Edouard Philippe en classe "affaires" ? - Les questions SMS #cdanslair 20.12.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse partielle
Pourquoi ne pas prendre les pays nordiques et leur éthique comme modèle ?
- 0:49OuverteRéponse directe
À quel moment la Cour des comptes aura-t-elle un vrai pouvoir et appliquera-t-elle de vraies sanctions ?
- 1:19FerméeRéponse directe
Sait-on combien chaque ancien président coûte aux Français par an ?
- 1:55FerméeRéponse directe
Tous les ministres sont-ils accompagnés par leur propre médecin ?
- 2:40FerméeRéponse directe
N'est-ce pas le Président du Sénat qui doit remplacer le Président de la République en cas d'absence ?
- 3:00FerméeRéponse directe
Que veut dire « j'assume » pour un Premier ministre ? Encourt-il une sanction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17InvitéFait
« C'était 2001 Lionel Jospin. Donc ça fait 15 ans. »
- 1:31PrésentateurChiffre
« Le coût d'un ancien président de la République, c'est en gros 3 millions d'euros par an. »
- 2:06PrésentateurFait
« C'est que le Premier ministre et le Président peuvent voyager à titre privé dans les avions gouvernementaux. »
- 3:04InvitéFait
« Non, de toute façon, il n'y a pas de délit pénal, donc il n'y a pas de sanction. »
- 4:10Invité politiqueFait
« En partie, en partie, oui, bien sûr. »
Temps de parole
- Invité32 %
- Présentateur27 %
- Édouard Philippe24 %
- Invité 217 %
≈ 12,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Comme promis, pourquoi ne pas prendre les pays nordiques et leur éthique comme modèle ? C'est bien sûr la direction. On voit bien que depuis maintenant une dizaine d'années, je prendrais même une quinzaine d'années, prenons comme début effectivement cette suppression des fonds spéciaux, de l'argent liquide dans les cabinets. C'était 2001 Lionel Jospin. Donc ça fait 15 ans. On est sur cette trajectoire. Alors évidemment, on prend exemple sur cela. Mais on voit bien qu'en même temps, on a des sueurs froides quand on voit comment c'est en Suède, avec, vous savez, ce petit bulletin qui est publié.
Il y a une espèce d'annuaire qui est publiée en Suède que tout le monde peut acheter, se procurer, tout un chacun, et dans lequel vous avez le montant des impôts que chaque citoyen suédois, que chaque foyer fiscal suédois a payé. On en est loin. Dans notre culture, on n'est pas là du tout.
Pas du tout. À quel moment la Cour des comptes aura-t-elle un vrai pouvoir et appliquera-t-elle de vraies sanctions ? René Dozière.
Alors, le pouvoir, elle l'a. Et d'ailleurs, notamment vis-à-vis de l'Élysée, le fait que la Cour contrôle tous les ans le budget de l'Élysée, c'est important. Elle fait des rapports ailleurs. S'agissant des sanctions, il est vrai qu'elle n'a pas la possibilité de prendre des sanctions. C'est un peu regrettable, même si ses recommandations sont un peu plus suivies qu'il y a quelques années.
Sait-on combien chaque ancien président coûte aux Français par an ? Je me tourne à nouveau vers vous, René Dozière.
Pardon, je ne sais pas.
Sait-on combien chaque ancien président coûte aux Français par an ?
Oui. Alors, le coût d'un ancien président de la République, c'est en gros 3 millions d'euros par an. Donc, vous divisez par 65 millions. Et donc, ça fait… Bon, voilà. C'est excessif.
C'était… Ça nous paraissait… Avant, on n'y pensait pas parce qu'il y avait les anciens présidents…
Oui. Maintenant, ils sont jeunes.
Maintenant, ils sont jeunes.
Tous les ministres sont-ils accompagnés par leur propre médecin ?
Non.
C'est réservé à qui ? Au Premier ministre, au Président ou au Président ?
Uniquement le Premier ministre et le Président. Ils ont d'ailleurs un autre privilège, si on veut. C'est que le Premier ministre et le Président peuvent voyager à titre privé dans les avions gouvernementaux. Mais en ce cas-là, ils payent, si vous voulez, un forfait semblable, calculé sur la base d'un trajet d'un avion en ligne. Voilà. C'est ce qu'avait fait Valls à Berlin.
Après, il avait remboursé…
Oui, il l'avait payé. Il l'avait payé pour son déplacement et pour celui de ses enfants. Et pour celui de ses enfants. Parce que ses enfants, ça n'avait rien de professionnel.
Et c'était la bonne décision à l'époque puisqu'évidemment, ça avait tout de suite clôt la polémique.
Seuls, les ministres n'ont pas le droit d'utiliser à titre privé les avions gouvernementaux.
N'est-ce pas le Président du Sénat qui doit remplacer le Président de la République en cas d'absence ?
Ah oui, on en a déjà eu l'expérience. Quand il est décédé. Oui, quand il est décédé. Ce n'est pas sur les vacances du pouvoir. Oui, parce que sinon, il ne va pas s'installer. Ça n'a rien à voir. Il peut y avoir un autre ministre, un ministre d'État, un ministre régalien, qui remplace… Et d'ailleurs, l'été, c'est toujours le ministre de l'Intérieur qui fait la liaison.
Que veut dire « j'assume » pour un Premier ministre ? Encourt-il une sanction ?
Non, de toute façon, il n'y a pas de délit pénal, donc il n'y a pas de sanction. Mais « j'assume », ça veut dire « je ne m'excuse pas », « je ne vous présenterai pas d'excuses ». C'est l'équivalent de « je suis droit dans mes bottes » d'Alain Juppé à l'époque. Et on se souvient d'ailleurs que pour Alain Juppé, ça avait été un peu difficile à gérer cette droiture dans les bottes.
C'est ça. Cette polémique ne prouve-t-elle pas qu'il n'y a pas grand-chose à reprocher à Édouard Philippe et que sa popularité fait des jaloux ?
Oui, c'est sûr, parce que ce n'est pas quelqu'un qui se met en avant, Édouard Philippe. C'est quelqu'un, bon, il travaille, il est assez discret. Ce n'est pas un tempérament très exubérant, pas du tout même. Il a un côté humour british qui est assez piquant, d'ailleurs. C'est quelqu'un qui aime beaucoup les conversations d'assez haut niveau, sur la littérature. Il y a beaucoup de… Voilà, et il applique ce que lui dit précisément Emmanuel Macron.
Les bons résultats économiques aujourd'hui ne sont-ils pas dus au précédent gouvernement ? Vous nous avez dit oui tout à l'heure. En partie, en partie, oui, bien sûr. Comment cela se passe-t-il en Allemagne, pays connu pour la rigueur de sa dépense publique ? C'est plus compliqué en Allemagne.
Enfin, ce qui est compliqué en Allemagne, ce n'est pas du tout le même modèle que nous. C'est-à-dire qu'il y a un État fédéral d'une part et il y a des lenders. Mais il y a beaucoup moins de ministres en Allemagne qu'en France. Tout est extrêmement contrôlé. Et vous avez l'équivalent de cours des comptes, enfin qui ne s'appelle pas comme ça, mais au niveau fédéral et également au niveau de chaque lande, de chaque grande région.
Eh bien, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h45. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.
Édouard Philippe