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interviewEurope 1· 22 mars 2026 5 min

Bruno Retailleau : "Nous sommes plus que jamais la première force politique en France"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous avez fait entendre votre voix et vous avez fait connaître vos choix. Ces choix ont placé la droite en tête de ces deux tours. Les républicains et leurs alliés remportent le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d'élus.

Merci de votre confiance et merci pour la mobilisation de toutes les forces militantes sur le terrain. Ce soir, une réalité s'impose. Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale en France.

À Cherbourg, à Besançon, à Brest, à Tules, à Limoge, à Toulon, à Clermontferrand et ailleurs aussi. Notre objectif a été atteint. La bataille a été gagnée mais ce n'est qu'un début car ce scrutin nous éclaire et il nous oblige.

Les Français en sont témoins dans cette élection. Le meilleur a souvent côtoyé le pire. Le meilleur c'est la démocratie enracinée, la politique qui a porté de regard et notamment dans cette France qui n'est plus regardée, celle des villes moyennes et des communes rurales.

Je regrette que dans cette campagne, l'attention politique et médiatique se soit focalisée sur les grandes métropoles. Bien sûr, elles sont importantes, mais elles ne rassemblent pas la majorité des Français. Le meilleur, ce sont aussi des convictions assumées.

Partout, nos candidats ont défendu nos idées avec clarté, la sécurité, la bonne gestion de l'argent public, le refus de l'écologie punitive. Ils n'ont pas cédé et ils n'ont pas tremblé. Et quand certains ont cherché à séduire la gauche en employant ses mots ou en épousant ses dérives, je l'ai dénoncé publiquement et je l'assume totalement.

Pour moi, la clarté et la droiture ne sont pas négociables. Mais le pire, ce sont surtout ces accords de la honte conclu avec la pierre gauche, celle des insoumis. L'histoire malheureusement retiendra que le Parti socialiste, le parti de Léon Bloom, s'est allié avec une extrême gauche antisémite.

C'est une tâche indélibile. Pour une poignée de siège, le PS s'est trahi. Oui, le cynisme et l'hypocrisie, c'est le pire en politique.

Demain, de trop nombreux élus et les filles entreront dans les conseils municipaux et ils feront ce qu'ils font toujours. Insulter les forces de l'ordre et protéger les violents, fasciser tous leurs adversaires et racialiser les sujets pour mieux dresser les Français les uns contre les autres. Face à ces ingénieurs du chaos qui n'ont plus rien de républicain, la droite se rend en première ligne toujours pour lutter contre l'extrême gauche et ses complices.

La mélanchonisation de la vie politique est un poison qui pourrait tuer notre démocratie. Heureusement, il n'y a pas de fatalité. Les résultats de ces élections municipales ont montré que la France n'est pas condamnée à une fausse alternative entre d'un côté les idéologues de LFI et de l'autre les démagogues du Rassemblement national.

Il existe une autre voix, une voix exigeante, une voix française exprimée par des millions de nos compatriotes qui ne veulent ni chaos social vers lequel nous entraîneraient LFI, ni du désordre budgétaire dans lequel nous précipiterait le programme économique du Rassemblement national. Oui, ces millions de Français existent et leurs exigences sont majoritaires dans le pays. Jamais il y a eu autant de Français qui veulent plus de sécurité et moins d'immigration. du travail qui paye plus et moins d'assistant, plus de liberté, moins d'impôts et moins de normes.

Cette majorité nationale est le cœur battant de notre pays, mais elle n'est plus au centre du débat public et c'est pourquoi elle n'a pas encore trouvé de réponse politique. Mes chers compatriotes, le suffrage universel s'est exprimé pour la dernière fois sous ce quinquena. Il s'exprimera de nouveau dans un an pour les prochaines élections présidentielles et vous choisirez selon vos convictions.

La mienne est faite. Il faudra renverser la table et assumer une rupture radicale calmement mais fermement. C'est le projet que je porte, c'est le combat que je mène et rien ne m'en détournera.

J'y suis prêt pour la République que nous servons et pour la France que nous aimons.

Bruno Retailleau : "Nous sommes plus que jamais la première force politique en France" — Bruno Retailleau · Pourquijevote