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ChroniquePure Politique· 26 juin 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Retraites : pourquoi Marine Le Pen NE VEUT PLUS CENSURER François Bayrou

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Chapitres

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  • 0:00Invité politiqueFait
    « Une censure aujourd'hui, ça n'abrogerait pas la réforme des retraites. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « 52 % des Français souhaitent que le gouvernement soit censuré après l’échec du conclave. »
  • 1:26Invité politiqueChiffre
    « 63 % des électeurs du Rassemblement national souhaitent l’adoption d’une motion de censure. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « Le président de la République n’a aucune obligation constitutionnelle de renvoyer les députés devant les électeurs. »
  • 4:56Invité politiqueFait
    « Ces libéraux entendent bien réduire drastiquement la dépense publique. »
  • 8:52Invité politiqueFait
    « Le Medef n’a pas lâché le moindre centime. Ils n’ont pas voulu lâcher le moindre jour de compensation pour les vies détruites par la réforme des retraites. »

Temps de parole

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Locuteur

Une censure aujourd'hui, ça n'abrogerait pas la réforme des retraites. Cela nous contraint, monsieur le premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. La gauche et l'extrême gauche revenir sur la retraite à 64 ans nous aussi. Il y a un moment dans la vie parlementaire où il y a des actes qui justifient que l'on pose la question de la survie du gouvernement comme accord pour incidir à qui ? Je dis pour inc dire parce que il y a pas eu de signature c'est mais il veut gagner du temps François. Enfin du temps il en avait MDF a pas lâché le moins de centimes. Ça suffit. Marine Le Pen ne veut plus censurer François Baïou.

Pourtant, le Rassemblement national se prononce toujours pour la retraite à 62 ans. Je vous explique les raisons de ce revirement dans ce numéro 122 du bourbon de Serge.

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Locuteur

Le Rassemblement national ne votera pas la motion de censure déposée par le Parti socialiste après l'échec du conclave sur les retraites. Le rendez-vous de la censure, c'est à l'automne. C'est au moment du budget. François Bou sans tout reviendra. Une censure aujourd'hui, ça n'abrogerait pas la réforme des retraites. C'est ça le problème, c'est que si nous censurons dans les jours qui viennent François Berou, la réforme des retraites, elle demeure et qu'en fait c'est, j'allais dire un coup pour rien. La censure n'abrouerait pas la réforme des retraites, mais personne n'a dit ça. Il suffit d'écouter Boris Vallot mardi à l'Assemblée nationale.

Monsieur le Premier ministre, ma question était simple. Le leou le parlement aura-t-il le dernier mot y compris sur la mesure d'âge et sur l'équilibre du notre système des retraites ? Vous ne m'avez pas répondu cette semaine comme vous avez déjà dit non la semaine dernière. Monsieur le premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres. Cela nous contraint, monsieur le Premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. Il s'agit seulement de sanctionner un parjure et rien d'autre.

En refusant de censurer le Premier ministre, le Rassemblement national va à l'encontre de l'opinion générale et de ses propres électeurs. Selon un sondage él pour BFM, 52 % des Français souhaitent que le gouvernement soit censuré après l'échec du conclave. Et quand on rentre dans le détail des chiffres, on découvre que 63 % des électeurs du Rassemblement national souhaitent l'adoption d'une motion de censure. Alors, pourquoi la direction du RN prend-elle le risque de contrarier son électorat ? Par crainte d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. Dissolution qui priverait Marine Le Pen de la possibilité de se représenter.

C'est la première explication qui vient à l'esprit, mais c'est une fausse piste. Voici pourquoi. Rappelons d'abord que la censure du gouvernement n'entraîne pas nécessairement la dissolution de l'Assemblée. Le président de la République n'a aucune obligation constitutionnelle de renvoyer les députés devant les électeurs. S'il souhaite dissoudre la chambre des députés, Emmanuel Macron devra patienter jusqu'au 8 juillet, date à laquelle il retrouve cette prérogative. L'article 12 de la Constitution prévoit que de nouvelles élections doivent avoir lieu 20 jours au moins et 40 jours ou plus après la dissolution, ce qui nous amène au mois d'août.

Scénario hautement improbable car les Français seront en vacances. Emmanuel Macron pourrait patienter jusqu'au mois de septembre, mais l'Assemblée entrera à ce moment-là dans la discussion budgétaire. On voit mal l'exécutif prendre le risque de torpiller sa propre loi de finance sans parler des incertitudes sur la nouvelle composition de l'Assemblée. En janvier, alors hors de question, on sera en pleine campagne pour les élections municipales. Bref, le vote éventuel d'une motion de censure a toutes les chances de rester sans conséquence pour Marine Le Pen. C'est du côté des Républicains qu'il faut chercher l'explication de la surprenante miséricorde le péniste.

Depuis plusieurs semaines, la direction du Rassemblement national drague les électeurs de Bruno Rotaillot et Laurent Voquier. Ce qui s'est traduit par un rapprochement lors de vote récents à l'Assemblée. Ce sont ainsi les voix du RN qui ont permis l'adoption d'un amendement déposé par un député LR instituant un moratoire sur les éoliennes et les installations photovoltaïques. La suppression des zones à faible émission n'a été acquise que grâce à l'addition des voies du RN et DLR et dans une moindre mesure de celle de LFI. De la même façon, le dispositif zéro artificialisation net a été vidé d'une partie de sa substance grâce à l'alliance du RN et de LR.

Ce compagnonnage entre le RN et les Républicains est devenu si voyant que les macronistes purjus crient à la trahison. C'est le cas de Gabriel Atal jeudi dans les colonnes du monde. Pour Marine Le Pen, il n'est pas question de compromettre le rapprochement avec les derniers secteurs conservateurs qui échappent à son emprise. Car s'il votait la motion de censure déposée par les socialistes, les députés le pénistes se retrouveraient en opposition frontale avec les LR. On s'en souvient, ces derniers sont pour la retraite à 64 ans et même plus tard pour certains. En revanche, droite et extrême droite concordeent sur les questions budgétaires.

Ces libéraux entendent bien réduire drastiquement la dépense publique. Voilà pourquoi Sébastien Chenu renvoie le vote d'une motion de censure à la discussion budgétaire de cet automne. Cette clémence envers le Premier ministre sera-t-elle du goût des électeurs et des adhérents du Rassemblement national ? Un savant argumentaire a été déployé pour les convaincre. La gauche et l'extrême gauche veulent revenir sur le retraite à 64 ans. Nous aussi. Mais eux comment ils financent ça ? Ils financent ça avec des centaines de milliards d'euros d'impôts et de taxes supplémentaires.

Avec une augmentation des cotisations, c'est-à-dire avec une augmentation euh du de des cotisations pour les Français qui travaillent. On est en désaccord complet avec ces sources de financement. Nous, on propose d'autres sources de financement. C'est la relance de la productivité, c'est l'entrée de plus en plus jeune pour les plus jeunes sur le marché du travail. C'est également sur les économies qui sont faites, je lisais sur l'immigration, sur la contribution nette au budget de l'Union européenne, sur le train de vie de l'État. Bref, tous ces débats, on va les avoir à l'automne quand on sera dans les discussions du budget. Le raisonnement laisse pantois.

On est d'accord avec la gauche pour abroger le départ à 64 ans mais comme on risque de ne plus l'être sur le financement, on ne vote pas la motion de censure. C'est ce qui s'appelle enterrer en grande pompe l'orientation sociale-populiste qui prévalait jusqu'alors au rassemblement national. De quoi rassurer le MDEF qui trouvait Marine Le Pen gauchiste. J'exagère à peine. Dans ces conditions, quel intérêt la gauche a-t-elle encore à déposer une motion de censure ? Moi, je ne me détermine jamais par rapport à ce que dit ou fait ou pense le RN. Ça m'est indifférent. Et donc, mais ça sert mais ça sert à quoi de politique ?

Mais alors, attendez, à vous écouter, on devrait même voter pour tous les textes de toute façon en fait ça sert à rien de voter contre quand on est minoritaire. Mais sans sûr, ça veut dire que il y a un moment dans la vie parlementaire où il y a des actes qui justifient que l'on pose la question de la survie du gouvernement. Et pour moi, l'action des retraites est une question fondamentale dans le contrat social que les Français ont passé entre eux et avec l'État. C'est une question qui a été l'objet de manifestation, qui a été l'objet de contestation parlementaire puissante. En attendant, François Bairou s'agite comme on pouvait s'y attendre.

Malgré l'intervention de Matignon, il n'y a toujours pas d'accord. Qu'à cela ne tiennent le matois Béarné invente une catégorie pour la circonstance. Alors, j'en viens maintenant à la négociation, à ce que la négociation a donné et a permis comme avancée et comme accord pour ainsi incidir à qui ? Je dis pour ainsi dire parce que il y a pas eu de signature cette mais l'objectif de cette aimable causerie était surtout de gagner encore un peu de temps. 15 jours. Les experts et les négociateurs des organisations vont se remettre au travail pour rapprocher les points de vue.

J'ai écrit dans mon texte donnons-leur 3 semaines donnons-leur 15 jours parce que des certaines organisations m'ont dit 3 semaines c'est beaucoup trop long. 15 jours. 15 jours. Ça nous amène où ça ? Au 11 juillet, juste le dernier jour de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Après, l'Assemblée ferme ses portes jusqu'au premier jour ouvrable du mois d'octobre. Et quand l'assemblée ne siège pas, il n'y a pas de motion de censure. François Lembrouille a encore frappé. À gauche, on avait anticipé le coup fouré. Mais il veut gagner du temps François Byrou. Enfin, du temps, il en avait.

Il est là depuis un moment, puis ça fait quelques décennies qu'il est dans la vie politique, donc il va pas nous la faire. Euh le Premier ministre a échoué, il est venu devant cette assemblée en disant "S'il vous plaît, ne me censurez pas, vous allez voir, j'ai entendu ce qui s'est exprimé sur les retraite et on va avancer." Euh son conclave est un naufrage parce qu' notamment parce qu'il n'a pas voulu mettre la pression sur le MEDF et donc maintenant il doit en tirer les conséquences et il faut réunir les partenaires sociaux à Matignon mais pas avec François Baou premier ministre. Et le capital confiance du premier ministre est sérieusement entamé.

C'est ce qui devait arriver dans le c de mascarade. Vous donnez le droit de vétof et ben le MDF utilise son droit de véto pour aller dans le sens de l'intérêt des salariés. tout le MDF a pas lâché le moins de centimes. Ils ont pas voulu lâcher le moindre jour de compensation pour les vies détruites par la réforme des retraites. Il a donner la une espèce de mode d'emploi au MEDF pour faire capoter les négociations du conclave en disant que si le conclave ne n'aboutissait pas, c'est la loi Bacron de 2023 qui s'appliquerait sans revenir vers l'Assemblée contrairement à ce qu'il nous avait écrit au mois de janvier.

Donc ça fait au moins deux bonnes raisons là aujourd'hui de dire au premier ministre ça suffit. François Baou a promis aujourd'hui d'inclure les accords pour ainsi dire acquis dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. On est bien loin du dernier mot qui devait être accordé à la représentation nationale sur les retraites. Merci d'avoir regardé cette chronique. Comme toujours, les pouces et les partages sont bienvenus. En vous abonnant à la chaîne, vous ne manquerez aucun de nos contenus, surtout si vous cliquez sur la cloche. Pour nous soutenir, je vous donne rendez-vous surorbox. Ce sont vos dons qui permettent à cette chaîne d'exister et de se développer.

Merci à tous ceux qui nous accompagnent sans trembler, moins après mois, année après année. On se retrouve lundi pour un nouveau Paul Express.

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