"La rencontre entre Macron et Trump n'a servi à rien" (Romuald Sciora)
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- 0:43Fait
« Trump est arrivé au pouvoir avec des personnes issues de l'extrême droite américaine dont des intellectuels et idéologues de haut niveau comme JD Vents ou Czy Witz, la secrétaire générale de la Maison Blanche. »
- 3:52Chiffre
« Trump bénéficie quand même de près de 40 % de taux de popularité. »
- 7:27Fait
« Aujourd'hui, qui connaît le nom du secrétaire général de l'ONU aux États-Unis ? Mais personne. »
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Bonjour Ruel Sura. Bonjour. On vous invite en tant que directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'Ir votre livre aussi ça paraît demain lettre ouverte à Trump d'un américain de papier. On va parler donc de ce temps fort attendu aujourd'hui à l'ONU, ce discours de de Donald Trump. Alors ça va être un peu un numéro d'équilibré. C'est-à-dire qu'on on sait qu'on a un Donald Trump qui est très critique vis-à-vis de cette institution et en même temps il arrive fragilisé par cette guerre qui dure qu'il n'arrive pas à terminer cette guerre avec l'Iran. Oui. Alors l'ONU bien évidemment est dans le collimateur de cette administration. Ce qu'il ne faut garder l'esprit c'est que Trump de haut n'a rien à voir avec le premier Trump. Ce coup-ci, Trump est arrivé au pouvoir
avec des personnes issues de l'extrême droite américaine dont des intellectuels et idéologues de haut niveau comme JD Vents ou Czy Witz, la secrétaire générale de la Maison Blanche. Et toutes ces personnes ont des objectifs très clairs pour l'international. mettre à le système multilatéral poste 45, nous a ramener dans une ère où règne le bilatéralisme, où les alliances ne sont plus que de circonstan et où effectivement on contourne ces institutions internationales. Donc comme chaque année, Donald Trump va faire un discours sans doute moqueur à l'encontre de l'ONU comme l'année dernière lorsqu'il parlait des escalators qui étaient toujours en panne aujourd'hui va en parallèle sans doute clamer une nouvelle fois victoire en Iran. euh se vanter de la paix qu'il est en train
d'apporter en Ukraine. Euh et euh d'autres choses. Par contre, il faut s'attendre également à un discours très agressif euh de la part du président américain euh à l'encontre de ces alliés historiques euh qui euh aujourd'hui euh semblent se se monter contre lui et qui lui ont infligé une gifle notoire notoirement pardon avec les Européens et le Canada comme potentiel membre associé de l'Europe. Ça ça va être un des dossiers sur la table pour Donald Trump évidemment c'est cette cette bataille face bataille face au Canada et aux Européens. Au Canada, aux Européens. Exactement. Et en même temps, c'est ça qui est un peu ambigueux, c'est qu'il a besoin aussi un peu des Européens. On l'a vu avec Emmanuel Macron là, c'est ça a été étonnant quand même cette rencontre d'un
coup soudaine qui était pas inscrit à l'Élysée mais plutôt à celui de la Maison Blanche. Mais il faut pas oublier aussi que Donald Trump il est en campagne et je pense si je peux me permettre de rajouter à mon avis Donald Trump va dire aussi que comme il dit souvent que les États-Unis sont dans un nouvel âge d'or comme il dit souvent parce qu'en fait oui bah il faut gagner, il faut ramener aussi ces électeurs qui appartiennent à la branche que vous avez très bien décrite la plus radicale. C'est ce qu'on dit souvent les magas qui aujourd'hui même s'ils sont très pro Trump, il y a beaucoup de choses qui ne comprennent pas, notamment cette guerre en Iran, pourquoi on est allé là-bas et donc il faut les ramener au Berkail et je pense que ça s'adresse au monde
entier ce discours qu'on va entendre à 19h mais aussi à la nation américaine et à ses militants à lui parce que le 3 novembre, il va bien falloir voter hein. Il va s'adresser à à ses militants à lui, à sa base électorale Donald Trump. Tout à fait. Juste, il ne passe son temps qu'à s'adresser à ces militants et comme vous l'avez souligné aujourd'hui, l'électorat MAGA, son électorat de cœur, ces gens qui l'ont suivi le 6 janvier 2021 lors de l'assaut contre le Capital et dont il pourrai avoir besoin prochainement dans des circonstances plus ou moins similaires, s'est éloigné de ce président qui nous avait promis, quand je dis nous, c'est parce que je suis américain, je vais aux États-Unis, qui nous avait promis de ne pas nous entraîner dans une guerre style Irak ou
Afghanistan. Et donc pour la première fois, oui, cet électorat s'est éloigné euh de lui et donc Trump depuis déjà plusieurs semaines tente de le dynamiser à nouveau. Et aujourd'hui, ce discours à l'ONU aura sans doute essentiellement pour objectif euh de galvaniser cette base, de mettre en avant les succès internationaux du président américain. Donc évidemment, vous le disiez, on va pas s'attendre à un aveu d'échec sur la situation en Iran. C'est Donald Trump dont on parle. l'année dernière, il était arrivé quand même triomphant, se ventant de quoi sep guerres arrêtées. Je crois que c'était ça son son décomte là. Et il faut Est-ce qu'il est quand même plus fragilisé en tout cas sur la scène internationale ? Écoutez, c'est un président déjà fébrile sur la scène
nationale. Euh alors Trump bénéficie quand même de près de 40 % de taux de popularité, hein. C'est bas, mais c'est quand même un chiffre qui ferait pas lire d'envie Emmanuel Macron ou François Hollande en en en en son temps sur la scène internationale. Oui, jamais les États-Unis n'ont été autant été isolés et depuis plus d'un siècle. Regardons le Canada, bah qui se rapproche de l'Europe, l'Europe qui cherche d'autres partenaires, l'Afrique sub-saharienne qui délaissée par Trump qui a supprimé toute l'aide USI aid, toutes ces aides au développement qui ouvr grand ses portes à la Chine et à la Russie. Les pays du golf qui ont bien compris que le président américain, que les États-Unis ne seraient pas toujours là pour les défendre, qui eux aussi cherchent de
nouveaux partenaires, la Corée du Sud qui elle aussi a reçu un camouflet lorsque Trump a flatté encore une fois Kim John Hun. Bref, donc c'est un président de par ses maladresses et cette vision géopolitique des personnes qui l'entourent qui a isolé l'Amérique et donc oui fébrile euh sur la scène internationale. Il va se vanter aujourd'hui de succès euh en Iran. Sans doute, il nous dira que grâce à lui, la menace nucléaire iranienne euh n'existe plus. Il parlera d'avancer en Ukraine euh lié à ses bons contacts avec Vladimir Poutine et sans doute il mettra en avant quelques autres pseudos succès. Mais oui, c'est un président qui aujourd'hui ne peut pas arriver euh en vainqueur comme il aime se présenter à la Tribune des Nations- Unies. Alors là, c'est vrai qu'on parle du discours
attendu de de Donald Trump, mais c'est vrai que l'ONU, c'est cette assemblée générale là qui s'ouffre, c'est aussi un un lieu de rencontre et ça c'est important au-delà des discours de chacun à cette tribune. [raclement de gorge] C'est peut-être même le le le principal intérêt, si j'ose dire, de de le de l'ONU de cette de ce sommet annuel aujourd'hui. C'est vrai. Aujourd'hui, on a l'impression que l'ONU ne sert plus à grand-chose. Quand on voit par exemple, souvenez-vous avant la le moindre conflit dans le monde, il y avait ces fameux casques bleus. Or là, il y a deux conflits où l'ONU est totalement inexistante. Ça va être l'Ukraine, ça n'existe pas. Et bien sûr sur l'Iran, ça a complètement disparu. Mais pourtant, ça reste en effet, on a l'impression que s'il n'arrive plus à
résoudre de conflit l'ONU, ça reste un club de rencontre. Voilà, tout simplement à New York dans un endroit neutre. Et donc c'est pour ça que là il se murmure deux choses. En effet, Donald Trump qui il y a un an tout de même sans un succès diplomatique, quoi qu'on en dise, on peut le critiquer, mais aujourd'hui il y a eu la fin de la guerre à Gaza, hein. Il l'a réussi ça euh comme les accords d'Abraham auparavant euh en 2016 ça a été. Euh aujourd'hui, il n'y a plus de conflit. Alors, il y a autre chose. Il y a une tension toujours présente bien sûr entre Palestinien et israélien, plus que tension même. Mais aujourd'hui et donc il voudrait faire le même coup aujourd'hui en réunissant des pays du golf pour signer un accord autour de l'Iran et l'Iran qui sera présente là.
Et alors est-ce qu'il y aura une photo de Donald Trump avec le président iranien ? Ça c'est à voir. Mais je pense que Donald Trump le souhaiterait. On peut imaginer cette photo ou en tout cas au moins cette rencontre avec Donald Trump ? Oui, on peut tout imaginer. C'était pas prévu mais il peut décider effectivement de prendre la pause pour démontrer une fois encore à ses électeurs qu'il est un homme de paix et de compromis. Une fois encore, vous avez raison, euh l'ONU, et je le regrette hein, j'ai passé 10 ans à l'ONU, euh l'ONU est malheureusement aujourd'hui une coquille vide, une sur la scène politique internationale, absente des grands dossiers, euh même pas cité d'ailleurs dans le dossier iranien ou aujourd'hui dans le conflit russoau-rainien, mais elle demeure
encore chaque année euh ce lieu de rencontre, ce club de rencontre, si ce n'est malheureusement le parlement du monde, ce qui était l'idée initiale. Ce qui est fou parce que pardon, excusez-moi mais c'est vrai qu'avant souvenez-vous, on on parlait tout le temps de l'ONU sur pour résoudre les conflits. Euh un conflit qu'on connaît bien en Europe, le conflit de l'ex-goslavie, l'ONU était omniprésente, les les casques bleus ont eu des décès. Là, on en a parlé récemment malheureusement quand il y a eu des décès dans la finule au Liban, c'était des Français d'ailleurs hein, cette force d'interposition. Et c'est comme ça qu'on en parle maintenant de l'ONU. Sinon, des casques bleus, on en parle. Rappelez-vous, enfin, vous êtes sans doute trop jeune. Moi, j'avais 20 ans
lors de la première guerre du golf. Je me rappelle lorsque Ravir Perzard, le secrétaire général de l'époque, avait tenté la mission de la dernière chance. C'est-à-dire qu'il avait volé jusqu'à Bagdad pour rencontrer Saddam Hussein toutes les caméras du monde entier des devant le secrétaire général. Aujourd'hui, qui connaît le nom du secrétaire général de l'ONU aux États-Unis ? Mais personne. L'ONU est malheureusement totalement oublié, n'existe qu'à travers son grand réseau d'agence humanitaires qui elle continue à faire un travail remarquable sur le terrain. Et la voix de la France dans tout ça, on sent qu'Emmanuel Macron veut peser. Alors nous, on regarde ça avec notre regard de français évidemment, mais quelle place pour la France. Malheureusement, la France n'existe
aujourd'hui sur la scène internationale que de par son siège permanent au Conseil de sécurité et sa puissance de feu nucléaire. L'influence de la France a grandement diminué et en ce qui concerne cette influence et Donald Trump, elle est véritablement minime et hier cette rencontre pour rien si ce n'est pour [raclement de gorge] arrondir les angles entre les deux présidents, n'aura pas apporté grand-chose. C'est effectivement ce qu'on a vu tout au long de cette matinale avec vous. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Je je cite de nouveau votre livre qui qui sort demain, l' lettre ouverte à Trump d'un américain de papier.