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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 décembre 2022 124 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & élections

« Fin d’un monde, fin du monde ? » : Conférence de Jean-Luc Mélenchon à L'ILERI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision de l'Afrique comme terre d'avenir et comment la France devrait-elle agir avec ce continent ?

  • 1:10:00OuverteRéponse directe

    Comment faire renaître la liberté et la souveraineté des citoyens face à la montée de l'ilibéralisme en Europe ?

  • 1:20:00OuverteRéponse directe

    Les énergies éoliennes et solaires sont-elles une solution viable face à la crise énergétique ?

  • 1:30:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse de la fracture au sein de la gauche française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Jean-Luc MélenchonFait
    « On est souverain si on est indépendant. Si on n'est pas indépendant, on n'est pas souverain. »
  • 4:00Locuteur 1Chiffre
    « On a fait un accord sur un programme partagé 640 mesures. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « Il y a 8 9 millions de gens à l'aide alimentaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous sommes l'une des 14 groupes 14 écoles d'un groupe pardon qui s'appelle compétence et développement et normalement le le directeur monsieur le Grin viendra en fin de soirée pour saluer notre invité. Depuis 1948, cette école s'en orgueillit de génération d'étudiants passionnés, d'enseignants experts engagés, d'invités prestigieux trouverant à la fois le large spectre de ce que sont les sciences politiques et les relations internationales, mais aussi l'éventail des opinions politiques qui permettent débat, réflexion et discussion de fond. Aujourd'hui, nous avons la grande chance de recevoir Jean-Luc Mélenchon que l'une de nos étudiantes présentera dans un instant.

Merci chers monsieur de vous être déplacé pour exposer vos points de vue et vos analyses. Nous sommes flattés que vous soyez venus à notre rencontre et je sais que nos étudiants sont déjà intrigués par le titre de votre allocution fin d'un monde, fin du monde. Et pour votre réflexion, ils vont en amant partager avec vous quelques interrogations.

Je sais que l'ancien professeur que vous futes et l'orateur de talent que vous êtes sera les amenés à réfléchir parfois contre même, à réagir et espéronsle à agir dans le cadre toujours diplomatique que nous aimons à mettre en avant dans cette maison. Avant de vous laisser la parole, je laisse à cinq de nos étudiantes et étudiants la parole et la lumière. Cela étant dit, merci encore d'être parmi nous et bienvenue à [Applaudissements] monsieur Mélenchon, c'est un honneur de pouvoir vous compter parmi nous ce soir.

Liléie est ravie et l'on espère que le temps de cette conférence vous sera agréable. Donc je suis Lina Benaissa, en master 2, intelligence économique et stratégique internationale, parcours affaires publiqu mais c'est votre parcours qui est brillant et peut-être accepteriez-vous de revenir sur quelques-unes de vos expériences bien inspirantes pour nous autres hilériens et hilériennes. En 1969, vous rejoignez l'Union nationale des étudiants de France, l'UNEF, dès votre entrée à la faculté des lettres et sciences humaines de Besançon.

En 1976, à 25 ans, vous intégrez le Parti socialiste et vous êtes successivement conseiller municipal de Massi et conseiller général de l'essonne. En 1986, 10 ans après être entré en politique, vous êtes sénateur de laissonne et être réélu en 1995 jusqu'en 2000 puisque vous devenez membre du gouvernement lors de la dernière année du 2e millénaire. C'est donc lors du premier mandat de Jacques Chirac au sein du gouvernement de Lionel Jospin que vous êtes nommé ministre délégué à l'enseignement professionnel.

En 2008, Noce de Perle, une autre guerre de 30 ans, vous quittez le PS afin de fonder le parti de gauche. Une année plus tard, vous êtes élu député européen puis réélu en 2014. Vous avez été candidat à l'élection présidentielle en 2012 et habileté oblige en 2016. vous cofondez le parti la France insoumise.

Vous êtes donc de nouveaux candidats à la présidentielle de 2017, seul candidat à prenez le passage vers une 6e République. De nouveaux députés des bouches du Rô cette fois vous vous présentez en 2022 avec 22 % des suffrages exprimés juste avant d'être en lisse pour devenir le premier ministre d'une nouvelle union populaire la NUP lors des dernières élections législatives. Mais depuis vous n'exercez plus aucune fonction politique. sans doute et j'aime à le croire pour rebattre d'autres cartes.

Monsieur Mélenchon, vous êtes aussi auteur. Plus qu'une liste de mesures, l'avenir en communion du monde cohérente pour le futur. L'ouvrage s'articule autour de cinq grands enjeux qui couvrent l'intégralité des défis auxquels nous devons faire face. vivre libres et citoyens, s'adaptèrent au système de la nature, s'unir les uns les autres pour bien vivre, humaniser les personnes et la société et enfin ordonner le monde.

Vous êtes l'auteur de proposition de loi telle que l'instauration d'un bouclier social face à la crise portant diverses mesures économiques d'urgence, l'abrogation du délit d'offense président de la République, mais encore cosignataire de divers autres projets à promulgation visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l'intégralité des salaires subissant des périodes de chômage partiel. mais encore visant à la suppression des franchises médicales ou des publicités pour les vaccins, visant à réformer le statut des dirigeants des sociétés et à encadrer leur rémunération en moralisant certaines pratiques. Ceci raisonne d'ailleurs avec le récent scandale des jets privés.

Nous avons donc choisi d'aborder avec vous quatre grandes thématiques. Nous parlerons du débat politique en France, de l'industrie militaire française, de la globalisation, la concurrence et les stratégies d'alliance et enfin des nouveaux défis relatifs à la Chine. Bonsoir monsieur Mélenchon.

Je vous remercie d'avoir accepté d'être présent parmi nous ce soir. Je suis Blandine Lepre, étudiante en 2e année de Bachelor à Liléri et présidente de son association de débats et déloquence en anglais. La question d'éloquence en anglais.

Waouh ! La question que j'aimerais vous poser concerne donc le débat politique en France. Ces dernières années, l'évolution des médias a eu un impact un impact sur le débat démocratique dont nous connaissons tous l'importance.

Que cela soit la montée en puissance des réseaux sociaux qui pousse souvent à la polémique plus qu'au débat rationnel ou que cela soit dû à la perte d'indépendance des médias traditionnel puisque l'on sait qu'aujourd'hui 91,4 % des quotidiens nationaux généralistes appartiennent à 6 milliardaires et malgré l'apparition de nombreux médias indépendants et alternatifs, il se peut que le débat démocratique ait évolué en France. Est-ce donc la fin du débat politique, démocratique, humaniste et rationnel tel qu'il existait, monsieur Mélenchou ? Bonsoir monsieur Mélenchon.

Je vous remercie d'être parmi nous ce soir. Je suis Emma Vonzo, étudiante en première année de master de relation internationale et je représente ce soir l'association Hillerie Défense qui est une association qui vise à promouvoir le milieu militaire et le milieu des questions de défense au sein des étudiants. Donc pour moi, le thème fin d'un monde, fin du monde raisonne comme un retour de la conflictualité au niveau mondial.

Par conséquent, le futur, au vu des éléments dont nous disposons s'annonce être un futur de compétition où les nations devront se mobiliser afin d'assurer leur approvisionnement afin de pouvoir produire nos armements. De ce fait et notamment de par vos anciennes fonctions au sein de la Commission sénatoriale des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, vous comprenez l'enjeu vital de la France de disposer de d'une armée robuste capable de de dissuader ses adversaires. Dans votre programme à la présidentielle de 2022, vous avez milité pour la constitution d'un pôle public de l'armement devant regrouper en son sein les géants de l'industrie française.

Ma question est donc la suivante : à l'heure de la multiplication des conflits, quelle est votre vision future de l'industrie militaire français ? Faut-il se préparer à équiper une armée de masse ou bien une armée professionnelle ? Merci.

Merci et bonsoir monsieur Mélenchon. Je me présente, je m'appelle Harold, je suis en 3e de Bachelore à l'IRI et président de l'association Mune. Association ayant pour but d'introduire les étudiants à la négociation internationale à l'ONU et à la diplomatie.

Avant de vous poser ma question, permettez-moi si vous me le permettez pardon, de vous introduire cette question. Comme nous avons tous pu le constater depuis 2017, ce qui coïncide avec la prise de présidence du président Trump, notre monde change profondément. En effet, comme le disait monsieur Harcien ambassadeur de France, notre monde s'effondre et cela rien qu'une petite poignée d'événements internationaux nous le montre. le retrait américain d'Afghanistan, les tensions entre la République populaire de Chine et les États-Unis, la crise vénézuélienne, l'intensification des tensions entre Pékin et Taiïwan, euh la montée des extrêmes dans dans de nombreux pays, le Brexit ou encore l'actuel conflit en Ukraine.

Ainsi, monsieur, ma question est la suivante. Selon vous, en considération des événements évoqués et dans un monde d'acteurs étatiques en compétition, quels devraient être les alliés stratégiques de la France pour surmonter ces crises ? Merci.

Bonjour monsieur Mélenchon, je me présente, je m'appelle Julie Le maître et je suis étudiante en première année de B1 ici à Lilérie. Je vous remercie chaleureusement de votre présence et souhaiterais connaître votre opinion au sujet de ce qui suit. Je fais partie de l'association Asilie, donc association qui porte sur le monde asiatique.

Et à travers cette association, je j'observe le monde à travers des altérités culturelles et en l'occurrence celle asiatique. Les relations diplomatiques et économiques ayant évolué entre l'Europe et les pays d'Asie, de nouvelles problématiques se posent et de nouveaux enjeux font leur entrée sur la scène internationale. J'interprète donc l'axe fin d'un monde fin du monde comme le questionnement sur la le possible effondrement du monde unipolaire américano centré laissant place à de nouvelles superpuissances comme la Chine ou la Russie pouvant mener à la fin du monde post-guerre froide que nous connaissons actuellement.

Ma question est donc la suivante : comment envisagez-vous les relations sinno-françaises à l'avenir au vu du regain de tension entre l'Occident représenté par Taiïwan, les USA ainsi que l'Europe et la République populaire de Chine ? Je vous remercie. [Applaudissements] Bon, alors, c'était pas du tout ce qui était prévu.

Ça tombe bien. Euh, bon, j'avais prévu un speech Oui, oui. Attendez, attendez, c'est pas me débrouillé.

Euh bon, j'adore les questions donc je vais essayer de faire tout en même temps. Euh j'ai Ça me pique les lèvres donc je vous le dis quand même, vos questions euh elles ont un arrière-plan. C'est que vous adhérez à une vision du monde extrêmement organisée.

Euh ça tombe bien, moi aussi c'est exactement l'inverse de la vôtre. Pour moi, il y a pas de crise du Venezuela. Vous avez oublié Cuba.

Normalement, faut mettre Cuba aussi dans la liste. Mais il y a une crise au Yémen, il y a une crise en Irak, il y a une crise en Syrie, il y a une crise euh dans tout le bloc des bons et des gentils. Et tandis que dans le bloc des méchants, vous en oubliez.

De même, Taïwan fait partie de la République de Chine parce que la Chine est une. C'est ce que nous français nous avons décidé en 1964 en reconnaissant la Chine. D'ailleurs, la Terre entière reconnaît la Chine comme un seul pays et la Terre entière pratique l'ambiguité stratégique que respectent les États-Unis d'Amérique.

C'està dire qu'on sait très bien qu'il y a qu'une Chine mais en même temps on sait aussi qu'il y en a deux et on fait comme s'il y en a qu'une parce que à la fin il y en aura qu'une. Comment ça va se faire ? On a tous un intérêt et une vision sur l'affaire qu'on préfère que ça se passe pas dans la guerre et on fera tout ce qu'on peut pour que ça ne se passe pas dans la guerre.

Bon mais là on va parler après de notre position à nuit. Moi, ma vision du monde est telle que je vais vous l'exprimer, elle est partielle. Je ne vais devant vous qu'un certain nombre d'arguments au demeurant.

À quoi servirait de faire un tour général, précis, méticuleux, une loupe à la main ? À la fin, si vous regardez le territoire avec une loupe, vous ne savez rien parce que vous ne pouvez pas vous orienter. Il faut s'abstraire pour pour s'orienter, hein.

Ça vient du mot latin abstract arrêt, se sortir d'eux. Donc pour regarder le monde, je vais faire un tri dans les événements, les éléments qui m'intéressent et qui me semblent être de nature à guider la réflexion. Je prétends pas que la mienne soit bonne, mais je la juge personnellement très bonne.

Mais bon, ben c'est un point de vue partiel et partial, hein. Partial pourquoi ? Parce que par mon histoire, par mon engagement, je m'identifie à certaines catégories sociales plutôt qu'à d'autres.

Euh et puis euh aussi parce que euh je regarde cette histoire du point de vue de mon pays en me disant bah si c'est moi qui devais le diriger, par quel bouche prendrait les problèmes que j'ai à régler vu que de toute façon que ça me plaise ou pas, il faudrait les régler. Donc c'est un point de vue partial quant aux orientations et un point de vue partial quant au balcon depuis lequel je le regarde, ce qui est pas tout à fait la même pratique que vous puisque vous vous êtes appelé à avoir plutôt un regard euh d'observateur plus peut-être plus global. En fait, j'en sais rien mais je suppose que c'est pour ça que vous êtes dans cette école.

Alors euh bon donc une fois que j'ai dit ça, je fais une petite précision parce que il y a des moments où sans doute je vais vous choquer. On dit souvent que la réelle politique c'est du cynisme hein. C'est pas faux.

L'irréal politique par contre c'est aussi dangereux. Donc ni l'un ni l'autre ne nous conviennent. La démarche intellectuelle que j'applique à l'analyse des rapports de force dans le monde et à la manière avec laquelle le monde vit, c'est une démarche qui va partir d'une tentative de compréhension de la réalité pour aller vers un idéal.

S'il y a pas de compréhension de la réalité, on ne fait aucune politique sensée que ce soit. Mais si on n pas une ligne d'horizon, alors on ne fait rien du tout, hein. Il faut avoir une ligne d'horizon.

Il faut décrire les instruments concrets qu'on va mettre en mouvement pour atteindre cette ligne et on va montrer comment c'est compatible avec l'analyse de la réalité. pardon de tous ces problèmes de méthode, je les évoque devant vous parce que ils sont continuellement présents à mon esprit lorsque avec ceux qui travaillent avec moi, on étudie et en ce moment on fait un très gros travail de révision de la manière avec laquelle nous avons formulé jusqu'à présent notre analyse des relations internationales dans la mesure où nous avons le sentiment d'être dans un moment de bascule. Mais l'histoire est une longue suite de période d'instabilité.

Jamais l'histoire humaine n'a été stable. Le monde n'a jamais été en paix. C'est la plus la plus grande difficulté, c'est construire la paix.

C'est pas de se taper dessus parce que ça on le fait depuis depuis toujours. Naturellement, les moyens avec lesquels on se tape dessus peuvent à un moment donné mettre en danger absolument tout le monde, y compris ceux qui ne se tapent pas dessus. C'est typiquement la situation que nous connaissons depuis l'armement nucléaire dans certain nombre de grands pays ou de petits pays et qui fait que ben chacun a la possibilité de détruire plusieurs fois la planète.

Dans un temps comparable, les êtres humains sont les seuls la seule espèce animale capable de détruire tout la planète et tous les autres animaux, non seulement par la guerre, mais également par ce qu'ils font subir comme prédation à la nature. Il est absolument impossible aujourd'hui d'aborder quelques sujets que ce soit à propos de la politique internationale si on commence pas par intégrer le fait que le niveau de prédation des êtres humains sur la nature est un problème politique géopolitique dans les nations et entre les nations. On va y venir dans un instant.

En tout cas, la dimension géopolitique de l'écologie est un des paramètres que dorénavant, il faut intégrer dans toute réflexion sur les relations internationales, c'est-à-dire sur les motifs qu'il peut y avoir à ce que des guerres se déclenchent, des conflits, des rapports de force et ainsi de suite. Alors bon, ça c'est la première chose à dire. C'est la paix qui est le plus difficile à construire.

Les périodes historiques font succéder des phases d'instabilité et des phases de stabilité de la même manière que dans les sociétés. Tout groupe humain est animé par des contradictions qui produisent une certaine dose d'instabilité. La loi et l'ordre normalement permettent la stabilité et puis à un moment donné la loi et l'ordre sont déstabilisés soit par des rapports de fort sociaux soit par des rapports de force culturels qui déstabilisent et nous font entrer dans une période de plus ou moins grande stabilité et des fois d'instabilité totale.

Mais ce ne sont pas seulement les tensions sociales qui sont en ligne de compte. Il faut aussi intégrer toutes les tensions qui sont de type culturel ou sociologique. Changer ses modes de consommation, changer les rapports entre les êtres humains dans la vision qu'ils en ont.

Par exemple, les rapports entre hommes et femmes ou entre jeunes et plus âgés. Le rapport qu'on a autant, est-ce que c'est le passé qui est rassurant et qui nous donne des clés pour nous comporter confortablement et de manière efficace vers le futur ? ou bien est-ce que seul le futur est rassurant puisque c'est lui qui contient les objets qui vont arriver et comme vous le savez la civilisation c'est l'assimilation des modes d'emploi des objets qu'on utilise.

C'est un résumé un peu brutal mais ça permet de bien comprendre pourquoi il peut y avoir aussi des formes de déstabilisation culturelle extrêmement profonde et les êtres humains sont autant des êtres sociaux que des êtres de culture. Alors maintenant une fois ces préalables posés sur la table, je sais pas s'ils serviront à quelque chose dans notre échange. Ensuite, tendit quand même que je fasse attention à l'heure parce que sinon on est là jusqu'à demain.

Euh nous sommes à nous sommes passer par des phases récemment, je vais pas remonter à la nuit des temps, euh à des phases d'instabilité et de stabilité. On peut dire que la période depuis le début du 20e siècle, le 20e siècle a commencé par une période d'instabilité où les rapports de force et les tensions qui animaient les sociétés et les nations ont débouché sur une catastrophe considérable, la première guerre mondiale avec le massacre de masse que ça a représenté, les destructions que vous avez tous présents à l'esprit et la période intermédiaire 1918, notre victoire sur l'Allemagne et 1945 à un nouveau notre victoire sur les nazis puisque cette fois-ci ils étaient nazis. Et bien ça a été une période d'instabilité.

Les rapports de force n'ayant pas été définitivement dénoués dans la première guerre mondiale, les questions politiques et économiques posées se sont encore aggravées parce que dans l'intervalle un/ers de l'humanité à peu près en gros est passé sous la sous la responsabilité de régimes dans lequel dans lesquels le marché n'avait pas à sa place. En attendant, en 1945, s'établit une période de stabilité. Elle est fondée sur un ordre bipolaire du monde où les deux partenaires vont sans cesse à la fois jouer du rapport de force mais tracer des limites à leur rapport de force.

Un des moments les plus spectaculaires et les plus évocateurs de cette période, c'est la crise des fusées à Cuba. Où dans cette crise, en réalité, on dit la crise des fusées à Cuba. Mais la crise des fusées à Cuba, elle est commencé en Turquie.

Et quand elle s'est dénouée, pour finir, chacun a retiré les missiles qu'il avait disposé à à brève portée de son adversaire. Les Américains ont retiré leur missiles de la Turquie et euh les Russes ont retiré leur missiles de Cuba. Mais c'est une démonstration d'une capacité à maîtriser l'ordre et le désordre euh dans le monde de cette époque.

C'est ce système qui s'est effondré en 1991 avec la fin de l'Union soviétique. Et là, on a considéré que tout de suite les turbulences pourraient être jugulées. Par quoi ? un nouvel ordre mondial dont le président Bush a annoncé que il allait commencer sa première démonstration en Irak.

Et donc la guerre d'Irak a été présentée la première comme une guerre d'un nouvel ordre mondial et qui était une démonstration de force dont vous avez pas idée parce que transbuter 500000 personnes qui sont les militaires américains à la mode américaine he c'est-à-dire que ils arrivent avec tout le bataclan là-bas installé en dans le sable de l'Arabie Saoudite c'est un exploit militaire technique de logistique. C'est quelque chose d'extrêmement impressionnant. Donc c'était en soi une démonstration de force et on a pensé que la force suffirait, enfin ils ont pensé que la force suffirait à intimider tout le monde au point que personne ne s'est occupé de négocier les conséquences de l'effondrement de l'URSS.

On a fait des promesses, on leur a dit "Bon bah vous inquiétez pas, de toute façon l'OTAN avancera pas. Vous pouvez vous pouvez retirer les troupes du pact de Varsovie, c'est pas un problème." Bon et puis on a on a laissé l'affaire.

C'est la première fois qu'un empire s'effondre. Non, peut-être la 2è fois avec l'Empire romain euh que sans qu'on négocie rien du tout de la suite. Mais la guerre de 14 était terminée par une négociation dans la dislocation des empires, l'Empire ottoman, l'empire austro-hongrois et cetera.

Euh la guerre de 1945, c'est terminée par les accords de Yalta. On a on dit Yalta parce que comme ça ça fait un résumé hein. Ça s'est pas vraiment passé qu'à Yalta, mais c'était le partage du monde entre les uns et les autres, chacun sachant où il devait s'arrêter.

Les Russes savaient où il devaient s'arrêter et les Américains pareil. puisque c'était eux les deux grandes puissances qui sortaient victorieuses de cette guerre. Donc cette période là du nouvel ordre mondial, elle a pas tenu.

Pourquoi ? Parce que un ordre géopolitique ne tient qu'en relation avec comment dire le corps qu'il recouvre dont il est la peau, c'est-à-dire le système économique. Or, le système capitaliste mondial, il a le capitalisme n'est pas une catégorie d'organisation de la société qui est intangible, qui bouge pas, qui est tout le temps le même. il a une histoire, il a des mutations, il a des contradictions qu'il essaie de surmonter, qu'il est parvenu très régulièrement à surmonter en inventant de nouveaux modes de relation, d'échange, de capitalisation, d'accumulation.

Cet ordre capitaliste qui suit la deuxième guerre mondiale en 1971, le 15 août, il s'interrompt. Il s'interrompt comment ? parce que l'organisation qui avait été faite des relations économiques mondiales reposait à la fin sur les États-Unis d'Amérique et sur leur monnaie, le dollar qui à ce moment-là devient la monnaie d'échange mondiale.

Tout le monde en a besoin et notamment pour acheter du pétrole parce que ça c'est ce qu'on narrête pas d'acheter et de vendre et cette circulation se fait en dollars. Et en 1971, les États-Unis décident tout seul d'une chose inouie, à savoir que leur monnaie n'est plus gagé par aucune valeur matérielle. Auparavant, on l'avait gagé sur l'or.

Il y avait un cours de l'or qui était fixé qui était assez bidon, soit dit parenthèse. Mais bon, c'était comme ça. À partir de là, les États-Unis d'Amérique vont disposer d'un privilège inoui, celui de fonctionner à crédit sur tout le reste du monde.

C'est-à-dire qu'ils peuvent imprimer autant de dollars qu'ils veulent. De toute façon, comme tout le monde en a besoin, alors eux ils résumaient ça. Ils disaient le dollar c'est notre monnaie, c'est votre problème.

Et oui, c'est notre problème parce que on y change en dollar dans le monde entier et eux avec c ce privilège de l'émission autant qu'ils veulent et sans limite, je vous signale que depuis 2006, ils ne produisent plus la Fed ne produit plus de chiffres sur la masse monétaire en dollars qui circule dans le monde. Bon, c'est pas très dur de le savoir. Il suffit d'aller demander aux autres, ils en tiennent compte et ils se renseignent.

Et cette affaire du dollar va devenir le talent d'Achile de toute la construction politique qui suit la période de la fin de l'Union soviétique. Parce que ce qui était un privilège le devient dans des conditions de plus en plus exorbitantes que à partir de là les États-Unis d'Amérique puisqu'ils n'ont pas besoin de mettre en contrepartie de leur monnaie des productions matérielles comme c'est le cas pour toutes nos nations, peuvent se dispenser de produire. Et voilà pourquoi la le monde va devenir une économie globale où les réseaux vont être le facteur numéro 1, l'infrastructure numéro 1 du système capitaliste et de la production non pas mondialisée.

La production a toujours été mondialisée. La différence c'est qu'elle est globalisée. C'est-à-dire que l'ensemble des compartiments fonctionne les uns unis avec les autres à la fois dans le réseau quand la marchandise circule partout dans le monde.

Et elle circule partout dans le monde pour une raison. Un parce que le grand maître de le chef d'orchestre a pas besoin de produire chez lui. Et deuxièmement parce que tout le système capitaliste a toujours été malade d'une double maladie qui est un la baisse tendantielle du taux de profit et de la baisse de la productivité parce que il y a une limite à presser le citron.

Donc soit vous inventez une nouvelle machine, un truc fantastique qui fait que vous refaites des gains de productivité, soit vous trouvez pas et dans ce cas, vous avez qu'une chose pour rattraper et maintenir les taux de profit, c'est de presser le citron. Donc les deux éléments vont se retrouver et ils vont expliquer pourquoi le monde va se globaliser avec des réseaux logistiques fondamentaux. produire une pêche et une crevette à un endroit, la décortiquer à l'autre, l'emmener à un 3è et le consommer à un 4e.

Tout ça tant que les coûts d'organisation, les coûts de transport, les coûts d'exploitation resta ou baissent ou pour les faire baisser, c'est-à-dire pour faire baisser le prix du décorticage, le prix de la mise en boîte et cetera, on va fabriquer tout par petit bout partout dans le monde. Tout ça, ça tient tant que le système global tient. Mais un système de cette nature, il repose sur une marge gigantesque de monnaie qui a été éditée qui sont des capitaux flottants, qui sont des capitaux fictif et vous n'avez qu'une trouille à avoir.

C'est le jour où quelqu'un veut vérifier la valeur de tout ça. Si aujourd'hui tous ceux qui ont des dollars dans les poches ou dans leur compte en banque, venez en disant "Écoutez, moi je suis pas tranquille, je veux acheter avec tout ce que je peux du moment que c'est matériel et bien vous auriez une inflation qui serait la monnaie d'abord américaine s'effondrerait et deuxièmement la moindre chose vaudrait des quantités absolument inuies de dollars parce que il y a des quantités inouies de dollars qui circulent, qui ne servent strictement à rien, qui font du profit sur eux-même dans la sphère financière. La bulle financière est la menace numéro 1 sur la la stratégie générale de domination de l'impérialisme nord-américain et de son pouvoir sur le monde.

Et cette bulle, elle est en cause. Elle est en cause d'abord parce qu'un certain nombre de puissances se sont rendu compte que c'était le talon d'Achile. Donc vous avez les briques qui décident.

Les briques, tout le monde suit hein. Donc les briques décident que on voit pas pourquoi on échangerait en monnaie nord-américaine, pourquoi on ferait des dollars. Bon ça pas plus aux Américains qu'on su faire ce qu'il fallait pour ramener tout ce petit monde à la raison mais pas tous.

Et puis euh ensuite vous avez la Russie, la Chine, les deux sont membres des briques qui sont sur la même stratégie qui disent pas pourquoi c'est nous qui pions votre crédit et pourquoi c'est vous qui décidez du cours de la monnaie et pas nous qui produisons puisqu'on a fait de la Chine l'atelier du monde. Et progressivement, les Russes se sont débarrassés de tous leurs dollars. progressivement les Chinois d'année en année achètent vendent achètent vendent mais vendent un petit peu plus qu'ils achètent.

Donc ils empêchent la monnaie nordaméricaine de s'écrouler mais ils la font sortir progressivement de leur coffre. Chaque année la masse monétaire circulante en dollar baisse de 1 % par rapport à l'année précédente. Les États-Unis d'Amérique savent parfaitement que c'est le talon d'Achile de leur puissance et par conséquent ils se défendent.

Le monde a toujours été comme ça. On n jamais vu personne laisser sa puissance tomber à terre en disant "Mais excusez-moi, je vous dobais pas quoi faire d'autre." C'est une situation extrêmement rentable.

Et là, vous êtes dans une phase où il y a eu un la première alerte de 2008 avec on est passé à deux doigts d'un effondrement général du système financier mondal mondial. Donc tout le monde sait que c'est possible et que ça peut se produire. Nous autres français, ça nous donne quelques atouts.

Là, j'ai commencé à vous choquer. Comme vous avez cinq banques systémiques dans votre pays, normalement ça aide à rendre les autres, comment dire, à créer une ambiance de travail. Vous me comprenez ?

Une fois, j'ai eu le malheur de dire "J'ai le doigt sur la bombe atomique." Les imbéciles ont compris, je comptais appuyer dessus. Je parlais pas de ça, je parlais de la place particulière de la France dans le système général de la finance mondiale.

Comme vous avez cinq banques systémique dans votre pays, vous êtes en état de faire comprendre qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire contre nous parce que nous aussi on sait se défendre et on ne laisserait pas faire. En tout cas, si c'est moi qui m'en occupe, je laisserai pas faire. Ça c'est un des aspects.

Mais c'est dans cette crise là que vous êtes. Ils savent que tout peut se casser la figure et deux, ils cherchent à le défendre. Ce qui est normal, l'irréal politique, c'est de pleuricher ou de faire des gesticulations et de pas considérer que nous sommes nous-mêmes acteurs de la scène et que donc nous avons quelque chose à y dire, à y faire.

La puissance des États-Unis d'Amérique est donc compromise sur sa base matérielle et donc ils viennent d'entrer là. Monsieur Biden a fait ce que monsieur Trump n'avait pas osé faire. Ils ont collé des droits de douanes 10 fois plus que ce qu'avait fait Trump le coup d'avant et ils sont en train d'essayer de relocaliser la production aux États-Unis d'Amérique parce qu'ils ont compris queils dépendent sur le plan financier et sur le plan matériel de la Chine.

Parce que certes la Chine a un danger si elle va trop loin face aux États-Unis d'Amérique, c'est que ces coffres sont remplis de dollars. Et puis deuxièmement, à qui voulez-vous qu'elle fourgue tout ce qu'elle fabrique ? Il faudrait pour ça qu'elle ait un marché intérieur beaucoup plus développé.

Ils font ce qu'ils peuvent mais ils n'y sont pas. Donc eux aussi sont dans une situation instable. Mais les États-Unis d'Amérique encore plus et viennent de prendre les décisions stratégiques qui leur semblent être conformes à leur intérêt nord-américain.

Alors dans cette affaire, on voit comment les deux puissances qui sont en cause dans le moment, je mets la Russie à part, sont à à la fois à s'empogner mais en même temps, ni l'une ni l'autre n'a intérêt à la pagaille générale et nous. Donc nous sommes en transition vers un nouvel ordre du monde comme la phase actuelle est celle de la déstabilisation d'une part géopolitique et d'autre part de la fragmentation des chaînes de production comme suite de ce qui s'est passé avec le Covid et comme suite de ce qui va se passer avec les l'impact des deux mesures centrales qui ont été prises, la fermeture progressive, je vais pas exagérer non plus hein, du marché américain un certain nombre de de production et puis la deuxième décision qu'ils ont pris pour faire face à l'inflation qui est un accélérateur considérable de la lutte de classe. J'espère que mon vocabulaire vous choque pas, c'est pour faire bref hein.

Mais c'està dire que c'est clair que si vous augmentez les prix de 10 % et que vous donnez 2 % d'augmentation au travailleurs, et ben ils perdent 8 points de leur pouvoir d'achat. Donc par conséquent, même le plus gentil qui reste quand même dans son coin et qui pense que c'est en bossant sérieusement et en allant pas au syndicat que tout va aller mieux, ben même celui-là, il finit par s'enrager parce que sa préoccupation numéro 1 dans la vie, bah c'est sa famille, c'est la possibilité que tout le monde puisse manger à chaque repas, qu'on puisse s'habiller, qu'on puisse aller au boulot, qu'on puisse aller au loisir quand on en a et cetera. Donc l'inflation est un accélérateur de de lutte de classe, tout le monde le sait.

Et bien pour faire face à cette inflation et la juguler, ils prennent une décision que pour ma part je juge absurde. Et si vous avez quelques connaissance en économie, référez-vous à ce qui s'est passé en 1929, comment ils s sont pris pour tout par terre. Exactement comme ça.

C'est-à-dire garantir la valeur de la monnaie en serrant les écrous du crédit. Bah c'est ce qu'ils viennent de faire. Et alors bon, ce qui a de bien avec les Américains, c'est que ils tournent pas autour du pot, vous disent les choses directement.

Nous, on a des hypocrites en Europe qui sont toujours là à adorer la pilule à tout le monde. Alors, nous réfléchissons. L'Américain lui, il a dit "Bon, de toute façon, il faut un peu de récession et il faut augmenter le chômage parce que c'est le seul moyen qu'on a de peser sur les prix." Voilà, c'est clair.

Puisque ne peut pas augmenter les salaires parce que ça contribue à l'inflation, on va les faire diminuer et on va les serrer. Voilà. Point.

Donc, c'est une stratégie parmi d'autres. C'est la récession comme stratégie et l'augmentation du chômage. Je vous raconte pas une analyse de Jean-Luc Mélenchon sur la décision qui a été prise.

Je suis en train de vous réciter ce qu'a dit le patron de la banque fédérale nord-américaine. Par conséquent, tout amène vers une aggravation terrifiante de la situation et des rapports de force à l'intérieur des nations et forcément entre les nations. Et pendant qu'on fait ça, on s'occupe pas du reste, c'est-à-dire de la seule chose qui compte, le dérèglement climatique qui est en cours, qui est irréversible et qui va finir de foudroyer les structures géopolitiques.

Pourquoi ? parce que c'est le moment de dire que l'ordre international, nous y avons intérêt. Nous avons intérêt à ce qu'il y ait un ordre international et pas le blabla que j'entends souvent sur le monde multipolaire parce que ça merci on a déjà donné une fois et ça a donné deux guerres mondiales parce que quand vous avez un monde multipolaire et ben les multipôles se font la guerre pour savoir qui c'est qui a le dernier mot.

Donc nous avons intérêt à un monde ordonné. Et un monde ordonné c'est un monde où la loi l'emporte sur toute autre considération et la loi international. Et le seul endroit qui a une légitimité internationale, si imparfait qu'il soit, c'est l'ONU.

Et ça tombe bien parce que la France est membre du Conseil de sécurité, membre permanent. Par conséquent, nous autres Français, on doit se raccrocher à mort à cette histoire du fonctionnement de l'ONU et de ce qu'on peut en tirer pour faire face, j'en dirai un mot, à la situation. Mais voilà.

La crise, elle est géopolitique. Les nations jouent le rôle central. Pourquoi ?

Je sais que la mode est à dire parce qu'il y a beaucoup d'écrit d'ailleurs très intéressant et très intelligents qui montrent l'émergence d'autres puissances. Alors bon, les puissances financières, la puissance des transnationales, j'ai bien dit les transnationales, pas les multinationales, mais les transnationales et cetera. Tout ça est vrai.

Tout ça est vrai. Mais à la fin, ce sont les nations qui fixent le cadre par les lois, par les décrets, par les règlements. Et alors à ce moment-là, le système productif, quelle que soit la puissance, est obligé de tenir compte de l'ordre de la loi.

C'est la raison pour laquelle les capitalistes dans le monde entier ont essayé de faire en sorte que la loi ne joue plus aucun rôle. Ils ont inventé les tribunaux d'arbitrage. Quand vous avez un conflit entre une société et un état, pauvre tribunal d'arbitrage.

Mais l'arbitrage c'est pas la loi, c'est un rapport de force. Et évidemment que partout si on accepte les tribunaux d'arbitrage, bah on peut dire au revoir aux assemblées, aux votes, à la démocratie et tout ça à quoi ça sert puisque à la fin un cigaretier peut condamner faire condamner un état parce qu'il a mis au point une un programme pour lutter contre le tabac. Bah l'autre il vient et puis il dit "Ben je comprends pas, moi j'ai fait des investissements, j'ai droit à un profit, vous m'empêchez de le faire donc vous me le devez." Et c'est exactement ça qu'ils ont fait dans plusieurs pays.

Je fais pas toute la liste. C'est facturer, vous le savez comme moi, facturer aux États les profits qu'ils n'ont pas pu faire. Ça veut dire il y a plus de loi.

Il y a plus de loi nationale. Il y a plus de loi que les citoyens ont décidé. Il y a le tribunal d'arbitrage.

Et la deuxième tendance, là aussi c'est un peu choquant, je l'admets, c'est que le libéralisme va comme il compte sur une opération magique. La magie a cet inconvénient de toujours finir par buter sur la réalité. Mais la magie idéologique, c'est le marché est libre, tellement libre.

Donc on le débarrasse de la régulation, des règlements, tout ça qui empêche la créativité de surgir et de bondir. Parce que le seul domaine des activités humaines où la liberté doit être totale et intégrale, c'est l'économie. N'importe lequel d'entre vous, même le plus conservateur ou le plus libéral, n'admettrait pas qu'il n'y ait aucune règle de comportement, ni aucune règle de courtoisie, ni aucune règle qui limite la liberté de vos désirs, de vos envies.

Personne n'admettrait ça. Mais par contre dans le domaine économique s'il le faudrait. Par conséquent si vous posez ça comme règle cardinal que vous mettez au sommet de la hiérarchie des normes la concurrence libre et non faussée, le résultat vous l'avez immédiatement derrière.

Venez pas nous casser les pieds avec des règles, des lois et ainsi de suite. La source de toutes les règles et tous les règlements, c'est la citoyenneté, la loi et le vote des citoyens. Par conséquent, le libéralisme a une vocation autoritaire intrinsèquement liée à ce qu'il est idéologiquement et pratiquement.

Ce n'est donc pas une accusation de type idéologique, même si dans mon esprit tout système autoritaire, je le dénonce pour des raisons idéologiques. On peut parfaitement être pour un système autoritaire. C'est une opinion comme une autre.

Les systèmes autoritaires arrivent à tenir souvent un moment. Regardez comment Franco a tenu jusqu'à ce que il meur tranquillou. Non mais bon à l'époque il était pas dans les méchants, il était dans les gentils.

Donc c'était un gentil dictateur pour l'Espagne et toute l'Europe a accepté ça pendant 40 ans. Ça c'est ça posait moins de problèmes que le Venezuela et et ainsi de suite. On a pu avoir d'autres Pinoché qui est bordi aussi et puis je pourrais vous en faire une liste comme ça.

Un système autoritaire euh pas l'un et plus contre ce qui va de soi. Ce sont des choix libres que nous faisons et donc il faut les assumer comme des choix libres et les présenter pour ce qui peuvent être une contribution au bonheur individuel et à la paix dans la dans la vie de tous. Voilà le tableau que je voulais vous faire des tensions qui résultent de un système économique qui contient des contradictions qui repose sur une bulle financière où se réalise des taux de profit impensables dans la production et qui a mis en place un mode d'organisation productive très nouveau dans l'histoire de l'humanité même si les réseaux n'ont jamais été ont toujours existé une route un col un pont c'est un réseau hein mais aujourd'hui tout est réseaux et Vous ne pouvez pas produire et reproduire votre existence matérielle sans accéder au réseau.

Par conséquent, la question numéro 1, c'est comment et à quel prix vous accédez à un réseau et est-ce que ce réseau est public ? Est-ce qu'il est privé ? Tout t réseaux, l'alimentation, le gaz, l'électricité, la flotte, l'école, tout fonctionne en réseau et la production aussi fonctionne en réseau.

Les réseaux sont l'enjeu de notre époque. Ce qui veut dire que pour la stratégie de déstabilisation du système, il faut pas le perdre de vue et le savoir pour savoir quels sont les secteurs du monde salarial qui ont le plus grand poids dans le rapport de force avec le capital. Peut-être que vous en serez surpris comme moi je l'ai été quand j'ai voulu que on se fasse à nous-même la démonstration de la valeur de ce que je racontais sur les rapports de force entre les classes.

Combien quelle est la part de la population active qui contribue à faire fonctionner ou à produire des réseaux ? Parce que une société paysane, tout le monde voit ce que c'est. C'est une société où le la plus-value la plus importante, la richesse la plus importante est produit par des paysans.

Qu'est-ce qu'une société de réseau ? C'est celle où la plupart de la population s'occupe de réseau. Dans la population active, c'est 30 %. 30 % de la population active, c'està dire la part la plus importante de manière catégorielle, travaille à faire fonctionner ou à créer des réseaux.

On voit ça, c'est le le le tableau d'ensemble. Je vous ai cité les raisons économiques de la déstabilisation. On est dans l'entre.

Je vous ai cité les raisons géopolitiques car la domination nord-américaine est en cause sans qu'on sache de quel côté peut aller un autre modèle. Mais comme le système est fragmenté, se refragmente économiquement et se refragmente politiquement, nous sommes dans un entre deux vers un nouvel ordre du monde. Nous autres Français, bah la question va à se poser, c'est quelle place on prend là-dedans ?

Quel va être notre rôle ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Quel point on peut se donner de repère ?

Alors, la décomposition des empires donne bah par exemple des olibrius comme la Turquie. Je sais pas si vous trouvez pas ça absolument incroyable. Voilà, un pays qui est membre d'une alliance, qui joue contre cette alliance, qui exige des autres la livraison de ses opposants, qui peut un coup abattre un avion russe et puis le lendemain s'entendre avec les Russes.

Et c'est le moment de vous rappeler qu'il y a eu un empire ottoman. Le monde est pas né au 21e siècle. Il a été un empire extrêmement important, extrêmement brillant sur le plan de la civilisation et qui a laissé des traces profondes dans la culture collective des Turcs pour ne rien dire des Kurdes qui n'en sont pas d'accord.

Bon, je vous donne l'exemple de la Turquie parce que peut-être que vous avez suivi le moment où il y avait le conflit avec la en Syrie, avec Daesh. Il y avait des jours où on savait plus qui était quoi, qui était de quel côté. D'ailleurs, j'ai l'impression que certains eux savaient très bien mais que ils organisaient tout ça pour que à la fin ça se termine de de dans leurs intérêts.

Mais il y a d'autres puissances de cette nature qui bravent les grandes puissances euh et qui établissent leur propre leur propre microsystème ou miniystème ou petit système. La Russie est dans une situation intermédiaire, mais il est certain que l'acte qu'elle a posé en envahissant l'Ukraine est un act qui déstabilise complètement l'ordre du monde. On peut dire "Ah ben non, mais c'est juste une guerre dans un coin." Pas du tout.

D'abord nous en tout cas nous comme français, on peut pas considérer que c'est une guerre dans un coin parce que nous les français, on avait dit qu'il y aurait plus jamais de guerre en Europe. Évidemment, nous avons oublié la guerre en Yougoslavie parce que celle-là, c'est une guerre des gentils. Donc faut pas confondre.

Quand c'est les gentils qui sont en guerre, c'est libérateur. Même si vous fracassez un pays, vous le bombardez et vous créez un pays bidon comme le Kosovo, c'est les gentil. Mais si vous faites la même chose en Crimé, là c'est pas pareil, c'est les méchants.

Donc comme c'est les méchants, c'est pas bien que Kutchov et offert la Crimée à l'Ukraine un soir où il était bourré et que c'était le parti le bureau politique du parti communiste russe qui décide de l'attribution d'un pays, ça ne choque personne. Et maintenant nous sommes donc dans une guerre typique de méchants. Mais en attendant, nous français, on peut pas l'accepter.

Pourquoi ? On avait dit qu'il y aurait plus de guerre en Europe. Vous voyez, c'est là qu'on est mis au pied du mur.

On avait dit qu'il y aurait plus de guerre. Il y en a une, qu'est-ce qu'on fait ? Des mesures de sanctions économiques.

J'ai eu le malheur de dire une fois, vous êtes sûr que c'est à notre avantage. Évidemment, j'étais repas en poutinien instantanément puisque j'osais critiquer une stratégie absurde. La stratégie n'est pas absurde.

Je me suis trompé. La stratégie est parfaitement cohérente. Elle conduit 1 à les Russes font ce qu'ils veulent.

Deux les Nord-Américains serent à la gorge l'Union européenne. La première déroute politique de cette guerre, c'est les pays européens pris à la gorge par les États-Unis d'Amérique et qui sont dans la situation que vous voyez. Donc la guerre doit s'arrêter.

Notre intérêt à tous, c'est que la guerre s'arrête et qu'on parte. J'espère que vous êtes pas trop choqué ni trop lassé. C'est pour moi, c'est la flotte.

Ah non, elle est là. Bon euh où j'en étais ? Oui.

À vous dire pourquoi cette guerre doit s'arrêter et que pour l'arrêter, c'est là qu'on arrive sur les concepts sur lesquels je vais conclure et après vous pourrez euh je vais répondre vite fait aux questions. Euh mais pour moi la première conséquence pour les Français c'est le nonalignement. Nous devons décider que nous avons une politique dont nous proclamons qu'elle est non alignée.

Nonaligné ne veut pas dire neutre. Neutre, c'est autre chose. C'est un autre statut.

Vous vous armez pas, vous vous défendrez pas et cetera. Non aligné, ça veut dire que à chaque cas correspond une analyse et une stratégie. Et donc vous mettez en œuvre des principes qui vous concernent vous et si possible des principes comme dirait Kant qui sont tellement bons qui doivent être universels.

Quels sont les principes qui intéressent les Français ? Un la paix 2 leur souveraineté sur eux-mêmes et 3 la coopération. De ce point de vue de ces trois principes : Est-ce que on intervient dans telle guerre ?

Est-ce qu'on prend partie ici pour l'un pour l'autre ? Où est-ce qu'on ne fait rien ? Où est-ce qu'on se met au milieu ?

À chaque fois, à chaque cas, on analyse. Il y a des moments où il faut dire non, non aligné. Voilà, nous ne sommes pas alignés avec les Australiens, les Néo-Zélandais, les Anglais, les Américains pour préparer la guerre contre la Chine là-bas dans l'océan Indien.

Non, on veut pas. Tu ma position, c'est pas celle du président Macron qui lui voulait le faire, il s'est fait dehors. Comme ça, on a perdu sur les deux fronts.

C'est une erreur totale de s'être comporté comme ça. En attendant maintenant, alors que nous sommes intéressés nous à la paix dans cette zone du monde parce que nous sommes présents nous avec la Nouvelle-Calédonie, avec la Polynésie française, on des territoires français, tout ça, nous sommes intérêt à ce que soit la paix. Nous n'avons pas intérêt à la surenchère des armements dans cette zone du monde.

Bref, c'est pour vous dire que il y a des moments où on dit non, on veut pas être dans votre truc mais pour autant on vous laissera pas faire ce que vous voulez. Premièrement, le non alignement. 2è principe, une politique diplomatique alter mondialiste, c'est-à-dire qui milite et qui agit pour un autre ordre du monde, un ordre du monde pacifique et ordonné.

Pour qu'un monde ordonné soit stable, vous ne pouvez pas être dans une relation où les uns dominent les autres ou l'un va par la force imposer à l'autre un régime ou une manière d'être dont il ne veut pas parce que vous n'avez plus un monde ordonné. Donc un monde ordonné, c'est nécessairement un monde qui va prendre une par une toutes les sources de crise pour essayer de les résoudre rationnellement et pacifiquement à toutes les crises géopolitiques qu'on connaît. Alors ça commence entre l'Inde et la Chine, entre le la Chine et le Pakistan, entre je peux faire le tour du monde comme ça des conflits et des sources de conflits traditionnels.

Il y en a je sais pas combien. À quoi s'ajoutent les conflits écologiques ? Et maintenant, j'y viens parce que c'est ça le plus important.

Vous pouvez décider ce que vous voulez. Si tout d'un coup il y a plus une goutte d'eau, et bien les gens qui sont à cet endroit-là, ils s'en vont et ils savent pas où est la frontière et ils s'en foutent et ils ont bien raison parce que leur problème à eux, c'est juste de survivre, de faire en sorte que leur gosse crève pas, que leur famille ne meurent pas et cetera et cetera. Et donc ils se mettent en mouvement.

Adieu lors géopolitique, on passe la frontière, on sait pas chez qui on est. Et d'ailleurs, il y a des tas de pays où on a tellement découpé la frontière avec le souci d'opposer les uns les gens les uns aux autres que en fait vous avez de véritables peuples entités culturelles qui sont transfrontières. Et donc quand on croit qu'on passe une frontière, on fait que retrouver sa famille de l'autre côté.

Alors, peut-être que ça décoiffe les Européens qui pensent que seuls au monde, ils ont eu toujours la bonne vision de la manière de l'organiser. Mais la vie est faite comme ça. Et des situations de cette nature, il y en a, on en a répertorié une douzaine ou une quinzaine déjà en cours de route où il y a des batailles notamment pour l'eau.

J'irai pas plus dans le détail des crises écologiques, mais les batailles pour l'eau, c'est pas pour rien que j'ai cité l'eau, c'est central fondamental. Le prochain grand enjeu de la vie de l'humanité, c'est la perturbation du cycle de l'eau. Si vous êtes d'accord pour accepter l'idée d'intégrer qu'en effet, personne ne peut vivre sans boire, que il est l'eau n'est pas un luxe, c'est pas quelque chose qu'on consomme parce que bon, on sait pas quoi faire et pourquoi pas mais acheter de l'eau, hein.

Non, on ne peut pas vivre 100. Il y a des proportions qui font que si vous avez à 12 % de manque d'eau, vous êtes mort. À 10 %, vous délirez.

Voilà. à 2 % vous avez soif. Donc ce sont des constantes absolues.

Tout le cycle de l'eau est perturbé. Non seulement comment elle redevient disponible mais ce qu'elle contient. C'est-à-dire que comme l'humanité a tout sacagé et l'agriculture productiviste industrielle a pourri absolument tous les sols de la planète qui fait que l'eau charie sans arrêt nos déchets plastique jusque là-haut au Groenland.

On en trouve dans la glace, on en trouve aussi au sommet du Montblanc. Pesticides de toutes sortes, je dis bien de toutes sortes parce qu'on en connait que très peu. On ne connaît pas le résultat du détail des cocktails de pesticides qui se décomposent.

Le cycle de l'eau est en cause et avec lui non seulement le manque d'eau mais la surabondance d'eau d'un coup quand il en tombe des trombes puisque c'est plus l'évaporation plus fait chaud plus l'évaporation s'accélère. Nous nous sommes riverins de l'Atlantique mais aussi de la Méditerranée. Et la Méditerranée s'évapore plus vite que les autres mers et océans du monde.

Par conséquent, vous avez des épisodes de déluge qui sacagent tout. Et évidemment là, ça vous met de au pied du mur du modèle de société que vous avez. Qu'est-ce que c'est ?

Chacun pour soi ou tous ensemble ? Là, c'est terminé hein. C'est plus de la théorie, c'est de la pratique.

Chacun pour soi ou tous ensemble ? Le marché va régler votre problème, les amis. Non.

À mon avis, non. Le marché c'est le chaos. Le marché c'est le désordre.

C'est la pagaille. C'est chacun pour soi. C'est dans des domaine où il n'a pas lieu d'avoir une telle compétition, l'organisation méthodique de la mise en compétition des gens.

Ça ça fait partie à mes yeux le lien voilà le lien qu'on peut avoir entre la question de la crise écologique, de la crise économique et de la crise géopolitique. J'ai utilisé le mot crise parce qu'il est plus familier. D'accord.

Mais je ne l'utilise pas quand moi je réfléchis. J'utilise le terme de bifurcation. C'est-à-dire que toutes les sociétés sont des systèmes en dynamique et dans cette dynamique à un moment donné se produit un événement qui va faire bifurquer tout le système dans son ensemble pour un seul paramètre qui change.

Alors ça posé pour ce qui concerne la bifurcation écologique les scientifiques ont établi 12 ou neuf donc neuf lignes rouges. Je viens d'évoquer la flotte apparemment ça vous choque pas. Je veux dire, apparemment ça vous choque pas qu'on évoque l'eau parce que vous êtes conscient comme moi que c'est un un problème.

Eux ils en ont mis neuf. La part de concentration du CO2 gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Là on évoque que le CO2 palme méthane hein.

Cette ligne rouge est dépassée. L'intégrité de la biosphère, c'est-à-dire son équilibre interne entre prédateur et tout le monde a compris. Nous sommes dans la 6e extension.

Dépassé la pollution chimique dépassé. le changement d'usage des sols, c'est-à-dire ce que les sols sont capables de reconstituer euh à mesure que on les exploite. Dépasser l'intégrité du cycle de l'eau, dépassé l'intégrité des cycles de l'azote et du phosphore dépassé.

Me demandez pas ce que c'est parce que je suis pas assez fort pour vous le dire. Après, il nous reste l'acidification des océans, c'est considéré comme non dépassé. L'appauvrissement de la couche d'ozone, là ce n'est pas dépassé.

Mais pourquoi ? parce qu'il y a eu des décisions mondiales qui ont été prises et quand on prend des décisions mondiales, on a des résultats mondiaux. Si on prend pas de décision mondiale, on a pas de résultats mondiaux.

Ce qui veut pas dire qu'on peut rien faire, hein. Peut-être que vous m'interrogerez. En fait, concentration d'aérosol dans l'atmosphère, comme c'est pas mesurable, c'est considéré comme pas dépassé.

Voilà tous ces éléments. J'ai dit non aligné, diplomatie alter mondialiste. Qu'est-ce qu'une diplomatie altère mondialiste ? qui prépare un un autre ordre du monde.

Comment le fait-on ? En partant des problèmes qui sont des problèmes d'intérêt généraux de tous les êtres humains ? La flotte, la protection des grands fonds, l'accès égalitaire à l'espace, peut-être qu'on va en parler et cetera.

Après, il y a quelque chose dont personne ne sera émancipé. Faut choisir un modèle de société parce que celui-là il est arrivé au bout et que ça plaise ou pas, il est arrivé au bout. il fonctionne pas, il nous amène nulle part qu'à la pagaille croissante et tout le monde le sait et dans votre génération apparemment vous réagissez mieux que les autres parce que vous avez mieux compris que faut changer.

Ça veut pas dire que tout le monde est d'accord sur ce qu'il faut faire mais en attendant tout le monde comprend que ça peut pas durer comme ça. Les idéologues d'une du néolibéralisme ont bourré le crâne pendant grâce à notre presse qui était comme vous le savez rationnel, objective et neutre pendant toutes deux générations. Ça fait 30 ans que ça dure.

Et ben même eux, j'ai lu l'autre jour un type que j'estime beaucoup pour sa permanence dans ces idées absurdes qui est monsieur le boucher qui est un éditorialiste du monde et maintenant aux échos qui dit bon ça va on a compris maintenant faut que revienne partout mais bon ok on n'est pas plus d'accord maintenant qu'avant alors qu'est-ce que c'est le postlibéralisme ? Et ben bon courage trouver hein. Nous pendant ce temps-là, on a peut-être quelque chose d'autre à faire.

Moi je m'en cache pas. Oui, je j'ente mon action et j'orienterai mon action si c'était moi qui gouvernait ce pays sur une logique la citoyenneté, c'est-à-dire la révolution citoyenne. Les êtres humains reprennent le contrôle de toutes leurs activités.

Ils en délibèrent et ils décident ce qu'on fait, ce qu'on arrête de faire. Et on ne se laisse plus dire "Ah ben qu'est-ce que vous voulez mon pauvre monsieur ? Ah ben c'est l'économie, c'est pour créer de l'emploi.

Quoi ? Vous voulez interdire le glyphosate ? Mais monsieur Mélenchon, c'est vous qui allez aller arracher les mauvaises herbes ?

Parce qu'on m'a dit ça, figurez-vous. J'ai dit c'est incroyable, pendant 200000 ans, les gens ramassaient des herbes et maintenant c'est plus possible mais comme on faisait avant. Donc je pense qu'on est capable de le faire.

Je vous donne ça comme un exemple des répliques caricaturales qui ont pu m'être faites chaque fois qu'on a expliqué qu'un mode de production était absurde et qu'il fallait passer à autre chose. Aujourd'hui, j'ai participé à une manifage des poussins, mais figurez-vous qu'on est obligé d'argumenter pour expliquer pourquoi les êtres humains étant capables de détruire la planète, les animaux et tout le reste, ils ont donc une position singulière, c'est qu'ils sont responsables. Donc si vous êtes responsable, ben vous êtes responsable tout le temps, y compris quand vous devez vous poser la question de savoir si un poussin c'est une mine, un matériau ou un être vivant.

Alors peut-être qu'un être vivant c'est une appréciation morale mais la morale ça compte dans les relations humaines. Parce que sans règle morale, il y a pas de relation humaine possible. Il y a le bien, le mal, nous le définissons par nos conventions.

Et bien, la responsabilité que nous avons à l'égard de la nature pose aussi qu'il y a un bien et un mal dans la manière avec laquelle nous nous comportons à l'égard des animaux et qui nous interdirait normalement d'embroyer comme nous le faisons avec 50 millions de poussins tous les ans. Voilà, je donne cet exemple parce qu'il est particulièrement choquant. Quel veut être le but ?

J'ai dit pour moi la méthode c'est la révolution citoyenne, la reprise du pouvoir surtout par les citoyens. par les structures qui leur permettent de le faire. Le but, je l'ai déjà décrit dans ma campagne, c'est l'harmonie des êtres humains entre eux.

L'harmonie, c'est pas seulement au sens romantique, mais le romantisme a une très grande importance pour la qualité de la vie, mais ça veut dire de faire coïncider les cycles de l'activité humaine avec ceux de la nature et notamment poser la règle verte. On ne prend plus jamais davantage que ce qu'elle peut reconstituer. Bref, un modèle économique que j'appellerai biormé, c'est tout à fait possible.

Et si vous voulez, je vous dis comment. Je passe aux questions vite fait. Alors, est-ce débat politique, démocratique, humaniste, rationnel, tel qu'il existait ?

Ah bon ? Il existait quand celui-là ? Le débat politique, démocratique, humaniste et rationnel.

Alors, je vous rassure, il a jamais existé. Par conséquent, on fera à l'avenir comme on faisait dans le passé, on se débrouille. Bah non, vous avez ceux qui ont toujours dominé les moyens d'expression, mais ils ont changé d'endroit.

Aujourd'hui, vous pour vous c'est la télé ou la vidéo. Une génération avant quand on faisait comme vous là, on achetait tous le même journal. Je dis pas lequel parce qu'il est devenu tel que je supporte plus.

Et alors, on disait ça. Bon, c'est là-dedans qu'on apprenait. On se faisait un peu manipuler mais bon, on était quand même conscient.

Et puis auparavant, ben voilà, je ne veux choquer la foi de personne, mais moi j'ai connu la période où on vous disait toutes les semaines ce qu'il fallait faire, hein. J'étais militant à l'époque socialiste, j'étais le seul mécréant de ma section. Donc, j'allais chercher mes camarades à la sortie de la messe le dimanche.

Je savais bien ce qu'ils avaient fait là, hein. C'est leur foi, leur pratique religieuse. Mais l'autre que je connaissais aussi, le curé qui était pas de mon bord, il leur expliquait ce qu'il fallait faire et pas faire.

Donc à tous les moments, vous avez eu des prescripteurs d'opinion et à tout moment notre liberté individuelle et ben ça consiste à être capable de juger, c'estàdire dire "Ah bah oui, il a raison, je suis d'accord avec lui." ou bien "Ah bah non, il a tort, c'est pas rationnel ce qui me raconte, je n'y crois pas". Donc le débat humaniste, alors celui-là, j'ai encore moins vu que les autres, le débat démocratique et rationnel, non, c'est à nous de le faire vivre.

Donc ça n'a jamais été simple. Moi, j'ai souvent entendu des camarades me raconter que avant euh la lutte de classe, c'était visible à bourg. J'ai racontez-moi quand est-ce que c'était que le simple fait d'être exploité ou transformé en révolutionnaire ?

Jamais. Donc, il y a toujours fallu intervenir, réfléchir, mettre à distance. La pensée se construit comme ça.

Notre liberté dépend de nous-même. C'est un effort la liberté. Et la le fait de s'approcher d'une vision qui nous permet de prendre une décision utile, ben c'est un effort intellectuel, c'est un effort philosophique, c'est pas s'abandonner à la passion.

Or aujourd'hui, tout le système non seulement appartient à quelques personnes, mais à une grille bien établie. Allez voir mon blog parce qu'aujourd'hui, je me fous de de J'ai fait un blog qui dit une note un peu sur mon blog. Le titre c'est Macron veut vendre le palais de l'Élyée.

Vous étiez pas au courant ? Ah merde. Bah vous verrez, vous apprendrez.

Bref, le système du média, ça consiste à une pulsion est mieux qu'une émotion. Une émotion, c'est déjà ça suppose un contenu. Une pulsion quick, c'est du réflexe conditionné.

Vaut mieux qu'une émotion. Et une émotion vaut mieux qu'un raisonnement. ra faut se prendre la tête, faut prendre du temps, faut lire, faut écrire plus de 140 signes.

Moi qui suis un grand faiseur de SMS, je vous le dis. Bref, ça ça marche pas avec la pensée rationnelle et construite. Donc, disons-nous ça au moins ici et entre nous.

La liberté est un effort d'abord avec soi-même. Si vous êtes assez borné pour croire quelque chose et j'ai rien que parce qu'on vous l'a dit, bah tant pis pour vous hein. Mais comme être conscient, notre devoir est de faire appel à ce qui en nous va nous mettre dans une relation critique.

Et des fois et ben la meilleure relation critique que j'ai moi, c'est je lis le journal l'opinion. Il est absolument pas de mon bord. C'est quatre pages ou h pages remplies de trucs que je désapprouve.

Mais ça me pique et comme ça me pique, ça me fait réfléchir. Et d'autres fois, évidemment, je lis l'humain parce que j'ai quand même besoin de savoir ce qui se passe euh dans la vie réelle. Et donc je bah c'est pas dans l'opinion que je vais la prendre.

Et je lis beaucoup les échos qui un journal économique. Bon, les rubriques politiques valent pas un clou, mais le reste ça vous permet de savoir où on est le capitalisme. Donc lisez beaucoup, comparez et vous ne pourrez pas vous émanciper du devoir de vous rendre libre par vous-même.

Quelle est votre vision du futur de l'industrie militaire ? Alors, je vais on va pas prendre le problème par ce bout là. Quelle est ma vision ?

Bah, je commence par vous dire une chose. On est souverain si on est indépendant. Si on n'est pas indépendant, on n'est pas souverain.

Et qu'est-ce que c'est la souveraineté ? C'est pas juste moi, moi, moi, je depuis que les sociétés humaines existent, la souveraineté d'imposer des normes à un territoire et à la population qu'il contient. Si vous voulez que vous que vos normes soient appliquées, bah faut être faut que vous puissiez être souverain.

Vous n'êtes pas souverain si vous n'êtes pas indépendant. Vous êtes indépendant si personne ne peut s'opposer à la décision que vous avez pris et au pire vous imposez de force une décision que vous avez pas l'intention de prendre. Quand les Allemands nous envahissent qui a lieu à peu près tous les 50 70 ans, bon ils viennent et puis essayent de nous imposer des trucs.

Alors un coup c'est la sereine, le coup d'après c'est le règlement contre les juifs et ainsi de suite. Vous réagissez pas, vous devrez être horrifié d'entendre un truc pareil. Bref, chaque fois que ça se produit et qu'on vous impose de l'intérieur de l'extérieur, et ben vous vous avez envie d'être vous devez être souverain pour que votre nation puisse être démocratique.

Donc il faut être capable de se défendre tout seul, tout seul d'un bout à l'autre. On va rien demander à personne parce que vous pouvez avoir un magnifique porteavion qui s'appelle Charles de Gaulle qui est une merveille technique. Je vous le garantis, c'est une merveille technique mais pour avoir des avions, faut avoir une catapulte.

La catapulte pour tirer les avions. Mais la catapulte c'est les États-Unis d'Amérique qui la font. Alors le coup, on leur a dit "Bah nous, on n'ira pas faire la guerre avec vous en Irak." Ils ont dit "Bah très bien, embargo sur le matériel militaire.

Vous avez un porte-avion mais plus de catapulte." et les catapultes, on change beaucoup les pièces parce que vous imaginez que c'est la pièce qui fait le plus gros effort sur un porte-avion. Donc il faut être souverain.

Voilà que ma vision des choses. Je suis pacifique mais j'admets que je ne suis pas du courant pacifiste qui a un autre courant à l'intérieur de la gauche qui se refuse absolument à toute comment dire entrer dans un système militaire. J'ajoute que moi je ne crois pas à la formule qui dit "Vous savez si vispem parabellou hein si tu veux la paix prépare la guerre." Non pas du tout.

Si tu veux la paix prépare la paix pas la guerre, c'est quand même ce qui c'est le plus raisonnable à faire. Mais je vais plus loin et je vous mets une petite bombe à retardement. J'ai fait tout ce que j'ai pu pendant la campagne présidentielle pour obtenir un débat sur un point.

La liberté, l'indépendance et la souveraineté des Français dépend de leur système d'armes nucléaires. Nous avons décidé que pour un cheveux toute la tête. Par conséquent, on pense que ça crée une ambiance de travail et que personne va venir nous chercher à condition que ça marche.

Est-ce que nous avons la garantie que la dissuasion nucléaire qui repose sur des sous-marins fonctionne ? Autrement dit, est-ce que nous avons la garantie que personne n'est capable de détecter nos sous-marins ? J'estime que non.

Je prends au sérieux le fait qu'une grande puissance comme la Chine ait pu dire qu'elle travaillait à améliorer ses systèmes d'observation des objets qui sont dans la mer. Je sais que depuis qu'on y a mis des câbles de tous les côtés pour passer l'internet, un câble c'est facile he quick on coupe et après vous avez plus rien. Et bien les câbles mêmes sont comme des cordes de guitare.

Ils font quand un corps énorme passe dans l'eau de plusieurs centaines et milliers de tonnes et ben ça influence les câbles et donc vous arrivez à savoir ce qui passe dans le coin. Si c'est le cas, là je vous parle très sérieusement et ça sera le cas dans 20 ans ou 30 ans. Alors la dissuasion telle qu'elle est là n'a pas de sens et faisons d'un mal un bien.

Autrement dit où déployer notre système pour frapper l'ennemi ? Où se déroulent les choses en ce moment ? C'est l'espace.

C'est dans l'espace que ça se joue. C'est pourquoi tout le monde y est. Tout le monde y est.

Hit expéditions sur Marque. J'espère que personne ne croit que c'est pour faire du tourisme. H expéditions, pas seulement des Nord-Américains.

Tout le monde fait ça. Un seul pays au monde pour l'instant est capable tout seul d'organiser une base spatiale permanente et des allers-retours sur la lune d'objets qui sont commandés. c'est la Chine.

Tous les autres États-Unis inclus sont obligés de coopérer avec toute une série de pays. Nous autres Français, nous savons faire la plupart des produits de la chaîne de production. L'indépendance, ça commence d'abord par savoir le faire.

C'est-à-dire que nous savons faire des fusées, nous savons faire des satellites, nous sommes capables d'envoyer dans l'espace 11 tonnes. Ça a été le cas quand on a envoyé le tir qui s'est fait juste avant James Web. le le le truc qu'on a mis dans l'espace, c'est que c'est pas les Américains qui l'ont eu, c'est nous.

Donc euh on a on est capable de faire ça. On l'a fait avec une telle précision qu'on a gagné l'équivalent de ce dont on aura besoin pour faire bouger James Web et qu'il reste capable de faire ce qu'il a à faire. 20 ans de plus, c'est énorme.

Donc c'est un savoir extrêmement fin, extrêmement technique. Nous maîtrisons tout ça. Donc on n' pas de complexe à faire mais on a une question politique à trancher.

Comment peut-on dire en même temps qu'on est pour la démilitarisation de l'espace et dire monsieur Mélenchon, parce que vous dites les deux choses et vous êtes dans une contradiction que c'est depuis l'espace qu'on peut régler. Pour ceux qui que la chose militaire intéresse, tout le monde le sait comment on fait, hein. Vous mettez quelque chose dans l'espace, poussez le satellite qui est à côté et puis c'est fini, quoi.

Ou bien depuis la terre, vous tirez dessus, vous le mettez en morceau. Les Chinois ont fait la démonstration qui savaient éclairer les satellites. Les Russes ont fait une démonstration de barbare et ont carrément fait exploser hein.

Il y a des boulons partout de dans l'espace à cause d'eux. Mais ça, tous ces pays ont fait une démonstration aux autres. Ils nous ont dit, "Vous avez vu votre téléphone là, vous savez combien vous avez de milliers d'applications de votre vie quotidienne dans un téléphone ?

Les gens qui me disent "Oh, l'espace c'est pas la peine, il y a déjà assez de problèmes ici." Mais très bien, vous en voulez d'autres des problèmes ? Parce que si ce qu'il y a dans l'espace fonctionne pas, une bonne partie tout ce que vous faites fonctionner tous les jours fonctionne pas.

La lutte depuis l'espace, c'est pas une lutte de gentil non plus, hein. Parce que quand vous coupez l'électricité ou que vous coupez les flux d'information, que vous le faites pour un hôpital ou pour vous le faites pour la circulation ou vous le faites pour le métro, allez voir si c'est pas l'étal à la sortie, hein. Il y a pas de guerre gentille, ça n'existe pas.

Il y a pas de guerre propre. Toutes les guerres sont sales. Mais précisément si on veut les éviter, il faut savoir celles qu'on ne doit pas mener.

Autrement dit, si avec nos sous-marins et nos nos tirs de possibles de missiles nucléaires, est-ce que nous ne sommes pas en train d'acheter des arbalettes à l'époque du fusil ? C'est une question que vous avez devant vous. Elle n'est traitée nulle part et discutée nulle part.

Les militaires disent bon, ils disent ce qu'ils veulent hein, puis il vous disent pas tout. Mais on vous dit bah non, non, mais c'est pas un problème. Euh euh peut-être dans 20 ans.

Ben justement, si dans 20 ans c'est un problème, autant se préparer maintenant parce que ça n'a pas de sens d'attendre 20 ans de plus. Ça c'est pour la question de la défense. Donc j'ai posé les deux trucs.

Indépendance, donc capacité à s'armer. Donc on ne met pas dans les armements français du matériel que les Américains peuvent ensuite décider qu'on a pas le droit de produire. On ne met pas les logiciels des Américains sur le site de la défense en France et sur les missiles que nous équipons parce que autant dire que c'est comme si on avait rien.

Donc c'est absurde. Alors vous en faites ce que vous voulez mais c'est ma position. Je sais pas si tous mes potes seraient d'accord avec moi, mais moi je suis d'accord avec moi sur ce sujet.

Il y a des fois où je suis pas d'accord avec ce qu'on me fait dire mais je le dis pas. Quels sont les alliés stratégiques de la France ? Bah je réponds tous ceux qui seraient d'accord pour une stratégie altère mondialiste.

Alors là faudrait atterrir là les atlantistes hein parce que d'accord on est les plus forts. Fait les sanctions économiques. Oui d'accord prend plein la tête derrière c'est complètement aberrant mais ça fait rien.

On est les plus forts. Non non c'est fini ça les petits. C'est fini c'est terminé.

Les votes aux Nations- Unies, la majorité des peuples représentés par leur gouvernement aux Nations- Unies ont refusé de condamner la Russie et refuser les sanctions économiques. Alors, je vous dis pas que c'est une avance pour nous, mais c'est une réalité. Si on ne comprend pas cette réalité, on ne comprend pas l'ordre du monde et on ne comprend pas l'ordre qui arrive.

L'intérêt des Français, c'est pas de faire plaisir à leurs copains, c'est de faire ce qui est conforme à l'intérêt de la France. Et l'intérêt de la France, bah c'est d'être avec des gens qui se trouvent d'accord avec elle pour un certain nombre de choses. Alors, il y a les pays européens, mais je vous raconte pas d'histoire.

Allez raconter que vous n'êtes pas atlantiste en Europe, vous allez voir. Il y a qu'en France qu'on a un point de vue pareil. Les Allemands, ils comptent sur quoi ?

Les armes nucléaires des Américains, ils ont chez eux. Les Belges pareil. Et je prends les plus calmes.

Après, plus vous allez vers l'est et vous pourriez qu'il disent quoi les Polonais ? Vive l'armement nucléaire, les missiles antimissiles et tout ça c'est installé chez eux. On parle pas des Lituaniens, des Estoniens, des Letoniens qui supportent pas leurs voisins.

Ils ont quelques raisons pour ça, mais qui eux aussi sont des applentises forcenés. Et la stratégie complètement folle de monsieur Poutine qui nous a tous mis dans une situation insupportable, c'est que le résultat de tout ça, c'est que la Finlande et la Suède entrent à l'OTAN alors qu'avant ils y étaient pas. Alors, bravo pour la réussite.

Tout ça pour empêcher que l'OTAN entre en Ukraine. Les résultats en Europa l'OTAN en Ukraine, en Russie, en Suède et en Finlande et puis après, il y aura la Géorgie et tout va être comme ça. C'est une c'est une erreur considérable, une catastrophe politique qui a été déclenchée par monsieur Poutine dont nous les premiers, les Français, on doit tirer la tête parce que ça nous met la main, ça nous met dans une situation de plus en plus délicate.

Comment on fait pour expliquer aux autres, faut se défendre tout seul ? Ils veulent pas. Ils disent "Vous êtes fous, ça va pas." Non.

Bon. Et quant à dire que nous allons faire la défense européenne qui a l'air de passionner un certain nombre de gens, j'attends qu'il m'explique comment on fait 29 doigts sur un bouton. Non mais parce que pour que vous ayez une défense, il faut que vous ayez un peuple commun, des lois en commun, quelque chose à défendre en commun.

Sauf si les Allemands nous disent par exemple, "Mais doren avant, c'est vous les Français qui vous occupez de notre défense, parfait, on s'en occupe." Mais alors, on n'est plus qu'un pays, on fait un parlement. Moi, j'ai rien contre, hein.

Faire un parlement en commun avec les Italiens, j'en rêve. Euh, ça serait parfait. Et si on doit avoir des lois en commun, alors on a les lois en commun.

Mais on raconte pas des histoires. Pas chacun pour soi. Dès qu'il y a la crise, tout le monde tire la carpette de son côté comme ça a été le cas encore récemment avec les Allemands sur tous les sujets essentiels et puis après les jours où ça va mieux.

Ah bah là oui, d'accord, si vous voulez on copain. Non, c'est la raison pour laquelle l'indépendance et la souveraineté sont des questions clé. J'espère avoir pas convaincu, mais enfin, j'aurais dit ce que j'ai à dire. les relations sino-françaises.

Alors là, ça c'est très intéressant. D'abord Taiïwan et chinois parce que c'est alors sauf si vous décidez que c'est pas chinois, pourquoi pas hein ? Pourquoi pas ?

Vous décidez que c'est pas la Chine. Bon très bien. Donc vous êtes d'accord pour assumer la conséquence.

C'est-à-dire que vous pensez que ce qu'on a signé en 1964 par un communiste échevelé qui s'appelait le général de Gaulle qui a reconnu la République populaire de Chine avant que tout le monde la reconnaisse aussi. Et bien vous revenez là-dessus. Personnellement, moi je reviendrai pas dessus.

Al qu'est-ce que je ferai ? Et ben rien. Des fois, il faut rien faire.

Vous attendez que les choses en comptant sur l'intelligence des gens n'aillent pas trop loin. C'est la raison pour laquelle oui. Qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ?

Les Américains sont revenus à cette position. De temps à autre, ils gesticulent "On va déclencher une guerre mondiale pour régler un problème entre Chinois. Sauf si vous considérez que c'est pas un problème entre Chinois." Alors après le régime chinois personnellement c'est pas celui que je souhaite pour moi, pour mon pays.

Alors mais ceci dit, je devais pas me laisser aveugler. Par exemple, le système des États-Unis non plus me convient pas. Mais j'ai jamais imaginé qu'on aille faire la guerre aux États-Unis pour les obliger à signer les conventions internationales qui refusent de signer comme par exemple l'interdiction du travail des enfants, l'interdiction des mines antipersonnelles et cetera.

Il y a comme ça une dizaine ou une quinzaine de conventions qui d'ù correspondent à une idée qu'on se fait de la civilisation et de la morale que les nord-américains partagent pas avec nous. On a jamais parlé des imposés de force de d'y venir. De même que tous les États nord-américains qui décident de revenir sur le droit à l'IVG, personne n'a parlé, d'aller intervenir pour libérer les malheureuses qui n'ont plus accès et les couples qui veulent y avoir accès.

Donc moi, je demande simplement là pour le coup de partir des réalités. les relations avec les Chinois qu'ell doivent être ben bonne et pacifique et on doit sans cesse contribuer à dire nous ne sommes pas d'accord pour le règlement par la force des conflits et nous avons honte on vous le dit amis chinois que vous ayez trouvé comme idée de dire qu'ong Kong ce que vous avez fait c'est en utilisant les méthodes des Français les méthodes de répression des Français parce que c'est quand même ce qui s'est dit et ben moi ça m'a fait honte alors voilà voilà après j'ai écrit en 2010 que nous devions être des partenaire avoir une coopération privilégiée avec les Chinois. Évidemment, on a dit que j'étais un agent de PK immédiatement parce que moi je suis affecté au camp des méchants de toute façon.

Donc voilà, agent de Pékin cette fois-là. Même si si il y a un journaliste qui m'a dit qui m'a dit "Vos amis chinois euh comme si j'étais je sais pas quoi un espion ou un ou un supp ne suis pas communiste et je ne suis pas chinois." Alors communiste un peu dans les idées hein mais chinois non.

Euh donc tout ça est ridicule. Encore une fois, on parle des relations qu'on doit avoir avec eux et ces relations, elles doivent être bonnes. C'est l'atelier du monde, c'est 1ARD 500 millions d'êtres humains.

Le voisin, alors ils sont descendus, je crois maintenant 1 milliard 300 millions. Le voisin est à 1 milliard, voilà 4. C'est les Indiens qui sont les plus nombreux maintenant.

Et nous, on est là. Vous le savez que 68 millions qu'on est, c'est même pas la province de Shanghaiï ni la ville de Shanghaiï. Donc faut atterrir de temps à autre pour se rendre compte de la nature de nos relations avec les autres.

Quand on est petit, pas nombreux, il faut avoir des méthodes qui vous rendent grands et la méthode qui vous rend grand, c'est celle qui vous permet d'être un interlocuteur pour tout le monde. Et ça empêche pas de dire qu'on n'est pas d'accord, moi je j'ai jamais été d'accord avec le régime du parti unique, que ce soit en Chine ou ailleurs, hein. Et je ne suis pas d'accord avec les méthodes de répression contre la démocratie et contre la liberté.

D'ailleurs dans mon propre pays, je le dis parce que c'est pas brillant. Alors, je sais pas si c'est suffisant si vous avez des procès à me faire particuliers sur le sujet. Pardon, j'ai été un peu long.

Oui, même très longue. Ah, ça va 7h25, c'est parfait. Parfait.

Ça fait quoi ? Fait 3/4 d'heure, 1 heure que ça dure à peu près 1 heure. C'est très bien.

Ça fait 1 heure, c'est très Bah, je vais essayer de faire moins. Tant pis. Bon ben, c'est parti pour la 2e heure.

Bien. Merci beaucoup, monsieur Mélenchon. Euh alors vient le temps des questions de la salle.

Donc je vous prie de m'excuser si tout le monde ne peut pas poser sa question mais on va essayer d'être concis et d'être rapide. On va commencer avec Vadim que j'ai vu le premier. Je vous en Bonjour monsieur, merci beaucoup pour votre intervention.

Je m'appelle Vadim Vadim du Argenta. Je suis élévant en 2e année à Lilé et je suis président d'une autre association pardon de l'illéri qui s'appelle Trust Africa Hillé qui se concentre sur les grands enjeux africains, les enjeux diplomatiques, géopolitiques et sociopolitiques du continent. Et justement, vous en avez déjà parlé un petit peu avec vos précisions sur la vision alter mondialiste, mais euh qu'est-ce est-ce que vous considérez l'Afrique comme une terre d'avenir ?

Si oui, est-ce que la France devrait en tirer profit ? Et plus généralement, comment la France doit-elle agir ou réagir avec ce continent ? Excellent.

Qu'est-ce que je fais ? Je réponds à mesure. Non, pas tuer les autres.

Oui. Oui. Écoutez votre question.

Merci. Euh parce que je pour nous les Français, c'est crucial cette histoire, notre relation à l'Afrique. Je rappelle à tout le monde que l'Afrique comporte l'Afrique du Nord.

Ouais. et l'Afrique sub-saharienne, hein. Donc l'Afrique, c'est pas que l'Afrique sub-saharienne, c'est pas que l'Afrique du Nord.

Avec l'Afrique du Nord, la relation est tellement évidente, tellement immédiate que seuls les racistes et les imbéciles font comme si ça n'existait pas. Il y a un un un échange qui est d'une profondeur, d'une intensité car rien à voir avec des pays comme par exemple la Lituanie qui est un bon pays mais qui est bien lointain et il y a fort peu de Lituanie en France. Il y a 3 millions et demi de binationaux franco-algériens dont 500000 au bled et nous sommes un peuple.

Il y a 600 700000 binationaux marocains, il y a 200 300000 Tunisiens. Donc nous sommes la même famille, pas les mêmes pays, pas les mêmes États. Ce sont des nations indépendantes et nous-mêmes nous sommes indépendants.

Je le rappelle parce que souvent on le prend dans l'autre sens, mais nous aussi on est indépendant. Bref, avec l'Afrique du Nord, ensuite nous avons non seulement ces liens de parenté, des liens familiaux, mais nous avons un intérêt commun qui s'appelle la Méditerranée, une mère qui met 100 ans à renouveler sa flotte. Donc déjà, on devrait avoir une politique mais acharnée pour ramasser tout ce qu'on jette dans la Méditerranée continuellement et pour faire attention à ce que ça ne s'aggrave pas.

C'est la raison pour laquelle vous souvenez que sur l'Ukraine, une de mes propositions, c'était qu'on y mette des casques bleus autour des centrales nucléaires, vu que les centrales nucléaires sont au bord des fleuves et que les fleuves se jettent dans la Méditerranée. Figurou, un journaliste qui m'a dit "Mais l'enchon ne l'a pas démontré. Je me suis demandé ce que je devais démontrer que les fleuves vont dans la Méditerranée ou que une centrale nucléaire qui s'effondre." Bon bref.

Bah alors, je vous affirme sans preuve que les fleuves vont à la mer et en l'occurrence la mer méditerranée et que pour une centrale nucléaire qui se détraquerait, tout le bassin méditerranéen sera pollué. À commencer par la mer noire qui est, comme vous le savez, une mer qui existe depuis mo- 7500 ans avant notre ère, c'est-à-dire qu'elle est assez récente. Tout serait pourri d'un bout à l'autre.

Et je trouve que du point de vue de la diplomatie, quand vous avez des gens qui sont en guerre, vous pouvez pas simplement dire "Ben, on arrête la guerre. La guerre, c'est le but. Comment on s'y prend ?

Bah, on discute. De quoi voulez-vous discuter ? Bah, de ce qui intéresse tout le monde.

Les Russes comme les Ukrainiens ont aucun intérêt à ce que ce soit le bazar avec les centrales nucléaires. Ben, c'est un début, non ? On peut dire ben voilà, on va démilitariser cette zone puis après on prend le compas, puis on regarde et voilà comment on commence une diplomatie concrète, pratique sur un intérêt général.

Voilà pour l'Afrique du Nord où nous avons des intérêts en commun. Après arrive la l'Afrique au Sud du Sahara. Faut bien que tout le monde comprenne.

C'est le futur du monde. 40 % des naissances de la de prochain demi-siècle auront lieu à cet endroit-là. Avec ces pays, nous partageons une langue en commun, en partie, hein, pas tous.

Les pays qui sont anglophones, il y a des pays qui sont francophones. Et dans tous ces pays existent diverses langues qui sont des langues auxquelles les peuples sont attachés et le plus souvent les gens sont bilang le plus souvent. Donc nous les Français, il faut qu'on se fasse à l'idée que la langue qui est partie de chez nous, qui est une invention de l'État de François 1er et de poètes de cours qui l'ont fabriqué d'un bout à l'autre pour dire que la créolisation, ça fait un moment que ça dure, hein.

Après avoir été galoromain, nous avons été les gens qui ont inventé leur langue. Vous devez le savoir parce que je sais pas, il y a des gens qui ont fait des études de lettrre ici quand même quelques-uns, hein. Bon, Joakim Dubélé, défense et illustration de la langue française.

Le gars il dit bon on a une langue mais on manque de mots alors on va aller les prendre partout chez les Grecs, les latins et chez les ouvriers. L'avenir de la langue que nous avons en commun va se reformater là où il y a le plus de monde qui l'utilise. C'est ce qui veut dire que la dynamique culturelle de la langue, la dynamique créativité de la langue va se trouver en Afrique francophone par la nécessité.

Et dès lors que nous-même on sera devenu moins stupide et de mettre à l'Académie française au lieu de mettre un un mec comme Vargas Losa qui a jamais écrit un seul livre en français. Si on veut à tout prix et je pense que c'est bon qu'il y soit qu'on y ait des auteurs et ben moi je propose que ce soit Abdurrahman parce que non seulement c'est un copain qui vote pour moi mais en plus il a écrit une œuvre de romancier qui est magnifique. Bon c'est un romancier et au piano français.

Bon voilà et ainsi de suite. Donc mettez-vous bien ça dans la tête hein. Notre avenir est en partie dessiné en commun avec les pays de de tout le continent africain.

La le 2e élément j'ai dit la masse des personnes. Le deuxième élément, la langue que nous avons comment le troisème élément c'est que rationaliser nos relations avec l'Afrique et décider que notre politique à l'égard des pays de l'Afrique, c'est pas seulement celle de quelques grands groupes financiers. Ça va pas seulement débarrasser les Africains, c'est que ça va nous débarrasser nous aussi d'un certain nombre de gens qui interviennent sur la vie politique nationale et qui se contentent pas de pourrir celle de l'Afrique, qui la pourrissent ici déjà.

Et par conséquent, nous ferons deux fois le ménage. Une fois pour nos amis et nos frères là-bas et une deuxième fois ici pour nous-mêmes. On n pas nous de complexe à avoir.

Moi, je me suis engueulé je sais pas combien de fois à propos de la France-Afrique et je disais doucement, moi j'y suis pas. Moi, je je suis pas je suis pas avec eux. Alors après, la coopération des Français avec les Africains, ben elle doit être intelligente.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Faisons une université de l'espace. On n'est pas assez nombreux.

Et pourquoi les africains qui se sont fait voler le 18e siècle avec l'esclavage, le 19e siècle avec la colonisation, se ferait voler le 21e siècle parce qu'ils n'ont pas accès à l'espace, sauf l'Afrique du Sud et pas pour certains pays accès à la mer. Voilà. Donc on pourrait faire des choses ensemble au lieu de rappliquer avec sous notre bras les milliardaires des multinationales qui à la première occasion dès qu'ils ont trop d'emmerdement avec la justice dans ces pays foutent le camp.

Vous avez peut-être pas suivi ça de près. Mais monsieur Boloreil s'est barré d'Afrique. Il a vendu toutes ses affaires.

Tout, absolument tout. Il est vrai qu'il avait quelques soucis au Burkina Faso et dans d'autres pays il est parti. Il a tout vendu à une compagnie de transport bien connue des Français pour des raisons que je n'aborde pas ici parce que je tiens à ma peau.

Mais bah oui, provisoirement, ça durera pas toute la vie mais c'est comme ça. Et ça ça vient de se passer sous nos yeux. Donc nous devons nous débarrasser de ce genre de relation et faire avec les Africans le bon pacte dont on a besoin parce que ils sont plus nombreux, plus jeunes, plus dynamique que nous le sommes nous-mêmes.

Donc on va trouver de quoi faire et on peut partager. Et on peut partager quoi ? La seule chose que plus on la partage, plus il y en a.

C'est-à-dire le savoir. Ils ont des choses à nous amener, on a des choses à leur donner. Bref, pour moi, si j'avais à m'en occuper, j'aurais passé du temps à faire ça.

J'ai d'ailleurs commencé avant histoire de créer des relations. Je suis donc allé au Burkina. Heureusement, c'était avant le coup d'état.

J'ai rencontré mes amis du balai citoyen, ceux qui avaient nettoyé la clique à Compaor et cetera et cetera. Et partout j'ai tenu ce discours que je suis en train de soutenir. J'ai été accueilli des fois un peu fraîchement.

Rel un français qui vient dire bon clairement b ça me fait mal au cœur de voir le le sentiment antifrançais que je comprends. Je comprends pourquoi c'est comme ça qui a grandi ici là. Il est choquant.

Il est pas généralisé pas non plus mais enfin quand même. Alors après on a battu des records comme vous le savez tous notamment au Mali dont on avait oublié provisoirement qu'il appartenait au malien. Et donc on n'a pas jugé bon de dire ce qu'on y faisait, ni quand est-ce qu'on comptait s'en aller, ni pourquoi.

Alors on était là, on y a voté une fois à l'Assemblée nationale et on y est restait 9 ans. On y a perdu 54 militaires. On n pas compté les civils qui sont morts de dans dans ces batailles.

Et nous nous sommes fait expulser ignomieusement. Et moi, j'ai dit que j'étais pas d'accord avec la façon avec laquelle on a été traité quand on est sorti parce que nous sommes venus. Alors, il y avait qu'à pas accepter le gars qui avait été lu président, hein.

Il avait été élu de manière assez bizarre, mais c'est lui qui nous a dit de venir. Moi, j'ai dit depuis le début, on vient pour faire quoi et quand est-ce que vous considérez qu'on peut rentrer chez nous ? Mais ça c'est pour nos partenaires.

Puis nous aussi, nous on avait quelque chose à dire. Résultat, vous avez vu comment c'est fini ? Un pays dans lequel vous mettez 5000 hommes et femmes des combattants. 5000, pas tr ou 4, pas 400 comme quelques bases qu'on a. 5000 et on vous fait trois coups d'état sans que vous les voyez arriver.

Qu'est-ce que c'est cette organisation ? Et ben, c'est nul. Voilà.

Et au passage et ben moi, je déplore les conditions dans lesquelles on est on est resté et on est parti parce que les Maliens méritait mieux et nous aussi. Et dans cette affaire, tout le monde y a perdu. Voilà ce que je veux dire pour l'Afrique et je crois que c'est pas très compliqué d'organiser tout ça mais il faut renoncer à l'esprit prédateur.

Alors après, il y a évidemment la question du fran CFA qui est posée. Je pense que si c'est une manière de faire les poches des Africains, faut arrêter. Et c'est ce qu'ils disent.

Bah donc faut arrêter et il faut qu'il retrouve la liberté d'une monnaie, peut-être une monnaie commune, c'est à eux d'en décider, pas à nous qui leur permettent de fonctionner avec une certaine stabilité de la monnaie parce que c'est ce que craignent beaucoup de gens et la parité fixe avec l'euro est pas non plus une affaire pour eux. Donc tout ça on le comprend. En tout cas, des gens comme moi le comprennent.

Et si nous avions eu à gouverner le pays, on aurait commencé en partant de là, c'est-à-dire désamorcer tout ce qui est sujet de pagaille et de conflit entre eux et nous parce que il y a aucune raison que ça dure. Alors maintenant, qu'est-ce que vous voulez ? Nous avons soutenu le fils du maréchal Idriss Débi.

Alors, monsieur Idriss Debi a été assassiné. Il était président de la République. La Constitution du Tchad prévoit que c'est le président de l'Assemblée nationale qui doit présider le pays.

Si arrive malheur au président, et ben il arrivait malheur au président et c'est son fils qui préside. C'est l'affaire des Tchadiens. Mais il se trouve qu'il y avait le président de la République française qui a été à cette antronisation.

Et j'aimerais bien savoir ce qu'on a été faire au Cameroun et pour quelle raison notre président s'est montré si aimable affable avec le fils de du président Paul Bya. Qu'est-ce qu'on a à voir avec tout ça nous ? Pourquoi nous on soutiendrait des choses pareilles ?

Quel est l'intérêt de la France ? Quel est son avenir là-dedans ? Quel genre de relation on veut avoir avec les pays ?

Si on veut être respecté, faut être respectable. Si on est on veut être respectable, bah faut respecter les autres. D'abord respecter les autres.

Et comme on a tellement fait dans le mauvais sens, en faire un peu trop dans le bon sens, ça ferait pas de mal pour établir l'équilibre. Voilà pour l'Afrique. Bonsoir monsieur Mélenchon, je m'appelle Enzo, je suis en 3e année ici à Lidé et ma question est au premier abord moins international.

J'aimerais revenir sur votre projet, vous parlez de remettre les citoyens au cœur d'une nouvelle façon de gouverner. Euh, j'aimerais faire un lien avec la fatigue démocratique qui s'observe à l'échelle du continent européen. Euh, comment est-ce que faire renaître la liberté, la souveraineté et l'indépendance des citoyens euh contribuerait à la responsabilisation des citoyens et ce dans un contexte, on va dire, de monté de l'ilibéralisme dans l'Union européenne.

On a par exemple Victor Orben qui se revendique volontiers de l'ilibéralisme et globalement aussi dans un contexte d'apathie ou alors de polarisation du débat public en Europe. Euh voilà, c'est compliqué hein. Non mais c'est une bonne question parce que on est confronté à une situation qui est affreuse. des fachot en Italie, d'autres en Suède, on aurait imaginé une chose pareille et puis bon voilà.

Alors ça sert à rien de se masquer, il doit y avoir une cause non quand même. Euh on a eu le même problème en Autriche, c'est des grands pays, c'est des c'est des peuples cultivés. Donc on peut pas regarder ça comme si de rien n'était.

Moi, j'ai l'impression al je parle depuis mon balcon d'un soumis euh d'être un peu le dos au mur. Je vois bien que dans mon pays les choses prennent pas un tour fameux, non seulement une influence électorale tout à fait importante de de l'extrême droite, mais des débordements si j'ose dire. Voyez, j'essaie de respecter la diversité de vos convictions, mais bon euh on s'est fait casser la figure encore hier à Lyon.

Euh je préviens s'il y a ici des correspondants que ça va pas continuer hein. Mais c'est pas non plus une solution. D'accord.

On va pas on va pas s'installer dans un système de réplique qui fait que ce pays va devenir invivable si on fait tous ça. Donc monsieur Dharmana ferait bien de s'occuper de ça aussi de temps à autre nous garantir le fait que on sait pas cassé la figure dans la rue nous permanence sacagé et compagnie. Maintenant pour l'Europe, vous savez vous connaissez mon he ma ma trajectoire. tout à l'heure, on vous a dit tous les exploits électoraux et vous avez oublié deux élections européennes.

Euh mais euh bon, moi j'ai d'abord été euh dans la tradition constante de ma famille politique à gauche, un fédéraliste européen et puis me rendons compte que ce que je racontais et la réalité n'avait aucun rapport et que plus on votait des trucs qui intégrésent, moins ça allait bien et c'est le contraire qui se passait. Donc en 2005, j'ai refusé le traité constitutionnel qui nous était proposé et où nous les Français, on s'était débrouillé comme des pieds comme d'habitude et on nous amené un texte qui aurait pu être bien différent si le président Giscard destin y avait fait un peu plus attention. J'ai voté non, j'ai été content que ce soit non.

J'ai été scandalisé du fait qu'il traitait de Lisbonne derrière qui redisait la même chose et depuis nous sommes dans une Europe libérale qui met au sommet de la hiérarchie des normes la concurrence libre et non faussée et donc se vous elle-même à la dislocation parce que les peuples sont appelés à être en opposition les uns avec les autres. Certains avaient dit froidement que c'était le but. J'ai oublié son nom.

C'était le président de de l'Union européenne, c'était un portugais. Tant pis pour moi. Mario.

Non non, peu importe. et lui avait dit "Bah écoutez, des fonds structurels, il en reste plus. Par conséquent, les pays qu'on intègre et ben il va falloir qu'il se payent leur élévation de niveau des structures, des infrastructures matérielles comme on a fait pour les autres, par exemple pour l'Espagne, pour le Portugal, pour la Grèce quand ils sont entrés, bah ils vont se les payer eux-mêmes avec des différentiels de coûts sociaux." Voilà.

Alors, il y a eu quand même un des fonds structurels, mais pour l'essentiel, c'est par la compétition sociale, si j'ose dire, le dumping en réalité, que ces pays se sont équipés et intégrés par la concurrence avec les pays de de l'Ouest queon appelle, je ne sais pas pourquoi la vieille Europe. Comme si les Polonais étaient là depuis moins longtemps que nous, nous français, c'est sûr, mais ça fait aussi un moment qu'ils sont là. Je trouve c'est les Américains qui avaient inventé ça.

Il y avait la jeune Europe, c'était tous ceux qui venaient de sortir du communisme et nous on était censé être la vieille Europe. Alors je peux pas vous dire alors j'ai dit ça pour rappeler d'où je venais mais je peux pas vous dire que le bazar en Europe me convienne. Pourquoi ?

Parce que dans le bazar s'impose le plus fort et le plus fort aujourd'hui qu'à l'éclé de la maison, ce sont les Allemands. Je ne suis pas d'accord pour que ils fassent l'Europe à leur mains. C'est-à-dire que on sait, il domine déjà quasiment toute l'industrie à l'est de l'Europe.

Vous avez plus une usine qui fabrique un boulon en Tchéquie ou en Slovaquie dans un certain nombre de pays qui ne soi pas lié à des trusts. Donc si j'avais à en connaître, comme de toute façon on est dedans, on commencerait par désobéir à ce qui contredit la décision des Français. Vous m'avez dit que faire pour rendre les gens plus responsables ?

Déjà ce qu'ils ont décidé s'appliquent. S'il vote pour moi, c'est ce qu'il y a dans le programme qui s'appliquera. Et donc nous désobéirons aux règles européennes qui rendent impossible l'application de notre programme voulu démocratiquement par les Français.

Alors au début la désobéissance faisait faire des sa péri arrière aux uns et aux autres. Certains me disent "Non, faut sortir tout de suite." C'est pas mon point de vue parce que sortir veut dire créer un chaos que plus personne ne maîtriserait.

Je préfère faire les choses dans l'ordre. Et l'ordre, c'est commencer par dire "On fera bien ce qu'on veut". Alors, on me dit "Mais alors ça c'est ça veut dire que c'est la fin de l'Europe ?" Peut-être, je vais pas dire que pas dire que non.

Mais mais mais qui est-ce qui désobéit aujourd'hui les premiers aux règles de l'Europe ? Bah c'est ceux qui s'y trouve. La règle des 3 % n n'est respectée par personne, le maximum du déficit par personne, et cetera et cetera.

Et là, on va prendre des mesures, paraît-il de rétorsion contre les décisions prises par les Américains en mettant des protections douanières. B ça va contre le principe de la concurrence libre et non faussée. Donc l'Europe entre elle aussi dans un moment d'instabilité énorme après avoir lamentablement échoué dans la crise Covid, lamentablement échoué dans la sortie de crise Covid, les Américains ont déversé des montagnes de pognon.

Nous, on n'a pas fait le 10e et encore aujourd'hui, on est en train d'échouer dans la relation avec les États-Unis d'Amérique parce que madame la présidente de la Commission européenne a rien trouvé de mieux à dire en apprenant les nouvelles des décisions prises sur l'économie par les Nordaméricains que dire "Ah ben enfin, nous voyons une économie verte se profiler aux États-Unis". Fallu l'expliquer madame, vous avez rien compris au truc. Euh c'est euh ils sont en train de subventionner leur industrie pendant que vous vous êtes en train de nous regarder mourir.

Donc alors que faire ? Je viens de dire 1, respecter la décision des citoyens 2, approfondir les processus démocratiques dans notre propre pays, c'est le passage à la 6e République dont nous sommes des militants ardents et donc non seulement briser et changer le cadre institutionnel de la République mais aussi rétablir la le fondement de la démocratie dans notre pays, son fondement historique, la commune. Moi, je suis un communaliste, je crois à la commune.

Ceux d'entre vous qui se posent des questions par exemple savoir pourquoi la première fête du 14 juillet s'appelle la fête de la Fédération ? Tout le monde a l'air de s'en Ben non, c'est que en 1789 eux-mêmes s'appelaient fédérés. Ils disaient qu'ils étaient fédérés parce que les communes s'étaient mises d'accord.

Avant c'était pas c'est avant même la proclamation des communes mais ce processus de démocratie à la base alors moi j'en veux beaucoup à ceux qui prennent un air supérieur pour dire en France il y a 36000 communes comme si c'était une tare ben non c'est pas une tare c'est un avantage. Pourquoi il n'a-t-il pas d'avantage ? Pourquoi la loi sur les comités de quartier n'est-elle pas appliquée dans toutes les communes de plus de 20000 habitants ?

Puisque la loi prévoit qu'on y mette des comités de quartier et qu'on y délègue de la compétence communale ? Il faut sans cesse augmenter la démocratie dans la cité et puis je suis qui suis. Et donc je dirais comme je reste la République a rendu les Français rois dans la cité et cert dans entreprise en même plus cert dans entreprise.

Et ben il faut développer la démocratie dans les entreprises et donner la préférence si vous voulez que j'ai dit tout à l'heure que le marché c'était le chaos mais du marché il y en aura je pense à peu près toujours. Personne ne peut imaginer une société qui n'aurait plus aucun marché. Donc il y aura une part de marché.

Bah si vous voulez le marché et pas le capitalisme parce que ce qui pervertit le marché c'est quand même le capitalisme et ben vous avez la coopérative. Donc vous devez recommencer chers amis à réinterroger la notion de propriété parce que comme elle va de soi que c'est la même chose de posséder son jardin et des actions dans une entreprise et d'être représenté par un fond de pension, je veux rappeler que c'est pas la même chose et que la question de la légitimité absolue et de la liberté totale d'entreprendre a été discutée dès le début de la révolution de 89. C'est-à-dire que quand on a discuté de la Constitution 1793, on a discuté des limites qu'on mettait à la propriété.

Et c'est ce qui conduit Robespierre à dire "Si vous n'en mettez pas, pourquoi serait la seule liberté qui n'aurait pas d'entrave ?" et il dit "C'est pas une déclaration pour les droits de l'être humain que vous avez fait, c'est une déclaration pour les droits des riches." C'est une formule assez radicale, mais Robespierre a dit beaucoup de choses très importantes et très intéressantes avant qu'on diabolise et on l'a diabolisé à cause de ça.

Donc voilà, toujours plus de démocratie. Ça va de soi que c'est incompatible avec les régimes de parti uniques ou les régimes de multiparti qui disent tous la même chose comme les journaux qui sont indépendants les uns des autres disent tous la même chose. Là c'est pas l'indépendance qui est en cause, c'est le pluralisme.

Voilà ma réponse. Il y en a jamais de trop à condition qu'il y ait des règles et les règles ne valent que si elles sont consenties. Donc si elles-mêmes ont été décidées démocratiquement.

J'ai oublié de vous dire que le président fait le contraire. Il a supprimé les délégués d'entreprise et compagnie mais bon ça vous le devinez. Bonsoir monsieur Mélenchon.

Je me présente, je m'appelle Maxime Gellie, je suis étudiant en master 1 à Lilie et euh je voulais vous poser une question parce que vous nous avez rappelé à juste titre l'impact des gaz à effet de serre dans le réchauffement climatique et de ce fait aujourd'hui en ces temps de crise énergétique ne pensez-vous pas que les énergies éoliennes et solaires sont toujours une solution viable alors qu'elle représente même pas 4 % de la production électrique française ? Merci. Ouais.

Si on devait fabriquer des balles et des obus, vous verriez à quelle vitesse on y arriverait. On l'a déjà fait hein. La guerre de 14 a été une mobilisation industrielle absolument inouie et une mobilisation de main d'œuvre absolument inouie parce que comme les hommes étaient au front, c'est les femmes qu'on a envoyé dans les usines avant de les ramener à la maison à l'époque.

Ce qui s'est pas fait si simplement parce que entre-temps le monde avait bien changé. Heureusement. Donc la partcupe les énergies renouvelables aujourd'hui ne signifie pas qu'elle ne puisse pas en occuper une autre.

Et la réplique qu'on me fait souvent, c'est que ah donc on ne peut pas se passer du nucléaire. Et bien moi je prends ma responsabilité. Je veux bien vous donner mon numéro de téléphone mais ça sert à rien.

Je vous demande de demander le numéro de téléphone de ceux qui vous disent que le nucléaire c'est l'avenir et que c'est tranquille, stable et sécure parce que le nucléaire est dangereux et la dangerosité du nucléaire c'est qu'elle est irréversible. Nous avons 59 réacteurs nucléaires dans ce pays. Nous sommes en danger parce que les réacteurs ont vieilli, les installation ont vieilli, qu'il faut 80 milliards au minimum, si ce n'est 150 pour faire le grand recarénage et que l'entretien des centrales est confié par une cascade de sous-traitance. parce que la démonstration a été faite que ce pays n'est plus capable de faire de l'acier d'une qualité suffisante pour que les couvercles des centrales nucléaire soit stable et sûr.

C'est la raison pour laquelle. 1, quand on a démonté une il y a pas longtemps, le couvercle s'est cassé la figure. 2 que c'est le cas du ter le le du ter euh de de le PR, pardon, je dis le le TR parce qu'il y a rien qui marche en ce moment.

Donc dans la catégorie des trucs qui marchent pas, voilà le PR, le seul PR qui est dans ce pays, le président de la République va en faire 14. Alors des fois il dit 14, des fois 6, marche pas. Il a 10 ans de retard et il coûte trois fois plus cher que la somme initiale.

Y a-t-il une alternative ? Oui. Peut-on battre des records de production alternative ?

Oui. Et je vais peut-être vous décevoir, mais c'est pas au photovoltaïque que je fais confiance parce que ça nécessite à son tour des coûts de production. notamment en matière les produits qu'on met dedans qui est insupportable.

Il y a d'autres énergies à condition de tout y aller y aller dur. La géothermie c'est pour tout le monde. Toute la région parisienne pourrait être chauffée en géothermie.

Tout l'est de la France pourrait l'être parce que il y a la ressource pour ça. L'énergie la plus abondante et gratuite pour l'instant, c'est les mouvements de la mer. Ça contient 66 fois le long de notre littoral, ce dont nous avons besoin à terre. 360 fois si on parle de l'océan mondial par rapport à l'humanité toute entière.

Les machines existent, il y en a une qui s'expérimente en ce moment dans la rate de Brest. Les machines qui sont construites sur les bases du biomimétisme, c'est-à-dire qui imitent les processus naturels qui est l'avenir de l'industrie à mon avis, elles existent. Il faut les produire en quantité suffisante et il faut orienter la recherche de ce côté-là.

Mais ce pays a compter, tenez-vous bien, 100000 moulins. Savez-vous comment on appelle un moulin dans la langue contemporaine ? une hydrolienne.

Il y a eu 100000 moulins à eau dans ce pays. On les a tous fermés puisqueaprès on a fait de l'électricité avec des centrales thermiques. Et bien, il faut revenir à des hydroliennes.

On peut en mettre partout, on peut en mettre dans toutes les installations où il y a des mouvements et des fluxes. On peut mettre des des hydroliennes ou des machines qui marchent. Donc ce n'est pas vrai qu'on ne sache pas faire autrement.

Ce n'est pas vrai qu'on ne soit pas capable de rattraper le retard en très peu de temps, mais il faut qu'il y ait un pouvoir politique qui le veuille. Or, c'est pas ce qu'il est en train de faire, il a fait un autre choix. Il a fait le choix du nucléaire.

Voilà. Point. Mais il assume, il dit "J'ai fait le choix." Mais pas essayer de nous faire croire que c'est le seul choix possible.

Tous ceux qui diront qu'un seul choix possible existe vous ment tout le temps. Moi je vous dis jamais, il y a que quand je dis moi que c'est bien. Je vous dis voilà une solution rationnelle.

Vous en avez une autre ? et ben hésitez pas à la proposer. La solution rationnelle c'est un de mettre en place des machines qui nous permettent de capter l'énergie de la mer.

Les machines existent de de mettre en place celles qui permettent de capter l'énergie gratuite de la flotte qui descend du glacier jusqu'à la mer. Ça ça existe aussi. Et enfin enfin redévelopper la recherche et la production sur les bases du biomimétisme.

Le biomimétisme ça consiste à imiter les processus que la nature a mis 3 milliards 800 millions d'années à mettre au point. Et qu'est-ce qu'elle fait la nature ? Elle fait le moins d'énergie possible et le moins de matière première possible partout.

La tour Effel est construite sur le principe d'un fémur. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle tient. Si elle était faite en métal plein, elle tomberait et elle se sera enfoncée dans le sol.

Des exemples de cette nature, je pourrais vous en donner 10, mais il est trop tard pour le faire. Mais voilà ce que je veux dire. J'affirme ma confiance absolue dans la capacité des Français en très peu de temps à produire toutes les machines et à les installer dont on a besoin pour produire de l'énergie renouvelable en cessant de polluer et en sortant du nucléaire.

Je suis certain qu'on est capable de le faire, qu'on peut le faire vite et qu'on peut le faire à condition de décider et de former la main d'œuvre pour ça. J'ai bien dit former la main d'œuvre pour ça. Ça veut dire qu'il faut avoir les concepts et il faut ensuite avoir les gens.

J'ai trop vu de pays où il y a des gens qui décident des choses et il y a personne pour le faire. Et dans notre pays, ce qu'on est en train de faire en sacageant enseignement professionnel et en créant des écoles de formation professionnelle dans les grandes entreprises, on est en train de détruire la capacité d'adaptation et de changement des travailleurs et des salariés dans ce pays qui a toujours été une merveille en Europe. Bref, il y a beaucoup de pain sur la planche.

Comme on est parti là, on est en train de se lier les mains parce que quand vous aurez engagé les premiers milliards, on vous dira que les suivants aussi, qu'on peut pas gâcher, qu'on peut pas arrêter et cetera et cetera. Donc moi, je compte sur vous parce que c'est vous qui allez faire ça hein pour arrêter cette folie et mettre en place ben d'autres d'autres choses. Alors c'est pas vous qui savez le faire parce que vous faites de la politique internationale mais les écoles il y en a hein.

Il y a un an, il y a tout ça. J'ai été Non mais il y en a la jeune génération capable de faire ça. Puis je vous signale qu'ils veulent pas faire autre chose hein.

Parce que les jeunes ingénieurs là qui sont sortis de l'aéronautique, ils ont dit "Oh super content d'avoir un diplôme" qu'il le disent parce que leurs parents ça leur a coûté assez cher puis eux-mêmes de suivre les études hein. Mais ils ont dit mais nous des avions comme ça on en fera plus. Et ceux qui sont sortis de l'école d'agro, donc c'est c'est le même niveau que vous he de sortie.

Ingénieur, il dis super content d'avoir notre diplôme mais votre agriculture on la fera plus parce que vous on est en train de touscager, ils sont conscients et ils ont appris et ils sont en train de mettre au coin d'autres techniques pour travailler la terre, pour faire voler des choses dans le ciel et cetera et cetera. J'ai une confiance absolue dans le fait que vous allez y arriver. Comme c'est pas moi qui va le faire, ça me coûte rien d'avoir confiance.

C'est une blague hein. Non mais bon humour qu'il me filme là lui c'est une blague. Bonsoir monsieur Mélenchon.

Je m'appelle Il y a Koderkovski, je suis en bachelor 1 et je fais partie de l'association Hiller Immune. Euh, merci beaucoup pour cette conférence, elle est très enrichissante et très intéressante et ça honnêtement c'est un honneur un honneur de vous rencontrer. Vous êtes une personnalité politique très influente, même si je ne suis pas d'accord avec vos idées, mais évidemment je respecte vos idées, votre voilà votre influence.

Et donc euh je voudrais revenir sur les vies politiques en France et notamment sur la fracture de la gauche. Il y a certaines politiques enfin il y a certaines personnalités publiques comme Caroline Forest qui distinguent de type de gauche. Une gauche qui euh serait républicaine, laïque, universaliste et une autre gauche qui serait euh antieuropéenne, antiléque et communautariste.

C'est donc je voulais avoir antisémite antieuropéenne islamogauchiste. Euh qu'est-ce que j'ai ? Non mais je vous dis pas que je vous c'est ce qu'ils disent eux hein.

Et puis violente. Oui, j'ai dit parce qu'il manque des adjectifs antisémite islamogauchiste. W J'ai jamais compris ce que ça voulait dire.

Éveillé pas cancel aussi pour détruire les statuts et cetera. Faut rien oublier parce que sinon euh on pourrait nous rater. Mais donc il y a allez-y.

Pardon, c'était juste pour blaguer. Non et donc je voulais avoir votre votre avis sur cette fracture entre ces entre ces deux gauches et la notion de communautarisme et de laïcité qui qui font partie du débat de la du débat en France. Merci.

Ouais. Bon ça va aller vite. C'est qui est des débat ?

C'est quand même normal. Quand il y a un débat, on n'est pas obligé de dire que c'est une fracture, une déchirure. Les journalistes adorent ça.

Si on est tous d'accord, c'est qu'on est des abrutis regroupé autour d'un gourou, hein. Et si on discute, on se déchire tous les jours. Tous les jours, c'est comme ça.

D'abord, ils ont un truc tous en travers de la gorge. Comment se fait-il que quelqu'un qui mon âge qui raconte des trucs aussi archaïques, des trucs socialistes, collectivistes, écologiste, exagéré, comment ça se fait que c'est moi qui fait 22 % et pas les intelligents, beaux, souples, ouverts qui eux font 1,7 2,2. Comment il y a un mystère là ? dans la fracture des gauches.

D'accord. Et j'ai remarqué une chose, la première fois, il pouvait croire que c'est un accident en disant "Bon, c'est qu'on s'est raté, c'est parce que monsieur Amont était trop à gauche." Donc c'est pour ça qu'il a fait 6.

Donc ils ont mis quelqu'un moins moins à gauche pour gagner plus de monde qu'à fait en 67. Ce qui prouve que ils avaient pas dû bien repérer ce qui se passait dans le pays. Je vous dis tout ça parce que je ne sais pas de quelle gauche on parle.

Quand on les les thèmes que vous abordez, je vais en dire un mot hein, mais je commence d'abord parler de ça. Nous avions un problème à régler. Alors vous êtes quête de droite s'il y en a ici hein, vous en avez aussi un, je vous signale à régler.

Vousz même pas qu'un, vous en avez deux. C'est est-ce que vous êtes tous libéraux parce que vous êtes de droite ? Non, moi j'ai connu pendant longtemps et je connais encore des gens qui sont de droite et pas libéraux.

Ça existe. Et puis deuxièmement, est-ce que vous êtes tous de droite tendance des mour ou le Pen ? Non, moi j'en connais plein qui sont de droite, ils sont pas tendance des Mour Le Pen.

Donc j'attends de voir comment vous allez débrouiller votre affaire hein parce que la bataille elle a lieu à droite aussi. Et quelle est cette bataille ? d'un côté, vous avez l'extrême centre qui essaie de devenir la direction politique de la droite et puis de l'autre côté, vous avez le Rassemblement national qui essaie d'être la direction politique de la droite comme elle l' d'autres pays et il va falloir qu'il règle ça.

Alors nous, on l'a réglé une première fois et une deuxième. Et la deuxième, on a fait un choix celui de se fédérer tous autour d'une orientation commune, pas juste un accord électoral. comme on dit certains, hein, un accord électoral et vous allez voir au premier coup de canon, tout ça va se disperser et puis non, on a fait un accord sur un programme partagé 640 mesures.

OK, pas trois ou quatre, pas une plateforme à 10. On m'a proposé ça dans la discussion, m'a dit non, fait une petite plateforme, ça suffit comme ça on est tous d'accord. C'est un programme partagé de rupture.

Parce qu'il y a une rupture contenue dans le système, c'est un programme de transition. C'est pas un programme collectiviste, c'est pas un programme socialiste, c'est pas un programme ultraécologiste, c'est un programme de transition d'une forme de société capitaliste, néolibérale, productiviste vers une autre société, celle que je vous ai décrit tout à l'heure. Mais c'est un programme de rupture et je préfère le redire.

Pas de rupture, pas d'union. C'est aussi simple que ça. Rupture, union.

Après, on discute jusqu'à quel point on fait c on fait ça. Par exemple, sur l'Europe, parce que j'ai été interrogé tout à l'heure, on nous avait dit "Vous allez voir, ils vont s'entretuer." Bah, pas du tout.

Euh on on s'est compris et on s'est bien compris sur la ligne de la désobéissance. Alors franchement, moi je me demandais pourquoi tout le monde me cherchait pourille vu que la désobéissance c'était le titre du bouquin de Bayou qui était secrétaire national des verbes avant où il y avait un problème. Alors, il y avait des verbes dans la salle qu'on disait Bayou écrit ce qu'il veut.

Peut-être bien mais c'est quand même le secrétaire national. Mais en tout cas, ça veut dire qu'on a un vocabulaire en commun. Donc le problème pour l'instant est réglé à gauche.

Il y a des congrès qui ont lieu. Bah j'ai pas lieu d'en être mécontent. Le progrès qui a le congrès qui a eu lieu chez les verts, euh il y a que monsieur Jadeau pour dire qu'une majorité antinupè s exprimée.

Non, il y a une majorité qui existe. Alors peut-être qu'il discute ceci ou cela dans l'accord. Bah pourquoi pas ?

C'est la vie. Si on peut plus discuter de rien, alors euh quel est le sang ? On on fait un parti unique.

On n'est pas un parti unique, c'est donc bien qu'on est différent. Et donc on a des sujets à discuter et des fois à rediscuter. Moi j'y vois pas d'inconvénient, je suis plutôt rassuré.

Bon les socialistes vont avoir leur congrès là, bah ils vont ils vont trancher. Bah mes amis, vous qui m'avez posé la question, je vous dis la chose suivante. S'ils choisissent tous de dire qu'ils veulent plus entendre parler de la nupesse, et ben on continuera tout seul.

On l'a déjà fait. Mais je préférerais que ça se passe autrement. C'est-à-dire qu'on continue tous ensemble et que tous ensemble on propose à ce pays une alternative.

Et je pense qu'on donne plus de courage aux gens quand on leur a dit "Vous avez vu, on est tous ensemble pour faire quelque chose bien euh ensemble, ça donne du courage parce que les gens qui nous nous adressons, c'est d'abord les milieux populaires. C'est c'est deux dont on doit d'abord être les pores-paroles. Ils portent le monde sur leur dos là en ce moment.

Et maintenant, on a l'inflation en plus. Et puis en plus on a froid. Et puis en plus on a faim parce qu'il faut quand même le savoir.

Pas seulement on a faim parce que c'est déjà l'heure d'aller manger. Mais on a dans ce pays il y a il y a 8 9 millions de gens à l'aide alimentaire. D'accord pour réaliser que on en est là 12 millions de gens qui ont cillé l'hiver précédent et ça va continuer.

Donc on est dans cette situation là. Alors, c'est dur hein, vous savez quand vous en êtes à vous demander comment vous avez chauffé, comment vous allez vous nourrir hein, de dire en plus qu'est-ce qu'il dit Mélenchon ? La règle verte ne pas prendre à la nature.

Oui. Bon, d'accord, on compte sur lui. Débrouillez-vous.

Trouvez la solution. Un jour, il y a une dame qui m'a dit ça. Je lui dis "Dites donc, comment qu'est-ce que vous pensez du programme ?

Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on Je vous la raconte à ma sauce, hein. Euh, comment vous voyez ça ?" Elle me dit "Mais dites donc vous moi je pars à 5h du matin de chez moi, je prie le bon dieu qui arrive rien à mes enfants au moment ils vont partir à l'école et que les né s'en occupe bien.

Et ensuite je rentre, il est 21h et je prie le bon Dieu pour qu'ils aient tous mangé et vous voulez me demander ce qu'il faut mettre dans le programme alors que c'est vous qui devez vous en occuper." Elle a éclaté de rire en me regardant. Moi j'avais l'air d'un imbécile.

C'est l'histoire que je vous raconte hein. En réalité c'est pas à moi que c'est arrivé, c'est à quelqu'un d'autre. Mais je le prends pour moi.

Il faut assumer notre responsabilité. Donc je suis pas en train de vous dire je m'en fiche qui est une pèse ou qui est pas du PES. Non, nous avons fait le choix qu'on ferait comme ça et c'est ce choix qui est passé.

Maintenant, je vais terminer sur les thèmes que vous avez avancés. Moi, je n'ai aucun problème avec aucun débat. Je demande qu'on se respecte.

C'est-à-dire ce n'est pas parce que je n'accepte pas qu'on montre du doigt les musulmans, que on insulte leur religion, que on les considère comme parce qu'ils sont musulmans tout le temps suspect de tout. C'est pas parce que je dis ça que je suis transformé en islamogauchiste. Je ne suis ni musulman ni gauchiste.

Et dans les pays où mes amis musulmans par ailleurs étaient engagés politiquement, c'est souvent nous qu'on tue les premiers. Donc je ne comprends pas pourquoi toute cette partie de la soi-disant gauche donc vous ne savez jamais ce qui vote hein parce que ils se disent de gauche que fiche la pagaille hein mais c'est une drôle de gauche. L'idée de gauche concernant la relation aux religions est simple l'église chez elle l'état chez lui.

La religion est considérée comme une affaire privée dans l'idéal républicain. Je ne vous dis pas que les gens qui croient pensent que la religion est seulement une affaire privée, mais beaucoup le pensent et demandent qu'on arrête de leur poser des problèmes, que ce soit d'ailleurs les musulmans, les catholiques, les juifs ou quiconque croit en Dieu d'une manière particulière. Et je vous signale que chaque religion est une hérésie pour l'autre.

Donc le système des Français qu'on a trouvé, la laïcité après 3 siècles de guerre civile, de massacre mutuel, d'abord on massacrait les juifs. Ça ça a duré tout le temps. Faut pas l'oublier hein, ce grand pays de tolérance, c'était pas le pays d'ailleurs à l'époque.

Bon, c'est quand même comme ça que ça s'est passé. Après, ça a été les massacres entre catholiques et protestants. On y arrivait à rien.

Après, on a décidé de convertir de force tous les protestants. On y arrivait encore à rien. Donc l'État n'a pas à se mêler de religion parce que il n'a rien à y faire, ni pour dire ce qu'il doit y avoir dans la religion parce que certains prétendent le faire, ni pour laisser la religion occuper une place dans l'État.

Mais il faut le faire d'une manière absolument claire, nette, ferme tout le temps et sur tous les sujets là où ça doit s'appliquer. Je veux dire que les ministres, les préfets, les maires n'ont rien à faire dans des célébrations religieuses. Et ça s'applique à tout le monde.

Je prends que cet exemple, je pourrais en prendre d'autres. C'est pas la peine que je m'étende davantage. Il faut donc une société dans laquelle on respecte et où chacun est à sa place. et je vois pas pourquoi il y a besoin de s'insulter pour traiter de ce sujet-là.

Alors, on peut ne pas être d'accord. Bon, par exemple, il y en a qui disent que on doit interdire de se mettre en foulard sur la tête si on considère que c'est nécessaire de le faire à l'université. Bah, on est désolé de dire que ben non parce que qu'est-ce que vous voulez ?

C'est la liberté. Nous avons affaire à des adultes et l'espace public n'est pas laïque. Ce qui est laïque, c'est la loi, c'est l'État, c'est le service public.

Mais les personnes et l'espace public sont pas laïques. Bon. Voilà, en tout cas les personnes, j'espère qu'on se comprend.

Je ne veux pas rallumer la braise de cet incendie, mais je suis disponible pour toutes les discussions qu'on peut avoir. Alors après, le reste alors à un moment donné, c'était la folie absolue. La ministre des des universités qui dit tout d'un coup, on va demander au CNRS d'aller vérifier si les études qui sont à la faculté sont islamogauchistes.

Et ben oui, pourquoi pas ? Puis que la RATP aille vérifier ce que fait la SNCF. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? comment un intellectuel, une intellectuelle français a pu avoir une idée aussi grottesque que celle d'aller vérifier sur quoi travaillent les enseignants.

Les enseignants décident collectivement et en général dans le respect des étudiants. Et puis après, si vous allez une université privée, bah vous étonnez pas que dans l'université privée, si c'est une université religieuse, on vous recommande de la religion. Mais en général, c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe.

Il y a une pratique en France qui est beaucoup plus ouverte, raisonnable. de la pratique de de la religion. Moi, je suis assez confiant.

Alors, qu'est-ce qu'il y a d'autre comme autre sujet ? Il y avait l'histoire des statutes. Je sais pas pourquoi on a accuser des des gens qui veulent détruire les statut.

La cancelle culture, moi il me faut rigoler. Alors, détruire, oui, c'est un problème. Bah oui, c'est un problème depuis le début comme disait Rob Pierre, prendre la Bastille, c'était pas légal.

On a fait une sacrée cancelle culture. Camar a battu le bâtiment. Et alors quand les nazis sont arrivés, ils ont toutes les ils ont ils ont fondu toutes les statues des gens des lumières. partout dans tout le pays.

Est-ce que les traditionnalistes proposent de les reconstruire ? Non, hein, c'est curieux. Donc c'est normal, la vie des cité, il y a des il y a des comment dire, il y a des il y a des il y a un rythme, il y a un battement du cœur.

Il y a des moments fait comme si, d'autres moments fait comme là. Bon, alors la révolution cassait tout. Ils ont été à Saint-Denis, ils ont saccagé tous les sarcophages qui étaient là.

La rage accumulée de 10 siècles d'oppression, s'est manifesté de cette manière-là qui vous aide pour dire "Fallait pas le faire." Ça n'a pas de sens, vous en êtes d'accord. Mais par contre des fois ça a un sens.

Si vous dites "Écoutez, c'est pas possible, vous pouvez laisser le nom d'une rue avec un avec le nom de quelqu'un qui est un raciste." Ah bah non, ici c'est la France, c'est une République qui est marquée dessus. Liberté, égalité, fraternité.

Donc chez nous, il y a pas le racisme, c'est un délit, c'est pas une opinion. Voilà, on peut enlever la place et en mettre une autre. Après vous avez des statutes qui sont offensantes.

Quelqu'un m'a dit "Ah, tu vas pas nous saouler Colbert, d'abord je saoule personne, j'ai rien demandé." Mais il y a des gens qui disent que ça les choque. Mais on peut on peut comprendre quand même.

Alors ça n'enlève rien qui était Colbert et tout ça et on sait que c'est le siècle de Louis XIV. Mais ça vous fait rien de voir une statue de quelqu'un qui a édité un code qui expliquait comment on s'assurait la domination sur des esclaves. Bah quand même ça pose.

Ne dites pas comme ça d'un seul coup. Non, c'est pas un problème, on discute pas. Si, si c'est un problème et on discute.

Et c'est bien qu'on discute parce que quand on discute, on s'approprie l'histoire de France. Nous autres français, on n'est pas une religion, on n'est pas une langue, on n'est pas une couleur de peau, on n'est même pas une langue puisqu'il y a 29 pays qui ont la même que nous. Donc on est autre chose.

C'est quoi autre chose ? Liberté, égalité, fraternité. Nous sommes un peuple politique, une République publique.

Donc si nous sommes la République, ben on parle de tout et on accepte que tout se discute tout le temps et queil y a pas de mal à ça et on s'approprie notre histoire nationale en parlant et en s'engueulant sur l'histoire. Moi, j'étais extrêmement content de propos délibérés avec un certain nombre de camarades. Nous avons décidé qu'on serait approprié l'histoire de France parce que il y avait des copains à gauche, c'était pas trop leur sujet.

Et on s'est approprié parce qu'il nous intéressait la grande révolution de 1789. Comme personne comprenait rien ce que je racontais sur le sujet, j'étais pas très performant. On a dit ben très bien, on va mettre de l'ambiance.

Donc dans un discours, dans un meeting, j'ai cité Robespierre. gagner parce que le lendemain sur six colonnes dans le Figaro mais l'enchalp guillotine la terreur et tout ça parce que bon ben voilà ça fait de siècles que ça dure la révolution et Robespierre sont réduits à ça mais on a on a provoqué un débat des copains commencent à dire "Ah bon mais on est pour Robespierre nous ? Bah toi tu fais ce que tu veux mais moi oui.

Ah bon ? Pourquoi ? Bref, et il y a pas longtemps, vous vous souvenez à propos de la marche que nous avons organisé le 16 octobre, rendez-vous le 21 janvier pour la prochaine, et bien j'ai dit "Ah ben ça tombe bien, c'est le jour anniversaire de le jour où moi j'écrivais mon tweet le jour anniversaire de la marche des femmes à Versailles." La marche des femmes à Versailles.

Ah mélanchant, la terreur, la guillotine, la machin et ça son tous. Alors euh j'ai fait une opération comme du feu de Dieu parce que pendant 2 jours pour m'insulter, tout le monde a rappelé qu'on marchait le 16. Donc j'ai gagné mon affaire.

Mais c'est surtout que moi, je suis d'accord pour m'approprier la marche. Vous en voulez pas, n'en voyez pas. Ces femmes-là, c'est elle qui déclenchent vraiment la révolution.

C'est pas la prise de la bassif, c'est un déclencheur. C'est vrai. C'est pas la réunion des États généraux.

C'est vrai, on a décidé 10 choses. C'est elle. Parce que ce jour-là, elle voit à Versailles.

Tout le monde leur dit "Mais ça va, on a compris, restez chez vous." La révolution de 1917, c'est pareil. Elle part d'un mouvement de femme.

Les partis disaient mais ça va, on a compris, restez chez vous. Bah non. Et là c'est pareil.

Restez chez vous, elles y restent pas. Elles y vont, elles vont à Versailles. J'ai dit qu'il y avait pas une mort mais bon c'est pas vrai.

Mais bon deux. Puis ils ont tué un cheval aussi pour le manger. Et elles ont été dans les couloirs tout ça, attrapé la reine et l'ont ramené à Paris.

Ce jour-là, le caractère sacré du roi, c'est fini. Donc c'est la révolution et c'est elles qui ont imposé deux forces. Alors pardon, j'ai dit deux forces.

Elles ont suggéré aimablement au roi de bien vouloir signer un truc qu'il voulait pas signer qui s'appelle la déclaration des droits de l'homme. On doit rien ces femmes. Et puis aussi pendant qu'on y était, si sa seigneurie voulait bien signer à moins que ce soit sa charmante épouse puisque sur Canal Plus, vous pouvez profiter d'une miévrerie à propos de cette traîtresse hein.

Et bien pourquoi pas voulait pas aussi s'il vous plaît signer les décrets d'abolition des privilèges qui avaient été décidés dans la nuit du 4 août. Mais moi, je raffole de m'engueuler sur des sujets pareils parce que vous reparlez d'histoire et vous devenez français dans le seul sens que ça d'être français. Être français, c'est être républicain et adhérer à la devise de la patrie que nous avons en commun qui fait que nous allons nous supporter vous et moi, alors qu'on pense pas la même chose.

On nécrit pas, on vote pas de la même manière. Mais je suis certain que vous avez ça en commun avec moi et que tous les deux si on allait quelque part un 14 juillet n'importe où dans le monde, on court à l'ambassade pour être là pour célébrer la révolution. Voilà comment je vous réponds.

Je sais pas ce que ça vaut mais moi ça me met bien à l'aise. Quoi d'autre ? C'est fini là.

Ben en fait vos vos équipes m'ont trembablement indiqué que vous aviez Ne vous réfugiez pas lâchement derrière des équipes. Qu'est-ce que vous voulez vous directeur ? On fera ce que vous voulez.

Alors moi je je veux volontiers que vous répondiez à d'autres questions très sincèrement puisque je pense que nos étudiants ont la chance de vous avoir mais je veux pas non plus vous obliger à rester jusqu'à pas d'heure. Donc c'est vraiment comme vous voulez. Je sais même pas quelle heure il est.

Il est 8h15. Alors qu'est-ce qui vous va ? Vous en avez marre ?

Vous avez faim là hein. Bah ouais être humain. Allez vous m'avez vu.

Merci monsieur le directeur dans ces conditions. Merci beaucoup monsieur d'être venu avec nous. Vous trouverez quelques vous trouverez quelques questions en ligne si vous souhaitez y répondre.

Je sais qu'il y en a quelques-uns qui qui rongent leurs freins, mais je crois que vous avez surtout des heureux parce que d'accord ou pas d'accord avec vous, euh vous avez justement commencé initié un débat, une conversation et offert à nos étudiants de multiples réflexions. Et pour cela, merci merci encore. Merci pour votre Bonne soirée à tous et à la semaine prochaine. [Applaudissements]