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Podcast / conversationEt si l'économie sauvait l'écologie? · 19 mai 2025 4 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieEurope & international

Céline Imart: "En France, nous avons une fâcheuse tendance a vouloir laver plus vert que vert..."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Céline ImartFait
    « Cette molécule ne présente pas aujourd'hui de risque pour les pollinisateurs ni pour la santé humaine. »
  • 3:00Céline ImartFait
    « La molécule est autorisée chez tous nos voisins, que ce soit l'Espagne, que ce soit l'Allemagne, que ce soit l'Italie. »
  • 5:00Céline ImartFait
    « Ils appliquent le principe de précaution à l'extrême. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-ce que aujourd'hui ici et parlement autour de vous, vos collègues des futés européens, il vous parlent parfois de l'accétami et de ce débat qu'on a en France sur cette question stratégique pour l'agriculture et pour l'écologie ? Non, il ne m'en parle pas. En revanche, quand moi je leur parle de ce débat que nous avons en France, cela les fait beaucoup rire.

En fait, ils me disent toujours que la France est terrible et que nous sommes les enfants terribles de l'Europe parce que nous avons cette tendance folle à laver plus vert que vert. Pour Céline Imar, le problème c'est que le débat sur l'accétami en France est biaisé par des écologistes qui ne prennent pas au sérieux le travail scientifique de l'FSA et de la Commission européenne. Écoutez, ma position est très claire, que ce soit au niveau de la présidente de la commission du développement durable ou des députés verts, on a aujourd'hui à faire en fait à une sorte de recrachage de discours militants complètement fabriqués et préfabriqués et qui ne prennent en aucun cas les avancées scientifiques.

Vous avez raison de le rappeler. LFSA a très globalement et très de manière très détaillée analyser le profil toxicologique de la molécule. On a parlé à tort en fait, on on donne, vous savez, on colle des étiquettes avec des punchlight.

Donc on dit les tueurs d'abeilles, les ceci, les cela mais personne ne prend en fait la peine de regarder le profil scientifique. Là ça rappelle à juste titre que cette molécule ne présente pas aujourd'hui de risque pour les pollinisateurs ni pour la santé humaine. La molécule est autorisée chez tous nos voisins, que ce soit l'Espagne, que ce soit l'Allemagne, que ce soit l'Italie et les producteurs en ont besoin.

C'est extrêmement clair quand on a des parties prix militants qui vont en fait sonner de arau sur une molécule simplement parce que on la catalogue, on en fait un motif en combat politique qui se retrouve perdant. Ce sont les agriculteurs qui se retrouvent perdants. Ce sont les consommateurs qui se retrouvent perdants.

On a un lobbying écologiste militant et non pas scientifique qui sonne le arro sur des molécules. On a eu la même chose sur la filière cerise, on a la même chose sur la filière noisette. souscouvert de protection de l'environnement, ont détruit non seulement des autorisations mais aussi des filières entières et des savoir-faires entiers.

J'ai envie de vous dire, ils appliquent le principe de précaution à l'extrême, c'est ça ? Non, c'est surtout que ils montent sur le cheval et ils foncent au Grand Galot vers une impasse avec un joli mur tout au fond. Parce que sous couvert de vouloir rajouter la ceinture, rajouter la bretelle, rajouter le parachute, on n'est plus sur le principe de précaution, on est sur une application extensive et complètement préjudiciable d'un principe qui a été dévoyé.

Mais alors ici à Bruxelles, on pense pas du tout comme ça. J'ai l'impression que même la gauche est socialiste, italien, espagnol, ils sont pas alignés sur la la position des socialistes français qui est calqué sur celle des verts, on va dire. Absolument.

On a des socialistes italiens, des socialistes allemands, des socialistes espagnols qui sont beaucoup plus raisonnables, je dirais, qui sont dans une posture vraiment de responsabilité et qui cherchent à démêler le vrai du faux et qui ont aussi un intérêt à défendre les secteurs stratégiques. Et ça c'est la véritable différence, c'est que ce sont des véritables défenseurs de l'agriculture par exemple puisque c'est ici un secteur concerné. On a des divergences de points de vue, mais il faut examiner avec beaucoup moins de militantisme et beaucoup moins avec cette volonté de faire le buzz et d'être sur finalement la posture politique avant l'intérêt général.

Et ça c'est la différence avec ces gens-là parce que nous pouvons avoir des différences au niveau politique mais nous sommes alignés sur le fait que les parlementaires et les pouvoir publics doivent aujourd'hui prendre des décisions basées sur la science, sur la rationalité et sur la protection du consommateur et de nos secteurs stratégiques.