#LaREFThema Transition écologique | Dialogue d'ouverture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:45OuverteRéponse directe
Quelle est votre idée derrière le titre "puissance verte" ?
- 4:31OuverteRéponse directe
La transition écologique, c'est votre vision de la transition écologique ?
- 7:26OuverteRéponse directe
La France est-elle une puissance verte après l'été 2026 ?
- 11:06OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous des entreprises concernant l'adaptation ?
- 14:36OuverteRéponse directe
La transition écologique est-elle un horizon pour la jeunesse ?
- 20:56OuverteRéponse directe
Quels efforts et sacrifices pour la jeunesse, l'économie et le climat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Chiffre
« l'été va nous coûter au moins 0 points de croissance cette année, que la croissance a été nulle cet été au lieu de faire 02 points »
- 0:44Chiffre
« la valeur ajoutée de la production agricole devrait chuter de 8 % cette année »
- 0:44Chiffre
« le plan sécheresse d'urgence en faveur des agriculteurs va coûter au bas mot 1 milliard d'euros »
- 3:03Patrick MartinFait
« le MEDF s'est doté à l'unanimité d'une raison d'être : agir ensemble pour une croissance responsable »
- 3:48Patrick MartinFait
« la croissance n'est pas l'opposé mais au contraire la condition de cette impérative transition »
- 5:15Mathieu LefèvreFait
« la décarbonation nous permet d'être plus libre et plus souverain dans un monde livré à des désordres internationaux »
- 5:59Mathieu LefèvreFait
« produire en France c'est une bonne chose et qu'on doit donc le développer d'abord parce qu'on produit à de bons standards environnementaux »
- 6:42Mathieu LefèvreChiffre
« un solde net d'ouverture d'industrie vertes depuis 2017 avec une croissance des emplois verts qui est deux fois plus rapide que dans le reste de l'emploi »
- 8:54Patrick MartinFait
« le coût marginal de la décarbonation étant quand même élevé dans un pays où on a plus d'argent »
- 9:37Patrick MartinChiffre
« la France c'est 07 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre »
- 22:25Patrick MartinFait
« dans la loi climat et résilience, il y avait aucune étude d'impact, pas même environnemental »
- 25:12Mathieu LefèvreChiffre
« 38 % des véhicules qui ont été vendus sont des véhicules électriques »
- 27:22Mathieu LefèvreFait
« il y a un nombre de modèles économiques qui dépendent de la biodiversité de façon considérable »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bien, bonjour à tous. Bonjour à tous et merci d'être là. Je suis très heureux d'être parmi vous ce matin pour parler d'économie et de transition écologique. Les deux sujets, vous le savez, se recoupent de plus en plus et c'est toute l'ambition portée par les propositions du MEDF, inventer un nouveau modèle de croissance durable et responsable. Nous entrons par ailleurs dans la première campagne présidentielle verte après l'été que nous avons tous subi et qui impose le sujet dans la course à l'Élysée.
Et avant même de connaître le nom du vainqueur en mai 2027, on sait déjà aujourd'hui en septembre 2026 que l'été va nous coûter au moins 0 points de croissance cette année, que la croissance a été nulle cet été au lieu de faire 02 points, que la valeur ajoutée de la production agricole devrait chuter de 8 % cette année et que le plan sécheresse d'urgence en faveur des agriculteurs va coûter au bas mot 1 milliard d'euros. Tout ceci est terrifiant pour reprendre les mots employés la semaine dernière par Roland Escure. Par ailleurs, les enjeux de la transition ne sont pas seulement climatiques, économique ou financiers.
Ce sont aussi des enjeux de rivalité géopolitique, industrielle, technologique, diplomatique et culturelle. Face à cette nouvelle donne pour ne pas subir, pour ne pas décrocher, pour que le pays soit au contraire en position de force, le MEDF a décidé d'organiser aujourd'hui cette nouvelle ref sur le thème de la transition écologique intitulée puissance verte. Et pour démarrer nos échanges, j'invite à monter sur scène Patrick Martin, président du MEDF et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique. Bonjour à tous les deux. Merci d'être avec nous ce matin. Bonjour. Bonjour. Pas de musique ce matin Patrick Martin ?
Non, habituellement quand vous montez sur scène à la RF, il y a toujours une petite musique. Alors je je vais refaire une entrée sur scène à Capella. Bon merci à tous les deux d'être là. Je referme la parenthèse, le petit clin d'œil. Patrick Martin, je commence avec vous parce que je voudrais qu'on parle d'abord du titre de cette matinée, de cette ref puissance verte. Est-ce que vous voulez faire serait pas la première fois ? Un petit peu de provoque parce que d'habitude quand on parle d'écologie, de verdissement de l'économie, on parle pas vraiment de puissance. On parle plutôt de collaboration, de coopération, ce qui sont pas forcément des gros mots d'ailleurs, voire de décroissance.
Quelle est votre idée derrière la tête du titre de cette matinée ? Alors, j'espère ne pas faire de provoque ni ici ni ailleurs. Euh, j'ai la prétention de d'appeler les choses par leur nom. Voilà. Euh parce que je suis quand même très inquiet d'une forme de d'égarement ou de manipulation d'ailleurs du débat public autour de d'objectifs et d'intérêt inavoués parfois. Donc, il faut désidéologiser un certain nombre de sujets et celui de de l'environnement, de la transition écologique mérite d'être appréhendé avec beaucoup de sérieux, beaucoup de détermination mais également beaucoup d'objectivité et en veillant donc à ce que ça ne soit pas euh le champ champ de joute politicienne.
Bon, sur le fond les mots ont donc un un sens. Je rappelle que le MEDF s'est doté à l'unanimité d'une raison d'être. agir ensemble pour une croissance responsable. Et donc euh on tourne le sujet dans tous les sens et on est convaincu que euh la croissance n'est pas l'opposé mais au contraire la condition de cette impérative transition dont on va dont on va parler. Et moi je pense que même si c'est plus ou moins explicite, ça sera ça le thème central de l'élection présidentielle. Ça sera croissance versus décroissance.
Et une des raisons pour lesquelles on considère que la croissance responsable, on s'entend hein, est indispensable, bien sûr, c'est un enjeu de financement de cette transition qui va être très coûteuse, mais on est on est prêt à l'assumer si on nous en laisse les moyens. Mais vous avez aussi des enjeux d'acceptabilité sociale parce que sauf erreur de ma part et je m'en désole le la préoccupation environnementale régresse dans les dans les priorités de nos concitoyens. Et la première des préoccupations, on a la démonstration un peu inquiétante ces temps-ci, ces jours-ci, c'est le pouvoir d'achat.
Donc voilà, c'est c'est une équation difficile à résoudre mais enfin d'at brillant polytechnicien qui sont offert ça très bien. Je pense à Benoît Clocher bien sûr. Mais c'est c'est ça c'est ça qu'on doit revendiquer sans en veillant parce que il y a certains beaux esprits qui qui veulent nous caricaturer, nous dire bon ils font du green washing mais en fait ils sont indécrotables, ils veulent continuer à épuiser la planète en en réussissant à installer cette thèse en définitive à laquelle on croit très sincèrement que réconcilier [grognement] la croissance et l'environnement C'est possible et c'est nécessaire et c'est la seule façon de faire à vos yeux.
Même question pour vous, monsieur le ministre. Est-ce que la puissance verte, c'est votre vision de la transition écologique ? Oui, pleinement. Et d'abord, je voudrais remercier le président Martin pour son invitation aujourd'hui. Je crois que ces mots raisonnent comme une évidence. puissance verte. Euh évidemment, d'abord parce que c'est un enjeu de souveraineté euh majeur, la décarbonation nous permet d'être plus libre et plus souverain dans un monde livré à des désordres internationaux qui font varier le prix des hydrocarbures comme jamais.
Mais surtout au fond, il y a trois visions de l'écologie et ceux qui dénèglement climatique et ceux qui pensent qu'on va faire face aux enjeux climatiques uniquement à travers de la taxe ou de la réglementation comme si la taxe allait faire baisser la température. Et puis il y a ceux qui comme nous pensons que l'écologie elle doit être productive, que produire en France c'est une bonne chose et qu'on doit donc le développer d'abord parce qu'on produit à de bons standards environnementaux dans notre pays et que si on préfère importer, ça fait évidemment moins d'emploi et moins de croissance mais par ailleurs, on importe à de moins bons standards environnementaux.
Et donc par conséquent tous les outils de politique publique doivent être mis en œuvre pour développer la production sur le territoire national. pour développer la production industrielle sur le territoire national. C'est ce qu'a fait le président de la République depuis 2017 avec un solde net d'ouverture d'industrie vertes depuis 2017 avec une croissance des emplois verts qui est deux fois plus rapide que dans le reste de l'emploi et avec un tissu de start-up de Greentech qui sont beaucoup plus puissantes que beaucoup plus puissantes en tout cas qui se développent beaucoup plus rapidement que l'ensemble des start-ups industriels.
opposer écologie et économie, c'est dans le fond n'aimer ni vraiment l'une ni véritablement l'autre. Et d'ailleurs quand on se compare, perçoit que de grandes économies ont fait ce constat depuis très longtemps. La Chine se décarbone massivement depuis des années et évidemment, elle a une croissance qui est une croissance très importante. Les États-Unis avant l'administration Trump ont fait des efforts qui n'ont pas été démentis par ailleurs pour favoriser le développement d'investissement verts sur le territoire national. Donc oui, puissance euh évidemment euh mais puissance suppose aussi de poursuivre en France une activité de simplification.
Nous ne serons puissants, nous ne continuerons à tirer des emplois notamment industriel vert qu'à la condition de continuer à simplifier les procédures. Alors, il faut être une puissance verte, on l'a bien compris, pour faire la transition, mais Patrick Martin, est-ce qu'on peut dire que la France est une puissance verte quand on voit l'été qu'on a tous subi et le choc que ça a été pour l'économie et pour les Français ? Alors, on a subi évidemment, mais moi je voudrais, on a fait à l'occasion de la ref saluer le la qualité de la réponse et l'efficacité de de la réponse qu'en particulier les services publics ont apporté. Je pense prioritairement aux pompiers mais mais pas que. Ouais. Ouais.
Euh donc il faut pas il faut pas non plus euh comment dire exagérer notre incapacité à faire face. Mais ça c'est du réactif. Ça c'est du réactif. Bon après il y a un deuxième point, c'est que évidemment pour ceux d'entre nous qui n'existent plus d'ailleurs qui ne seraient pas conscients du péril climatique, c'est un rappel, j'allais dire un rappel à l'ordre extrêmement brutal. Nos BDEF de Giron, des Landes, du Var et et d'ailleurs ont été d'ailleurs très très actifs he pour autant que possible accompagner les entreprises et et faire face à cette situation. Donc euh on n'est pas dans le déni évidemment non. Euh après euh il y a deux il y a deux idées hein.
D'abord, moi je reste convaincu que le coût marginal de la décarbonation étant quand même élevé dans un pays où on a plus d'argent, il faut mettre l'argent là où il est le plus efficace en prenant en compte, j'insiste là-dessus, l'acceptabilité sociale et autant que possible en évitant la la surréglementation, moi je crois beaucoup plus à l'incitation qu'à la sanction et puis et puis être beaucoup plus résolu dans l'accompagnement des pays qui en fait sont pour l'essentiel à l'origine deavant des émissions de gaz à effet de serre. Enfin, on le sait tous, non ?
Malheureusement pas, l'argent serait beaucoup plus efficace s'il était s'il était investi en Inde, s'il était investi dans certains pays africains, l'Égypte en particulier qui qui en fait le le nuage de Tchernobyl s'est pas arrêté aux frontières françaises. Bon ben voilà, ces émissions elles viennent elles viennent chez nous. Donc voilà, qu'on ne s'accable pas non plus en disant tout ça c'est de notre faute et il faut qu'on arrête de produire pour pour remédier à ça. Enfin sauf erreur de ma part la France c'est 07 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Donc il faut qu'on fasse moins et surtout pas en délocalisant encore plus notre production.
Au contraire, les enjeux de souveraineté que le ministre a rappelé sont d'orinavant extrêmement sensibles, j'allais dire extrêmement extrêmement centraux. Mais il faut qu'on capitalise sur un savoir-faire français, une expertise française qui sont absolument remarquables, qu'on exporte d'ailleurs très bien hein euh dans le dans les filières déchets eaux et j'en passe avec des majors qui sont des leaders mondiaux avec un foisonnement de PME, de start-up tout à fait remarquable.
Donc là aussi dans l'allocation de nos efforts et de nos de nos budgets, il faut il faut qu'on fasse pardon l'expression est pour le coup provocatrisme du tir sélectif qu'on arrête d'arroser partout en se disant il y a une urgence, il faut absolument signifier qu'on est conscient de l'urgence et qu'on va tout faire partout. C'est pas vrai, on en a plus les moyens et donc il faut être très en soutien de toutes ces entreprises qui qui ont les solutions. Les entreprises dans le bon nombre de domaines ont et sont les solutions. Donc il faut surtout pas les accabler, faut au contraire les encourager.
Alors Mathieu Le Fèvre vendredi dernier, ça fait lien avec ce que dit Patrick Martin à Bertier avec Ron l'escure. installer deux groupes de travail pour accélérer, c'est la demande du premier ministre et du président de la République, accélérer le plan d'adaptation, le plan français d'adaptation au changement climatique. Et vous avez mis en place deux groupes de travail, un justement intitulé entreprise et un autre financement. Qu'est-ce que vous attendez des entreprises concernant l'adaptation et comment est-ce qu'on va financer ce nouvel effort dans le cadre budgétaire contraint que vous connaissez bien ?
Euh d'abord, je pense qu'il y a pas de transition écologique euh avec euh uniquement euh l'État et une stratégie qui viendrait d'en haut et qui s'appliquerait uniformément sur euh le territoire national. La transition écologique, c'est l'affaire d'un continuum de nos concitoyens, des collectivités locales, des entreprises et de l'État en tant que stratège. Mais je rejoins ce que dit le président Martin. Il y a parfois beaucoup de mauvaises nouvelles en matière d'écologie. L'été que nous avons vécu est en effet terrifiant, mais il y a aussi des bonnes nouvelles. Les bonnes nouvelles, c'est l'innovation qui vient de la part des entreprises.
Et donc, il faut à tout prix préserver cette dimension innovante que seul les entreprises jusqu'à preuve du contraire sont capables d'apporter au pays. D'où la nécessité de préserver l'ensemble des outils à la fois budgétaires, fiscaux et réglementaires qui permettent d'y procéder. Donc cette dimension-là est extrêmement importante. Pensez qu'on va faire la transition écologique sans les entreprises. Pensez que les entreprises euh se défierait de la question de la transition écologique. C'est également absurde. Elles subissent elles aussi euh les difficultés euh climatiques que nous avons vécu.
On rappeler président mais en Giron dans les landes nombreuses entreprises qui ont connu des difficultés hydriques cet été. leur rapport à leur salariés, à la question sociale, tout ça, ce sont des enjeux que les entreprises n'ont pas attendu l'État pour adresser qu'elles font d'elles-mêmes mais qu'il importe évidemment de traiter sans considérer qu'il y aurait d'un côté la biodiversité, le climat, les émissions de CO2 et de l'autre les méchantes entreprises qui n'auraient rien à faire de ces enjeux. C'est l'affaire de tous.
Pour répondre concrètement à votre question, nous ce qu'on attend des entreprises, c'est à la fois des proposition en matière organisationnelle parce que tout n'est pas budgétaire dans le pays. Les questions de temps de travail, d'organisation du travail pendant les canicules sont des questions essentielles qu'on va pas régler à la maille de l'État, mais c'est évidemment à la maille de l'entreprise dans son dialogue social de le faire.
euh des propositions en matière euh de financement, par exemple, comment peut-on euh dans les prochaines années continuer à développer une politique de l'offre qui soit une politique de l'offre environnementale euh non pas qui conditionne ou qui dicte les comportements mais qui favorise euh la transition et l'adaptation euh écologique et puis plus largement que les entreprises nous disent quelle est la place qu'elles souhaite dans l'adaptation au dérèglement climatique. Mais encore une fois, ça vient pas d'en haut et nous on souhaite pas dire aux entreprises comment faire à leur place. On souhaite qu'elle nous formule des propositions dans la droite ligne de ce qu'elles font déjà. Ouais.
Et ça va aller très vite puisque ce rapport doit être remis avant le début des débats budgétaires. Donc il reste il reste de semaines pour avancer. Euh Patrick Martin à hasard du calendrier, aujourd'hui c'est la ref mais c'est aussi la sortie de votre nouveau livre Génération empêchée aux éditions de l'Observatoire. Voilà, aujourd'hui c'est la ref mais c'est aussi la grande librairie. Euh dans cet ouvrage, c'est pas nouveau, on le découvre pas aujourd'hui. On sait que c'est un sujet qui vous tient à cœur, la jeunesse.
Et donc vous rappelez vos propositions pour que justement la jeunesse d'aujourd'hui ne soit pas une jeunesse, une génération empêchée sur un peu tous les sujets, sur l'emploi, sur l'éducation, la formation, la prospérité, le bien-être. Mais tout ce dont on parle là, la transition écologique, est-ce que c'est pas justement un peu l'horizon qu'on peut donner à cette jeunesse ? On entend beaucoup cette formule, mais est-ce que en fait elle a pas beaucoup de sens ? Et est-ce que c'est pas ça qui permettrait de de de libérer tout le potentiel de cette génération empêchée ? Bien sûr.
Alors, c'est pas une lubie de Patrick Martin, du moins, j'espère hein euh ce ce cette priorisation en définitive de la jeunesse dans toute sa diversité avec des situations individuelles et collectives qui sont très diverses. Euh moi, je suis choqué d'abord par le l'état dans lequel est la jeunesse française en terme de taux d'emploi, en terme de taux de chômage, en terme de santé mentale et puis le fait que 80 % de nos concitoyens considèrent que leurs enfants vivont moins bien queux. Ça ça devrait tous nous nous interpeller.
Il se trouve que par ailleurs, même si le constat à l'instant est négatif, voir très négatif, sep fois plus de jeunes au chômage en France qu'en Suisse, moitié moins de de taux d'emploi en France qu'au Pays-Bas. Et je parle pas de pays qui ont des modèles économiques et politiques complètement différents. Tout ça donc est très inquiétant, mais il faut, j'allais dire sublimer ce sujet-là. Et si on adresse le si on se consacre beaucoup plus à la jeunesse, par définition, on se consacre à notre avenir, mais en réalité, on coche beaucoup de cases. J'évoqué la santé mentale, mais c'est les tensions de recrutement, voilà, et je je le financement de notre protection sociale et ainsi de suite.
Donc, je ne comprends pas que dans le débat public, dans les politiques publiques, mais dans nos rangs aussi, on ne soit pas encore plus attentif à la jeunesse. On fait déjà beaucoup sur l'apprentissage, sur l'accueil des stagiaires, mais on n'est pas encore à l'échelle. Moi, je tiens absolument à ce qu'on y passe. Alors, pour connecter ça en quelque sorte avec le sujet de la transition écologique euh qui est une vraie préoccupation chez les jeunes, ils ont raison.
Euh il faut aussi que on soit d'un point de vue très pragmatique, très opérationnel, euh beaucoup plus attentif, en particulier à ce que euh on organise on organise la formation, l'orientation en perspective de cette transition écologique. C'est quand même assez dingue. Alors, je force un peu le trait qu'on continue à former à différents niveaux.
D'ailleurs, on continue à former des jeunes qui qui s'engagent de bonne fois d'ailleurs à des qualifications puis à des métiers qui n'ont plus d'avenir et qui pour certains ont déjà disparu et que à contrario, on manque cruellement là aussi à différents niveaux de qualification de compétences pour pour le vertissement du bâtiment, de l'automobile, de l'énergie et cetera et cetera. Donc c'est une raison supplémentaire pour qu'on on s'intéresse très résolument à cette jeunesse. Pas pour faire genre, pas par jeunisme. Je suis pas l'incarnation de la jeunesse. [grognement] Encore que la jeunesse d'esprit c'est à tout âge.
Et donc donc voilà, c'est pas c'est pas un sujet abstrait, c'est pas un sujet théorique, c'est un sujet urgent, important et que on doit, je le redis, reconnecter sur tous les grands enjeux dont l'enjeu climatique auquel notre pays doit faire face de manière assez urgente. Ouais. Monsieur le ministre, vous êtes en phase avec euh avec Patrick [raclement de gorge] Martin. Le la transition écologique, ça doit être et le projet de société et le modèle de développement économique que la France doit porter à l'avenir. Oui.
Euh mais surtout je pense que nous n'avons pas le choix, c'est que une grande partie de la croissance d'aujourd'hui et de demain passe qu'on le veuille ou non par la transition écologique. Mais je rejoins ce que dit le président Martin. En effet, parmi les jeunes générations, il y a une quête de sens qui est une quête très importante notamment sur ces enjeux qui posent d'ailleurs des questions de recrutement. Moi, je je vois beaucoup de jeunes qui s'interrogent sur la politique RSE des entreprises avant que de les rejoindre ou que de ne pas les les rejoindre. Donc évidemment, c'est une question essentielle.
Mais le titre du livre du du président Martin Génération empêché euh est très important parce que il nous appartient à nous de libérer euh les freins de cette génération pour que celle-ci puisse continuer comme l'ont fait nos anciens à produire dans le pays. Et pour ça, il faut je crois qu'on retrouve aussi un peu d'hérarchisation dans nos priorités. Euh parfois, on se laisse embarquer dans un discours euh euh qui est un discours euh très légnifiant sur euh la question écologique. Considérant qu'il faudrait ne pas produire pour euh pouvoir euh laisser des terres euh en jacher. J'exagère euh un petit peu mais c'est un petit peu le cas. Ça c'est une dimension très conservatrice.
La production, elle suppose de faire des choix. Ce qui veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi en matière de biodiversité, en matière d'écologie. Mais dans un pays dont le code de l'environnement a triplé depuis le début des années 2000, il y a quand même des gisements de simplification, euh nous en avons mis en œuvre un certain nombre qui permettent qui doivent permettre l'implantation de projets dans le pays. Prenez la question des data centers. Veut-on oui ou non être souverain en la matière dans le pays ? Et ben ça suppose des choix. Ça veut pas dire qu'il faille importer des mettre des data centers n'importe où et à n'importe quelle condition sur le territoire national.
Mais ça veut dire qu'il faut avoir l'inclinaison de politique publique qui assume de dire que ce doit être une priorité pour le pays. Donc génération empêchée mais levons les freins aussi pour que cette génération puisse avoir les mêmes outils qu'on eu qu'ont eu nos anciens dans les années précédentes et qui ont contribué à bâtir un pays qui est un pays prospère. H alors puisqu'on parle donc de cette jeunesse qui on l'espère ne sera pas empêchée et des années à venir il y a quelques jours au forum de Givverni le premier ministre s'est exprimé et a considéré que les Français allaient devoir être patriotes.
Il disait que dans les années à venir, il allait falloir faire bah des choix des efforts et peut-être des sacrifices. Patrick Martin, pour vous quel choix, quels efforts, quels sacrifices avez-vous en tête dans l'intérêt de la jeunesse, de notre économie et de notre climat ? Le sacrifice, c'est pas très vendeur euh même s'il y a une part de vérité hein. Bon, si le propos est de savoir si les entreprises supporteraient des des prélèvements obligatoires supplémentaires, je dis séance tenante. Non. Et là aussi a il y a un impératif, j'allais dire un principe, non, c'est un impératif de cohérence.
Enfin, on a tous en tête que euh la décarbonation, pour tenir notre trajectoire de décarbonation, il faut que les entreprise investissent 40 milliards d'euros de plus par an. Moi je regarde le niveau de l'investis. Alors, c'est nous, on l'avait fait chiffrer par Rex Code. Rapport Pisani Mafous l'a confirmé essentiellement et d'autres encore. Je regarde la pente de l'investissement en France. Globalement, l'investissement est en baisse. C'est terrible parce que beaucoup d'autres pays accélèrent. sur l'IA, sur les biotechnologies, sur le spatial et cetera et cetera. Donc on on est on est devant un mur.
Alors la bonne réponse c'est plutôt de donner alors des moyens financiers autant que ce peu aux entreprises. Ça veut dire de la croissance. Ça veut dire de la croissance. Et puis ensuite avoir des approches très très pragmatiques. Je digresse un petit peu mais comme c'est prescrit maintenant, je peux le dire comme ça, moi je suis un un grand brûlé du Green Deal et de la loi climat et résilience. Souvenons-nous que dans la loi climat et résilience, il y avait aucune étude d'impact, pas même environnemental. On avait fait chiffrer, ça n'a pas été contesté, que la tonne de CO2 évité par la loi climat et résilience coûtait 800 €. 800 € la tonne, 10 fois le prix de marché.
Donc si c'est pas la caricature de ce qu'il ne faut pas faire, c'est-à-dire animer par de bonnes intentions que l'on partage, se précipiter vers des solutions qui, y compris sur le plan environnemental mais également sur le plan économique et sur le plan social sont contre-productives. Je sais pas ce que c'est, on voit le rétropédalage de mon point de vue pas assez énergique de l'Union européenne sur le Green Deal pour amener du pragmatisme parce que derrière le pragmatisme, il y a des résultats. Alors évidemment quand je dis ça, je sais très bien que c'est enance tenant à me dire bah voilà c'est bien la démonstration queils sont pas conscients du péril environnemental et climatique.
Je dis exactement le contraire et moi pardon de la trivialité de l'expression bois du petit lain quand j'entends le ministre aujourd'hui mais c'est systématique si je puis dire dans dans ces expressions, approcher le sujet de cette manière. Il faut il faut véritablement que on pose les coltes et que on se dise on est d'accord sur les objectifs. On est évidemment d'accord sur les objectifs singulièrement parce que c'est un devoir à l'égard de notre jeunesse mais ça va encore au-delà. Donc c'est c'est pas ça le débat y compris dans nos rangs. Moi de temps en temps, j'entends des gens me dire "Ouais ben de toute façon le MEDF se contrefout tout ça, c'est du green washing. C'est totalement faux.
On peut le démontrer, on a 240000 entreprises qui au quotidien sont sur ces sujets-là et pas simplement parce que c'est un enjeu de marque employeur. Il y a une vraie conviction et ce qui est encore mieux, une vraie conviction que ça peut-être une opportunité économique. Donc voilà le ce débat là, il faut en sortir, c'est ridicule. C'est tellement franco-français, franchouillard, polémique, enfin ça n'avance à rien. Au contraire, ça fait reculer. Mais après, il faut qu'on s'accorde sur les voies et moyens. Je dis je parle même pas du rythme, je parle des voix et moyens. Voilà.
Donc on injecte du bon sens en définitive là-dedans et autant que possible que là je suis un peu plus dubitatif que notamment dans le cadre des élections qui se profilent on tranche ce nœud gordien. C'est pas croissance contre environnement c'est croissance pour l'environnement. Et alors justement je rebondis avec vous Mathieu Le Fèvre idem à vos yeux quels sont les efforts et les choix qu'on va devoir faire à l'avenir ce patriotisme dont parlait Sébastien le Cornu ? Bon d'abord le on pourra plus tout faire. Qu'est-ce qu'on met en haut de la liste ?
Oui, [grognement] ce qui est certain, c'est que pour être capable de faire mieux du point de vue de la puissance publique, qu'il faut aussi être capable de faire moins et qu'il peut y avoir une dispersion de moyens à l'heure même où ceux-ci sont évidemment de plus en plus de moins en moins importants. Mais moi, je crois pas du tout à l'écologie sacrificielle. je crois l'écologie qui apporte aux gens et d'ailleurs ça fonctionne quand nos concitoyens quand les entreprises les collectivités on ont un bénéfice. Regardez cet été 38 % des véhicules qui ont été vendus sont des véhicules électriques. Pourquoi ?
pas parce que je vais pas leur faire offense, mais ces acquéreurs ont une conscience euh aigue des difficultés lié aux hydrocarbures, mais parce que ça ça ça ça rapporte un véhicule électrique, ça coûte moins cher à l'entretien, ça coûte moins cher sur tout au long du cycle de vie du véhicule, ça coûte moins cher face à l'envolée des prix du pétrole. Donc l'écologie pour que ça fonctionne, il faut que ça rapporte, il faut qu'il y ait un bénéfice et il faut aussi qu'on puisse placer la transition avant l'interdiction.
Mais en général, toutes celles et ceux qui présentent la transition écologique comme sacrificielle s'inscrivent, comme le disait le président Martin, dans une logique un peu anticapitaliste. Et le débat qu'on doit trancher, je suis pleinement d'accord avec vous, c'est est-ce que euh est-ce que le capitalisme est compatible avec la transition écologique ? Moi, je suis convaincu que oui, mais dans le débat un certain nombre de formations politiques qui sont convaincus du contraire mais qui n'osent pas véritablement le dire parce que c'est pas très à la mode de se revendiquer comme anticapitaliste, mais on rejoint ce que je disais tout à l'heure.
Veut-on ou non qu'on continue à produire sur le territoire national ? Est-ce que les mots de prospérité, de croissance, d'emploi, d'industrialisation sont des gros mots ? Ou alors est-ce qu'on se réfugie derrière une vision un peu conservatrice qui continuerait à à rendre notre tissu industriel plus faible et et moins compétitif ? C'est une question absolument essentielle et moi je sais de quel côté je me situe. Je sais que le capitalisme est compatible avec la poursuite d'un développement durable de la planète. D'abord parce que c'est une nécessité absolue pour les entreprises. Il y a un nombre de modèles économiques qui dépendent de la biodiversité de façon considérable.
Prenez la question de la cosmétique par exemple. Prenez évidemment le secteur agricole. Et ensuite parce que sans capitalisme encore une fois, il n'est point de solution nouvelles pour lutter contre les effets du dérèglement climatique. Donc cette question doit être retranchée mais nous en attendant on continue à simplifier. Pour conclure, Patrick Martin et Mathieu Lefèvre, être patriote c'est aussi être capable bah de se rassembler, de travailler ensemble pour atteindre des objectifs supérieurs. Et c'est l'objet d'une charte que le gouvernement et le MEDF ont signé il y a 2 ans. Quel bilan vous en tirez aujourd'hui ? Quel résultat avez-vous obtenu ?
D'abord, moi je crois beaucoup au débat d'idée et au combat culturel. Et donc le fait qu'on affiche cette conscience partagée et cette ambition commune, c'est pas simplement signer un bout de papier qui reste au fond d'un tiroir ensuite et charge à nous et on le fait hein de porter de porter cette ambition de porter ses engagements auprès de de tous nos adhérents qui je le redis sont dans avant parfois malgré eux conscients de de l'impératif qu'on avance sur sur ce sujet absolument fondateur je dirais presque existentiel. Donc le patriotisme, nous on le on le revendique. Alors on s'entend, patriotisme c'est pas nationalisme. Euh chacun comprendra ce que je veux dire.
Euh et assez paradoxalement hein, je dire à toute chose malheur et bon euh ces enjeux de souveraineté qui étaient assez absent du débat public hein et auquel on ne peut plus ne pas faire face dans un avant, euh ça ça vient un petit peu aider euh la cause dont on parle. Euh enfin, on s'est quand même livré pièces et point à des intérêts étrangers dans bien des matières, dans bien des domaines, mais y compris sur les technologies qui intéressent directement l'environnement. Je pense à la Chine en particulier hein. Euh enfin on avait quand même une pépite en France qui était photo c'est un dossier que je suis depuis 20 ans.
Enfin on était technologiquement si je me trompe pas les leaders mondiaux sur le photovoltaïque et puis bon tout ça pour des raisons diverses et variées n'a pas été n'a pas été pris en compte. Donc le patriotisme, la souveraineté euh il faut les sont des concepts qu'il faut manier avec pincette mais avec beaucoup de détermination et qui peuvent faire levier en définitive qui peuvent converger avec cet objectif partagé que qu'on a de bien mener en la rendant acceptable également cette transition écologique à laquelle on peut pas se dérober. J'ajoute une dernière chose, il nous faut de la constance, de la visibilité, de la lisibilité de la constance.
C'est vrai d'une manière générale, mais ça singulièrement s'agissant de cet enjeu donc existentiel parce que les volt, les changement de pieds, les amodiations, les accélérations et cetera et cetera qu'on a dans bon nombre de domaines et singulièrement s'agissant des réglementations et des législations environnementales, ça conduit alors qu'il y a déjà bien d'autres raisons de le faire, ça conduit beaucoup d'entrepreneurs à se dire "Ou là là là, il est urgent d'attendre. ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera pas demain. Et donc euh on par patriotisme, par intérêt bien compris, bon j'ai aucun état d'alis.
on est on est très déterminé, on est très conscient que ça va être très exigeant mais que ça crée des opportunités cette révolution technologique environnementale pardon et ça va ensemble d'ailleurs. Oui. Mais mais encore faut-il que on sache où on va et que qu'il y a pas de coup de godille permanent ni là ni ailleurs. C'est quand même un fondamental zigzag. Non, on disait dans les années 2010. Ouais. Ouais. Voilà. du pragmatisme, enfin de l'ambition de l'ambition avant toute chose du pragmatisme du consensus autant que possible et de la stabilité et là on déroule et la France a tout pour réussir.
C'était le slogan de BFM Business au passage euh Mathieu Lefève, le mot de la fin pour vous par rapport à cette charte, quelle puisque sans trayard de secret, vous allez justement vous réengager l'un et l'autre ce matin au travers d'une nouvelle charte, quels engagements nouveaux ou supplémentaires vous attendez des entreprises et comment est-ce que l'un et l'autre vous avez fait du chemin ensemble mais comment est-ce que vous pouvez faire davantage de chemins ensemble, mieux encore mieux travailler ensemble ? Mais vous parliez de patriotisme.
Le patriotisme c'est aussi cessé d'opposer les Français, les catégories de Français les uns aux autres et c'est aussi essayer d'entrer un peu dans la nuance plutôt que dans la polarisation du débat public. Il y a une partie du débat public qui considère que le chef d'entreprise est nuisible à la société mais à l'environnement et à la biodiversité en tant que telle. En signant cette charte avec le président Martin, on montre au contraire, je crois que il y a un continuum de travail, un continuum d'activité entre les chefs d'entreprise, leurs salariés et l'État pour à la fois poursuivre les efforts d'atténuation et les efforts d'adaptation au dérèglement climatique.
Mais le patriotisme c'est pas de clouer au pilorie des chefs d'entreprise, des salariés qui prennent des risques personnels, des risqu collectif qui se lève tôt le matin pour assurer la prospérité du pays. Donc le patriotisme c'est d'abord cesser de penser que le monde de l'entreprise au sens large serait un monde dangereux pour la planète qui verrait ses ressources diminuer et n'en aurait que faire. Ça c'est me semble-t-il un message essentiel. Et puis lutter contre la polarisation du débat public, c'est ce que nous avons fait ce matin et ce que nous allons poursuivre avec le président Martin dans quelques instants. C'estess de penser que écologie et économie s'opposent.
Ceux qui pensent ça, encore une fois n'aiment ni l'un ni l'autre. La même manière que quand on oppose agriculture et écologie, on ne comprend pas grand-chose ni à l'un ni à l'autre. Euh mais c'est certain que tous ces sujets ne peuvent euh se résorber, si j'ose dire, dans le débat public, qu'avec une vision de long terme. Je rejoins ce que disait le président. Si vous dites aujourd'hui un agriculteur ou un chef d'entreprise, ton entreprise ou euh ton élevage, ça va plus du tout. Euh il correspond pas aux normes environnementales. Tu as vécu un été épouvantable, tu as perdu la moitié de tes bêtes. Mais voilà, nous on va décider d'en haut depuis Paris que c'est terminé.
On va t'accompagner une année et puis on s'arrête. Évidemment que ça crée du mécontentement, de la colère et que ça rond le pacte social. En revanche, si on dit à cette entreprise, à cet éleveur que on va l'aider considérablement au travers de contrat de transition pour plusieurs années pour qu'il puisse changer de modèle, qu'il n'y sera pas perdant, qu'il y sera gagnant, qu'à la fin son modèle ou son entreprise sera pérenne. Non pas qu'on se substitue à lui mais qu'on puisse se doter des outils de transition. Alors, à ce moment-là, on aura résolu une grande partie euh des contradictions qui nous animent aujourd'hui et c'est tout le sens de la charte que nous apprêtons à signer. Absolument.
Bah, c'est le moment de passer effectivement de la parole aux actes. Merci beaucoup à tous les deux, Patrick Martin et et Mathieu Lefèvre. Et je vous laisse ben là et l'autre vous lever pour aller signer donc cette nouvelle charte qui vous réengage à travailler ensemble sur cette question de la transition. [applaudissements] Merci Merci beaucoup. C'est fait.
[applaudissements]
Merci président. Merci beaucoup. Merci. Merci à tous les deux.