derrière une mobilisation citoyenne une mobilisation des marques qui est importantes mais là probablement il n'y a rien qui va se passer et probablement on continuera à ouvrir grand les portes de la façade donc on lutte on fait notre maximum pour pour y arriver mais si on n'a pas soit des gens au gouvernement qui se réveillent soit en tout cas un soutien des citoyens ou une adhésion massive des marques ou une adhésion massive des consommateurs probablement ça ne sera pas ça ne sera pas intégré dans les mesures alors qu'est-ce qu'on fait en attendant parce que tous les en gros tous les tous les bilans et toutes les études montrent que les émissions de gaz à effet de serre du secteur de la mode ne vont faire que augmenter leur impression sur les écosystèmes sera évidemment dans les mêmes proportions donc qu'est-ce qu'on fait et ben non non mais c'est souvent la question du combat écologique c'est que on perd beaucoup mais pour autant on doit faire enfin on perd beaucoup et on a mais on n'a pas d'autre choix que faire parce que si ça marche il faut absolument avoir tenté le coup et moi j'ai quand même j'ai quand même de l'espoir sur ce mouvement parce que c'est quand même inédit ses chefs d'entreprise de ces marques et ses entreprises capitalistes basiques sociétés anonyme et tout qui font ce pas de côté face à l'urgence actuellement j'ai quand même l'espoir qu'il y a un mouvement citoyen j'ai l'espoir qu'il y a un mouvement de consommateur et j'ai l'espoir qui est une un mouvement des entreprises quand même qui rendent finalement dérisoire ou obsolètes la volonté de continuer à produire toujours plus et de polluer toujours plus mais alors justement c'est le ce dont on se rend compte quand on sur toutes les questions qu'on évoque c'est que le combat pour changer la mode il est en fait très représentatif de toutes les transformations systémiques que l'on doit opérer de façon générale dans la société pour essayer de garder une planète habitable et dans cette idée de sortir de l'incitation à la consommation permanente la publicité pour nous vendre des choses dont on n'a pas besoin etc et donc j'aimerais bien vous demander pour terminer à quoi ressemblerait pour vous un avenir dans lequel le secteur de la mode aura pris ses responsabilités qu'elle serait nos habitudes de consommation comment est-ce qu'on s'habillera est-ce que la fast fashion existerait toujours si on se projette de alors pourquoi parce que en fait on aurait relocalisé notre production donc à partir du moment où on relocalise la production on ne peut plus avoir le bas coût donc on peut plus avoir de fausses fashion si ça coûte si ça coûte 40 balles un t-shirt on en achète plus tous les jours en fait enfin sauf peut-être les très riches mais encore je pense qu'il préfère même s'acheter des t-shirts à 300 balles donc si on est déjà on a une production relocalisée une production relocalisée qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que on peut contrôler les aspects sociaux et environnementaux des usines c'est hyper important c'est dur le travail ouvrier c'est dangereux aussi les usines on l'a vu avec Lubrizol etc c'est donc l'équivalent mais c'est même si c'est pas aussi explosif c'est la question de de la teinture qui est quand même s'il y a quand même des produits toxiques et tout il faut que ces étapes là elles soient faites dans des pays qui protègent efficacement l'environnement et les gens quoi donc en relocalisant les chaînes de production chez nous en fait on permettrait en fait d'assainir en tout cas de rendre plus éthique ces étapes là qu'est-ce que ça permettra aussi ça permettra aussi de créer de l'emploi de créer des écosystèmes de recréer une enfin en tout cas un réseau d'entreprises locales donc ça crée de l'emploi ça crée des écosystèmes mais ça crée aussi de la valeur pour la France c'est des impôts qui sont payés localement l'autre effet bénéfique de la relocalisation c'est réduire notre déficit commercial je sais pas si vous savez mais en fait on a le site commercial qui est une balance commerciale qui est très déficitaire et c'est en grande je me rappelle plus dans quelle proportion mais je crois que c'est un tiers qui est dû en fait à nos importations textiles mais ton importe tellement tout que ça nous fait un gros déficit commercial donc emploi impôts conditions sociales et environnementales déficit commercial donc ça c'est ce que permettrait une relocalisation textile mais le vrai truc c'est que si on produit localement c'est globalement revenir à comment on était dans les années 80 dans les années 80 on était bien sapés en fait et même on était paradoxalement on était mieux sapés qu'aujourd'hui parce que là on est quand même dans une situation où c'est à peu près trois enseignes qui habillent toute la planète ça forme ça produit une forme d'homogénéisation assez forte quoi alors que si on revient à plutôt que d'avoir trois quatre grosses entreprises qui habitent toute la planète si on arrive à un écosystème d'une centaine voire de milliers deux petites marques qui produisent chacune en fait une créativité différente un style différent un tout qui ont chacune leur ADN ça serait beaucoup plus joyeux parce que là actuellement ce qu'on a c'est des grosses marques qui aspirent la créativité toute la créativité dans la mode et qui copie Zara était extrêmement connu pour oui extrêmement et là maintenant on Achille qui copie tellement rapidement qui copie Zara en plus quoi donc vraiment il y a un truc et qui sont des copieurs Chine c'est des copieurs de l'excellence c'est à dire qu'ils ont mis ils mettent l'intelligence artificielle au service de de cette copie de regarder si ça marche etc bon bref ils sont extrêmement forts de ça donc ce que ça permettrait aussi d'avoir un écosystème d'entreprise plutôt que le cas ton grosses entreprises c'est qu'on remettrait la créativité au centre de la mode et les gens qui aiment la mode c'est ça qu'ils aiment avant tout c'est la créativité en fait et là cette créativité elle est elle est en train de disparaître au même titre que que on fait disparaître le vivant quoi et donc moi je en fait c'est ça qui est assez génial avec le testif c'est que si on faisait l'effort de ce modèle de la face fastation vraiment il y en aurait pour tout le monde il y en aurait pour les écolos il y en aurait pour les chefs d'entreprise il y en aurait pour l'emploi il y en aurait pour les impôts il y en aurait pour la créativité donc faisons ça est-ce que vous avez une dernière chose à dire une recommandation pour les personnes qui nous regardent et qui se disent bon bah ce combat législatif il est pas encore vraiment gagné donc qu'est-ce que qu'est-ce que je fais moi à ma petite échelle malheureusement c'est souvent aussi la question qu'on peut se poser quand on sent aussi face à tout ça quoi alors si vous êtes très motivé vous pouvez aller donner un peu d'argent chaque mois Foundation qui est la soganéenne qui gère entre autres nos déchets textiles là-bas ces gens ont besoin d'argent et une forte pauvreté et en plus la gestion des déchets qui est très compliqué donc dioar the plus loin o r plus loin fondation si vous n'avez pas d'argent là où il y a une chose hyper simple que vous pouvez faire c'est arrêter d'acheter des vêtements tout simplement mais vraiment arrêter c'est à dire faire avec ce que vous avez vous vous dites mais qu'est-ce que je fais de ces vieux vêtements que je mets plus m'étonner en fait avec arrêtez d'acheter de faire d'acheter des vêtements et faites avec avec ce que vous avez si vraiment vous devez acheter des vêtements voilà essayez de le faire de seconde main et si possible plutôt dans des Emmaüs ou des en fait des entreprises dont l'argent va servir une scène de une chaîne de solidarité plutôt que de chez des entreprises privées et si vraiment vous avez besoin de quelque chose de neuf choisissez-le chez des marques qui produisent localement et qui produisent et si vous utilisez du coton choisissez du coton bio et pour soutenir justement le plaidoyer d'un mode climat pour soutenir le club privé dans votre climat effectivement si vous nous donnez de la force sur sur les réseaux sociaux si vous venez suivre notre Instagram notre LinkedIn ça serait hyper aidant mais surtout ce que bon ce qui serait génial ça serait d'interpeller les marques pour leur demander de rejoindre en fait notre coalition toutes ces marques françaises emblématiques les Décathlon les Nike etc etc et si vous pouvez aussi interpeller le gouvernement pour leur dire de que les mesures en tout cas que toute la réglementation qui arrive dans le secteur textile pénalise le modèle de la face fashion par exemple à travers en tenant compte de la durée durabilité émotionnelle ou de l'indice de réparabilité ça ça nous aiderait si vous êtes sur entrer dans la technique du plaidoyer merci beaucoup c'est la fin de cette entretien comme d'habitude vous trouverez tous les liens pour aller plus loin en description de la vidéo si cet échange vous a plu vous a été utile n'hésitez pas à le partager autour de vous ou sur vos réseaux sociaux et n'oubliez pas de vous abonner à notre chaîne YouTube et d'activer la cloche pour suivre tous nos contenus dès leur sortie je vous le rappelle blast est un média 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