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Discours / meetingDanièle Obono· 5 septembre 2021 21 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéOutre-merEurope & internationalSolidarités & famille

🏛️COVID-19 : UNE AUTRE POLITIQUE SANITAIRE EST URGENTE ET POSSIBLE (03/09/21)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « nous nous opposons à l'ensemble de ce projet de loi comme je le disais précédemment comme nous nous sommes opposés depuis le début aux mesures que nous pensons être des mesures néfastes pour nos droits et libertés mais également sans efficacité »
  • 0:45Locuteur 1Promesse
    « nous souhaitons la suppression de ce texte mais nous avons formulé un certain nombre de propositions notamment et ça fait partie des amendements qui ont été malheureusement jugée irrecevable par la commission des lois »
  • 1:30Locuteur 1Chiffre
    « au 18 août seuls 24% des guyanaise et guyanais avaient reçu une dose contre 71% pour l'hexagone »
  • 2:30Locuteur 1Chiffre
    « il existe selon les chiffres que nous avons pu nous procurer 30 cents lits d'hôpitaux pour 100000 habitants et 38 places en réanimation »
  • 3:30Locuteur 1Chiffre
    « plus de 16000 guyanais et 7000 réunionnais recueille leurs eaux de boisson directement à partir de sources d'eau de surface »
  • 4:30Locuteur 1Fait
    « en guadeloupe certaines personnes n'ont pas d'eau depuis six ans »
  • 5:30Locuteur 1Fait
    « les enfants rate jusqu'à un mois et demi de cours par an car il n'y a plus à l'école des familles »
  • 6:30Locuteur 1Fait
    « un litre sur deux dont qui est gaspillée en termes de frites »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:19
Danièle Obono

un amendement de suppression déposée par la france insoumise madame au bono co oui en effet nous nous opposons à l'ensemble de ce projet de loi comme je le disais précédemment comme nous nous sommes opposés depuis le début aux mesures que nous pensons être des mesures néfastes pour nos droits et libertés mais également sans efficacité terrell pour le coup face à la crise sanitaire et le fait effectivement que nous en soyons aujourd'hui à rediscuter de projets cet état d'urgence de notre point de vue et est révélateur comme sur d'autres éléments de la stratégie sanitaire du gouvernement depuis un an et demi je le disais nous souhaitons la suppression de ce texte mais nous avons formulé un certain nombre de propositions notamment et ça fait partie des amendements qui ont été malheureusement jugée irrecevable par la commission des lois une véritable stratégie vaccinale face à l'urgence une stratégie d'aller vers c'est pourtant un terme qui a été beaucoup utilisé par le gouvernement et les porte parole de la majorité depuis le début de cette crise mais qui s'appuyent véritablement à la fois sur les ressources de la population le fait de considérer que les citoyens et les citoyennes les patients les usagers du service public sont des acteurs et des actrices de leur santé et face à l'épidémie et on sait y compris en matière épidémie logique que dans ces territoires il y a une histoire de la santé et des réponses et des ressources des communautés face à cette santé et de notre point de vue ce cette dimension est totalement absente c'est également le cas dans l'hexagone malheureusement mais c'est particulièrement criant également dans des territoires d'outre-mer qui font régulièrement en fait face y compris à un certain nombre d'autres des épidémies et une véritable stratégie vaccinale qui s'appuie effectivement sur les soignants et les soignantes qui jouera là rappelle ont été parmi les premiers secteurs de 2 de la population notamment dans les antilles à se mobiliser contre le pass sanitaires et qui aujourd'hui devraient être des acteurs et des actrices avec lesquels le gouvernement travaille en reconsidérant les statuts en investissement en investissant véritablement dans les infrastructures mais qui font partie de celles et ceux aussi qui ont perdu toute confiance dans les capacités en tout cas de 7 ce gouvernement de le faire voilà une des dimensions de des propositions que nous formulons en alternative au choix vous faites de proroger un état d'urgence sanitaire qui n'a de ses colonies je vous remercie monsieur rapporteur justin éléments en complément je ne sais pas si ça fera changer d'avis les collègues mais à un autre des amendements que nous avions proposé portait sur la levée la levée des brevets des vaccins qui ont été considérées là aussi comme irrecevables j'imagine sans aucun lien avec le texte or nous parlons ici de territoires ultramarins qui sont aujourd'hui le l'expression de du caractère universel de notre de notre république puisqu'il se retrouve dans tous les espaces de la planète qui se retrouvent dans des aires géographiques et en contact avec un certain nombre de pays du grand sud de ce qu'on appelle le grand sud et ces pays sont actuellement et parmi ces pays je vous parle pense par exemple à l'océanie et la région du sous-continent indien mais on peut penser aussi à la guyane et à l'amérique du sud un certain nombre de ces pays font face à des situations de crise encore plus aiguë la logique que nous défendons depuis le début dans la levée des brevets sur les vaccins c'est que tant que l'ensemble de la planète n'a pas accès à ces moyens nous ne serons pas en sécurité sanitaire et nous serons pas en capacité de mettre un terme à cette épidémie refusé de lever les vaccins c'est faire en sorte que ces territoires d'outre-mer qui sont d'être dans des bassins de vie des changes de circulation avec un certain nombre de ces de ces états et de ces pays sous tension aux épidémique particulièrement fort risque d'être à nouveau en proie à des pics comme ceux que nous connaissons aujourd'hui voilà un exemple de la logique absolument absurde d'un autre point de vue de la position maintenue par la france en refusant de mener cette bataille au niveau international et voilà un des exemples de la cohérence de des propositions que nous formulons depuis le début nous vous écoutons merci madame la présidente est en effet nous souhaitions déposer ses amendements pour avoir la possibilité d'intervenir sur chacun des territoires concernés cela a été dit les outre-mer sont un espace de notre pays marqué par un certain nombre de spécificités des situations y compris sanitaires très très différentes mais ce qui est commun à ces territoires cela a été dit aussi c'est l'état de décalage qu'il y existe sur l'ensemble des paramètres non seulement de santé sanitaire mais aussi économiques sociaux et qui sont la matrice de notre point de vue de l'intensification de cette crise l'armée comme d'autres est également et de ce point de vue il est important de regarder dans le détail pour avoir y compris une réponse adaptée quelles sont ses spécificités et qu'elles sont aussi c'est le type de politique il faudrait mener dans le cas de ce premier amendement qui porte sur la guyane nous rappelons que la longue période d'urgence d'urgence dans laquelle nous nous vivons encore n'a malheureusement pas été mise à profit pour planifier et mettre en oeuvre les réponses nécessaires notamment par exemple en termes de stratégie vaccinale au 18 août seuls 24% des guyanaise et guyanais avaient reçu une dose contre 71% pour l'hexagone et rappelons aussi sûr sûr sûr la situation en guyane un des éléments marquants du manque d'infrastructures sanitaires et du coup y compris de la capacité de mener une véritable politique d'aller vers une véritable politique de mobilisation des citoyens il existe selon les chiffres que nous avons pu nous procurer 30 cents lits d'hôpitaux pour 100000 habitants et 38 places en réanimation je remercie madame fait de ce territoire un des nombreux déserts médicaux de notre la marque c'est madame la présidente c'est une recommandation similaire avec les particularités des antilles puisque les taux d'incidence pour saint-martin saint-barthélemy par exemple apparaissent plus faible qu'en guadeloupe où ils sont néanmoins élevées les contaminations guadeloupe atteignent des sommets avec 1880 pour 100000 habitants dans le dernier bulletin qui est un taux qui est qui est repassé sous la barre des 2000 mais qui reste important et la situation en guadeloupe est particulièrement éclairante de notre point de vue de l'ensemble d'autres propos puisque cela a été dit depuis très longtemps les les soignants et les autorités d'un certain nombre d'élus alerte sur l'étape se demande est déplorable des infrastructures sanitaires moi-même dès 2018 à l'occasion d'un déplacement en guadeloupe où j'ai lots j'ai pu rencontrer un certain nombre de ces différents acteurs de la santé victoria trice de la santé avait interpellé la ministre d outre-mer lors d'une question d'actualité en parlant notamment sur la question de l'hôpital et des infrastructures sanitaires d'une crise d'une crise sanitaire qui perdurait depuis bien longtemps trois ans plus tard la crise épidémique est là et il apparaît que les moyens n'ont pas été mis pour aider à ce que se reconstruisant un tissu médical un tissu sanitaire qui aurait permis de mieux protéger la population voilà pourquoi de notre point de vue nous pensons que la réponse de la prorogation de l'état d'urgence sanitaire tels que le la met en oeuvre le gouvernement sur ces territoires et inadapté et qu'il faudrait mettre en oeuvre une autre politique comme nous le proposons régulière oui alors il ya le 6,6 à saint pierre et miquelon madame la présidente le 6 7 8 je crois de 6 et 7 alors voilà est bon je vais faire un ensemble global sur saint pierre et miquelon wallis et futuna ce sont des territoires où il ya peu de cas actuellement et il faut il faut s'en féliciter mais je vous rappelle aussi qu'au tout début de la crise sanitaire les territoires d'outre-mer n'avait pas été frappés de la même manière et on est on est on est on se félicitait que un certain nombre de territoires étaient étaient peu affectés et que les choses ont malheureusement changé pour pour arriver à cette situation est donc de notre point de vue encore une fois il s'agit si l'on veut prévenir si l'on veut anticiper les risques de vagues on parle aujourd'hui d'un nouveau variant qui arriverait d'afrique sud afrique du sud on parle et on sait qu'il doit y avoir et qui a essayé d'avoir d'autres vagues certainement et on l'espère beaucoup moins important depuis santé et dangereuses que les précédentes mais où et je le rappelais la situation géographique de ces territoires font que ils sont aussi particulièrement vulnérables à ces à ces risques épidémiques et de notre point de vue pour ces territoires comme pour l'ensemble la réponse d'un état d'urgence sanitaire est innée est inadéquat noté dit adéquates notamment au regard de la réalité des conditions sanitaires structurelle actuelle deux de ses territoires je vous remercie madame aubenas je vais explicite et un certain nombre d un certain nombre des propositions nous faisons parce que il nous semble que en fait là la réponse sanitaire est comprise de la part du gouvernement et de la majorité depuis le début de la crise d'un point de vue techniciste et sans prendre en compte en fait la nécessité d'avoir une approche globale de la réponse à l'urgence sanitaire en s'appuyant sur une stratégie de santé publique globale et et que de notre point de vue ne se sont pas comme le ce que j'ai compris du propos un peu peut-être du collègue le seul se sont pas des mesures complémentaires qu'il s'agit de mettre en oeuvre il faut il s'agit de faire en sorte que l'ensemble des mesures que nous proposons comme le fait que la france oeuvre à l'échelle internationale à lever des brevets ou à leur soumission à un régime de licence obligatoire que on met en place un pôle public du médicament qu'on inscrive le principe dit de là les verts avec un contenu très concrets comme je le disais autour des notions de santé communautaire de démocratie sanitaire que l'on met en place la société de roulement dans les écoles les collèges les lycées on a parlé de la situation à mayotte qui malheureusement a fait l'expérience de ce type de dispositif étant donné l'état des infrastructures scolaires mais on voit que ce sont des pratiques qui peuvent servir dans des situations d'urgence pour le coup qui ne devrait pas être la norme dans aucun territoire mais qui marche l'abrogation de l'état d'urgence et du pass sanitaire n'est pas une non réponse mais l'ensemble des propositions comme à nouveau la mise en place des purificateurs d'air et capteur de co2 dans l'ensemble des salles de spectacles de cinéma de musées qui permettrait de maintenir des liens sociaux et une sociabilité importante la gratuité des tests la situation économique et le niveau de pauvreté de chômage dans ces territoires nécessite de maintenir la gratuité des tests si on veut pouvoir isoler tracé et prévenir la diffusion de foyers mettre en place un rapport sur l'augmentation du coût de la vie quotidienne pour les habitants des territoires d'outre-mer depuis le 1er déc la première déclaration de l'état d'urgence sanitaire de notre point de vue est crucial ce n'est pas complémentaire c'est crucial si on veut pouvoir y compris dans les prochains débats que nous aurons sur le budget à cet automne apporter une réponse précise à des populations qui sont déjà désavantagés mais au niveau économique donc voilà le sens de notre notre intervention et de notre opposition sur ce texte qui porte des propositions alternatives d'une véritable politique d'urgence face à la crise sanitaire madame ovono oui effectivement madame la présidente nous souhaitions interpellé l'assemblée sur ces problématiques comme nous l'avons fait et d'autre part ailleurs l'ont fait ces dernières semaines et deux sur l'ensemble de montreux mandat je pense notamment dans le cadre de la commission d' enquête que nous avons proposé est menée avec le président servat sur ce sujet et la question de l'eau de notre point de vue ça apparaît d'autant plus crucial dans une situation épidémique ou un d une des consignes qui est rappelé depuis le début c'est le fait de maintenir un certain nombre de gestes barrière et le premier d'entre ces gestes étant le simple fait de se laver les mains or ce simple fait qui apparaît comme presqu'à noda pour beaucoup de de nos concitoyens ne l'est pas pour encore trop d'entre eux en particulier dans les territoires d'outre-mer a donc ans en france hexagonale avec 4 millions de personnes n'ont pas accès à des services d'alimentation d'eau domestique s'agissant des doutes des outre-mer plus de 16000 guyanais et 7000 réunionnais recueille leurs eaux de boisson directement à partir de sources d'eau de surface en guadeloupe certaines personnes n'ont pas d'eau depuis six ans les cats à ce que les conséquences de cette carence sont catastrophiques à plusieurs niveaux et c'est une des raisons pour lesquelles nous avions fait cette proposition de commission d' enquête qui a permis de remettre en lumière un certain nombre de constats a porté d'ailleurs par les citoyens et citoyennes elle est même depuis des années par un certain nombre d'élus locaux à savoir que dans la réalité laquelle font face aujourd'hui nos concitoyens dans ces territoires les enfants rate jusqu'à un mois et demi de cours par an car il n'y a plus à l'école des familles reçoivent par ailleurs des factures exorbitantes et se retrouvent plongés dans des situations financières impossible alors que le service de l'eau est absolument catastrophique nous avons un litre sur deux dont qui est gaspillée en termes de frites parce que les moyens ne sont pas mis suffisamment dans l'infrastructure bref le constat est édifiant et de notre point de vue dans cette situation épidémique extrêmement grave il est important de se pencher sur cette question et d'apporter des réponses voilà pourquoi nous faisons cette proposition qui permettrait d'apporter un certain nombre de réponses en s'appuyant par ailleurs sur les initiatives qui existent aujourd'hui c'est l'essence de ces deux aventures de ces deux amendements monsieur le rapporteur ce sont trois amendements qui porte sur la nécessité de donner les moyens en premier lieu aux soignants et l soignante de faire face à cette crise et de phares faire face aux complications sanitaires de cette crise en menant un travail sur la sanctuarisation de la santé dans les territoires d'outre-mer pendant la période d'urgence sanitaire un rapport qui détaillerait les moyens spécifiques a alloué à ces territoires dans le secteur de la santé un autre qui porterait sur la mise en place d'un plan d'urgence pour les hôpitaux dans les territoires d'outre-mer et un troisième sur la question de la précarité et et de la nécessité de ce point de vue de pouvoir répondre en s'appuyant notamment sur les éléments que nous nous avions présenté lors de notre rapport de commission denquête je voulais insister donc notamment sur la question sanitaire puisque c'est précisément l'objet de ce texte au delà des questions de précarité général puisque comme je les dix ans aux antilles lors des manifestations nombreuses qui ont qui ont eu lieu contre le pass sanitaires les soignants et les soignantes ont été parmi les premiers et énormément d'entre eux ont été mobilisés ça fait des années que ce secteur interpelle le gouvernement sur leurs conditions de travail sur leurs statuts n'ont pas reçu les réponses adéquates et si il y à une urgence de notre point de vue sanitaire c'est celle qui lie à à répondre à leur situation voilà pourquoi nous proposons sur la forme d'un rapport puisque le cadre parlementaire ne nous permet pas de faire des propositions plus précises nous en discuterons certainement lors des débats budgétaires mais il me semble que tant qu'à avoir ce texte technique dite technique autant apporter des réponses précises sur ces questions qui encore une fois sont portées depuis très longtemps par les soignants et les soignantes notamment est un des facteurs aussi de défiance de la population dans ces territoires et ailleurs c'est le manque de réponses très concrètes apportées à ces questions