Meeting avec P. Poutou à St Ouen
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Donc, vous tous, c'est moi. Donc, oui, le NPA est candidat à cette élection présidentielle. Donc, pour nous, c'est évidemment une bonne nouvelle.
On est passé de près à côté. On a passé le parrainage-là, donc la main, on y est. Mais on s'aperçoit que même en y étant, on n'est toujours pas traités de la même manière.
En tout cas, on n'est pas considéré comme à égalité avec les autres candidats. Et bon, on ne va pas se vexer pour autant. Mais ça montre aussi tout le système fondément antidémocratique.
C'est qu'on n'arrive jamais à être traité comme tel. Et c'est vrai que ça pose des problèmes de crédibilité. En tout cas, ça en rajoute sur cet aspect que finalement, il y aurait vraiment des candidats moins utiles que d'autres, moins légitimes que d'autres.
Alors qu'on a tous, soi-disant, tenu cette barrière qui nous met dans la cour des vrais candidats à la présidentielle. Donc, bon, on y est. Et on sait qu'on a eu notre bataille à venir maintenant.
Pour ces cinq semaines, a priori, d'une visibilité plus importante que d'habitude. Parce que ces mois précédents, on a ramé dans la discrétion au quasi-absolu. Là, maintenant, on sait qu'on a des espaces médiatiques.
La preuve, vous avez vu, il y a quelques caméras, des photographes, des micros. Enfin, pour les déentourer maintenant. Enfin, en tout cas, un peu plus qu'à une certaine époque.
Et c'est vrai que ces cinq semaines-là, pour nous, en tout cas, c'est au minimum l'occasion de faire entendre nos idées, notre voix, de faire entendre notre chose, la contestation de cette société-là. Puis, comme ça a été dit à cette tribune-là, c'est aussi l'envie d'exprimer nous-mêmes directement à la fois nos souffrances, enfin, nos difficultés, enfin, le ras-de-bol qu'il y a de l'exploitation, de l'oppression d'une société qui devient à la fois de plus en plus inégalitaire, mais aussi de plus en plus violente. Les rapports sociaux sont tendus.
On voit bien partout, à tous les niveaux, que ça devient très difficile. Donc, on veut faire entendre ça nous-mêmes, le dire nous-mêmes, parce qu'on ne voit pas pourquoi d'autres politiciens pourraient le faire à notre place. En tout cas, on le voit, ils ont la prétention de parler à notre place.
Vous avez vu ou entendu, les Français pensent que, les Français veulent que. Nous, on a toute autre chose à dire. Donc, autant le faire nous-mêmes.
Et c'est un peu la première raison, en fait, de notre présence à cette élection-là, parce que pourquoi on y tenait, c'était de dire qu'on a intérêt à prendre nos affaires en main, à faire de la politique nous-mêmes, et au-delà de ça, à nous organiser nous-mêmes et à mener des batailles nous-mêmes. C'est tout ça qui est important pour nous. Donc, ça a compté, c'est passé un peu la première raison de notre participation à cette campagne-là.
Enfin, je dis ça parce que c'est vrai que c'est un peu un paradoxe, parce qu'on considère que les élections, ça ne change pas la vie. Et on est quand même dans les élections. D'ailleurs, il y a du débat toujours, est-ce que ça vaut le coup de participer à des élections qui ne changent pas ?
On a bien vu comment tout est foiré, comment tout est un peu trafiqué. Mais ceci dit, voilà, c'est pour ça que c'est important aussi d'être là, parce qu'il n'y a aucune raison de rater ce rendez-vous-là, qu'un rendez-vous démocratique, un rendez-vous politique, un rendez-vous d'ailleurs, le seul rendez-vous, le plus gros rendez-vous, puisque c'est quand même là où la population en général s'intéresse un peu plus à la politique, parce qu'on est quand même censé choisir notre président, celui qui est le responsable du pouvoir, ou en tout cas la responsabilité de la politique qui va être menée dans les années qui viennent. Donc c'est un moment où ça discute, c'est un moment où ça s'intéresse, et autant être là.
Et être là, et même sans avoir la prétention d'être la réponse au peuple, sans avoir la prétention d'avoir un rendez-vous avec le peuple, parce que vous avez vu que c'est quand même très personnalisé, et puis c'est quand même moi-je. Et voilà, donc d'ailleurs, ce propos-là, c'est pas moi-poutou qui se présente au suffrage, c'est un parti politique avec un programme, avec des idées, avec une révolte contre la société, donc moi je suis en quelque sorte un porte-parole de tout cela, c'est pour ça que c'est pas mon programme qui sera présenté, ou que je vais essayer de présenter, mais c'est le programme de notre organisation politique, un programme contestataire anticapitaliste. Donc c'est important d'être là pour cette raison-là, et il n'y avait vraiment aucune raison d'être absent, et puis de faire des complexes, parce qu'en fait, quand on arrive là, on essaie de nous mettre dans cette situation, mais voilà, de nous mettre avec des complexes, finalement, est-ce qu'on a raison d'être là, est-ce que tout est fait pour pas qu'on soit à l'aise, en fait.
Et c'est vrai que c'est pas souvent évident, parce que, évidemment, vous avez vu les sondages, de toute façon les sondages c'est terrible, parce que maintenant il y en a tous les jours, ou même quasiment deux fois par jour, où on est à 0,5 ou à 1, enfin je vous parle de ça, c'est pas pour démoraliser, c'est pas pour dire que vous soutenez le mauvais cheval, mais...
Mais en fait, il y a quand même une pression qui est mise, c'est-à-dire que plus ça va, plus on nous dit, regardez, voilà, il y a des petits, d'ailleurs il y a même des débats organisés sans nous, parce que c'est tellement inutile tout ça, et que finalement on fait ça avec ceux qui ont un petit peu de chance de gagner, mais c'est vrai que tout ça, ça crée une ambiance, et ça renforce, ça renforce dans une ambiance où finalement, autant s'intéresser directement à ceux qui ont une chance de gagner, et du coup en faisant comme ça, on croit que c'est utile, d'ailleurs ça s'appelle le vote utile, vous savez à tous les niveaux, on nous apprend qu'il faut voter utile, donc il faut voter pour les gros, et puis les petits, on peut juste les regarder en rigolant, ou les entendre un peu des fois, mais c'est important aussi de nous donner cette bataille contre ça, parce qu'en fait derrière cette idée-là, on en vient finalement à ne plus voter pour ses propres idées, à ne plus voter pour son camp social, et on nous apprend, et c'est vrai que ça fait longtemps, mais ça continue encore, on nous apprend finalement à voter pour d'autres qui ne sont pas tout à fait terribles, qui ne sont pas vraiment, ce n'est pas le vote du cœur, mais voilà, donc on nous explique que c'est comme ça, c'est rationnel, il faut voter pour ça, et c'est vrai que de ce point de vue-là, nous on a une bataille à mener, une supplémentaire à mener, c'est d'essayer de rendre crédible à la fois notre présence à cette élection-là, notre projet politique ou notre programme politique, et rendre crédible cette idée que, ben oui, on peut être salarié, on peut être gens d'en bas, on peut être non-politicien professionnel, donc a priori non-spécialiste de la politique, parce que c'est comme ça aussi que les politiciens se présentent, c'est quand même des pros, les pros, bon ben voilà, ils savent faire, ils ont une expérience, bon ben on va pour un petit peu en discuter de leur expérience, mais voilà, donc c'est aussi important ce qu'il y a ça, de part en bas, de discuter de ça, de dire qu'il faut qu'on fasse de la politique, qu'on s'intéresse à la société, qu'on en discute, qu'on essaie de comprendre ce qui se passe, et qu'au-delà de cette idée-là, c'est comment on peut, nous, notre camp social, se réarmer et se reconstruire des liens, retrouver une conscience collective, une conscience de classe, mais surtout une conscience collective, c'est-à-dire comment on peut, nous ensemble, s'en préoccuper, et puis petit à petit, retrouver de la force, et cette force-là, elle va nous servir à résister, d'abord, et puis elle nous servira à nous battre, et à chercher à changer le rapport de force pour imposer des réponses politiques qui soient à l'opposé de ce qu'on nous baratine depuis longtemps, ou de ce qu'on nous impose depuis longtemps, donc des véritables politiques sociales avec des revendications de progrès social, avec des revendications qui discutent clairement du partage des richesses, et même au-delà du partage des richesses, de discuter d'une économie qui doit être au service de la population, et donc au service de la population, on s'en rend bien compte, ça pose le problème du contrôle de la population sur tout ça, on n'a pas envie de se faire débarquer, encore une fois, on n'a pas envie de se faire voler quoi que ce soit, donc c'est tout ça qui est en discussion, et derrière cette discussion-là, c'est la question d'une prétention, c'est la nôtre aussi, c'est notre ambition, mais ça, ce n'est pas une ambition personnelle, ce n'est pas une prétention personnelle, ce n'est même pas une ambition d'un parti comme le nôtre, le NPA, c'est discuter de comment un camp social, il peut retrouver du pouvoir, il peut retrouver de la force, et donc c'est toute cette ambition-là qu'on veut discuter, donc collective, et puis donc du coup, d'une bataille politique qu'il faut mener, d'une confrontation qu'il faut mener, contre un camp qui dirige la société, contre une élite, on peut appeler, après il y a plein d'années, vous avez vu, une oligarchie, enfin voilà, mais en tout cas, ça s'appelle avant tout, en tout cas, ça peut être défini le plus simplement par l'idée qu'il y a un camp social qui dirige cette société-là, qui la dirige, parce qu'elle possède l'économie, et parce qu'elle a suffisamment d'argent pour se payer toute une classe de politiciens, à son service, et voilà, et on a droit à ça. C'est terrible, parce que c'est pas du scoop, on connaît ça depuis des années, mais là, quand même, on y a droit à puissance 10, depuis le début des élections, ce sont les affaires qui se multiplient, donc des affaires qui touchent un peu tout le monde, et qui touchent, bon, la droite, évidemment, c'est quand même Fillon qui a inauguré le feu d'artifice, mais on a vu que du côté du PS, il se passe des choses pas mal, et puis du côté de l'extrême droite, du côté de Le Pen, de ce parti qui se présente comme différent des autres, qui fait de la politique différemment, qui, lui, est vraiment préoccupé par la population, par les plus pauvres, par le peuple français, bon, ben, on voit que ces gens-là font de la politique exactement de la même manière, qui trichent, qui volent, qui mentent, et on voit aussi que ce milieu-là, enfin, ce Front National-là, parce que je commence par lui, finalement, le Front National, qui est lié au milieu d'affaires, à des milieux patronaux, à des milieux péreux, qui piquent l'argent dans les caisses publiques, bon, là, c'est pas le Parlement ici, mais c'est le Parlement européen, et qui est pris dans des affaires judiciaires, de financement de campagne, enfin, de financement illicite de campagne, de paradis fiscaux, enfin, voilà, donc, on voit la succession d'affaires, et puis on s'aperçoit que plus ça fouille, ben, plus ça trouve des choses, et donc, voilà, on est dans cette extrême droite-là, et puis on est, évidemment, avec un parti socialiste, bon, ben, là, c'est Bruno Leroux, on va pas en parler plus que ça, parce que le monsieur est honnête, vous avez vu, il est honnête, il a démissionné. C'est chouette, hein ?
Ce qu'on a envie de dire, c'est qu'il aurait dû être honnête un petit peu avant, ça aurait été plus utile, mais voilà, mais bon, c'est aussi ça que ça caractérise, ce milieu de politicien, et puis surtout, bon, mais Fillon, alors Fillon, je sais pas, j'ai pas suivi les journées du jour, enfin, ça évolue vraiment beaucoup, donc je sais pas s'il y a du neuf, mais bon, il y a eu...
Après, on se mélange un petit peu, parce qu'il y a les emplois fictifs, et il y a les costars qui sont vrais, je crois, enfin, c'est ou l'inverse, mais voilà, et puis là, maintenant, c'est des histoires d'entremetteurs entre Poutine et le milliardaire libanais, faux, d'usage de faux, alors bon, il est découvert dans des réquisitions au Parlement, enfin, bon, maintenant, Fillon, ah mais non, c'est pas la nouvelle, ça reste là, tout dans la même, c'est qu'il y a un complot contre lui, vous avez vu, à chaque fois qu'il y a un nouveau truc, c'est un complot, là, ils en sont presque sûrs, le complot, ça vient de Hollande, c'est lui qui manipulerait tout ça, bon. Ben voilà, donc, bon, on va pas en parler des heures de ça, c'est quand même bien médiatisé, et puis on voit un peu tout ça, mais voilà ce que c'est que ce monde-là, c'est un monde de tricheurs, de voleurs, mais c'est un monde de menteurs, et après on se dit, mais comment ils peuvent se présenter, candidats, comment ils peuvent se présenter comme des gens crédibles, légitimes, voilà, et on en est là aujourd'hui, donc c'est vrai qu'on voit bien aussi qu'en face, ça suscite beaucoup de colère, d'écoeurement, mais le truc qu'il va falloir qu'on arrive à trouver, nous, parce que c'est comment on se sort de ça, parce que là, aujourd'hui, on a envie de dire merde à tous ces gens-là, on a envie de dire, cassez-vous, dégagez, enfin, il y en a qui disent très bien aussi, mais après, comment on trouve une solution à ça, parce qu'on voit bien que, quelque part, il y a toujours de l'impuissance, c'est-à-dire qu'on voit cette casse-là qui est installée, on voit, et on sait que derrière, il y aura d'autres histoires, on sait que c'est loin d'être fini, on sait que de l'argent, il y en a, ils se le partagent entre eux, puis ils confondent allègrement les caisses privées, les caisses publiques, enfin bon, on sait que ça marche comme ça, mais après, comment on s'en débarrasse vraiment, et comment ça change vraiment, et c'est tout le problème qu'on a aujourd'hui à résoudre, donc dans cette campagne-là, évidemment qu'il y aura une grosse partie qui sera là pour dénoncer cette casse-là, et dénoncer ce système capitaliste-là, mais après, la question qui va nous être posée, et qui nous sera toujours posée, c'est bon, maintenant, il y a l'urgence à faire autre chose, et donc ça, ça pose le problème du rapport de force, et donc de ce que nous, on sera capable de faire, et donc de notre propre intervention collective pour changer les choses radicalement et profondément. Donc ça, c'est un aspect de la campagne.
Après, évidemment, derrière les agissements de ce monde de politiciens, derrière ces histoires de corruption, il y a un camp social qui n'est pas loin, qui est même juste là, parce qu'en fait, tout l'argent, il vient aussi de ce camp social-là qui se gave, qui se gave, alors, voilà, c'est un enrichissement éhonté des capitalistes en général, de ce milieu de la finance, de ce qu'on appelle les procédants, de ceux qui dirigent l'économie, là, il y a quelques chiffres qui sont terribles, c'est les profits des entreprises du CAC 40, vous avez peut-être vus, là, c'est tout récent, c'est la semaine dernière, parce que, bon, vous savez qu'on est en crise, une crise terrible, où il n'y a plus d'argent, il faut se serrer la ceinture, mais n'empêche que les entreprises du CAC 40, c'est donc 74,5, je ne me rappelle pas, donc on va dire 75 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2016, c'est une augmentation, mine de rien, de 31% par rapport à l'année précédente, on peut aussi discuter des dividendes distribués aux actionnaires de l'entreprise du CAC 40, pareil, des plus gros, donc c'est 57 milliards, enfin 56, excusez-moi si je n'avais pas toujours les chiffres exacts, mais à la limite, quand on discute milliards, s'il y en a un peu après la virgule, ça ne change pas les normes, mais bon, 56 ou 57 milliards d'euros distribués sous forme de dividendes aux actionnaires, ce sont les revenus aussi des dirigeants qui sont énormes, donc on voit quand même cette capacité d'accumuler des richesses, et puis il y a toutes ces histoires de fraude fiscale, d'évasion fiscale, parce que d'un côté, il y a ce qui est déclaré, de ce qui existe, et puis il y a tout ce qui est détourné, donc c'est à peu près ça, ce sont des estimations, parce qu'en fait, évidemment que les capitalistes ne sont pas cons, ils ne nous disent pas, ben tiens, on a caché ça, voilà, c'est ça, ils ne rendent pas des cons, donc forcément, c'est des estimations, et notamment le syndicat solidaire qui estime que c'est 600 milliards d'euros d'avoir français qui sont disséminés dans les paradis fiscaux, ces 600 milliards d'euros français, c'est à peu près 300, un peu plus de 300 milliards qui viennent directement des entreprises françaises, et un peu moins de 300 milliards qui viennent de particuliers, enfin des plus riches français particuliers, donc c'est quand même énorme, et ce qui représente un manque à gagner pour l'État français de 80 milliards d'euros, parce que ce qui est caché, ce qui n'est pas déclaré ici, évidemment ça ne rentre pas par le biais de la fiscalité, et donc voilà, 80 milliards d'euros qui ne rentrent pas, donc ça c'est aussi une forme de richesse, enfin ils ont tellement d'argent que dans les 20 ans il faut qu'ils le cachent, et puis là tout récemment encore une fois, c'est aussi ce que possèdent les milliardaires en France, c'est des milliardaires, mais ils sont encore plus milliardaires, et donc là aussi ça augmente énormément, donc il y a des chiffres comme ça, donc c'est pour dire quand même que des richesses il y en a énormément, de plus en plus, et en fait des fois on se dit mais comment ça se fait, parce qu'on nous explique que finalement il n'y a pas le choix, il y a le chômage, il faut même baisser les indemnités des chômeurs parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses, vous avez vu que la sécurité sociale aussi c'est en danger, il y a un trou, le trou il est autour, je crois encore, c'est la semaine dernière, enfin c'est pas loin de 10 milliards d'euros de trous dans les caisses, donc à cause de ça, vous avez vu, bon ben voilà, il va falloir encore faire des réformes, la santé gratuite pour tous c'est plus possible, il va falloir maintenant trouver des moyens de rembourser, enfin de réduire le trou, donc on a tout ça, on a les difficultés de logement, on a les difficultés donc de se soigner évidemment, avec des justifications de démantèlement des services publics parce qu'encore une fois, il n'y a pas les moyens, donc c'est moins d'hôpitaux, c'est moins d'écoles, c'est des bureaux de poste qui disparaissent, c'est du côté de la SNCF et aussi des politiques de rigueur qui sont terribles, donc tout ça justifie au nom du déficit, au nom du fait qu'il n'y a plus d'argent, qu'il n'y a pas les moyens et ça n'arrête pas parce que dans l'entreprise, là où on bosse, quel que soit le secteur où on bosse, que ce soit public, privé, une petite ou grosse entreprise, on a droit au même discours d'austérité, de rigueur, il n'y a pas le choix, il faut baisser les salaires ou quand ça licencie, les patrons s'excusent presque, on est obligé de licencier ou on est obligé de supprimer des emplois et donc du coup, c'est moins de monde au boulot et le peu qui reste, on peut dire qu'ils ont la chance de garder leur boulot mais la chance de garder son boulot, ce sont des dégradations considérables des conditions de travail, c'est l'intensification du travail, c'est la charge physique du travail mais aussi la charge mentale, des pressions, le harcèlement, des chefs, de l'encadrement et partout, on assiste à peu près aux mêmes choses, ce qui a été décrit et qui se traduit par des choses dramatiques parce qu'on a les suicides des salariés pour cause de travail, pour cause de harcèlement ou de dégradation des conditions de travail mais c'est aussi des maladies professionnelles qui explosent, c'est aussi les burn-out, on a vu notamment dans la santé, dans les hôpitaux, des infirmières ou des aides-soignantes qui racontaient ça qu'ils sont dans des situations insupportables et puis ça craque, ça craque et ça arrête le boulot enfin voilà donc c'est aussi ça c'est ce qui se passe aujourd'hui tout le long de l'année et c'est le résultat donc de ce qu'on nous explique comme inévitable c'est que finalement on est obligé d'en passer par là on est obligé de mener des politiques qui visent à serrer la ceinture de tout le monde et voilà et on en est là dans ce tableau là et en même temps on voit ces richesses là et du coup on essaie de se dire mais quel est le lien comment on peut expliquer ça comment on peut nous justifier des politiques comme ça alors qu'en réalité il y a un luxe incroyable et des fortunes incroyables qui se montent et c'est là où on voit que la politique de compétitivité finalement c'est un sacré mécanisme bien mis en place pour justifier le détournement des richesses un vol des richesses l'accaparement des richesses au nom d'une crise et finalement donc on voit des inégalités sociales qui explosent et puis il y a un camp un camp social qui s'enrichit de plus en plus et à côté de ça qui est de plus en plus arrogant et donc après à côté de ça on voit aussi un niveau de corruption qui doit se généraliser dans le milieu des politiciens mais c'est ce camp là et un camp qui aujourd'hui est à l'arrogance de continuer à expliquer les mêmes choses et donc nous notre problème c'est de dénoncer ça et de trouver les moyens de contester de combattre ça c'est pour ça qu'on met en avant un programme politique alors un programme politique qui n'a pas le sens qu'il peut avoir dans la bouche d'autres candidats c'est à dire qu'en fait c'est pas une liste de promesses qu'on fait comme ça si on est élu on fera ça et puis quand on sera élu on les oubliera les promesses c'est surtout c'est l'idée c'est l'idée de trouver des solutions politiques ou des réponses politiques à la situation catastrophique aujourd'hui pour notre camp social et on met en avant ce qui peut apparaître simple pour nous ce qui peut être basique ou de bon sens qui surprend pas mal de gens on a vu pas mal de questions là-dessus d'ailleurs dans les médias où on me dit mais quand même vous êtes fous vous dites des choses qui ne sont pas réalisables et tout ça mais ce qui est là où c'est terrible c'est qu'en fait dès qu'on discute d'un progrès social ou dès qu'on discute d'une réponse à la misère ou à la précarité ou au chemin ça devient irréaliste ça devient utopique alors que finalement qu'un Arnaud il est 40 milliards dans son coffre-fort là ça paraît presque normal ou en tout cas bon c'est pas utopique le fait est que c'est pas utopique puisque ça existe mais c'est ça qui est terrible c'est que tout est inversé et on ne peut plus discuter aujourd'hui du progrès social sans se faire taxer donc du topique et c'est tout le problème qui est posé pour nous c'est comment on arrive à remettre ces idées-là en avant et tout en expliquant que c'est certes utopique parce que c'est pas encore le cas aujourd'hui qu'on n'a pas le rapport de force pour l'imposer mais ça devrait être la moindre des choses dans une société c'est d'arriver à refuser le fait qu'il y ait des gens qui soient dans la galère des gens qui n'arrivent pas à se soigner ou à se loger ou qui n'arrivent pas à avoir un boulot donc ça c'est ça qu'il faut qu'on mette en avant le minimum aujourd'hui c'est la vie décembre pour tout le monde donc ça repasse par un emploi pour tout le monde donc ça repasse par le combat immédiat contre le chômage et la précarité et donc c'est l'interdiction des licenciements ben voilà ça paraît simple on arrête les suppressions d'emploi dans les services publics et on embauche massivement pour justement redévelopper les services publics relancer enfin redévelopper tout ça et donc c'est cette réponse là premièrement deuxièmement c'est la réduction du temps de travail aussi ça a été dit tout à l'heure c'est vrai que le seul moment où il y a eu une augmentation des embauches c'était au moment des 35 heures mais aujourd'hui il faut continuer mais aller beaucoup plus fort c'est à dire que nous on discute des 32 heures c'est dans les affiches mais en réalité ça pourrait certainement beaucoup plus ou en tout cas beaucoup moins d'heures réunir plus et travailler moins dans la semaine mais c'est l'idée toute simple de répartir le travail entre toutes et tous il n'y a pas de raison qu'il y ait des gens qui galèrent au chômage d'autres qui galèrent au travail donc il faut partager le travail entre tous et tous et c'est une réduction du temps de travail hebdomadaire couplée au retour à une retraite à 60 ans et même une retraite à 55 ans pour les boulots les plus pénibles mais ça il faut arriver à oser le dire et l'assumer et pas culpabiliser parce que c'est vrai quand on dit ça on dit mais quand même c'est pas sérieux parce que c'est nous qui ne sommes pas sérieux quand on discute d'une retraite à 60 ans ou de la réduction du temps de travail par contre Fillon lui il est sérieux quand il discute de 500 000 emplois de fonctionnaires qu'on pourrait supprimer ou même de discuter d'une retraite à 65 ans ou 67 ans tout ça ça ne surprend pas tant que ça finalement on est tellement habitué que ça va dans ce sens là que finalement eux ils sont sérieux en disant des choses comme ça et que nous on ne serait pas sérieux en affirmant le contraire donc c'est là aussi on se rend compte qu'il y a toute une bataille idéologique à mener qui est à la fois une bataille politique évidemment mais c'est cette bataille de rendre crédit de tout ça et de relancer la machine dans l'autre sens c'est qu'en fait oui il faut relancer des batailles pour l'amélioration des conditions de vie pour tout le monde et donc c'est à la fois le temps de travail et c'est aussi les revenus les revenus c'est là aujourd'hui il y a un SMIC bon à 1100 euros 1100 équelles mais en réalité il y a quand même énormément de gens qui vivent avec beaucoup moins que ça parce que le seuil de pauvreté il est à 900 euros enfin là pareil je vous dis ça mais c'est à peu près ça 900 euros et qu'on a 8 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté des gens qui vivent avec 600, 700 euros des gens qui ont du boulot bon mais là on parlait des jeunes qui n'arrivent pas à bosser qui font des temps partiels et tout ça mais il n'y a pas que des jeunes il y a aussi des moins jeunes et même des vieux des vieux enfin c'est pas du tout dévalorisant moi je suis même dans la catégorie plutôt des vieux en ce moment mais il y a aussi des tas de gens qui vivent avec très peu précaires et qui vivent habibés par rapport à des années de travail et puis des retraités qui ont des pensions de 600, 700 euros 800 euros enfin tout ça c'est dramatique donc la question qui est posée évidemment de suite c'est l'urgence de mettre en place un revenu garanti qui soit décent et un revenu garanti décent c'est au moins 1700, 1800 euros net c'est pas un chiffre qu'on met au hasard comme ça mais c'est à peu près ça pour vivre à peu près correctement aujourd'hui il faut ça donc vous vous rendez compte on est déjà bien au-dessus du SMIC actuel un SMIC qui n'est pas respecté pour plein de gens puisqu'encore une fois tous ceux qui sont en temps partiel vivent pas ou des tas de boulots précaires de toute façon on ne vit pas avec un SMIC donc c'est et cette idée de revenu d'essence c'est encore une fois l'idée d'un partage des richesses et donc d'une réappropriation de tout l'argent qui a été détourné entre les mains du employé donc c'est après c'est tout ce problème là de remettre en avant ça cette idée là et de ne pas être gêné de défendre ça d'oser l'affirmer parce qu'on s'aperçoit qu'au boulot partout même dans la pleine discussion ou des collègues ou des gens dans les quartiers où on vit ils disent oui mais quand même même de notre côté mais quand même ça fait un peu beaucoup 1700 euros pour tout le monde ou même un revenu garanti pour des étudiants ou un revenu minimum pour les travailleurs handicapés ou pour des retraités parce que même l'idée de la retraite on a intégré ça quand on est à la retraite c'est normal on a un peu moins que quand on bosse vous avez vu c'est grosso modo trois quarts de son salaire et ça c'est quasiment normal en tout cas on nous explique que c'est normal parce que quand on vieillit quand on bosse plus on a moins besoin d'argent visiblement donc c'est tout ça aussi comment on rencontre ça comment on arrive à remettre en avant ces idées qu'il faut qu'on se défende et que c'est notre dignité c'est ce que disait Justin tout à l'heure c'est notre dignité c'est notre niveau de vie c'est incontournable et ça on se rend bien compte qu'en le disant ça suffit pas donc il va falloir se battre pour ça et même mener des sacrés bagarres parce qu'en fait récupérer ce qu'on nous a volé ça ne mènera pas tout seul et de ce point de vue là c'est là où c'est pas une question de choix c'est pas une question de problèmes techniques c'est pas comme si on ne pouvait pas faire c'est vraiment une question de choix politiques mais un choix politique qu'il va falloir imposer parce qu'on est dans une société où les intérêts économiques ou sociaux sont antagonistes sont opposés ceux qui dirigent ils ont un intérêt c'est le profit c'est accumuler les dividendes c'est s'enrichir et l'intérêt de tous ceux qui essaient de bosser ou de ceux qui bossent c'est d'avoir un revenu décent c'est d'avoir un boulot et puis c'est de pouvoir se loger donc de se soigner de pouvoir avoir des transports pour se déplacer donc on voit bien qu'on est dans deux logiques inverses donc là qu'est-ce qu'on fait comment on fait on voit bien que ça ne peut pas être neutre c'est où l'un qui l'emporte et qui impose sa façon de voir les choses et ce qui se passe aujourd'hui avec les politiques ultra-libérales ou c'est notre camp social qui à un moment donné est en capacité de relever la tête de s'organiser et de se battre nous on essaie de représenter cette option-là cette perspective-là et dans cette campagne-là c'est justement la dénonciation du système et en même temps de montrer qu'on a tout intérêt à se battre nous-mêmes pour nos propres intérêts et donc de reprendre des revendications politiques que constitue le programme que nous on essaie de mettre en avant donc dans notre programme il n'y a pas que les questions économiques il n'y a pas que la question du travail ou de vivre avec tout ça il y a aussi la question des services publics évidemment bon ça a été abordé un petit peu mais en fait on le pose sous l'aspect qu'en fait il faudrait qu'il y ait un accès gratuit à tout ce qui est besoin fondamental dans la population donc il y a l'accès gratuit aux soins ça nous apparaît fondamental il y a l'accès gratuit y compris au transport transport public et qui en même temps serait une réponse à la catastrophe environnementale à la destruction enfin la pollution puis on voit bien les logiques de destruction de la planète donc le transport gratuit ça permettrait de sortir du tout voiture du tout camion puis d'avoir une politique un peu cohérente au niveau du transport et puis c'est l'accès gratuit y compris même au logement on pense qu'il faut il faut que les gens puissent être logés décemment parce que là il y a une crise du logement qui est incroyable des millions de logements vides sans parler des bureaux vides qui ne servent à rien et à côté de ça des loyers très chers et puis surtout des logements indécents et aujourd'hui il y a 4 millions de gens en France qui vivent dans des logements exécrables sans parler de ceux qui n'ont pas du tout de logement ou qui sont logés chez des amis ou dans des hôtels provisoirement donc il y a vraiment une situation dramatique sur la question du logement et qui touche tout le monde parce que ça touche évidemment enfin ça touche tout le monde je vais parler un peu plus loin d'autre chose donc ça c'est pour nous c'est important même de l'affirmer et encore une fois on va nous dire mais comment ça se fait c'est pas possible il n'y a pas d'argent c'est iraliste tout ça ben si c'est pas qu'elle se soit iraliste ou pas c'est que la société elle doit assurer un minima un bien-être pour l'ensemble de la population et donc le minimum ben oui c'est un logement c'est la santé c'est un boulot et c'est un revenu décent donc ça c'est des choses pareil qu'il faut qu'on arrive à remettre au devant et rediscuter et puis mettre comme une évidence pour nous il faut pour nous un service public de l'énergie parce que là aussi c'est incontournable c'est à dire si on veut qu'il y ait des politiques cohérentes qui répondent aux besoins de la population c'est forcément en enlevant les moyens en enlevant aux capitalistes les moyens de nuire c'est à dire qu'il faut sortir les productions de l'énergie des logiques privées de la rentabilité donc et c'est que comme ça qu'on peut arriver à avoir une politique ou un fonctionnement économique qui répondent aux besoins des populations donc c'est forcément l'expropriation de gros groupes capitalistes de l'énergie et c'est ça qui nous permettra à la fois de sortir du nucléaire le plus rapidement possible et de sortir aussi des énergies fossiles et en même temps de discuter de comment on met en place des énergies renouvelables et comment à côté de ça parce que c'est tout un ensemble de politiques c'est pas juste une solution mais comment en même temps on combat les gaspillages de ce monde là parce que le monde capitaliste c'est un monde de gaspillage alors des gaspillages on voit à travers la publicité à travers justement les transports comme le tout voiture ou le tout camion et puis l'obsolescence programmée dans les productions donc comment on combat tout ça et c'est forcément enlever donc des mains des capitalistes ces secteurs là et donc ça c'est important d'arriver à avoir une politique cohérente qui réponde aux besoins de la population et donc à l'urgence environnementale donc ça c'est un aspect de notre politique qu'on appelle d'où une écologie radicale ou l'écosocialisme et puis il y a un autre aspect du programme je détaille pas tout parce que j'essaie de mettre en avant un peu les axes essentiels de notre campagne l'autre aspect du programme qu'on a c'est la bataille pour l'égalité des droits pour toutes et tous donc c'est à la fois l'égalité des droits mais en même temps répondre à un danger aujourd'hui dont on voit quelque chose qui est très grave en ce moment c'est la résurgence des préjugés réactionnaires des préjugés réactionnaires qui divisent notre camp social c'est toutes les formes de racisme mais c'est aussi l'homophobie le sexisme on voit bien que tout ça ça se traduit par des violences dans la société et dans notre camp social donc il y a une bataille à mener contre tout cela et c'est l'égalité des droits pour toutes et tous et ça aujourd'hui c'est important on le voit parce que notamment du côté du sexisme on voit bien les violences qui sont faites aux femmes et c'est loin de diminuer on voit bien les écarts de salaire au niveau entre les femmes et les hommes on voit bien les difficultés qu'il y a pour les femmes de plus en plus avec la précarité on voit des hôpitaux qui ferment on voit des matérialités qui ferment on voit des centres IVG qui ferment qui en réalité remettent de fait en question le droit des femmes à disposer de leur corps par l'avortement libre et gratuit on voit tous ces problèmes là et ça c'est les conséquences d'une crise qui est grave et qui dégrade les conditions de vie et qui dégrade aussi enfin qui remet en cause l'égalité à partir du moment où il y en avait un petit peu quoi et là tout ça ça part en arrière donc il y a une urgence à se battre pour tout ça à combattre tous ces préjugés là et donc à mener des batailles pour l'égalité des droits et dans l'égalité des droits il y a aussi la question du racisme où ça a été illustré par le drame vécu par les réfugiés ou les migrants où on a vu à nouveau les réponses politiques des partis réactionnaires en disant bon voilà on ne peut pas non plus accueillir tout le monde c'est pas possible il n'y a pas assez d'argent déjà pour le peuple français alors comment voulez-vous qu'on puisse accueillir des gens qui viennent d'ailleurs donc voilà c'est l'idée qu'il vaut mieux fermer les frontières et puis penser à nous d'abord et après on verra pour les autres et ça c'est nous on combat ça c'est pour ça qu'on affirme l'accueil urgent des migrants à la fois comme réponse urgente au drame humanitaire qui est vécu aujourd'hui mais au-delà de ça on pense qu'une société humaine doit être solidaire et donc on discute qu'il faut la liberté de circulation la liberté d'installation il faut un monde où les frontières s'ouvrent c'est comme ça qu'on peut arriver à mettre en avant les idées de solidarité de coopération entre les peuples et de ce point de vue-là on met en avant aussi l'idée internationaliste on ne peut pas aujourd'hui raisonner derrière des frontières ou penser qu'on peut être protégé derrière des frontières c'est ce que font les courants réactionnaires tels Le Pen et le Front National ou Fillon ou même on le voit aussi du côté du Parti Socialiste ou même encore du côté de la gauche de la gauche on voit ces préjugés souverainistes protectionnistes qui essaient de faire croire que finalement on a tout intérêt à se protéger et comme s'il y avait une identité un peuple français comme s'il y avait une identité française d'ailleurs il y en a qui le disent carrément que finalement on a une culture judéo-chrétienne on est blanc quand même a priori on est catholique et nous on rejette tout ça c'est très dangereux parce que c'est faire croire que finalement on aurait un été différent des autres nous c'est tout l'inverse nous c'est la fraternité la solidarité entre les peuples donc c'est le combat contre les frontières parce que si les frontières il y a nous on les met entre les exploiteurs et les exploités et c'est vrai que si on devrait défendre une identité c'est une identité sociale c'est une identité de notre camp celui des opprimés donc on rejette évidemment tous ces préjugés tous ces réflexes protectionnistes même si on le voit ça devient presque une mode à l'échelle de la planète parce qu'on voit d'un côté Poutine on voit de l'autre côté Trump avec l'Amérique d'abord et partout on voit bien ça que la crise elle produit des préjugés très dangereux pour nous parce que ça remet en avant cette idée que finalement les peuples sont mieux protégés derrière la frontière et donc à s'isoler les uns des autres donc nous on a une bataille politique à mener aussi c'est de défendre la mer c'est de montrer qu'on a tout intérêt justement à défendre la coopération entre les peuples la solidarité entre les peuples et cette idée que les peuples ont un même intérêt une même bataille à mener contre un même adversaire que sont l'ensemble enfin qu'est le camp capitaliste aujourd'hui à l'échelle de la planète et de ce point de vue là c'est aussi une réponse qu'on apporte au niveau de l'Europe parce que vous avez vu l'Union Européenne bon évidemment l'Union Européenne elle est complètement discréditée c'est un continent enfin c'est une structure politique qui n'a su qu'imposer l'austérité au peuple notamment au sud de l'Europe la Grèce l'Espagne où ce sont des drames aujourd'hui encore aujourd'hui en Grèce où ils s'en sortent pas où malheureusement c'est même un gouvernement de gauche qui continue d'imposer l'austérité donc on a vu comment l'Europe se comporte par rapport au peuple européen on a vu tous les aspects antidémocratiques de plus en plus antidémocratiques et autoritaires de l'Union Européenne donc évidemment qu'on rejette cette construction là et il faut s'en sortir mais nous on dit pas qu'il faut s'en sortir pour se réfugier dans nos propres frontières et de ce point de vue là on est à l'opposé de ce que peuvent défendre des Lothans ou tous ces eurosceptiques parce qu'il y en a quand même pas mal parmi tout ce qui est très à droite en fait des 3-4 candidats d'extrême droite ou à la parenté donc tout le problème c'est aussi de défendre l'inverse c'est qu'il faut combattre l'Europe telle qu'elle est mais défendre cette idée d'une Europe des peuples d'une Europe solidaire d'une Europe contre les banquiers contre les capitalistes ça aussi c'est important à mener ces batailles là parce que c'est lié avec tout le reste c'est qu'en fait les opprimés les populations elles se battront d'autant plus facilement qu'elles seront libérées un peu de tous les pièges dans lesquels on veut les enfermer toutes ces barrières là tout ce qui peut nous étouffer tout ce qui peut nous diviser donc voilà c'est aussi toute cette idée de il nous faut de l'air de l'ouverture d'esprit et donc c'est de l'ouverture des frontières et il faut arriver à discuter justement de l'intérêt qu'on a en commun par-delà les frontières donc ça c'est aussi quelque chose qui est très important qu'on mettra en avant dans cette campagne là donc au bout du compte là c'est à peu près le programme tel qu'on veut le mettre en avant et c'est vrai qu'après le problème qui est posé pour nous c'est cette question de comment on pourra changer ces choses là comment on pourra imposer des véritables politiques sociales et donc ça c'est peut-être le plus difficile aujourd'hui à construire même si on voit bien qu'il y a des résistances que ces résistances sont nombreuses que ce soit pour la défense des services publics pour la défense des emplois pour les salaires ou tout ce qui est bataille contre les projets néfastes et destructeurs comme à Notre-Dame-des-Landres à Bure il y a pas mal de Zab aujourd'hui qui sont en place qui sont le reflet justement d'une résistance populaire où partout des populations des paysans notamment essaient de défendre leur emploi et en même temps de protéger l'environnement donc tout ça on voit bien qu'il y a des résistances qui sont là qui sont nombreuses mais le problème qui est posé c'est comment on arrive à réunifier tout ça et en réunifiant tout ça c'est aussi la question d'un rapport de force et de l'efficacité dans nos propres luttes on a besoin de faire converger on a besoin de faire du lien entre tous ces combats-là et de se convaincre que les batailles sociales ou des batailles pour les services publics ou pour l'environnement ou contre le racisme et pour la solidarité avec les migrants en fait c'est un même combat qu'il faut qu'on arrive à mener ensemble parce que c'est au bout du compte le combat contre une société qu'on veut nous imposer contre un monde qu'on ne veut pas et à l'opposé pour un autre monde qui soit un monde sans oppression sans exploitation et qui protège la planète donc c'est ce lien-là qu'on a besoin de faire et nous l'NPA en tout cas on voudrait être de ceux qui préparent ça qui discutent de ça et qui posent le problème à la fois de la convergence des luttes mais derrière ça c'est comment on peut aussi poser problème de la construction d'un outil politique dont on a besoin parce qu'aujourd'hui on voit bien qu'il faut un cadre il faut un moyen de s'organiser de se préparer de discuter de tout ça et c'est forcément un outil politique alors nous on appelle ça un parti politique un parti pour les exploiter et les opprimer on peut appeler ça autrement parce que certains disent que le parti bon ça a montré que c'était pas bon et qu'il fallait trouver d'autres formes mais peu importe finalement le nom qu'on pourra donner à ça mais c'est comment notre camp social il arrive à se réorganiser et quel outil politique il peut élaborer et c'est ça aussi l'objectif c'est qu'on a besoin de ça et à l'opposé d'ailleurs du projet enfin du projet ou de la perspective qu'on veut nous remettre en plus sous les yeux c'est que dans cette campagne là vous avez vu que il y a le danger Le Pen évidemment puisque le deuxième tour on nous la présente comme sûr d'être au deuxième tour et donc avec un risque qu'elle puisse même gagner le deuxième tour même si ça paraît peu probable selon le sondage mais enfin bon le risque est là quand même et à côté de ça donc on voit des candidats de gauche comme Amon ou Mélenchon qui vont nous expliquer qu'il faut absolument voter utile parce que c'est faire barrage à la droite et faire barrage à l'extrême droite donc en fait on nous remet sur le tapis cette idée qu'il faudrait une gauche qui soit réunifiée qui soit costaud qui soit au deuxième tour pour empêcher tout ça sauf que nous on marche pas dans cette combine là parce qu'en fait on nous a fait le coup combien de fois qu'il fallait faire barrage et faire barrage c'était forcément voter utile et donc voter pour les gros partis de gauche mais on a bien vu la responsabilité qu'ils ont dans la situation actuelle et aujourd'hui ils sont d'ailleurs dans un état de déconfiture parce que le PS n'est même pas capable d'aller au deuxième tour enfin en tout cas il n'en a visiblement pas les moyens aujourd'hui et les deux qui pourraient s'unifier n'ont même pas vous avez vu il y a eu un vrai faux suspense est-ce qu'ils allaient être ensemble pour pouvoir faire qu'il y ait une vraie gauche unifiée qui soit présente au deuxième tour ben non même pas ils sont restés divisés mais au bout du compte ça pose aussi le problème politique à un moment donné il ne faut plus chercher de raccourcis c'est cette idée il va falloir que nous-mêmes on prenne la main de tout ça et donc qu'on s'organise et qu'on construise un outil qui nous manque aujourd'hui pour nous défendre réellement et faire barrage à l'extrême droite ou faire barrage à la droite dure qui est représentée aujourd'hui par Fillon ben c'est un combat au quotidien et c'est un combat contre à la fois les préjugés réactionnaires et c'est aussi un combat contre toutes les politiques libérales ou politiques patronales donc c'est maintenant et ça revient à cette idée oui qu'il nous faut cet outil politique qu'on a besoin de construire et donc de discuter de ça parmi notre camp et de faire tomber ces barrières là tout ce qui fait qu'aujourd'hui on milite ou on ne milite pas mais c'est vrai qu'on voit bien aujourd'hui une situation du mouvement social qui est très fragile très divisée très émiettée donc le problème il est quand même de discuter de ça de comment on arrive à recoller des morceaux comment on arrive à faire tomber toutes ces barrières tout ce qui peut être boutiquier, sectaire parce qu'on est pas mal victime de plein de choses comme ça donc il y a une urgence encore une fois de répondre par l'affirmation de cette perspective là de construire un outil commun tout en préservant des divergences parce qu'il ne s'agit pas de tout fusionner comme ça mais n'empêche que il y a une urgence à discuter ensemble de ça de construire cet outil là pour pouvoir à un moment donné changer le rapport de force bon voilà donc l'élection grosso modo c'est un peu tout ça qu'on veut mettre en avant on espère au moins réussir à rendre crédibles ces perspectives là en tout cas c'est une bataille et on sait que de toute façon ça continuera bien dans les élections parce qu'on aura à faire face à des pouvoirs très durs et que la seule façon de changer ça sera changer le rapport de force et donc ça sera que la population redescende à la rue et se batte ensemble pour imposer une société qu'on espère vivement voilà
Anasse Kazib