Face à Trump la France doit quitter l'OTAN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Que doit faire Emmanuel Macron face à Donald Trump ? Tenir tête ou temporiser ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La France doit-elle dénoncer l'accord sur les tarifs douaniers avec les États-Unis ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Donald Trump vise-t-il le Groenland pour des raisons économiques ou stratégiques ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La France et l'Europe sont-elles capables de sortir de l'OTAN ?
- 11:00OuverteRéponse directe
L'Allemagne soutient-elle la France face à Trump ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelle question poserez-vous au gouvernement sur la situation internationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Périne GouléFait
« il faut qu'on puisse fédérer et je pense que c'est là où on voit toute l'importance que la France ne soit pas isolée et qu'on soit en Europe »
- 6:00Périne GouléFait
« Donald Trump fait une guerre économique aujourd'hui à l'Europe »
- 12:00Périne GouléFait
« Donald Trump fait une guerre économique aujourd'hui à l'Europe »
- 20:00Antoine LomanFait
« il faut s'opposer fermement à ces actes d'autoritarisme et d'impérialisme américain »
- 26:00Antoine LomanFait
« il faut penser plus large. La France n'est pas que une puissance européenne »
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Que doit faire Emmanuel Macron dans cette situation face à Donald Trump ? Est-ce qu'il doit lui tenir tête ou est-ce qu'il doit temporiser pour préserver l'Union l'unité de l'Union européenne ? Pine goulé, je pense qu'il faut un peu des deux, c'est-à-dire il faut qu'on puisse fédérer et je pense que c'est là où on voit toute l'importance que la France ne soit pas isolée et qu'on soit en Europe et il faut qu'une réponse européenne importante, ça me paraît, j'allais dire la première chose à faire.
Par contre, il faut pas non plus rentrer dans l'escalade et donc il faut, j'allais dire jouer un jeu d'équilibriste, où il faut répondre à Donald Trump. On peut pas se laisser non plus marcher de la fermeté sans aller trop loin. C'est exactement c'est ça.
Et je pense que voilà le le premier la première chose qu'on pourrait faire c'est peut-être dénoncer l'accord qui était déjà très favorable aux États-Unis et moins à l'Union européenne du mois de de d'août l'année dernière sur les tarifs doués. Sur les tarifs doués peut-être pour lui montrer cette première vision du fait qu'on va pas se laisser faire. Mais on voit bien que Donald Trump est fait de la politique étrangère au bénéfice de sa politique intérieur.
Pourquoi il a de telles visées sur le Groenland ? On le sait tous. Bien entendu, il se dit que c'est pour protéger son économie et se défendre des asiatiques.
Mais on sait aussi très bien que dedans, il y a des richesses que ces entreprises intérieures convoitent. C'est donc on a là poussé au au paroxisme la guerre économique telle qu'on peut la la voir et Donald Trump fait une guerre économique aujourd'hui à l'Europe. Antoine Léoman, est-ce que vous êtes sur la même ligne de la fermeté sans aller trop loin face à Donald Trump ?
Bon, globalement euh dans ce genre de situation précisément, euh le premier élément important, c'est d'essayer de parler d'une voix unique dans notre pays. Et j'ai des points de désaccord, mais euh je pense qu'on peut se rassembler sur l'essentiel, c'est-à-dire effectivement, il faut s'opposer fermement à ces actes d'autoritarisme et d'impérialisme américain qui sont mis en place par le président des États-Unis. Maintenant, le problème qu'il y a, c'est que nous nous n'avons cessé à la France insoumise de de dénoncer cette logique impérialiste, que ça soit celle de la Russie, que ça soit celle des États-Unis, que ça soit celle d'Israël dans la bande de Gaza.
Et on a l'impression que la parole de la France dans les dernières années a été parfois dans un sens, parfois dans dans un autre avec un peu un de poids de mesure. Quand le président Trump a enlevé le président du Venezuela, Nicolas Maduro, la dénonciation du président de la République n'a pas été ferme, forte dès le départ. Il y a eu une tentative de rattrapage après, mais chaque fois qu'on laisse des puissants, que ce soit Poutine, que ce soit Trump, que ce soit Netaniaahu, avancer d'un pas en écrasant le droit international, et bien potentiellement on se met en situation soi-même d'être victime des coups de force.
C'est un peu ça qui manque dans cette situation là. Et je dois dire que moi ce que j'aimerais, j'ai entendu, on a parlé de l'Europe. Oui, bien sûr.
C'est intéressant de d'essayer de construire une coalition à l'intérieur de l'Europe pour faire face à Donald Trump. C'est même indispensable. Mais il faut penser plus large.
La France n'est pas que une puissance européenne. La France est aussi une puissance euh latino-américaine puisqu'elle est présente en Guyane. La France est une puissance mondiale et nous notre rôle de français parce que la parole de la France est encore un peu écoutée même si on a euh beaucoup détruit la diplomatie française.
Notre rôle doit être de d'aider à la création d'une coalition internationale pour faire face aux actes d'autorité de Donald Trump. Bien sûr plus on sera nombreux pour faire face à ces actes d'autorité, plus on sera efficace. Périne Goulé.
Euh Antoine Loman dit en gros la France a trop laissé faire Donald Trump notamment au moment du Venezuela. C'est compliqué maintenant de le de le tenir sur le le Groenland. Alors je pense que Jean Noéel Bar, le ministre des affaires étrangères a tout de suite dénoncé hein euh le le sujet euh au niveau du Venezuela.
Après c'était moins clair du côté d'Emmanuel Macron dans sa première réaction. essay de contident Trump pour esser de bouger chos d'ailleurs le tweet qu'il fait sortir cette nuit montre bien que le président essaie encore de d'agir auprès de de Donald Trump ce qui prouve qu'on est là et on est sur un fil parce que est-ce qu'il faut aller jusqu'au bout en espérant une guerre ou en ayant des douanes enfin des tarifs douaniers qui sont exorbitants pour et pour nous parce qu'à un moment faudra qu'on ait la réciprocité si on quand on voit la la le dernier tweet entre guillemets filmer Donald Trump qui dit 200 % sur certains produits. Bon, si nous on fait 200 %, il va faire 300 et puis on va faire 300, on va faire 400.
Enfin, on s'en sort pas. Et dans tout ça, qui on affaiblit, c'est nous et les États-Unis au détriment de ceux qui veulent qui dit vouloir combattre, c'est-à-dire de la Chine par exemple ou de la Russie. Donc aujourd'hui, moi je je pense qu'il faut que Donald Trump se rappelle aussi, on peut avoir des désaccords, mais il y a des gens avec qui on a quand même une histoire, un historique contrairement à des ennemis jurés avec lesquels il faut il faut peut-être pas avoir le même la même vision.
Donc moi j'appelle vraiment à ce que quand même on a une fermeté et qu'on rappelle à Donald Trump que on est quand même assez lié. Et puis n'oublions pas quand même que nous sommes, j'allais dire 430 millions d'Européens et je pense que si on s'unit tous et bien on aura plus de facilité à faire, j'allais dire peser notre avis au niveau international. Alors Antoine Léoman, on voit que la France, elle est plus particulièrement ciblée par Donald Trump hein euh pour son refus de payer un milliard de dollars pour participer au conseil de la paix et puis pour l'envoi de soldats sur le Groenland.
Vous vous sentez l'Europe unie derrière la France par exemple ? Comment comment jugez-vous la réaction de l'Allemagne sur le Gen mauvaise. La réaction de l'Allemagne, c'est une réaction qui est une réaction assez traditionnelle des Allemands puisqu'ils se sont placé un peu sous le parapluie militaire américain.
Mais ça c'est je vais dire nous à la France insoumise, on a toujours été cohérent sur ce sujet-là. Quand on nous parlait d'Europe de la défense intégrée dans le cadre de l'OTAN, on narrêtait pas de dire non, c'est pas ça qu'il faut faire. il faut une puissance euh militaire souveraine de la France et sortir du commandement intégré de l'OTAN parce que c'est une alliance qui est béliciste et là on se retrouve dans une situation qui est quand même assez particulière si on veut bien l'entendre c'est-à-dire que un allié de l'OTAN est en train d'attaquer d'autres alliés de l'OTAN et nous comme nous avons cédé je suis désolé de le dire mais nous avons cédé notre puissance y compris industrielle de production de matériel militaire petit à petit pour acheter le matériel américain puisque c'est ça qui intéresse Donald Trump c'est de vendre du matériel militaire américain essentiellement Mais comme on a cédé ces capacités de production, bien on se retrouve un petit peu aujourd'hui démuni.
Et sur le conseil de la paix, c'est pareil. Moi, moi je je je vais dire je suis capable de dire beaucoup de désaccords avec Emmanuel Macron, mais sur ce pointl je suis d'accord avec lui. Le fait queil est refusé d'intégrer le conseil de la paix, c'est une bonne chose parce que cette ce conseil de la paix, c'est pas un conseil de la paix, c'est une une agence qui est là pour concurrencer l'ONU.
Bah non, il y a une agence internationale qui existe qui est l'ONU qui s'est faite au sortir de la Seconde Guerre mondiale et pas pour rien parce qu'il y avait aussi des logiques impérialistes et génocidaires qui sont mises en place dans la seconde guerre mondiale. Donc notre rôle c'est de défendre l'ONU dans ce cadre dans le cadre actuel. On va on va reparler de tout cela avec vous et notamment de cette proposition de sortir de l'OTAN, mais on prend d'abord la direction de la salle des quatre colonnes pour aller voir Marco Pomier.
Marco, vous êtes avec Isabelle Roche du parti Horizon. Oui, Isabelle Roche, vous allez poser une question au gouvernement sur la situation internationale. Qu'allez-vous lui demander au gouvernement exactement ?
Bien, je vais lui demander ce que les citoyens m'ont demandé tout le weekend et pas qu'à moi, à mon groupe, c'est-à-dire sur la situation internationale. Comment nous allons-nous comporter nous la France et nous l'Europe, notamment face aux violations manifestes que Trump est en train de commettre au niveau international. Qu'est-ce qui vous choque du coup dans dans ces violations du doigt international ? et bien l'attitude des États-Unis et de son dirigeant euh face à l'Europe et au fait que certains aussi pourraient avoir tendance à voir relayer euh cette position, on a besoin d'une Europe forte et c'est ce que je souhaite entendre cet après-midi.
Notamment vous faites référence, je suppose à la question du Groenland. Euh est-ce que est-ce que l'Europe a les moyens d'être puissante face aux États-Unis ? Est-ce qu'elle a les moyens de répondre à Donald Trump ?
Oui. Oui. Si on continue d'être uni, oui, si on ne se fracture pas, on a les moyens de répondre à Donald Trump.
En tout cas, c'est ma conviction et en tant que commissaire à la défense et aux affaires européennes, c'est en tout cas le message que je porte et euh ce que je fais euh dans toutes les mesures que je peux prendre. Merci beaucoup Isabelle Roche et on écoutera votre question au gouvernement et la réponse du gouvernement. Et merci à vous Marco Pomier.
Alors qu'à l'instant Jordan Bardella rejette toute forme de soumission aux États-Unis et réclame une réponse forte de l'Union européenne. Berine Goulet, vous avez le sentiment que la présidente de la Commission européenne aujourd'hui est prête à à prendre des actes forts face aux États-Unis. Écoutez, je sais pas si elle est prête à prendre des actes forts, mais en tout cas, il faut qu'elle les prenne.
Déjà, on avait on avait dit nous l'été dernier que l'accord qu'elle avait signé était pas favorable, notamment pour notre puissance nucléaire. Et aujourd'hui, on attendait et bien qu'elle fasse son rôle réellement de présidente de la Commission européenne et pas de défenseur des intérêts allemand. Aujourd'hui, on est passé sur autre chose et pour moi, on est comme disait très bien et je rejoins ce que vous avez dit, aujourd'hui Trump n'a qu'une visée, c'est une visée économique derrière.
On est typiquement dans de la guerre économique portée à son paroxisme. La guerre économique qui n'est pas le sujet, j'allais dire, de prédilection de notre pays et de l'Europe depuis des années. Euh d'ailleurs, on le voit bien, euh l'Amérique a tissé sa toile depuis des années en ayant les lois extraterritoriales, en ayant aussi euh les normes qui sont mises en place pour que on ne puisse pas répondre à certaines choses.
Et puis la loi, on l'a vu avec Airbus, on l'a vu avec Alstom, on l'a vu avec BNP. Bref, il est temps maintenant que l'Europe se réveille. économiquement, si on veut continuer à exister et pouvoir répondre à ce genre d'attaque qui peut aujourd'hui être économique mais qui peut demain se transformer en autre chose, il faut que nous aussi on ait les mêmes outils que les États-Unis ont mis en place non, ils existent pas au même niveau que la partie des États-Unis sur cette partie en tous les cas de G un dispositif de rétorsion qui peut aller très loin qui peut exclure les entreprises américaines des marchés publics européens.
Il faut l'activer. Je pense qu'il faut l'activer aujourd'hui. Oui, bien sûr Antoine Léo.
Non, bien sûr. Euh bon, je suis euh je suis je suis heureux de voir que sur ce sujet-là, il peut y avoir euh un front assez large qui peut se mettre en place. On a des désaccords sur certains points, on a des différences d'analyse.
Euh, je suis critique de ce qu'a fait le gouvernement dans les années précédentes, mais dans une situation où nous sommes agressés par le président des États-Unis, je suis au moins heureux de voir que sur la question des sanctions économiques contre les États-Unis, il y a des points d'accord. Maintenant, je redis ce que je disais tout à l'heure, on ne peut pas penser la France que comme une puissance européenne. Il faut penser plus large que ça.
Et aujourd'hui, ceux qui sont dans une logique impérialiste, on a la Russie d'un côté, on a les États-Unis de l'autre et on a Israël dans la bande de Gaza, plus un certain nombre d'autres États. Mais il faut qu'on soit capable d'élargir le front de la résistance face à Donald Trump parce que sinon et bien nous serons dans une situation où nous allons monter en tension sur les questions économiques et à un moment donné les questions de tension économique peuvent se transformer en un conflit ouvert et se pose ensuite la question de savoir qui sera prêt à faire quoi dans cette situation là. Moi, je ne pense pas que certains soient prêts à aller jusqu'à des conflits armés.
Et par ailleurs, je ne suis même pas sûr que Donald Trump ait la capacité dans sa politique intérieur d'aller jusqu'à un niveau de conflit. Donc, il faut être aussi capable d'analyser les faiblesses de notre ennemi. La faiblesse principale de Donald Trump, c'est le faible soutien qu'il a à l'intérieur du peuple américain.
Mais je voudrais terminer, je voudrais terminer juste d'un mot, mais c'est que tout à l'heure, il a été question de Jordan Bardella. Il faudrait quand même rappeler que monsieur Bardella s'est aligné de manière extrêmement servile sur les États-Unis d'Amérique. Il y a encore quelques temps, en décembre, il demandait à Donald Trump où trouvait-il toute cette énergie ?
Bah aujourd'hui, on a le résultat de ce que fait l'extrême droite quand elle est au pouvoir. Elle essaie de rouler sur les autres et d'être dans des logiques impérialistes qu'on ne peut pas tolérer. Et nous on savait pas du côté de la salle des quatre colonnes pour aller voir bah la députée qui va poser une troisème question sur la situation internationale.
Il s'agit de Marie Lebec qui est à vos côtés. Stéphanie. Marie Lebec, vous allez interroger le gouvernement, qu'allez-vous lui demander ?
Alors, on va interroger cet après-midi le gouvernement sur les droits de douane, enfin les menaces de droits de douan des Américains que ce soit de 10 % à 200 % et souligner surtout le fait que à la fois la France mais aussi l'Union européenne ne peut pas rester inactif à cette situation. L'Europe c'est une grande puissance commerciale. On a beaucoup d'atouts à faire valoir et il faut qu'on se saisisse désormais des outils européens pour contrer la doctrine de Trump.
Est-ce que l'Union européenne doit activer son instrument anticoerition qui permet de limiter l'accès de produits américains au marché européen et est-ce que c'est faisable rapidement ? Parce que souvent l'avantage de Donald Trump, c'est que lui prend des décisions rapides et que nous on est 27 et que c'est un peu plus compliqué. D'une, je pense que c'est un outil absolument indispensable.
D'ailleurs, le président de la République qui s'est exprimé à l'instant à Dabo, ça a bien souligné le fait que d'une l'Europe devait arrêter d'être naïf, utiliser les outils de réponse, mais également à rappeler la nécessité et je vois que d'autres dirigeants ont été dans ce sens de respecter les règles d'un monde qui serait multiléroral et pas la loi du pouvoir. Et donc oui, il faut absolument aller jusqu'au bout de la menace. C'est une question de crédibilité aussi pour l'Union européenne, même au-delà de la question des États-Unis et de Donald Trump pour nos partenaires sur la scène mondiale.
Et après, il faut faire en sorte que ça puisse aller le plus vite possible. Et donc oui, il faut prendre si on décide et décrète aujourd'hui qu'il faut avancer dans ce sens, il faut que l'Union européenne se réunisse rapidement pour mettre en place ces mesures. Merci beaucoup.
Merci. Merci à vous Stéphanie Despierre au côté donc de de Marie Lebec alors qu'à l'instant Emmanuel Macron depuis Davos dénonce une situation folle et estime que l'Union européenne pourrait avoir à utiliser cette arme antiicoer qu'on évoquait à l'instant tandis que l'ancien responsable de l'OTAN, monsieur Rasmusen, dénonce une attaque de Donald Trump contre l'ordre international. On voit que ça réagit de partout actuellement au sujet de de l'OTAN.
Vous l'évoquez à l'instant, la France insoumise défend une sortie de la France de l'OTAN. Vous vous découvrez gauliste tardivement. C'est Bah non, pas tardivement.
Non, mais c'est pas c'est sur ce sujet-là, on aurait pu effectivement avoir des points d'accord avec le général de Gaulle, mais par ailleurs, c'est un héritage qui n'est pas que gauliste, qui est aussi mitérandien, qui est chirakien. En fait, il y a eu jusqu'à Nicolas Sarkozy une vision de la politique internationale et de la place de la France dans le monde qui était celle d'une France indépendante en essayant au maximum que ce soit une France non alignée au service de la paix, même si nous avons nous sommes entrés dans l'Union européenne et que certains ont ensuite voulu nous intégrer d'abord à l'OTAN puis au commandement intégré de l'OTAN. Mais nous à la France insoumine, on a toujours dit que cette alliance était un risque pour la France.
D'abord parce que si un pays de l'OTAN est touché, alors il y a normalement une solidarité mais en plus parce que aujourd'hui on voit ce que nous n'avons cessé de dénoncer à savoir que c'est normalement un outil d'impérialisme au service des États-Unis. Goulet, est-ce que la France et l'Europe aujourd'hui sont en capacité de sortir de l'OTAN ou de se priver, si l'on peut dire, du parapluie militaire américain ? Alors la la problématique et vous vous l'avez justement évoqué, c'est est-ce qu'on peut faire sans le parapluie américain ?
Si si Emmanuel Macron depuis qu'il élu dit qu'il nous faut une armée européenne, c'est qu'il y a une raison. il avait bien anticipé qu'il y avait un risque et donc on est dans ce risque aujourd'hui. risque d'autant plus important quand on voit les accords qu'a pu signer madame Vaner Lion l'été dernier qui autorise j'allais dire un certain nombre d'achats et qui s'engage d'ailleurs l'Europe dans un certain nombre d'achats sur des industries stratégiques et il faut absolument que l'Europe se rende compte aujourd'hui comme elle l'a fait un peu sur sur l'énergie quand on elle s'est rendu compte que le gaz russe et bien allait être plus compliqué qu'elle travaille à son indépendance j'allais dire militaire et stratégique et bien entendu on parle parce que qu'est-ce qui peut aussi emmener un conflit demain, c'est aussi la souveraineté alimentaire, c'est l'énergie et c'est la défense.
C'est les trois piliers qui ont qui ont été défendu par le premier ministre il y a quelques semaines. D'ailleurs, il y a déjà eu deux débats sur ce sujet-là. Donc, il faut maintenant qu'il y ait une vraie Europe.
Et j'espère que là où depuis quelques mois, on voit des difficultés de la tête, vous avez pas l'air tout fait d'acc fois les certains qui s'étaient un peu récalcitrant pour mettre les moyens sur leur armée individuelle dans chaque pays européen, bien vont s'y mettre. On a besoin d'une armée européenne forte. Il faut une armée européenne.
Les fill est sur quelle ligne là-dessus ? Non, moi j'ai un point de désaccord parce que ça c'est ce que j'évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire l'Europe de la défense jusqu'à présent et c'est ce qui a été fait en Europe sur ce sujet-là, c'est justement une Europe de la de la défense intégrée avec l'OTAN. Donc là maintenant tout le monde est en train de se réveiller, tant mieux, en disant l'Europe de la défense intégrée dans l'OTAN, ça ne fonctionne pas si on se fait attaquer par un pays membre de l'OTAN.
Youi, tout le monde a l'air d'arriver sur nos positionositions. Maintenant, la question de l'Europe de la défense, elle-même est posée parce que ça veut dire que s'il y a des désaccords par exemple entre la position allemande et la position française comme ça a l'air de commencer à être le premier ministre qui est en train d'arriver, on le voit à l'image en direct quand on a quand on a ce type de situation, pardon, mais moi ce que je veux, c'est qu'on développe une souveraineté militaire française et sur ce sujet-là pour le coup, les insoumis ont toujours été clairs. Nous, on n' pas de problème à faire de la dépense militaire.
C'est pas ça notre sujet. Notre sujet, c'est de définir quels sont les objectifs militaires stratégiques que nous définissons. Jean-Luc Mélenchon a par exemple posé la question de l'espace puisque aujourd'hui la question de l'espace est une question centrale.
Le le président de la République a décidé d'un d'un conseil militaire de l'espace, personne n'en a débattu, on n pas pu avoir ce débat-là. Mais ça c'est des questions qui sont des questions majeures et qui doivent être, je termine d'un mot, qui doivent être débattu collectivement par notre assemblée nationale pour que les citoyens puissent ces questions. Alors la séance des questions gouvernement va débuter dans 5 minutes.
Maintenant, j'aimerais qu'on parle de l'autre sujet du jour, le budget le 493 également qui sera déclenché officiellement après cette séance par Sébastien Lecnu dans l'hémicycle et Stéphanie Despierre où on sait d'ors et déjà qu'il y aura deux motions de censure dans la foulée. Oui, deux motions de censure dans la foulée qui vont être déposées par la France insoumise et par le Rassemblement national pour protester à la fois sur le fond de ce budget et puis sur la méthode sur l'utilisation de ce 493 parce que vous l'avez vous l'avez dit hier, Sébastien Lecnu a annoncé qu'il il allait finalement utiliser ce 493 alors qu'il s'était engagé il y a 3 mois sur demande du Parti socialiste à ne pas l'utiliser. C'est une sorte de 493, comment dire un peu négocié puisqu'il a fait des concessions au Parti socialistes qui en retour s'est engagé très publiquement ce matin à ne pas censurer le gouvernement de Sébastien le Cornu qui va donc a priori sauver sa peau parce qu'il n'y aura pas de vote d'émotion de censure le PS ne la votant pas et donner un budget à la France.
Certes un budget mais qui ne met qui mécontente beaucoup de monde a commencé par les chefs d'entreprise et aussi la gauche et évidemment et quelques-uns aussi au sein du bloc central. On entendait tout à l'heure Horizon, le modè, la droite républicaine qui ont bout d'interrogation car Sébastien Lecnu a promis que le déficit ne dépasserait pas 5 % mais pour l'instant ils n'ont pas de visibilité sur les économies qui seront dans le texte final. Merci beaucoup Stéphanie Despierre, je me tourne vers vous périne Goulé, on a entendu le président de votre groupe Marc Fenot est très en colère contre ce qui s'est passé hier sur le contenu de ce budget.
Il parle de l'acheté budgétaire de dépenses publiques à l'aveugle. Pour vous, le gouvernement a trop lâché au PS ? La problématique aujourd'hui, c'est que on n pas la totalité du budget.
On a les concessions, on a les cadeaux, le sucré qui a été donné vendredi dernier, mais aujourd'hui on n pas le salé. Comment on finance ? Et on nous dit on va respecter les 5 %.
On avait déjà du mal à respecter les 5 % avant, on refait des cadeaux et là on respecterait. Nous aujourd'hui, on est très inquiet parce qu'en plus qui dit 5 % dit au taquet de ce qui est possible. On supprime les réserves qu'il y a à l'intérieur du ministère.
On va raboter un certain nombre de mesures dans les agences. Ce qui signifie à un moment que s'il y a une une nouvelle crise, par exemple côté agricole, comment on finance cette nouvelle crise ? Donc vous craignez que l'objectif des 5 % soit pas atteint.
Aujourd'hui, moi je ne je ne peux pas me prononcer sur ce budget puisque je n'ai pas ni le je n'ai pas la totalité du volet dépenses et c'est bien la problématique et aujourd'hui faire des j'allais dire des offres sucrées sans dire aux gens comment le financer et vous le disiez très bien on a quand même un vrai sujet des entreprises. On dit que ça va pas les français mais quand les grandes entreprises on leur fait une surtaxe supplémentaire on l'a déjà on a déjà vu qu'il y avait des répercussions. Les petites et moyennes entreprises qui sont des sous-traitantes vont être touchées et pas ricoché les Français.
Antoine Léumand, on dit souvent que voter un budget bah c'est acté qu'on fait partie de la majorité. Ne pas le censurer comme va faire le PS aussi, c'est la même chose. Clairement, ils choisissent de s'allier à la majorité et de rejoindre d'une certaine manière la majorité parce que le choix d'un vote du budget, c'est vous l'avez dit, l'entrée ou la sortie dans la majorité.
Et le problème c'est ce qu'il y a à l'intérieur de ce budget. Et madame Goulet disait à juste titre mais à la fin comment on va financer tout ça ? Et il y a une manière de financer, c'est de d'imposer plus fortement les plus riches.
Je vais donner deux chiffres très simples. Record de versement de dividende 107 milliards d'euros des entreprises du CAC 40. Et hier, monsieur Bernard Arnaud a perdu 4 % de la valeur de LVMH.
Ça veut dire deux fois plus que ce qu'aurait pu faire la taxe Zucman hein. Donc en réalité on aurait tout à fait pu imposer les plus riches. Ça n'a pas été le choix fait par le gouvernement.
Le PS a cédé sur ce pointl. Si si il y a quand même l'attaque sur les ha patrimoine qui reste, l'attaque solding reste voilà, il y a eu quand même des choses qui restent riches, les riches et particulièrement quand dans une dans une situation dans laquelle on dit qu'il faut augmenter le budget militaire pour faire face à des agressions, il faut que les riches mettent la main à la poche. On peut pas faire autrement autour de sur sur le PS, est-ce qu' LFI va tirer les conséquences de cette non censure du PS au municipal ?
Plutôt au PS tiré les conséquences. Ils sont partis, je sais pas où et je sais pas où est-ce qu'on les retrouvera mais potentiellement à la fin ça sera dans la majorité. Allez, on va on va Merci beaucoup à tous les deux d'être venus débattre sur notre plateau.
Antoine Léaument