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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 14 septembre 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

"Le parapluie américain n'existe plus" : La Finlande rejoint la dissuasion nucléaire de la France

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Fait
    « le parapluie américain, il n'existe plus. Parfois même les Américains sont les prédateurs comme dans le cas du Groenland. »
  • 2:48Fait
    « Notre sécurité ne s'est jamais conçue dans les seules limites de notre territoire au plan conventionnel comme au plan nucléaire. »
  • 3:28Fait
    « la France est la seule à posséder cette arme nucléaire dans l'Union européenne. »
  • 4:56Fait
    « Notre sécurité ne s'est jamais conçue dans les seules limites de notre territoire au plan conventionnel comme au plan nucléaire. »
  • 13:25Fait
    « l'ambiguïté stratégique [...] c'est que l'ennemi ne sache pas trop à quel moment on va l'employer l'arme nucléaire. »
  • 14:51Fait
    « un tir dit d'avertissement avec cette fois-ci l'arme nucléaire lancé par avion et ensuite l'arme nucléaire qui touche une ville. »
  • 18:28Fait
    « la Finlande a modifié sa constitution pour autoriser le stationnement d'armes nucléaires sur son territoire mais seulement en temps de guerre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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en Finlande parce qu'en Finlande s'est passé aujourd'hui quelque chose d'important euh l'intention de la Finlande de rejoind de rejoindre l'initiative française de dissuasion nucléaire avancée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et bien on va demander à nos experts. Benoît Grémar, bonsoir. Vous êtes chercheur associé à l'Institut français d'analyse stratégique et puis Jean-Claude Allard, bonsoir. Vous êtes chercheur associé à l'IS, vous êtes ancien général de l'armée de terre. Aurélie Schiller sera avec nous dans un instant pour nous expliquer quels autres pays avaient déjà rejoint cette initiative. Mais on va tout de suite prendre la direction de la Finlande où on va vous retrouver Alban Mikozi, vous êtes notre envoyé spécial à Helsing qui vous avez suivi cette journée. On vous

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retrouvera un petit peu plus tard dans l'émission Alban, mais j'avais d'abord envie de vous demander pour nos téléspectateurs, vous faites tout le temps quantité, vous nous faites voyager dans le monde entier, vous faites quantité de grands sommets internationaux, diplomatiques, parfois très protocolaire. Aujourd'hui en Finlande, est-ce que ça avait une une autre dimension symbolique ? Peut-être il y avait deux dimensions. Il y avait effectivement une dimension protocolaire et vous avez raison Loïque dans la mesure où 12 pays étaient rassemblés à Rovagémi. Rovagémi c'est le toit du monde. On en parle une fois par an parce que c'est le village dit du père Noël. Vous savez, c'est sur le cercle polaire arctique et les Finlandais ont choisi cet endroit pour rassembler, on va dire,

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les pays du nord de l'Europe, plus quelques grands pays européens prêts à les aider parce que la menace a changé sur le nord du monde et sur le nord de l'Europe notamment. Jusqu'alors il y avait des appétits des Russes mais on faisait avec. Il y avait des appétits des Chinois mais principalement économiques et puis il y avait le parapluie américain. Bien le parapluie américain, il n'existe plus. Parfois même les Américains sont les prédateurs comme dans le cas du Groenland. Et ces pays du nord de l'Europe et bien ils se sont tournés vers leurs partenaires européens, l'Allemagne, la Pologne qui sont des partenaires assez traditionnels, mais aussi et c'est plus inattendu, la Roumanie et la France. Pourquoi ? parce que ce sont des pays qui sont opérationnels sur le plan

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militaire et donc ce que sont devenus venus demander les pays du nord de l'Europe, c'est ne nous abandonnez pas. On n pas besoin d'argent. Nous, on on est on est tout à fait viable financièrement, mais on a besoin de procédures militaires, on a besoin d'entraînement commun, on a besoin de matériel commun, on a besoin de progresser parce que nous avons l'intention de prendre notre sécurité en main bien davantage qu'on le faisait jusqu'alors. Bon, vous restez avec nous Alban, on va on va venir vous retrouver dans quelques minutes et donc on va parler dans ce dans tout ce programme dont nous a parlé Alban, il y a cette fameuse initiative française de dissuasion nucléaire avancée. Vous allez nous donner vos vos explications messieurs dans dans un instant, mais on explique toujours à nos à nos

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téléspectateurs, il ne s'agit pas de partager le bouton nucléaire français avec Emmanuel Macron. en l'occurrence, on va pas le partager avec le président polonais ou le chancelier allemand, mais c'est plus subtile que ça. Et on va tout de suite vous retrouver d'abord Aurélie Schiller parce que cette initiative française de dissuasion nucléaire partagée, il y a d'autres pays de l'Union européenne a priori qui ont émis le souhait de rejoindre cette initiative, la Finlande aujourd'hui, mais d'autres par le passé. Oui, d'abord ce qu'il faut savoir et bien c'est que aujourd'hui la France est la seule à posséder cette arme nucléaire dans l'Union européenne. Et en mars dernier, c'est d'ailleurs Emmanuel Macron, vous l'avez dit, qui avait annoncé son souhait de renforcer cette dissuasion

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nucléaire européenne. Avec la Finlande aujourd'hui, il y a 10 pays du continent européen qui ont rejoint l'initiative française. Hit pays tout d'abord de l'Union européenne, la Finlande, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark et deux autres pays du continent européen sont venus les rejoindre, la Grande-Bretagne et la Norvège. Ce qu'il faut savoir, c'est que le 2 mars 2026, dans une déclaration conjointe, la France et l'Allemagne et bien ont créé un groupe de pilotage nucléaire. Et pour autant, l'Allemagne en juillet dernier par la voix de son porte-parole adjoint et bien a mentionné ceci hein. L'Allemagne ne cherche pas à se dotter de l'arme nucléaire. Elle maintient ses engagements en matière de partage nucléaire au sein de l'OTAN et

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son accord de coopération avec la France dans le cadre de la dissuasion avancée. Ce qu'il faut savoir, c'est que la majorité de ces pays partenaires veulent bien participer au projet de dissuasion français, mais ils ne souhaitent pas construire eux-mêmes cet arbre, cette arme nucléaire. La Pologne est actuellement le seul pays de l'Union européenne qui laisse la porte ouverte à cette éventualité. Regardez ce qu'a dit Donald T le Premier ministre polonais. À mesure que nos propres capacités autonomes se renforceront, nous nous efforcerons également de de préparer la Pologne à agir de la manière la plus autonome possible. Merci Aurélie. Allez, on ouvre les explications avec nos deux nos deux experts. Je rappelle he ce que disait le le chef de l'État Aurélie, vous venez

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d'en parler à à Lille Langue il y a quelques il y a quelques mois. Il disait "Notre sécurité ne s'est jamais conçue dans les seules limites de notre territoire au plan conventionnel comme au plan nucléaire. Peut-on envisager que la survie de nos partenaires les plus proches soient mise en jeu sans que cela affecte nos intérêts vitaux ?" La réponse était non. Benoît et puis après euh Jean-Claude, votre avis là-dessus sur ce qui s'est joué à à Elsinki, enfin en Finlande aujourd'hui, on ira retrouver à Alban euh dans dans une minute. Voilà. Est-ce que c'est est-ce que quelque chose est vraiment en train de bouger ? On dit toujours que l'Europe de la défense, elle est trop lente, mais est-ce que ça c'est quand même un symbole très important ? C'est un symbole très important parce que bon

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déjà c'est le 10e pays effectivement qui qui rejoint le la diffusion nucléaire français proposée par la France au mois de mars mais surtout c'est aussi au niveau de la Finlande donc la la fin claire de cette nonalimance au au niveau militaire. C'est aujourd'hui la concr le ce 14 septembre c'est la concrétisation de ce qui avait été décidé en Finlande le 17 juin quand le Parlement finlandais avait abrogé l'interdiction d'entreposer des armes nucléaires sur le sol finlandais. Donc là, on voit donc déjà à l'époque, vous aviez en fait la musique dans les dans les couloirs que la Finlande rejoindrait mais au même titre que la Suède et la Norvège donc et aussi ainsi que le Danemark, donc l'ensemble des États scandinaves qu'elle rejoindrait la distion nucléaire avancée qu' con

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français déposé par par Emmanuel Macron au mois de mars. Et là effectivement, vous avez concrètement là c cet engagement qui permet de consolider l'ensemble et de donner vraiment vie à ce que Emmanuel Macron apporter mais dès le premier dès son premier mandat, c'est-à-dire une dimension européenne de la dission nucléaire française. Jean-Claude, d'abord sur le la symbolique politique et puis après on ira dans le détail de ce que ça veut dire cette dissuasion nucléaire avancée mais dans la symbolique de ce qui s'est joué aujourd'hui. déjà dans ces boul politiques, ça veut dire effectivement [raclement de gorge] que l'initiative et les propositions du président Macron prennent racine dans l'Europe singulièrement dans l'Europe du Nord princi quasi exclusivement sauf et là je voudrais le

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souligner un pays qui est la Grèce. Or, ayons à l'esprit que l'ennemi de la Grèce, c'est la Turquie. ce n'est pas la Russie en l'état actuel des choses. Donc effectivement, on élargit euh la dissuasion nucléaire, mais il va falloir la construire et la construire avec une meilleure définition de ce que sont les menaces des lignes. Donc ne pas les dévoiler mais les affiner avec tous ces participants de façon à ce que la France qui garde la maîtrise de l'utilisation de l'arm nucléaire puisse agir en connaissance de cause et n'est pas non plus à donner 10 à 11

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coups de fil à travers les dirigeants européens pour leur dire est-ce qu'on frappe ou est-ce qu'on frappe pas. Donc vous voyez toute la difficulté qu'il y a. L'intérêt néanmoins de cela, c'est que la doctrine de dissuasion française s'appuie sur on appelle cela l'adosement dans le terme de des documents qui sont sortis du ministère des armées. s'appuie sur des forces conventionnelles conséquentes de façon à ce que l'on ne soit pas amené tout de suite à utiliser l'arme nucléaire pour se protéger parce qu'on aurait pas eu les moyens de le faire à plus bas coût plus bas coût humain parce que le nucléaire c'est c'est un coût énorme humain. Et donc là également, il y aura de la part de tous

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ces pays la nécessité de construire également quelque chose à mon sens en terme de défense conventionnelle de façon à boucher si vous voulez cet espace qui a entre la menace qui se qui est là et qui se précise sur un point. Il faut l'arrêter par le conventionnel avant d'en arriver au nucléaire. Bon, on va on va revenir he dans les détails juste après avoir retrouvé Alban Alban Mikozi. Vous êtes toujours en direct de de Finlande. Alban Benoî disait il y a quelques minutes, il parlait de la la neutralité traditionnelle de la de la Finlande. On sait que la Finlande c'est je crois 1300 km de frontière avec la avec la Russie que la Finlande a eu à beaucoup souffrir au cours de son

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histoire de son son puissant voisin russe. Qu'est-ce qui explique selon vous est ce que vous avez entendu aujourd'hui des officiels ou des fininlandais vous dire voilà ce temps de la neutralité est définitivement enterré et qu'est-ce que ça signifie pour la Finlande et pour l'Europe ? Alors oui, le temps de la neutralité, c'est fini. La finlandisation, on appelait ça dans les années 70, c'est-à-dire cette idée de ne pas faire partie du camp évidemment soviétique, mais de laisser passer des messages à l'Union soviétique de ne pas se se poser en opposant. Et bien, c'est terminé. C'est terminé clairement et il le regrettent les Finlandais. Je discutais avec des militaires finlandais qui m'ont dit lorsqu'on trouve un drone maritime

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russe les mêmes que ceux qui servent en Ukraine lorsqu'on trouve lorsqu'on est survolé par des drones militaires russes, c'est pas un plaisir, c'est pas une joie pour nous, c'est une réalité et cette réalité on y est confronté. Vous savez, j'aime bien vous raconter mes histoires d'ancien combattants. Euh moi, j'ai fait le reportage il y a quelques années, il y a presque 15 ans maintenant, de ce train qui partait d'Helsinki tous les jours et qui allait à Saint-Pétersbourg de l'autre côté du golf. Pour vous dire si les relations étaient bonnes entre la Russie et la Finlande, il y avait même pas de contrôle aux frontières. C'était même pas la peine de prendre son passeport. Il y avait la possibilité de se rendre 3 jours à Saint-Pétersbourg sans visa. Vous voyez, c'était quelque chose de

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tout à fait unique. Aujourd'hui, la frontière, elle est sous contrôle draconien. Les Russes ont installé des bases militaires exactement de l'autre côté de la frontière finlandaise et il continuent à faire une pression réelle sur la Finlandae. Alors les Finlandais, oui, il le regrettent mais ils considèrent qu'aujourd'hui la Russie est menaçante et comme vous l'avez dit Loï X, ça leur rappelle quelque chose dans l'histoire parce que en 1939 et en 1940, une guerre terrible a opposé l'Union soviétique d'heure à la Finlande. une guerre, vous savez où où finalement les soviétiques ont obtenu gain de cause en partie à cause du nombrelis ont résisté résisté résisté et une partie de la Finlande a été prise par l'Union soviétique. C'est ce qu'on appelle la Carellie aujourd'hui qui est une région

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qui se trouve en Russie mais ça a été des combats extrêmement douloureux pour une un faible gain en territoire. Si vous voyez ce que je veux dire, ça nous rappelle quelque chose. Et puis un dernier mot, [grognement] le ministre des affaires étrangères français Jean-Noel Barre, qui était donc en Finlande aujourd'hui sera demain chez un autre voisin de la Russie, la Norvège à Baudau d'œu, c'est-à-dire non loin de Mourmansk de la base militaire russe. Parce que les Norvégiens, ils s'inquiètent aussi, ils s'inquiètent aussi de cette pression russe, notamment sur un territoire qu'on appelle le Spitzberg. Je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler. Et bien merci, merci beaucoup Alban à la fois pour ce cours d'histoire et pour vos récits de reportage. Toujours toujours

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passionnant. Merci. Allez dormir Alband parce que je sais que vous avez une grande et et dure journée. Benoît et et et vous général, on va réexpliquer à nos à nos téléspectateurs ce que ça signifie ce que ça signifiera que cette dissuasion nucléaire avancé. Pour rester sur l'exemple de la de la Finlande mais aussi des autres dont vous avez parlé, la Grèce, la Pologne, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y aura des avions français, des rafales. La France a a deux a deux moyens de lancer des missiles nucléaire. C'est sous-marins, c'est SNLE, c'est sous-marins nucléaires, lanceur d'engin et ces avions. C'est bien ça. Ça veut dire qu'il y aura quoi ? Il pourrait y avoir des rafales de l'armée de l'air française stationnés sur une base de Finlande ou sur une base de Grèce avec

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dans leur soute ou sous leurs ailes un missile nucléaire. C'est c'est ça ce que ça veut dire ? C'est tout à fait possible. dans l'idée où la dissuasion nucléaire avancée, elle est conçue avec justement un prépositionnement de force, notamment justement pour pour signifier à à l'adversaire cette le côté nucléaire justement des moyens qu'on engage. Mais c'est aussi des exercices communs entre entre forces, entre forces conventionnelles comme comme on l'a évoqué. C'est aussi un coupé de pilotage justement pour discuter notamment de cette couche supplémentaire qui est nucléaire par rapport à la défense que qu'organise la Finlande vis-à-vis vis-à-vis de son agresseur potentiel. Et c'est et et c'est également euh au niveau de la diffusion nucléaire avancée, je dirais cette ambiguité

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stratégique qu'on fait en en utilisant la profondeur européenne pour disséminer, vous voyez, des des des forces des éléments nucléaires français pour perturber les calculs de l'ennemi. L'ambiguité stratégique, c'est que l'ennemi ne sache pas trop à quel moment on va l'employer l'arme nucléaire. il sait qu'elle est là et il sait pas quel est le seuil de provocation qui va la déclencher. C'est ça. Il ne connaît pas quels sont les intérêts majeurs qui pousseraient un pays comme la France à se lancer euh dans euh l'utilisation de l'arme nucléaire. Sachant que euh la doctrine française encore une fois c'est effectivement euh d'abord engager des forces terrestres de façon à tester l'ennemi et à ce que le président qui a

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la responsabilité ne s'engage pas à tirer l'arme nucléaire pour des incidents, j'allais dire mineurs. Euh, n'est-ce pas ? Le le l'assassinat du grand di du Sagevau, c'était un accident mineur, mais il y avait tout un guerre. parle de la Première Guerre mondiale, bien sûr. Euh donc, il faut lui donner euh la euh le l'effort moral et la force morale pour utiliser cette arme parce que attention hein, c'est pas c'est pas rien du tout et il faut se mettre dans la peau de notre président et [grognement] il faut donc que l'on gradue. force conventionnelle qui serait vaincu avec un ennemi qui ne si les Russes qui ne cessent d'avancer en

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direction des pays dont que l'on a cité. un tir, c'est ce qui est prévu dans la doctrine, un tir dit d'avertissement avec cette fois-ci l'arme nucléaire lancé par avion et ensuite l'arme nucléaire qui touche une ville de l'enlè qui touche qui touche des ces alors c'est là où le le discours avec qui tombe dans le désert pour faire avertissement peut-être ça c'est l'avertissement c'est peut-être ça en tout cas c'est pas contre une force une force militaire parce que ça voudrait dire qu'on revient à la une doctrine qui était pendant la guerre froide où on faisait la guerre à coup d'armes nucléaires. Bon, moi j'ai passé 20 ans de ma carrière à préparer

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l'emploi de l'arme nucléaire contre les forces soviétiques et bon maintenant on en est plus là. [grognement] Alors enfin, on se dit que ça revient un petit peu. Oui, mais non, on on en est plus à dire on fait la dissuasion graduée, c'est-à-dire qu'on a des armes nucléaires dites tactiques qui vont tirer sur un régiment ou une concentration de force ennemie. Maintenant, on a écarté ça. Est-ce qu'on y reviendra peut-être ? Peut-être que d'ailleurs ces discussions avec tous ces pays pourraient peut-être les amener à dire mais pourquoi on referait pas ce genre de choses pour pas aller vers la l'apocalypse ? Donc là on ouvre un

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dossier de réflexion non plus franco-français mais avec d'autres pays qui pourraient faire évoluer la situation. Donc là, ce qui est en jeu, les discussions qu'il y a, c'est que la France avec voilà la Pologne, la Grèce, l'Allemagne, elle va discuter et elle va dire ensemble on va considérer que ça si la Russie par exemple, parce que c'est clairement pour contrer la Russie, si la Russie euh attaque la Lituanie de cette manière-là, on réagit pas. Si elle l'attaque de cette manière-là, on réagit peut-être. Et et ma question à à vous deux pour nos téléspectateurs, c'était voilà concrètement euh l'armée russe lance une invasion ou peut-être des frappes dévastatrices sur Varsvie et puis après

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menace Berlin. Est-ce que concrètement c'est est-ce que ça se passe comment concrètement ? Le président français plus tard qui ne sera pas Emmanuel Macron, on espère ne pas avoir d'apocalypse d'ici d'ici 9 mois, va dire "OK, parce que c'est Varsvie, parce que c'est Berlin, nous considérons que ce sont les intérêts vitaux de la France parce que ce sont nos alliés européens. Et donc moi président, moi présidente, je demande au rafal stationnés en branlieu de Varsovie ou en banlieue de de Berlin ou ailleurs en de base d'Allemagne d'aller bombarder la Russie avec des missiles nucléaires français." C'est c'est ça l'idée ? Oui, c'est enfin vous citez Varsovie, moi je je j'exclurai ça et je prendrai un terme générique en disant une ligne dite intérêt majeur. Donc une grande capitale

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européenne est certainement de l'intérêt majeur mais ne nous enfin moi je me prononce pas sur tel ou tel lieu géographique ou telle ou telle installation. Un point un point à préciser d'ailleurs, c'est parce que là aussi il y a de la de la finesse, de la granularité. La Finlande a modifié sa constitution pour autoriser le stationnement d'armes nucléaires sur son territoire mais seulement en temps de guerre. Donc il faut que la guerre soit déclenchée. Donc aujourd'hui, nous ne verrons pas à titre préventif des armements français. un autre pays de l'espace Baltique parce que c'est la Baltique qui est en avant là-dessus, c'est la Lituanie qui est en

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train d'étudier dans son parlement une modification de la de sa constitution de façon à autoriser la présence d'armes nucléaires sur son territoire. Après, elle peut faire comme la Finlande dire "S'il y a la guerre, j'accepte qu'il vienne ou dès le temps de paix, je voudrais qu'il soit là pour montrer la détermination." Bon voilà, c'est les les seuls points. La seule chose que aussi qu'on peut voir, c'est que le stationnement sur un territoire avancé, bon au fond, ça n'a pas tellement de sens parce que si c'est les sous-marins, les lanceurs, ils sont dans la mer et et ils tirent à plus de 10000 km. Et si ce sont si ce sont les rafales, les avions de combat, ils font des raides et

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cetera. Mais là, on ouvre un domaine où on verra les exercices aujourd'hui. Et là, dans quelques jours, il va y avoir l'exercice annuel de l'OTAN de dissuasion nucléaire qui dure plusieurs jours et qui engage. L'an dernier, il y avait une centaine d'avions engagés, hein, une centaine d'avions pour faire pour euh formaliser un raid nucléaire. Et la France fait pareil. Et donc là, on va avoir des choses intéressantes qui seront des raides nucléaires commandées par la France avec des avions de de tous ces pays, avec des avems, grecs et cetera. Ça va être des des bouleversements au point de vue militaire énorme. Benoît, je voulais vous faire réagir sur un autre aspect, la réaction de la Russie. Regardez ce que dit Dimitri

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Peskov qui est le porte-parole du Kremelin. [grognement] Euh pour être honnête, je ne comprends pas tout à fait le concept de dissuasion avancé. Je dois encore prendre connaissance de certains détails. C'est pourquoi je m'abstiendrai de tout commentaire. réaction euh classique. Est-ce que légitimement c'est un concept qui n'existe pas la dissuasion nucléaire avancée ou est-ce que il joue un petit peu au naïfs alors que bah je sais pas les les Américains ont bien une dissuasion nucléaire avancée. Ils mettent leur bombes euh chez nos voisins britanniques qui ont aussi l'arme nucléaire par exemple mais ou peut-être que je me trompe mais est-ce que les États-Unis ont des bases dans d'autres pays dans le monde où il y a des armes nucléaires américaines ou oui absolument

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mais là justement ce que fait monsieur Peskov c'est oui il fignorance même si déjà dans certains cercles lorsqueemmanuel Macron a annoncé au mois de mars la le concept de dision nucléaire avancé beaucoup en fait ont ont vu un parallèle à un doublon au parapluie nucléaire américain. C'est pas exactement ça. effectivement un peu plus subtile dans le sens où la décision, vous avez pas un système de double clé, la décision reste essentiellement française. On va dire que c'est une élation de la dision nucléaire française euh dans le sens où euh avec les trois sombombes nucléaires justement on prétend couvrir couvrir toute l'Europe. Mais aussi c'est aussi pour ça ce qui vous explique pourquoi en même temps Emmanuel Macron a mis fin en concept de stricte suffisance pour augmenter

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l'arsal nucléaire français pour pouvoir permettre justement de pouvoir prédisposer des éléments nucléaires français dans les autres pays européens puisque jusqu'à l'arrel était taillé au seul fin justement de protéger l'hexagone. Bien merci à tous les Un dernier mot très rapide général. Oui justement là la là la là aussi la situation nucléaire avancée va aussi ouvrir un autre chapitre où l'entraînement militaire et tout dont j'ai parlé mais aussi le chapitre du financement. Or, si on appuie, si c'est le président français qui appuie sur le bouton, il faut que toute la chaîne soit française. Or euh vu l'état de nos de nos capacités euh budgétaires, il n'est pas exclu que l'on cherche à avoir une aide là-dessus. À moins que cette

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aide reporte sur ce que j'ai appelé euh l'épaulement sur des forces conventionnelles, sur une demande, j'allais dire ferme de ces pays d'avoir une armée conventionnelle beaucoup plus importante qui euh viendrait s'ajouter au niveau suprême qu'apporte la France qui est la dissuasion nucléaire. Merci à tous les deux de nous avoir éclairé sur cette question. Yeah.