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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 28 août 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Philippe Ballard : "Le RN n’a pas de leçons à recevoir des macronistes !" (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Précisez-nous ce qui s'est passé entre le 25 juillet et aujourd'hui.

  • 1:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est un moment de rupture entre vous et François Bayrou ?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous vous y voyez déjà comme ministre de l'information ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN a fait son choix : dissolution et renversement ?

  • 4:11RelanceRéponse directe

    Le Front Républicain est-il terminé ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Vos réactions nationales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen a effectivement adressé une lettre qui fait trois pages et demie. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Il a eu un mois pour la lire, je pense qu'il aurait pu quand même en prendre connaissance. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « « Tout cela ne va faire qu'aggraver la situation à la rentrée. » »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « et maintenant François Bayrou ment. »
  • 1:56Invité politiqueChiffre
    « les mesures proposées par François Bayrou, c'est 44 milliards »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Il y a abus de langage, quand on gèle le barème de l'IRPP »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « Gouvernement de droite, de gauche, du centre, Macronis, confondus »
  • 8:22Invité politiqueFait
    « il y avait des économies structurelles. »
  • 8:36Invité politiqueFait
    « il n'y a aucune économie structurelle. »
  • 8:46Invité politiqueFait
    « Il faut des réformes structurelles sur l'immigration »
  • 9:02Invité politiqueChiffre
    « Oui, 1 200 milliards. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard39 %
  • Présentateur20 %
  • Invité17 %
  • Invité 28 %
  • Invité 38 %
  • Invité 47 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le RN, comme le Parti Socialiste d'ailleurs, joue un rôle tellement pivot dans ce qui va se passer le 8. Bonsoir, M. le député. Bonsoir. Précisez-nous, s'il vous plaît, puisque l'enchaînement des dates est très intéressant, ce qui s'est passé exactement, puisque vous êtes-vous au cœur du RN, entre le 25 juillet, la lettre de Marine Le Pen, et aujourd'hui, la déclaration de François Bayrou sur TF1.

0:21
Philippe Ballard

Ça va, c'est très simple. Marine Le Pen a effectivement adressé une lettre qui fait trois pages et demie. Oui, à François Bayrou, le 25 juillet, aucune réponse de la part du Premier ministre. Il a eu un mois pour la lire, je pense qu'il aurait pu quand même en prendre connaissance et au moins nous faire part de ses remarques. Et dans cette lettre d'ailleurs, il y a ce que le RN propose, et puis il y a une phrase de Marine Le Pen qui affirme, c'était donc le 25 juillet, il y a eu les annonces de François Bayrou le 15 juillet, puis il y a eu, début juillet, vous savez, toutes ces annonces des ministres complètement contradictoires.

Et Marine Le Pen a cette phrase qui est écrite, « Tout cela ne va faire qu'aggraver la situation à la rentrée. » Avouez que c'était quand même à peu près monitoire. Donc, lettre le 25 juillet, pas de réponse, on n'est pas parti en vacances, et maintenant François Bayrou ment. Donc quand il y a une motion de confiance de déposer, est-ce qu'on a confiance dans quelqu'un qui ment ? Ben c'est non. Voilà. C'est pas plus compliqué.

1:15
Présentateur

Est-ce que c'est un moment de rupture entre vous ? Entre le RN et François Bayrou, il y avait eu souvent une forme de... Il vous a aidé, rappelez-vous, en 2022, il vous avait aidé pour les signatures, il vous a aidé dans l'affaire judiciaire de Marine Le Pen, il avait sur ce plateau même eu des propos extrêmement indulgents à l'égard de Marine Le Pen. Est-ce que ce soir, il y a une forme de rupture entre vous ?

1:37
Philippe Ballard

Non mais, il n'y a jamais eu, effectivement, vous le rappeliez, François Bayrou, en 2022, alors que Marine Le Pen n'était pas sûre d'avoir ses signatures, il a parlé même de cette fameuse banque de la démocratie qu'on attend toujours, les ennuis judiciaires au Parlement européen, ils ont eu les mêmes que les nôtres, mais enfin là, il s'agit d'autre chose, il s'agit de l'avenir de la France, et les mesures proposées par François Bayrou, c'est 44 milliards, qui ne sont pas forcément d'ailleurs que des économies.

Il y a abus de langage, quand on gèle le barème de l'IRPP, c'est-à-dire de l'impôt sur le revenu, quand on supprime les avantages fiscaux pour les retraités, quand on gèle des prestations sociales, non, ce sont des taxes et des impôts in fine en plus, c'est-à-dire que François Bayrou emploie les mêmes recettes qui ont échoué depuis 45 ans. Gouvernement de droite, de gauche, du centre, Macronis, confondus, donc on ne peut pas faire confiance à ces méthodes périmées. Moi, quand je fais mes courses, je n'achète pas des produits périmés, là c'est périmé.

2:30
Présentateur

Et les ballards, est-ce que vous vous y voyez déjà ? Rappelons-nous, le premier tour, après, aux élections de juin, il y a une année, un peu plus d'une année, ça commençait déjà, on imaginait, Bardella, premier ministre, monsieur Tanguy, ministre de l'économie, vous, ministre de l'information, est-ce que vous sentez l'odeur du pouvoir ?

2:51
Philippe Ballard

Le ministre de l'information, quand même, ça rappelle des périodes, ça nous ramène, enfin voilà, 50-60 ans en arrière, je ne pense pas qu'il y aurait eu un ministère de l'information, ça serait vraiment malvenu. Non mais, ça me permet, écoutez, oui, s'il y a une dissolution, on espère bien, cette fois, être vainqueur et donner une majorité, une majorité stable au pays pour pouvoir enfin faire des réformes.

Mais quand François Bayrou, tout à l'heure, dit dans cette notion qui sera contre moi, on va retrouver LFI, on va retrouver les socialistes, on va retrouver l'ERN, ils sont antagonistes, mais là, il s'agit d'une motion de confiance, on a une chance, et surtout, on va peut-être rappeler à François Bayrou, que M. Attal avait dit, pour faire barrage au ERN, moi, je prends un bulletin LFI, moi, ça me fait toujours mal au cœur de voir des anciens alliés s'entre-déchirer, si vous voulez.

3:35
Présentateur

Philippe Ballard, restez avec nous un instant, si vous voulez, mais j'aimerais les réactions sur ce plateau. Est-ce qu'on vit un moment où l'ERN a fait son choix, en réalité, clairement, et là, il se dit, dissolution, renversement du gouvernement, et on y va, on retente notre chance.

3:49
Invité

C'est très clair, le Rassemblement National a le vent dans le dos, aujourd'hui, regardez les sujets qui préoccupent les Français, demain, dissolution, alors c'est une hypothèse parmi d'autres, il est vraisemblable qu'une majorité de Français voteraient pour le Rassemblement National, d'abord, et qu'il y aurait beaucoup d'élus du Rassemblement National, d'abord, parce qu'il n'y aurait plus de Front Républicain, de mon point de vue.

4:11
Présentateur

On est si sûr de ça ? Le Front Républicain, c'est terminé. Le scénario de l'an passé ne se renouvelerait pas ? Et puis, il y a l'opinion...

4:17
Invité

Pourquoi ? Parce que l'expérience, d'ailleurs, s'est retournée contre ceux qui en ont été les auteurs. Aujourd'hui, il est très facile de reprocher un certain nombre de gens d'avoir protégé des députés LFI, et donc, vous avez une partie de la droite comme de la gauche, probablement, qui refuseraient de jouer ce jeu-là. Vous partagez ça, Mme El-Larage ? Il parle de vous, là.

4:40
Présentateur

Il parle de vous, Mme El-Larage.

4:42
Invité

Je vais répondre sur plusieurs points, parce que j'ai l'impression qu'on se déclenche un petit peu. Moi, je formule une hypothèse, madame. Vous avez tout à fait raison, mais je voudrais quand même revenir sur quelque chose. D'abord, expliquer qu'aujourd'hui...

4:50
Présentateur

Non, non, madame, s'il vous plaît, juste, pardon, on va juste pour chapitrer, je vous laisserai dire tout ce que vous voudriez, mais là-dessus, est-ce que, oui ou non, le Front Républicain se recréerait aujourd'hui, ou est-ce que c'est fini ?

4:59
Invité

Pour les socialistes, il y aura toujours un Front Républicain, parce que la menace de l'extrême droite, pour nous, le Rassemblement National au pouvoir, n'est pas quelque chose d'envisageable. Qu'aujourd'hui, il y ait une confiance qui soit rompue sur la question du Front Républicain, évidemment, et je le comprends, c'est-à-dire que quand vous avez un bloc arrivé en tête, certes d'une courte tête, mais en tête quand même, et que le président de la République, sciemment, fait le choix de bafouer le choix des électeurs, en nommant un Premier ministre de droite, et ensuite un autre Premier ministre de droite, évidemment que les électeurs, ça étiole leur confiance vis-à-vis du personnel.

5:28
Présentateur

Vos réactions nationales ? Là, quand même, il se passe quelque chose. Effectivement, on comprend que le scénario, ce ne serait pas forcément la répétition exacte de ce qu'il y avait eu il y a un an.

5:35
Invité

Non. Et alors, pour revenir sur le Rassemblement National, quand même, François Bayrou a été saisi par la promptitude de Marine Le Pen, après sa conférence de presse, à annoncer qu'elle voterait contre le constat, contre la confiance. Et là, elle confirme à nouveau, donc, oui, à votre question. Oui, c'est totalement rompu. Il n'y a plus du tout d'indulgence qui pouvait exister, ou en tout cas une relation pseudo-amicale, ou une bienveillance entre les deux. Non. Marine Le Pen a choisi, et c'est lié évidemment aussi à sa situation personnelle, la situation judiciaire, elle a choisi le combat frontal. Elle veut accélérer le calendrier.

Et pour ça, la première étape, c'est de faire tomber Bayrou. Et après, il faut que tous les dominos tombent.

6:20
Présentateur

Quel est leur intérêt ? Quel est le calcul du RN ? Parce qu'on comprend bien qu'il sera crucial si, effectivement, ils parient sur renversement, dissolution, victoire.

6:28
Invité

Oui, alors, on peut se poser la question. Moi, je pensais que le renversement du gouvernement Barnier allait coûter très cher au Rassemblement National, parce qu'on dit, ben voilà, c'est un parti responsable, il n'est pas capable, voilà, alors que M. Barnier propose une politique raisonnable. Eh bien non. Il faut reconnaître que l'électorat, en fait, n'a pas du tout sanctionné le Rassemblement National après cette première motion de censure. Moi, je repose quand même la même question au Front National, c'est est-ce que vous ne risquez pas de paraître comme un parti irresponsable ou pas suffisamment responsable, notamment eu égard à l'état des finances publiques de la France ?

Et j'aurais, ah ben je vois devant lui, M. le député, j'ai une question à vous poser.

7:18
Présentateur

Il a déjà pris le ministère d'Information, et là, vous lui parlez du Front National qui a disparu en revanche. Oui, le Rassemblement National, pardon.

7:24
Invité

Et c'est, voilà, parce qu'on change des noms sans arrêt en France, sans évidemment changer le fond. M. le député, j'ai une question pour vous.

7:33
Présentateur

C'est le plus méchant sur ce plateau, Renaud Girard, vous ne le remarquez pas.

7:35
Invité

J'ai une question pour vous, M. le député, vous avez fait une métaphore intéressante, vous avez dit que quand vous faisiez vos courses, vous ne mettiez pas dans votre panier, et vous avez raison d'ailleurs, des produits périmés. Mais moi, la question que je vous pose, M. le député, c'est quand vous faites vos courses, est-ce que vous dépensez plus que ce que votre ménage, c'est-à-dire que vous et votre femme, gagnez ? Ça m'intéresserait de le savoir, parce que c'est ça le problème. Le problème, c'est que vous aspirez à diriger l'État, mais l'État n'est pas conçu psychologiquement normalement. Il n'équilibre pas ses dépenses et ses recettes.

8:15
Philippe Ballard

Alors, en réponse, quand je fais mes courses avec mon épouse, voire mes enfants, on ne dépense pas plus que ce que l'on gagne. C'est effectivement une lapalissade. Et là, dans le courrier du 25 juillet de Marine Le Pen, il y avait des économies structurelles. J'insiste bien, structurelles à faire pour redresser les comptes du pays. Parce que dans ce que M. Bayrou a proposé le 15 juillet, il n'y a aucune économie structurelle. Il y a des vieilles recettes qui datent depuis 45 ans et qui ont fait que la France en est dans la situation actuelle.

Donc, il faut des réformes structurelles sur l'immigration, sur notre contribution au budget de l'Union européenne, sur la lutte contre la fraude fiscale, la fraude sociale, arrêtée avec cette dinguerie des énergies intermittentes. Et puis, ces agences diverses et variées, dont on, visiblement, pourrait commencer à s'y intéresser. Oui, 1 200 milliards. Moi, je disais un rapport qui a été rendu public en juin. Il y a des agences et des opérateurs qui sont incapables de fournir leurs comptes. Donc, il y a, comme aurait dit quelqu'un, un pognon de dingue à les récupérer, mais par des économies structurelles. Oui, on ne peut pas continuer à dépenser plus qu'on ne gagne.