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Podcast / conversationFrançois Piquemal· 17 septembre 2026 77 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Présentation du livre - Election sous influence

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 46 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 42:02OuverteRéponse directe

    Ces vidéos qui ont disparu, certains les ont enregistrées. Comment faire pour les retrouver ?

  • 42:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que Toulouse est une ville sociologiquement de droite ?

  • 44:07ComplaisanteRéponse directe

    Merci pour l'espoir. Comment se positionne la dépêche du Midi dans ce système ?

  • 44:24OuverteRéponse directe

    Où en est la proposition de commission d'enquête sur Bailey et son système ?

  • 44:54OuverteRéponse directe

    Si une nouvelle élection est décidée, comment se déroulera-t-elle ?

  • 45:38OuverteRéponse directe

    Où acheter vos précédents livres en librairie toulousaine indépendante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07:00non_speechFait
    « Benemoun qui appelle à surtout faire barrage à la alors je sais plus les termes qui l'emploi euh en tout cas aux affreux lfistes et a voté pour Jean-Luc Moud et il fait même une vidéo après la victoire de Jean-Luc Moudin en se félicitant de celle-ci. »
  • 1:07:42non_speechFait
    « Pascal Pro pendant le second tour, bon vous êtes dans un tunnel, j'ai même pas fait attention à Pascal pro, c'est que quelques semaines plus tard, on m'a dit "Ah, tu te souviens Pascal Pro, il a fait on m'a dit plus d'une heure sur Airbus qui délocalisait sur ces news." »
  • 1:09:54non_speechFait
    « il y avait Bon et euh je mariais un couple qui s'appelle Guillaume et Aïcha. »
  • 1:11:20non_speechFait
    « on a utilisé les moyens qui étaient à notre disposition, c'est-à-dire beaucoup les réseaux sociaux, on a fait du ciblage et là-dessus euh l'équipe de communication a réaliser un un travail euh un travail assez exceptionnel »
  • 1:12:43non_speechPromesse
    « il y a le SPIC à 1700 € il y a le blocage des prix du carburant euh et il y a plein de mesures de justice sociale »
  • 1:14:46non_speechPromesse
    « on souhaiterait que pendant l'élection présidentielle euh il y ait une instance qui se mette en place avec les équipes des candidates et candidats pour faire de la veille sur les ingérences qui sont détectées »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Merci Clara pour ce film qui retrace l'entièreté de notre campagne municipale et d'intelligence qu'on a pu vivre. Donc maintenant, j'ai le plaisir d'accueillir Arian Lod, la codirectrice de campagne.

0:15
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

0:21
Locuteur

Basil Mouton, le cirecteur de campagne,

0:28
Non speech

[applaudissements]

0:28
Locuteur

Jean-Claude Gourdin qui reviendra sur les événements du 19 mars

0:33
Non speech

[applaudissements]

0:36
Locuteur

et notre grand François Picmal.

0:39
Non speech

[applaudissements]

0:48
Locuteur

OK. Euh merci, merci beaucoup Iness. Euh bonjour tout le monde. Alors bonjour François. Euh alors assez rapidement parce que il y a quand même pas mal de choses intéressantes qui ont été dites de manière synthétique dans le dans le petit film qui vient de passer. [raclement de gorge] Et pour redonner du contexte politique sur ce qu'on a vécu dans cette campagne, en fait, faut savoir que du coup Jean-Luc Moudin le maire sortant et maintenant actuel maire de Toulouse avait une stratégie qui était qui était bien huilée et qui se décomposait vraiment en deux mouvements. qui est que au premier tour en fait lui s'est vraiment concentré sur l'extrême droite.

C'est-à-dire que sa menace principale, c'était d'avoir l'extrême droite au second tour dans une dans le cadre d'une triangulaire avec lui et la gauche et auquel cas bah il pouvait pas compter sur un report de voie de l'extrême droite et il avait des grandes chances de perdre face à une liste de gauche. Du coup, en fait, durant tout le premier tour, Mouding s'est vraiment concentré sur le fait de récupérer le plus de voies possible à l'extrême droite en faisant une campagne très orientée autour du vote utile, très orienté avec des discours sécuritaires.

C'est vraiment ce qu'on a pu voir avec des tracts et des propositions genre une caméra par rue et en même temps le côté de dire si vous votez pour le candidat d'extrême droite, vous envoyez la gauche mélanchonie ce capitol, je suis le seul à pouvoir les arrêter. Donc vraiment lui premier tour euh son but c'était d'empêcher que l'extrême droite euh fasse plus de 10 %. Euh ensuite euh nous on a été on va dire relativement tranquille parce qu'on était dans une position d'outsider. C'est-à-dire que il instaurait le duel euh avec François Brillançon qui était à la tête de la de la liste de la gauche de la gauche unie sans sans nous sans nous. Euh voilà.

Donc nous, on était on était dans une position, c'est ça, un peu d'outsider où on essayait de enfin on a déroulé notre campagne, on pousser nos sujets dans l'espace public mais on va dire on éétait pas pris extrêmement sérieusement parce que on était on était les troisèmes. Donc là, on a été relativement tranquille en terme de de conflictualité politique. Et ensuite bah comme tout le monde sait au soir du premier tour, on a créé la surprise.

François Picmal était en tête de la gauche au premier tour et du coup à partir de là pour nous le enfin le premier truc qu'on qu'on a fait et l'enjeu c'était de monter une liste de la gauche unie parce que vraiment c'était enfin c'était ça l'enjeu principal pour pouvoir gagner face à Moud. Donc nous on s'est lancé là-dessus. Moud, lui, euh, il avait remporté son paris de premier tour, donc en fait maintenant, il pouvait sortir euh l'artillerie lourde pour mobiliser son camp en agitant très fort le chiffon rouge euh de la FI, le chiffon rouge euh des chars des chars russes qui débarquent sur le Capitol.

Et en fait c'est et c'est ce qui s'est passé et euh et on on le enfin on soupçonnait que que ça allait arriver et en et il y a en fait il y a eu deux gros temps forts dans cette semaine qu'on a enfin qu'on qu'on a anticipé mais qu'on a pas je pense suffisamment réussi à à bah contrefaire quoi. C'est en effet la question de l'aéronautique. Donc je crois que c'était dès le dès le mardi l'article dans la dépêche qui en citant le président du MDEF annonce que Airbus souhaite délocaliser si jamais François arrive au Capitol. Et là bah comme ça a été dit dans le film en fait ce genre de nouvelle une fois que c'est lancé c'est extrêmement dur à défaire en fait.

C'est c'est vraiment c'est le c'est le principe d'une rumeur. Enfin surtout que en plus de ça euh c'était une c'était une nouvelle qui ne venait pas du tout qui ne venait pas du tout d'Airbus mais du MDEF. Donc on était vraiment dans le dans le cadre de la fake news. Et le deuxième le deuxième piège qu'on enfin qu'on anticipait mais pas de cette ampleur euh c'était la la cérémonie de commémoration des attentats de Mohamed Mera. Euh c'est une cérémonie qui est organisée par la mairie de Toulouse, donc conduite par Jean-Luc Moudin on se doutait qu'il allait essayer d'en faire un événement politique. Euh on pensait pas que ce serait que ce serait de cette ampleur.

Et du coup clairement enfin ce qui s'est passé c'était un c'était un tracnard politique. En fait nous la délégation euh qui est partie c'était enfin qui s'est rendu à la commémoration c'était c'était des élus donc des élus municipaux des élus départementaux et des députés. des gens qui y allaient tous les ans, qui avaient l'habitude d'y aller et en fait tous les retours, enfin ce que tout le monde a dit c'est que c'est la première fois que ça se passait comme ça.

C'est la première fois qu'il voyait ça que du coup bah en effet ça été des insultes des ué en fait ça a été vraiment le enfin ça été le bazar complet et avec la complaisance du maire qui est censé euh enfin s'assurer du bon déroulement de la cérémonie. C'est une cérémonie de commémoration donc normalement c'est censé quand même être quelque chose de solennel avec du recueillement. et cetera. Et là, ça s'est pas du tout passé comme ça.

Et en fait, on enfin nous je me rappelle dès le vendredi, on avait une conférence de presse, on enfin en off, les élus mais même des élus PS, génération S et cetera le disaient aux journalistes, disaient "Mais c'est la première fois qu'on voit ça, c'est d'une violence inouie, c'était un tracnard." Et en fait bah c'est c'est ce qui est dit ensuite dans la vidéo, c'est au mois d'avril queon a appris par le par le syndicat national des journalistes de France 3 et ben que en effet visiblement c'était le président du CRIF qui avait envoyé un message à la rédaction de France 3 pour dire vous avez intérêt à venir à la cérémonie il va y avoir du grabug avec les caméras ça va être intéressant et du coup en fait là c'est pas nous on enfin on vit ça c'était c'est le jeudi la campagne prend fin le vendredi euh minuit.

Donc en fait ce qu'il faut se rendre compte c'est que dans enfin dans cette semaine où la campagne est devenue nationale euh on s'est pris énormément de coût. La la temporalité est extrêmement réduite. On a on a 5 jours pour déminer toutes les fake news, pour déminer euh tous les enfin toutes ces attaques et en même temps avec un enjeu majeur qui est de mobiliser suffisamment pour pour pouvoir l'emporter face à Jean-Luc Moudin. Du coup, c'était aussi toute l'organisation des militants. Mais mais ça je vais laisser Basil compléter.

7:28
Non speech

[applaudissements]

7:37
Locuteur

Ah OK. Euh donc effectivement on a bon on a cherché à comment dire à faire de cette campagne une campagne qui soit joyeuse. Euh donc bon vous l'avez peut-être enfin vu sans doute on organisait des goûtés des lâchés de banderol. Bon, c'est pas tout à fait l'image qu'on pourrait coller à des des des méchants et les filistes mon genre d'enfant ou je ne sais quoi. Euh on mais comment dire cette cette volonté d'avoir une une campagne joyeuse sortait évidemment à un contexte compliqué. Alors Arian l'a dit, on était plus ou moins épargné dans un premier temps par Moudin, par stratégie électorale.

Par contre, on avait quand même un contexte plus global qui était bien compliqué avec la mort de Quentin de Rank notamment et la menace de l'extrême droite. Alors euh nous, on a un souvenir assez vivace parce que euh on a on a eu peur pour l'intégrité de de des militants. Donc on a fait passer comment dire des consignes assez claires pour éviter euh d'avoir affaire à des nervies d'extrême droite et et de et de se faire taper dessus. Euh donc a priori enfin on a été on a été épargné mais parce que on a été vigilant mais euh ils ont quand même ils ont quand même pendant cette campagne saccagé les locaux de de deux de nos députés. Celui d'Anstanback Ternoir.

Alors non, celui d'Adrien Clou, il a été préservé parce que ils ont eu la bêtise de se tromper euh de local. Voilà. Donc ils ont ils s'en sont pris à un local à côté. Voilà, ils ont eu la mauvaise adresse. Bref, euh donc on a il y avait quand même de la tension euh sur le terrain et euh il y avait également de la tension donc auprès de enfin lorsque on allait tracter sur les marchés et cetera, on avait affaire à des militants donc de de la de la liste de de monsieur Moud qui cherchait qui nous provoquait et qui cherchait la faute, l'erreur. Donc c'est pareil, on avait on avait comment dire ?

On avait dit attention ne pas tomber dans le piège de de de de de la provocation parce que évidemment si s'il se passe un incident, c'est forcément sur nous que ça retombait. Euh donc jusque-là euh ça s'était plus ou moins bien passé parce que bon on avait tenu à ce que euh enfin voilà, on a on avait donné des des des consignes de vigilance particuliers. Euh mais évidemment, on pouvait pas s'attendre à ce qui allait se passer. Alors bon euh effectivement Arian parlait peut-être du fait qu'on on avait peut-être manqué de préparation notamment sur la question de la commémoration sur lequel Jean-Claude Gourdin reviendra après.

Mais ce sur quoi on ne enfin ce à quoi on ne pouvait pas s'attendre, c'est notamment cette question d'ingérence étrangère parce que je veux dire on si on concourt pour l'élection au président des États-Unis, on peut s'attendre à ce queil y ait des ingérences d'autres pays si si on essaie d'être président du Vénézuela également. Mais à la mairie de Toulouse quand même. Bon, c'est c'était bien la première fois que ça arrivait. Et euh donc euh on a même cru au départ euh que c'était simplement des euh des publications de réseaux sociaux en fait qui commençai à à à être visible.

Et euh lorsqu'on s'est rendu compte justement, vous l'avez vu là sur la petite vidéo, que ça concernait donc le site de la DPCH, de Candy Crush, de euh mince, j'en oublie mais euh de Vined et cetera et cetera, on s'est rendu compte de l'ampleur et euh et a priori en fait ça crée un précédent en fait dans dans dans la campagne et qu'il faut absolument qu'on qu'on dénonce ben pour éviter si possible de retomber là-dedans sur les prochains jours. Voilà. Donc euh je vais pas m'éterniser davantage. Peut-être que sur euh des questions, on pourra euh on pourra répondre on pourra répondre. Euh je laisse la parole à Jean-Claude Gourdin qui est militant pour la mémoire de la déportation. Merci.

Bonjour. [applaudissements] Bon, je vais vous raconter sinon dans le détail avec suffisamment de précision la façon dont s'est déroulé cette cérémonie. Pour moi, c'était plutôt une manifestation de droite, voir d'extrême droite le 17 mars. C'est dommage pour les parents des victimes qui étaient là de devoir assister à cette triste cérémonie. Donc il se trouve que nous arrivons ma femme et moi par la rue d'Alzas Loren. On essaie de s'introduire [raclement de gorge] dans le rassemblement mais manque de chance. Tout est cerné par la police et par des barrières. Il nous faut aller à l'arrière pénétrer par le donjon. Nous arrivons là et euh nous retrouvons nos amis.

Nous sommes environ une quinzaine. Euh nous nous rassemblons et nous nous avançons. Là, il y a environ 200 à 250 personnes. La première observation que je me fais, nous sommes attendus. François Brillançon est là. Je j'invite François, je suis à ses côtés. J'invite François à le rejoindre. On est dans une situation de d'union. Donc essayer de symboliser ça. Pas de chance. l'un des l'une des des personnes chargées du protocole se pointe et invite François à le suivre.

Là se trouve il se trouve en face le lieu de florissement et il est à côté de nos amis Adrien Clouet Stb terre noire et Christophe Ja tout à coup vraisemblablement sur un commandement Des panneaux fleurissent dans les mains d'une quantité de gens avec des slogans absolument horduriers. Ça s'accompagne évidemment de vocifération tel que vous avez pu les voir sur le film. ça tout au long de l'opération si je puis dire de florissement, c'est absolument abominable. J'ai des gens à côté de moi qui compte tenu de mon âge n'ose pas trop me bousculer mais déjà me fait comprendre que je suis pas je je suis pas avec eux et donc ils entendent me me rejeter.

Et c'est et euh et là le maire, le préfet parfaitement impavide, aucune réaction, aucune protestation alors que le maire est organisateur de cette cérémonie, que les parents des victimes sont à côté. Rien, pas un mot. le préfet pas plus. C'est absolument saisissant, ignoble. La fête continue une fois le le florissement opéré et là des bousculades commencent avec au milieu d'une bousculade un jeune homme qui paraît-il je l'ai su par la suite d'origine juive a échappé précisément lui-même à cet attentat alors qu'il était à l'école à ce moment-là à l'époque et qui se fait menacer de mort par certains personnages que vous avez pu voir. J'étais à côté.

L'une de nos amies, je ne sais pas si elle est dans la salle est à proximité s'est laissé embarquer dans cette bousculade et je l'aperçois, elle est complètement perdue, affolée, désorientée par ce qui se passe. Je me suis avancé vers elle en dépit de la bousculade pour essayer de la récupérer et la faire sortir de là. C'était absolument immonde. De ma vie, je n'ai jamais assisté à une telle manifestation. Voilà ce que j'avais à dire. Et c'est vraiment pas à la gloire du maire, du préfet une chose pardon que j'allais oublier et [grognement][raclement de gorge] qui est pas beaucoup mieux que ce que je viens de signaler.

Au moment où nos députés florissent, dépose leurs fleurs, les adjoints du maire tourne le dos tous ensemble. comme sur un claquement de doigts. Tout ceci me laisse un souvenir très pénible en premier lieu encore une fois pour les parents des victimes. Il ne méritait absolument pas ça. Mais aussi pour la ville de Toulouse. Sincèrement, une ville merveilleuse, magnifique [soupir] pour laquelle nous voulions effectivement faire une campagne pleine de joie, d'espoir et rencontrer cela, c'était vraiment pas à la hauteur de la ville de Toulouse et effectivement de ce que nous souhaitions.

ce ressenti donc pénible également m'est aussi pénible encore une fois parce que il me ramène à des histoires personnelles de douleur intense. Je suis fils de déporté, mort en déportation. Je milite pour la mémoire de la déportation depuis des années, depuis 26 ans et de voir cet esprit d'intolérance, d'agressivité marquée et pour moi un rappel absolument horrible de ce qui peut arriver dans une société totalement débridé avec des hommes et des femmes qui réagissent de telle façon. Voilà, j'en ai terminé.

21:13
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

21:26
Locuteur

Merci Jean-Claude et merci de de nous faire ta présence. Merci d'avoir été là à nos côtés pendant cette campagne. Ça nous a réchauffé le cœur quand c'était pas facile. Donc je vous remercie d'être vous trouver parmi nous. Ça a été un plaisir et c'est toujours été un plaisir pour moi d'être avec vous. Merci.

21:44
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

21:51
Locuteur

Donc maintenant, j'ai la durage de passer après vous. Euh je voulais revenir sur les publicités euh mensongères islamophobes qui ont été Vous pouvez rester là si vous voulez. Non, tu veux revenir Vasil ? [raclement de gorge] Merci. C'est plus à l'aise. Voilà, je voulais revenir sur les publicités mensongères qui ont été qui ont été publiées donc le 22 mars donc à la veille du second tour des élections municipales.

Donc nous ce jour-là, on était en train d'organiser ben le lendemain, donc le dimanche, un jour qui allait être particulièrement chargé parce que les gens allaient se rendre aux urnes et qu'il fallait préparer cette journée mais également pouvoir anticiper la suite, donc les deux options. Et il s'avère qu'on commence à recevoir euh toutes et tous des messages en nous disant "Mais est-ce que vous voyez euh ces publicités sur les sites ?" D'abord c'était le site de Vinted, donc un site enfin euh le logo Demain Toulouse à côté de celui d'Action française.

Euh là, on se dit "Waouh, qu'est-ce qui se passe Donc après Vinted, il y a celui de Candy Crush, ensuite il y a des sites de mercato, ensuite il y a des sites de synonyme et là le pompon, c'est celui de la dépêche. Donc là, on se dit quand même qu'est-ce qui se passe ? Mais on reçoit tous des dizaines de messages en disant "Mais c'est quoi cette publicité ?" Donc pour rappel, c'était une dame voilée qui apparaît à côté on voit si je suis élu je c'est quoi ? Je serais obligé de porter le vol. Si François Si François est élu, je garde le vol. Voilà. Si François est élu, je garde le vol. Donc, sous-entendu, François obligerait toutes les femmes à porter le vol.

Bon, on se dit ça, ça vient d'où ? Qu'est-ce qui se passe ? Ces publicités sont restées en ligne de environ 9h du matin à 11h30. Du moins, le premier screen qu'on reçoit, c'est 9h du matin et le dernier, c'est 11h30. D'après nos calculs, c'est plus de 22 millions de visionnages de ces vidéos. Donc imaginez quand même le nombre de personnes qui ont pu voir ces vidéos et éventuellement l'influence que ça a pu avoir sur ces personnesl le la veille du du deuxème tour des élections municipales. Donc ce qu'on fait c'est qu'on contacte la dépêche. C'était plus simple de contacter la dépêche que de contacter la direction de Candy Crush, de Vined et cetera.

Et là la dépêche pas de son pas d'image, il nous calcule pas. Donc on essaie de contacter d'autres médias en leur disant il faut absolument alerter sur ce qui se passe. Euh il faut que ça cesse. On est la veille du second tour, on est en période de trêve électorale. Donc nous on ne peut même pas prendre nos réseaux sociaux pour pouvoir en parler. Il faut que quelqu'un puisse faire quelque chose. Personne nous répond en disant trève électoral, on peut pas parler, on peut rien faire. [grognement] Donc on saisit euh Glupate. Donc peut-être pour les les plus jeunes de la salle, pas que les les plus anciens ne connaissent pas.

En tout cas, c'est une personne qui est sur les réseaux sociaux est suivie par ouais des millions de personnes, je gérer tout réseau confondus et qui lance l'alerte sur les réseaux sociaux et qui dit voilà ce qui se trouve sur le site de la dépêche notamment et sur les autres sites. Et là bizarrement, mon téléphone sonne. Qui c'est qui m'appelle ? la dépêche mais pour me dire c'est un montage. Donc je leur explique que c'est loin d'être un montage parce que ça apparaît sur énormément d'autres sites. Sauf que le temps qu'il me rappelle, les publicités n'apparaissent plus sur leur site internet donc ils ont pas la possibilité de pouvoir les voir.

Et bizarrement, en effet, ces publicités n'ont jamais été retrouvées. Tous les journalistes qui ont par la suite essayé de retracer ces publicités n'ont pas réussi à mettre la main dessus. C'est-à-dire que sur notre sur Google quand on regarde, on a une un historique de tous les sites qu'on a qu'on a qu'on a visité, mais on a également un historique de toutes les publicités qui sont passées sur notre écran. Cette publicité n'apparaît nulle part. Là, on est quoi ? On est 6 mois après l'élection municipale. Personne ne sait dire d'où sortent ces publicités. Personne. Il y a personne qui sait dire comment ces publicités se sont retrouvées là.

En tout cas, la chose qu'on peut dire parce que on s'est quand même renseigné, c'est qu'il faut énormément d'argent pour demander à tous ces sites internet de publier euh cette publicité pendant autant d'heure. Euh donc nous, on a déposé une plainte pour ces publicités mensongères. On attend toujours davantage d'explications sur celle-ci, euh davantage d'explication sur bah le filtrage des publicités parce que ça veut dire que demain on peut partager n'importe quelle publicité sur Vinted Candy Crash la DP la DPCH qui est quand même le site un des sites les plus regardés en France. Je crois que c'est le 9e ou le 10e site le plus regardé en France. Voilà.

[grognement] Donc aujourd'hui, on attend toujours des explications au sujet de ces publicités euh qui ont certainement influencé des personnes. Combien c'est difficile à dire ? En tout cas euh ça participe au recours que nous avons déposé au tribunal et on attend davantage d'informations à ce sujet. Et là je peux passer la la parole à François pour qu'il puisse nous expliquer le contexte de l'écriture de ce livre, la suite également et voilà. et ce que ce que tu souhaites ajouter

27:03
Non speech

[applaudissements]

27:08
Locuteur

bien tout d'abord bonsoir à toutes et tous et merci d'être présent et présent.

Euh je tiens à saluer évidemment mon équipe de campagne Ariane, In Basil, Céline et je vais pas citer tout le monde parce que on voit un candidat mais derrière il y a une équipe et il y a surtout des militantes et des militants qui ont donné beaucoup durant cette campagne et je tenais à les remercier particulièrement pour leur investissement, leur engagement mais aussi pour le service d'ordre puisque ça a été dit, on on a eu des semaines parfois à risque, on va dire, je tiens aussi à remercier, saluer mes collègues euh conseillères et conseillers municipaux, Madeleine Parpai que vous pouvez applaudir [applaudissements] pour le NPA.

Voilà, le Rassemblement national n'est pas rentré dans le conseil municipal, mais le NPA oui, grâce à l'Union de la gauche. Salam Mocrane pour l'assemblée des quartiers que vous pouvez applaudir

28:08
Non speech

[applaudissements]

28:11
Locuteur

et Victoria Scamba pour la France insoumise que vous pouvez applaudir

28:16
Non speech

[applaudissements]

28:19
Locuteur

et on excuse Julien, Agath et Ilam ont pas pu venir ce soir mais qui sont avec nous par les forces de l'esprit comme dirait quelqu'un. Alors pourquoi ce livre ? Pourquoi écrire un livre ? Puisque c'est c'était la question. Alors oui, je tiens à saluer aussi tous les journalistes qui s'intéressent à ce livre et regretter l'absence de la DPCH du Midi. Mais j'ai noté que la DPCH du Midi se demandait mais pourquoi écrire un livre alors qu'on a perdu une élection ? Bah je sais pas s'il y a une une règle comme ça qui dit qu'on a pas le droit d'écrire de livres quand on perd une élection.

Et puis euh mais pour expliquer à la dépêche du midi et et à vous toutes ici pourquoi ce livre déjà il a pas une vocation à faire le bilan de la campagne municipale parce que je pense que pour cela, il faut attendre plus longtemps euh prendre le temps de laisser retomber toute la poussière et elle n'est pas encore totalement retombée pour avoir des éléments d'analyse et puis un bilan, il sert surtout à projeter la future victoire et donc voir sur quel levier ressort on construira éventu actuellement celle-là et celle-là d'ailleurs pourrait arriver plus tôt que prévu puisque on a un recours devant le tribunal administratif pour demander à ce que les élections les élections pardon et de nouveau lieu étant donné la question des ingérences qui passera en audience le 30 septembre et il y aura la décision sûrement dans les jours ou semaines suivantes et après la justice tranchera et on sera fixé quand on sort des prochaines élections municipales à Toulouse.

Donc ce livre en fait, il a été écrit dans un contexte où au sortir de l'élection municipale, bon vous dites je vais bon, il faut passer tranquillement à autre chose. On avait le groupe municipal de l'opposition à installer dans une ambiance particulièrement hostile et avec une adversité et un acharnement qui n'a pas décruis. Donc vous dites bon, vous allez pas écrire un livre tout de suite, c'est pas votre priorité. Et en fait chaque semaine, j'apprenais par voie de presse, comme tout le monde, des nouvelles choses sur ce qu'il nous était arrivé durant l'élection municipale vis-à-vis des ingérences israéliennes.

et et j'avais l'impression de me retrouver dans une série ou dans un film d'espionnage puisque une semaine c'était le monde, une autre c'était le journal israélien Harz, une autre c'était le canard enchaîné puis Médiapart puis on apprenait que Viginium, on ne savait pas si le rapport allait sortir et qu'il y avait des personnes liées au service de renseignement de cybersécurité israélien dont l'ancien chef de la cybersécurité israélienne qui serait proche d'une entité appelé Black Core qui est basé à Teliv. Et donc on avait tout un euh tout un panel de fait qui s'agglomérait comme ça. Euh à cela, on en a parlé au fait que la cérémonie du 19 mars a été un tractard politique prémédité.

Ça, on l'a appris aussi après via le communiqué du syndicat national des journalistes France Télévision. Donc je me suis dit quand même ça fait beaucoup et surtout ça veut dire que je vais devoir enclencher pas mal de procédures judiciaires avec mes avocat. Alors pour faire une procédure judiciaire, vous êtes entendu, c'est normal, par des enquêteurs auxquels il faut raconter toute l'histoire euh depuis le départ fait parfait des premières ingérences en passant par le 19 mars puis par les publicités du second tour et donc et en plus avec les révélations que vous avez en plus via les médias et cetera.

Donc, j'ai commencé à compiler tout ça tout simplement pour avoir une histoire qui soit claire pour les enquêteurs. Et au bout d'un moment, il y a des proches à moi qui m'ont dit "Mais tu devrais en fait, c'est pas possible ce qui arrive.

Tu devrais enfin, il faut le noter quelque part, il faut l'écrire." Et j'en ai parlé notamment avec Jean-Luc Mélenchon qui m'a fait l'amitié de de faire la préface de ce livre et qui m'a dit "Cette histoire est importante parce que c'est une histoire d'ingérence étrangère qui peut se reproduire dans les élections à venir et il y a un enjeu de souveraineté démocratique." On en était d'accord d'autant plus qu'entre-temps l'ambassadeur d'Israël a dit qu'il ferait tout pour que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas président de la République française en 2027. Euh j'espère qu'il sera très déçu en avril prochain.

Mais voilà, donc j'ai commencé à écrire ce livre et à raconter un petit peu la manière dont j'avais vécu ces événements, les faits qui étaient avérés au moment au moment où j'ai écrit via notamment les rapports de Virginum et de LANC. Et je tiens à remercier moi les services de l'État qui ont fait euh je pense un bon travail nécessaire mais qui ont besoin de plus de moyens pour investiguer.

Et donc ce livre il a cette vocation là, c'est de raconter un petit peu ce qui s'est passé mais aussi de lancer l'alerte sur la question de la souveraineté démocratique et sur le fait que ça nous est arrivé à nous particulièrement à Toulouse, même s'il y en a eu à Marseille euh pour mon collègue Sébastien de Logu, à Roubet avec David Guerro et même à Paris avec monsieur Bournael.

Ça c'était des ingérences russes selon les services de l'État, mais que ça pourrait arriver demain en fait à d'autres mouvements, d'autres partis politiques sur d'autres échéances et que c'était un problème que les citoyennes et les citoyens d'une ville ou d'un pays se voient, on va dire voler en partie leur élection par une puissance étrangère qui a des des intérêts propres. Donc je pense qu'on doit la justice et la vérité aux Toulousaines et toulousains. D'autant plus que beaucoup de celles et ceux qui discutent avec moi, qui m'interpellent ont cette sensation de s'être fait quelque part voler l'élection.

Alors je dis pas que les moi, contrairement à ce que dit la dépêche, mon propos, c'est pas d'être mauvais perdant, même si eux ils ont des éditoriaux de mauvais gagnants comme monsieur Moud. Je dis pas que les ingérences russes à ell euh israéliennes pardon à elles seules sont euh le facteur de la défaite. Je dis qu'elles ont participé et ça c'est clair à un bashing et des campagnes de désinformation très importantes et qu'elles ont été à un niveau jamais vu aujourd'hui en France. Donc il est à quelque part de mon de mon devoir de députés euh de responsables politiques et de candidats de l'Union de la gauche à Toulouse d'en faire état. Et euh c'est le cas euh c'est le cas dans ce livre.

Puis il y a autre chose euh c'est que moi c'est mon 3è livre maintenant sur euh qui parle de Toulouse. En gros, j'ai crris un premier livre en 2019-2020 qui s'appelait Les oubliés et qui faisait état de mes 10 années au dalle au droit au logement. euh des euh donc à travers des portraits de personnes que j'avais pu rencontrer qui avaient des problématiques de logement à Toulouse. Ça parlait de la génrification à Toulouse et euh donc c'était c'était aussi la raison de mon passage du milieu associatif au milieu politique et de mon engagement politique.

Puis il y a eu un second livre qui date de 2024 qui s'appelait et au milieu coup de la Garon qui était un essai sur la manière dont je voyais Toulouse Toulouse à l'instant té et ce que je trouvais dommage qu'elle perde et ce qu'elle avait à gagner. Et là, c'est un 3è livre sur donc Toulouse et là l'élection municipale toulousaine. Je le dis parce que quelque part euh bah j'aurais écrit trois livres sur ma ville, sur notre ville. Euh je pense que c'est par hasard, c'est que on a un lien euh affectif euh un lien euh je dirais assez euh viscéral à notre ville et qu'on se refuse à l'avoir dans la dans les mains du système de droit radical euh qui est en place.

Et puis quand on a commencé la campagne, euh en fait, il y avait un objectif que j'avais en tête et qu'on a eu en tête, qu'on a partagé à plusieurs, c'était de se dire "Bon, on avait vécu pour certains la campagne de 2020, pour d'autres même des campagnes précédentes." J'ai vu Jean-Christophe Séin tout à l'heure qui portait nos couleurs en 2014. Euh il y a eu les motivés avec ça là en 2020 en 2001 pardon pas 2020 2001 et en fait nous on est euh bon que quelques traces de pas dans un long chemin euh et après nous il y en aura d'autres et j'espère qu'ils auront qu'ils auront toutes les victoires possibles.

Et en fait, en commençant la campagne, je me suis dit, bon, on a un peuple de gauche qui existe à Toulouse, c'est clair, mais ce qui nous manque, c'est de structurer, de d'unifier ce peuple autour de la question municipale. C'est-à-dire, on peut rencontrer plein de gens de gauche à Toulouse qui pour autant ne connaissent pas Étienne Billiard, qui ne connaissent pas Féica Manseni et Jérie de la Seconde République espagnole, première femme ministre en Europe, ministre de la santé et qui est enterré au cimetière Saint-Cyprien.

Et donc ça a été de replonger dans l'histoire de Toulouse, de celles et ceux qui nous ont précédé, de ce que j'appelle la gauche solide sur ses appuis qui a permis tant de choses pour notre ville et qui n'a pas été une petite parenthèse parce que de avant la Première Guerre mondiale quasiment à la Seconde Guerre mondiale, moyenant quelques petites discontinuités, c'est la gauche rouge qui a qui commande Toulouse et c'est elle qui fait les plus grandes transformations.

On parle par exemple de la du parc des sports de l'île du Ramier, c'est Étienne Billière, maire socialiste rouge qui l'instaure et je pourrais donner beaucoup d'exemples comme ça, les écoles publiques, les bibliothèques et cetera. Donc pour moi, c'était important tout au long de la campagne de rendre hommage à cette histoire-elà, à ces mémoires là et d'une certaine manière, ce livre, il s'inscrit modestement dans cette ligne de notre camp. C'est-à-dire que peut-être que dans 6 ans on gagnera au Capitol. C'est ce que je nous souhaite et je pense qu'on on a tous cette idée d'ors et déjà en tête.

Alors, j'espère que ce sera plus tôt si la si l'élection est annulée, mais bon, on va voir ce que dit la justice. Mais en tout cas, il faudra préparer dans 6 ans, faire le bilan de pourquoi on n pas gagné et ce qu'on peut améliorer nos marges de progression. Mais peut-être qu'aussi ce sera plus long et peut-être aussi qu'on reperdra après et que d'autres reviendront après. Et je me dis peut-être que dans 50 ans, il y aura des gens j'espère encore ici qui diront "Ah mais tu te souviens de la campagne de 2026 qu'ils avaient fait là demain Toulouse là avec Picmal et les autres, il y avait eu les ingérences israéliennes. Et il y aura un livre pour le raconter pour raconter ce qu'on a vécu.

Jquis aussi ce qui nous a sûrement un peu manqué dans cette campagne, on le savait d'avance, la question financière qui est pour moi la question cruciale et pour la prochaine fois la question de l'écosystème qui existe à Toulouse et notamment de la concentration de la presse dans les mains d'un grand groupe qui s'appelle la DPCH et qui a un groupe aligné aujourd'hui avec la droite toulousaine qui a fait campagne pour la droite toulousaine et on doit pouvoir le dire sans subir un boycotte pour autant et d'ailleurs ce boycott atteste que finalement bah c'est réel.

Euh donc je pense que il dresse un certain nombre d'esquisses et de pistes pour la suite sans se prétendre évidemment exhaustif là-dessus. Donc voilà, c'est une manière de marquer d'une pierre quelque chose qui s'est passé, mais aussi de nous lancer sur les prochaines échéances, c'est-à-dire il y a les élections présidentielles qui arrivent, on sait qu'elles vont être déterminantes pour notre pays et infiné pour notre ville, que le duel qui s'annonce face à l'extrême droite a déjà commencé.

On le voit à Carcasson avec les polémiques X Y sur le voile, l'islamophobie et les autres formes de racisme qu'elle véhicule et que ça doit être aussi un outil pour se prémunir justement des ingérences étrangères. Il y a plusieurs propositions qui sont faites dont on pourra reparler avec la France insoumise. Euh voilà, donc c'est l'objectif de ce livre et il y a une phrase du coup que je mettrai en dédicace à chaque fois si vous me le demandez, c'est euh et que j'ai appris à bien connaître, c'est la le mensonge prend l'ascenseur et la vérité prend l'escalier. Donc elle doit prendre le temps qu'il faut, mais ce livre doit servir à aider la vérité, à monter l'escalier jusqu'au bout.

Je vous remercie.

41:14
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

41:30
Locuteur

Merci en tout cas de votre présence et je vous invite à rejoindre la cour où François pourra signer vos livres et dédicac. Ah pardon, excusez-moi les questions, désolé. Pardon ? Les questions trop pressé de manger les chips. C'est ça [grognement] les questions, les remarques. OK. Tu veux Tu as de lever la main ? Pardon. Ah c'est ces vidéos qui ont qui ont disparu certains les ont sans doute enregistré je suppose. Voilà simple question. Vous disz oui elles ont été enregistré elles ont été là mais il y a aucun moyen de remontrer comment faire.

C'estàd que la dépêche est n'importe quelle autre couche et incapable deir entre eux et et le commander qu'est-ce qui c'estàd la régie publicitaire est incapable de savoir à qui ils ont vendu en il y a rien. C'est c'est ils ont une régie publicitaire qui vend comme ça 4h de publicité sur leur site sans savoir à qui apparemment c'était des recettes de fusil une question. Oui.

François, il y a eu bon il y a eu plusieurs il y a eu plusieurs articles de médiacité que j'ai peut-être le tort de lire euh sur les élections et j'ai je crois que c'est le troisème que j'ai lu et dans lequel l'analyse était grosso modo bon de toute façon ce qui se passe c'est que Toulouse est une ville sociologiquement de droite. Donc il est normal qu'il ait eu ce résultat là, quoi qu'il ait pu se passer par ailleurs. J'aimerais bien que tu nous donnes ton avis là-dessus. Ah ouais, voilà, c'est trois hommes. D'accord. Merci. Ah ! Ah ! Déjà un immense merci. Merci pour l'espoir.

Moi, je viens d'arriver en région toulousaine et depuis là où j'étais à une centaine de kilomètres, on regardait ce qui se passait à Toulouse. On a rêvé avec vous et grâce à vous, on rêve encore. Alors déjà, merci pour ça.

44:19
Non speech

[applaudissements]

44:24
Locuteur

Et ma question, elle porte plus justement sur le problème énorme que pose la dépêche et toutes ces ramifications parce que je venais du LOGaron, l'Ogarone, on a le petit bleu mais c'est la dépêche donc c'est pareil avec les mêmes restrictions sur la parole de ceux qui ne leur conviennent pas et je voulais juste savoir où en était la proposition de commission d'enquête sur Bailey et son système parce que j'ai vu passer ça il me semble. Merci. Bah, bonsoir. Euh, je viens aussi d'arriver vraiment le le 30 là, il y a il y a 2 semaines. Euh, j'avoue que ça m'avait un peu refroidi.

J'étais quand j'ai quand il y a eu les résultats de l'élection, je me suis dit "Ah, est-ce que je viens vraiment à Toulouse ou pas [rires] si vous êtes pas passé ?" Mais bon, j'ai quand même je suis quand même venu et du coup, je me posais une question par rapport au du coup à la nouvelle élection potentiellement si c'est décidé par le tribunal. Est-ce qu'elle est reprise de zéro ? Est-ce qu'elle est reprise à partir du 2è tour ? Est-ce que comment elle se passe ? Et puis du coup comment on peut s'engager quand on vient d'arriver ? J'ai laissé le contact tout ça. Donc voilà. Euh bonsoir à tous. Merci pour vos présentations. Moi, j'ai une question pour François.

Est-ce qu'il y a un endroit où on peut acheter tes précédents livres euh qui soient pas Amazon et qui soit éventuellement des librairies toulousaines indépendantes ? Voilà. Euh, on a appris donc récemment que le patron actuel de Viginom qui avait fait un peu de rétention d'information quand même euh va donc monter quelque chose avec la firme Avas. Euh ça me paraît curieux, je voyais aussi qu'on pouvait se demander s'il y avait pas quand même une question de conflit d'intérêt. Est-ce que vous avez des informations à ce sujet ? Bonjour. Une question par rapport au premier tour, j'aimerais savoir si les le bulletin de vote est-ce que c'est un oubli ? Voyez ce que je veux dire ?

parce que je pense que si s il y avait pas eu ce problème, je pense que vous auriez passé au premier tour. J'en suis presque enfin pas loin parce que moi j'étais présidente du bureau de vote, je suis présidente du bureau de vote et j'ai vu énormément de gens, des jeunes notamment qui venaient, moi de mon de là où je suis, je ne peux pas intervenir de toute façon et qui cherchait votre bulletin, il le voyait pas et il y en avait des rouges. Et je si je ma mémoire est bonne. Je pense que le RN était complètement à gauche et vous complètement à droite. C'est ça le bulletin en haut à droite. Il y en avait une douzaine ou une dizaine et du coup et ben il voyait pas où vous étiez.

Il prenait un rouge, n'importe lequel. Il y avait des verrs aussi. Alors, une question, il y a eu beaucoup de problèmes. On a reçu beaucoup de d'appels de la mairie, beaucoup de de consignes et les délégués du PS et de venaient, il tournaient les bulletins, les autres qui revenaient qui les retournaient dans l'autre sens et c'était là toute l'après-midi surtout comme ça jusqu'au bout. Et ça, ça vous a beaucoup coûté, j'en suis sûre, ça nous a coûté. Je peux je peux essayer de répondre rapidement là-dessus ou pas ? Ouais. Vas-y que parce que il y a il y a plusieurs euh alors déjà sur sur l'emplacement sur la table, ça c'est quelque chose qui est tiré au sort en fait.

Donc voilà, la couleur c'est pareil, c'est nous qui l'avons choisi le rectoverso. Oui. Oui. Bah c'est ça, c'est qu'en fait on avait fait le choix de mettre la photo au recto et d'avoir le la liste au Verseau et sauf qu'en fait Ouais. Mais en fait justement, on avait mis on avait pas mis enfin en fait et du coup ensuite on était vraiment en bis avec la mairie qui à un moment donné en cours de route a dit non, il faut absolument qu'il y ait la liste qui soit visible, il faut pas que ce soit la photo. Nous, on voulait que ce soit la photo. Euh à un moment donné, on a un moment on a on a lâché l'affaire. C'était vraiment en fait pas une question de bras de fer.

Je pense que il y a certaines personnes qui étaient qui étaient délégué qui ont passé une mauvaise journée. Ouais. Non mais je oui oui, je vois très bien mais du coup c'est pour ça au second tour on a fait très attention à mettre la photo sur la même phase que la liste. Voilà pour pour compléter parce que c'est en fait pour expliquer à tout le monde c'est que notre bulletin de vote était fait de telle sorte que il y a eu un débat dans les bureaux de vote pour savoir de quel côté il était tourné que du coup la photo du candidat qui est la vitrine un petit peu n'apparaissait pas. Donc évidemment, c'était la guerre dans les bureaux de vote entre les différents partis.

On était au premier tour, donc tout le monde a joué de ça. Mais moi, je trouve bon maintenant c'est un peu de l'ordre de l'anecdote, on va dire. Euh ça nous a pas empêché d'être premier au premier tour de la gauche, ce à quoi c'était la surprise générale. Nous, on y croyait au fond de nous, mais l'écart dans les sondages était tel que il y avait peu de gens qui misaient là-dessus.

Mais en fait, c'est aussi faut le dire, faut c'est une petite erreur de notre part mais pour moi c'est une erreur qui aujourd'hui est plutôt un bon souvenir en fait par rapport au reste et surtout qui marque quelque chose que j'aimerais souligner, c'est que pour nous tous ici c'était notre première campagne de cette dimension. Pour certains, c'était la première campagne et avoir réalisé ce qu'on a réalisé avec si peu de budget euh avec nos petits bras euh et d'avoir comme ça couvert la ville grâce aux militantes et militants, ça a quelque chose quand même d'assez extraordinaire.

D'ailleurs, ça a été vu comme ça nationalement où ça a été un petit peu un choc et c'est pour ça qu'on a eu ensuite une surmédiatisation sur le second tour. Voilà pour là-dessus. Mais je pense aussi que euh le livre comme notre expérience de campagne, c'est des choses qui doivent servir pour la suite euh puisqu'on refera pas les mêmes erreurs ou euh on saura mieux comment tirer les bulletins de vote pour éviter de se faire arnaquer dans les dans les bureaux de vote. Ensuite, pour répondre sur les différentes questions. Alors, les précédents livres, ça il faut voir avec mon éditrice qui est Marie-Pierrevieux d'Arcane 17, sachant qu'il y en a un en autoédition.

Le problème, c'est que c'est une bonne maison d'édition mais une petite maison d'édition et vous connaissez les conditions dans lesquelles sont les maisons d'édition. Donc pour que soit rentable, c'est compliqué de rééditer aujourd'hui. Donc il y en a pas dans les librairies. Je savais même pas qu'il y en avait sur Amazon par exemple. Donc ouais, bon je j'ai pas regardé. Je sais même pas si ça existe encore.

Euh mais en tout cas juste vous dire que l'argent du livre euh les quelques les les quelques sous qu'on gagnera, ils serviront pour les procédures judiciaires puisqu'on a énormément de procédures judiciaires et que ça va nous coûter euh peut-être pas budget de campagne mais bon un petit budget de campagne quoi quand même. Voilà pour payer nos avocats. Ensuite sur la question euh et s'il y a une nouvelle élection, bah ça sera au juges de le dire. Est-ce qu'on refait le premier ou juste le second tour ? Donc évidemment, moi j'espère qu'il y a une nouvelle élection. En tout cas, on est prêt, hein. Vous êtes prêts ? Bon, ça va, on est prêt.

Surtout dans cette séquence, je pense que ça va être très intéressant parce que il y a plein de questions qui vont se poser pour Jean-Luc Mouc euh et nous, c'est assez carré, quoi. Donc, c'est bon. Et on proposera évidemment l'Union de la gauche dès le début euh pour pas perdre de temps cette fois. Ensuite, sur la question de la despêche du midi, et bien oui euh la commission d'enquête.

Alors pour expliquer à tout le monde, il y a eu un reportage du média d'investigation off investigation qui c'est un documentaire qui montre enfin en tout cas qui donne la parole à des personnes qui ont été victimes d'agression sexuelle de la part de Jean-Michel Bailet donc qui est le président du conseil d'administration de la despêche et du conseil de surveillance euh en tout cas qui accuse monsieur Baileyet de cela. Donc après comme il y a la prescription, les plaintes ont pas pu aller au bout. Donc nous notre responsabilité de responsable politique, c'est ayant connaissance de ces faits ne pas faire comme s'il n'existait pas.

Et donc oui, on a demandé à ce qui est une commission d'enquête et de la même manière on pense que aujourd'hui comme l'a fait monsieur Moudin, s'afficher tout sourire avec monsieur Baileyet est problématique sans que ça remette en cause la réputation. de ses enfants et autres, sauf qu'il a des rôles dans dans la dépêche qui sont des rôles importants. Il est pas à côté de la dépêche, il est dedans et à sa tête.

Et d'ailleurs, moi je salue le fait que Big Flo et Oli position aussi là-dessus puisque la DPCH est un des partenaires du Rose Festival et dit que c'était quelque chose de problématique qu'il comptait régler et demander à leurs partenaires de prendre les dispositions nécessaires là-dessus. Donc la commission d'enquête pour le moment, elle est elle est un peu bloquée. Euh mais en tout cas c'est quelque chose qui doit interroger à mon avis toute la classe politique, aussi bien locale que nationale. Sur la question de l'article de médiacité.

Effectivement médiacité qui est un des je un des journaux locaux d'investigation que je vous encourage justement à supporter, à encourager puisqu'ils font eux de l'investigation. Euh, ils ont fait une série d'articles sur euh les raisons de la victoire de Jean-Luc Moud. Effectivement, ça fait partie des éléments de réflexion qu'on doit avoir pour la suite. C'est-à-dire si on dit toujours Toulouse, c'est une ville de gauche qui vote à gauche euh quand il y a des échéances nationales et à droite localement essayer d'anomalie.

Et euh leur article avec des chercheurs montre que oui, il y a une sociologie à Toulouse qui est plutôt favorable à la droite et d'autant plus avec les processus de génrification qu' a mis en place monsieur Moud. Et je rappelle qu'il a supprimé 16 lieux de vote entre 2024 et 2026 et dans des endroits où ça vote à gauche. Donc il y a eu des manœuvres aussi de ce côté-là. Moi, je pense que c'est trop tôt pour tirer une conclusion là-dessus. mais que ça doit effectivement nous interroger qu' si on regarde à l'échelle de l'histoire toulousaine en fait si on enlève la parenthèse de la gauche avec Pierre Cohen de 2008 à 2014 depuis 1971 c'est la droite qui est au pouvoir à Toulouse.

C'est la droite avec un système très puissant. Jérôme Fourquet parle d'un système de clientèle euh avec des moyens financiers, institutionnels que personne n'a aujourd'hui face à eux qui dispose d'un journal qui fait la propagande de monsieur Moudin que à chaque fois qu'il le faut. C'est on parle de cette élection mais ça a été vrai en 2020 aussi. Souvenez-vous de ce qu'a subi Antoine Maurice sur la désinformation. Arian en parlait mais pareil, on disait qu'il allait ne plus ne plus y avoir d'avion à Toulouse.

Il a subi aussi une campagne d'homophobie avec un ancien collaborateur de Jean-Luc Moudin qui a été condamné pour homophobie vis-à-vis d'Antoine Maurice et d'ailleurs je tiens à le saluer ici et le remercier pour son soutien et et son combat.

Donc on est dans on est face à une droite qui pour moi je disais il y a pas d'URN au Capital mais en fait pour moi ils sont déjà plus ou moins là en tout cas au niveau des idées quand on entend un certain nombre de mots d'expression d'idées qui sont véhiculées par cette droite radicale et qui est une droite violente et d'autant plus violente qu'elle se sent en toute impunité et je pense que notre rôle à tous pour l'avenir c'est de dire que cette droite là ne doit va plus sentir en toute impunité et lui faire comprendre que elle a elle a peut-être gagné en 2026 mais que ses jours sont comptés et qu'il y a un compte à rebour maintenant jusqu'à la prochaine sélection jusqu'à la prochaine élection parce que nous sommes savants de ce que nous avons vécu et en tout cas pour ma part et je pense que ces collectifs ont reste déterminé à ce que notre ville connaisse enfin l'alternance politique si possible le plus tôt le plus tôt qui puisse arriver.

Voilà.

57:14
Non speech

[applaudissements]

57:24
Locuteur

Euh du coup, moi j'ai une question par rapport à la cérémonie euh par rapport aux victimes de MA. Euh ça a été une séquence assez violente. Je voulais savoir s'il y avait des suites euh face aux personnes qui ont qui ont été violentes et menaçantes physiquement parlant et verbalement parlant. Donc je voulais savoir s'il y avait des suites par rapport à cette séquence qui nous a tous et toutes choqué. Voilà. Bonsoir. Merci. Euh je suis ravie. Il y a beaucoup de jeunes. Waouh ! Bravo hein ! Trop belle jeunesse. Voilà. Alors moi, j'habite en périphérie de Toulous mais je suis toulousaine dans l'âme depuis mon enfance.

J'ai des origines et bretonnes et je suis arrivée à Toulouse là, j'avais 9 ans quoi. Voilà donc j'ai vécu à Toulouse effectivement sous la droite et aujourd'hui j'habite en périphérie et je suis catastrophe. Enfin c'est compliqué pour nous aussi les militants euh en périphérie de pouvoir agir parce que euh il nous précarise encore plus. Donc on fait on a le parking à payer et on a d'où l'arrivée après 20h c'est gratuit. Donc je suis venue euh voilà exprès après 20h, j'ai pas pu faire autrement et euh donc on a plus accès au centre-ville pour aller renforcer aussi euh les militants euh nos nos voilà nos camarades du centreville et je pense que c'est volontaire hein.

Voilà même si c'est non dit, je veux dire euh c'est là on est en pleine campagne électorale et il y a une inflation mais record euh du carburant. Voilà, on nous précarise, on subit ça quoi au quotidien mais c'est de pire en pire, c'est difficile. Voilà. Donc quels sont les moyens que je sais pas, je sais bien hein, mais je je il faut le faire remonter quoi. C'est Merci à vous hein.

59:19
Non speech

[applaudissements]

59:26
Locuteur

Oui. Bon, merci pour [raclement de gorge][toux] merci pour ce ce moment-là effectivement pour les témoignages et puis vraiment c'est évidemment ça nous replonge dans ce moment particulier qui était très difficile mais je tiens à dire quand même bon voilà pour avoir été parti prenant de cette campagne qu'on a été une équipe particulièrement harmonieuse et c'est pas vraiment évidemment des fois on avait des des discussions mais moi j'ai quand même passé un très bon moment euh et puis je pense que là bon sur cet aspect là de et de la cérémonie et de l'origine de ces ingérences là.

Bon, il y a eu aussi là j'avais je pensais à ça tout à l'heure d'ailleurs je l'ai récupéré il y a eu aussi des distributions de tracte hein où Julien Cadieu moi-même et Anissa Benou voilà un tracte de l'IJF qui disait pas de raciste et de l'antisémite. Bon voilà le hein, il paraît que j'ai glorifié le 7 octobre. Bon, tout ça donc et ça c'était une opération aussi qui était spéciale puisqu'ils sont venus spécialement distribuer des tracts à Toulouse. Moi je vais aussi alors sur les raisons de voilà de notre et puis voilà, on analysera comme tu disais François, il faudra prendre un peu de temps.

Moi, je pense d'ailleurs qu'il faut plus analyser les, je vais dire entre guillemets, les conditions de la victoire de la droite parce que très vite on a alors tu as parlé du clientélisme, je pense quand même qu'il faut aussi évoquer et ça ça c'est avec ce climat là le niveau de menace sur les libertés associatives, les libertés publiques, la répression à bas bruit et le coût de pression qui était mis dans pas sur pas mal d'acteurs. euh du monde associatif, je pense notamment par exemple au sportifs, des choses comme ça. Voilà.

Mais je vais juste dire une chose qui peut-être est une des raisons de la virulence de ce qui s'est passé lors de cette cérémonie de la virulence aussi même si ça a eu lieu dans d'autres villes. Mais moi je crois et c'est quelque chose voilà dès le départ je suis rentré assez tôt dans la campagne avec les amis de l'Assemblée des quartiers et voilà on a tu disais soli sur ces silles droit dans nos bottes.

Nous avions sans état d'âme manifesté notre solidarité avec le peuple palestinien et nous avions tout de suite acté l'idée qu'on suspendrait le jumelage de Toulouse avec Telviv et je crois que ça c'était vraiment une mesure forte et je pense que même si ça a généré ça, c'est elle était en notre honneur.

on a été une des seules listes peut-être la seule à le à le porter de cette manière là où il y a peut-être d'autres mais moi je crois que c'est aussi ça et donc moi voilà je voulais souligner ça c'était dans notre campagne c'est dans notre c'était voilà dans notre voilà dans notre éthique et voilà c'était au cœur de et pour moi c'était important c'était pas voilà je cite ça parce que voilà les sources de ces ingérences voilà on les connaît et puis je sais pas je sais pas s'il était mouillé mais je pense notamment à une officine là qui s'appelle Elnet qui est dirigée et présidée par un toulousain hein, un ancien président du CRIF Har Benemoun et qui préside et qui dirige Elnet.

Peut-être il avait à cœur d'avoir une attention particulière pour Toulouse.

1:02:51
Non speech

[applaudissements]

1:02:53
Locuteur

On va prendre une dernière question. Euh désolé. Merci. Bonsoir monsieur Picmal. Bonsoir à tous. Euh je suis euh en 2e année d'étude en prép littéraire à Saint-Cernin. C'est donc pour ceci que les mots m'intéressent. Et justement sur la 4e de couverture de votre livre, vous écrivez qu'au-delà de Toulouse euh élection sous influence interroge une dérive démocratique plus profonde et vous avez justement fait allusion à l'horizon des élections présidentielles de 2027.

Ma question est donc la suivante : est-ce que cette expérience des ingérences étrangères lors des élections municipales, que ce soit Toulouse ou ailleurs, vont permettre de tirer profit et de prendre des dispositions pour justement le la perspective des élections présidentielles et de mettre en place des solutions pour les prévenir et si oui, lesquels ?

1:03:49
Non speech

[applaudissements]

1:04:02
Locuteur

Non non, je vais je vais répondre à cette nouvelle nouvelle salve de questions. Du coup, d'abord sur ce qui a été dit sur Elnet, effectivement, j'en parle dans le livre Elnet. Alors pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est l'agence d'influence proche du gouvernement israélien qui a en Europe, qui offre notamment des voyages parlementaires. Il y a beaucoup de parlementaires, les Républicains de la Macronie qui sont allés en Israël pour qu'on leur fasse et bien les loges de ce que fait le gouvernement israélien. Et cet été, vous avez peut-être suivi sur les élections américaines, c'est AAC.

etc qui est aussi qui est en fait le grand frère, on va dire d'NET qui finance les candidats qui soutiennent la politique de monsieur Netaniaou et effectivement elle net en France alors c'est un peu un fil que je tire c'est que BlackCore l'entité selon la Virginum qui est à l'origine des premières ingérences fait partie de la mouvance d'extrême droite israélienne et publie des publications d'net France Or le 19 mars, c'est bien des membres de l'extrême droite israélienne qui ont proféré les insultes menacés de mort. Il y a Axel que je vois et que je salue ici et un certain nombre d'entre nous.

Je tiens à dire que Sébastien Vassiliille, le président du conseil départemental a été hué aussi et François Briançon a également été menacement. Donc il y a un lien idéologique entre les ingérences étrangères d'une part et ce qui s'est passé le 19 mars sans compter que les pubs du second tour si on ne sait pas qui c'est, on peut présupposer qu'elles proviennent aussi d'une tentative d'influence et je le dis particulièrement parce que Viginum a documenté qu'un des axes de la propagande d'ELNET était l'islamophobie. Alors, vous comprendrez bien qu'en regardant les publicités euh il y avait une publicité à caractère islamophobe.

Et le président d'Elnet France n'est autre que monsieur Harrier Benebound que j'ai découvert par la suite, moi je le connaissais pas euh qui est l'ancien président du CRIF de Toulouse.

Alors me dire "Oui, d'accord, mais alors c'est un peu lointain, c'est l'ancien président." Sauf que j'étais avec d'autres enf des journalistes qui m'ont dit "Ah ben regardez de toute façon, il soutient monsieur Moun je dis "Ah bon ?" Donc je vais sur son compte effectivement il y a des vidéos publiques de monsieur Harrier Benemoun qui appelle à surtout faire barrage à la alors je sais plus les termes qui l'emploi euh en tout cas aux affreux lfistes et a voté pour Jean-Luc Moud et il fait même une vidéo après la victoire de Jean-Luc Moudin en se félicitant de celle-ci. Donc, on voit qu'un personnage comme lui euh appris fait et cause publiquement euh pour Jean-Luc Mouac.

Et pour vous dire un peu le personnage, c'est lui qui a organisé le fameux meeting avec une autre entité proche d' net qui s'appelle Agir ensemble où monsieur Retaillot a dit à le voile. Voilà, donc il organise ce genre de soirée très sympathique et très islamophobe pour vous décrire un petit peu le le voilà le personnage. Donc j'en parle dedans et je tisse le lien un petit peu entre tous les faits pour leur donner bah le sens idéologique qu'ils ont, c'est-à-dire un soutien appuyé effectivement à l'extrême droite israélienne. Et c'est amusant parce que ça là quand il parle du tracte, moi ça m'était sorti de la tête.

Donc j'en parle même pas dans le livre pour vous dire et ça m'a fait penser pareil quand j'ai vu Pascal pro. Euh en fait moi Pascal Pro pendant le second tour, bon vous êtes dans un tunnel, j'ai même pas fait attention à Pascal pro, c'est que quelques semaines plus tard, on m'a dit "Ah, tu te souviens Pascal Pro, il a fait on m'a dit plus d'une heure sur Airbus qui délocalisait sur ces news." Je me suis dit "Mais ils sont ils sont fous." Et maintenant, je me souviens qu'il y avait Frontière qui avait aussi fait un un magazine où ils épinglaient un certain nombre de colistières et colistiers. Voilà. Bon, donc on avait toute la fâchosphère et les autres qui étaient qui étaient à nos trousses.

Voilà pour la question sur Nnet notamment et le lien qu'on peut faire avec les ingérences israéliennes. Et bien sûr les investigations des enquêteurs doivent nous dire ce qu'il en est. Et là-dessus, bah que ce soit sur le 19 mars comme ça a été demandé ou sur les autres faits, bah les enquêtes sont en cours. Donc j'espère que elles pourront aboutir et que la vérité sera faite. Ensuite tout à l'heure, alors je sais plus qui a parlé de enfin il y a il y a quelque chose dont je voulais vous parler pour sur la question de la constitution d'une mémoire municipale toulousaine et je vais vous raconter juste ma journée d'aujourd'hui pour voir ce qui a été semé.

Ce matin, j'étais en tournée au collège Saint-Simon pour souhaiter une bonne rentrée aux élèves. Donc au collège, les élèves, ils ont tous là, c'était des 3è donc 14 15 ans à peu près et mais il y en avait des plus jeunes encore des 6e. Et donc ils me voi dans la cour, ils disent "Ah c'est pique mal nani. Alors est-ce qu'on a ?" Moi, je voulais les métros gratuits et ça ça vous demandez dans la jeunesse toulousaine aux collégiens et aux lycéens, il voulit tous les transports gratuits. Bah, je les comprends. C'est pour ça qu'on le proposait, c'est une mesure de justice.

Et donc il me demande "Mais c'est quand ?" Bah je dis "Bah j'ai pas été élu." Il me disent "Mais c'est quand les prochaines municipales ?" Je dis bah potentiellement c'est peut-être dans 6 ans. Donc il calcule ah bah c'est bon, j'aurais 19 ans, j'aurais 18 ans. Euh je dis voilà, il va falloir attendre potentiellement quoi 6 ans. Mais voilà pour vous dire déjà la graine, elle est semée et Jean-Luc Muna ça va être à ceadra tout son mandat. la question de des transports gratuits. Ensuite, alors je vais marier des gens à les fameux mariages. Tout s'est bien passé, j'ai pas été filmé à mon insu. Voilà, il y avait Bon et euh je mariais un couple qui s'appelle Guillaume et Aïcha.

Je je leur souhaite tous mes vœux de bonheur et je leur demande à la fin mais vous habitez quel quartier ? Ils me disent là c'est Pierre. Ah ils me disent franchement nous on voulait troquer le grand parc. On en a trop marre là de cet hippodrome cramé. Bon ça pareil, ils vont on est moi je suis repassé devant l'hippodrome plusieurs fois cet été. C'est impossible de tenir cette ligne qu'on va conserver cette cette réserve foncière pour un hippodrome où il y a si peu de courses et d'activités par an. Alors monsieur Mouak, soit il va faire un projet de promotion immobilière et il a beaucoup de gens potentiellement à servir certainement.

Euh soit il va se dire bon pique mal dans l'e mais bon quand même on va peut-être faire un î de fraîcheur au milieu de la ville.

Et euh 3è chose euh j'allais tout à l'heure je suis proche de la Garonne et il y a des gens ils me ils m'interpellent et ils me disent "Ouais puis il me parle de l'été c'est dur ça." Ils me disent "Ouais puis les lieux de baignade bah je dis il faudrait rendre la Garonne baignable." Ils me disent "Ah bah oui, évidemment, de toute façon, il y a déjà des gens qui se baignent dans la Garonne." Donc pareil, c'est des idées qu'on a semé et je pense que c'est aussi une des défaites de la droite, c'est qu'ils vont devoir composer avec pendant 6 ans et que ces idées-là, elles vont germer et que ce qu'on a construit notamment dans la jeunesse toulousaine était inespéré au début vu les moyens qu'on avait.

Alors, on a utilisé les moyens qui étaient à notre disposition, c'est-à-dire beaucoup les réseaux sociaux, on a fait du ciblage et là-dessus euh l'équipe de communication a réaliser un un travail euh un travail assez exceptionnel, notamment Céline Bélanger et puis euh toutes celles et ceux qui euh qui ont participé. Donc voilà, c'était pour vous dire que il y a des choses quand même qui sont ultra positives parce que si vous demandiez il y a il y a 3 ans si des gens se souvenaient d'idées qui avaient été énoncé par la gauche lors de l'élection municipale de 2020, c'était plus compliqué parce qu'on avait un un programme qui était bien mais beaucoup plus technique et cetera.

Et donc je pense que ça c'est des choses qui vont rester et qui sont prometteuses pour l'avenir. Et enfin pour finir sur la question de la difficulté de venir à Toulouse, des des prix et cetera, on est bien d'accord et ça participe aussi de la génrification voilà des grandes villes. Et pour ça euh bah moi je le dis clairement, il y a une solution, c'est que on va prendre les choses étape par étape. S'il y a pas les élections toulousaines tout de suite, il y a les élections présidentielles en avril, on est sûr. Donc maintenant, il faut qu'on se mobilise toutes et tous pour faire advenir la gauche solide sur ses appuis au second tour puis qu'elle gagne au second tour.

Donc avec Jean-Luc Mélenchon et l'avenir en commun, vous connaissez la formule, c'est carré. Il y a le SPIC à 1700 € il y a le blocage des prix du carburant euh et il y a plein de mesures de justice sociale qui sont qui sont essentiel et qui peuvent permettre de montrer que quand la gauche solide sur ses appuis est au pouvoir et bien elle peut changer concrètement la vie des gens et l'améliorer nous donner un horizon qui soit plus émancipateur que celui qui nous est promis par l'extrême droite.

Il a Attendez donc c'est le président oui de surveillance et ensuite j'ai que c'est important Voilà, on est sinistré euh il y a plus d'à en fait c'est lui qui voit ah ben tout euh soit c'est la communauté des communes soit c'est tous métropoles. Voilà. Donc on le subit aussi par extension. Ça aussi c'est important de le faire. Voilà. Merci.

1:14:02
Non speech

[applaudissements]

1:14:03
Locuteur

Ah, j'ai oublié j'ai oublié. On prend on prend la question et après on conclut parce que alors ah oui, pardon. Euh nos solutions pour 2027. Voilà. Pourquoi voter pour Jean-Luc Méloton face aux ingérences étrangères ? Première chose, ça il y a des amendements qu'on a déjà déposé. C'est donner plus de moyens humains et matériels au service de l'État qui sont chargés de détecter les ingérances. Donc la Virginum et l'ANCI notamment.

Deuxième chose, on souhaiterait que pendant l'élection présidentielle euh il y ait une instance qui se mette en place avec les équipes des candidates et candidats pour faire de la veille sur les ingérences qui sont détectées et prévenir le grand public de l'existence de ces ingérences et que les médias ne tombent pas le nez le nez dedans. Troisème chose à plus long terme, c'est mettre en place une haute haute autorité pardon à la défense vis-à-vis des ingérence mais aussi des attaques cyber comme on les a subis qui soient indépendant du pouvoir politique parce qu'on a bien vu les problématiques entre Virginum, le premier ministre et autres.

euh donc qui soit indépendantes et avec des moyens euh forts. Euh voilà, ça c'est la troisème chose.

Et la dernière, c'est que je pense que euh nous on dit que il faut que les journalistes, puisque c'est eux les médiums de communication et les plateformes de réseaux sociaux et une vigilance particulière, donc qui ait des formations et qui est des sanctions, le cas échéant quand il y a des répétitions de fake news qui sont diffusées ou d'ingérences qui sont pas filtrées, mais aussi qu'il y a une responsabilité collective de la société à se conforme des citoyennes et des citoyens critiques, éduqués, euh informé et qui est de l'esprit pris critique pour vérifier les informations qui leur qui leur sont données.

Et j'aimerais juste finir en disant qu'il y a une élection présidentielle en 2027, une potentielle élection municipale à partir du 30 septembre. Mais il y a aussi une élection qui est certaine, c'est que le 27 septembre, c'est ça 27 septembre, il y a les élections sénatoriales et qu'on a une chance d'envoyer un sénateur qui siègera au côté des insoumis qui représentent l'Union de la gauche et avec les verts et générations notamment. Il s'agit de Marc Peré.

Donc si vous connaissez des élus, parce que c'est les élus et les grands électeurs qui votent, hésitez pas à faire la communication autour de vous parce qu'on a bien besoin d'être soutenu dans ce département et d'avoir des représentants du peuple pour faire valoir justement les mesures de justice sociale. Et voilà, je finis là-dessus mais ça nous fait pas mal d'échéan et pas mal de combats à mener et la lutte continue et en avant pour Toulouse toujours plus.

1:16:47
Non speech

[applaudissements]

1:16:56
Locuteur

Cette fois-ci, c'est la bonne. Donc merci à toutes et à tous pour votre présence. Je vous invite à rejoindre le passio devant pour pouvoir partager un petit apéritif entre nous et continuer la conversation. Et François se fera un plaisir de pouvoir dédicacer vos livres. No.