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Podcast / conversationyoutube.com· 8 mars 2016 52 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Valérie Pécresse invitée du BONDY BLOG CAFÉ [INTÉGRALE - Débat 21/02/2016]

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 51 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Saturation d'embouteillage. Mais c'est pas la première fois que vous prenez le RER.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Donc vous inspectez les transports, en fait, à chaque fois que vous pouvez, c'est ça ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Vous êtes une femme politique française. Il n'y a pas beaucoup de femmes, en réalité, en France, en tous les cas, qui tiennent la fiche.

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Vous avez vu ce que c'est ? Vous avez vu la guerre, l'UMP ? Est-ce que vous regrettez vos choix de jeunes filles de vous engager dans une carrière politique ou pas, avec ce qu'on voit aujourd'hui ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Alors vous faites quoi ? Alors vous restez maintenant ? Vous continuez ? Vous arrêtez ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Mais qui est responsable de ce climat, Valérie Pécresse ? Parce que les gens qui sont derrière nous, là, tiennent ces propos-là, mais en même temps, vous faites partie de ce groupe, de cette entité.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:17PrésentateurFait
    « Mais s'il y a une présomption d'innocence, pour Jean-François Copé, bien sûr, il y a aussi une présomption de responsabilité de toute l'équipe. »
  • 3:29PrésentateurFait
    « Mais s'il y a une présomption d'innocence, pour Jean-François Copé, bien sûr, il y a aussi une présomption de responsabilité de toute l'équipe. »
  • 3:42PrésentateurFait
    « À l'UMP, les Français ont donné à double titre, financièrement et aussi électoralement. »
  • 10:51PrésentateurFait
    « Et on lui doit l'une des rares grandes réformes qui a été faite sous Nicolas Sarkozy, l'autonomie des universités. »
  • 11:29PrésentateurFait
    « Et puis, en 2011, elle est devenue, elle a monté encore d'un cran, parce qu'elle est devenue ministre du budget et porte-parole du gouvernement. »
  • 17:28PrésentateurFait
    « Mais moi, ma façon de résoudre la question sociale, c'est par l'éducation. »
  • 18:31PrésentateurFait
    « Moi, j'ai fait une réforme. Alors, ça a été le bordel pendant 3 mois dans les universités. »
  • 23:40PrésentateurFait
    « C'est pour ça que j'ai proposé qu'on démissionne. »
  • 24:07PrésentateurChiffre
    « 2,5 millions d'euros rien que pour le meeting de Villepinte pour des trains, on se dit quand même que là, il y a un truc... »
  • 24:40PrésentateurFait
    « Tous les délinquants sont des délinquants. Point final. Et ils doivent respecter la règle. »
  • 25:00PrésentateurFait
    « La corruption d'un homme politique est juste inacceptable. »
  • 34:22PrésentateurFait
    « François Hollande a fait perdre 2 ans à la France, ils nous ont supprimé la TVA sociale. »
  • 34:25PrésentateurFait
    « Ils sont en train de la réinventer avec le crédit d'impôt compétitif. »
  • 34:34PrésentateurFait
    « Il a fait la banque publique d'investissement. »
  • 34:37PrésentateurFait
    « Le mariage pour tous aussi. »
  • 36:05PrésentateurFait
    « Il nous a promis des milliards d'économies. »
  • 36:09PrésentateurFait
    « Il nous a promis le grand soir. »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Locuteur 49 %
  • ?9 %
  • Locuteur 67 %
  • Locuteur 76 %

≈ 35,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur 10

Ici Bondi.

0:11
Locuteur

Ici

0:11
Locuteur 6

Bondi, ici Bondi.

0:13
Locuteur

B.

0:13
Locuteur 10

B. C. Les V.

0:15
Locuteur

C.

0:19
Locuteur 6

Bondi.

0:20
Locuteur 5

Bloc.

0:20
Locuteur 6

Café. Bondi, Bloc Café. Gabriel, garde l'anonyme !

0:25
Locuteur

Ici Bondi,

0:27
Locuteur 10

Bloc Café.

1:06
Présentateur

Saturation d'embouteillage. Mais c'est pas la première fois que vous prenez le RER. Mais

1:09
Locuteur

je

1:10
Présentateur

les inspecte. La

1:12
Locuteur

semaine dernière,

1:12
Présentateur

j'ai inspecté le RER B.

1:14
Locuteur

Vous avez

1:14
Présentateur

de la chance, vous êtes sur le E.

1:15
Locuteur

Ça

1:15
Présentateur

va

1:16
Locuteur

mieux alors,

1:17
Présentateur

avant de parler justement des transports, je vous présente d'abord Nadej. Bonsoir. Bonsoir Nadej. Nadège, qu

1:23
Locuteur

'est-ce que vous buvez ? Nadège, elle a une vraie

1:23
Présentateur

tenue d'été. C'est pour vous. Un père Yirondel pour commencer.

1:27
Locuteur

Et un café pour moi, s'il vous plaît.

1:30
Présentateur

Donc vous inspectez les transports, en fait, à chaque fois que vous pouvez, c'est ça ? Mais oui, toutes les lignes,

1:36
Locuteur

pour voir si ça marche. Vous n'avez pas de

1:37
Présentateur

chauffeur, c'est ça ? Ah si, moi j'ai mes assistants parlementaires qui souvent me convoient. Mais vous savez, le problème, c'est que j'ai planté ma voiture un jour en m'endormant au volant.

1:46
Locuteur

D

1:46
Locuteur 1

'accord.

1:46
Présentateur

Et depuis, mon mari m'a dit, c'était la campagne de Sarkozy, en fait. On était rue d'Anguin, je venais des Yvelines. Et je m'endormais à minuit, parce que je faisais des meetings.

1:56
Locuteur

C'est pour ça que Sarkozy a perdu, en fait.

1:57
Présentateur

C'est parce que vous avez

1:58
Locuteur

eu un clash avant.

1:59
Présentateur

Ah, il a

2:00
Locuteur

gagné. Non, non,

2:00
Présentateur

il a gagné cette année-là. Non, c'est parce que je m'étais donnée à fond. Non, non, je me suis endormie et j'ai planté ma voiture. Heureusement, rien de grave. Et du coup, depuis, mon mari me recommande, quand je suis fatiguée, de faire attention et plutôt de me faire conduire. Vous êtes une femme politique française. Il n

2:15
Locuteur

'y a

2:15
Présentateur

pas beaucoup de femmes, en réalité, en France, en tous les cas, qui

2:17
Locuteur

tiennent la fiche. Mais c'est très, très

2:18
Présentateur

violent. Mais c'est violent. Vous avez vu ce que c'est ? Vous avez vu la guerre, l'UMP ? Est-ce que vous regrettez vos choix de jeunes filles de vous engager dans une carrière politique ou pas, avec ce qu'on voit aujourd'hui

2:28
Locuteur

?

2:28
Présentateur

De temps en temps, de temps en temps, ça me coûte. Vous savez, quand j'ai commencé la politique, j'avais prévenu mes grands-parents.

2:35
Locuteur

Mes

2:35
Présentateur

grands-parents.

2:36
Locuteur

Et

2:37
Présentateur

j'ai appelé ma grand-mère, je lui

2:38
Locuteur

ai

2:38
Présentateur

dit, je vais faire de la politique parce que j'aime Chirac et que, voilà, il y a eu la dissolution, il est au fond du trou, je vais le rejoindre.

2:44
Locuteur

Et

2:44
Présentateur

elle m'a dit, mais tu ne peux pas me faire ça ?

2:47
Locuteur

Il

2:47
Présentateur

n'y

2:47
Locuteur

a

2:47
Présentateur

que des gens honnêtes dans la famille. Donc déjà,

2:50
Locuteur

il

2:50
Présentateur

y a 12 ans, 15 ans, ma grand-mère pensait que les hommes politiques n'étaient pas honnêtes. Donc aujourd'hui, vous imaginez ce que je vis ? Alors vous faites quoi ? Alors vous restez maintenant ? Vous continuez ? Vous arrêtez

3:01
Locuteur

? Bah oui,

3:01
Présentateur

je continue parce que si les gens honnêtes arrêtent, qu

3:04
Locuteur

'est

3:04
Présentateur

-ce qui restera ? Mais qui est responsable de ce climat, Valérie Pécresse ? Parce que les gens disent, les gens qui sont derrière nous, là, tiennent ces propos-là, mais en même temps, vous faites partie de ce groupe,

3:14
Locuteur

de cette entité.

3:15
Présentateur

Oui, mais c'est pour ça que la semaine dernière, j'ai demandé qu'il

3:17
Locuteur

y ait

3:17
Présentateur

une démission collective. De

3:19
Locuteur

l'UMP

3:19
Présentateur

? Oui. Alors moi, il faut que vous sachiez qu'avant de faire de la politique, j'étais juge. Juge au Conseil d'État.

3:24
Locuteur

Et

3:25
Présentateur

donc, j'ai dit,

3:26
Locuteur

pour

3:27
Présentateur

moi, il n

3:27
Locuteur

'y a

3:27
Présentateur

rien de plus précieux que la présomption d'innocence. Elle doit être garantie pour tout le monde. Mais s'il y a une présomption d'innocence, pour Jean-François Copé, bien sûr, il y

3:34
Locuteur

a

3:34
Présentateur

aussi une présomption de responsabilité de toute l'équipe. Parce que les Français, ils ont donné. Et puis, ceux qui

3:39
Locuteur

n

3:39
Présentateur

'ont pas donné à l'UMP parce qu

3:40
Locuteur

'ils

3:40
Présentateur

ne votent pas l'UMP, ils sont contribuables.

3:42
Locuteur

À l'UMP, les

3:43
Présentateur

Français ont donné à double titre, financièrement et aussi électoralement. Oui, exactement. On va aborder un big malion et toutes les affaires

3:50
Locuteur

qui sont

3:50
Présentateur

autour de l'UMP. Mais avant cela, je voudrais vous proposer, Valérie Pécresse, de regarder ça. C'est un peu le sommaire de ce que nous allons développer avec eux. Et ensuite, je vous ferai réagir et surtout, je vous les présenterai.

4:01
Locuteur

– Toi,

4:16
Présentateur

Valérie Pécresse, pour le dernier numéro du BondiBlog Café, est-ce que vous avez des choses à dire sur Valérie Pécresse ? –

4:23
Locuteur 7

Elle a plein de points communs avec nous. Elle est née en banlieue, à Neuilly. Son père travaille à Bolloroté de Com, Bollaire, avec une fondation qu'elle a mise en place.

4:34
Locuteur

Donc

4:34
Locuteur 7

voilà, peut-être qu'elle se

4:35
Locuteur 8

sentira bienvenue en banlieue pour discuter avec nous.

4:38
Locuteur 6

– Quand on regarde son CV, d'un point de vue politique, elle a déjà été députée, ministre, présidente au conseil régional. Et aujourd'hui, elle est secrétaire générale de l'UMP. – Et ce qui est marrant,

4:47
Locuteur

c

4:47
Locuteur 6

'est que quand on lit sa biographie, apparemment, à 15 ans, elle aurait été dans un camp d'été des jeunesses communistes. Alors j'aimerais bien savoir si finalement, c'est pas une infiltrée du PCF. – Pécresse, c

4:57
Locuteur

'est

4:57
Locuteur 6

les années Sarkozy, c'est-à-dire que c'est les nouveaux visages du gouvernement Fillon. Ramayad était infusible, Rachida Dati était infusible. Je ne sais pas si Pécresse était infusible, mais en tout cas, elle est restée jusqu'au bout.

5:09
Locuteur

–

5:09
Locuteur 7

C'est vrai qu'elle est très associée à Sarkozy, on a même l'impression qu'elle fait partie de ces gens qui, pour rester ministre, auraient été prêts à avaler toutes les couleuvres possibles et inimaginables.

5:21
Locuteur

–

5:21
Présentateur

Est-ce que selon vous, Valérie Pécresse peut avoir un avenir important à l'UMP ? – J'y crois pas trop, parce que c'est un peu la femme qui a trahi. – Tu étais shirakien, normalement tu devais détester Sarko, et c'est la première à danser sur le cadavre de Copé aujourd'hui. Enfin, on sent vraiment que c'est inopportuniste.

5:39
Locuteur 7

– Quand Sarkozy est monté à l'UMP, au moins quand il était président, il a vite fait l'unanimité, c'était un parti uni. Et enfin, je sais pas, peut-être que je ne les connais pas, mais y avait-il un shirakien qui a dit « Non, moi je ne

5:49
Locuteur

me

5:49
Locuteur 7

rallie pas à Sarkozy, à cette politique-là, je sais pas ». Elle a eu le parcours classique de tous les militants UMP. –

5:55
Locuteur

Je

5:55
Locuteur 7

pense que Valérie Pécresse va avoir du mal à prendre plus de responsabilités. Enfin, je vois pas comment elle peut faire pour tuer Fillon, NKM et tous les autres qui attendent que l'UMP revienne un peu dans l'escarcelle de l'aile, disons, gaulliste sociale.

6:11
Locuteur

–

6:11
Locuteur 6

Pour grimper dans l'arène politique de l'UMP, où les choses sont rudes, comme elles le sont dans tous les partis, mais en particulier aussi à l'UMP, pour l'instant je pense qu'elle est trop prudente et qu'elle aura du mal à trouver sa place. –

6:23
Locuteur 7

Son avantage,

6:24
Locuteur

c

6:24
Locuteur 7

'est peut-être d'être entourée de gens qui s'écroulent les uns après les autres, donc au final, elle reste droite et tant qu'elle, elle n'aura pas des casseroles qui lui tombent dessus

6:33
Locuteur 8

médiatiquement et judiciairement, elle pourra continuer sur sa lancée.

6:39
Locuteur

–

6:39
Présentateur

Voilà Valérie Pécresse, vous avez la cote visiblement. – Ah, vous trouvez ? – Ah pas !

6:44
Locuteur

–

6:44
Présentateur

Je sais pas, non, c'était amusant, il

6:47
Locuteur

y avait de l

6:47
Présentateur

'humour. – Quand vous aviez 15 ans, vous étiez donc faire un petit stage, c'est ça ? L'été, c

6:52
Locuteur

'était dit

6:52
Présentateur

par Tom ? – Oui, en fait, moi j'avais une passion, quand j'étais jeune, c'était les langues étrangères et j'adorais les voyages et à l'époque, l'Union soviétique était totalement fermée et j'apprenais le russe parce que j'étais amoureuse

7:02
Locuteur

de

7:04
Présentateur

Omar Sharif, dans le docteur Jivago, j'avais décidé d'apprendre le russe, donc j'avais pris russe à l'école

7:09
Locuteur

et

7:09
Présentateur

pour apprendre le russe, il fallait aller dans les camps de jeunesse communiste. Donc je suis allée à Yalta pendant un été, ça m

7:14
Locuteur

'a

7:14
Présentateur

un peu guéri du communisme quand même,

7:16
Locuteur

parce que c'était un embrigadement terrible. – Vous

7:18
Présentateur

en êtes revenu, vous savez,

7:19
Locuteur

vous

7:19
Présentateur

êtes

7:19
Locuteur

dans un

7:19
Présentateur

département ici où justement les gens commencent aussi à fatiguer du communisme et on le voit d'ailleurs avec les mairies qui deviennent maintenant UDI, MoDem, voire même l'UMP pour certains. – Oui, et puis le communisme à la française, c'est pas le communisme soviétique des années 80. – Finalement, les jeunes considèrent que vous avez une image assez propre et que peut-être vous êtes l'avenir finalement de ce parti. Est-ce qu'une femme peut être l'avenir de l'UMP aujourd'hui

7:42
Locuteur

? –

7:43
Présentateur

D'abord, je voudrais revenir sur plusieurs choses qui ont été dites. Ils ont dit que j'étais chiracienne et que j'étais ensuite allée avec Sarkozy. Mais moi, j'ai jamais lâché Jacques Chirac. Je suis restée avec Jacques Chirac jusqu'au bout. Je n'ai jamais rejoint Sarkozy avant la fin. – Valérie Pécresse, une dernière question et puis on va rejoindre les trois jeunes du BondiBlog. Il y a tellement de cadavres en réalité autour de vous au sein de l'UMP. Est-ce qu'on peut considérer que dans les mois qui viennent, dans les années qui viennent, une femme comme vous peut être à la tête de l'UMP ? – Oui, moi je crois que l'avenir appartient certainement aux femmes.

Mais ce sera très dur parce que c'est très très violent la politique. Et je voudrais rectifier quelque chose qui a été dit.

8:16
Locuteur

– Non mais les femmes

8:17
Présentateur

sont violentes aussi en politique. On ne

8:18
Locuteur

peut

8:18
Présentateur

pas dire que les femmes soient de gentilles petites filles.

8:21
Locuteur

–

8:22
Présentateur

On est obligé de se faire une vraie carapace. Mon combat aujourd'hui c'est celui d'Île-de-France, vous le savez, parce que c'est un combat d'équipe.

8:30
Locuteur

Et

8:30
Présentateur

c'est un combat pour lequel je me prépare depuis ma défaite de 2010. – Donc vous serez candidate en novembre 2015 pour les régionales ?

8:36
Locuteur

–

8:36
Présentateur

Oui, je serai candidate. Et surtout ce que je voudrais essayer de faire, c'est vraiment faire émerger un projet pour ce territoire. Vous savez, c'est mon 30e déplacement en Seine-Saint-Denis depuis janvier. Et je pense que vraiment, on fera baisser le FN, on reconquérera la confiance des Français, des Franciliens, avec la politique par la preuve, du concret. Et moi je veux prouver qu'on peut faire de la politique différemment. Mais vraiment,

8:57
Locuteur

pas seulement les mots.

8:57
Présentateur

– Je vous

8:57
Locuteur

propose de terminer votre

8:58
Présentateur

Schweppes, vous terminez votre Schweppes et on rejoint vite

9:00
Locuteur

les

9:01
Présentateur

jeunes du Bondi-Blog pour évoquer d'ailleurs tous ces sujets, notamment la réforme territoriale, puisque ça va être un sujet très important. – Ah ouais, mais bon.

9:11
Locuteur

–

9:12
Locuteur 2

Voilà, vous aviez vraiment soif.

9:13
Locuteur

–

9:13
Présentateur

Ah ouais, moi je suis une éponge.

9:14
Locuteur

– Ici Bondi,

9:17
Locuteur 5

ici Bondi.

9:18
Locuteur

– Bondi

9:19
Présentateur

fait café.

9:20
Locuteur

–

9:20
Présentateur

Valérie Pécresse est notre invitée. Merci beaucoup Valérie Pécresse d'être venue à Bondi en RER. Je rappelle que vous êtes députée des Yvelines, conseillère régionale à

9:28
Locuteur

l'Ile

9:28
Présentateur

-de-France. Vous avez été ministre de l'Anseignement supérieur et du budget, et aussi par ailleurs porte-parole du gouvernement entre 2011 et 2012. Pour vous interroger, c'est Badrou Saïd Abdallah qui est au milieu, qui a donc préparé cette émission avec Mehdi Meklat et Myriam Bokobza. Je vous propose de regarder très vite le portrait qui a été réalisé par Iman Yousfi. Et ensuite, on commence donc les hostilités, comme on dit, de coutume ici à la brasserie Le Murat à Bondi.

9:59
Locuteur

En

9:59
Locuteur 10

pleine tourmente, l'UMP traverse une véritable crise. Divisée, désapprouvée, la droite française connaît des heures sombres. Valérie Pécresse a répondu à l'invitation du Bondi Bloc Café pour en parler. Mais qui se cache vraiment derrière cette femme politique ?

10:13
Présentateur

Déjà, elle

10:13
Locuteur

a

10:13
Présentateur

un beau parcours, c'est classique pour l'élite française. Elle a fait de belles études, HEC, l'ENA, les sorties 2e de l'ENA, à partir de ce moment-là, aux fonctionnaires, conseillères d'État. Et elle commence vraiment la politique en 1998. Après la dissolution ratée de Jacques Chirac, elle devient conseillère du président de la République. La politique véritablement active, elle le fait en 2002, quand elle devient députée des Yvelines, une circonscription qui était ancrée à droite. Et puis ensuite, c'est en 2007 qu'elle devient ministre, ministre de l'enseignement supérieur. Et on lui doit l'une des rares grandes réformes qui a été faite sous Nicolas Sarkozy, l'autonomie des universités.

C'était assez compliqué, parce que tout le monde n'était pas d'accord, mais elle a imposé la réforme. Cette réforme de l'université, nous la plaçons résolument sous le signe du dialogue. Elle

11:03
Locuteur 1

était entourée, évidemment, de tous les classiques, les mandarins de l'université, qui souvent sont des gens de gauche. Et il a fallu qu'elle impose quand même des modes de fonctionnement, des idées, des réformes, avec des petites tensions. Il y

11:16
Locuteur

a

11:16
Locuteur 1

eu une tentative de reculade qui a

11:18
Locuteur 4

été faite, notamment de la part de Nicolas Sarkozy, à l'époque. Et avec François Fillon, ils ont forcé la main de l'Elysée pour mettre en place quand même cette réforme.

11:27
Présentateur

Et puis, en 2011, elle est devenue, elle a monté encore d'un cran, parce qu'elle est devenue ministre du budget et porte-parole du gouvernement, qui est un

11:34
Locuteur

post

11:35
Locuteur 1

-exposé, on la voyait beaucoup. Là, elle gère, évidemment, la crise. On est en pleine post-crise financière, et on sait que la grande affaire, c'est la réduction des déficits. Et en fait, elle s'est construite entre ces deux moments, et avec, en même temps,

11:52
Locuteur

un

11:52
Locuteur 1

travail politique qui consistait à prendre la tête de l'opposition à la région de France et construire également cette candidature et son réseau politique.

12:04
Locuteur 10

Méthodiquement, Valérie Pécresse s

12:06
Locuteur

'est

12:06
Locuteur 10

construite une place de choix au cœur de l'UMP. Mais à quoi pense-t-elle vraiment, tous les matins en se poiffant ?

12:11
Locuteur 4

Il faut se souvenir de ce groupe qu'avait organisé Copé autour de lui, avec la jeune génération, les cadras, le maire Baroin. Et dans Les Mousquetaires, elle était un peu la Milady, c'est-à-dire qu'elle jouait un peu double jeu, elle allait aussi du côté de Sarkozy et aussi du côté de Copé. Puis après, effectivement, elle a choisi plutôt son camp, elle allait du côté de Fillon, Copé,

12:31
Locuteur

il

12:31
Locuteur 4

y

12:31
Locuteur

en

12:31
Locuteur 4

a toujours voulu. Elle s

12:33
Présentateur

'est mise, effectivement, derrière François Fillon, qui semblait un temps favori pour la présidence de l'UMP. Mais en plus, ça correspond clairement à ce qu'elle est, c'est-à-dire une droite assez modérée, européenne, et non pas la droite décomplexée de Jean-François Copé ou de la droite forte. Elle

12:51
Locuteur 4

se vit un peu comme un mix de Michel-Liomari et Ségouane Royal. Elle se vit un peu comme la femme bobo de droite. Le mode d'ascension et le parcours politique de Ségouane Royal ne la laisse absolument pas indifférente, ce qui, déjà, laisse augurer de ce qu'elle a peut-être aussi en tête de manière un peu plus droite.

13:16
Locuteur

Alors,

13:16
Présentateur

Valérie Pécresse, est-ce que vous êtes un mix de Ségouane Royal et de Michel-Liomari ?

13:20
Locuteur

C

13:21
Présentateur

'est plutôt original. Non, mais c'est vrai que j'ai regardé le parcours de Ségouane Royal au début de ma carrière politique parce que je me suis occupée énormément de sujets dont la droite ne s'occupait pas. Et je trouve qu'elle a réussi quelque chose, c'est d'imposer la femme politique et d'imposer aussi les thématiques des femmes politiques. Et les thématiques des femmes politiques, c'est des thématiques que les hommes politiques considéraient comme totalement

13:44
Locuteur

subalternes.

13:44
Locuteur 6

Vous avez dit tout à l'heure au bar Valérie Pécresse avec Nordine, j'ai appelé ma mamie et je lui ai dit j'aime Chirac. Vous aviez 15 ans, je crois, quelque chose comme ça. Est-ce que la politique...

13:53
Locuteur

Non, là, j'en avais une

13:54
Présentateur

trentaine

13:54
Locuteur

d'années. J'en avais une trentaine d'années. Je l'aimais encore, on va dire

13:57
Locuteur 6

à hasard. C

13:57
Locuteur

'est

13:57
Locuteur 6

une grosse histoire d'amour, alors. Est-ce que du coup, la politique, c'est une histoire d'amour pour un homme

14:02
Locuteur

? Quand

14:03
Présentateur

j'avais entre 15 et 18 ans, franchement, j'étais beaucoup moins catégorique sur mon engagement politique. En fait, j'ai été vraiment séduite par le Chirac de 95, celui de la

14:14
Locuteur

facture sociale. Parce que c'est un bogas

14:15
Locuteur 6

ou parce que ça

14:16
Locuteur

se commence à ces choses-là ? Parce

14:17
Présentateur

qu'il était très

14:17
Locuteur

mal.

14:18
Présentateur

Non, non, d'abord parce

14:19
Locuteur

que... C'est de la compassion,

14:20
Présentateur

c'est plus de la compassion, visiblement. Non, c'est pour son tempérament. J'avais l'impression que, si vous me permettez, il ne me pardonnera pas, mais que Baladur,

14:27
Locuteur

c

14:27
Présentateur

'était un peu l'ordre établi, la préservation de l'ordre établi et que Chirac, c'était celui qui, à droite, portait une espèce de vision de l'homme,

14:35
Locuteur

d'humanisme. Mais c'est un vrai

14:35
Présentateur

sentiment amoureux

14:36
Locuteur

?

14:38
Présentateur

Il y a de l'affectif, mais vous savez, c'est un peu pareil pour moi aujourd'hui. Quand mon bébé est né, quand ma dernière fille est née, j'étais députée et les gens de ma circonscription, les habitants de ma circonscription ont appris que j'avais eu un bébé. Ils ont commencé à lui tricoter

14:52
Locuteur

des

14:54
Présentateur

chaussons, des brassières.

14:56
Locuteur

Et

14:56
Présentateur

donc, j'ai reçu plein de choses. Là, on peut se dire, mais un homme politique, il n

14:59
Locuteur

'a

14:59
Présentateur

pas besoin de ça. Je n'avais pas besoin de ça. Il y

15:01
Locuteur

a

15:01
Présentateur

un sentiment affectif. Vous faites de la politique, c'est affectif. On va arrêter de rêver, Valérie Pécresse. Est-ce que vous ne pensez pas maintenant que la politique, c'est s'accommoder des inégalités

15:12
Locuteur

?

15:13
Présentateur

Parce qu'au départ, vous nous avez raconté votre histoire d'amour avec Chirac, l'homme qui voulait combattre la fracture sociale. Et vous

15:20
Locuteur 6

avez été aux affaires. Et ce que vous avez vu, c'est que vous avez été incapable, en fin de compte, de changer et de régler toutes ces inégalités.

15:29
Locuteur 4

Du coup...

15:30
Présentateur

Alors, moi, je voudrais dire quand même quelque chose.

15:32
Locuteur

J

15:33
Présentateur

'étais la seule du gouvernement Sarkozy à oser faire l'inventaire de ce qu'on n'avait pas bien fait. Et ça m'a valu pendant,

15:40
Locuteur

on

15:41
Présentateur

va dire, six mois, une énorme voudrie de Nicolas Sarkozy qui expliquait partout que, voilà, vraiment, c'était minable de ma part. Et je pense encore, aujourd'hui, puisqu'on parle de l'UMP, que tant qu'on n'aura pas fait ce travail d'inventaire, on n'y arrivera pas à reconstruire un projet. Parce que c'est vrai qu'à chaque fois que je rencontre

15:58
Locuteur

un

16:00
Présentateur

Français,

16:01
Locuteur

il

16:01
Présentateur

peut s'appeler Badrou, mais il peut s'appeler M. Dupont, M. Durand, il peut habiter la Corrèze ou il peut habiter la Seine-Saint-Denis, il me dit, mais Mme Pécresse, qu'est-ce que vous feriez à la place de François Hollande ? Alors je leur dis, on ferait ça, on ferait ça, on ferait ça. Mais Mme Pécresse, pourquoi vous ne l'avez pas fait avant ? Mais ça veut dire que

16:19
Locuteur

vous ne l'avez pas fait. Mais qu'est-ce qu'il me trouve que vous allez faire

16:21
Locuteur 7

après ? Donc c'est les mêmes questions. Vous dites, on savait ce qu'il fallait faire, mais on ne l'a pas fait. Mais pourquoi vous ne

16:27
Locuteur

l

16:27
Locuteur 7

'avez pas fait ? Vous aviez tout un mandat pour le faire et vous avez...

16:30
Présentateur

10 ans, en l'occurrence, ça lui

16:32
Locuteur

est

16:32
Présentateur

fait,

16:32
Locuteur

t'es là de

16:32
Présentateur

2

16:32
Locuteur

000 euros. Mais

16:33
Présentateur

parce qu'il y

16:34
Locuteur

a

16:34
Présentateur

des choses qu'on n'ose pas dire. Et je vais rebondir sur la question de Badrou,

16:37
Locuteur

à

16:37
Présentateur

laquelle je n'ai pas complètement répondu. La lutte contre les inégalités,

16:41
Locuteur

il

16:41
Présentateur

faut dire la vérité, ça ne passe pas par plus d'assistance et plus d'aide. Ça passe par des réformes qui vont permettre au pays de mieux fonctionner. Et c'est pas...

16:52
Locuteur

Vous

16:53
Présentateur

voyez, c'est pas extrêmement populaire.

16:55
Locuteur

La

16:55
Locuteur 6

question, elle est assez concrète.

16:56
Locuteur

C

16:56
Locuteur 6

'est que maintenant, vous êtes... Le parti de l'UMP est déchiré avec plein de courants à l'intérieur. Vous-même appartenez à un des courants. C'est ça le problème ? C'est que maintenant, plus personne ne s'entend au sein du parti

17:08
Locuteur

? Mais

17:10
Présentateur

il y a toujours eu plusieurs droites. Enfin, il faut relire les lignes

17:13
Locuteur

d'histoire. C'est quoi votre droite

17:13
Locuteur 10

à vous ? Une droite cool, quoi.

17:15
Présentateur

C'est quoi une droite cool ?

17:17
Locuteur

De Gaulle, il était

17:17
Présentateur

cool. C'est une droite qui est interventionniste sur le plan économique, même si elle est libérale. Et c'est une droite qui pense qu'il faut mettre quand même le paquet pour résoudre la question sociale. Mais moi, ma façon de résoudre la question sociale, c'est par l'éducation. Et c'est peut-être ce qui fait vraiment ma spécificité à l'UMP. C'est que la plupart de mes collègues considèrent que l'éducation, c'est un sujet second. Pourquoi ? Parce qu

17:39
Locuteur

'ils

17:39
Présentateur

ne veulent pas être ministre de l'éducation. Parce que c'est horrible d'être ministre de l'éducation. Il n

17:42
Locuteur

'y

17:42
Présentateur

a que des syndicats de gauche en face, il n

17:43
Locuteur

'y a

17:43
Présentateur

que des étudiants dans la rue, il y a des jeunes, c'est horrible, il

17:46
Locuteur

va

17:46
Présentateur

falloir aller leur parler.

17:47
Locuteur 6

Vous avez des vrais problèmes de riches, en fait. Non.

17:51
Présentateur

Quand je dis que

17:51
Locuteur

je

17:51
Présentateur

ne

17:52
Locuteur

veux

17:52
Présentateur

pas être ministre,

17:52
Locuteur

ça

17:52
Présentateur

veut dire que, vous savez, les hommes, ils font carrière politique en se disant qu'est-ce que je vais être dans 5 ans, qu'est

17:58
Locuteur

-ce

17:58
Présentateur

que je vais être dans 10 ans ? Je pense qu'il

17:59
Locuteur

y

17:59
Présentateur

a une difficulté à penser que c'est juste les hommes qui sont carriéristes, alors que les femmes politiques, en fait,

18:04
Locuteur

Ah

18:04
Présentateur

non, je ne dis pas,

18:04
Locuteur

je ne dis pas les hommes, les

18:05
Présentateur

femmes, ah non,

18:06
Locuteur

bien sûr. Quand on

18:06
Présentateur

étudie les parcours des unes et des autres, on se rend compte que finalement, il y

18:11
Locuteur

a

18:11
Présentateur

des similitudes. Attendez, je ne vous ai pas dit que je n'étais pas ambitieuse. Je ne

18:14
Locuteur

vous

18:14
Présentateur

ai pas dit que je n

18:14
Locuteur

'avais

18:14
Présentateur

pas envie de faire des choses. Nicolas Sarkozy avait, avec un petit sourire et un peu de cynisme, mais il avait raison, il ne

18:22
Locuteur

faut

18:22
Présentateur

pas se cacher. Il disait, quand on a été ministre, c'est difficile de ne

18:25
Locuteur

plus

18:25
Présentateur

l'être et de revenir simple député. Et c'est vrai, parce que quand vous êtes ministre, vous faites des choses. Moi, j'ai fait une réforme. Alors, ça a été le bordel pendant 3 mois dans les universités. Pardon, je vais dire gros mots. J

18:35
Locuteur

'espère que les jeunes de Bondy ne m'entendent

18:36
Présentateur

pas. Mais non, mais j'ai fait des choses. Je me suis retourné, j'avais fait des choses. Alors, je vais vous proposer, Valérie Pécresse, l'édito de Idir Houssini. Justement, il s'est mis dans la peau d'un élu UMP qui fait finalement une espèce d'introspection de ce qui se passe depuis maintenant quelques mois au sein de ce parti. Et puis, on vous demandera de réagir. On demandera surtout à Badrou de poser les questions.

18:59
Locuteur

Il

18:59
Présentateur

ne

19:00
Locuteur

faut

19:00
Présentateur

pas faire trop d'introspection

19:01
Locuteur

quand

19:01
Présentateur

on fait de la politique.

19:15
Locuteur 4

Français, Françaises, municipales, européennes, deux élections qui auraient dû nous filer la banane à l'UNP. La gifle, infligée à Matignon et à l'Elysée, fut si belle qu'on l'entend encore résonner ici en Seine-Saint-Denis, fièvre gaucho autoproclamé.

19:29
Locuteur

L

19:30
Locuteur 4

'EPS, resté au pouvoir chez nous à Bondy, découvre un concept politique tout nouveau. L'effet village d'Astérix. Toutes les villes qui nous entourent sont désormais ralliées à la droite. La suite fut si belle.

19:41
Locuteur

Le

19:42
Locuteur 4

score familique du Parti Socialiste aux Européennes, la cerise sur mon gâteau d'anniversaire. Un vent nouveau soufflé sur les centres de notre parti, qui avait tout perdu en 2012, mais qui s'apprêtait à renaître, tel le phénix des hôtes de ses bois. Finalement, déception.

19:58
Locuteur

L

19:59
Locuteur 4

'UMP va rester encore un bon bout de temps dans une humeur de corbeau.

20:02
Locuteur

Les

20:02
Locuteur 4

cigales, qui chantaient à droite de l'hémicycle durant le scandale Cahuzac, se trouvèrent fort dépourvus quand l'affaire Pygmalion fut venue. À gauche, un ministre censé combattre la fraude fiscale, coffre Célias et Sélingo en Suisse. À droite,

20:16
Locuteur

les

20:17
Locuteur 4

millions du parti vont dans les poches de bons copains, facturant des prestats et des boulots Star Wars. Et on vous demande à vous, la plèbe, le chiendent, de ne pas mentir au questionnaire des ascédiques, le 27 de chaque mois. L'ENA, école nationale de l'arnaque.

20:31
Locuteur

C

20:32
Locuteur 4

'est ce qu'on entend dans les halls des cités, désormais, parmi les gens formés à sciences pauvres. L'UMP apprend la démocratie. C'est ce que nous disait Copé durant son combat des chefs avec Fillon. Devrait-elle aussi apprendre le code pénal ou l'usage de la calculatrice

20:45
Locuteur

? Une

20:46
Locuteur 4

société surfacture des prestations loucedée à notre parti parce qu'on nous explique que c'est impossible de faire campagne avec seulement 22 millions d'euros. D'accord.

20:55
Locuteur

Et

20:55
Locuteur 4

si je vous dis que c'est impossible de boucler les fins de mois sans vendre du shit, vous allez me répondre quoi

20:59
Locuteur

?

21:00
Locuteur 4

Messieurs, vos affaires font leurs affaires. Aux européennes, c'est un parti qui promet de faire exploser l'union du vieux continent qui a gagné. Nos électeurs quittent le navire. Le Front National a beau avoir vendu son paquebot, la vague bleu marine les emportera loin. Très loin.

21:20
Locuteur

Au

21:20
Locuteur 10

revoir.

21:32
Locuteur

Voilà,

21:33
Présentateur

c'était donc l'édito d'Edir Houssini. Est-ce qu'on a conscience au sein de l'UMP que la situation est beaucoup plus dramatique, beaucoup plus tragique que ce qu'il n'y paraît

21:40
Locuteur

?

21:41
Présentateur

Pour moi, ça a été un choc le score du Front National. Mais en même temps,

21:46
Locuteur

je

21:46
Présentateur

ne

21:46
Locuteur

peux

21:46
Présentateur

pas m'empêcher de me dire parce que je suis une incorrigible optimiste sinon je pense que je ferais un autre métier que le Front, il prospère sur nos défaillances. Il prospère quand on est mauvais. Alors effectivement, on n

21:56
Locuteur

'a

21:56
Présentateur

pas été bons. On n

21:56
Locuteur

'a

21:56
Présentateur

pas été bons pour plein de raisons.

21:58
Locuteur

On

21:58
Présentateur

n

21:58
Locuteur

'a

21:58
Présentateur

pas été bons parce qu'en fait, cette élection européenne,

22:00
Locuteur

on

22:00
Présentateur

ne s'y est pas vraiment engagée. On n'avait pas un vrai projet qui nous rassemblait tous. On a été divisés. On n'a pas forcément mis les meilleurs candidats partout. Et puis ensuite, il y a eu l'affaire Big Malion, cerise sur le gâteau. Alors là, la totale. Mais je pense que, je ne pense pas moi que

22:16
Locuteur

le FF... Ce n'est pas une

22:16
Présentateur

cerise. L'affaire Big Malion, c'est une bombe atomique.

22:18
Locuteur

Oui, enfin, un bombe atomique en plus. Mais

22:20
Présentateur

ce que je veux dire, c'est que je crois que les Français maintenant, ils votent à chaque élection en fonction du candidat et en fonction

22:26
Locuteur

de ce qu'ils proposent. Est-ce qu'ils ont raison de

22:27
Présentateur

voter Front National quand on voit l'état de l'UMP ? Non, on n'a jamais raison de voter Front National. Moi, je considère que je ne crois pas à la stratégie de banalisation du Front National. Pour moi, le Front National, ce n'est pas nos valeurs. Est

22:39
Locuteur

-ce que Valérie

22:41
Locuteur 6

Pécresse,

22:41
Locuteur

vous

22:41
Locuteur 6

regrettez certains propos de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2012

22:44
Locuteur

?

22:45
Présentateur

Il faut parler aux électeurs du Front National. Si on ne leur parle

22:47
Locuteur

pas...

22:48
Locuteur 6

Mais leur

22:49
Locuteur

parler

22:49
Locuteur 6

comme Nicolas Sarkozy leur a parlé

22:51
Présentateur

? Non, mais il y a certainement eu des rapages que moi,

22:54
Locuteur

je

22:54
Présentateur

n'aurais pas, des paroles que moi,

22:55
Locuteur

je n'aurais pas prononcées.

22:56
Présentateur

Je n'en sais rien, je ne me souviens plus parce que moi, quand je n'aime pas quelque

22:58
Locuteur

chose, je n'oublie. Moi, quand je n'aime pas quelque chose,

23:01
Présentateur

je n'oublie. Mais en revanche, si vous voulez, moi, ce que je peux dire, par exemple, c'est que ça ne m'a pas choqué quand il est allé à la Courneuve et qu'il a dit que je reviendrai avec un Karcher.

23:09
Locuteur

Ça ne m'a pas choqué. C'est en

23:10
Locuteur 6

2005, donc là, je vous parle

23:11
Locuteur

de quand il était président. Oui, mais

23:12
Présentateur

moi, la campagne de 2007 qui était quand même assez musclée, le Sarkozy de 2007 ne

23:16
Locuteur

m

23:16
Présentateur

'avait plus parce qu'il y avait à la fois de la fermeté

23:18
Locuteur

mais il y avait de l'espoir. Pas

23:19
Présentateur

celui de 2012.

23:20
Locuteur

Il y

23:20
Présentateur

avait de l'espoir avec la discrimination positive. Celui de 2012, il ne nous a pas vraiment associés à sa campagne. Il l'a fait un peu tout seul. Moi, je n

23:27
Locuteur

'ai

23:27
Présentateur

pas vraiment tout compris.

23:28
Locuteur

Avec Big Malion.

23:28
Présentateur

Vous comprenez maintenant que ça, on n'en sait rien.

23:31
Locuteur

On n'en sait rien. Non, parce

23:32
Présentateur

qu'il ne

23:32
Locuteur

faut

23:32
Présentateur

pas croire tout ce

23:33
Locuteur

qu'on regarde à la télé. Bien sûr, bien sûr. Il y a des arguments

23:35
Présentateur

qui

23:35
Locuteur

sont...

23:35
Présentateur

Il s'est passé quelque chose et il y a forcément une malhonnêteté quelque part. Ça, je vous

23:38
Locuteur

le confirme. Il y a des arguments qui sont un peu malhonnêtes. C'est pour ça que j'ai proposé qu'on démissionne.

23:41
Présentateur

Comme il le racontait Idir, dire qu'on n'arrivait pas à boucler la campagne parce que les limites sont trop basses. Ça fait petit voyou, limite. Non,

23:54
Locuteur

mais ça, ce n'est pas possible.

23:55
Présentateur

De toute façon, il y a une règle et on applique la règle. Moi, quand je fais une campagne,

23:59
Locuteur

j'ai un budget. Vous, pendant la

24:00
Présentateur

campagne, vous vous êtes rendu compte parfois qu'il y

24:02
Locuteur

a

24:02
Présentateur

des choses qui ne tournaient pas rond. Quand, par exemple, 2,5 millions d'euros rien que pour le meeting de Villepinte pour des trains, on se dit quand même que là, il y a un truc...

24:14
Locuteur

Ça, vous

24:15
Présentateur

le savez maintenant parce que c'est marqué dans

24:17
Locuteur

le journal. Vous étiez

24:17
Présentateur

à la... Ah non, moi,

24:19
Locuteur

j'étais au gouvernement. Moi, j'étais ministre du budget.

24:22
Présentateur

J'étais en train de faire voter la TVA anti-délocalisation au Parlement. Moi, je n'étais pas

24:25
Locuteur

là. Moi, je pourrais réagir sur

24:26
Locuteur 7

ce qui s'est passé il y

24:27
Locuteur

a

24:27
Locuteur 7

quelques

24:27
Locuteur

jours. Le

24:28
Locuteur 7

groupe UMP et

24:28
Locuteur

l

24:28
Locuteur 7

'Assemblée nationale s'est désolidarisée de l'amendement qui a été déposé pour éviter la prison aux

24:33
Locuteur

délinquants

24:34
Locuteur 10

financiers. Quel est votre regard sur cela ?

24:37
Présentateur

Je ne comprends pas.

24:38
Locuteur

Vous

24:38
Présentateur

ne

24:38
Locuteur

comprenez pas ?

24:39
Présentateur

Je ne comprends juste pas.

24:40
Locuteur

Je

24:40
Présentateur

ne comprends pas. Tous les délinquants sont des délinquants. Point final. Et ils doivent respecter la règle.

24:44
Locuteur 6

On dit souvent les politiques sont des délinquants. C'est tous les mêmes. Qu'est-ce que vous pensez de cette phrase qui est

24:49
Locuteur

troublante

24:50
Locuteur 6

? C'est tous les mêmes.

24:51
Présentateur

Quand la vie est très dure et qu'en plus, on galère, on attend de ces hommes politiques qu'ils soient exemplaires, pas qu

24:58
Locuteur

'ils

24:58
Présentateur

s'en mettent plein les poches. Donc, de toutes les façons, la corruption d'un homme politique est juste inacceptable. C'est inacceptable pour Cahuzac.

25:04
Locuteur

C

25:04
Présentateur

'est inacceptable s'il y

25:05
Locuteur

a

25:05
Présentateur

eu de la corruption pour ceux qui en ont pratiqué à l'UMP. Et moi, je la dénoncerai de la même façon. Je ne me cacherai pas derrière mon petit... Mais ça ne

25:12
Locuteur

vous

25:12
Locuteur 6

donne pas envie de

25:13
Présentateur

vous

25:13
Locuteur 6

barrer, sérieusement

25:13
Locuteur

?

25:14
Présentateur

Si, mais si je me barre, qu

25:16
Locuteur

'est

25:16
Présentateur

-ce qu'il reste ? Est-ce qu'il faut un homme providentiel pour remettre l'UMP d'Equerre ou pas ? Ou une femme ? Ou une femme providentielle. Il y a plein de sujets qui se posent.

25:25
Locuteur

Ça, c'est à vous tout

25:25
Présentateur

de suite.

25:26
Locuteur

Quand on demande

25:26
Présentateur

des noms,

25:27
Locuteur 6

c'est tout de suite...

25:27
Présentateur

Non,

25:28
Locuteur

non,

25:28
Présentateur

mais ce n

25:28
Locuteur

'est

25:28
Présentateur

pas ça. Mais d'abord, on n'a pas encore... Je vous dis, ni fait l'inventaire, ni, j'allais dire, fait le deuil d'un hypothétique retour de Nicolas Sarkozy parce que Nicolas Sarkozy nous maintient le suspense. Donc, moi, j'ai envie de dire qu'il dise s'il veut y aller, qu'il dise s'il veut revenir. Les militants de l'UMP, ils ont une grande histoire d'amour. Ils ont toujours une nostalgie de Nicolas Sarkozy.

25:49
Locuteur

Pas

25:49
Présentateur

vous ?

25:49
Locuteur

Et... Si,

25:50
Présentateur

si, mais je ne suis pas seule à voter. Si j'étais seule à voter, ce serait différent.

25:54
Locuteur

Mais

25:54
Présentateur

dans les films américains, on voit ça. Le mari est parti à la guerre, il n

25:58
Locuteur

'est

25:58
Présentateur

pas revenu, on ne sait pas, missing in action, vous voyez, il est parti. Bon, s'il revient, ce n

26:03
Locuteur

'est

26:03
Présentateur

pas la même situation pour la fiancée que s'il ne revient pas.

26:06
Locuteur

Donc, on a besoin de savoir.

26:08
Présentateur

Il avait dit il

26:08
Locuteur

y

26:08
Présentateur

a deux ans que s'il perdait, il arrêterait. Vous n

26:10
Locuteur

'entendrez plus parler de moi.

26:11
Présentateur

Vous nous avez parlé tout à l'heure de la probité, de l'honnêteté des hommes politiques. Et vous ne pensez pas que c'est une perte de temps d'attendre Nicolas Sarkozy. Mais là,

26:20
Locuteur

vous

26:20
Présentateur

voyez, Badrou, vous l'avez déjà jugé, Nicolas Sarkozy. Et vous ne pouvez pas le juger parce que vous ne

26:24
Locuteur

pouvez

26:24
Présentateur

pas le juger sur ce

26:25
Locuteur

qu'il dit.

26:25
Présentateur

C

26:25
Locuteur

'est une déclaration

26:26
Présentateur

publique.

26:26
Locuteur

C'est une déclaration qu'il a faite. Il n'a plus parlé de moi

26:29
Présentateur

si je perds les élections. Ah oui,

26:30
Locuteur

non.

26:30
Présentateur

Ça, il a le droit de changer d'avis. Il n

26:33
Locuteur

'y

26:33
Présentateur

a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais il a le droit de changer d'avis. De toute façon, il y

26:37
Locuteur

a

26:37
Présentateur

toujours une déprime après la

26:39
Locuteur

défaite. Un baby

26:39
Présentateur

blues. C'est ça, un baby blues. Un défaite blues. Et je sais de quoi je parle puisque moi, j'en ai vécu assez dur en 2010. Il n'a pas dit je m'en irai.

26:50
Locuteur

Il

26:50
Présentateur

n

26:50
Locuteur

'a

26:50
Présentateur

pas fait comme Jospin, je quitte définitivement la vie politique. Il avait dit vous n'entendrez plus parler de moi avant.

26:56
Locuteur

Il a dit je

26:56
Présentateur

ferai autre chose.

26:57
Locuteur

Oui, justement. C'est pas bon, il n'a pas envie de faire autre chose. Je vais répéter. Pendant ce temps, on n'en sait

27:01
Présentateur

rien. Pendant ce temps, le FN s'installe. Je vous propose quelques réactions des jeunes du Bondi Bloc concernant le parti de Marine Le Pen et ensuite, on continue ce débat sur ce parti politique.

27:12
Locuteur 6

Le premier sentiment, c'est choquer de ne pas être choqué déjà par la percée du FN. Pour la première fois, on peut parler de tripartisme. C'est-à

27:21
Locuteur

-dire

27:21
Locuteur 6

que le bipartisme n'existe plus en France.

27:23
Locuteur 8

C'était prévisible, mais moi, je me demande plutôt au niveau de la jeunesse, qu'est-ce qu'on attend et quand est-ce qu'on va réagir parce qu'au final, voilà, le FN, tout le monde était

27:30
Locuteur 7

dégoûté, parti en tête aux élections européennes, mais tout le monde est en train de planifier ses vacances, tout le monde continue sa vie quotidienne. Donc en fait,

27:39
Locuteur

qu

27:39
Locuteur 7

'est-ce qu'il faut en France pour réveiller la jeunesse ?

27:41
Présentateur

On ne marche pas contre un parti qui est numéro un des élections. On le combat sur le terrain idéologique et on arrête d'envoyer des incapables comme Arlène Désir parler du FN et qui font des fautes historiques.

27:51
Locuteur 7

Personnellement, ça ne me fait pas peur de se demander du FN. Le Parlement a tellement peu de pouvoir qu'au final, même si les députés FN sont majoritaires à l'Assemblée aujourd'hui, ça n'impactera pas forcément les politiques qui seront menées au niveau européen.

28:04
Présentateur

Valérie Pécresse,

28:05
Locuteur

est

28:05
Présentateur

-ce que finalement, la réussite du Front National, est-ce qu'il y a plein de choses très intéressantes qui ont été dites et notamment une chose, la dernière remarque qui est de dire finalement les députés européens ils ont tellement peu de pouvoir. Je pense que les Français ont voté FN aussi parce qu'ils pensaient que ça n'aurait pas de vraies conséquences. Or c'est faux, c'est faux, il y aura des conséquences sur le Parlement européen. C'est un vote ras-le-bol, c'est un vote pour nous dire des choses mais c'est aussi un vote dont on minore l'importance.

S'ils avaient dû voter pour un maire d'une ville, je peux vous dire que là ils hésitent beaucoup plus parce qu'un maire FN c'est quand même des conséquences

28:40
Locuteur

dans la vie quotidienne. Le FN a été en tête

28:41
Présentateur

à Bondy pour les élections européennes,

28:43
Locuteur

1 600 votes. Mme Pécresse, pour vous, le FN ? Oui, mais

28:46
Présentateur

pas du tout au municipal puisqu

28:47
Locuteur

'il n'y

28:47
Présentateur

avait même pas de liste. Pour vous, le FN c

28:49
Locuteur

'est

28:49
Présentateur

un parti républicain

28:50
Locuteur

?

28:51
Présentateur

Moi, je ne peux pas rentrer dans ce débat. Je pense que ces valeurs, un certain nombre des valeurs que je défends n'ont rien à voir avec celles du FN. À partir du moment où il y a un consensus depuis Mitterrand pour dire que le FN s'inscrit dans la règle du jeu démocratique, on ne peut pas lui faire un procès en anti-républicanisme même s'il défend un certain nombre de valeurs anti-républicaines. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'on ne peut pas interdire, il ne

29:12
Locuteur

faut

29:12
Présentateur

pas aller sur ce terrain-là parce que si on dit ça, les électeurs du FN ils voteront encore plus FN parce qu

29:17
Locuteur

'ils

29:17
Présentateur

auront l'impression qu

29:18
Locuteur

'on

29:18
Présentateur

leur interdit qu'on veut

29:19
Locuteur

les censurer. Il est

29:20
Présentateur

républicain ou pas républicain

29:21
Locuteur

?

29:21
Présentateur

Moi, ces valeurs, les valeurs qu'il défend un certain nombre n'ont rien à voir avec la République que moi je défends. D'accord. Qui est une République qui n

29:28
Locuteur

'est pas

29:28
Présentateur

xénophobe

29:29
Locuteur 6

? Est-ce que ça voudrait dire que l'UMP est en manque d'idées

29:31
Locuteur

?

29:32
Présentateur

Mais bien sûr, mais moi je vous l'ai dit, je pense que, et là aussi je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit, c'est dans nos mains. Ce n'est pas seulement dans les vôtres, c'est dans les nôtres. C'est dans nos mains,

29:41
Locuteur

à nous les politiques. Mais pourquoi vous ne faites rien

29:42
Locuteur 6

alors ?

29:42
Locuteur

Ah ben on va faire quelque chose. Non, non,

29:44
Locuteur 6

c'est-à-dire pourquoi il n

29:44
Locuteur

'y a

29:44
Locuteur 6

pas un vrai réveil démocratique, une vraie prise de position ? Pourquoi vous ne construisez pas un vrai projet ? Pourquoi vous ne donnez pas des vraies idées ?

29:53
Présentateur

J'espère bien qu'on va y arriver.

29:55
Locuteur

Mais quand

29:55
Présentateur

? Non, mais le problème, c'est qu'on a quelque chose de très difficile à régler qui s'appelle savoir ce que devient l'UMP dans cette période transitoire avant le Congrès, avant l'hypothétique retour. D

30:04
Locuteur

'abord on colmate

30:05
Présentateur

les brèches et après on

30:06
Locuteur

réfléchit au projet. Non,

30:07
Présentateur

ce n

30:07
Locuteur

'est

30:07
Présentateur

pas on colmate les brèches. C'est on fait vraiment, on ouvre les portes

30:11
Locuteur

et les placards. Non, parce que depuis deux

30:11
Présentateur

ans, Valérie Pécresse,

30:12
Locuteur

on a le sentiment que l'UMP ne fait que ça. C'est peut-être ça le

30:15
Présentateur

problème

30:16
Locuteur

numéro un.

30:16
Présentateur

Mais j'en suis convaincue.

30:18
Locuteur

Et

30:18
Présentateur

d'ailleurs, moi je n'ai pas compris, je l'avais dit à l'époque à Jean-François Copé,

30:22
Locuteur

je

30:22
Présentateur

lui avais dit maintenant tu es président. Peu importe l'élection, comment tu as été élu, etc. Bon, on a tous notre idée là-dessus mais c'est fini, tu es président. Donc maintenant, tu fais Mandela et tu réconcilies tout le monde

30:33
Locuteur

et tu construis un projet.

30:35
Présentateur

C'est

30:36
Locuteur

un écart énorme.

30:37
Présentateur

Non mais Mandela au sens

30:39
Locuteur

réconcilier

30:40
Présentateur

les clans, etc. Bon, je dois avouer qu'effectivement il y a un énorme écart. Bon, mais j'ai essayé, moi j'ai essayé de jouer le jeu. Non mais ce que je veux dire, c'est que j'ai essayé de jouer le jeu de la direction collégiale. J'ai essayé à un moment de dire, bon allez, on réconcilie tout le monde, on oublie le passé, on fait table rase et on réconcilie.

30:55
Locuteur

Ça aurait été mieux avec Fillon

30:56
Présentateur

? Le passé, c'est le passé. Certains me disent, oh là là, les trois anciens, Premier ministre, oh là là, vous allez encore aller chercher des sexagénaires pour remonter l'UMP. On va chercher des personnalités qui ont une vraie respectabilité et on leur dit, vous prenez les rênes, le temps, pour

31:13
Locuteur

qu'on fasse la transparence.

31:14
Présentateur

Moi je suis pour aucun, moi je suis pour l'UMP et pour qu'on sauve l'UMP parce

31:18
Locuteur

que je pense que... Je vous crois pas.

31:20
Présentateur

Ah bah si.

31:21
Locuteur

Vous êtes pour lequel ? J'ai tout fait, mais pour

31:23
Présentateur

aucun, mais moi je suis aujourd'hui... Allez pour

31:25
Locuteur

Chirac. Vous ne

31:26
Présentateur

croyez pas de retour de Juppé ? Non,

31:27
Locuteur

non.

31:28
Présentateur

Attendez, moi ce que je voudrais, ce que je voudrais, c'est qu'en 2017, il y

31:31
Locuteur

ait

31:31
Présentateur

des primaires. Ceux qui parlent du retour de Sarkozy disent aussi, il faut qu'ils reviennent pour supprimer les primaires.

31:37
Locuteur

Je

31:37
Présentateur

pense aujourd'hui que si quelqu'un supprime les primaires ou demande à supprimer les primaires, eh bien c

31:42
Locuteur

'est

31:42
Présentateur

l'explosion de l'UMP. Parce que c'est empêcher les jeunes d'avoir leur chance et ça, dans le monde d'aujourd'hui, on ne

31:48
Locuteur

peut

31:48
Présentateur

pas dire à quelqu'un qui a 45 ans ou 50 ans, t'es trop jeune pour diriger

31:52
Locuteur

la France. Mais qu'est-ce qui motivera

31:52
Locuteur 5

aujourd'hui un jeune à intégrer l'UMP par exemple aujourd'hui

31:55
Locuteur

? Il n'y a pas de renouvellement

31:56
Locuteur 5

de la classe politique.

31:58
Présentateur

Oh quand même ! Donnez

31:59
Locuteur

-nous un prix de l'UMP. Nathalie Cossusco

32:01
Locuteur 5

-Morizet s'est

32:01
Présentateur

présentée à Paris. Myriam par exemple, elle pourrait tomber amoureuse de qui au sein de l'UMP pour devenir

32:06
Locuteur

une politique ? À qui je pourrais identifier ? Mais de

32:07
Présentateur

plein de gens

32:08
Locuteur

!

32:08
Présentateur

De qui ? Mais de qui ? De Baroin par exemple

32:10
Locuteur

? Ça

32:10
Présentateur

dépend quel est votre type et quel est l'âge. On va poursuivre. Alors on a beaucoup parlé de l'UMP et du FN. On va parler du Parti Socialiste et notamment de François Hollande qui est donc le président de la République. On a demandé aux jeunes du Bondi Bloc de réagir sur finalement cette question est-ce que François Hollande est dans une espèce d'impasse politique depuis l'élection des municipales et des européennes ? Réaction et on revient en plateau.

32:33
Locuteur

Est-ce

32:34
Locuteur 7

que François Hollande est ou non dans une impasse ? Moi ce qui m'inquiète c'est qu'il a l'air serein

32:37
Locuteur

alors

32:38
Locuteur 7

qu'il reste trois ans. Trois ans c'est long. On a l'impression qu'il ne peut plus rien faire, qu'il est totalement impuissant. Ce qui peut le consoler c'est qu'en politique on l'a vu, on n'est jamais mort. Donc même s'il fait une traversée du désert il reviendra de toute façon.

32:51
Locuteur 6

Il ne

32:51
Locuteur

faut

32:51
Locuteur 6

pas oublier qu'en politique tout va très vite. La preuve avec Jean-François Copé a sauté en à peine dix jours. Donc François Hollande évidemment dans les médias ça fait du bien de dire bon bah il est terminé, c'est fini. Mais bon,

33:05
Locuteur

il

33:05
Locuteur 6

faut aussi laisser le temps. Tout est possible en politique, tout va très vite. Il est surtout au pied du mur en fait et l'échelle qui permettrait de passer cet obstacle c'est que son obsession de voir s'inverser la courbe du chômage se réalise. Là je pense qu'en fait il finira sur une bonne note. Ça ne veut pas forcément dire qu'il aura du succès pour un deuxième mandat éventuel. Mais au moins c'est ce qui pourrait le sauver.

33:27
Locuteur

Alors

33:27
Présentateur

Valérie Pécresse, est-ce que François Hollande est dans une impasse politique et au fond la deuxième question c'est est-ce que l'UMP n'est pas le meilleur allié actuellement de François Hollande ? François Hollande il est face à une majorité qui est complètement coupée en deux. Et c'est ça son problème. Parce que si vous écoutez le Manuel Valls de la primaire, pas le Manuel Valls Premier ministre d

33:48
Locuteur

'aujourd

33:48
Présentateur

'hui mais le Manuel Valls de la primaire.

33:49
Locuteur

Des

33:49
Présentateur

6,8%. Celui des 6,8%. C'est exactement le problème. Celui des 6,8%. Manuel Valls de la primaire lui il avait dit il faut supprimer les 35 heures, il faut faire la TVA sociale,

34:01
Locuteur

il

34:01
Présentateur

faut baisser les charges sur le travail,

34:03
Locuteur

il faut

34:03
Présentateur

faire de la compétitivité. Je me demande même s'il n

34:05
Locuteur

'était

34:05
Présentateur

pas pour les peines planchées à ce moment-là. Enfin bon, donc il était vraiment à la fois sécuritaire, à la fois libéral. Bon, donc il était...

34:12
Locuteur 4

De droite. Il

34:13
Locuteur

était un peu UMP. Oui mais moi je vais

34:15
Présentateur

vous dire je pense qu'on en est à un stade où malheureusement les seules solutions c'est celles-là. Alors François Hollande a fait perdre 2 ans à la France, ils nous ont supprimé la TVA sociale, ils sont en train de la réinventer avec le crédit d'impôt compétitif. Qu

34:29
Locuteur

'est-ce qu'il a fait de bien

34:29
Locuteur 6

François Hollande

34:30
Locuteur

? En 2 ans quand même. Qu'est-ce qu'il a fait

34:32
Présentateur

de bien en François Hollande ? Il a fait la banque publique d'investissement. Ça, ça marche bien.

34:37
Locuteur

Le

34:37
Présentateur

mariage pour tous aussi.

34:39
Locuteur

Alors

34:39
Présentateur

le mariage pour tous, pour ceux qui en voulaient.

34:41
Locuteur

Vous

34:42
Présentateur

étiez pour,

34:42
Locuteur

vous

34:42
Présentateur

ou contre ? Non, moi j'étais contre mais j'étais contre parce que je pense que qui dit mariage dit effectivement adoption. Moi j'ai toujours... Mais je pense qu'on n'arrêtera pas là. Je pense qu'on ne

34:52
Locuteur

peut pas arrêter. Ça c'est votre côté un

34:53
Locuteur 6

peu catholique un peu.

34:54
Présentateur

Ah bah ça, oui mais on se refait pas mais

34:56
Locuteur

c'est pas

34:56
Présentateur

seulement ça. J'ai défendu l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école et à l'époque les catholiques étaient vent debout contre parce qu'ils pensaient qu'on allait enlever les petites croix aux petites filles. Ah oui, on enlève aussi les petites croix aux petites filles. Je suis pour l'avortement et j'ai voté la loi égalité hommes-femmes ce qui m'a valu de la part des personnes de la manif pour tous une volée de bois vert parce que vous savez dans cette loi il y avait un amendement sur la loi avortement qui supprimait la clause de détresse. Mais je pense que peu importe ça changera rien à la question de l'avortement en France.

35:29
Locuteur

Il

35:29
Présentateur

n

35:29
Locuteur

'y aura

35:29
Présentateur

pas plus

35:30
Locuteur

d'avortement. Donc que le mariage pour tous et la

35:31
Locuteur 6

BPI alors ?

35:32
Locuteur

Pour

35:32
Locuteur 6

l'instant à sauver...

35:32
Locuteur

Non,

35:33
Présentateur

non, le mariage pour tous ce n

35:34
Locuteur

'est

35:34
Présentateur

pas pour moi quelque chose de bien.

35:35
Locuteur

J

35:35
Présentateur

'ai voté contre. Le mariage pour tous j'ai voté contre parce que je pense qu'on ne s'arrêtera pas là. Je pense que sur cette question de l'adoption j

35:42
Locuteur

'étais très

35:42
Présentateur

réservé et je pense que de toutes les façons l'adoption c'est forcément un deuxième choix.

35:48
Locuteur

Et

35:48
Présentateur

donc quand on est un couple on a envie d'avoir

35:50
Locuteur

des enfants biologiques. On ne pense que la BPI

35:51
Locuteur 6

du coup

35:51
Locuteur

?

35:51
Présentateur

Non, la BPI.

35:53
Locuteur

Et la réforme territoriale aussi ? Le

35:54
Présentateur

Mali, c'était bien. Il

35:56
Locuteur

fallait le faire. Là il y a un consensus sur la réforme territoriale. Et

36:02
Présentateur

la réforme territoriale aussi il a couché une souris. Il nous a promis que le département avait vécu.

36:08
Locuteur

Il

36:08
Présentateur

nous a promis des milliards d'économies.

36:09
Locuteur

Il

36:09
Présentateur

nous a promis le grand soir. En Ile-de-France je vais vous prendre l'exemple de la région parce que c'est quand même le summum. On va avoir les communes, les territoires qui auront en tout cas plein de vice-présidents, plein d'élus. On aura la métropole qui va couper l'Ile-de-France en deux, Paris, la petite couronne. Les départements et la région. Cinq niveaux. Alors peut-être en 2021 ça se simplifiera. Non, enfin il y

36:30
Locuteur

a

36:30
Présentateur

d'urgence. 2021,

36:32
Locuteur

je

36:32
Présentateur

ne

36:32
Locuteur

sais

36:32
Présentateur

pas quel âge vous aurez. Eux

36:33
Locuteur

sont encore jeunes,

36:34
Présentateur

nous deux peut-être pas.

36:36
Locuteur

Et

36:36
Locuteur 7

sur la réforme pénale, en fait l'UMP fait diversion avec l'affaire Nemouch en tapant sur le prosélytisme religieux en prison mais finalement vous n'êtes pas prononcée clairement sur cette réforme.

36:46
Locuteur

La

36:46
Locuteur 7

réforme pénale de Tobias.

36:47
Présentateur

La contrainte pénale ou l'approbation comme elle dit, ça existe déjà. Ça s'appelle le sursis avec mise à l'épreuve. Donc en réalité elle est soit en train d'inventer ce qui existe déjà soit elle a une vraie arrière-pensée et c'est ce qu'on redoute nous qui est de vider les prisons. Mais franchement...

37:04
Locuteur

Oui mais

37:04
Présentateur

elle

37:05
Locuteur

a supprimé les peines planchées. C'est

37:06
Présentateur

quand même une bonne mesure. Supprimer les peines planchées moi je ne suis pas d'accord.

37:10
Locuteur

Vous voulez les pécrètes.

37:13
Présentateur

Contrairement à ce qu'on pense les peines planchées sont individualisées.

37:15
Locuteur

C

37:15
Présentateur

'est-à-dire qu'un juge peut à tout moment dire oui vous avez commis trois actes trois actes vous êtes multirécidéviste mais compte tenu des circonstances je ne

37:25
Locuteur

vous

37:25
Présentateur

condamne pas à la peine planchée. Il peut l'individualiser. Mais personne ne le dit.

37:28
Locuteur

Personne ne dit la vérité. Vous ne

37:29
Locuteur 6

pouvez pas être aussi naïf que ça. Vous ne pouvez pas dire elle va vider les prisons. C'est un argument qu'on entend et qu'on écoute à peine ça finalement.

37:36
Locuteur

D'autant plus que les

37:37
Présentateur

chiffres nous donnent l'exemple inverse.

37:39
Locuteur

C

37:39
Présentateur

'est-à

37:39
Locuteur

-dire

37:39
Présentateur

que les prisons sont en surpopulation

37:42
Locuteur

permanente.

37:43
Présentateur

Moi

37:43
Locuteur

je vais vous dire

37:43
Présentateur

si j'étais ministre de la justice ce que je commencerais par faire déjà c'est sortir tous les mineurs des prisons pour adultes. Parce que c'est un scandale français. On est le seul

37:52
Locuteur

pays pour le monde.

37:53
Locuteur 2

On les met

37:53
Locuteur

où

37:53
Présentateur

? Alors il faudrait avoir le courage de

37:56
Locuteur

dire

37:56
Présentateur

qu'il faut des centres pénaux pour les mineurs pas des centres éducatifs fermés. Parce que les centres éducatifs fermés et j'en ai visité y compris en Seine-Saint-Denis ça coûte très cher. C'est pour 5 personnes.

38:05
Locuteur

Il y

38:05
Présentateur

a 5 éducateurs 24 heures sur 24. En plus ça ne marche pas bien. Oui

38:09
Locuteur

mais c'est beau les idées de la justice.

38:10
Locuteur 6

Ça c'est encore des

38:11
Locuteur

idées un peu... Mais là pour le coup il faut mettre des moyens. L'UMP n'a jamais défendu

38:15
Locuteur 6

en plus.

38:16
Présentateur

Il faut mettre

38:16
Locuteur

des moyens c'est plutôt le tout sécuritaire. Moi je l

38:18
Présentateur

'ai défendu je la défends ça fait 10 ans que je la défends. Oui mais c'est quand même sécuritaire vous voyez. Mais le dire c'est quand même de protéger les jeunes contre les délinquants.

38:25
Locuteur

Moi je veux dire par là qu

38:26
Présentateur

'électoralement payant l'UMP n'a jamais eu le courage de dire on peut avoir une alternative à la prison on peut travailler différemment alors que c'est plus facile de vendre le tout sécuritaire et dire remplissons les prisons après tout.

38:37
Locuteur

Oui mais

38:37
Présentateur

c'est une mesure

38:38
Locuteur

qui est à la fois

38:38
Présentateur

humaniste à la fois humaniste parce que l'idée c'est de lutter contre la récidive et de faire en sorte que des jeunes qui arrivent en prison à 16 ans, 17 ans ils ne soient pas confrontés avec des caïds de 21, 22 qui eux vont les enrôler pour ensuite voire même faire du prosélytisme islamiste etc. Donc c'est qu'ils ne rencontrent pas des durs qu'on les laisse entre eux mais c'est compliqué à gérer ça et à assumer c'est pas si simple.

Alors on va continuer ce magazine si vous le permettez Valérie Pécresse on va parler de la liberté d'expression vous savez que c'est quelque chose qui est très important pour le Bondi Blog on a demandé à Claire Diaou d'aller faire un petit reportage sur un film qui est actuellement au cinéma on a appelé ça la liberté d'expression est-ce que c'est une fin ou est-ce que c'est un début et ensuite on continuera on abordera notamment la question des réseaux sociaux

39:26
Locuteur 7

Actuellement en salle le documentaire caricaturiste fantasin de la démocratie interroge la liberté d'expression

39:31
Locuteur

Dans

39:32
Locuteur 7

un monde dominé par la communication Facebook et Twitter avons-nous conscience que nos libertés peuvent être menacées

39:38
Locuteur

?

39:38
Locuteur 4

Moi je trouve que la liberté d'expression est en train de regresser pas que la liberté d'expression la démocratie et c'est dangereux les gens ont peur la peur s'installe un peu partout peur de ne pas avoir du travail peur de te plaire peur de l'autre parce qu'il est d'une culture différente d'une identité différente et alors chacun on reste entre soi et on plie les chines c'est-à-dire on devient lâche et c'est là où le pire arrive et je trouve qu'en France et en Occident aussi il ne faut pas aller chercher trop loin

40:05
Locuteur 1

il

40:06
Locuteur

y

40:26
Locuteur 3

a

40:27
Locuteur 1

des pays ou soit ils peuvent être privés de leur liberté privés de leurs revenus

40:32
Locuteur

et

40:33
Locuteur 1

il

40:33
Locuteur

y a

40:33
Locuteur 1

des gens dont la vie est en danger

40:34
Locuteur

c'est

40:51
Locuteur 8

un état des lieux de la démocratie et

40:52
Locuteur

de

40:52
Locuteur 8

la liberté d'expression au niveau international parce qu'on voit que dans de nombreux pays la liberté d'expression régresse on subit des pressions des lobbies économiques le pouvoir de l'argent l'américain raconte très bien ils sont dans le conseil d'administration des journaux ils sont dans le conseil d'administration des télés ils font la pluie et le beau temps au niveau de l'opinion après dans des pays où c'est des dictatures il n'y a plus de liberté d'expression du tout on peut bien le dire Oui mais c'est justement dans les pays où l

41:18
Locuteur 4

'on peut s'exprimer que l'on se révolte le moins

41:19
Locuteur

Qu

41:20
Locuteur 4

'en est-il au pays des droits de l'homme ?

41:22
Locuteur

La

41:22
Locuteur 4

France elle a beaucoup de choses à apprendre parce qu'on dit toujours la patrie des droits de l'homme c'est vrai

41:28
Locuteur

mais

41:28
Locuteur 4

à la fois tous ces dessinateurs et dessinistrices que ce soit Raïma qui est en Amérique latine ou les dessinateurs du Proche-Orient les dessinateurs du Maghreb ils ont beaucoup de choses à nous apprendre parce qu'eux ils savent ce que c'est que de contourner les interdits et nous on dit ah on est en démocratie tout va bien c'est super il y a la République qui est là pour nous protéger et bien la République des fois des fois elle s'endort un peu il faut bouger tout ça parce que sinon si on s'endort on peut se faire bouffer par les intolérants qui nous attendent au tournant comme je ne peux pas oublier que je sors de la Roumanie de Ceausescu d'une dictature je me suis juré en tant que citoyen et j'invite tout le monde d'en faire autant de ne plus jamais autant que je puisse par les armes que j'ai moi j'ai une caméra les autres ont un crayon de ne plus jamais de permettre ça

42:16
Présentateur

Voilà donc c'était un reportage de Claire Diaou concernant le film Les caricaturistes fantassins de la démocratie un film de Stéphanie Vallé-Atto et Cyril Blanc Valérie Pécresse quelques mots sur la liberté d'expression est-ce qu'on est dans un pays libre en France est-ce qu'on peut tout dire ou est-ce que finalement parfois et on le voit avec certains éditorialistes finalement la dignité des gens est souvent bafouée et que la liberté d'expression pourrait avoir comme frontière finalement cette dignité là Oh il faut être pour la liberté d'expression et pour le droit à la caricature et de manière quand même vraiment très très large je pense pour moi la frontière c'est l'injure objectivement l'injure c'est bas c'est nul et puis la diffamation Eric Zemmour par exemple est-ce que ça vous choque les propos d'Eric Zemmour que

42:59
Locuteur

ce

42:59
Présentateur

soit sur RTL sur

43:00
Locuteur

ITL Ah mais moi Eric

43:01
Présentateur

je suis Ah

43:02
Locuteur

c

43:02
Présentateur

'est un ami

43:03
Locuteur

Ah

43:03
Présentateur

non vous avez vu plus misogyne qu'Eric Zemmour Je

43:07
Locuteur 3

sais pas Eric

43:07
Locuteur

Eric j'ai cru que c'était Ah non Eric Zemmour Eric Zemmour

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Présentateur

quand on se retrouve sur un plateau on s'emplafonne la dernière fois je crois que je lui ai dit qu'il ferait mieux d'aller s'occuper un peu de ses enfants plus souvent parce que c'était très dur non mais parce qu'il est très très très virulent contre les femmes il considère que

43:25
Locuteur

contre les minorités contre les musulmans

43:30
Présentateur

contre

43:30
Locuteur

les roms contre les roms

43:31
Présentateur

enfin voilà non

43:32
Locuteur

mais il y a pas mal finalement il

43:33
Présentateur

est très fort avec tous les gens faibles de la société française en réalité il est très faible avec les gens forts je suis pas sûre que ce soit ça son moteur je pense que son moteur c'est de dire des choses qui sont politiquement incorrectes et qu'il veut trouver les choses politiquement incorrectes

43:48
Locuteur

mais en disant des choses

43:49
Présentateur

politiquement incorrectes parfois il dépasse la frontière

43:52
Locuteur

est-ce que c'est lui qui

43:53
Présentateur

a condamné ou est-ce que ce sont les chaînes qui lui offrent cette tribune là qui doivent l'être

43:58
Locuteur

non

43:59
Présentateur

mais attendez ça dépend ce qu'il dit moi je sais pas je condamne jamais il

44:02
Locuteur

a été

44:02
Présentateur

condamné par la justice pour

44:03
Locuteur

un

44:04
Présentateur

jure et tout ça quand

44:05
Locuteur

il

44:05
Présentateur

est condamné par un jure c

44:07
Locuteur

'est lui c'est lui qui doit

44:08
Présentateur

être condamné et la chaîne le CSA doit veiller à

44:11
Locuteur

ce que

44:11
Présentateur

la chaîne soit aussi responsable de

44:14
Locuteur 7

ce qu

44:24
Présentateur

'il a dit

44:43
Locuteur

c

44:44
Présentateur

'était parce que j'expliquais à des gens qui se moquaient éperdument du Grand Paris qui étaient les parisiens intramuros les parisiens intramuros je leur expliquais que le Grand Paris était absolument ultra nécessaire y compris pour Paris ils ont sorti la phrase sortie du contexte parce que j'expliquais que nous les banlieusards on était vraiment foudrage d'avoir à traverser Paris et que eux il ferait mieux de réfléchir sur le Grand Paris je dirais pas ce que je pense de celui qui a fait le découpage de la vidéo mais vous êtes journaliste vous savez très bien ce que c'est que de faire de découpage d'une réunion de deux heures de prendre une phrase et

45:18
Locuteur

de

45:18
Présentateur

réussir à caricaturer

45:19
Locuteur

et

45:20
Présentateur

ça a été fait

45:20
Locuteur

à exprès

45:22
Présentateur

et c'est dégueulasse voilà en tout cas vous avez dit ce que vous avez à

45:25
Locuteur

dire

45:25
Présentateur

là dessus exactement Valérie Pécresse vous vous souvenez quand l'UMP tapait

45:28
Locuteur

sur les gens on a

45:28
Présentateur

convaincu les parisiens que

45:30
Locuteur

le Grand Paris était

45:30
Présentateur

important donc

45:31
Locuteur

l'objectif vous allez l

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Présentateur

'énerver mais dis bonjour non mais

45:34
Locuteur

c'était

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Présentateur

dégueulasse franchement j'en ai beaucoup souffert

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Locuteur 6

ok donc est-ce que vous vous souvenez quand l'UMP tapait contre les journalistes tapait sur les

45:42
Locuteur

journalistes

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Présentateur

quand l'UMP tapait sur les journalistes

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Locuteur

et quand les journalistes tapaient sur l'UMP honnêtement c'était

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Locuteur 6

la campagne de 2012 Nicolas Sarkozy dans chacun de ses discours de campagne quasiment tapait sur les journalistes sur la façon qu'ils avaient de traiter l'information on

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Locuteur 4

avait des militants qui agressaient verbalement

46:00
Présentateur

voire même physiquement des

46:01
Locuteur

journalistes la violence je

46:04
Présentateur

condamne tout ça c'était

46:05
Locuteur

complémentaire je l'ai condamné je

46:07
Présentateur

l'ai condamné sur Twitter laissons de côté les dérapages moi je vois pas excusez-moi vous nous critiquez toute la journée on a le droit de vous critiquer aussi on a le droit de vous dire qu'on considère que ce que vous dites c'est pas vrai on a le droit de vous dire qu'on aime pas vos méthodes c'est la liberté d'expression pour tout le monde en France en revanche effectivement là où je suis pas d'accord c'est que un militant n'a pas le droit d'agresser un journaliste physiquement ou même de l'injurier quel est votre point de vue sur le travail de Mediapart aujourd'hui qui depuis 2 ou 3 ans révèle un certain nombre d'affaires est-ce que vous pensez que c'est du journalisme véritable ou est-ce que vous pensez finalement que les autres journaux sont somnolents à côté du travail que fait donc ce petit journal puisqu'ils sont une trentaine écoutez il faut moi ça dépendra des circonstances si

46:52
Locuteur

c'est

46:52
Présentateur

Karizak c'est bien mais si c'est Karachi c

46:54
Locuteur

'est pas bien c

46:55
Présentateur

'est

46:55
Locuteur

ça

46:55
Présentateur

non c'est pas ça si c

46:57
Locuteur

'est vrai c'est bien si c'est

46:58
Présentateur

faux si c'est faux c'est pas bien le rôle de tous les journalistes d'investigation est un rôle absolument précieux voilà et puis il faut vivre aujourd'hui je vais vous dire et sur Twitter vous pensez que c'est bien ou pas bien c'est vous qui tweetez ou c'est un

47:09
Locuteur

collaborateur c'est moi

47:09
Présentateur

qui tweet c'est moi qui tweet mais pourquoi

47:13
Locuteur

non

47:13
Présentateur

parce qu'on vous pose la question

47:15
Locuteur

pourquoi

47:16
Présentateur

vous souriez parce que je vous imagine en train de tweeter ça me fait rire oui mais attendez j'ai plus 120 000 followers c

47:24
Locuteur 2

'est beaucoup

47:24
Locuteur

c

47:25
Présentateur

'est à dire que ça en fait un

47:26
Locuteur

peu

47:26
Présentateur

médiat pour moi 120 000 personnes qui peuvent me lire alors évidemment ça dépend du moment de la journée mais c'est important pour moi de passer des messages même si alors de temps en temps on s'en prend des injures alors là d'ailleurs je bloque tous ceux qui m'ajurent je vous le dis parce que casse toi connasse bon ça va mais en revanche tous ceux qui argumentent c'est intéressant parce que parce que voilà alors question du public tout de suite Charlotte

47:51
Locuteur

bonsoir

47:52
Locuteur 5

Valérie Pécresse tout à l'heure vous avez dit que la politique n'était pas un métier qu'est-ce que c'est alors la politique

47:58
Locuteur

c

47:58
Présentateur

'est un engagement c'est une envie

48:01
Locuteur

c

48:01
Présentateur

'est c'est quelque chose qu'on porte un peu en soi alors c'est aussi il

48:05
Locuteur

y a

48:05
Présentateur

un chemin moi je pense que ce qui est dommage dans notre pays c'est qu'on puisse pas faire de la politique à tous les moments de la vie il y a beaucoup de femmes qui se disent il faut que j'ai d'abord élevé mes enfants pour pouvoir aller le soir faire des réunions politiques etc donc on a des femmes qui arrivent en politique à 50 ans et moi j'ai envie de dire vraiment il nous faut des jeunes et il nous faut des femmes alors question Jonathan bonsoir Valérie Pécresse j'ai deux questions en fait la première c'est est-ce que l'UMP finalement ne sait pas être un parti d'opposition et la seconde tout à

48:34
Locuteur

l

48:34
Présentateur

'heure vous avez dit que la France était le seul pays du monde où les mineurs étaient en prison avec les majeurs je voulais vous demander si vous confirmez je n

48:41
Locuteur

'ai

48:41
Présentateur

pas dit que c'était le seul pays du monde c'était le seul pays je crois d'Europe vous avez dit du monde

48:44
Locuteur

alors

48:45
Présentateur

c'est une erreur non il y a une convention alors je retire ce que j'ai dit j'ai dit une bêtise en fait il

48:50
Locuteur

y a

48:50
Présentateur

une convention mondiale internationale de l'enfance qui dit dans le monde entier on ne devrait pas emprisonner les majeurs avec les mineurs ce qui est choquant c'est que ça se fasse dans le pays qui se veut le pays des droits de l'homme et c'est pas effectivement et je

49:04
Locuteur

pense

49:04
Présentateur

que c'est une singularité française mais je peux me tromper sur la singularité

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Locuteur

européenne la première question pardon l'UMP ne sait pas j'ai dit une bêtise

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Présentateur

et sur la première question l'UMP ne sait pas être un parti d'opposition je pense que c'est vraiment la guerre des chefs qui aujourd'hui nous mine et qu'il faut qu'on surmonte ça et qu'on joue collectif et c'est unité probité moi je crois les deux maîtres mots de l'UMP si elle veut survivre avant de vous laisser partir on va vous demander une dernière faveur c'est la dédicace sur l'affiche du Bondi Bloc Café vous savez c'est une coutume et donc vous êtes la dernière invitée de cette saison je voudrais remercier Myriam Badrou et Mehdi ainsi évidemment que toute l'équipe du Bondi Bloc d'avoir préparé cette émission vous savez vous pouvez suivre l'actualité du Bondi Bloc sur bondibloc.fr vous savez que l'EG Lille et le Bondi Bloc ont lancé il y a quelques années une prépa égalité des chances au concours des écoles de journalisme il se trouve que la campagne de recrutement est ouverte donc vous pouvez évidemment tenter les concours des écoles de journalisme vous pouvez vous inscrire sur le site de l'EG avant de vous quitter Valérie Pécresse on a des cadeaux vous savez nous on offre toujours des cadeaux aux gens qui viennent nous rendre visite c'est un recueil de DVD qui s'intitule Bien Différent Bien Ensemble c'est la saison 2 c'est les grands engagements de France Télévisions en matière de diversité ce recueil de DVD est pour vous et contre ça il faut nous lire à l'antenne et à haute voix votre dédicace Madame Pécresse

50:25
Locuteur

alors

50:26
Présentateur

Jémy merci au Bondi Bloc pour son invitation et surtout bravo pour le professionnalisme la qualité et l'impertinence de ses journalistes Amitié Valérie Pécresse Merci beaucoup Valérie Pécresse d'être venue au Bondi Bloc Sachez qu'il y aura donc une saison 4 du Bondi Bloc Café merci aux équipes de France O et de LCP pour leur confiance c'est important pour l'équipe du Bondi Bloc merci évidemment à Jamar et à Zedic Productions on se retrouve donc au mois de septembre pour un nouveau numéro de Bondi Bloc Café

50:55
Locuteur

C'est

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Locuteur 6

très sympa elle dit les choses franchement mais elle n

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Locuteur

'a

51:09
Locuteur 6

pas d'idée

51:09
Locuteur

Elle

51:09
Locuteur 7

est très critique en fait envers elle-même et envers son parti

51:13
Locuteur

On

51:13
Présentateur

sent une femme vraiment tétanisée par la situation de son propre parti par la situation de la France

51:19
Locuteur 6

qu'elle a laissée lorsqu'elle était aux affaires et d'ailleurs on ne comprend pas vraiment pourquoi elle est là-dedans encore et pourquoi elle ne

51:24
Locuteur

s

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Locuteur 6

'est pas barrée

51:24
Locuteur

C

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Présentateur

'est quelqu'un qui t'appelle toujours par ton prénom c'est quelqu'un qui te regarde toujours avec le sourire pour gagner quelque chose quoi

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Locuteur 4

qu'il arrive c'est de la séduction La

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Locuteur 7

principale difficulté c'est affronter la démagogie en fait

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Locuteur

Avant

51:37
Locuteur 4

on a eu Copé Henri Guénaud Pas

51:41
Locuteur

des

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Locuteur 7

gens très sexy

51:41
Locuteur 4

Même Nathalie Kosciusko-Morizé alors que Valérie Voilà