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interviewLCP - Assemblée nationale· 4 juillet 2025 2 min

Commission d'enquête Bétharram : le rapporteur accuse le Premier ministre de parjure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

juridiquement un mensonge devant notre commission d'enquête appelle des poursuites et ces poursuites sont nécessaires pour moi car ce mensonge n'est pas un mensonge secondaire en menaçant des journalistes de porter plainte en diffamation sur cette affaire Betaram François Bairou manifeste qu'il entretient aujourd'hui encore l'omerta François Bairou s'est parjuré sous serment devant notre commission d'enquête en revenant sur une menace qu'il avait prodiguée le 11 février à nouveau dans l'hémicycle il avait indiqué qu'il allait porter plainte en diffamation contre un journal. Je l'ai interrogé le 14 mai sur cette intention et il m'a répondu en indiquant qu'il envisageait à cette date de porter plainte contre le journal Mediapart pour un article qui a été écrit le 12 mars 2025, donc un mois plus tard. Vous comprenez bien qu'en affirmant le 11 février vouloir porter plainte pour un article qui n'avait été ni écrit ni publié, François Bairou a menti et il a menti là cette fois sousement s'exposant de mon point de vue à la nécessité de poursuite sur le plan judiciaire.

Constatons qu'on peut mentir dans l'hémicycle de l'Assemblée. Les conséquences là sont politiques. J'ai voté hier une censure de François Baïou notamment sur la base de ce mensonge.

Mais juridiquement, un mensonge devant notre commission d'enquête appelle des poursuites. Et ces poursuites sont nécessaires pour moi car ce mensonge n'est pas un mensonge secondaire. En menaçant des journalistes de porter plainte en diffamation sur cette affaire Betaram, François Bairou manifeste qu'il entretient aujourd'hui encore l'omerta et il faut la combattre cette Homerta.

Et donc j'ai saisi dans le cadre très précis de l'ordonnance de novembre 1958 de son article 6 qui organise les travaux de notre commission d'enquête parlementaire. J'ai saisi de notre présidente qui jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à ce matin était la seule à pouvoir saisir la justice. Désormais, c'est la prérogative du bureau de l'Assemblée nationale.

Je prends acte que la présidente n'a pas voulu saisir la justice et je vais continuer puisque je j'estime que c'est ma responsabilité de rapporteur d'aller au bout. de ce constat que je fais de ce parjure en avec mon groupe parlementaire saisissant le bureau de l'Assemblée nationale car je ne peux pas accepter sur des questions aussi graves que notre commission d'enquête soit au fond méprisée par l'actuel premier ministre qui croit accru manifestement pouvoir nous nous mentir comme il l'a fait. On est face à un premier ministre qui n'a pas été convaincant, en tout cas à mon égard, mais qui n'a pas clairement menti à ce moment-là, c'est-à-dire sous serment.

M.