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Discours / meetingMichel CROS· 1 mars 2026 88 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesDéfense

28 février 2026 Conférence de Juan BRANCO à Montauroux 83 440

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 70 %Défensif 12 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18Invité politiqueFait
    « Ce qui se passe en Iran nous concerne tous parce qu'il pourrait demain enclencher des dynamiques qui fassent que nous-mêmes, nos enfants se retrouvent pris dans des rets d'une violence à l'international »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « j'ai eu à interroger Monsieur Estrosi, Monsieur Hollande, Monsieur Cazeneuve pendant le procès euh Hôtel King comme je l'appelle, une sorte de faux procès qui avait été organisé sur l'attentat de Nice »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « le préfet chargé de la sécurisation de cet événement avait été promu juste après l'attentat à l'Inspection générale des Finances, le corps le plus prestigieux de la République française, celui dont est issu Emmanuel Macron »
  • 7:55Invité politiqueFait
    « Je veux le scandale. Je refuse cette façon d'éteindre la colère en trouvant quelques personnes qui vont nous distraire. Je veux le scandale, je veux savoir ce qui s'est passé ce jour-là »
  • 10:42Invité politiqueFait
    « Le Général de Gaulle reconnaît la Chine en 1964 comme État légitime et indépendant et lui permet de rentrer notamment à l'ONU, ce qu'aucun autre pays occidental n'avait fait »
  • 14:11Invité politiqueChiffre
    « plus de 60000 70000 défaillances d'entreprises cette année en France »
  • 31:09Invité politiqueChiffre
    « accumuler en 4 ans 50 milliards d'euros, c'est au-delà de de toute raison »
  • 38:31Invité politiqueFait
    « la façon de faire un coup d'État également en France, c'est l'élection présidentielle »
  • 52:02Invité politiqueFait
    « On vient pour sortir proposer de sortir de l'Union Européenne qui fait que chaque crise à laquelle on est confronté on met des années à la résoudre »
  • 53:16Invité politiqueFait
    « Donald Trump en est réduit à dire que peut-être un jour l'Iran aura des vecteurs balistiques qui pourraient toucher les États-Unis pour essayer de convaincre sa population qu'il est légitime de s'attaquer encore à un pays qui en réalité ne le menaçait en rien »
  • 54:29Invité politiqueFait
    « Il faisait deux petits-déjeuners, deux déjeuners et deux dîners. Avec notre argent, d'ailleurs, hein. Donc, il passait son temps à essayer de séduire des petits dirigeants euh de la classe économique pour qu'ils lui donnent de l'argent, pour qu'ils soutiennent sa campagne présidentielle »
  • 55:11Invité politiqueChiffre
    « L'Allemagne qui annonce un budget militaire qui est double du nôtre »
  • 55:49Invité politiqueFait
    « On achète des armes aux États-Unis pour les donner gratuitement à l'Ukraine »
  • 56:26Invité politiqueFait
    « Les AK-47 qui ont circulé sur tout le territoire ukrainien et qui ont été distribués un peu à n'importe qui, je peux vous dire qu'on va les voir revenir hein »
  • 1:01:08Invité politiqueFait
    « La corruption corrompt la pensée, parce que la corruption corrompt la possibilité à un moment donné de réfléchir en termes d'intérêt collectif et non en termes d'ambition individuelle »
  • 1:02:54Invité politiqueFait
    « Moi l'Estonie, euh Non mais moi je veux bien, mais en fait et et j'ai j'ai un peu tendu »
  • 1:04:23Invité politiqueFait
    « Si jamais il y a un fou furieux qui nous dirige demain et qui décide de rattacher la Wallonie en dehors Luxembourg et Monaco et même la Suisse romande à la France, j'ai pas envie que la Chine et la Russie viennent me dire on va déclencher le feu nucléaire contre toi »
  • 1:05:46Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron condamne l'Iran l'État agressé et non les États-Unis et Israël il le fait entre autres au côté de deux dirigeants politiques Starmer et Merz »
  • 1:06:29Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron en 2024 commet un coup d'État. Contre toute logique institutionnelle il met plusieurs mois à nommer un Premier ministre »
  • 1:18:13Invité politiqueFait
    « Si on réindustrialise pas le pays, si on ne ramène pas une partie de notre production, notamment textile et autres, on va continuer à s'appauvrir »
  • 1:20:17Invité politiqueFait
    « Projet 2026 va être la première année où on va revenir à une situation de dépendance alimentaire à l'égard de l'étranger »
  • 1:21:41Invité politiqueChiffre
    « Bernard Arnault, LVMH 250 milliards d'euros de fortune personnelle, c'est 30000 employés »
  • 1:22:22Invité politiqueFait
    « Le RN qui a renoncé à la sortie de l'Union Européenne. Le RN qui a renoncé à toutes les promesses positives pour ne garder que les boucs émissaires »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

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0:02
Juan Branco

Bonsoir à tous. Merci d'être présent et de me faire l'honneur de de cette rencontre. Merci aux organisateurs pour leurs efforts extraordinaires euh malgré les difficultés et les limitations matérielles que l'on a pu avoir pour organiser ce moment d'échanges et de rencontres et aussi de mobilisation et de lutte. Je ne m'attendais pas à ce que l'on échange dans une situation qui qui d'un point de vue politique et géopolitique soit si dramatique.

Pour ceux qui ont été trop absorbés par les débats de ce jour, une nouvelle guerre vient d'être déclenchée au Moyen-Orient par les États-Unis et leur allié Israël avec le soutien moral de la France et d'Emmanuel Macron qui euh dans une déclaration particulièrement grave et attentatoire aux intérêts de notre pays a décidé non pas de condamner un acte de guerre grossièrement illégal mis en œuvre par l'administration Trump aux États-Unis et l'administration Netanyahu en Israël contre la République d'Iran mais a décidé de condamner la riposte qu'a mise en œuvre cet État alors que l'on découvre qu'il y a eu plusieurs dizaines de morts dans des écoles en Iran du fait de ces bombardements et que nous agissons en dehors de tout cadre légal.

Et cet élément il est important et il montre la gravité de ce à quoi on est confronté et j'ai assisté aux échanges qui insistent beaucoup sur la question de la coopération horizontale et de la nécessité de s'organiser en tant que société.

Le spectre de la guerre et de la violence qui risque à nouveau de contaminer notre État et de nous emporter dans des luttes mais dans des violences fratricides à l'échelle civilisationnelle est peut-être le plus grand défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui et il n'est pas sans rapport avec le pillage oligarchique que nous dénonçons depuis de nombreuses années et qui génère de la violence au sein de nos sociétés que nous cherchons ensuite à purger vers des ennemis extérieurs qui sont instrumentalisés pour permettre à nos dirigeants de trouver des prétextes des boucs émissaires qui nous distraient et qui peuvent nous emporter dans des cycles particulièrement dangereux.

Ce qui se passe en Iran nous concerne tous parce qu'il pourrait demain enclencher des dynamiques qui fassent que nous-mêmes, nos enfants se retrouvent pris dans des rets d'une violence à l'international emportés dans des mobilisations qui pourraient coûter la vie à un nombre d'entre nous.

Et si nous pensons que notre implication dans des aventures comme celle-ci particulièrement dangereuses sera sans conséquence il faut nous souvenir que la violence qui nous est venue au Bataclan était née directement de notre implication dans le conflit syrien qui nous semblait très éloigné et qui a amené l'État islamique d'alors, Daech à nous considérer comme une cible prioritaire du fait de notre alliance avec les États-Unis et a décidé de lancer une campagne d'attentats meurtriers qui viendraient voler la vie à tant d'entre nous.

Et c'est dans ce cadre-là et c'est dans ce cadre-là qu'à quelques kilomètres d'ici s'est développé l'événement que l'on sait l'attentat sur la Promenade des Anglais que j'ai eu à connaître intimement malheureusement parce que j'ai eu en tant qu'avocat à défendre des victimes, à la fois des policiers et des citoyens qui avaient été affectés par par ce crime et que je continue à me battre avec eux pour que les responsabilités de l'État du préfet, du directeur de cabinet du préfet soient établies dans la dans l'absence de sécurisation de cet événement.

Et si je vous en parle et si je le relie, ce n'est pas seulement à ce que je viens de vous présenter aux derniers événements en Iran, c'est pas seulement parce que nous sommes près de Nice, mais aussi parce que c'est une question qui nous permet de comprendre comment les choses s'articulent et comment de des espaces lointains qui initialement euh nous semblent affecter, très rapidement ça peut se rapprocher de nous et détruire nos vies et celles de nos proches avec une facilité déconcertante et particulièrement effrayante.

J'ai eu à interroger Monsieur Estrosi, Monsieur Hollande, Monsieur Cazeneuve pendant le procès euh Hôtel King comme je l'appelle, une sorte de faux procès qui avait été organisé sur l'attentat de Nice, qui avait vocation de faire oublier que le préfet le préfet chargé de la sécurisation de cet événement avait été promu juste après l'attentat à l'Inspection générale des Finances, le corps le plus prestigieux de la République française, celui dont est issu Emmanuel Macron, et que son directeur de cabinet d'alors, François-Xavier Lôc, est devenu le plus jeune préfet de France après avoir été recruté par Emmanuel Macron comme chef de cabinet à l'Élysée.

Ce sont ces personnes qui n'avaient pas pris les mesures pour protéger les Français alors que nous avions été avertis, alors que l'État islamique avait menacé la France après sa participation à des campagnes de bombardements en Syrie, et qu'elle avait indiqué elle avait donné instruction à ceux qui la suivaient de mettre en œuvre par tout moyen des actes offensifs à l'égard de la population française avant de parler explicitement de voiture-bélier.

Et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bernard Cazeneuve, avait réagi à ces menaces parce qu'il avait été interrogé sur France Inter, avait réagi à ces menaces quelques mois avant l'attentat en disant que la France était prête, qu'elle était forte et qu'elle n'avait pas peur. Lui n'avait pas peur. Lui n'avait pas peur parce qu'il était protégé dans les palais de la République.

Lui, ses enfants, ses proches n'avaient pas à avoir peur parce qu'il savait que la République serait mobilisée pour le protéger comme elle protégerait François Hollande, dont vous savez parfaitement qu'il était en déplacement à quelques pas de Nice au moment de l'attentat et que c'est du fait de ce déplacement qu'une partie des forces de l'ordre qui était censée sécuriser la Promenade des Anglais avait été divertie et avait laissé exposer les Français. Lui, le préfet et son directeur de cabinet étaient protégés.

Ils n'ont été tant qu'ils ont été promus pour acheter leur silence, comme pendant le Covid Agnès Buzyn le le serait avec sa promotion comme ambassadrice à l'OMS juste après qu'elle ait menacé de dire la vérité sur ce que nos dirigeants savaient au moment du déclenchement de la pandémie. Eux étaient protégés et le demeurent. Aujourd'hui, on a organisé un procès pour faire croire qu'on s'était occupé de cet événement. Et on a mis en prison des personnes jusqu'à 18 ans qui pour certaines s'étaient contentées de louer un appartement euh euh à la personne qui a commis l'attentat sans la connaître.

D'autres avaient pris un véhicule, d'autres avaient eu quelques discussions sans être évidemment informés d'une quelconque façon de ces projets, mais il fallait des coupables. Et ces coupables ne pouvaient pas appartenir à l'aristocratie d'État. Ces coupables devaient être trouvés à l'extérieur de celle-ci et il fallait s'assurer que les victimes voient leur silence acheté. Et c'est pour ça qu'on a eu tant de victimes qui se sont constituées lors de ce procès et qu'on a eu surtout tant d'avocats qui ont été si bien payés pour les représenter, certains cabinets d'avocats gagnant des millions d'euros.

Des millions d'euros lors de ces procédures parce qu'ils représentaient jusqu'à 200 et plus de victimes par avocat, ce qui leur permettait à 400 euros la demi-journée sur 3 mois, vous faites les comptes, d'accumuler des sommes extraordinaires. Et quand vous touchez ces sommes-là grâce à l'État, vous n'allez pas poser des questions qui fâchent lors du procès. Lorsque vous retrouvez face à monsieur Cazeneuve, face à monsieur Hollande, face à monsieur Estrosi, vous allez pas les interroger de façon sévère sur ce qu'ils ont fait et les raisons qui les ont amenés le faire.

Et pendant qu'on organisait ce procès pour nous distraire, que j'ai dénoncé, que j'ai dénoncé dans ma plaidoirie en disant, en commençant ma plaidoirie, en leur disant "Je veux le scandale. Je refuse cette façon d'éteindre la colère en trouvant quelques personnes qui vont nous distraire. Je veux le scandale, je veux savoir ce qui s'est passé ce jour-là et pourquoi alors que l'on était averti, on a décidé de ne pas protéger les Français. Pourquoi des plots n'ont pas été posés à l'entrée de la Promenade des ? Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas assez ?

Pourquoi est-ce que cette personne, alors qu'elle avait s'était vue filmée, vidéo surveillée en faisant des repérages plusieurs fois sur la Promenade des Anglais, n'a pas fait l'objet d'une euh d'une d'une action préventive ou du moins d'une ?

Pourquoi alors qu'il alors qu'il était poursuivi pour avoir violé de façon répétée sa femme en introduisant, et je suis désolé pour les plus jeunes, des bâtons de bois dans son sexe de façon répétée, que celle-ci avait porté plainte, personne n'était allé le poursuivre et qu'il n'avait bénéficié que d'un une sorte de rappel à la loi, comme si de rien n'était alors que il était acquis et que l'institution judiciaire était informée qu'il s'agissait d'un psychopathe dangereux dans mon dans l'intimité qu'à l'extérieur.

Ces questions, on les a posées pendant ce procès et grâce à l'action de certaines consœurs, notamment Virginie Leroy à Nice, une procédure avait été ouverte sur les responsabilités de l'État. Neuf ans plus tard, il n'y a toujours pas une mise en examen. Neuf ans plus tard, le préfet, le directeur de cabinet qui, hasard des choses, sont représentés par le même avocat, mais bien sûr ne se coordonnent pas, ils essaient de fabriquer euh voilà des versions qui permettent d'éviter leurs responsabilités, surtout de protéger monsieur Cazeneuve, ont été placés que sous statut de témoin assisté, c'est-à-dire qu'il serait impossible en l'état de tenir un procès contre eux.

Ce système d'impunité qui les amène à utiliser les nos moyens, les moyens de l'État pour engager la responsabilité de la France à l'étranger, pour lui fabriquer des ennemis, pour complaire en l'occurrence à Barack Obama à d'autres dirigeants avec lesquels on essaie toujours de se mettre bien. Vous vous souvenez ce même Barack Obama qui a soutenu Emmanuel Macron lors des élections de 2017 puis de 2022 en faisant une vidéo pour vous convaincre qu'il était l'avenir de la nation et et le phare de de nos civilisations.

Ces gens-là pour s'acheter ce soutien de ces élites et de ces services puissants parce que derrière il y a parce que vous avez le soutien des États-Unis, et bien évidemment vous avez une carrière qui va se construire de façon beaucoup plus aisée et c'est ce qui explique qu'aujourd'hui des Gabriel Attal, des Édouard Philippe soutiennent l'offensive états-unienne en Iran parce qu'ils ont été Young Leaders, parce qu'ils ont été Bilderberg, parce qu'ils ont aujourd'hui une sorte d'adoubement qui leur permet de favoriser leur carrière en échange de concessions sur notre souveraineté, sur l'autonomie de notre capacité à agir de façon indépendante, à tenir la ligne.

J'ai entendu des intervenants qui au préalable me parlaient du Général de Gaulle, souveraine, indépendante qui protège le peuple français, qui fasse de la France un allié et un soutien des peuples libres partout dans le monde, quel que soit quel que soient nos divergences idéologiques, quelles que soient les contradictions que nous puissions avoir sur des questions soit de politique étrangère, soit de politique intérieure. Lorsque le Général de Gaulle reconnaît la Chine en 1964 comme État légitime et indépendant et lui permet de rentrer notamment à l'ONU, ce qu'aucun autre pays occidental n'avait fait. Les États-Unis attendraient 1979 pour le faire, 15 ans plus tard.

Il ne montrait pas son accord avec le maoïsme. Il ne se montrait pas complaisant avec les crimes d'un régime qui amenait à la mort de millions de personnes. Et il considérait qu'il était dans l'intérêt de la France de reconnaître ce pays et d'établir des liens avec son peuple parce qu'il savait que la Chine à l'échelle historique qui éternelle. Et en toute circonstance, les autorités qui dominaient ce pays et bien auraient à échanger avec les nôtres et auraient apporté à notre pays des bénéfices. Les conférences que vous avez entendues jusqu'ici se sont intéressées à instrumentaliser les relations internationales. Son Sa réélection en 2022, il la doit au conflit entre la Russie et l'Ukraine.

Il la doit à la façon dont il a réussi à instrumentaliser cette question pour s'assurer qu'il apparaîtrait au-dessus de tout autre candidat, qu'il ne participerait à aucun débat et [grognement] que avec ses allers-retours ridicules à Moscou, vous vous en souvenez, avec cette table infinie que Monsieur Poutine avait placée, façon de lui dire "Je ne suis pas dupe. Façon de lui dire "Je sais très bien que tu es en train de jouer en train de jouer avec moi à des fins électorales.

Je te reçois parce que tu es président de la France, parce que notre pays a encore une forme de considération à à l'étranger, au sein des grandes puissances, mais je vais me faire croire à personne que ce que tu fais a quelque sens et que tu reçois toi, à titre personnel, une quelconque estime." Ces jeux de codification, ces messages implicites, évidemment, n'ont pas été relayés par nos médias qui se sont assurés, au contraire, de donner à croire que Monsieur Macron était en train de jouer un quelconque rôle dans le développement de cette crise.

En réalité, évidemment, il n'a pas non seulement pas empêché la guerre, mais il nous a plongés dedans de façon délétère, ce qui a provoqué une crise par [raclement de gorge] ricochet. Autre point de connexion avec nos destins à tous en tant que citoyens, la crise énergétique, l'explosion des prix de l'électricité, elle était directement liée à cette guerre et elle continue à l'être.

Aujourd'hui, notre gaz ne provient plus de la Russie, mais des États-Unis, qui nous le font payer beaucoup plus cher que le gaz russe et qui s'assurent, à travers ça, d'une rentabilisation de leur industrie extractive et qui fait que nous avons, pendant cette crise et notamment 2023-2024, payer beaucoup plus cher notre électricité parce que l'Union européenne avait décidé qu'il fallait l'indexer non pas sur le prix du nucléaire qui est la grande source d'électricité en France, mais du gaz.

Vous voyez là encore des choses qui peuvent sembler parfaitement éloignées qui en réalité sont à quelques pas de nous et nous affectent au quotidien, détruisent des emplois, plus de 60000 70000 défaillances d'entreprises cette année en France parce qu'il faut bien à un moment donné payer tout cela, que ce soit le gaz, les armes de façon générale tout était fourni.

Ces dépenses qui partent nulle part, on l'a vu avec le Covid, des aides distribuées n'importe comment, aucune direction, aucune réindustrialisation au moment où le monde est en train de plonger dans une révolution avec l'intelligence artificielle où le monde est en train de plonger dans une révolution avec la robotique avec par exemple des usines textiles qui en Chine commencent à être complètement automatisées, il y a plus un ouvrier dedans. Donc on on passe à une nouvelle phase de révolution qui va nettoyer toute une partie des bassins d'emplois qui jusqu'ici existaient encore. Et bien nous nous avons juste décidé de distribuer de l'argent de façon aveugle quoi.

Pour continuer à consommer pendant ce moment de difficulté, mais sans à aucun moment se dire "On va en profiter ces centaines de milliards d'euros pour reconstruire un appareil industriel, pour privilégier tel ou tel investissement qui fasse que certes ça va être peut-être un peu plus dur sur le moment, mais sur 5 ou 10 ans on va redevenir la puissance que l'on a été hier." Tout cela, Emmanuel Macron n'en a rien à faire et évidemment les ministres qu'il s'est choisis sont même pas au courant et conscients des décisions qu'ils prennent. Je ne sais pas si Bruno Le Maire et vous savez qu'il n'était même pas capable de savoir ce qu'était une hectare.

Je ne sais pas si vous si jamais l'un d'entre vous avait été à la place du président de la République et ont vu cette vidéo, vous seriez dit "Je vais nommer le ministre de l'économie." Enfin a priori c'est que il y avait d'autres intérêts derrière. En l'occurrence Bruno Le Maire, c'est un peu pour l'anecdote mais ça vous permet de comprendre à quel point tout cela est médiocre. Sa maman directrice de l'école primaire de l'école privée parisienne où Brigitte Macron enseignait, Franklin, qui est d'ailleurs de salle primaire l'école pardon où étaient scolarisés les enfants de Bernard Arnault.

Brigitte Macron était la la prof des enfants de Bernard Arnault, c'est comme ça qu'ils se sont rencontrés avec Emmanuel Macron et que Monsieur Arnault puis après Monsieur Niel ont commencé à soutenir sa carrière et en faire leur candidat pour continuer à développer leur leur fortune qui en 10 ans est passée pour Monsieur Arnault de 50 milliards à 250 milliards. Vous pouvez vous dire que ça ruisselle, moi j'ai du mal à voir où comment.

Mais en tout cas, vous voyez comment ces petits ces liens du petit Paris anecdotiques vous amènent à mettre un illettré scientifique, pardonnez-moi, il a d'autres qualités, il écrit des très beaux romans apparemment, euh à la tête et euh et à des fonctions qui en réalité sont fondamentales parce que quand vous avez un président dont on peut discuter de la qualité intellectuelle et morale comme comme comme Monsieur Macron, le gouvernement est clé pour faire contrepoids. Un ministre de l'économie en France, c'est pas c'est pas rien.

Il est le chef de son administration, l'administration à Bercy, ce n'est pas n'importe quoi, le Trésor, ce n'est pas n'importe quoi, ce sont des gens extraordinairement compétents, généralement très arrogants, très suffisants, mais qui du coup sont en capacité de faire contrepoids aux délires d'un dirigeant. Là, Monsieur Macron s'est entouré de personnes pour qui s'assurait qu'à aucun moment il ne lui opposerait résistance. Et donc on a commencé à construire une débâcle qui s'est progressivement installée à partir de ces éléments.

Donc on a une situation [raclement de gorge] où du microcosme de la petite école privée parisienne jusqu'à la les grands événements russes, un continuum commence à se dessiner. Or, il nous sommes dans une un moment de saturation par rapport à l'information. C'est-à-dire que on arrive à récolter ici ou là quelques éléments qui nous donnent des débuts de clés d'explication, mais il est très difficile avant d'y passer un temps plein de réussir à trouver les vrais vecteurs, les vraies raisons qui amènent les dirigeants à se comporter comme ils le font et à faire les bons choix en tant que citoyens pour s'en défendre et résister.

On est face à une marée informationnelle manipulatrice avec les principaux médias français qui ont été achetés par les proches d'Emmanuel Macron. Il y a 3 jours, Rodolphe Saadé, le patron de CMA CGM a été décoré de la Légion d'honneur. Est-ce que vous pensez que c'est grâce à ses euh grandes réussites ? En réalité, CMA CGM, c'est une histoire intéressante parce que le groupe a été créé grâce à monsieur Chirac, grâce à l'État.

Dans les années 90 un des deux armateurs était en faillite, donc monsieur Chirac cherche quelqu'un pour retrouver une façon de reprendre le contrôle sur ce sur cet appareil important parce que c'est ce qui permet le transport maritime, donc c'est quelque chose qui donne de l'influence à la France dans le monde et il va chercher cette famille d'origine libanaise, les Saadé et il leur dit "L'entreprise qu'on vient de renflouer, est-ce que vous êtes prêts à la prendre pour la diriger parce que vous avez une expérience dans le ?" Ils le font et lorsqu'arrive le Covid et bien lorsqu'arrive le Covid, toutes les chaînes logistiques s'interrompent.

Donc, ceux qui arrivent ceux qui ont le contrôle sur le transport maritime ils ont un avantage énorme, c'est-à-dire celui de pouvoir fixer les prix pour privilégier plutôt un tel qu'un autre, donc ils font exploser les prix et c'est ce qui vous a amené à à payer beaucoup plus cher euh les biens de consommation que vous aviez à à vivre avec lesquels vous aviez à vivre au quotidien pendant cette période. Cet homme et sa famille qui ont 75 % de CMA CGM grâce à nous, on leur a donné ont fait 50 milliards d'euros de bénéfice en 4 ans. 50 milliards d'euros, c'est le budget de la défense nationale ou de l'éducation nationale.

Ça vous permet en fait de financer 1 an d'éducation de l'ensemble des citoyens français ou de doubler le nombre de professeurs dans chacune de vos écoles. Pour vous donner un exemple et d'ailleurs de doubler le nombre d'écoles tout court. Donc ces personnes là évidemment, elles ont un tel bénéfice qu'on on craint le scandale. Sauf que elles elles ont bien compris la chose. Comment est-ce qu'on s'assure de pouvoir piller et d'être de tels prédateurs sans qu'il y ait de contestation ? C'est quoi l'intermédiaire entre nous et les gens ? Les médias. C'est les médias, c'est la presse.

C'est eux qui vont mettre en lumière nos indignations et qui théoriquement à l'inverse vont transmettre au peuple des informations sur ce qui se passe vraiment et sur les mensonges et manipulations ou les vérités et les réussites de ceux qui nous dirigent. Donc qu'est-ce qu'on fait quand on veut accaparer des ressources de façon sinon illégale du moins parfaitement immorale mais sans se retrouver avec la tête ? On achète, on corrompt ceux qui sont censés informer le peuple de ce qui est en train de se passer. Et donc Emmanuel Macron avec Cahuzac en 2012, c'est des bonnes compagnies, lorsque François Hollande arrive au pouvoir, ils se disent on va proposer au milieu d'affaires un cadeau.

On leur fait des réductions sur leur ce qu'ils appellent leurs charges, les cotisations, mais une grosse réduction hein, la plus grande de l'histoire de France. C'est des dizaines de milliards d'euros chez Cahuzac. Et en échange bah évidemment ils vont se dire qu'on est des bons alliés et ils vont nous aider. Donc ils créent ce qu'on appelle le CICE, je sais pas si ça vous dit quelque chose. Wikileaks a révélé les mails de ses équipes en interne.

Il y a quelqu'un que personne connaissait à l'époque s'appelle Alexis Kohler qui travaillait justement dans une compagnie de transport maritime [toux] qui en réalité dirige la campagne de Macron en ce moment et qui échange avec le futur conseiller fiscal d'Emmanuel Macron, Laurent Martel, et qui lui dit euh on a un petit problème, on a un petit trou dans la raquette avec le CICE, c'est quelques dizaines de milliards d'euros, c'est bon, c'est quand même quelques centaines d'hôpitaux, c'est un petit détail, mais bon, à une époque où plus personne peut se soigner, peut-être que ça peut générer une sorte de colère citoyenne.

C'est telles que les augmentations pour les professeurs pour qu'on ne se retrouve pas avec des flics médiocres et qui passent qui passent le concours sans avoir la moyenne, les policiers aussi comme c'est le cas aujourd'hui parce qu'ils sont tellement pas payés que la moyenne pour rentrer aujourd'hui à la police nationale, c'est 7 sur 20 au concours d'entrée. Donc l'équivalent d'une moyenne de collège, d'ailleurs d'un niveau collège en fait est demandé. Vous ? Et des policiers moins bien formés, moins capables, bah c'est plus de risques de dérapages, moins de capacité à gérer la conflictualité, la violence, enfin c'est des c'est des conséquences concrètes au quotidien.

Du coup, c'est une distanciation plus grande entre la population et et l'État. Bon, donc tout ça, ils le voient à peu près venir. Bon, ils sont ils sont protégés, ils sont dans le 8e arrondissement, colère ils sont en Suisse, bon, il y a pas de souci, mais euh ils disent quand même comment est-ce qu'on va faire cette ? Et là, Laurent Martel, il a une idée géniale, il se dit bah l'écolo l'écologie, elle est un peu elle est un peu à la mode en ce moment, ? Ce serait peut-être pas mal de s'en servir. Et si on crée une taxe ? Et on leur dit euh on leur dit que c'est pour financer l'écologie, mais en fait, on va l'utiliser pour remplir le trou du CICE. Un mois et demi plus tard, gilets jaunes.

Dommage, le peuple français, y compris sans médias parce qu'aucun média n'en avait parlé, si on n'avait pas eu les mails de WikiLeaks, on aurait cru à la fable d'Édouard Philippe qui vous disait oui oui, vous allez payer plus cher votre essence et tous les biens que vous consommez parce que on a besoin de transporter ces biens, donc du coup, c'est un c'est un coût qui serait parti. Vous allez payer, mais c'est pour financer euh la transition écologique. Mon œil, c'était pour financer le cadeau que Cahuzac et Macron avaient fait aux grandes entreprises.

Alors euh bon, Cahuzac était moins expert en fraude fiscale que qu'Emmanuel Macron, il avait moins bien caché son comportement ou alors lui il a eu le tort de se divorcer et d'avoir une femme qui avait un peu envie de se venger, mais donc il y en a un qui est tombé et l'autre qui a continué. Et comme par hasard, c'est celui qui a continué qui s'est retrouvé au pouvoir 5 ans plus tard avec ce petit problème quand même une fois que j'ai fait le cadeau, comment je le comment je le ? Donc une petite crise sociale. Vous venez d'arriver au pouvoir grâce à tous ces gens.

Et ça c'est le cadeau aux grandes entreprises, ça ne s'arrête pas là parce que une fois que vous faites le cadeau, il faut bien demander la contrepartie. Et alors là, vous avez plusieurs options. Soit le dirigeant politique est corrompu, et en gros il négocie un poste, il négocie un accès au pouvoir, c'est ce qu'ont fait toutes les élites françaises dans les années 80 ou 90. Elles privatisaient des entreprises nationales, des entreprises d'État, et après elles se faisaient nommer à la tête de ces entreprises d'État.

C'est Jean-Marie Messier, je sais pas si vous vous souvenez de de ce génie, euh qui travaille au cabinet de euh des des des gouvernements de droite qui privatisent notamment la Compagnie Générale des Eaux, et qui après se dit euh "Bah, j'aimerais bien avoir des histoires d'amour avec des actrices d'Hollywood, donc je vais transformer la Compagnie Générale des Eaux en Vivendi, Vivendi va racheter Universal, je vais m'acheter un jet, je vais installer des bureaux à New York, je vais gagner 50 millions d'euros par an." Et il a coulé euh la Compagnie Générale des Eaux, Vivendi, plus de 15 milliards d'euros de dettes, je sais pas si vous vous souvenez, on a dû on a dû la sauver.

Il a évité la prison, il dirige aujourd'hui une très belle banque d'affaires. Je pourrais vous multiplier les exemples comme celui-ci, celui-ci est plus connu parce qu'il a eu l'erreur et le péché de la vanité, il s'est montré. Mais combien aujourd'hui ont des hôtels particuliers, euh des maisons en Sologne grâce à ces opérations de privatisation puis après d'exfiltration du pouvoir qui leur ont permis d'accéder à à des ressources extraordinaires alors que euh ils étaient censés servir l'État.

Emmanuel Macron, c'est à peu près pareil sauf que il y avait plus grand-chose à privatiser quand il est arrivé au pouvoir et puis ce qu'il a décidé, c'est de se faire recruter par Rothschild euh en échange évidemment de l'accès à son carnet d'adresses qu'il avait qu'il avait eu à travers la commission Attali. Donc Macron, il fait ce cadeau avec Niel et Isaac. Évidemment, il a conquis François Hollande. Et à un moment donné, il dit "Ben maintenant, il va falloir me récompenser. Moi aussi, j'ai envie d'avoir une petite carrière. Mais moi, c'est pas l'argent, je l'ai déjà gagné grâce à Rothschild. Je me suis déjà corrompu.

Maintenant, la question, c'est comment est-ce que j'ai une ambition un peu plus ? Comment est-ce que vous allez me promouvoir en tant que figure ?" Et alors là, à un moment donné, il y a quelqu'un qui vient l'arranger. Ce Celui qui vient l'arranger, c'est un certain un certain Patrick Drahi. C'est celui qui a créé toutes ces chaînes là, I24, tout ça, qui font la propagande d'Israël à Gaza. Et qui vient me voir en me disant "Écoute, j'ai 20 milliards de dettes déjà, mais j'ai une banque d'affaires qui est prête à faire que qui est prête à investir sur eux et qui peut monter jusqu'à 50 milliards de dettes. Une personne, je parle pas d'une entreprise.

Un individu s'est retrouvé en France avec 50 milliards d'euros de dettes. Donc le budget de la défense nationale en encore une fois. Vous ? Juste lui. Ah, personnellement. Et donc, je suis prêt à racheter SFR. Il arrive comme ça, mais j'ai besoin d'autorisation de l'État pour acheter SFR parce que c'est un marché régulé et euh et euh et donc Macron et Hollande, ça a été euh on l'avait révélé dans Crépuscule et ça a été confirmé depuis, ils disent "Ouais, pourquoi ?" Après, ils savent très bien hein que s'ils lui filaient SFR contre de la dette, contre un investissement, c'est pas de l'argent qu'il a en propre.

Comment est-ce qu'il va rembourser les intérêts euh monsieur Drahi de ces milliards ? Il va devoir réduire les coûts et faire plus de bénéfices. Et comment est-ce qu'on réduit les coûts et qu'on fait des ? En licenciant des gens. Donc ils savent très bien où on va hein. Donc licencier des gens, on réduit la qualité du réseau, on investit moins euh pour que chacun ait la 4G et ainsi de suite. Et donc, mais ils me disent "OK, banco, mais une condition. La condition, c'est pas tu vas pas licencier, tu vas Non non. La condition, c'est tu vas racheter BFM et aussi L'Express et aussi Libé tant qu'à faire, ?

Parce que à l'arrivée, il y a plus beaucoup d'argent parce que plus personne ne regarde sa chaîne, parce qu'on en a marre de la propagande, mais tu vas y mettre de l'argent, ça va être de plus en plus spectaculaire, tu vas avoir de belles lumières de studio qui vont faire que les gens, quand bien même ils détestent le contenu, vont s'accrocher au spectacle. Vous voyez, ils vont accepter de laisser le spectacle les traverser, quand bien même ils détestent tout ce qu'ils sont en train de voir. Et le Raï dit ! Donc j'ai le droit de racheter ? C'est ?

D'accord, bon ben je vous rachète BFM et tout ça." Et il nomme à la tête de BFM et tout ça, un des un des meilleurs copains d'Emmanuel Macron, un ancien banquier d'affaires qui a jamais fait de presse de sa vie, Bernard Mourad, qui est mort entre-temps, paix à son âme, et qui va mettre euh les rédactions de BFM, L'Express et autres au service d'Emmanuel Macron. Et donc ils vont faire sa campagne de façon massive, ça va être un des points d'appui d'Emmanuel Macron pour pour son élection en 2017.

Et donc, une fois que Patrick Drahi, bah il faut qu'il rembourse à son tour sa dette, hein, c'est 50 milliards d'euros, bah c'est quand même un peu difficile, et qu'en réalité, BFM et tout ça, ça fait perdre beaucoup d'argent, parce que les gens regardent de moins en moins, parce qu'ils en ont marre d'avoir de la propagande tous les jours, parce qu'en fait, ça vous coûte en tant que média d'être trop complu. Parce que les gens s'en rendent compte, à un moment. Ils s'en sont rendus compte au moment des Gilets jaunes.

Je tiens à vous rappeler quand même qu'ils ont viré, pardonnez-moi, c'est un peu vulgaire, le directeur de BFM à l'époque des Gilets jaunes, parce qu'ils trouvaient qu'il était trop en appui des Gilets jaunes. Je veux dire, on est sur une défaillance cognitive majeure, et ils ont nommé euh le très brillant Marc-Olivier Fogiel à la place de ce directeur, qui évidemment avait aucune expérience dans la direction de médias pour pour s'assurer que la chose soit corrigée. C'est Brigitte Macron qui était à la manœuvre avec euh la très fameuse Mimi Marchand. Et donc on se retrouve à une situation à un moment, bah Patrick Patrick, il doit rem- il doit rembourser Goldman Sachs.

Et Goldman Sachs, ils ont pas prêté à à taux zéro, vous vous imaginez bien. Et donc Patrick, il en a un peu marre. Il en a un peu marre, euh il y arrive plus trop, il a beau être polytechnicien, avoir escroqué tout le monde toute sa vie, avoir réussi à atteindre 50 milliards d'euros de dettes, à un moment donné, il veut passer à autre chose. Et donc il va voir Macron, il lui dit "Moi je peux plus. Je peux plus, donc il faut que tu me trouves une solution parce que sinon euh BFM va commencer à gambader dans les prés et moi je peux garantir rien." Et donc euh Manu, il a compris le truc, vous ?

Euh et il voit qu'il y a un Ronald Saadedin là qui a gagné beaucoup beaucoup d'argent et qui pourrait très facilement devenir le bouc émissaire en pleine crise sociale d'un peuple qui demande des têtes. Qui commence à dire "Attendez, vous êtes en train de nous écraser. Déjà que vous avez confiné, maintenant vous nous faites payer une fortune euh tous nos biens de consommation les plus basiques. Euh qui est ?" Et alors Macron, il y a un petit problème parce qu'il a peur que ça vienne à lui, donc c'est pour ça qu'il crée le passe sanitaire. Passe sanitaire, c'est des clivages de la société. Vous ? Vous vous ? Euh jusqu'au passe sanitaire, on était plutôt en colère contre nos dirigeants.

À partir du passe sanitaire, on commence à être en colère les uns contre les autres. Et ça c'est parfait pour le pouvoir. Et si j'ai pris une position extraordinairement dure contre la France insoumise ces derniers jours sur l'affaire Quentin de Varane, c'est parce qu'ils ont reproduit exactement la même chose. Validation de la violence horizontale, confrontation entre les populations, alors qu'en réalité c'est là haut qu'il faut aller chercher en toute circonstance. Quels que soient nos désaccords, nos oppositions, voire les violentes oppositions qu'on peut avoir idéologiquement à l'horizontal.

Jamais une force politique qui légitime la violence entre citoyens ne méritera de gouverner ce pays. Donc on se retrouve dans cette situation où après tous ces clivages, bah ça commence quand même à à à poser problème. Et donc que Macron va voir Saadedin et lui dire euh "L'argent." Et donc Saadedin rachète BFM et paye surpaye BFM une fortune, plus d'un milliard alors que l'entreprise perd de l'argent et euh permet à l'appareil de propagande de continuer à servir Emmanuel Macron. Et en retour, bah il est tranquille, personne va aller chercher ses milliards, on lui fait pas une taxe sur ses milliards. À quoi servent 50 milliards d'euros entre les mains d'une ?

On on on se rend pas vraiment compte du fait qu'on est tous, chacun d'entre nous, y compris le plus pauvre ici, beaucoup plus proche d'un millionnaire qu'un millionnaire ne l'est d'un milliardaire. Il faut quand même avoir un esprit en terme d'échelle, la folie que ce que représente le fait d'avoir un milliard, et je ne parle pas de plusieurs milliards. Alors, accumuler en 4 ans 50 milliards d'euros, c'est au-delà de de toute raison.

Et le plus logique aurait été évidemment que l'État récupère une grande partie de cette somme pour pouvoir l'investir soit dans des services publics, soit pour renforcer ses ses ports, notamment pour contrôler les stupéfiants, pour essayer d'éviter cette orgie de drogue qui rentre dans le pays en permanence parce qu'on a des douanes qui ont été complètement détruites grâce aux réformes successives de nos dirigeants, et ainsi de suite.

Donc, ils font leur petite messe entre eux, et bah, résultat, il y a 3 jours à l'Élysée, qui a reçu la Légion d'honneur, Monsieur Saade, et Monsieur Macron l'a loué de telle sorte qu'il a dit que Monsieur Saade avait un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Quel Charles Quint à l'époque, vous voyez, on est dans ces dans ces dans ces gloires, et c'est et vous imaginez la fatuité de ces gens, dans leur petit palais là, qui sont en train de se gaver, comme l'avait dit Emmanuel Macron, c'est ça. On a réussi un cambriolage quand il était élu, il y a une inconscience quand même.

Euh, ils sont là entre eux, il y avait Bernard Arnault, il y avait Xavier Niel, et ils sont convaincus d'être des seigneurs intouchables, et on était le reste des des individus. Et donc, la question, c'est comment est-ce qu'on on rentre en rupture entre ces êtres-là pour en réalité pacifier nos rapports à toutes les échelles, locale, nationale et internationale, parce que la corruption génère de la violence. Parce que la corruption génère de la frustration.

On fait tous des efforts pour se comporter dignement, pour contribuer à la société à notre juste mesure, on se fait écraser par les taxes, les impôts, tout ça, et on finit par se dire "Oui, bon, d'accord, mais bon, grâce à ça, ça va aider le prochain, ça permet d'avoir des routes, des hôpitaux." Et on voit des gens se comporter comme des dégénérés, et en avoir strictement rien à faire, et s'en tirer sans aucune difficulté. Ça ça génère de la violence. Ça génère de la violence que si on arrive pas à la à projeter contre eux, on va finir par projeter sur nous-mêmes, sur nos proches.

Et le chômage, moi je moi je disais toujours ça mais à mes amis euh mes camarades de promotion qui étaient tous appelés à des hautes fonctions euh à travers leurs grandes leurs leurs grandes écoles. Par exemple, le chômage. Dans ces écoles, on on l'étudie comme une pure statistique. Voyez, c'est une courbe quoi. Présentée avec des ça fait ça monte, ça descend et à aucun moment, il y a une conscientisation du fait que le passage par le chômage pour l'être humain, c'est la destruction d'une partie de sa vie.

C'est la destruction du cercle familial et c'est la génération de violences qui peuvent être soit encore une fois projetées vers l'extérieur, soit vis-à-vis du voisin, vis-à-vis de la femme ou de l'homme, vis-à-vis de l'enfant avec une destruction du tissu social qui parfois est irréversible. C'est pas parce qu'on retrouve un emploi, si on y arrive quelques années plus tard ou quelques mois plus tard, qu'on y arrive comme on en était sorti. On y arrive avec cette violence qu'on a subie et avec cette incapacité à un moment donné à redevenir cet être humain qui était capable d'aimer, de désirer comme c'était le cas auparavant.

Et donc, on est face à une déshumanisation du rapport aux politiques chez ces êtres contre laquelle il faut qu'on qu'on se batte. Donc, le mouvement qu'on a créé, c'est aussi simple que ça, c'est un mouvement pour la paix. Et en fait, c'est un mouvement qui cherche à articuler la paix à toutes les échelles. L'ensemble du territoire de ce mouvement populaire, horizontal, auto-organisé, aurait continué à servir de coup de pression, de moyen de pression pardon, sur eux et aurait continué à permettre que c'est au prétexte de cet incendie de Notre-Dame qu'Emmanuel Macron a renoncé à un discours qui était censé répondre aux attentes des des des gilets jaunes.

À ce moment-là encore, ce soir-là, devait être intervenir le discours d'Emmanuel Macron. Donc, nous étions à ce moment-là encore en capacité de faire pression sur le pouvoir de telle façon qu'il se sentait obligé d'organiser des allocutions avec des propositions et des mesures pour répondre à à nos demandes. Donc, ce qu'on a créé avec les ruches, c'est d'abord un peu une mimétique de ce système horizontal. C'est-à-dire on essaie de recréer une structure qui nous permet de persister et qui se reconstitue en moyen de pression sur ces gens-là. Le 2e objectif, c'est de se préparer à une révolution. C'est que la prochaine fois où on sera aux portes de l'Élysée, on rentrera.

On rentrera parce qu'on sera pas inhibé, on sera pas on se sentira pas illégitime et on saura ce qu'on y fera. Et donc, on a construit un projet, un socle commun qui prend appui sur les propositions qui sont nées des gilets jaunes puis des mouvements successifs pour voir ce qui pouvait faire consensus au sein de la société française.

Le référendum d'initiative citoyenne, par exemple, les mandats impératifs et révocatoires, un référendum sur la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN, une proposition faite aux Français, à eux ensuite d'en discuter le fait de rendre les médias au peuple, qu'on ait à nouveau des journalistes qui viennent du peuple, qui s'intéressent au peuple et qui n'instrumentalisent pas la moindre question à chaque fois pour essayer de nous manipuler, de nous mettre les uns contre les autres, des choses très simples. Voyez, donc on est certains que comme les gilets jaunes au début de ce mouvement, 80 % des citoyens seront prêts à y acquiescer. Ça, c'est notre base de départ.

Ensuite, il faut se préparer à deux : la prise de pouvoir et l'exercice du pouvoir. On n'est pas là pour rigoler. On n'est pas là pour venir vous tenir un discours qui vous soulagera, vous sortirez de là en vous disant "On [raclement de gorge] avait bien raison, c'est vraiment des mauvaises personnes là-haut." Et voilà. Non non, on est là pour s'organiser de façon à les sortir de là où ils sont. Et ça, ça va demander beaucoup de discipline, beaucoup d'efforts et beaucoup de loyauté entre nous. Il va falloir qu'on se qu'on apprenne à se connaître, à se rencontrer, à s'identifier et à voir quelles sont nos capacités à chacun d'entre nous.

J'ai beaucoup aimé la parabole la parabole pardon tout à l'heure de l'artisan. Vous voyez de cette exigence qu'a l'artisan à l'égard de son œuvre de son produit. Il faut qu'on ait la même à l'égard du politique. On ne peut on doit sortir de ce côté consommateur du politique que le système nous a appris à adopter. Vous voyez, on doit cesser d'attendre qu'il y ait une figure un mouvement qui vienne nous donner les meilleures réponses et nous on se contente depuis notre canapé de choisir entre la meilleure. Si on veut sincèrement être à la hauteur de nos aspirations de nos désirs de changement radicaux, il faut qu'on soit en capacité demain de l'imposer.

Et c'est pas en espérant que des gens vont prendre un risque de reprendre les Champs-Élysées se retrouver face à tel gouvernement, d'ouvrir au Fenwick tel porte-parole et de le mettre face à ses contradictions que l'on va produire quelque chose. Donc il faut que chacun d'entre nous prenne conscience de sa responsabilité historique et ensuite que nous en tant que mouvement on soit en capacité de lui donner des moyens des instruments pour provoquer cette bascule. Moi, j'ai tenté pour commencer avec Comment fabriquer une ?

C'est un livre que j'ai écrit après Crépuscule qui identifie tous les points sensibles et vulnérables au sein de l'État et qui pousse à créer un rapport de force à chacune des mobilisations populaires qui auront lieu de type gilet jaune de façon à s'assurer à ce qu'on puisse produire une bascule. Ça c'est un premier point. Ensuite, on a fait tout le travail programmatique, on en est à la 9e version de notre projet. C'est-à-dire qu'en fait c'est un programme qui est fait avec des citoyens chacun avec son expérience qu'il soit justement médecin garagiste et qu'importe.

Chacun vient nous dire bah voilà, moi par exemple j'ai cinq taxes à payer qui ne servent strictement à rien et qui demandent un système bureaucratique hyper lourd. Comment est-ce qu'on fait pour pour pour s'en ? Est-ce que ça rapporte vraiment de ? Est-ce qu'on peut passer ? Et élément après élément comme ça on en est arrivé à plus de 300 propositions qui forment un tout cohérent que je vous ai aussi un site à consulter à et à et et auquel vous pouvez vais des modifications qui visent justement à faire que quand on arrive tout de suite, on produit une bascule importante. OK. Et maintenant, la question c'est comment est-ce qu'on les ? Faut faire un coup d'État, les amis. Je suis désolé, hein.

Donc, la question c'est comment est-ce qu'on fait un coup d'État en ? Et alors là, il faut quand même remercier le général de Gaulle de ce petit legs qu'il nous a fait. On peut faire un coup d'État également en France. Et la façon de faire un coup d'État également en France, c'est l'élection présidentielle. On a en fait deux options. Soit on attend et on se prépare et j'incite chacun d'entre vous à le faire à ce que la prochaine vague populaire de type gilet jaune puisse prendre le pouvoir et qu'on se prépare à la fois à les aider et ensuite à l'exercer.

Soit, et on peut le faire en parallèle, on joue le jeu et on se dit on est suffisamment nombreux aujourd'hui et suffisamment forts mais euh 250 aujourd'hui, et c'est un événement qu'on a organisé de nos propres mains dans un une petite commune, je veux pas injurier euh ceux qui en viennent. Je veux dire, on a réussi à amener beaucoup de forces assez diverses pour se dire que on sera en capacité demain de provoquer une bascule. Le seul instrument qu'on a besoin d'activer pour se retrouver en position de démontrer au Gabriel Attal et autres gentilshommes qu'ils ne sont pas dignes de diriger ce pays, c'est 500 signatures. 500 signatures sur 35000.

38000 si on compte tous les électeurs tous euh tous les électeurs les grands électeurs secondaires. Mais 35000 mais incroyable. C'est rien. Si on s'y met tous, 500 signatures, 500 maires, alors même qu'ils vont être élus là dans quelques semaines, donc ils seront en début de mandat, moins susceptibles de recevoir des pressions que les préfets savent tous qu'ils vont partir parce que la seule certitude qu'on a en 2027, c'est que Macron va pas se représenter. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on n'y arriverait ?

Pourquoi est-ce qu'on n'arriverait pas à les convaincre de soutenir une candidature qui a partir d'un mouvement citoyen avec une expérience avec des projets qui des propositions qui sont assez raisonnables. Je pense qu'on est les plus centristes de ce pays hein. Alors bon certes, on veut faire la révolution mais sur le fond, on veut faire la révolution pour faire des choses simples, pour éviter ce qui est en train de se passer en ce moment. Pourquoi est-ce que je vous parlais de l'SFR et de ? C'est pas seulement pour vous divertir et vous expliquer ce qui nous arrive. C'est parce qu'en ce moment même qu'est-ce qu'ils sont en train de ?

Drahi après s'être débarrassé de l'effet de tout ça qui leur faisait qui leur faisait perdre trop d'argent. Est-ce qu'à votre avis il a réussi à rembourser ses 50 ? Donc qu'est-ce qu'il ? Il est obligé de vendre SFR. Donc SFR va disparaître les amis. Parce que SFR est en train d'être absorbé en ce moment par Orange, Bouygues et notre cher Xavier Niel. Le meilleur ami d'Emmanuel Macron. Et en fait Emmanuel Macron joue avec vous, vous voyez comme ça d'un côté il vous donne puis après il vous le prend puis après il vous le redonne avec nous, avec notre argent public. Et donc c'est son dernier cadeau à ses [raclement de gorge] copains juste avant de partir.

C'est un cadeau à 20 milliards d'euros. Un détail. 20 milliards d'euros donc pour dépecer SFR et le vendre en tranches par appartement comme ils disent à nos chers oligarques pour que C'est quoi l'objectif ? Pourquoi est-ce qu'ils veulent tous acheter ? Parce que c'est grâce à son magnifique service client et C'est pour réduire le nombre d'opérateurs de quatre à trois. Et pourquoi est-ce qu'ils veulent réduire le nombre d'opérateurs de quatre à ? Moins de concurrence. Et prix plus haut.

Ils vont recommencer à s'entendre et alors moi j'attends avec impatience la nouvelle campagne de propagande de Xavier Niel qui euh a s'est présenté à tous pendant des années comme celui qui avait fait baisser les prix du téléphone en France. Évidemment parce que c'est un héros du peuple, un Robin des Bois qui n'a que des intérêts. En réalité, il venait de créer un opérateur, il a le soutien de Sarkozy et de Fillon pour pour devenir le 4e opérateur. Mais comment est-ce que vous rentrez dans un dans un marché où tout le monde est déjà ?

Bah vous êtes obligés de proposer des prix beaucoup plus bas pendant quelques années pour que tout le monde vienne et ensuite peu à peu ça remonte et vous refaites votre marge comme ça. Et maintenant vous allez y aller aux avant-postes pour racheter SFR avec ses copains pour pouvoir ré-augmenter sa marge et euh continuer à nourrir ses ses milliards euh en banque parce que et là Xavier Niel qui était là aussi le héros du peuple qui détestait toutes les élites et compagnie, bah il a fini par par se fiancer avec la la fille de Bernard Arnault et bah il faut qu'il soit à la hauteur, vous ?

On est quand même une société où l'homme doit être capable de faire face aux dépenses de la femme et quand la femme est née avec 50 milliards d'euros en poche, bah c'est quand même un sacré défi. Donc ils sont dans une avidité assez déconcertante qui se fait évidemment à notre détriment parce que cet argent il il y a pas d'épargne, c'est nous qui payons tous les jours, un peu comme la SNCF, je sais pas si vous avez vu là qui a fait 2 milliards de bénéfices en 2025. C'est une entreprise publique, hein. Pourquoi est-ce qu'on fait du ? Donc on nous fait payer des fortunes des trains qui sont toujours plus inconfortables.

Là on a pris un Ouigo, enfin les places à trois, c'est pas très sympa quoi, surtout quand on est au milieu entre deux personnes qu'on connaît pas. Ça existait pas il y a 20 ans ça. Je sais pas si vous avez pris les Corail de la bonne époque, c'était quand même autre chose de de ce qu'on nous fait emprunter aujourd'hui. Bon, à quoi ils servent ces 20 milliards ? Est-ce que c'est justement pour éviter euh et pour essayer de faire qu'on soit traités non pas comme des bestiaux mais comme des citoyens d'un pays un des plus riches pays au ? Non, c'est tout simplement pour rembourser ou rembourser la dette que monsieur Macron a a créé grâce à toutes ces tous ces artefacts.

Tout ça a un impact direct et immédiat sur nos vies. Vous ? Et quand vous allez j'étais j'ai la chance d'être en Chine pendant quelques semaines en octobre dernier c'est extraordinaire. La qualité des infrastructures, notamment des TGV et autres. ? Parce qu'on a un capitalisme qui est dirigé par l'État. C'est pas du communisme, c'est juste que à la tête de tout le système économique, vous avez des gens qui sont responsables devant leur peuple.

Je suis pas en train de faire des louanges au système politique communiste pseudo-communiste chinois, mais pour vous [raclement de gorge] dire qu'à un moment donné, quand vous faites face à un système où l'État est l'instrument pour s'enrichir en tant qu'entité privée, bah évidemment, à un moment donné, on va tous le payer. Donc, on est obligé de de naviguer face à ces à ces monstres [raclement de gorge] et en se demandant, voilà, comment est-ce qu'on va faire pour éviter que demain nos factures recommencent à monter de téléphone à 30 euros, 40 euros, 50 euros, alors même qu'on est en train de nous fracasser sur tous les autres domaines.

Vous voyez, augmentation d'impôts et de taxes directes et augmentation des coûts sur nous, TGV, téléphone, et je pourrais vous en faire sur l'ensemble des choses. Vous avez vu avec l'eau aussi, la privatisation de la gestion de l'eau dans beaucoup de communes. Peu importe, comment est-ce qu'on fait pour éviter tout ? C'est une urgence vitale, hein, parce que la compression qu'on souffre d'un point de vue économique, c'est un empêchement de vivre. C'est aussi une priorisation pour nos enfants sur leur possibilité de faire des études du monde. Maintenant, il faut les laisser plus tôt, donc on renonce à certaines de leurs études.

On renonce aussi, en passant, à Parcoursup et à l'enfer que ça génère pour chacun d'entre eux. Vous voyez, il y a un moment donné, en fait, la le démantèlement structurel du pays qui est proposé, en réalité, par la quasi-totalité des candidats auxquels on est opposé, il faut qu'on l'arrête. Et comment est-ce qu'on ? Est-ce que les 500 signatures vont vont suffire pour qu'on ? Est-ce que une candidature citoyenne, en soi, suffit à faire le ? Non, mais elle a déjà un premier avantage, c'est qu'elle nous fait connaître. Et elle nous fait nous réunir.

Vous voyez, moi, il y avait des centaines de milliers de personnes, il y a des centaines de milliers de personnes, des millions, en réalité, qui me suivent sur les réseaux. Jusqu'au moment où je n'ai pas énoncé l'hypothèse d'une candidature à la présidentielle en décembre dernier, on était des sortes de particules comme ça qui euh OK tournaient autour d'un certain nombre de pôles mais qui étaient incapables de s'agréger de se réunir. En réalité, on était seuls.

Et moi, j'avais beau pousser à la révolution, à donner des manuels sur le coup d'État, manuel insurrectionnel, manuel hyper pratique sur ce qu'il faut faire à m'inspirer de chacune de ces rencontres pour essayer d'agglomérer les choses, je voyais bien qu'en fait à la fois moi et vous étions dans une solitude et donc dans une vulnérabilité extraordinaire à l'égard de l'État. Une campagne présidentielle, c'est ? C'est avant tout un rituel. C'est avant tout un simulacre. C'est est-ce qu'on est en capacité de diriger un ? C'est un test que la population inflige à ses dirigeants.

Donc, pendant des mois, vous allez construire un proto appareil d'État avec des gens qui vont vous appuyer, des déplacements comme celui-ci, avec des moyens techniques, avec des moyens d'organisation. Et l'idée, c'est de voir est-ce que cette personne est capable de rassembler du ? Est-ce qu'elle est capable de diriger des ? Et est-ce qu'elle est capable de mettre en branle cette machine et donc pourquoi est-ce qu'on lui pose ces ? Pour savoir s'il sera demain capable de diriger un État.

Et donc, on teste au-delà de l'apparence, des idées, des contradictions, des débats, notre objectif, c'est reprenons aussi l'idée des débats, les débats entre futurs présidents de la République entre candidats. L'objectif, c'est de voir si euh j'ai adopté un langage jeune, si euh la personne qui veut nous diriger demain se fait bolosser par le premier venu. Ou est-ce qu'il est capable de ?

Parce qu'on sait très bien que c'est cette personne-là qui va devoir ensuite négocier avec d'autres chefs d'État, avec des entreprises, avec qui va devoir donner des instructions aux administrations, en l'occurrence qui propose d'envoyer au Kerguelen un certain nombre d'oligarques qui se sont un peu un peu trop excédés. Vous ? Il faut qu'on qu'il démontre qu'il a cette ce sens de la répartie, cette autorité, qu'il se laisse pas déstabiliser, qu'il n'a pas des points de fragilité. Et donc, tout ça est est C'est un une grande simulation qui nous permet à terme de juger de si ou non bah cette personne est digne de notre confiance.

Les 500 signatures, c'est une façon aussi de s'assurer que la personne a une assise territoriale suffisamment importante. Parce que si vous n'êtes pas capable d'avoir 500 maires qui vous soutiennent, ça va être très difficile de de prétendre que vous avez une légitimité demain pour diriger tout le pays. Et les gens pourront vous le renvoyer en disant mais d'où est-ce que tu viens toi quand bien même tu as gagné euh un peu par effraction comme Emmanuel Macron aux élections, il faut c'est ça nous force à constituer des réseaux d'appuis dans cette strate intermédiaire qui en plus c'est la plus légitime, les maires des petites communes. Qu'est-ce qui est le plus légitime ?

Qui qui sont les seuls en fait membres d'une classe politique qui soient légitimes ? C'est ceux qui s'occupent des problèmes du quotidien. On a là-haut les bus qui décident de pondre une loi toutes les semaines, l'administration qui met 3 ans ou 4 ans pour faire le décret d'application mais qui arrive pas à pondre des règlements, les euh parlementaires qui vous sortent 150 amendements pour encore créer des dispositifs de taxation de règles je sais pas quoi et qui n'en voient jamais après la couleur.

Ils s'en fichent des conséquences, ils s'en fichent de si ça marche ou si ça marche pas, ils s'en fichent euh de si on a trop ou pas, ils s'en fichent si ça empoisonne la vie euh du quotidien de le petit entrepreneur, du salarié, n'importe. Et donc celui qui se retrouve en première ligne à gérer tout ça, c'est le maire. Donc aller voir un maire et lui dire "Raconte-moi tes problèmes et dis-moi si ce que je te propose est de nature à les régler", c'est une façon d'entendre la population de façon très efficace. Surtout encore une fois dans les petites communes. Donc le rituel, il est extraordinaire.

Si on arrive à cette première étape et qu'on se retrouve face à Jordan Bardella, Gabriel Attal, Édouard Philippe dans des débats, c'est quoi leur espérance de ? On va les massacrer. Et ça va être d'une violence. Ils ils ils ils ils ne se rendent pas compte de ce qui va leur arriver. Et ils vont probablement chercher à l'éviter. Et ça va être catastrophique pour eux parce qu'on va les dévoiler. On va les exposer à nu face à des millions de citoyens français. C'est qui qui avait fait ça une seule ? Il y a quelqu'un avec qui je m'entends très bien qui justement avait lu Crépuscule et qui m'avait promis qu'il allait le faire. C'est euh Jean Lassalle.

Et vous vous en souvenez tous en 2022, je pense que c'était Apolline de Malherbe. On commence à lui parler des oligarques, de Patrick Drahi de son de son truc. C'est pas cool. Patrick Drahi de qui a été mis Jean avec son son accent comme ça, son air un peu débonnaire, personne l'attendait. Et il il la massacre. Donc eux, depuis des années, ont bien senti le danger. Et donc ils sont en train d'essayer d'accumuler des armes.

Ils accusent de viol, de tromperie, de faux serment, peu importe, contrôle judiciaire, ils font tout ce qu'ils peuvent pour se donner des armes, compris des armes artificielles, pour nous intimider, pour nous faire peur, pour nous isoler, pour s'assurer que ce qui est en train de se passer aujourd'hui n'arrive pas. Sauf que ça prend plus. Ça prend plus parce qu'on ne les croit plus. Parce que ce sont les mêmes méthodes qui ont été utilisées depuis des années, toujours contre les mêmes personnes, c'est-à-dire ceux qui proposent en réalité une rupture sincère avec ce système. Nous, on vient pour s'assurer qu'il y ait une paix dans ce pays.

On vient pour s'assurer qu'on cesse d'envoyer des milliards d'armements chaque année qui alimentent un conflit à quelques milliers de kilomètres de chez nous, alors qu'il n'y a aucune rationalité au fait de continuer à agir ainsi. Nous, on vient pour s'assurer que quand il y a des bombardements à des dizaines de milliers de kilomètres des territoires dans lesquels ils sont lancés, entre l'Iran et les États-Unis, je disais des dizaines de milliers de kilomètres, il y en a peut-être 7000, peu importe.

Donald Trump en est réduit à dire que peut-être un jour l'Iran aura des vecteurs balistiques qui pourraient toucher les États-Unis pour essayer de convaincre sa population qu'il est légitime de s'attaquer encore à un pays qui en réalité ne le menaçait en rien. Nous, on vient pour que la France se re-singularise, pour qu'elle cesse de se soumettre à cette dynamique là. Nous on vient pour sortir proposer de sortir de l'Union Européenne qui fait que chaque crise à laquelle on est confronté on met des années à la résoudre.

Parce qu'il faut d'abord convaincre la Commission Européenne, parce qu'il faut ensuite convaincre 27 chefs d'État lors de réunions interminables que sur ce point il faudrait aller dans ce sens ou dans tel autre, parce qu'il faut entre-temps se faire élire, parce qu'il faut entre-temps se faire élire au niveau du Parlement Européen, essayer de constituer des majorités. Et entre-temps, vous arrivez avec toute la force de la pré- d'une présidentielle voyez, tout un peuple qui se réunit pour vous dire "On te donne cette force, s'il te plaît, sors-nous de cette situation là.

Allons dans ce sens, renonce au Mercosur, bats-toi contre les accords de libre-échange qui ont lieu euh maintenant avec l'un et l'autre. Essaie d'éviter qu'on se retrouve impliqué dans une 3e Guerre Mondiale." Et vous vous êtes président de la République, bah demain soir vous allez y faire toc toc à Bruxelles auprès de Madame Von der Leyen que personne n'a élue.

Donc vous allez y convaincre 700 députés européens qui ont été élus dans des élections où il y avait des pourcentages d'abstention massifs, par des pays, par des populations qui n'ont voté qu'à partir de leur situation nationale, pas du tout à l'échelle européenne que vous convainquiez tous ces parlementaires qu'il faut s'aligner avec vous. Donc là vous avez déjà perdu 1 an, 2 ans. Puis après vous allez y voir vos chefs d'État qui ont des familles idéologiques complètement contradictoires. L'Estonien, il n'a pas la même appréciation du danger russe que le Portugais ou même que le Français, vous l'imaginez bien. D'ailleurs ça me fait penser à quelque chose.

Il y a quelques semaines, il y a quelques jours, j'étais avec quelqu'un qui a l'état-major interarmées un général. Donc j'arrive et il lui était curieux de savoir mais euh "Mais Monsieur Ranco, euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous proposez pour la ? Pourquoi voulez-vous vous ?" Euh donc je lui ai dit "Bah voilà, Union Européenne, euro, parti de la paix, Russie." Et elle me dit euh elle et j'essaie de lui expliquer pourquoi c'est important qu'on change par exemple sur la Russie. Parce que le vrai problème c'est que tous ces gens-là à force de se corrompre en permanence, ils ont pas le temps de penser, de s'enrichir, de lire.

Vous savez, euh, le général de Gaulle, à 18h, sa journée était finie. Après, il y avait peut-être des dîners d'État à 21h, 22h à nouveau, mais et il allait avec Bobonne, c'est comme ça qu'il l'appelait, et il se mettait, il lisait, il travaillait. Il passait des heures à travailler. Et s'il a réussi à comprendre ce qui se passait en 40, c'est parce que lui, contrairement à Pétain qui allait euh faire la fête tous les soirs et qui était un coureur de jupons, eh bien euh avait travaillé sur les failles les failles de nos armées et sur ce qui se passait avec la mécanisation. Donc, ces gens-là, Macron, vous savez très bien comment il a été élu.

Entre deux quand il était ministre de l'Économie, ça a été raconté, hein, c'est pas c'est pas du complotisme. Il faisait deux petits-déjeuners, deux déjeuners et deux dîners. Avec notre argent, d'ailleurs, hein. Donc, il passait son temps à essayer de séduire des petits dirigeants euh de la classe économique pour qu'ils lui donnent de l'argent, pour qu'ils soutiennent sa campagne présidentielle. Donc, le garçon, ça fait 20 ans qu'il fait ça, en réalité. Donc, il a pas le temps de de construire une réflexion profonde sur une dynamique euh collective. Et donc, par exemple, sur la Russie, grâce à notre génie, on a aujourd'hui l'Allemagne qui annonce un budget militaire qui est double du nôtre.

Rien d'issime pour éviter un ennemi dont la dernière guerre avec lequel à laquelle nous on a sérieusement eu une confrontation avec eux remonte, allez, euh, si on évite quelques temps de la de la Première Guerre mondiale à la Guerre de Crimée en 1850 et quelques, on est en train de réarmer notre rival systémique, celui avec lequel systématiquement, c'est normal, ils ont des frontières avec lui, il y a eu des conflictualités qui ont pu donner naissance à des catastrophes extraordinaires.

Et [grognement] on est en train de le mettre dans une dynamique de militarisation, les Allemands peuvent être un peu rigides parfois, dont on imagine mal les conséquences avec les montées de partis nationalistes. Si tout cela se combine, on risque de se retrouver très rapidement dans une situation compliquée. Donc, premier premier petit détail qu'ils avaient oublié euh euh auquel il avait oublié de réfléchir, un réarmement massif de notre voisin immédiat. Soit pour se protéger d'une menace mondiale. OK. Deuxième détail, l'Ukraine devient un état garnison. [raclement de gorge] Les Ukrainiens aujourd'hui ils nous adorent. Alors on envoie gratuitement des armes massives.

Mais aujourd'hui on surpaie les armes les États-Unis ont arrêté d'envoyer des armes. On achète des armes aux États-Unis pour les donner gratuitement à l'Ukraine. Moi j'avais prévenu au tout début de la guerre parce que on a l'expérience quand même de la guerre des Balkans euh les AK-47 distribués dans les rues de Kiev, ça fait furieusement penser à ce qui s'est passé dans les Balkans, c'est celles qui sont encore aujourd'hui utilisées par tous les euh tous les groupes narcos euh dans dans nos territoires hein. Donc les AK-47 qui ont circulé sur tout le territoire ukrainien et qui ont été distribués un peu à n'importe qui, je peux vous dire qu'on va les voir revenir hein.

Et tous ces armements de plus en plus perfectionnés, tous ces drones, vous allez voir ce qui va se passer quand il va y avoir des jonctions entre groupes mafieux et groupes paramilitaires paramilitaires ou quand on va arrêter la guerre et que tous ces militaires qui ont été engagés en Ukraine vont voir se reconvertir. Et là on va leur demander mais qu'est-ce que tu sais ? Ben je sais opérer des drones, je sais tuer des gens. Bon ben écoute moi tu m'intéresses et je peux vous dire que ça va pas être pour des fins pacifiques. Donc on a l'Ukraine qu'on réarme de façon massive qui aujourd'hui est avec nous mais ?

C'est quand même un peu menaçant d'avoir mis un peuple en armes de l'avoir alimenté de sorte qu'aujourd'hui la guerre en Ukraine est devenue plus longue que celle que la Seconde Guerre mondiale. Enfin je veux dire on se rend compte, vous voyez ce que ça veut dire pour une société de s'être habituée à la guerre pendant tant d'années et qui va ? Qu'est-ce qui nous dit que demain il va pas y avoir des divergences ? Qu'est-ce qui nous dit qu'il va pas y avoir de prochaines élections euh ? Qu'est-ce qui nous dit que la Russie ne va pas finir par gagner cette guerre et va du coup avoir un proxy là pour le coup beaucoup plus proche de nous avec le contrôle sur tous ces armements.

Et comment est-ce que nos dirigeants politiques se sont mis dans cette bascule où nous nous retrouvons tout d'un coup en train de nourrir la perspective de guerre au lieu d'essayer de la ? Et c'est quoi la France par rapport à la ? C'est qui l'Allemagne de la Pardon, monsieur, je vous ai donné la réponse en vous posant la question. C'est qui Quelle est la crainte principale de la ? C'est l'Allemagne. C'est pas la France.

Encore une fois, c'est pas parce qu'on est meilleurs que les Allemands, c'est juste parce qu'il y a des effets de proximité, parce que vous avez juste la Pologne qui fait tampon entre les deux, parce que l'Allemagne y a un intérêt concurrent vis-à-vis de l'Est de l'Europe avec la Russie. Les deux essaient de s'étendre, de créer ce qu'on appelle un hinterland, c'est-à-dire une capacité de pénétration de ces terres pour leur développement économique, industriel. Donc, naturellement, qui est Quel est l'État qui peut faire contrepoids et équilibrer dans ces rapports de puissance et s'assurer que ils deviennent pas tous psychotiques en se disant que ils vont s'envahir ? Eh bien, la France.

La France fait contrepoids à l'Allemagne et constitue une alliance avec la Russie. Alliance ne veut pas dire qu'on est d'accord avec la Russie. Qu'on est d'accord avec le fait qu'il y a eu une tentative de coup d'État et d'invasion de l'Ukraine qui s'en est suivie. Alliance ne veut pas dire qu'on soit d'accord avec le fait d'empoisonner nos opposants politiques. Le général de Gaulle, quand il reconnaît la Chine, n'est pas d'accord avec le maoïsme. Il ne veut pas instaurer le maoïsme en France. D'ailleurs, c'est des maoïstes qui vont provoquer son départ avec Mai 68. Il veut juste à un moment donné équilibrer à l'époque ses rapports avec la Russie.

Il dit que si la France s'allie ou en tout cas reconnaît la Chine, la Russie va se retrouver dans un entre-deux qui va la rendre moins obsessionnelle à l'égard de l'Europe de l'Ouest et va réduire la menace parce que ce sera plus juste une confrontation entre les États-Unis et l'Europe de l'Ouest d'un côté et la Russie, mais la Russie devra regarder des deux côtés en même temps. C'est des choses simples, vous ? Est-ce qu'on en entend parler à la ? Est-ce qu'on entend parler nos dirigeants de ces questions qui sont en plus des des questions dont on peut tous débattre et dont on s'élèverait tous intellectuellement à réfléchir de cette ?

Est-ce que sur LCI, sur BFM, même sur CNews, on a ces ces ? Non, on a des pseudo-techniciens, des militaires, des sous-colonels, des gens de la réserve et compagnie qui viennent nous expliquer que Zaporijia va être prise, qu'on va grignoter je sais pas combien de kilomètres et que du coup la Russie va s'effondrer demain. Est-ce qu'on aura un Est-ce qu'on aurait réellement [raclement de gorge] intérêt à l'effondrement de la Russie ou même au régime de Vladimir ?

Si on réfléchit d'un point de vue émotionnel, on va dire oui, ah ils ont causé plein de morts, ils c'est c'est des barbares, ils sont Mais si on réfléchit d'un point de vue structurel, déjà, on a besoin d'une Russie qui tienne parce que encore une fois, si la Russie se laisse complètement dévorer par la Chine, ce qui serait extraordinairement facile aujourd'hui, si la Chine commence à prendre de l'influence à Moscou, à Moscou, là on se trouve dans un danger systémique beaucoup plus important que quelqu'un qui, quels que soient ses défauts, a toujours regardé vers son ouest, qui a toujours qui a les mêmes références que nous en termes culturels.

Voyez, donc toutes ces réflexions, je vais pas On va pas faire tout un tout un cours de géopolitique sur les stratégies qu'il faudrait adopter. Mais ce que je veux dire, c'est que je n'ai jamais entendu un seul de nos dirigeants aujourd'hui être capable du moindre début d'élaboration sur ces questions parce que la corruption corrompt la pensée, parce que la corruption corrompt la possibilité à un moment donné de réfléchir en termes d'intérêt collectif et non en termes d'ambition individuelle.

Et malheureusement, la démocratie représentative telle qu'elle existe aujourd'hui nous pousse à cette médiocratisation, nous pousse à cet effondrement des intérêts nationaux, nous pousse à revenir, je vais reprendre encore le général de Gaulle, on va finir par croire que j'en suis devenu un affilié, à reconstruire cette République des partis et surtout des notables, voyez, dans lesquelles les intérêts de la bourgeoisie moyenne, notamment de la de la bourgeoisie parisienne, priment sur les intérêts nationaux et donc sur l'intérêt et les l'intérêt collectif du peuple en tant que peuple dans son entièreté.

Et donc quand je parle à ce cher camarade de l'état-major, j'explique un peu tout ça en deux mots pour euh lui expliquer pourquoi est-ce qu'on pense qu'il faut réévaluer nos nos alliances. Vous savez ce qu'il me ? Il me dit "Oui oui, euh c'est très intéressant, mais nous à l'état-major, on est obligé de réfléchir euh très court terme et à l'immédiat. Et aujourd'hui, notre ennemi, c'est la Russie." Et là, je lui mets "Comment ça notre ?" Et là, il voit il voit le truc venir, vous voyez, qui est quand même assez commun. Et donc le le char à Paris, le char russe à Paris, ça c'est ? C'est quel ennemi euh où est le où est le où est l'ennemi ?

Et là, il me Et et là, ça c'est très intéressant, très spontanément, il me dit euh quand ça a parlé d'Estonie. Et là, moi je comprends tout de suite. C'est-à-dire que au sein de nos classes dirigeantes, le peuple français n'existe plus. C'est-à-dire que défendre les intérêts de l'Estonie est tout aussi important que descendre de que défendre les intérêts du peuple français, voire il n'y a pas de risque ou pas de coût excessif à défendre les intérêts de l'Estonie, y compris si ça nous met en conflictualité directe avec la Russie, parce que l'Estonie, c'est nous. Pourquoi l'Estonie, c'est ? C'est parce qu'on fait partie de l'OTAN et de l'Union Européenne.

Et alors là, et alors là, moi j'étais un peu vulgaire, et j'ai dit "Mais euh enfin pardon, mais moi l'Estonie, euh Non mais moi je veux bien, mais en fait et et j'ai j'ai un peu tendu. Et voyez, alors c'est un peu compliqué de tenir ça parce qu'on nous dit tout de suite "Oh mais quel quel quel manque !" Mais moi, j'en ai Pardon, j'en ai rien à faire que l'Estonie soit russe, lituanienne, polonienne polonaise et et c'est Finalement, c'est la même chose pour l'Ukraine. Non pas que je me désintéresse du sort des populations. C'est pas ça. Mais c'est que ces espaces-là n'ont pas cessé de varier les siècles précédents.

Et qu'il y a eu un empire polonais, enfin un grand royaume polonais, un empire lituanien, que à un moment donné justement la Russie était plus ukrainienne que russe et que ces dynamiques historiques qui les ont amenés à se lier entre à construire des cultures communes qui ne sont pas les nôtres. Qui sont les leurs, qui sont des cultures slaves, qui sont des cultures Tout cela ne doit jamais nous amener à nous dire pour éviter que l'Estonie devienne russe, je vais prendre le risque d'un conflit nucléaire avec qui que ce soit. Si jamais il y a un fou furieux qui nous dirige demain et qui décide de rattacher la Wallonie en dehors Luxembourg et Monaco et même la Suisse romande à la France.

J'ai pas envie que la Chine et la Russie viennent me dire on va déclencher le feu nucléaire contre toi parce que tu as décidé de recréer un grand ensemble francophone euh qui selon toi a des cohérences historiques pour telle ou telle raison. Ça n'a aucun sens. On peut s'y opposer. On peut dire qu'on condamne la violation de la souveraineté des peuples. On peut assister diplomatiquement ou d'autres façons ces instituts. Mais mobiliser notre seule division disponible aujourd'hui en France avec 50000 soldats, c'est la seule chose que dans le meilleur des cas on pourrait mobiliser les envoyer en Estonie pour essayer de lancer une guerre contre contre Moscou pour éviter qu'il renverse le régime.

Mais c'est ça aujourd'hui la réflexion stratégique de nous dire les gens. Lundi Emmanuel Macron a promis un discours sur la dissuasion nucléaire. Et qu'est-ce qu'il va ? Lui qui pendant la commission Attali avait dit qu'il fallait qu'on renonce à la dissuasion nucléaire parce que ça coûtait trop cher pour des questions budgétaires. Et ce même c'est même personne qui a décidé de dépenser des centaines de milliards d'euros. C'est noir sur blanc, c'est établi. Marc Envel l'a rapporté, d'autres journalistes l'ont confirmé. Cet homme voulait renoncer à la dissuasion nucléaire. Qu'est-ce qu'il va ?

L'extension de cette dissuasion nucléaire à l'Allemagne et éventuellement peut-être à l'Union européenne dans son ensemble. C'est-à-dire une obligation pour la France d'activer le feu nucléaire si jamais il y avait euh une conflictualité qui naissait entre un des pays baltes et la Russie, comme il y en a eu ces 5 6 7 dernières années de façon quasi continue. Est-ce qu'on est prêt à mettre en jeu notre devenir en tant que peuple et le devenir de l'humanité pour répondre à des caprices d'individus dont on ne sait plus bien pourquoi ils font ce qu'ils ? Ils le font non seulement par délire de grandeur mais par accroche à l'égard du pouvoir.

Aujourd'hui, quand Emmanuel Macron condamne l'Iran l'État agressé et non les États-Unis et Israël il le fait entre autres au côté de deux dirigeants politiques Starmer et Merz. L'Allemagne et le Royaume-Uni. Ce sont les trois dirigeants politiques les plus fragiles en Europe aujourd'hui. Ceux qui ont la légitimité politique la plus faible. N'oublions [raclement de gorge] jamais qu'Emmanuel Macron en 2024 commet un coup d'État. Contre toute logique institutionnelle il met plusieurs mois à nommer un Premier ministre. Puis ensuite, il s'assure de nommer de façon successive des ministres qui n'auront pas la majorité à l'Assemblée, contre lesquels ont voté les Français.

Je vous dis pas que vous avez voté pour un tel ou un tel. On a bien vu qu'il y avait une répartition. Mais ce qui est certain, c'est qu'on n'a pas voté pour Le Cornu. C'est qu'on n'a pas voté pour Monchalin, c'est qu'on n'a pas voté pour Roland Lescure. Je connais pas les autres tellement ils sont devenus euh insignifiants. Qui aujourd'hui connaît le ministre de l'Éducation ? Le ministre même de la Défense, voyez, dans une situation aussi grave que l'actuelle. Je dois moi-même faire un effort pour me souvenir que Laurent Nunez est le ministre de l'Intérieur. Donc, on est dans une situation et et qu'est-ce que ça dit ?

Dans un pays aussi politisé, intéressé par la chose publique, aussi engagé que la France. Bien, c'est qu'on nous a volé le pouvoir d'une telle façon qu'on a fini par lâcher les armes et par dire "Bon, débrouillez-vous. Si vous voulez jouer à ça, ça sera sans moi." pour ça. Et donc maintenant, il faut qu'on transforme cette résignation. Il faut qu'on la transforme en colère. Eux, ils vont s'en charger, ne vous inquiétez pas. Mais ce dont je préviens les Français de façon répétée et récurrente ces derniers mois, si demain il y a un enchaînement, est-ce qu'on sera capable de résister à la ? Si jamais l'histoire s'accélère, eux s'y préparent.

Vous ne le savez probablement pas, mais vous vous souvenez peut-être de ce garçon avec la casquette un peu trop grande et aux aux ambitions frustrées, Didier Lallement. Ça vous dit quelque ? C'est c'est le le grand courageux qui euh du fait de son obédience euh euh franc-maçonne, malgré son absence de diplôme et qualités, réussit à se faire propulser par un réseau d'intérêts successifs jusqu'à la préfecture de la Gironde. Et à Bordeaux, massacre les gilets jaunes. Et quand le préfet de Paris refuse d'obéir aux ordres illégaux de Macron et d'Édouard Philippe pour les écraser, il se fait sortir. Et qui il ? L'homme à la casquette trop grande.

Est-ce que vous avez des grands complexes parce que vous êtes intellectuellement pas très élaboré, parce que vous êtes un peu maigrichon, parce que enfin vous voyez, cumulativement euh bien, vous avez envie de vous venger. L'amertume, euh la volonté de Et donc vous êtes prêts à beaucoup de compromis, voire de compromission. Et donc ce genre de camarade est nommé à cette place par ces grands pervers qui nous dirigent, en sachant parfaitement qu'il va surperformer. Lui, il va pas retenir. Lui, il va pousser.

Donc ce Didier Lallement, il fait son travail avec une efficacité extraordinaire, il nous écrase sur tous les mouvements sociaux qu'on a essayé de mettre en mettre en œuvre, qu'on voit des libertés, la semaine des jeunes. Puis il est nommé à la au secrétariat général à la mer ou quelque chose comme ça. Oui, bien sûr, puisqu'il y a une grande expertise sur le sujet, il a encore. Mais là, est-ce que vous savez ce qu'il fait depuis 2 ? On [raclement de gorge] en parle pas, hein. Il a été nommé en mission par monsieur Le Cornu pour préparer les guerres et pour s'assurer de la coordination interministérielle dans l'hypothèse d'une d'une prochaine guerre.

C'est lui, on a mis entre les mains, je On a mis entre les mains du préfet de police le plus fou et visiblement, enfin, vous voyez, physiquement marqué par sa folie du pays, la préparation à donc d'éventuelles conscriptions dans le cas où il y aurait une dérive, un dérapage, et Dieu sait si l'histoire en produit régulièrement. On a tous appris à l'école comment la Première Guerre mondiale était intervenue, il suffit d'un fou en Serbie pour que tout d'un coup un pays entier, un continent entier s'embrase et des millions de personnes voient leurs vies volées. Donc il faut pas prendre à la légère ces éléments.

Et quels sont les Quels sont les armes qu'on a aujourd'hui en tant que peuple, et je dis les armes au sens large du terme, y compris en terme d'organisation ? Lequel d'entre nous est prêt aujourd'hui à activer ne serait-ce que la résistance civile, un réseau de coordination qui dise "Nous ne nous rendrons pas au bureau où on est convoqué pour Est-ce que vous pensez qu'avec 50000 soldats mobilisables aujourd'hui, on va faire la guerre à la ? Ça va être Ça va être amusant. Moi, je veux bien qu'on essaye, hein, mais j'aimerais pas faire partie des 50000 qui sont envoyés. Moi, si j'ai deux, j'y partirai pas, hein.

Vu l'état de nos armées, y compris en terme de matériel, et vu la maîtrise extraordinairement fine que tant les Russes que les Ukrainiens ont acquis en terme de drones et donc de capacité à à nous tuer sans même avoir à à se mettre en première ligne moi j'irai pas. Est-ce que vous pensez que ces 50000 est-ce que là aussi sont vraiment brillants ces ? Donc vous avez vu quelle est la position d'Emmanuel Macron aujourd'hui. Pourquoi est-ce que la la la guerre se prolonge aujourd'hui en ? C'est pas seulement euh parce que les Russes ont quelqu'un d'intérêt à faire la paix. Facteur principal et facteur secondaire.

C'est parce que nous parce qu'Emmanuel Macron voulait continuer à à jouer au grand monsieur et apparaître dans les médias malgré euh sa défaite électorale euh a promis et a exigé de la Russie qu'il n'y ait pas d'accord de paix sans présence de soldats de l'Union Européenne ce qu'il appelle la force de garantie sur le sol ukrainien. Donc brillante idée, il a décidé que on devrait garantir la paix entre l'Ukraine avec nos 50000 et la Russie avec nos 50000 soldats en se mettant se retrouvant du coup pas en première ligne, en tout cas c'est ce qu'il promet, mais en deuxième ligne pour aller au front, pour faire peur aux Russes. Bon, OK.

Mais très bien mais mais mais du coup quand quand mon quand quand mon copain du de l'état-major me permet de comprendre quelle est la logique actuelle dans les armées et qui me dit qu'en fait la logique actuelle c'est euh ouverture d'un deuxième conflit. L'Estonie euh la Finlande peu importe. Mais les cocos, une fois qu'on a envoyé les 50000 en Ukraine on envoie qui en ? Et donc vous pensez qu'on va être capable de tenir deux fronts en même ? Mais même avec l'aide euh des Anglais, des Allemands, enfin qui vous voulez hein, enfin on on se met tous ensemble et c'est-à-dire qu'à un moment donné vous vous trouvez dans l'impossibilité de respecter vos propres promesses.

Si on se pré-positionne en Ukraine pour garantir un cessez-le-feu ou un accord de paix, les Russes vont immédiatement savoir qu'on pourra pas garantir ce truc. Donc, quelle meilleure façon que d'ouvrir la voie aux Russes pour aller chercher les Estoniens ou les ? Si tant est que c'était vraiment votre ambition d'éviter cette conflictualité, non pas au contraire de la nourrir. Et donc, je sais pas si quelqu'un a prévenu euh notre brillant président de la République, mais la réalité est que la France aujourd'hui n'a plus aucun intérêt à la paix à cause des conditions qu'elle a elle-même fixées pour la paix.

Parce que dès le moment qu'elle se retrouve avec ses forces fixées en Ukraine, eh bien euh elle ouvre la porte à la catastrophe et à son engagement dans une guerre qu'elle ne pourra pas tenir. À moins à moins de mettre en œuvre une construction. Mais est-ce que vous pensez que si jamais il y a vraiment une guerre entre la France et la Russie, le reste du monde va regarder sans sans ? Tout s'ouvre. Et voilà, bon courage pour jouer avec les lignes logistiques des Chinois, avec euh parce que vous voyez le gars des Chinois qui ont jamais participé à une guerre et tout ce que soit.

Oh, mais peut-être que les Américains euh les Anglais, les Français, tout le monde ensemble va pouvoir fracasser leur première ligne. Mais est-ce que nous on a des logisticiens euh qui sont capables de réapprovisionner une des ? Euh est-ce qu'on est-ce qu'on a développé ces ? Est-ce qu'on a des ? On est passé sous le 10 % de part industrielle par au sein du PIB. On est passé de de de 20 % à 10 % en 20 ans. Qu'est-ce qu'on ? Comment est-ce qu'on fabrique nos ? Comment est-ce qu'on reconvertit des usines qui étaient faites pour ? Vous voyez, c'est comme combien même on rentrerait dans cette dynamique-là.

Donc, non seulement on est contre la guerre parce que la guerre c'est pas bien, mais on est contre la guerre parce qu'on va disparaître en tant que peuple si on rentre dans cette dynamique-là. Or, aujourd'hui, ce sont ces enjeux auxquels on est confronté. Et donc, la nécessité de ce mouvement-là, c'est pas seulement pour participer au simulacre, c'est aussi pour nous habituer à une forme de discipline et d'exigence mutuelle citoyenne qui nous permettent le moment venu de savoir sur qui on pourra compter et sur qui on pourra compter pour s'organiser pour éviter la catastrophe. Et le cas échéant pour résister aux mesures de contrainte que l'État cherchera à nous imposer.

Alors je peux vous assurer que je serai plus là. Parce qu'on sait très bien ce qui se passe, hein, c'est ce qu'ils avaient fait en 40. Euh quand il y avait eu la mobilisation contre contre l'Allemagne qui est-ce que la République finissante avait envoyé en première ? Bah c'était tous leurs amis idéologiques. Donc ils avaient décimé l'Action Française en 3 mois. Mais je veux pas gloser sur l'Action Française, mais demain, si jamais on se retrouve dans une situation, je peux vous dire que mon espérance de vie va se réduire de façon drastique.

Et l'espérance de vie de tous ceux qui à un moment donné seront en mesure d'incarner une forme de résistance, d'opposition, voire d'appeler à cette résistance et à cette opposition, voire si on arrive à se structurer d'ici là, à donner des instruments aux citoyens pour essayer d'empêcher cette Donc ma tête, oubliez-la. Par contre, vous vous serez encore là. Et il faut qu'au sein de notre organisation on s'assure qu'il y ait aussi un rapport à l'autonomie, de non-dépendance à l'égard de figures comme la mienne, qui soient capables à un moment donné

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Non speech

[musique]

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Juan Branco

de résister. Alors c'est sûr que c'est pas la Résistance Française qui entre 40 et 45, entre 40 et 44 nous a permis de de gagner la guerre. Mais elle nous a permis de sauver l'honneur et de sauver notre peuple. Elle nous a permis de s'assurer que la France pourrait subsister au-delà de cette échéance à laquelle elle était confrontée. Et donc il faut s'organiser à cela. Et pour finir, j'aimerais dire un dernier mot sur la question euh de la pertinence et de l'opportunité de faire ce qu'on fait. Je pense qu'on est la seule force politique aujourd'hui qui qui pas de solutions complaisantes à l'égard de l'État du monde.

Je suis accablé, désespéré par ce que propose aujourd'hui la gauche en France, que j'appelle alternativement gauche Zara ou gauche de la subvention. C'est-à-dire que quand vous lisez, parce qu'on l'a fait, on s'est astreint vraiment euh dans l'élaboration de cette base programmatique de ce projet qu'on a qu'on a mis en œuvre, on s'est vraiment astreint à lire toutes les propositions politiques de toutes les forces existantes, parce qu'on n'allait pas faire redite, voyez, on n'allait pas si quelque chose existait, il y avait aucun intérêt particulier à ce qu'on fasse cet effort. Nous on pense que ça consistait à se construire par nous-mêmes.

Et donc on a lu notamment le les programmes de de Shein et Zara jusqu'à l'ISIE, en passant par la LFI. On était accablé par voir qu'en réalité cette gauche-là aujourd'hui, dont je suis issu, ne propose qu'un accroissement de la subvention. En fait, elle ne cherche qu'à préserver notre capacité à consommer, c'est-à-dire à vivre tels qu'on vit aujourd'hui.

Quand je les appelle gauche Zara, c'est parce que je me dis que la seule conséquence pratique de la mise en œuvre de leur programme, ce serait d'accroître de façon massive la dépense du peuple français pour nous permettre de nous accrocher encore, je parle de Zara, mais on pourrait parler de Primark et Shein, à notre capacité à consommer encore un peu, malgré la souffrance croissante, sans rien changer sur ce qui nous amène à être dans cette fragilité, dans cette vulnérabilité. Or, si on réindustrialise pas le pays, si on ne ramène pas une partie de notre production, notamment textile et autres, on va continuer à s'appauvrir.

On va continuer d'une part à s'appuyer sur des esclaves dans le Sud-Est asiatique qui vont nous en vouloir un jour, hein. Je suis pas sûr que ces gens aient envie de s'allier à nous si jamais on rentre dans une perspective de 3e guerre mondiale. Parce qu'ils disent euh on est vous vous vous nous utilisez comme vous faisiez hier dans vos colonies. Mais surtout, l'argent fuit parce que qui gagne des milliards grâce à ces chaînes de ? C'est des entreprises qui sont pas françaises. Zara, Shein, Primark, c'est des entreprises qui sont à l'extérieur de la France. Et aujourd'hui, tout ce qu'on consomme, un exemple, Uber, il y a rien de plus simple [raclement de gorge] que de créer un Uber français.

C'est quand même une application aujourd'hui, euh maintenant avec l'intelligence artificielle, euh il y a même plus besoin de diplôme de technicien que je promettais à chaque fois. Vous y mettez, vous créez un algorithme et vous créez un monopole. C'est un service public. Quelqu'un peut s'y inscrire en tant que VTC ou autre. Et donc, les 30 % qu'aujourd'hui, à chaque à chacune de vos courses, partent en Californie, et c'est la même chose pour Amazon et autres, elles resteraient en France. Ben, 30 % sur chacune de ces euh opérations, ça fait des milliards.

Et des milliards, ça vous permet d'avoir des services publics, ça vous permet d'avoir un investissement dans l'appareil industriel, ça vous permet de recréer de l'emploi pour pour Nous, on n'est pas sur la perspective de distribuer encore de l'argent qu'on est en train de créer artificiellement, comme l'a fait Emmanuel Macron pendant la Covid. On est sur l'idée de récupérer l'argent pour renforcer les services publics de base, massivement, les hôpitaux, la police, les écoles, investir dans la recherche, dans les universités, mais à côté, à côté, surtout, renforcer nos capacités à produire.

Et si on vient aujourd'hui donner un supplément d'âme, voyez, euh augmenter un peu tel ou tel euh aide sociale, ce qu'on va faire, c'est juste endormir le peuple. C'est s'assurer que sa colère sera un peu plus artificielle. C'est s'assurer que on va gagner quelques années, comme l'a fait Macron, pour que le prochain doive payer. Et il faut qu'on rompe avec cette logique, il faut qu'on on on revienne dans une logique d'autonomie, de souveraineté, c'est la première année. Projet 2026 va être la première année où on va revenir à une situation de dépendance alimentaire à l'égard de l'étranger. Même dans le domaine agricole, on est en train de nous on est en train de s'effondrer.

Même dans le domaine agricole. Et là encore, si on est dépendant alimentairement vous voyez bien devenir habité par un parti devient d'autant plus important. Et notre nécessité de nous soumettre devient d'autant plus importante. Donc il faut rompre avec ça. Et pour ça, il faut être exigeant à l'égard de nous-mêmes. Faut pas faire de fausses promesses et dire qu'en effet, de toute façon, quelle que soit la vérité de demain, ça va être dur ça va être violent. Et que c'est justement parce que parce qu'on assume cette violence qu'on va subir qu'on va être en capacité de réparer ce pays et de sortir de là.

Mais par contre nous serons impitoyables à l'égard de ceux qui ne nous ont pas prêté d'argent. Nous ferons usage de nos magnifiques d'outre-mer et de ces magnifiques îles présent en Arctique pour nous assurer que le message soit transmis. Pour nous assurer qu'il n'y ait pas une famille qui puisse récupérer 50 milliards d'euros, ce qui aurait pu changer le destin de millions de Français en quelques années. De millions de Français, c'est des millions de vies qui ont été volées à cause de ces gens-là. Nous nous allons nous assurer parce que vous savez, le dernier point, pourquoi est-ce que tout le monde est si conciliant avec Xavier Niel et tout ? Ils ont pas tant d'employés que ça, hein.

Bernard Arnault, LVMH 250 milliards d'euros de fortune personnelle, c'est 30000 employés. C'est ça que c'est con. D'ailleurs, c'est con. C'est qu'en fait, ils ont dévasté des régions entières de la France dans le textile, dans le Nord, c'est de là que Roubaix est né d'ailleurs en tant qu'entité politique, c'est en réaction à cette destruction et au fait que tout le monde a commencé à voter RN parce que ils avaient envie de les empaler, mais ils sont encore un peu civilisés, donc ils ont décidé de contourner l'obstacle. Et ils ont pensé que le RN leur ferait un peu d'honneur, ce qui ne sera pas le cas. Le RN qui a renoncé à la sortie de l'Union Européenne.

Le RN qui a renoncé à toutes les promesses positives pour ne garder que les boucs émissaires, pour ne garder que en fait l'aspect le plus insignifiant. Le RN qui en réalité ne veut plus que prendre le pouvoir quel que soit le prix.

Donc, dans cette situation-là, face à des gens qui ne contribuent pas au bien commun, contrairement à ce qu'ils prétendent, qui ont réduit au maximum leurs profits, qui ont très peu d'employés, non seulement ils ne servent à rien, non seulement ils ne participent à nous piller, non seulement on peut rétablir un rapport et on doit rétablir un rapport de force avec eux, mais évidemment, ils peuvent être des instruments que l'on pourra orienter pour financer la révolution de demain, mais en les contraignant, en disant "Vous aurez à choisir entre vos libertés." Alors, avant j'étais un peu plus sauvage, euh pendant le Covid, j'avais un privilège, ça ça sera ma dernière anecdote, euh je suis je suis avocat.

Donc, en tant qu'avocat, on avait le droit de circuler dans Paris, avec une carte. Et donc, je faisais des grandes marches dans un Paris complètement vide, et comme on était juste après les les gilets jaunes, je réfléchissais à comment est-ce qu'on changerait la ville, pour la rendre plus démocratique, plus accessible. Bon, évidemment, il y avait la question des loyers, de la spéculation immobilière, mais il y avait aussi les lieux de pouvoir.

Et je me suis dit "Un des petits problèmes, c'est un détail, hein, mais ça n'en est pas vraiment un, c'est que quand on devient ministre, on a on a son hôtel particulier." Voyez, on vous file tel ou tel hôtel particulier, euh financé au nom de la princesse. La République avait réquisitionné, au moment de la Révolution française, des hôtels particuliers d'aristocrates pour s'imposer à eux.

Ils sont censés appartenir au peuple, sauf que quand vous arrivez comme ministre, ben vous faites comme Macron, vous faites des déjeuners, des dîners, des euh Vous vous souvenez quand Zoé Sagan, pour ceux qui suivaient, euh avait raconté les les fêtes orgiaques qu'organisait Gabriel Attal, euh euh dans le à dans le jardin de Matignon, tout le monde se disait "Mais c'est quoi ce complotiste encore qui raconte n'importe ?" Le Monde a fini par en parler un an plus tard, dans un fort article, parce que Le Monde a que ça à faire, comme ils ont beaucoup d'argent, ils savent pas quoi en faire, parce que il y a des mécènes qui les financent, ils ont fait tout tout tout un article de cinq pages sur le pavillon de musique de Matignon.

Pour ceux qui ne savaient pas, il y a le plus grand jardin de Paris, le 2e plus grand jardin de Paris, c'est derrière l'hôtel de Matignon, donc là où est le 1er ministre. Et au bout de ce jardin à 50 m de de nos nouveaux bureaux, on est à équidistance de chez Bernard Arnault et de Matignon maintenant, on a fait exprès. Euh, on a on a un pavillon de musique qui en fait est un enfin c'est un c'est on dirait quelque chose de modeste, c'est 200 m² enfin vous voyez le 1er ministre peut l'utiliser quand il veut.

Et donc ils font un grand article là-dessus, on sait pas trop pourquoi, ils finissent par dire en un article, l'air de rien, seulement en fin d'article après 5 pages, oui et d'ailleurs tous ceux à qui on en a parlé nous ont demandé si on avait parlé de Gabriel Attal et des fêtes qu'il y organisait. Et donc on découvre 2 ans après que ce compte ait été censuré parce qu'il était complotiste et qu'il racontait n'importe quoi, qu'en réalité tout le monde à Paris était au courant, que c'est parfaitement vrai, mais que ce qui n'est pas acceptable, c'est que le reste des Français soient au courant.

C'est ça le problème, c'est que le reste des Français se rendent compte que quand on est nommé du fait du prince à 34 ans, du fait des relations qu'on a eues au sein du petit Paris à la tête de l'État et de toutes les administrations, on utilise les moyens que nous offre l'État, que les Français ont construit euh avec leur sueur et leur sang, non pour diriger cet État, mais pour faire la fête avec ses copains et continuer à profiter euh de la princesse et privatiser des lieux comme il l'avait fait avec son compagnon Stéphane Séjourné euh comme vous le savez au Trocadéro. Donc oligarchie un peu indécente, un peu grossière.

Une situation où en réalité ils sont assez vulnérables parce que ils savent comment il y en a peut-être ici parmi nous. On en a tous marre, y compris au sein de l'État des forces de l'ordre. Bon, c'est qu'ils sont contents de faire ce qu'ils font. Alors on les a bien achetés, hein. On a payé euh à l'acte 3 des gilets jaunes, on a augmenté les primes pour s'assurer qu'ils resteront fidèles. Mais à un moment donné, si on arrive à apporter une alternative suffisamment crédible, suffisamment séduisante, suffisamment raisonnable, qui consiste à déporter la violence là-haut et plus la distribuer entre nous, eh bien il y a l'espoir.

Il y a l'espoir que les digues cèdent et que cette fois nous ayons le courage et la décence de ne pas rater cette opportunité historique de rentrer dans ces palais qui nous appartiennent et de les rendre à un peuple qui retrouvant sa souveraineté retrouvera aussi sa dignité. C'est pour ça que je vous remercie d'être là d'avoir conscience Je vous demande d'avoir conscience à chacun d'entre vous du rôle historique que vous pouvez jouer et du rôle et de l'effet que chaque petit geste que vous mettrez en œuvre. Il y a quelques mois la mode était au tag au Branco 2017 non pas pour servir une ambition personnelle mais justement comme un devoir d'honneur fait à tous ces gens-là.

Cette façon vous voyez de faire un pas de côté à côté non pas avec des affiches traditionnelles et quoi que ce soit, leur dire on va utiliser cette candidature comme un instrument pour vous faire peur pour vous dire qu'on est encore éveillé et que on a des moyens aujourd'hui de vous défier et de vous mettre en difficulté. Si vous me portez en position de délibérer avec eux de planter mes yeux dans les leurs de leur rappeler leurs méfaits, leur indécence, leur inconscience et les risques graves qu'ils font porter à notre peuple à la fois collectivement et à chacun d'entre nous, je peux vous assurer qu'on ne vous décevra pas et je peux vous assurer qu'on les fracassera.

Merci à tous d'avoir été là. Et nous restons maintenant si vous avez des [applaudissements] questions

1:27:52
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]