Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM Business· 29 mars 2024 10 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueDéfenseInstitutions & élections

Philippe Baptiste (CNES) : Le spatial français se modernise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous rentrez de Kourou en Guyane avec Emmanuel Macron. Avant cela, vous avez évoqué un coup de gueule sur l'Europe spatiale. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous avez dit hier lors d'un séminaire organisé par le GIFAS et Euroconsult ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Vous avez dit 'il faut se bouger rapidement sur l'Europe spatiale où on va tous crever'. Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par là ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Vous parlez de réduire les temps de cycle pour l'innovation. Comment comptez-vous y parvenir ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Arian 6 est une priorité. Quel est le calendrier de lancement prévu ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Les investissements américains dans le spatial sont de 70 milliards d'euros contre 15 milliards pour l'Europe. La France représente 3 milliards. Est-ce une question d'argent ?

  • 6:49OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez un effort du gouvernement avec 3 milliards d'euros par an. Comment cet investissement se traduit-il concrètement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « il faut se bouger rapidement sur l'Europe spatiale où on va tous crever »
  • 1:55Fait
    « il faut réduire nos temps de cycle pour l'innovation »
  • 2:31Fait
    « il faut aller plus vite »
  • 3:03Fait
    « on se met à fonctionner à l'américaine »
  • 3:42Fait
    « c'est aussi un moyen mais c'est aussi en contrepartie une très grande responsabilité qu'on confie intégralement à l'industriel »
  • 4:55Chiffre
    « Arian 6 l'objectif c'est 25 tonnes »
  • 5:33Chiffre
    « les investissements américains 70 milliards d'euros les investissements européens on est à moins de 15000 milliards d'euros dont autour de 3 milliards d'euros pour la France »
  • 6:49Chiffre
    « il y a un vrai effort du gouvernement aujourd'hui pour investir dans le spatial ces 3 milliards d'euros c'était c'est par an »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

good morning business le grand entretien le grand entretien ce matin c'est avec Philippe Baptiste PDG ducness bonjour merci d'être avec nous vous rentrez tout juste de courou en Guyane où vous étiez avec Emmanuel Macron mais avant on va parler avant de parler de ce voyage précisément et des annonces qu'on a développer ces derniers jours sur ces start-up françaises qui vont être aidés pour se développer hier vous avez poussé un coup de gueule un coup je sais pas si c'est un coup de s vous avez dit il faut se bouger rapidement sur l'Europe spatiale où on va tous crever c'est ça que vous avez dit hier lors quand même d'un séminaire perspective spatiale organisé par le GIFAS et euroconsult devant tout un parterre de spécialistes du spatial c'est ça que vous voulez

0:39

bouger bouger bouger tout le monde c'est fondamental c'estàdire que le le le spatial aujourd'hui évolue très très vite avec de nouveaux acteurs qui sont arrivés le plus enfin au cours des la dernières décennies ou un petit peu plus le plus célèbre d'entre eux étant monsieur musk évidemment mais c'est pas le seul il y a énormément de nouveaux acteurs qui sont arrivés sur le marché du spacial ils arrivent avec des capitaux privés des capacité à prendre des risques qui est probablement beaucoup plus élevé que le faisaient précédemment les acteurs traditionnel don dont les agences évidemment bien entendu en tout premier ils arrivent aussi avec des idées qui viennent du monde du digital ils viennent aussi de secteurs industriels de production de masse de l'automobile et cetera et donc

1:22

tout ça mis ensemble fait que ils ont réussi sur un certain nombre de sujets à réduire considérablement les coûts à augmenter les canadences de production à être beaucoup plus efficace et donc ça nous pose plein de questions on n pas du tout en retard en Europe sur tous les sujets du spatial et sur tous les secteurs du spatial il y a il y a l'innovation est là les Caux sont là on a on a des compétences qui sont qui sont absolument incroyables on a des atouts on a des marchés enfin il y a des il y a des secteurs où on est où on est leader mais enfin on voit bien qu'il y a aussi des secteurs où on est extraordinairement challengé alors le secteur des lanceurs c'est évident parce qu'on a on connaît une crise des lanceur mais là on voit bien en gros ce qu'on

1:55

veut faire et notre stratégie pour pour accélérer et puis pour sortir de de cette situation là on en reparlera sans doute euh mais il y a d'autres secteurs aussi où on voit que on commence à avoir des sujets qui sont des sujets de fond c'est par exemple le sujet des télécom aujourd'hui avec aujourd'hui une présence de Starling et de de qui qui qui qui qui est qui devient massive aujourd'hui sur le sur le secteur donc moi ce que ce que je disais simplement hier c'est ceses industrielles mais il faut se resessaisir de ce sujet-là il faut réussir à accélérer il faut réduire nos temps de cycle pour l'innovation c'est-à-dire il faut aller aller plus vite il faut aller chercher l'innovation à droite à gauche dans les start-up enfin partout et vous parlez euh il faut all aux

2:31

industriels aux industriels c'est nos gros industriels du secteur c'est c'est c'est ça le message aujourd'hui hein parce que c'est c'est eux c'est les leaders du marché aujourd'hui c'est eux c'est c'est des sont les entreprises qui sont très enfin qui sont exceptionnels enfin un savoir-faire incroyable et cetera mais je crois vraiment que maintenant il faut aller plus vite c'est bien c'est bien le le message he qu'on veut faire passer et et donc et ça mais ça pose aussi des questions simplement aussi au alors aux acteurs qui sont les agences à commencé par par nous le knnes mais aussi l'Agence spatiale européenne c'est comment on fait pour les aider à aller plus vitere V comment on se positionne c'est probablement se positionner plus souvent en achetant des

3:03

services plutôt qu'en co-éveloppant avec eux un certain nombre de un certain nombre de produits c'est c'est ce qui va se faire là on se met à fonctionner à l'américaine c'est ça qui qui va se passer avec start-up qui ont été sélectionné c'est-à-dire qu'ell ne seront pas payés si ça ne fonctionne pas sur les lanceurs alors oui oui c'est donc qure startup sur les lanceurs donc ça a été annoncé effectivement en guyan par le Président de la République donc c'est quatre start-ups qui préparent l'avenir de de de de de l'Europe SPAL donc et c'est c'est un financement effectivement on achète une démonstration de service donc soit le service à la fin il est démontré soit il est pas démontré et B s'il est pas démontré ben il y a pas il y a pas le financement ou en tout cas il y a y a

3:42

pas il y a pas l'ensemble ah bah c'est quand même c'est une logique qui est fondamentalement différente par rapport à ce qu'on a fait précédemment et et et c'est aussi un moyen mais c'est aussi en contrepartie une très grande responsabilité qu'on confie intégralement à l'industriel qui a aussi une très grande liberté et donc voilà donc c'est c'est c'est c'est aussi ça qu'on c'est aussi ça qu'on veut faire et puis ça lui donne aussi la capacité à travers ses contrats d'aller lever bah de l'argent à droite à gauche et cetera et de construire son projet et donc moi je crois beaucoup à cette à cette cette à cette manière de faire alors ça ça s'y prête pas dans tous les secteurs du spatial parce que le spatial c'est extrêmement c'est extrraordinairement divers il y a des sujets qui sont des

4:18

sujets de Scien où il y a pas forcément de marché en face et cetera donc cette cette façon de faire est bien adapt quand vous avez un vrai marché en face quand vous avez plein d'entreprises qui ont des idées et nous ben quelque part ce qu'on dit c'est et on dit bah démontrez-nous montrez-nous ce que vous savez faire et puis que que le que le meilleur gagne en répondant à nos besoins voilà alors la priorité aussi du moment parce que là on parle de l'avenir du spatial de la de de la suite on parle des lanceurs par exemple notre priorité du moment faut pas l'oublier c'est Arian 6 he c'est Arian 6 qui est le lanceur lourd européen c'est fondamental juste quand même pour replacer un tout petit peu les choses dans leur contexte dans dans les start-up qu'on qu'on qu'on

4:55

qu'on fin qu'on finance là il y en a qui développent des lanceurs qui vont être des petits lanceurs qui on être capable de mettre 50 ou 100 kg en orbite Arian 6 en orbite basse Arian 6 l'objectif c'est 25 tonnes ou on est pas sur la même échelle 500 donc je veux dire on n pas sur la même échelle et ça veut pas d dire que l'un est meilleur que l'autre c'est juste qu'on adresse pas les mêmes marchés et puis peut-être qu'il y en a d'autres qui vont grossir donc on prépare la génération d'après mais c'est fondamental de faire ça donc là Arian 6 ça va bien se passer on a un calendrier de de lancement tout est fait pour que là ça fonctionne al donc arien 6 on est vraiment au bout du développement bon moi je vis saluer le travail de de de de de tous les de tous les hommes et toutes

5:33

les femmes là qui sont mobilisés sur le sujet et qui je peux vous dire travaillent comme des comme des fous depuis des mois des mois et des mois sur le pour finir le développement d'Aran 6 des gens d'Aran group des gens de laance spatiale européenne des gens du knes aussi et donc là on voit vraiment le bout du on voit vraiment le bout de du développement avec un lancement qui devrait avoir lieu entre mi-juin et fin juillet vous parliez de l'importance des échelles les investissements américains 70 milliards d'euros les investissements européens on est à moins de 15000 milliards d'euros dont autour de 3 milliards d'euros pour la France est-ce que c'est qu'une question d'argent parce que vous dites bougez-vous bougez-vous mais là on a un fossé financier ce fossé il a toujours existé

6:10

c'est-à-dire qu'il y a toujours eu un il y a toujours eu une vraie différence de financement entre la France l'Europe et et et les États-Unis et on a toujours fait des choix c'estàd que on s'est dit benah en fait on va travailler sur tel tel tel tel sujet celui-là on va pas y toucher parce que ça coûte trop cher ou ça ça a toujours été le cas et ça n'a pas empêché l'Europe et la France d'être parmi les grands champions et je pense encore aujourd'hui de du du spatial mondial mais par contre il faut qu'on continue à avoir cette capacité à faire des choix il faut qu'on soit capable aussi d'aller d'aller vite de prendre des risques et et c'est ça qui est fondamental donc je pense que c'est pas du tout un combat perdu moi je veux saluer en particulier enfin le le il y a

6:49

un vrai effort du gouvernement aujourd'hui pour investir dans le spatial ces 3 milliards d'euros c'était c'est par an c'est c'est c'est c'est c'est c'est quelque chose c'est une annonce de de de la première ministre à l'époque qui qui continue être porté aujourd'hui par le gouvernement donc c'est vrai c'est une vraie ambition et donc il faut continuer le spatial c'est fondamental parce que c'est des technologies qui sont à très haute valeur ajoutée qui irigue toute la société et au-delà de la part de rêve faut comprendre à quoi ça sert que ça soit dans la défense dans les Télécom dans la vie de tous les jours dans la vie de tous les jours enfin je veux dire pour commencer par ça he ça veut dire que quand vous écoutez votre radio quand vous quand vous élumez votre téléphone

7:22

pour utiliser un système de navigation vous utilisez Galileo vous utilisez un GPS enfin c'est en permanence vous utilisez le spacial c'est vrai évidemment dans le monde de la défense il suffit d'écouter ce qui se passe en Ukraine aujourd'hui c'est vrai enfin voilà tous les secteurs aujourd'hui sont sont sont impacté et surtout le spatial demain c'est c'est non seulement l'industrie spatiale en tant que telle mais c'est un entre guillemets un éébleur pardon pour le pour le pour le pour l'anglicisme mais c'est ça ça devient aussi quelque chose qui est indispensable à d'autres secteurs industriels et si demain on n pas le spatial en Europe si on n pas ce pilier spatial en Europe et ben ça veut dire qu'en fait on a des P entiers d'autres morceaux industriels qui qui vont être

7:59

dépendants de pays-tiers est-ce qu'on a pas un sujet de fragmentation européenne aussi derrière on voit cette émulation notamment dans le newspace mais on voit aussi des startups qui parfois font des choses qui ne sont pas très éloignées il y a le même sujet entre la concurrence est-ce qu'elle est saine jusqu'au moment où en fait il y a trop de monde et on devrait se mettre ensemble alors oui il y a une compétition européenne aujourd'hui qui est sans doute plus vive sur un certain nombre de secteurs que d'autres l' exemple des lanceurs est un très bon exemple parce que pendant très longtemps on a travaillé vraiment en en coopération dans un modèle purement coopératif autour d' par exemple puis autour de autour de Vega ces projets étaient ces programmes étaient définis

8:34

au niveau des États des agences et puis après confier aux industriels je pense que là on est dans une logique qui est aujourd'hui une logique différente je pense que la France a beaucoup porté ce modèle de coopération aujourd'hui on voit bien qu' a il y a une compétition qui vient de d'autres d'autres pays qui sont un petit peu en compétition aujourd'hui sur le sujet donc et et ça le président de la République l'avait dit dans un dans un discours à Toulouse de manière extrêmement claire c'est bon ben ok dontacte il y a une volonté d'avoir cette compétition allons-y faisonsla je pense qu'on va la effectivement je pense qu'on va la remporter parce qu'on a un savoir-faire extraordinaire en France sur le sujet et puis évidemment il faut continuer une fois que ça c'est fait une fois que

9:11

cette étable là sera passé il faut construire une Europe spatiale autour de autour des nouveaux champions qu'on est en train de construire moi je voudrais juste vous dire par exemple aujourd'hui là enfin on a annoncé des projets de mini lanceur qui sont des projets de mini lanceur donc portés par des entreprises privées avec une une une un des contrats qui sont passés par par par nous donc qui qui viennent les aider quelque part dans le développement de leur projet mais c'est c'est pas des lanceurs simplement des lanceurs nationaux en fait c'est si on regarde la Supply Chain de ces de ces de ces lanceurs c'est toute l'Europe qui travaille derrière donc c'est aussi une autre façon derrière de construire l'Europe du spatial mais en laissant la une très grande liberté aux industriels

9:49

et en sortant des modèles de retour géographiqu et cetera de trucs extrêmement compliqué qui quelque part était étaient des modèles un peu datés ou où on on on donnait une workshare en fait à chacun des à chacun des des des pays quoi oui quand il y avait eu un investissement financier il fallait retrouver derrière dans la chaîne de production merci beaucoup Philipp Baptiste d'être venu nous voir ce matin PDG ducnness si vous voulez retrouver notamment une partie des interviews des entreprises qui ont gagné l'appel d'offre l'attitude hyperspace Sirius maypace vous trouvez ça sur l'application BFM Business on en a reçu un bon nombre ces dernières semaines