Le Point d'Autain 4 : Italie, rentrée Nupes, menace néofasciste, assurance chômage, retraites
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:04Invité politiqueFait
« la gauche a disparu en s'alignant derrière ma théorenzie c'est-à-dire derrière un pôle social libéral »
- 7:13Invité politiqueChiffre
« 70% des Français se disent opposés à cette contre-réforme »
- 8:37Invité politiqueFait
« une réforme aussi profonde aussi structurelle aussi engageante pour nos vies la faire passer par le biais d'un amendement au gré d'un budget c'est évidemment inacceptable »
- 9:58Invité politiqueFait
« nous avons réussi à le faire la dernière fois même si c'était une victoire un peu à la Pyrrhus »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour tout le monde je suis là devant la salle Lamartine où on se réunit ce matin avec notre groupe de la France insoumise et aujourd'hui à partir de 14h nous aurons notre séminaire d'intergroupe de la nupestre avec l'ensemble des députés pour parler à la fois de la situation politique et de notre mode d'organisation d'interview et aussi de la loi chômage qui arrive et des différents budgets qui vont être en discussion en cette fin d'année donc un programme dense et dans un contexte comme vous le savez qui a été difficile ces derniers jours avec ce qu'on appelle l'affaire Adrien katnens et qui en tout cas impose ce que nous arrivions à surmonter ce choc qui a été très douloureux et que nous prenions un certain nombre de dispositions à l'avenir pour que l'honneur de la gauche qui est de lutter contre les violences faites aux femmes soit correctement traduit dans nos capacités à appréhender dans nos organisations c'est fait alors je vous parle dans un moment où il y a effectivement ce moment douloureux mais il y en a eu un autre dimanche soir d'une ampleur évidemment qui n'est pas comparable puisqu'il s'agit du tremblement de terre en Italie avec la victoire de mélodie qui dit quelque chose de l'air du temps qui est un air du temps d'ailleurs relativement planétaire mais d'un pays voisin avec d'ailleurs des histoires politiques souvent très proches en tout cas au 20e siècle et qui a de quoi terriblement nous inquiéter même si on peut toujours discuter du caractère néo-fasciste plus ou moins grand de la coalition qui va se former autour de mélodie ne reste pas moins que c'est un signal d'alerte très fort très très fort et que on peut comparer avec la France sur au moins un point c'est que ce qui s'est passé en Italie c'est que la gauche a disparu en s'alignant derrière ma théorenzie c'est-à-dire derrière un pôle social libéral sans tenir tête et qu'au final la gauche a disparu et la victoire de cette extrême droite elle est rendue possible par la désespérance dans le monde populaire et par cette incapacité de la gauche à offrir une perspective de transformation de changement comprise par un peuple nécessairement en colère et d'ailleurs quand on regarde la carte des résultats de dimanche il y a une abstention très forte et qui indique que c'est bien du côté de la droite dur qui a eu mobilisation et démobilisation du côté de ce qu'on peut appeler le peuple le peuple de gauche et en France on a pris un tout autre chemin c'est à dire que c'est aussi fort des leçons de cette histoire italienne que nous avons tenu tête tenue bon et là pour le coup notamment avec les candidatures successives de Jean-Luc Mélenchon et de ce que nous avons réussi à construire avec le Front de gauche puis ensuite la France insoumise et puis maintenant la nupesse c'est à dire d'avoir dans le paysage politique une gauche qui est structurée autour de son pôle de transformation en profondeur et non pas aligné derrière des politiques qui sont politique finalement qui se moule dans une forme de néolibéralisme futile adoucif futile social malgré tout qui n'est pas en rupture avec les politiques telles qu'elles ont été menées depuis plusieurs décennies et ça c'est un point d'appui très fort donc il faut avoir conscience et d'ailleurs à gauche celles et ceux qui aujourd'hui sont en grande bataille j'ai envie de dire presque en croisade contre la nups les invitent vraiment à réfléchir parce que je crois que la nuit Pesse est aujourd'hui l'outil qui peut nous permettre d'empêcher quand la macronie risque de perdre des plumes voire de s'effondrer par l'entêtement dans une politique dogmatique qui est à rebours des aspirations populaires et bien ensuite l'alternative sera de savoir si c'est le rassemblement national probablement avec Marine Le Pen qui l'emporte ou si c'est un pôle émancipateur progressiste qui est aujourd'hui incarné par la nupestre qui l'emporte donc c'est une bataille serrée d'une très grande gravité j'ai envie de dire et qui implique notre responsabilité forte et ça fait partie des choses d'ailleurs que je dirais cet après-midi dans notre séminaire de la nupesse et puis dans la période que nous traversons c'est vrai que nous devons réfléchir fortement à ce qu'est cette extrême droite ce qu'est le retour de ce néo fascisme et j'ai beaucoup aimé ce matin ou hier soir je sais plus dans nos multiples boucles télégrammes que nous avons un petit mot envoyé par mon ami Christian Benedetti que vous connaissez sans doute et qui ou pas peut-être que vous le connaissez pas c'est un artiste comme je les aime un directeur de théâtre bref et il a envoyé ce mot de passeolini que je ne résiste pas à vous lire en italien avec la traduction en français non ici un mot ou pas il est où il va aller à dire Essen ça storia c'est l'Italia avait c'est cool de la soie Mémoria si accorder et ces mots de Pasolini comme nous en avons aussi lu un certain nombre de grammes chics qui ont circulé depuis dimanche sont là pour vraiment nous rappeler cette histoire-là qu'il y a toujours vous savez la bête est encore féconde comme on dit elle est encore féconde et qu'il faut réfléchir que à chaque fois que nous aurons dans les pages de l'histoire ce retour de cette fibre néopaschiste et bien elle prendra des formes qui sont des formes évidemment correspondant à la période actuelle et toujours avec un visage trompeur parce que c'est un des des caractéristiques de l'extrême droite c'est qu'elle est arque-bootée sur le cœur de son idéologie qui est toujours la régénération de la nation par la désignation d'un ennemi intérieur et les étrangers qui sont la cible prioritaire donc un fantasme d'ordre de renouveau alors qu'il s'agit en réalité de revenir à un modèle très ancien mais en prenant le visage du renouveau avec cette volonté d'exclure et de régénérer la nation et autour tout ce qui relève de l'économie etc il y a une certaine plasticité en fait de l'extrême droite en fonction de l'époque et qui est terriblement trompeur puisque on le sait à chaque fois il y a en réalité connivence avec les intérêts de la grande bourgeoisie pour le dire de façon très simple et que finalement l'extrême droite peut tout à fait se mouler dans le libéralisme économique tout en ayant un discours qui peut prendre des atouts plus plus sociaux mais que nous avons à démasquer des masquer les deux démasquer ce discours enfin ce discours qui prend des airs sociaux et qui en réalité profondément antisociale et de l'autre côté ne pas contourner le racisme qui est au cœur du projet du projet néo-fasciste de la même manière que d'ailleurs sont sexisme qui fait de cette régénération d'un ordre terriblement terriblement ancien voilà et donc face à ce péril nous avons en tout cas pour l'heure à combattre les politiques néolibérales qui qui en fait apportent à chaque fois de long au moulin aussi au ressentiment populaire qui est lui-même le moteur dans votre à l'extrême droite à nous de faire grandir l'espérance mais pour le faire grandir il faut évidemment qu'on s'oppose à ce gouvernement et là dans les urgences que nous nous voyons c'est la bataille des retraites qui nous paraît tout à fait essentiel elle est essentielle parce que c'est un immense recul que promet Emmanuel Macron et le gouvernement puisqu'ils sont entêtés à vouloir nous faire travailler plus longtemps et à de cette abaisser le niveau des pensions et ça c'est totalement inacceptable parce que nous ne voulons pas de recul sociaux parce que c'est profondément injuste et parce que ce sont les meilleurs années de la retraite celle où nous sommes le plus nombreux à pouvoir espérer être en bonne santé qui sont grignotés par ces recul voulu par par le gouvernement on ne sait pas comment ils vont faire passer la pilule d'autant que 70% des Français se disent opposés à cette contre-réforme c'est énorme donc c'est une réforme totalement impopulaire qui n'a pas de majorité dans le pays et le gouvernement cherche la majorité à l'Assemblée nationale en évidemment s'appuyant sur la droite qui en fait a toujours été la droite classique par le pas du gouvernement qui lui aussi est droite je parle de droite plus plus classique qui en fait a toujours été pour le recul de l'âge de départ à la retraite donc là il y a une bataille très qui est en train de s'enclencher avec la méthode du gouvernement qui veut probablement en tout cas pour l'instant menace de mettre un amendement de faire passer cette mesure sur les retraites par un amendement dans le PLFSS c'est à dire le budget de la Sécurité sociale ce qui serait quand même vraiment une manière de faire absolument inadmissible c'est à dire une réforme aussi profonde aussi structurelle aussi engageante pour nos vies la faire passer par le biais d'un amendement au gré d'un budget c'est évidemment inacceptable et je peux vous assurer que nous serons au rendez-vous pour mener la guérilla si ça passe par cette offensive et il y a évidemment une autre méthode qui serait de le faire passer par le 49-3 ou une troisième méthode de faire passer dans une loi en bonne et due forme ce qui serait plus correct d'un point de vue démocratique mais tout aussi inacceptable sur le plan politique donc c'est la bataille majeure du moment je dirais d'une certaine manière même si après il y en a d'autres et c'est jamais à l'exclusion de toutes les autres mais disons que celle-ci est et je dirais assez fondamental dans la dans le moment qui s'ouvre donc il y a un bras de fer qui doit s'engager ce bras de fer il faut qu'on le mène qu'on le mette dans la rue et il y aura la manifestation avec les syndicats le 29 septembre qui est tout à fait important dans le rapport de force général avec le gouvernement et puis ensuite avec la marche du 16 octobre qui est appelée par des forces politiques notamment de la nupesse nous attendons encore la décision du Parti communiste français mais j'ai bon espoir qu'il rejoignent cette marche et que progressivement le 16 octobre on soit de plus en plus nombreux qu'il puisse également y avoir des associations et des syndicats qui appellent et c'est un rendez-vous important qui nous devons préparer et qui fera partie de l'ensemble de notre façon d'aborder la séquence et de faire reculer le gouvernement je rappelle que nous avons réussi à le faire la dernière fois même si c'était une victoire un peu à la Pyrrhus puisqu'en fait on a fait une grille à parlementaire avec une obstruction très très grande souvenez-vous ce qui fait qu'on a reculé le temps d'adoption j'étais dans dans la commission vraiment nuit et jour et dans l'hémicycle et pendant ce temps-là la mobilisation s'organisait dans la rue et en fait à nous deux on a fait à nous deux c'est à dire bataille parlementaire et rue on a permis de faire reculer le gouvernement jusqu'à ce qui est le coup près du covid et à ce moment là mais ils ont retiré le texte c'était plus le moment de l'adopter donc il cherche un moyen d'y revenir et donc c'est à nous vraiment d'être offensif sur ce sujet et de faire de cette journée du 16 qui est aujourd'hui bien sûr contre la vie chère qui est insupportable avec l'inflation et des salaires qui sont des salaires stagnants et donc en fait reculant et également l'urgence climatique contre laquelle le gouvernement ne s'organise pas correctement pour y faire face ne répondant même pas à ses propres objectifs fixés donc on a ces enjeux là qui sont des enjeux structurants forts et avec lesquels nous devons évidemment à partir desquels nous organisons cette marche mais nous y ajoutons de façon forte et centrale la question de la retraite et c'est pourquoi nous devons être très très nombreux le 16 octobre dans la rue et d'ici là sur les réseaux sociaux partout à bien réfléchir à comment nous allons aborder cette séquence pour ne pas leur laisser la main et pour démontrer qu'ils sont minoritaires pas simplement dans le pays mais aussi dans leur capacité à faire adopter des grands reculs comme celui sur sur les retraites voilà je compte sur vous et on se revoit très vite pour le point de temps
Clémentine Autain