Tirs de mortier 18 septembre :"Un policier va mourir à cause des radicalisés"(Jean-Christophe Couvy)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Punchline 18h 19h Laurence Ferrari sur C News et Europes [Musique] News et sur Europain nous sommes en édition spéciale consacrée à cette journée de mobilisation de manifestation dans toute la France à l'appel des syndicats et malheureusement gangrainé par des éléments radicaux qui notamment à Paris, à Rennes ou encore à Toulouse ont gravement perturbé les fins de manifestation. Le cortège est en train d'arriver à place de la nation à Paris. Les manifestants les manifestants pacifiques sont en train d'évacuer cette place mais il y a des éléments radicaux qui cherchent la confrontation avec la police.
On va rejoindre tout de suite l'une de nos équipes à Paris, place de la nation. Bonsoir à vous. Expliquez-nous ce qui se passe autour de vous à l'heure où on se parle.
Et bonsoir Laurence, bonsoir à tous. J'espère que vous entendez bien ce que je vous raconte actuellement parce que je parle à travers un masque qui nous permet de nous protéger des effet du gaz lacrymogène qui vient d'être lancé lancé assez massivement sur la place de la nation sur un point de de fixation où il y a d'énormes tensions entre les forces de l'ordre et certains casseurs. On a dû se mettre un petit peu à l'abri parce qu'il a eu forcément des mouvements de foule et donc ce gaz lacrymogène en masse.
Ça y est, le cortège officiel en tout cas a commencé à rentrer sur la place de la nation il y a maintenant 15 minutes. La soirée est pas prête de se terminer ici parce qu'il y a énormément de monde. Ce cortège est très très long et donc il en a encore au moins pour une bonne heure le temps que tout le monde arrive place de la nation.
Pendant ce temps et bien cette place de la nation justement elle est divisée en deux entre les personnes qui arrivent et ces points de tension assez nombreux où et bien tout simplement les forces de l'ordre chargent les éléments radicaux qui se disperent et qui reviennent quelques minutes plus tard. C'est un espèce une espèce de de boucle qui n'arrête pas de se répéter comme ça depuis maintenant 10 minutes désormais. Merci beaucoup pour ces précisions.
Bravo pour votre travail. Joli pour toutes les équipes de C News et d'Europain qui couvrent ces manifestations dans un climat de grande tension. Plusieurs de nos équipes ont été prises à partie euh parfois même molesté.
Donc encore une fois respect et hommage à tous ceux qui sont sur le terrain et je le dis vraiment du fond du cœur pour les rédactions de C News et d'Europain. On va maintenant partir à Renn. Renn où pareil la fin de la manifestation est compliquée.
L'un de nos envos spéciaux est sur place. Expliquez-nous. Il y a encore des affrontements, des interpellations euh avec les forces de l'ordre là qui sont en train d'interpeller un individu qui vient de leur lancer un projectile.
Oui, absolument. Bah, vous l'avez vu sur les images à l'instant, un individu qui s'est approché des forces de l'ordre et qui lui a qui leur a envoyé un projectile depuis un quart d'heure environ. des manifestants ou plutôt des fauteurs de trouble, on peut dire, étaient en train d'allumer un feu au milieu de cette petite place, cette petite place qui s'appelle la place Saintan dans le vieux quartier de Rennes.
Ils étaient assez nombreux, on va dire 400 individus au milieu de la place et petit à petit, en ce moment même, les forces de l'ordre sont en train de reprendre cette place avec des pompiers qui éteignent le feu. Mais c'est vrai que la situation est très tendue. Tout à l'heure on était avec nos confrères de TFA.
On a dû sortir de la place parce que évidemment on était menacé par un groupe d'individus. En ce moment même au moment où je vous parle, il y a des gens qui viennent à proximité de nous pour nous empêcher de filmer et nos on va dire nos anges gardiens de la sécurité sont avec nous pour essayer de les les maîtriser pendant que nous nous travaillons actuellement. Merci beaucoup.
Oui, et c'est vrai que aujourd'hui être journaliste télé en France en 2025, ça veut dire avoir un service de sécurité au contour de soi. Ça veut dire qu'on donne pas votre nom à l'antenne pour pas vous mettre en objet. C'està-dire que vous prenez des risques juste pour dire ce qui se passe, pour dire la réalité.
Donc encore une fois, je salue le travail de nos rédactions. Tant Guillemon, un point chiffré sur les interpellations, sur le nombre des manifestants. Qu'est-ce que vous avez en votre possession ?
Donc au moment où on parle, on est à 290000 manifestants euh en région en comptant la la l'Île-de-France ont montré autour des 350000 manifestants. On a l'heure actuelle à 140 interpellations dont 75 gardes à vue. Dans le cortège parisien, on en a à une trentaine d'interpellations.
C'est vrai que ces chiffres peuvent paraître encore un peu bas, mais on en est qu'au début du recensement. Le bilan du ministre de l'intérieur va certainement être beaucoup plus conséquent puisque les officiers de police judiciaire sont en train justement de comptabiliser. Ils sont vraiment au four et au moulin pour rentrer toutes toutes ces procédures.
Donc 140 interpellations, 75 gardes à vue et malheureusement h policiers et gendarmes blessés. dans ce lien, on en parlait tout à l'heure à Lyon qui a reçu un tir de mortier d'artifice dans la bouche. Merci beaucoup Tangy Amont euh du service police justice de Snews.
On est avec Jean-Christophe Coui, secrétaire national du syndicat de police unité, un policier qui a reçu un tir de Mé dans la bouche. Ça veut dire qu'il a perdu des dents, c'est dire qu'il est blessé et que ça aurait pu être mortel. Ben voilà, comme toujours, il aurait pu mourir je pense qu' malheureusement un jour on aura on aura un plus grave souci et et on attend toujours ce moment pour prendre des décisions.
Mais aujourd'hui les mortiers d'artifice, c'est tout sauf des jeux et nous on narrête pas de le dire. On dit "Attends, c'est pas des feux d'artifice hein. Non, c'est des mortiers dedans.
C'est très puissant. il y aura un drame. Malheureusement, un jour un policier, je pense perdra la vie parce que parce que justement et d'ailleurs ce qui est intéressant c'est qu'on sensibilise les procureurs de la République, les magistrats, on fait des démonstrations avec avec des des fonctionnaires de police pour montrer la puissance des feux d'artifice.
Parce que quand vous arrivez avec des mortiers, pardon, mais quand vous arrivez avec effectivement un dossier et que vous lisez en disant "Oui, bon, il a pris mortier d'artifice, attention et cetera." Mais que vous voyez vraiment la dangerosité en réalité avec une démonstration du réel, vous voyez vraiment d'ailleurs les magistrats ressortent en disant "Ah ouais, on s'imaginait pas que c'était ça." Donc en fait, c'est ça la la ce qu'il faut, c'est vraiment les sensibiliser.
Après, c'est voilà, encore une fois, on est nous on est au j'allais dire à la confrontation de ces personnes radicalisées. C'est très compliqué. Là, on a vu les collègues en fait ont fait un bon offensif pour pouvoir redonner un petit peu d'air et repousser les manifestants.
Ils reviennent après sur un repli stratégique et pour laisser justement cet espace entre les fauteurs de troubles et la police parce que au cœur de la place de la nation, il y a les manifestants pacifiques et puis surtout les pourtetours parce que les policiers ont cerclé évidemment cette place de la nation pour que tout le monde ne s'égaille pas dans la nature. Ils affrontent, ils sont à parfois à quelques centimètres des policiers. C'est la provocation, c'est l'affrontement.
Il il cherche justement la provocation, il cherchent le buzz, il cherchent justement le policier qui va pas peut-être manquer de 100 francs à un moment donné parce que encore une fois quand toute la journée vous vous trimbalz avec 20 kg de sur sur le corps enfin voilà, il y a la fatigue, les insultes, vous êtes vous êtes au sol, vous prenez des projectiles. Bon ben effectivement quand quand vous intervenez vous avz pas avec des pqrettes dans les mains quoi. Et à l'instant, on voit une charge de la police, place de la nation.
Sa classique, bouclier, je dis pour nos auditeurs, casque à visière et surtout, il reste groupé pour que aucun policier soit isolé. He isolé. Si vous êtes isolé, vous êtes une cible et si vous êtes pris à partie, bon, on sait très bien que maintenant un policier par exemple qui tombe à terre, les manifestants, enfin les les ultras vont vouloir le terminer au sol.
Ça va être ils vont lui sauter dessus, coup de pied dans la tête. Enfin donc vous risquez ne jamais s'isoler. Nous, c'est ce qu'on dit toujours d'ailleurs aux jeunes qui rentrent dans la police et qui sont dans des qui rentrent dans les manifestations.
Les anciens sont là pour aussi les les guider. Il leur dit surtout ne va pas trop loin, fais pas le bon de trop et cetera. Faut rester groupé et rester en voilà en bloc en bloc.
Nous aussi c'est notre force. Bloc le bloc des policiers, on voit des individus casqués cagoulés qui lancent des projectiles de toute façon. Quand on est jeune, moi je l'ai vécu sur des manifes, on a tendance à vouloir prendre des risques et aller chercher la personne très très loin.
Et après quand on on se retourne et qu'on voit qu'on est seul, déjà nos collègues nous voient pas partir des fois et donc du coup on se met en danger surtout pas. 18h7 en direct sur C News et sur Europin. On retourne place de la nation en direct.
L'une de nos équipes est sur place. Expliquez-nous. On vient de voir une charge de la police.
Comment ça se passe autour de vous ? Ben écoutez euh Laurence, il est particulièrement difficile de euh pouvoir vous raconter puisque le gaz lacrymogène est particulièrement euh fort. On en a plein les yeux, la bouche, mais en tout cas les forces de l'ordre ont une nouvelle fois chargé et bien cette foule particulièrement veément à leur égard.
Une foule et bien qui au début courait et aujourd'hui et bien vous pouvez les entendre depuis quelques minutes dire on ne court plus, on ne court plus, il y a une réelle et bien confrontation. Vous pouvez également l'entendre et bien cette nouvelle charge de police et bien qui prend de plus en plus de terrain, de plus en plus d'espace dans leur chargement. Au début bien c'était quelques mètres, maintenant et bien ils arrivent presque au niveau du rond-point des manifestants qui sont bien obligés et bien de s'éparpiller.
Mais en tout cas ce qui est assez hallucinant c'est que une fois la charge des forces de l'ordre faite, ces jeunes et bien continuent de venir provoquer ces forces de l'ordre de lancer toutes sortes d'objets, des pierres, des pavés mais également des bouteilles en verre. Ici l'atmosphère et bien se tend de plus en plus, ça devient de plus en plus compliqué. Bien écoutez, prenez un peu de distance, ne vous mettez pas en danger surtout et je le dis à toutes les équipes C News et toutes les équipes européens, faites attention à votre sécurité, c'est le plus important pour nous.
On voit qu'ils font des bons offensifs comme ça. Jean-Christophe Rubi les policiers, ils avancent, ils reculent. En fait, c'est pour repousser cette hors de donner justement cette distance.
Ça c'est le maintien de l' française. C'est toujours la distance entre des manifestants hostiles et la police. On essaie de le de de réduire si vous voulez le le corps à corps.
D'autres polices, par exemple, on met toujours en exergue la police allemande. La police allemande, elle c'est le corps à corps. Donc nous c'est justement laisser cet espace et Lyon là, j'ai des collègues qui me qui m'envoient un petit texto pour me dire qu'à priori c'est peut-être pas forcément mortier d'artifice mais c'est un projectile qui a été lancé avec une fronde avec une fronde dans la bouche du policier.
Dans la mâchoire du policier. Voilà. Donc on a il y a une enquête en cours, on verra bien après, mais mais en face de nous, on a des gens très très déterminés qui n'ont pas honte, pas peur. on l'avait déjà vu à lancer des cocktails molotof, des bombes artisanales, des frondes, des mortiers, enfin voilà, ils veulent casser du flic, ils veulent des fois même se faire du flic et nous bah on est en première ligne et notre job c'est de permettre justement aux gens, aux citoyens de pouvoir manifester dans les voilà leur droit constitutionnel et citoyens d'aller sur le exprimer leur colère en toute quiétude. 18h10, on est sur ses nudes et sur européens.
Catherine Net nous a rejoint. Catherine, on a ce mouvement de contestation, de mobilisation qui est absolument légitime parce qu'on a le droit de manifester dans notre pays et à chaque fois ces mêmes scènes de violence à la fin des cortèges. Il manifeste contre quoi ?
Contre qui en réalité ? D'ailleurs ce matin à Marseille Jean-Luc Mélenchon saluait déjà cet immense succès qui était d'abord un succès syndical et d'abord on voit quand même au chiffres qu'on a c'est une manifestation sur l'ensemble du territoire qui est moyenne très moyenne. C'est pas une petite manifestation c'est très moyen mais il disait ça sera aussi une une opération politique sous-entendu ça sera j'en tirer les bénéfices.
Et vous voyez ce qui est terrible, c'est que cette manifestation qui a bien démarré avec au départ bon enfant, des gens dehors qui avaient pas de mot d'ordre finalement et ce qui fait peur c'est l'arrivée et les blackboard. Bon aujourd'hui, la police les connaît, connaît les réseaux, c'est à qui elle a affaire. Donc elle pourrait intervenir comme quelquefois on en on empêche certains comment on appelle ça des au football. le on connaît les perturbateurs de on arrive chez eux le matin, on leur dit "Monsieur, vous venez avec nous puis on vous libère ce soir, vous restez tranquille les oligames." Voilà.
Tandis que là en 2018 après les gilets jaunes, Bruno Retaillot, sénateur avait pris une proposition de loi qui a été reprise par le gouvernement d'Armanin et qui institué que et bien évidemment on pourrait il pourrait y avoir des fouilles des voitures aux abords de la manifestation. Mais surtout cette chose très innovante, c'est que les préfets connaissants sur le terrain qui est susceptible de venir manifester et bien euh puisse interd interdire ponctuellement euh de au manifestant de manifester. Et donc là, ça a été évidemment la gauche a a évidemment saisi le Conseil constitutionnel qui a censuré mais pas seulement la gauche, le président de la République.
Le présidents de la République qui s'est très rare le 19 mars 2019 a saisi le Conseil constitutionnel pour qui évidemment a dit que au droit de manifester quelque chose voilà et donc dans le fond quand on dit le ministre de l'intérieur que ça soit Retaillo son successeur ou celui en tous les cas lui-même puisqu'il est à l'origine de sa on dit même le le Rassemblement national il n'a pas de résultat mais comment voulez-vous avoir des résultats quand vous êtes entravés dès que vous avez une mesure qui pourrait protéger les Français donc là vous vous rendez compte et ce matin Gilbert Collard disait vous rendez compte Nunise qui le préfet qui demande au au au au commerçants de se barricader comme si c'était comme s'il pouvait pas protéger les Français au contraire c'est en prenant ces précaution mais vous rendre compte ce que ça coûte et c'est parce que on ne sait pas tenir en garde ces ces manifestants que l'on connaît pour la plupart à cause du conseil enfin de voilà de cette décision du conseil constitutionnel mais je trouve que c'est quand même quelque chose personne ne peut réussir et personne je dire on on est On peut pas se défendre. Gautier Lebret nous a rejoint. Gautier déjà quand j'entends avant les premières tensions de de ce soir toute la journée la manifestation se passe dans le calme.
C'est plutôt un mouvement pacifique. Évidemment que la grande majorité des manifestants sont calmes et ils veulent juste être là pour des revendications qu'on peut juger totalement honnête. Je vois aussi qu'on n pas du tout à 800000 comme le disait Catherine.
Sans doute que énormément de Français qui voulaient manifester ont eu peur des black block et de ce milliers d'individus dangereux annoncés dans les rues de France et et particulièrement à Paris. Mais je ne peux pas me résoudre à entendre que c'est une journée globalement calme quand on a h policiers qui sont blessés dont un qui a pris un tir de mortier d'artifice ou de ou de fronde, on verra ce que dit l'enquête en en pleine mâchoire. Ce n'est pas possible.
Ce n'est pas normal que dans un pays comme la France, on se retrouve après une journée de manifestation avec h policiers sur le carreau et ce de semaines de de suite avec des policiers blessés de semaines de suite. Et puis je parle même pas des lynchages en dehors des manifestations parce que quel message a envoyé la justice hier au Black Block ? Ils ont envoyé cette open bar.
On peut euh frapper, ben je vais vous le dire, on peut frapper du flic, on ne risque rien ou presque puisque hier euh on a appris que parmi les cinq personnes qui ont lyché un policier à Tourcoin, cinq contre un, vous dire le niveau de l'acheter, il y en a pas un qui dort en prison. C'estàd qu'il y en a quatre qui sont libres et le 5e est dans un centre éducatif fermé car il est mineur. Pas un ne dort en prison.
Et euh évidemment, on peut citer la Ligue des Champions, des policiers qui sont pris pour cible avec du mortier d'artifice. Là aussi, un mandat de dépôt parmi les comparutions immédiate à la fin. Je peux citer Shilty Game, un homme qui fonce avec sa moto sur un policier devant une école, refus d'obtempéré, d'élite de fuite.
Il percute un policier, il prend 4 mois de prison avec surcis et 150 € d'amende. Euh risquer d'atteindre à la vie d'un policier, c'est 150 € d'amende. Comment voulez-vous que les black block pe quand il y a une manifestation comme celle-là ?
Ils savent, la justice leur dit, c'est open bar. Et avec mon esprit critique, je pense que si c'était un magistrat qui avait euh la mâchoire euh fracturée, qui avait été pris pour par des militants d'extrême gauche, il aurait pas euh le même traitement que un policier. Yeah.
Marina Ferrari