Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 26 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Manifestation du 24 octobre : «L'ordre a globalement été maintenu», souligne Bertrand Cavallier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce dispositif annoncé par Laurent Nunez a parfaitement fonctionné ? Est-ce que l'ordre était maintenu ?

  • 1:31RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui a permis d'éviter le chaos du 17 octobre ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Comment décririez-vous les Centaures ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Le 17 octobre, on avançait le chiffre de 60000 personnels déployés. Pour le 24 octobre, le déploiement a-t-il été massif ?

  • 3:43RelanceRéponse directe

    Est-ce que le dispositif n'est pas toujours trop peu mobile face aux casseurs ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Le scénario de pillage de masse était-il probable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Bertrand CavallierFait
    « l'ordre a été globalement maintenu à part quelques échauffourées, quelques commerces pillés. Globalement le dispositif a parfaitement fonctionné »
  • 1:31Bertrand CavallierFait
    « le terrain était tenu parce que contrairement au 17 octobre là il y a eu un déploiement beaucoup plus conséquent »
  • 5:12Bertrand CavallierFait
    « aujourd'hui vous avez un nouveau schéma qui devrait être déployé de façon beaucoup plus systématique de contrôle de zone de quadrillage »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

7h30,

0:02
Non speech

[musique]

0:03
Locuteur

il est 7h30 sur Europe 1. Bon réveil Alexandre le maire, vous recevez ce matin le général Bertrand Cavalier, général de gendarmerie expert en sécurité et en maintien de l'ordre. Bonjour Bertrand Cavalier. Bonjour. Bienvenue sur Europe 1, la journée de de manifestation de samedi a donc bénéficié cette fois d'un dispositif de sécurité plus plus adapté à la situation en tout cas nettement renforcé 70000 policiers et gendarmes, ça veut dire 10000 de plus que que le 17 octobre. Alors on a quand même vu des affrontements éclater en fin de cortège même si globalement les manifestations étaient bien mieux encadrées.

Tout cela au prix tout de même de centre-ville désertées, de commerce fermés qui ont déjà tant souffert ces commerces. Déjà première question pour vous général Bertrand Cavalier, est-ce que ce dispositif annoncé par Laurent Nunez a parfaitement fonctionné ? Est-ce que l'ordre était ? Oui, l'ordre a été globalement maintenu à part quelques échauffourées, quelques commerces pillés. Globalement le dispositif a parfaitement fonctionné mais comme vous le soulignez, il a été massif accompagné également de restrictions du droit de manifester dans les centres-villes et puis les la plupart des commerces étaient fermés dans certaines villes.

Donc il faut il faut prendre de la hauteur et analyser ce qui a permis d'éviter le chaos le chaos du 17 octobre. Alors justement, qu'est-ce qu'il a permis c'est un l'effet dissuasif attention cette fois-ci on va on va mettre les moyens, c'est ça qui a ? Oui oui, je crois que le terrain était tenu parce que contrairement au 17 octobre là il y a eu un déploiement beaucoup plus conséquent. 17 octobre, on avait surtout des unités de forces mobiles mais les forces territoriales n'étaient pas assez déployées sur le terrain.

Là le renseignement a été a été abondé, les moyens il y a également un signal très fort dans le déploiement des véhicules d'intervention pour les violences de la gendarmerie les Centaures les Centaurs Et les Centaures c'est c'est c'est ça monte ça démonte il y a bien entendu un avantage tactique mais il y a également la un signe très fort de de pouvoir public. On rappelle en quelques mots peut-être général Cavallier les Centaures ce que ce que comment comment décrivez-nous un petit ?

C'est c'est le sont les nouveaux blindés dont est équipée la gendarmerie qui interviennent sur un spectre très large partant du rétablissement de l'ordre mais qui peuvent aller également sur des interventions de police judiciaire voir des opérations de secours mais là le message était destiné aux émeutiers d'abord ils offrent des capacités tactiques très intéressantes en couvrant des des zones importantes mais c'est surtout également un ce message de détermination des pouvoirs des pouvoirs publics de ne pas les laisser se se reproduire ce ce chaos du 17 octobre. Bon et de protection des hommes aussi parce qu'on a beaucoup entendu dire où ?

C'est ce qui a manqué hein les Centaures ça protège aussi les forces de l'ordre ça ouvre la route.

Ça protège ça protège mais si vous voulez le le 17 octobre on avançait le chiffre de 60000 personnels déployés ça reste une question en tout cas pour ce qui est de le samedi 24 octobre là il y a vraiment eu un déploiement massif et puis il faut également intégrer le contrôle dans la profondeur bref sont tous les les leviers d'action tous les modes d'action qui ont été utilisés par les forces de l'ordre en terme de contrôle de zone contrôle de la profondeur optimisation du renseignement dispositif dissuasif et puis il y avait cette fermeté judiciaire quand même qui a été affichée ça et là après 17 octobre enfin je pense que s'agissant des des émeutiers qui étaient venus massivement le 17 octobre bien peut-être également qu'ils ont observé les choses parce que là on est sur un un événement que le 17 octobre qui doit inciter maintenant les pouvoirs publics à appréhender la sécurité dans une toute autre dimension.

octobre c'était peut-être un peu plus que d'optimisation qui manquait au renseignement hein si si l'on parle de de l'anticipation de de des des violences et et des pillages. On dit aussi que le dispositif, alors je sais pas si c'est si ça a changé samedi, vous allez nous le dire général Cavalié, mais le dispositif n'est pas assez mobile de façon générale face aux casseurs et aux pilleurs. Est-ce que c'est pas toujours vrai finalement quand on voit ce que doivent porter en terme d'équipement les policiers les gendarmes qui sont spécialisés dans le maintien de ?

Non non, je je je crois que que l'enseignement du 7 octobre, c'est qu'on les pouvoirs publics se sont limités au schéma classique, schéma traditionnel d'accompagnement de protection de manifestation qui pouvait dégénérer. Mais le scénario de grande ampleur de de de pillage de masse notamment dans des villes comme Paris ce ce scénario qui était très probable à son nous simplement à une moindre échelle ce qui était passé la de la soirée donc la finale de la Ligue des Champions autour du Stade de France. Le terrain n'était pas occupé.

Donc les pouvoirs publics doivent comprendre que ces zones dites de non-droit, ces ces banlieues, ces dits quartiers sensibles disposent de masse de manœuvre qui pour des raisons idéologiques ou simplement pour piller peuvent mettre à profit une situation de désordre dans Paris causée par des manifestations situation qui avait fixé les forces de l'ordre. Le terrain n'était pas occupé. Donc aujourd'hui vous avez un nouveau schéma qui devrait être déployé de façon beaucoup plus systématique de contrôle de zone de quadrillage. Ça veut dire une nouvelle façon de maintenir l'ordre en fait, c'est ce que vous êtes en train de nous dire.

C'est une le maintien de l'ordre [raclement de gorge] c'est une une approche très très globale qu'il faut retenir. Il y a pas que la gestion des l'accompagnement des manifestations, c'est-à-dire protéger les personnes et les biens assurer la tranquillité publique sachant que là il y a eu des atteintes massives Massives mais tout ça très bien. Mais la question général Bertrand Cavalié, pardonnez-moi, mais est-ce qu'on est capable de d'offrir ce dispositif dans la ? Les gendarmes, les policiers sont comme nous tous, ils doivent prendre du repos, il y a des congés, comment ça va se ? C'est une c'est une question centrale.

[raclement de gorge] Une question centrale parce que en terme de de de sécurité aujourd'hui, il est vrai que ces ces zones de non-droit qui posent quand même de de des des problèmes sérieux aux forces de l'ordre et ces zones de non-droit disposent maintenant de masses de jeunes qui euh euh pour des raisons différentes d'abord mettent à peuvent être en convergence tactique avec l'ultra-gauche, sont appelés d'ailleurs par l'ultra-gauche euh à venir grossir leurs rangs, ça c'est véritablement une instrumentalisation euh pour provoquer un chaos, alors ça c'est c'est c'est c'est dans la stratégie notamment euh de l'extrême-gauche radicale mais euh ces masses de jeunes euh bon peuvent foncer de nouveau sur Paris ou les grandes villes et ça ne sera pas forcément que des pillages il peut y avoir il y a eu des intrusions dans les appartements, donc il peut y avoir également des atteintes aux personnes.

Et d'ailleurs il y a eu un état de sidération de de la population avec un recours massif à des des des des armes de protection Et bien gageons gageons vous avez raison de souligner, mais là on touche on touche si vous voulez on aborde un autre problème de fond, c'est la fracturation de notre société, c'est ce qu'évoquait euh Gérard Collomb Ça c'est un autre sujet. C'est une toute autre dimension dans dans la des choses. Bon, gageons en tout cas que cette sidération dont vous parliez nous avons passé ce stade et que l'exécutif euh les forces de l'ordre peuvent anticiper désormais euh les risques associés à toute nouvelle journée de démobilisation.

Bertrand Cavallier, merci, général de gendarmerie, expert en sécurité et en maintien de l'ordre. Merci d'avoir été avec nous sur Europe 1. Il est