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InterviewFrançois Fillon· 28 novembre 2016 11 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

"Je ne suis pas candidat pour m'asseoir dans un fauteuil à l'Elysée" - François Fillon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous un homme heureux ce soir ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous ne marchez pas sur l'eau ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous assumez la comparaison avec Margaret Thatcher ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez infléchir votre programme pour rassembler vers le centre ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que séduire les classes populaires passera par des sacrifices ?

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    Pouvez-vous préciser les soins transférés vers les mutuels ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00François FillonFait
    « Le pays va pas bien. que Quinquena se termine un peu en pantalonade avec le risque d'une crise politique qui viendrait s'ajouter à une crise économique et et morale. »
  • 3:30François FillonFait
    « Il faut qu'on travaille un petit peu plus parce qu'on travaille moins que tous les autres européens. »
  • 4:00François FillonFait
    « Il faut qu'on dépense un peu moins d'argent public puisqu'on en dépense plus que tous les autres européens. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci d'être avec nous François Fillon pour cette première interview de candidat. Bonsoir. Bonsoir.

Êtes-vous un homme heureux ce soir ? C'est pas le mot que j'emploierai. Je suis heureux d'avoir rencontré les préoccupations d'une grande partie des Français de la droite et du centre qui m'ont dit pendant cette campagne au fond qu'ils en avaient assez de pas être respectés, pas être respecté dans leur choix, dans ce qu'ils sont, dans la défense de leurs valeurs.

Et en même temps, j'ai le sentiment d'une grande responsabilité qui pèse sur mes épaules. Le pays va pas bien. que Quinquena se termine un peu en pantalonade avec le risque d'une crise politique qui viendrait s'ajouter à une crise économique et et morale.

Évidemment, ça représente une responsabilité très lourde. Mais quoi qu'il advienne, quand on a connu les épreuves, les déconvenus parfois et même de temps en temps la condescendance, est-ce que la victoire n'a pas une saveur particulière ? Est-ce qu'il n'y a pas un sentiment d'accomplissement déjà à ce stade ?

Moi, j'ai jamais douté. Donc euh je ne je ne suis pas surpris aujourd'hui. J'ai toujours pensé que je gagnerai cette primaire, mais en tout cas que je serai au second tour parce que le projet que j'avais bâti avec les Français, je savais qu'il répondaiit à leur demande.

Et je pense que euh ce qui a peut-être manqué aux autres candidats, c'est ce travail, ce travail de longue haleine fait auprès du pays. Et donc voilà, j'ai pas de surprise, je suis j'ai tracé ma route, je savais à peu près où j'allais arriver. Vous ne marchez pas sur l'eau ?

Non. Et la seule surprise que j'ai, c'est que le score est plus élevé que ce que j'avais imaginé, ce qui me donne évidemment à la fois plus de responsabilité, mais aussi plus de force. Pendant des mois, vous avez été protégé d'une certaine manière parce que vous n'étiez pas favori maintenant que vous êtes en pleine lumière, vous êtes exposé et pris pour cible aussi.

Je voudrais vous montrer la cette de journal, celle de Libération il y a quelques jours qui vous représente en Margarette Toucher au masculin. Est-ce que vous assumez toujours la comparaison avec la dame de fer ? J'assume la comparaison avec toutes les personnalités politiques dans le monde qui ont réussi à redresser leur pays.

Voilà, donc je me compare pas du tout à madame Tcha pour des tas de raisons, mais on aurait pu me reproduire en Shroder, en Renzi ou voilà. Ce que je veux faire, c'est redresser le pays. Et ce qu'il faut reconnaître à madame Tatcher comme à monsieur Schreuder, c'est que avec leur méthode, avec leur réussite et leurs échecs, ils ont quand même réussi à remettre debout des pays qui se portent avec plus d'inégalité aussi, beaucoup plus.

Oui, enfin, il faut souvenir que le l'Angleterre de d'avant Margaret était une Angleterre qui était complètement à l'arrêt. Les entreprises partaient par pas entier. Il y avait une situation que je connais bien d'ailleurs parce que c'est un pays que je connais.

Mon épouse est en britannique et elle a réussi par quelques réformes structurelles à remettre le pays debout. Et on peut dire la même chose de monsieur Schreuder. Je rappelle que on disait que l'Allemagne était le pays malade de l'Europe.

Bon aujourd'hui le pays malade de l'Europe, on le regarde avec envie. Dans cette nouvelle phase où vous allez devoir rassembler et notamment vers le centre. Est-ce que vous allez maintenant que la primaire est terminée infléchir votre programme ?

Non, pas du tout. Non non, je je je suis évidemment ouvert au débat avec les centristes, avec tous ceux d'ailleurs qui voudront me rejoindre dans cette campagne pour l'élection présidentiel. Mais moi, je suis pas candidat pour m'asseoir dans un fauteuil à l'Élysée et attendre que le temps passe.

Je suis candidat pour redresser mon pays. J'ai la conviction que le seul projet qui permet de redresser mon pays, c'est un projet qui grosso modo, peut se réser de la manière suivante. Il faut qu'on travaille un petit peu plus parce qu'on travaille moins que tous les autres européens.

Il faut qu'on dépense un peu moins d'argent public puisqu'on en dépense plus que tous les autres européens. Donc c'est autour de ce projet-là que je vais continuer d'avancer. Mais est-ce qu'on peut séduire les classes populaires ?

Ça va être aussi l'un de vos objectifs maintenant pour élargir bien sûr cet électorat avec un programme qui leur promet des efforts sinon des sacrifices. Travailler plus effectivement être peut-être moins bien remboursé. Je veux tout de suite arrêter cette polémique sur moins bien remboursé.

Ça sera pas le cas. C'est pas du tout ce que je propose. Ce que je veux moi, c'est sauver la sécurité sociale et je veux surtout que les personnes les plus modestes, les personnes âgées en particulier ou les personnes au revenu modestes soient mieux remboursées qu'aujourd'hui.

Et je voudrais faire remarquer à tout mieux remboursé par l'assurance maladie. Oui, enfin on ou par les mutuels ? Les deux. les deux parce que déjà aujourd'hui il y a des mutuels qui prennent en charge un certain nombre de dépenses et donc il faut simplement définir ce qu'on appelle le panier de soins.

Mais je voudrais juste dire une chose. Euh les la l'accusation porte la gauche sur il veut privatiser la sécurité sociale. C'est exactement la même accusation qu'on portait contre moi quand j'ai fait la réforme des retraites en 2003.

Il veut privatiser, il veut mettre par terre le régime de retraite par répartition. Aujourd'hui, non seulement il est pas par terre, mais je considère que j'ai largement participé à le sauver. C'est grâce à moi qu'il y a des gens qui ont commencé à travailler à 14, 15, 16 ans qui partent à la retraite plus tôt et d'ailleurs la gauche a entériné cette réforme.

Voilà. Donc il faut faire attention à ce question de l'assurance maladie parce que vous sentez que c'est un point qui est très très discuté. Est-ce que vous pouvez nous préciser les soins qui seront effectivement transférés vers un remboursement par des mutuels et ceux qui resteront dans le giron de la science ?

Aujourd'hui, je vais travailler avec les professions de santé, avec les responsables de l'assurance maladie, avec tous ceux qui ont un rôle à jouer dans ce domaine pour travailler à un projet qui doit être un projet permettant l'équilibre de la sécurité sociale bien sûr, mais un projet qui améliore la la couverture des soins en particulier pour les personnes les plus modestes. C'est payant. C'est payant directement payant.

On va voir. Il y a il y a l'objectif, c'est de regarder s'il y a pas euh sur certains types de soins des personnes qui ont des revenus convenables qui peuvent participer un peu plus. Aujourd'hui, il y a énormément de franchises, il y a énormément de tickets modérateurs euh qui sont pas très justes, qui sont pas très lisibles.

Donc, je voudrais remettre de l'ordre dans tout ça, mais je le dis ce soir devant tous ceux qui nous regardent, je prends l'engagement de faire en sorte que toutes les personnes qui doivent être protégées, toutes les personnes qui ont des revenus modestes ou moyens ne soient pas moins remboursées demain qu'aujourd'hui. Mais pour en terminer là-dessus, dans votre esprit, c'est une dimension marginale de du système de santé qui sera confié au mutuel où il peut y avoir des pans importants des soins. Absolument.

Et par ailleurs, je propose aussi de mettre en place un organisme pour assurer la tutelle des mutuels, le contrôle des mutuels parce que je pense qu'il y a aussi un risque de voir une évolution du rôle des mutuels qui correspond pas à l'idée que je me fais et de la liberté des médecins et de de la justice en terme de remboursement. Euh c'est c'est dans mon projet d'ailleurs un sujet qui est pas du tout prioritaire, c'est-à-dire que c'est pas dans les dans les premiers mois dans les premiers mois ce que je veux faire c'est remettre le pays debout pour qu'il recommence à produire à investir et surtout à créer des emplois. Et on aura ce débat de manière très démocratique avec l'ensemble des parties prenantes parce que la sécurité sociale, j'y suis extrêmement attaché.

J'ai j'ai été ministre des affaires sociales, j'ai été premier ministre pendant 5 ans et à ma connaissance, on a toujours préservé euh la la justice en matière de rembourse. Mais on a compris que pour le reste, vous n'infléchissez pas votre programme. Euh vous êtes maintenant le patron de la droite et vous allez mettre la machine en ordre de bataille.

Est-ce que vous pouvez nous confirmer que Laurent Vaquier ne restera pas Laurent Veoquier sarcosiste entre guillemets ne restera pas le patron des républicains qui sera remplacé par Bernard Accoyer qui est un de vos proches ? Non non, je peux absolument pas vous confirmer ça. C'est une information qui est fausse.

D'ailleurs, je remarque qu'on parle de la nomination de Bernardo au poste de secrétaire général. Le secrétaire général de républicain, c'est pas leur voquier, c'est Éric WT. Je suis en train de consulter, j'ai rencontré Eric Vert, Laurent Vequier et beaucoup d'autres aujourd'hui.

Euh, j'annoncerai euh mes décisions au bureau politique demain. Euh, mais ça n'est absolument pas la décision qui est annoncée là. Mais dans votre esprit, des sarcosistes, des jupistes doivent participer à la machine de campagne ou bien ce sera d'abord vos proches ?

Mais non, absolument pas. Et je je veux que l'ensemble des forces qui euh euh ont euh participé à cette campagne euh soit représenté dans la direction du mouvement au premier plan. Donc il y aura des ajustements parce que c'est normal qu'il y ait quelques ajustements.

Il faut aussi que euh les hommes et les femmes qui m'ont soutenu euh participent de façon plus active à la vie du mouvement. Mais je vous assure que tout le monde y aura sa place. François Baou agite la possibilité d'une candidature qui pourrait vous coûter des points.

Est-ce que les discussions sont engagées avec lui pour éviter cette candidature ? Pas encore, mais j'ai de bonnes relations avec François Bairrou depuis très longtemps. Je crois qu'il y a un respect mutuel entre nous et je pense que François Bairrou sait très bien que la division pourrait conduire à une situation dramatique pour les idées qu'on représente.

Donc vous lui lancez un appel. Donc je lui lance un appel. Je il a voilà, on n pas besoin de de pardon de l'intermédiaire de la télévision pour lancer un appel.

On va se parler mais ce qui compte pour lui comme pour moi, je le pense en tout cas, c'est de redresser le pays. C'est pas de laisser le Front National prendre le pouvoir ou de rendre le pouvoir à une gauche qui est en situation d'échec. Donc, il faudra s'entendre.

Vous lui lancer un appel mais sans infléchir votre programme. Est-ce que c'est pas une façon quand même de fermer le On n'est pas dans la 4e République. Euh on est dans une 5e République où le président de la République va devant le peuple avec son projet et c'est pas un projet qui est bricolé avec euh les partis politiques, avec des accords d'appareil et des accords euh de couloir.

Je crois que c'est très très important et il me semble que la primaire au fond, elle a démontré que la 5e République fonctionnait toujours puisque je suis parti tout seul, sans parti euh sans soutien avec mon projet et j'ai rencontré plus de 3 millions et demi d'électeurs. Tout dernier point, vous accordez toujours aussi peu d'importance au sondage ? Je je suis extrêmement méfiant sur les sondages.

Je pense qu'il faut faire très attention. Ce c'est des photographies d'un instant sur les primaires en plus il s'adressaient là. Je parle de la présidentielle.

Oui, je sais. Vous allez vous montrer celui-ci sondage Haris Interactive qui fait vous le favori de ce premier tour 26 % devant Marine Le Pen, loin devant la gauche Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous dites que ça n'a aucune signification ?

Je dis que c'est un sondage. Voilà, c'est juste une photographie de l'opinion aujourd'hui au lendemain de la victoire qui a été la mienne à la primaire. Maintenant, il y a un long travail de conviction de de de dialogue avec les Français parce que je vais pas m'arrêter de parler avec les Français, hein, quand j'entends dire que mon programme serait un programme brutal qui serait rejeté par une grande majorité de Français, pardon, mais ça fait 3 ans que je j'arpente le terrain, que je défense ce programme devant des hommes et des femmes qui sont dans des ateliers, qui sont des salariés, qui sont des médecins, qui sont des fonctionnaires.

Je dis pas qu'ils sont tous d'accord avec mes propositions, mais je rencontre pas du tout l'hostilité qui s'est exprimée entre les deux tours, notamment du côté de la gauche. Merci François Fillon d'avoir répondu à nos questions ce soir.