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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 février 2023 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Pécresse : un meeting et des doutes #cdanslair

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:34OuverteRéponse partielle

    Quel est le dernier meeting qui aura entraîné autant de critiques sur la forme ?

  • 3:32RelanceRéponse directe

    Ça dit quelque chose sur la préparation ou l'impréparation d'un candidat ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Sur quoi vous dites ça ?

  • 8:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut faire campagne sans être dans les sbrouffes et en portant une image de sérieux ?

  • 10:17OuverteÉludée

    Est-ce que le discours politique a autant d'importance qu'une émission télé ?

  • 11:57OuverteRéponse directe

    Ça se joue plutôt à la télévision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18PrésentateurFait
    « Valérie Pécresse n'était pas franchement au zénith après un exercice dont elle reconnaît elle même ce matin que ce n'est pas son terrain de jeu préféré. »
  • 2:13PrésentateurFait
    « « La voix, c'est très compliqué pour moi, c'est très compliqué pour les femmes en général et moi en particulier ». »
  • 2:22PrésentateurFait
    « « Normalement, c'est vrai que ça doit servir à la persuasion. Et elle dit, en vérité, l'autorité, ça ne passe pas par la voix. » »
  • 15:16InvitéFait
    « « Il faut clarifier, dire que le grand remplacement, ce n'est pas nous. » »
  • 15:30InvitéFait
    « « Je dis, il n'y a pas de fatalité au grand remplacement et au grand déclassement. » »
  • 15:38InvitéFait
    « « Je déteste cette expression. » »
  • 23:43PrésentateurFait
    « « Il n'y a pas de fatalité au grand déplacement, au grand remplacement. » »
  • 24:28PrésentateurFait
    « « Même si on n'a pas eu d'ancêtre à Gergovie, à Austerlitz, etc., on peut être français et que seul compte l'amour de la France et que la France rendra cet amour. » »
  • 27:28InvitéFait
    « « Prononcer cette formule, ça marque, elle le sait bien, n'importe qui peut le dire, c'est une formule tellement connotée. » »
  • 30:16PrésentateurChiffre
    « « Il y a eu une dynamique post-primaire qui était très forte. Depuis cette dynamique, elle s'est enlisée, elle est aujourd'hui entre 15 et 16 % dans les sondages. » »
  • 30:25PrésentateurChiffre
    « « 31 % Nicolas Sarkozy en 2007, 27 % Nicolas Sarkozy en 2012, 20 % François Fillon en 2017, elle n'est qu'à 15-16 %. » »
  • 34:42InvitéFait
    « elle n'a jamais dit qu'il y avait des français qui n'étaient rien »
  • 35:55InvitéChiffre
    « sa proposition fondamentale c'est de supprimer les frais de notaire pour l'achat d'un appartement »
  • 37:00PrésentateurChiffre
    « il y en a 8 500 qui ont été créées »
  • 38:57PrésentateurFait
    « il a soutenu François Fillon le 7 avril quelques jours avant le premier tour en 2017 »
  • 40:08InvitéFait
    « elle était chiraquienne tout simplement »
  • 40:21InvitéFait
    « il y a un peu de misogynie pour le coup chez Nicolas Sarkozy »
  • 43:26PrésentateurFait
    « il a même dit je ne vois pas qui d'autre qu'elle pourrait aller vers cette élection »
  • 47:52InvitéFait
    « elle n'a plus la niaque elle n'a plus envie je suis fatigué de la fureur du bruit »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Invité12 %
  • Invité 23 %

≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions au SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. 1h30 de discours et une journée entière de critiques. Valérie Pécresse n'était pas franchement au zénith après un exercice dont elle reconnaît elle même ce matin que ce n'est pas son terrain de jeu préféré. Sur la forme, tout y passe avec des critiques naturellement portées par ses adversaires qui moquent sa voix, son ton, ses sourires, ses silences sur le fond. Les mêmes dénoncent la droitisation de son discours et du camp LR. Valérie Pécresse devait se servir de ce meeting hier pour trouver un second souffle.

Elle se retrouve à 50 jours du premier tour avec peut-être plus de questions que de réponses. Pécresse, un meeting et des doutes, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Dominique Régnier, vous êtes directeur général délégué de la Fondation pour l'innovation politique. Je rappelle cette étude réalisée avec la Fondapol qui s'intitule 2022, le risque populiste en France, qui a montré d'ailleurs la droitisation de la France. Nous y reviendrons. Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef au service politique de Paris Match. Je cite votre édito à apparaître cette semaine, la plaie des ex. Raphaël Baquet, vous êtes grand reporter au journal Le Monde.

Vous signez aujourd'hui le portrait de Valérie Pécresse qui s'intitule « La candidate LR face au casse-tête de son image présidentielle ». Nous y reviendrons longuement dans cette émission. Enfin, Bernard Sananès, vous êtes politologue, président de l'Institut de Sontage et Lab. Je cite votre chronique parue dans « Stratégie, crédibilité versus radicalité, le nouveau match ». Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce « C'est dans l'air » en direct. Je me posais la question préparant cette émission Bruno Jeudy. Je me disais, quel est le dernier meeting qui aura entraîné autant de critiques sur la forme ?

Sur la forme, je n'ai pas souvenir de meeting peut-être déjà Valérie Pécresse au début de sa campagne des régionales en 2010 où elle avait été assez critiquée pour sa première prestation justement déjà pour ces questions de forme, de voix, de se mouvoir sur la scène. Elle avait déjà été critiquée, donc c'est quelque chose d'ancien. D'ailleurs, elle s'en explique dans un livre de Chloé Morin sur « On a les politiques qu'on mérite » où elle dit « La voix, c'est très compliqué pour moi, c'est très compliqué pour les femmes en général et moi en particulier ». Et elle dit, normalement, c'est vrai que ça doit servir à la persuasion. Et elle dit, en vérité, l'autorité, ça ne passe pas par la voix.

Donc en fait, il y a tout un passage et elle explique, elle l'admet dans ce livre. D'où d'ailleurs mon étonnement, quand j'ai vu les jours précédents ce meeting, que son équipe misait beaucoup sur ce meeting puisque ce n'est pas son point fort. Mais de mémoire, non, peut-être Ségolène Royal aussi avait quand même essuyé ses critiques et ses meetings de son début de campagne présidentielle, même si on se souvient moins de la fin de campagne où elle avait plutôt réussi le meeting, notamment au stade Charletti. Donc il y a aussi peut-être des possibilités de progrès. Il est clair qu'en tous les cas, il y avait aussi Éric Zemmour qui avait été critiqué.

Ce n'était pas une campagne électorale, c'était un meeting. Il avait aussi, lui, essuyé les critiques. À l'époque, il n'était pas un homme politique. Donc c'est différent. C'était très violent, Raphaël Baquet. C'est très violent parce que c'était très mauvais ou c'est très violent parce qu'il y a une part de misogynie, on va le dire, dans ce début de campagne avec un exercice qui est plutôt formaté pour des hommes. On va prendre une salle comme ça de 7500 personnes et avec une impossibilité, une difficulté pour une candidate de se plier à cet exercice-là. Quelle est votre analyse ?

3:32
Invité

Ça dit quelque chose sur la préparation ou l'impréparation d'un candidat. Il se trouve que Bruno vient de citer Ségolène Royal. Ségolène Royal a travaillé avec Arène Mouchkine, qui est une actrice, grande metteur en scène de théâtre. De Gaulle a travaillé avec le sociétaire de la comédie française. Louis Seignet, ça s'apprend. Les femmes ne sont pas moins bonnes que les hommes. Après tout, Beyoncé, Céline Dion, Lady Gaga tiennent le Stade de France ou des très grands concerts. Donc on ne voit pas pourquoi une femme ne pourrait pas parler en public. Évidemment qu'elle le peut. C'est vrai qu'elle doit apprendre à poser sa voix. Elle doit apprendre surtout à véhiculer des émotions.

Et la difficulté de Valérie Pécresse, c'est ça. C'est qu'elle est raide. On le sait depuis longtemps. C'est un défaut que beaucoup d'entre nous peuvent connaître, bien sûr. Ça s'apprend. Ce qui est étonnant, c'est qu'elle n'ait pas voulu l'apprendre. Quand on l'a interrogée, d'abord, elle a eu, pendant quelques séances, un coach vocal, c'est-à-dire quelqu'un qui lui apprenait simplement à ménager sa voix.

4:35
Présentateur

Elle a une voix fragile.

4:35
Invité

Il suffit de l'écrire dans le journal pour qu'elle trouve ça scandaleux, que c'est vraiment quasiment un crime de lise-majesté. C'est absurde. Il n'y a absolument aucun mal à apprendre à poser sa voix et à l'aménager en public. C'est très difficile. Et elle n'a pas voulu, effectivement, avoir recours à un acteur ou une actrice qui lui aurait appris à parler en public. C'est dommage. Ça raconte. Ce n'est pas seulement anecdotique. C'est pour ça qu'on se rend cette émission avec ça.

5:01
Présentateur

Il y a des gens qui nous regardent ce soir et qui disent « on s'en fout, on va en parler du fond » parce qu'il y avait des choses également dans ce discours. Mais c'était tellement spectaculaire, la façon dont elle a été critiquée sur la mélodie même de ce meeting. C'est pour ça que je voulais d'abord débuter ce tour de table avec vous sur ce sujet.

5:20
Invité

Et ça n'est pas anecdotique en politique. Non, la forme n'est pas à balayer. Surtout quand on s'adresse évidemment au peuple et qu'on veut récolter les voix. savoir parler en public, savoir parler à la télévision. Évidemment que tout ça est extrêmement important dans une compagnie électorale. Dominique Reynier.

5:35
Présentateur

Oui, tout ça est vraiment fondamental. C'est aussi une information sur ce qu'est l'élection présidentielle. Moi, je crois quand même qu'il y a une part de misogynie, je pense. Il y a beaucoup de maladresse, des préparations, ça me paraît visible, y compris de son équipe. Sur quoi vous dites ça ? Je donne un exemple. Moi, j'étais devant ma télévision et je ne comprends pas qu'on ne lui ait pas dit qu'on n'entend pas la foule quand on est dans son salon. On n'entend pas. Tant mieux. Du coup, on entendait elle, mais pas la foule. Or, elle s'arrêtait sans cesse pour être en relation avec la foule. Et du coup, on avait le sentiment. Devant la télévision, c'était très curieux.

Je n'ai pas eu la même perception. Moi, j'étais sur place et les gens m'ont raconté qu'à la télévision, ça avait un effet, ça ne marchait pas, qui ne fonctionnait pas. Alors que nous, on avait la foule qui interrompait le discours. Voilà, ça ne marchait pas parce qu'on se demandait pourquoi. On comprenait que c'était la foule, mais enfin, comme on ne l'avait pas à l'oreille, c'était très curieux. Et comme elle voulait être aimable, elle souriait à ses partisans. Et donc, ça la mettait dans une position tout à fait inconfortable. On aurait dû quand même lui expliquer. Je trouve, là, c'est une histoire de métier. « Attention, tu fais ton discours, tu ne t'arrêtes pas, tu continues, etc.

» Bref. Donc ça, c'était la préparation. Mais de son équipe aussi, elle n'était pas assez prête. C'est certainement le cas. Maintenant, je trouve qu'il y a une expérience qui devient problématique. L'élection présidentielle est-elle faite pour des femmes qui ne sont pas populistes ? Comment on fait quand on est une femme et qu'on veut porter un discours de droite ou de gauche dans l'élection présidentielle et que l'on n'a pas envie de renverser la table ou de dire des tas de choses qui aimantent ou qui même peuvent déchaîner des passions ? Ça veut dire que vous pensez aussi à Anne Hidalgo dans ce même… Ben oui.

C'est marrant parce que ce sont des femmes qui ont une grande expérience de la politique, qui ont même remporté de grandes batailles dans leurs batailles électorales. Quand même, ce n'est pas rien, ce qu'elles ont obtenu les unes et les autres. Prenons Anne Hidalgo ou Valérie Pécresse. Et là, tout d'un coup, on a l'impression que c'est une débutante et qu'elle déboule dans le champ politique. Il y a quelque chose qui est lié à la manière dont l'élection présidentielle française pré-sélectionne les candidats. C'est pareil pour les hommes. Vous avez toute une série de profils de bonhommes qui n'ont aucune chance de percer dans cette élection présidentielle.

Est-ce qu'ils sont trop sérieux, trop mesurés, trop nuancés ? Oui, il n'y a pas de… On attend maintenant à cette élection. Alors, on l'a beaucoup dit, mais tellement dit que ça en devient problématique. C'est même un malaise, rencontre entre un homme et le peuple. Enfin bon, on peut dire une femme et le peuple. Mais enfin, c'est quoi cette rencontre ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut séduire ? Est-ce qu'il faut prendre ? Est-ce qu'il faut soulever les passions ? Comment vous faites pour soulever les passions si vous ne racontez pas n'importe quoi ? C'est difficile. Donc voilà, je pense qu'il y a un problème général.

D'ailleurs, sur le type de discours, hommes ou femmes de côté, on peut tenir dans une présidentielle pour être saillant. C'est intéressant ce que vous dites, parce que c'est ce qu'on entend beaucoup aussi. On le lit d'ailleurs dans votre portrait. C'est ce que disait François Fillon à propos de Valérie Pécresse. Ce qui le met bien, c'est qu'elle n'était pas dans les sbrouffes. Est-ce qu'on peut faire campagne Bernard Sananès sans être dans les sbrouffes et en portant une image de sérieux ?

8:44
Invité

Oui, je crois que oui. Mais il y a un sujet qui est comment, je prolonge ce que vient de dire Dominique Reynier,

8:51
Présentateur

comment vous satisfaites aux codes de la communication politique qui sont un métier, qui nécessitent du professionnalisme, qu'on le veuille ou non, sans perdre en sincérité. Et effectivement, hier, ce qui était par moments perturbant, c'est qu'on ne savait pas si Valérie Pécresse était dans son discours, si elle habitait son discours ou si ce discours, comme beaucoup de gens le pensent souvent, avait été écrit par quelqu'un d'autre. Et donc la question de la sincérité, moi, est tout aussi importante. C'est souvent le cas. C'est souvent le cas. Ils sont souvent écrits par d'autres. Oui, mais justement, il y a des discours qui sont habités.

Nicolas Sarkozy faisait des discours qui étaient souvent écrits par Henri Guénaud, mais il les habitait. Hier, ce n'était pas le cas. Et à mon avis, c'est ça qui a posé problème. Après, que Valérie Pécresse se prépare, que des hommes politiques se préparent. Moi, j'ai toujours été surpris de ça. On reproche aux hommes politiques de préparer une émission. Mais c'est bien normal. C'est bien normal. C'est le respect dû aux gens qui vous regardent. Je ne vais pas présenter une émission, intervenir à une émission sans la préparer. Mais simplement, il faut l'assumer et garder la sincérité. Et hier, on a eu ce problème-là, avec un discours qui, en plus, n'était pas un grand discours lyrique.

On y reviendra. Mal écrit ? En tout cas, ça a manqué de souffle. Ça a manqué de souffle, si on compare les grands discours que l'on a eu l'occasion de suivre. Donc, il y avait le fond. Il y avait la question de la forme. Après, ça pose une autre question aussi. On a souvent dit que, dans les attributs de la présidentialité, il y avait, et on l'a tous dit, l'incarnation.

Est-ce qu'aujourd'hui, dans la France de 2022, où il y a une défiance très forte à l'égard de la parole politique, est-ce que le discours politique a autant d'importance, est-ce qu'il façonne autant les opinions qu'une émission télé, qu'un dialogue avec les Français, qu'un débat entre les candidats, exercice que Valérie Pécresse a plutôt réussit ? Ça, on verra dans quelques semaines. Je n'ai pas la réponse. J'allais vous demander la réponse à la question que vous posez. Je n'ai pas la réponse à cette question. Vous n'avez pas. Pour l'instant, on verra dans les prochains jours et à la fin de la campagne ce que cela entraîne. Est-ce que le discours est toujours un passage obligé ?

Est-ce qu'il peut disqualifier un candidat ? Ou au contraire, est-ce qu'il est une partie du jugement des Français ? Qui a vu ce discours en entier comme vous l'avez suivi vous ou à la télé ? Qu'est-ce que les Français en retiennent ? Des petits bouts qui sont sortis parfois très montés pour être drôles. Qu'est-ce que les Français en retiendront de ce meeting ? Est-ce que c'est juste un meeting ou le tournant d'une campagne ? Exactement. La retransmission des discours, que ce soit sur Internet, sur les chaînes d'info en intégralité, depuis maintenant deux campagnes, change les choses.

Mais il y a beaucoup de gens qui ne vont regarder que la minute, la minute 30, que d'autres médias auront gardé du discours. En un mot, ce discours a été écrit par celui qui était la plume de François Fillon pour sa campagne de 2017 et depuis de longues années. C'est Igor Mitrofanov. Ce n'est pas un personnage extrêmement connu. C'est lui qui a écrit ce discours, évidemment, avec l'apport de la candidate. On voit bien qu'elle y a posé largement sa patte, notamment sur les dix dernières minutes de ce discours où elle parle d'elle-même, de sa famille, de son engagement politique. Je suis, moi, plutôt sur la question de Bernard. Je pense que ça ne se joue plus trop dans les discours.

Dans les meetings ? Oui, je crois que ça se joue plutôt dans les meetings. Ça se joue maintenant essentiellement à la télévision. Peut-être même demain, on le verra sur ces campagnes, sur les réseaux sociaux. En tous les cas, ça se joue plutôt à la télévision, dans les débats à la télévision. On a vu, ils ont pris beaucoup d'importance sur les dernières campagnes et peut-être encore plus sur celles-ci. Et cette fois-ci, on aura peut-être même des débats, non seulement on verra s'il y a un débat avec tous les candidats avant le premier tour. Ça, c'est une question qui se pose. Mais il y aura sans doute, il y a déjà des débats entre les candidats.

Et on va dire, c'est peut-être la chance de Valérie Pécresse puisque sur les débats, elle a montré, au moins pendant le Congrès des Républicains, qu'elle l'avait emporté face à de redoutables débatteurs. Donc, elle a peut-être un avantage là dans l'improvisation et dans le débat. En tout cas, ce matin, elle reconnaissait qu'elle n'était pas bonne. Mais merci. C'est ça qui était étonnant, c'est que ce matin, elle n'a pas du tout berguiné. Elle est assez franche. 200 personnes, une scène magistrale. On va voir l'image en bleu, blanc, rouge. Et une candidate attendue au tournant hier, Valérie Pécresse a tenté de galvaniser ses troupes après une semaine marquée par des défections dans ses rangs.

Un exercice dans lequel la candidate a eu du mal à imposer son style. Magali Lacroix, Juliette Vallon est fière de orne. Un dimanche matin de campagne, ça commence comme ça, sur la route de Paris. La ferveur des militants est l'air du Val-d'Oise. Ça se prépare. Vous avez choisi qui ? Val-le-oui ! Petit exercice vocal avant d'aller soutenir. Valérie Pécresse, façon d'oublier la mauvaise semaine de la candidate, le silence des uns, la trahison des autres.

13:33
Invité

Eric Wurt, je suis un peu déçu. Je ne pensais pas que c'était un homme comme ça. Après, par rapport à Sarkozy, je pense qu'il donnera son accord à Valérie parce qu'il sait ce qu'elle vaut et il sait ce qu'elle peut faire. Passer derrière Jacques Chirac, passer derrière Nicolas Sarkozy, des personnalités d'une envergure et qui ont eu beaucoup, beaucoup de métiers, ce n'est pas évident. Mais elle va se découvrir elle-même et en se découvrant elle-même, elle va se révéler à nous.

13:59
Présentateur

Pour son premier grand meeting, la famille LR s'est offert une salle de concert. Démonstration de force 13 attendue par le parti et les militants et les militants ont 20 de foule. Valérie Pécresse, seule en scène, décline sa stratégie à droite toute.

14:19
Invité

Impunité zéro, la sécurité, un vêtement comme les autres, ce n'est pas...

14:44
Présentateur

Certains vocabulaires

14:45
Invité

aux candidats de l'extrême droite. éclatés face à ces questions vitales, pas de fatalité, ni au grand déclassement, ni au grand remplacement.

15:04
Présentateur

Après la scène, tombent les critiques sur la forme, mais aussi sur le fond de son discours et d'abord dans son propre camp réuni en conseil stratégique aujourd'hui.

15:13
Invité

Il faut clarifier, dire que le grand remplacement, ce n'est pas nous. Il faut que tu marques la barrière avec les extrêmes.

15:22
Présentateur

Et pourtant, le matin même, Valérie Pécresse, un peu agacée, s'était défendue à la radio de chasser sur les terres de l'extrême droite.

15:29
Invité

Je dis, il n'y a pas de fatalité au grand remplacement et au grand déclassement. Je déteste cette expression. Il faut éviter, éviter ça. Et je dis que je ne me résigne pas. Quand vous écoutez Éric Zemmour ou quand vous écoutez Marine Le Pen, ils vous disent c'est fait,

15:44
Présentateur

c'est fait, c'est inéluctable. Du pain béni dans le camp adverse, dans la famille du président bien sûr et à gauche, on regretterait presque un ancien président de droite.

15:54
Invité

Je ne comprends pas en fait quelle est cette dérive permanente de la droite qui visiblement a perdu tous ses repères. Où est passé le discours d'il y a 10 ans ou même de plus de 10 ans

16:06
Présentateur

maintenant, de 15 ans de Nicolas Sarkozy je suis un Français de s'en mêler.

16:10
Invité

Écoutez, ce n'est pas le meilleur meeting qui a été fait. par les Républicains depuis toutes ces années évidemment. Chacun a pu le constater et il y a eu aussi à nouveau encore beaucoup de langue de bois sur les plateaux après. Personne n'est véritablement dupe. Si l'objectif, il était de faire rebondir la campagne de Valérie Pécresse, il n'est pas atteint.

16:32
Présentateur

Dans un dernier sondage, Valérie Pécresse est désormais à égalité avec Éric Zemmour à 15%, devancée par Marine Le Pen à 17%, Emmanuel Macron reste en tête à 25,5%. Juste pour revenir un tout petit peu encore sur la forme, que penser de ces conseillers peut-être qui lui disent ou de ces commentaires qu'on entend parfois « Il faut fendre l'armure, Raphaël Baquet. »

16:59
Invité

Ça vous fait sourire ? Non, parce que c'est la plaie d'un candidat qui reçoit des monceaux de textos « Fait ceci, fait cela » de gens qui, généralement, n'ont jamais gagné une élection. Donc, c'est évidemment atroce. Elle, en ce qui la concerne, c'est vrai que tout le monde lui dit « Ce cliché, il faut fendre l'armure », mais la réalité, c'est qu'elle est comme ça. Elle est classique. Oui. Elle est classique. C'est vrai qu'elle est assez lisse. C'est ce que disait sa mère. Mais elle est lisse. Elle est comme ça. Pourquoi voulez-vous qu'elle soit désaxée ? Oui, elle est comme ça.

17:27
Présentateur

Est-ce que c'est ce qu'elle a essayé de faire hier lorsqu'elle a parlé de sa famille ? C'était la première fois qu'elle le faisait. Elle a remercié son mari, ses enfants. Elle a raconté d'où elle venait. Elle a raconté son histoire,

17:37
Invité

ses humiliations, ses blessures. Par ailleurs, c'est vrai que la misogynie, dont parlait Dominique Reynier, qui évidemment existe, et notamment dans sa génération et aussi à droite, il faut bien le dire, elle a fait cette ascension à un moment donné où les femmes étaient encore il n'y en avait d'abord pas beaucoup et pas beaucoup à un niveau élevé. Donc, évidemment que l'armure dont on parle, elle se l'est construite aussi. Elle existe, ça ? Ce n'est pas un leurre ? C'est à la fois son naturel, si vous voulez, et en même temps, c'est ce qu'elle a construit pour se protéger. Donc, c'est très difficile de s'en défaire.

Et effectivement, c'est très révélateur qu'elle ne se compare qu'à des premières ministres. Margaret Thatcher ou Angela Merkel, qui ont toutes les deux d'ailleurs des personnalités tout à fait différentes, une personnalité très très forte comme Margaret Thatcher, l'autre Angela Merkel, une personnalité plus en retrait. Mais ce sont des femmes de régime parlementaire. Ce sont des femmes qui ont été élues par leur père. Là, évidemment, se montrer dans une élection présidentielle sur le modèle de la Vème République, ça suppose être beaucoup plus désinhibé. Et le classicisme extrême de Valérie Pécresse est un handicap. Elle peut le dépasser, mais c'est un handicap.

18:53
Présentateur

Juste remarquer, c'est difficile peut-être pour beaucoup de téléspectateurs de se représenter ce qu'étaient les LR, UMP, RPR à l'égard des femmes quand même. C'était quand même particulièrement machiste comme univers. La politique est machiste, mais là, c'est quand même une tradition qui a été... Et de traverser ça, elle a un peu dit quand même dans son discours, mais finalement de façon assez rapide parce que c'est vraiment pas rien. Et du coup, on peut comprendre effectivement qu'elle se soit rétractée à sa manière. C'est ce que dit Alain Main que l'on voit passer cette citation ce matin.

Il a été invité chez nos confrères de France Inter et il dit « Je sens un dernier zeste de misogynie » dont ce sera victime Valérie Pécresse. D'ailleurs, hier, elle a même borné un peu cette présentation publique. Elle a dit « Les cicatrices, je ne vous en parlerai pas. Ma pudeur, je ne transigerai pas. » Comme si finalement elle était contrainte, vous le disiez, de parler un peu d'elle, mais que finalement elle le faisait un peu contre son gré, contraint et forcé. On voit bien qu'elle aurait pu s'en passer même si ce passage-là était sans doute plus réussi que les autres. On voyait bien quand même que ce n'était pas non plus le registre dans lequel elle était très à l'aise.

En un mot, elle a quand même dans ce passage plus personnel, elle a assumé le côté, Raphaël dit classique, d'une femme bourgeoise et née à Neuilly, mariée depuis 27 ans, qui a trois enfants. Et c'est vrai, elle a dit « J'ai beaucoup reçu » parce que c'est vrai qu'elle a raconté ses parents, son grand-père psychiatre, le parcours de son père dont elle est assez fière. parce que lui, pour le coup, c'est le parcours de la méritocratie républicaine, universitaire. Plus son père que sa mère, d'ailleurs. Oui, absolument. Son père est vraiment son repère, son modèle de ce point de vue-là.

Mais après, c'est vrai, elle a assumé quelqu'un qui a beaucoup reçu et qui dit « Maintenant, c'est à mon tour de donner ». Alors, bien sûr, de ce point de vue-là, c'est un parcours très classique. Ça n'a rien à voir, peut-être, avec d'autres histoires de candidats précédents à droite comme à gauche.

20:52
Invité

Allez-y, Raphaël Baquet. Pardon, juste sur la misogynie. Elle ne peut pas se présenter à une élection présidentielle comme une victime de la misogynie. Donc, c'est toute la difficulté. Évidemment qu'elle en a été victime, c'est clair. Mais elle ne peut pas revendiquer ça. Donc, parce que quand on se présente pour être chef de l'État, il faut être fort. Oui, bien sûr. Il faut avoir surmonté les obstacles, y compris ceux-là.

21:14
Présentateur

C'est pour ça que ce matin, elle a essayé de rectifier le tir et c'était sans doute assez habile. Si vous voulez des orateurs, il y en a plein la campagne. Des beaux parleurs qu'on a déjà depuis 10 ans ou quelqu'un qui va faire. Elle a essayé de retourner un peu l'argument utilisé contre elle en opposant justement la faiseuse au discours politique. Et on le sait, le discours politique, il est très décrié. Vous avez beaucoup de gens qui vous disent mais ce ne sont que des paroles. De toute façon, de tout ça, dans 15 jours ou 3 semaines, il ne restera rien.

Donc, on verra si cette argumentation prend, si elle est audible, si elle est crédible avec une autre question que Raphaël Baquet l'évoquait qui est comment se débarrasser de cette image de gestion crédible égale candidate pour Matignon, profil pour Matignon pour passer et affirmer une présidentialité. On boucle la boucle sur l'incarnation et les discours et l'oralité, les tribuns. Quand Emmanuel Macron a débuté, il y a eu un peu de flottement, on s'en souvient ? Son premier meeting à la fin de l'année 2016 à la porte de Versailles, c'est un meeting plutôt raté, sa voix se perd, mon projet.

Il a réussi une performance que je crois qui parle plus d'une heure et demie, il l'impressionne par la durée du discours mais pas par la qualité oratoire. Donc ça commence mal.

22:20
Invité

Il a appris, c'est ça ?

22:21
Présentateur

Et alors derrière, il va prendre justement, il va prendre un coach, il va prendre des cours avec un ténor de l'opéra et donc il va progresser tout au long de la campagne. Donc oui, tout est possible, Raphaël disait tout à l'heure, on peut progresser, absolument, c'est simplement, il faut accepter un moment de passer par la case apprentissage de l'art oratoire. Donc ça veut dire, si on résume notre début d'émission, qu'un meeting réussi, c'est d'abord la forme ? C'est les deux, moi je crois que là, pour le coup, il ne faut pas oublier, la forme c'est important évidemment, mais moi je crois qu'il ne faut quand même pas oublier le discours, les choix stratégiques qu'elle pose dans ce discours.

Alors allons-y. Alors c'est vrai que depuis 24 heures, là tout est écrasé par l'appréciation de la forme et moins le... Alors sur le fond, qu'est-ce qu'il faut retenir de ce discours ? Qu'est-ce qu'elle a porté de nouveau ? Alors il y a un mot qu'elle a utilisé qui a peut-être été mal compris, on va peut-être commencer par ça, c'est l'idée du grand remplacement puisque ses opposants ont considéré qu'elle le reprenait à son compte. Est-ce que c'est le cas ? Oui, alors ses opposants en gros disent que c'est un discours plus à droite que jamais.

Je pense qu'elle a posé, elle a reposé puisqu'elle avait déjà fait une ligne stratégique qui est de rester forte sur le régalien, sur la sécurité, sur l'immigration. On lui reproche l'emploi de la formule le grand remplacement. Alors il faut remettre la phrase dans le contexte et dire qu'il n'y a pas de fatalité au grand déplacement, au grand remplacement. Le grand remplacement c'est une expression d'Éric Zemmour. On a l'impression comme ça, en tous les cas, certains commentateurs disent qu'elle la reprend à son compte. Moi je trouve que c'est un faux procès parce qu'au fond, il faudrait dire que c'est peut-être maladroit, j'en sais rien. Moi je pense qu'elle prononce les mots.

Elle a clarifié ou pas ? Alors ce matin, elle a dit qu'elle avait déjà utilisé la formule lors des débats du congrès LR, mais dans la réunion qu'a suivie ce matin avec son équipe de campagne, deux d'entre eux lui ont dit il faut que tu éclaircisses la formule. Jean-François Copé et Xavier Bertrand. Dominique Rigny. Dans son discours, elle a d'autres formules qui sont décalées par rapport à ça puisqu'elle dit à un moment donné que même si on n'a pas eu d'ancêtre à Gergovie, à Austerlitz, etc., on peut être français et que seul compte l'amour de la France et que la France rendra cet amour.

Donc elle fait l'éloge d'une immigration, intégration et donc il y a tas de moments où c'est quand même autre chose. c'est une espèce d'équilibre. Il faut rappeler, je ne sais pas comment elle va s'en tirer de cette affaire, parce que 50% de l'intention de vote à droite, dont les deux tiers à la droite de la droite et Emmanuel Macron, qu'un électeur sur deux, identifie comme un bon représentant de la droite. Donc elle est là. D'un côté, elle est en voie de macronisation, selon Éric Zemmour, d'un autre côté, en voie de zemmourisation, selon d'autres.

Donc c'est un peu, à chaque coup, elle perd de toute façon, mais dans son discours, elle a essayé manifestement, je ne sais pas si elle va y arriver, parce qu'après, il faut le décliner et puis il faut que ça surtout que les gens en parlent entre eux, mais il y avait deux éléments que j'ai trouvés, moi, intéressants dans leur combinaison. Il y avait d'une part toutes les références classiques de la droite française, littéraire, historique, y compris quand elle a dit « moi, je me sens d'Artagnan », etc. « je me sens Cyrano » ou « le Ussard sur le toit ». Ça, c'est des choses comme ça.

Et puis, il y avait tout un côté, moi, que j'ai trouvé intéressant et assez nouveau, contre le principe de précaution sur l'innovation, les biotech, l'intelligence artificielle, le nucléaire, une espèce de droite scientiste qui a existé dans le passé, qui était d'ailleurs la droite de De Gaulle, puis qui s'est un peu perdue dans une espèce de prudence avec Chirac considérable qui s'est ensuite qui a peu à peu irrigué toute la droite, qui n'a pas osé reprendre le chemin des entreprises, de l'innovation, etc.

Et il m'a semblé aussi que le mot « liberté » était très présent dans sa bouche, bref, qu'il y avait une sorte de tentative de faire une sorte de droite un peu plus moderne, un peu plus positive, un peu plus optimiste. – En écho peut-être à ce que disait Eric Wörth dans cette interview dans Le Parisien il y a quelques jours, qui disait « je ne veux pas d'une famille politique croquevillée sur elle-même avec des idées du passé ». – Même contre Zemmour, c'est-à-dire que c'était une droite optimiste en quelque sorte, on va faire de grandes choses, il fallait que les savants, elle a rendu hommage à Marie Curie, enfin…

– Cette question, pardonnez-moi pour vous Raphaël Baquet, le fait que Valérie Pécresse raisonne avec les mots de l'extrême droite ne souligne-t-il pas le déficit d'idées chez les Républicains ?

26:52
Invité

– Moi, je ne dirais pas seulement les mots de l'extrême droite, elle a repris les mots de ses concurrents, souvent, et Dominique a raison, le moment où elle est la meilleure, c'est quand elle dit ce qui est d'ailleurs ses convictions profondes, parce que c'est une libérale, très intéressée par les nouvelles technologies, c'est ça qu'elle est en vérité, Valérie Pécresse. Or là, comme elle est obligée à tout le monde, d'avoir ses alliés, de les tenir, d'éviter trop de défections, elle met un peu tout dans son discours et c'est ce qui fait que ce discours, sur le fond, on ne comprend pas très bien où elle veut en venir. Donc, il y a le grand remplacement.

Alors, c'est vrai qu'il faut remettre le contexte dans lequel elle prononce, mais quand même, prononcer cette formule, ça marque, elle le sait bien, n'importe qui peut le dire, c'est une formule tellement connotée. C'est comme si elle donnait du crédit à Éric Zemmour. Donc, vraiment, ça, c'est une maladresse tactique. Enfin, on le sait bien, n'importe quel responsable politique vous le dira, reprendre les mots de l'adversaire, c'est lui donner crédit. Donc, vraiment, ça, c'est une erreur. Elle reprend travailler plus pour gagner plus. Elle reprend des quantités de marqueurs de la droite d'avant qui, du coup, font qu'on se demande mais est-ce à droite à elle ? C'est laquelle ?

Et cette question est toujours posée à vos yeux. Et cette question est toujours posée parce que, justement, il me semble qu'elle aurait dû faire son discours entièrement anglais, comme dirait les journalistes, dire vraiment avec une trame vraiment qu'on comprend d'un bout à l'autre qui était justement cette droite moderne à laquelle elle aspire et qui est... Mais on va lui dire

28:28
Présentateur

qu'elle est trop macroniste, du coup,

28:30
Invité

si c'est une droite moderne.

28:31
Présentateur

L'équation est extrêmement compliquée pour Valérie Pécresse. Si on résume, elle n'arrive pas à parler à toute la droite, Dominique l'a évoqué, un électeur sur deux qui avait voté François Fillon pour l'instant vote pour elle, c'est très faible, et en même temps, elle n'arrive pas à parler ailleurs qu'à la droite. Quand on voit d'autres électorats qu'elle pourrait conquérir, c'est extrêmement faible, c'est quasiment marginal. Des voix de Macron, des voix venues de la droite, de la droite, elle n'arrive pas à en prendre. Donc elle est prise dans cet étau-là et cet étau, en plus, il se resserre.

Il y a, par rapport à il y a 15 jours, encore plus d'électeurs Pécresse qui pourraient voter Macron et il y a encore plus d'électeurs Pécresse qui pourraient voter Zemmour. Donc hier, elle essaie de faire deux choses en même temps. La première, c'est toujours la vocation d'un meeting, c'est mobiliser son électorat, consolider son socle électoral. Ça s'est réussi ? Effectivement, elle décline, j'allais dire, dans une version assez classique, tous les marqueurs de la droite, l'identité, la souveraineté, la famille et aussi la crédibilité, la crédibilité gestionnaire, travailler plus, dépenser moins, dire autre chose serait un mensonge.

On voit bien que là, c'est les registres de la droite classique. Mais elle essaie, mais c'est vrai que ça ne perce pas beaucoup, de s'adresser à de nouveaux électorats. Elle essaie de parler, par exemple, des évolutions de la société post-Covid, du télétravail. Elle parle des jeunes, elle parle des pensions alimentaires pour les femmes, elle l'avait déjà évoqué, d'écologie, de référendum d'initiative populaire, ce qui est plus surprenant. Mais c'est vrai que cette partie-là est un peu masquée par le classicisme du discours sur les valeurs de la droite.

Mais l'enjeu de remobiliser son électorat, d'éviter qu'il y ait une hémorragie dans l'électorat de droite, c'était incontestablement hier son premier enjeu. Elle en est où dans les sondages ? Quand on dit sa campagne patine, elle est à la recherche d'un second souffle, est-ce que c'est à plat ou est-ce que ça a du sens dans les banques d'opinion ? Il y a eu une dynamique post-primaire qui était très forte. Depuis cette dynamique, elle s'est enlisée, elle est aujourd'hui entre 15 et 16 % dans les sondages. Quand on regarde l'histoire de la droite, 31 % Nicolas Sarkozy en 2007, 27 % Nicolas Sarkozy en 2012, 20 % François Fillon en 2017, elle n'est qu'à 15-16 %.

Donc effectivement, pour l'instant, c'est un score extrêmement bas qui s'explique d'abord et avant tout par l'atomisation de l'électorat de droite entre trois courants d'importance inégale. Encore une fois, un électeur sur deux de droite vote pour elle mais qui reste assez faible. Si elle n'arrive pas à mobiliser 60 ou 70 % de l'électorat traditionnel de la droite, ce sera très difficile de la droite républicaine, ce sera très difficile pour elle d'aller au second tour. Il n'y a pas d'hémorragie ? Ça ne bouge pas ? Ça ne bouge pas, pas de dynamique.

Écoutez, nous, on a le sondage quotidien, j'ai regardé juste avant d'arriver, donc il faudrait que ça ne bouge pas pour Valérie Pécresse qui depuis le 3 février est tankée autour de 15 points, 15, 15 et demi, donc on voit bien qu'elle est dans un faux plat et rien ne bouge. Alors on va voir si demain ou après-demain ça bouge puisque en fait c'est un sondage qu'il faut lire sur trois jours. Éric Zemmour, lui, est plutôt gagné deux points ces dix derniers jours, passant de 13 à 15 et rattrapant de fait à égalité avec Valérie Pécresse.

Mais enfin tout ça, au-delà avec les marches d'erreur, veut dire que le match à trois est toujours là, Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Éric Zemmour, ça ne change pas tout ça loin derrière Emmanuel Macron. Mais quand même quelque chose de particulier me semble-t-il cette fois-ci, c'est que la plupart des candidats ne bougent pas beaucoup. Éric Zemmour a un peu progressé, c'est vrai, on a... Petite dynamique. Petite dynamique, c'est pas non plus... Absolument. C'est admirable parce qu'il n'a jamais été candidat, etc., donc on pense un peu à ce qu'avait fait Macron, etc. Mais moi je trouve que tous les candidats sont bas et à peu près enlisés là où ils se trouvent.

C'est une des caractéristiques de cette campagne quand même. Il y a cinq ans... Et ça raconte aussi le fait que le président ne soit pas rentré en campagne et qu'on attend le top départ ou est-ce que... Peut-être que c'est aussi cette élection qui ne prend pas. C'est ce que dit Marine Le Pen. Marine Le Pen dit que tant qu'Emmanuel Macron n'est pas sur le ring, au fond, il boxe un peu dans le vide les uns les autres et c'est pour ça qu'il y a peu de mouvement dans les sondages. Juste sur le fond, une campagne c'est une idée, c'est travailler plus pour la gagner plus, vous l'avez dit, c'est en même temps pour Emmanuel Macron.

C'est quoi aujourd'hui ce que défend Valérie Pécresse quand elle dit candidate de l'ordre et de la concorde ? C'est je serais la candidate du fer ? Qu'est-ce qui à votre avis est en train d'émerger peut-être avec vous ? Déjà ce que vous évoquez pose problème. C'est-à-dire que hier dans la même journée on a eu la Nouvelle-France, l'ordre et la concorde. Ça fait déjà deux messages ce qui déjà complexifie un peu l'appropriation, la mémorisation. La Nouvelle-France c'est un slogan qui a souvent été utilisé mais après tout c'est assez normal par plusieurs candidats.

L'ordre et la concorde moi ça m'a évoqué c'est assez paradoxal mais vous vous souvenez du slogan de Ségolène Royal qui était l'ordre juste alors ce n'est pas tout à fait pareil l'ordre et la concorde mais on voit bien que c'est plutôt autour de cette idée d'ordre et de concorde dans le fil de son discours je trouve que ça ressemblait plus à ordre et concorde qu'à Nouvelle-France sur son côté protéger j'en ai oublié un protéger, inventer, protéger, reconstruire, réinventer. D'accord. Concorde c'est pour qui ? C'est pour Zemmour ? C'est pour Marine Le Pen ?

Oui c'est pour le ministre national c'est partager le constat que la société française est extrêmement divisée et qu'une partie de cet électorat qui va de la droite républicaine au centre-gauche ne veut pas d'une société qui basculerait dans l'affrontement.

En tout cas hier dans son discours Valérie Pécresse s'est adressée aussi à la jeunesse cette jeunesse qui pour l'instant vous me dites si je me trompe Bernard Salanès a choisi plutôt Macron ou Marine Le Pen dans les enquêtes d'opinion sur le terrain les jeunes avec Pécresse rôdent les argumentaires contre les adversaires de la candidate reportage dans le Tarn Juliette Vallon avec David Lemarchand C'est un cours du soir un peu particulier en cette veille de week-end ils sont une vingtaine à assister à la formation organisée par Guilhem Carayon 22 ans le président des jeunes républicains

34:25
Invité

Moi je crois que le rôle d'un mouvement jeune c'est d'être

34:28
Présentateur

le nerf de la guerre en fait d'une campagne présidentielle rien ne vaut une conversation avec quelqu'un où on arrive à lui à lui opposer des arguments qui sont raisonnés un militant qui te dit Valérie Pécresse c'est la réincarnation de Macron qu'est-ce que tu lui réponds ?

34:42
Invité

elle n'a jamais dit qu'il y avait des français qui n'étaient rien c'est du respect quoi voilà elle a du respect pour tous les français en général

34:50
Présentateur

affûter ses arguments réviser ses fondamentaux pour la majorité de ses militants c'est la première campagne électorale alors un petit cours d'histoire politique s'impose

35:00
Invité

il n'y a pas longtemps sur un marché de Cannes il y a un militant qui a dit comme ça à Eric Zemmour au passage Delta je crois était avec vous Delta c'était les membres de l'OS l'OS c'est les gens qui ont voulu assassiner le général de Gaulle mais c'est pas notre histoire

35:13
Présentateur

de la théorie à la pratique opération collage pour Guilhem Carayon chez lui dans le Tarn on met une autre la Marianne la Marianne elle est très bien même si Valérie Pécresse ne décolle pas dans les sondages son jeune porte-parole en est persuadée elle est la seule à proposer un projet crédible et notamment pour la jeunesse devenu un enjeu de cette campagne présidentielle

35:36
Invité

Eric Zemmour et Marine Le Pen n'ont pas un projet puissant on l'a vu Marine Le Pen à quel point elle avait humilié ses électeurs en quelque sorte au moment du débat de 2017 et Eric Zemmour je crois qu'il

35:48
Présentateur

n'a pas de proposition concrète pour les français

35:51
Invité

moi je le vois

35:52
Présentateur

pour les jeunes par exemple il a dit sa proposition fondamentale c'est de supprimer

35:56
Invité

les frais de notaire pour l'achat d'un appartement comme si à 24 ans la question qu'on se posait c'était d'acheter un appartement non on ne se pose pas cette question on se pose la question de savoir si on va pouvoir bouffer à la fin du mois

36:05
Présentateur

et Guilhem Carayon prépare déjà la bataille d'après en marchant dans les pas de son père ancien député du Tarn figure de la politique locale je vous annonce que le candidat dans la troisième circonscription du Tarn sera Guilhem Carayon juste après la présidentielle en juin prochain Guilhem Carayon sera candidat aux législatives un enjeu crucial pour les républicains dans ce département qu'ils ont perdu en 2017 je veux demain qu'on arrive à reprendre cette circonscription à un député marcheur qui n'aura pas fait grand chose pendant ce quinquennat il aura été en charge des prisons pendant 5 ans justement Emmanuel Macron il avait fait une promesse il avait dit on va créer 15 000 places de prison il y en a 8 500 qui ont été créées donc le bilan de Jean Terlier à l'Assemblée nationale il est quand même assez modeste et ici tous espèrent que l'ancrage local payera face aux députés de la majorité présidentielle

37:11
Invité

je pense que le travail de député n'est pas forcément d'être tout le temps sur des plateaux

37:16
Présentateur

il doit être sur le terrain proche

37:20
Invité

de ses électeurs et pouvoir porter le projet alors qu'il soit sur un plateau je le conçois mais tout le temps je pense qu'il y a autre chose à faire que d'être là le délai entre l'élection du président et le délai signatif est très court et donc il faut anticiper anticiper et déjà montrer le visage des futurs proposés au moins des futurs candidats aux législatives

37:51
Présentateur

anticiper pour espérer gagner en juin prochain et peut-être aussi en cas de défaite de Valérie Pécresse donner une seconde chance au parti et cette question qui nous est posée par Gilles Daniel dans le Maine-et-Loire Sarkozy et Pécresse c'est je t'aime moi non plus bon il n'était pas au meeting Nicolas Sarkozy c'est l'amour vache plutôt moi je trouve oui plutôt parce que franchement trois jours avant son meeting les phrases qui sont rapportées dans la presse et qui sont d'une violence inouïe pour la candidate de sa famille des critiques qui sont un peu parfois presque anecdotiques presque pitié même parfois voilà je n'ai pas reçu les voeux Macron me traite mieux enfin bon franchement on attend mieux de Nicolas Sarkozy je trouve que ce ne serait pas glorieux parce que maintenant je pense que la question est posée c'est-à-dire qu'il ne la soutiendra pas je pense qu'il y a des chances qu'il ne la soutienne pas et qu'au fond elle a été sa ministre soit il attend comme disent certains de ses amis il attend de la soutenir au dernier moment avant le premier tour ou dans l'entre-deux-tours comme ils disent ce qui est très agréable je rappelle quand même qu'il a soutenu François Fillon le 7 avril quelques jours avant le premier tour en 2017 soit il va carrément rallier Emmanuel Macron et on voit bien que les ralliements actuels sont presque tous des proches de l'ancien président qui ont eu la légion d'honneur il y a quelques mois et qui donc finalement rallient Emmanuel Macron donc la question est posée et là pour le coup je pense que c'est le coup le plus rude qui a été porté à Valérie Pécresse juste à la veille de son meeting et franchement ça c'est pas très pas très rassurant elle a été désignée elle a gagné le congrès le 4 décembre et depuis le 4 décembre il n'y a jamais eu un mot de Nicolas Sarkozy pour Valérie Pécresse il n'y a même eu un mot de Nicolas Sarkozy pour défendre furtivement certes Éric Zemmour avant Noël bon alors la question est qu'est-ce qu'il y a entre eux quand on lit votre portrait formidable dans le monde qui est consacré à Valérie Pécresse et au fond à son cheminement jusqu'à ce qu'elle soit désignée il y a cette phrase qu'elle échange avec Nicolas Sarkozy en 2007 tu es tout ce que je n'aime pas à droite et je suis tout ce que tu n'aimes pas à droite et donc il ne la choisit pas comme porte-parole c'est quoi le problème de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de Valérie Pécresse ?

40:08
Invité

d'abord elle était chiraquienne tout simplement donc on en revient à ça donc oui c'est un vieux un vieux fond un vieux désaccord une vieille rancœur entre eux ensuite je pense qu'il y a un peu de misogynie pour le coup chez Nicolas Sarkozy parce que toutes les femmes politiques qu'il cite sont des femmes qui n'ont pas fait de carrière les ministres qu'il aimait celles qu'il appelait ces girls ce qui n'est pas spécialement féministe c'était quand même Ramayat qui n'a pas fait une carrière politique Nathalie Kosciusko-Morizek qui est repartie dans l'entreprise et Rachida Dati qui est maire du 7ème mais qui n'a pas fait une carrière non plus éclatante la seule qui a fait une carrière de haut niveau c'est Valérie Pécresse donc c'est très frappant et même la dernière fois il a laissé filtrer qu'il conseillait à Emmanuel Macron de prendre comme première ministre Christine Lagarde qui est un soutien de Valérie Pécresse donc vraiment il ne cesse de laisser filtrer le fait qu'il ne la soutient pas et il instille le doute ce n'est pas que le fait qu'il se s'il disait je soutiens Valérie Pécresse je ne sais pas si ça déplacerait des milliers des milliers de voix mais le fait qu'il ne le fasse pas ça instille le doute est-ce qu'un ancien président de la République considère qu'elle n'a donc pas la compétence d'un chef d'état voyez ça c'est vraiment très pervers de sa part et c'est en plus tout à fait étonnant parce que quand même sa famille politique joue sa survie et donc s'il concourt à détruire cette famille politique c'est quand même très frappant ça lui sera reproché bien sûr ça lui sera reproché

41:42
Présentateur

au premier rang du meeting il y avait tous les anciens ministres de Nicolas Sarkozy tous ceux là même qui étaient autour de lui pendant les années où il était aux responsabilités Dominique Rény cette émission s'intitule un meeting et des doutes les doutes d'un éventuel soutien de Nicolas Sarkozy vous considérez aussi que c'est un poison lent oui alors en même temps je me dis que ça peut être une chance c'est à dire qu'à partir du moment où elle n'a pas obtenu ce soutien explicite je pense que rien ne la retient d'aller de tracer son chemin de poser les termes de sa propre conception de la droite et de s'émanciper de tous ces mentors qui font défaut j'imagine que c'est il y a de la psychologie dans ce personnel politique évidemment ce sont des femmes et des hommes qui ont des fragilités et des forces je pense que du point de vue personnel j'imagine je ne connais pas les protagonistes au point de savoir cela mais je pense qu'il y a une sorte de difficulté à rentrer dans une campagne comme celle-là à faire un meeting comme celui-là avec cette espèce de blessure qui est que quand même le grand champion encore vivant Nicolas Sarkozy n'est pas avec vous c'est une énergie que vous n'avez pas mais à ce moment-là peut-être que la réaction qu'il faut avoir c'est puisque c'est comme ça ma droite sera la mienne et je laisse tomber alors qu'elle s'est quand même elle a fait beaucoup d'efforts pour citer avantageusement Nicolas Sarkozy et certaines de ses réformes ou de ses formules qu'elle a même réutilisées elle a reçu le soutien d'Edouard Balladur oui effectivement vous avez raison qui d'ailleurs a refusé de soutenir Éric Zemmour qui lui a demandé son soutien semble-t-il là je le sais par la presse parce que je n'ai pas donc je pense que cette information a été validée et effectivement il a même dit apparemment dans ce que dit la presse il a même dit je ne vois pas qui d'autre qu'elle pourrait aller vers cette élection Nicolas Sarkozy reste avec Valérie Pécresse il faut le dire la personnalité préférée des sympathisants de droite donc Raphaël Baquet a raison non seulement ça a un style de doute mais ça ajoute au doute et ce qui ajoute au doute également c'est que les ralliements à Emmanuel Macron viennent de personnalités dont on peut se dire qu'elles sont proches de Nicolas Sarkozy on a parlé de Nathalie Bouchard on a parlé d'Éric Wirt mais ce qui se passe à Marseille par exemple est également assez intéressant à Marseille vous avez deux personnalités figure de la droite marseillaise dont une est assez proche de Nicolas Sarkozy Bono Gilles et un autre maire d'arrondissement Lionel Royer Perrault qui ne sont pas de la droite centriste qui sont plutôt de la droite droite à Marseille etc qui ont annoncé il y a quelques jours leur ralliement à la majorité présidentielle et à Emmanuel Macron donc on voit bien que localement c'est une configuration très locale aussi oui mais à Marseille ça veut dire quelque chose pourquoi ?

parce que si on prend les intentions de vote et qu'on les regarde sur la carte de France il y a deux grandes batailles qui sont symboliques des deux combats que mène Valérie Pécresse dans la région Sud-Paca c'est un match à trois Marine Le Pen Éric Zemmour Valérie Pécresse ils sont tous les trois autour de 15% c'est évidemment un bastion de la droite et de la droite de la droite sur la carte de France c'est là où la droite traditionnelle et l'extrême droite ont fait leur meilleur score et puis la deuxième bataille celle-là elle oppose Valérie Pécresse à Emmanuel Macron ils sont tous les deux au coup d'à-coup c'est l'Ile-de-France en Ile-de-France Valérie Pécresse et Emmanuel Macron sont à 25-23 Valérie Pécresse fait un très bon score en Ile-de-France François Fillon Nicolas Sarkozy dans cette région capitale donc on voit bien que ce qui se joue au niveau national va aussi avoir des influences dans les territoires et également pour la préparation des législatives et c'est ça qui est aussi l'enjeu un peu dramatique pour la droite c'est qu'elle peut se remettre d'une défaite mais elle ne peut pas survivre à une élimination la droite peut se remettre d'une défaite au second tour si elle est éliminée au soir du premier c'est sans doute la fin C'est qui son adversaire ?

Aujourd'hui ?

Oui Au premier tour son adversaire ses adversaires ce sont Marine Le Pen et Éric Zemmour parce qu'elle est prise en tenaille dans cette primaire des extrêmes elle se retrouve au milieu et c'est toute sa difficulté c'est-à-dire que là elle doit absolument elle avait réussi à passer deuxième et là on le voit bien que maintenant elle ne parvient pas à prendre ses distances avec les duétistes de l'extrême droite Et bien justement on va en parler des duétistes comme vous dites de l'extrême droite puisque à l'extrême droite le supplice chinois se poursuit pour Marine Le Pen une nouvelle défection dans les rangs celle de Stéphane Ravier élu des Bouches-du-Rhône qui rejoint le camp Zemmour ce week-end Marine Le Pen encaisse garde son avance dans les sondages mais peine à dérouler sa campagne face à la stratégie Zemmour Léa Dermidjian avec Julien Lonnet et David Lemarchand

46:18
Invité

Une cérémonie très médiatique ce matin à son QG de campagne Eric Zemmour fête la 100 000ème adhésion à son parti Je suis très honoré de vous remettre cette carte de 100 000ème adhérent gardez-la précieusement je tiens à dire que les 100 000 avant vous n'ont pas tous reçu la carte donc Eben Pioche c'est une ancienne des Républicains pas anodin pour celui qui rêve d'union des droites Dorine est tout à fait l'incarnation de ce mouvement qui est en train de se répandre partout c'est à dire que nous sommes l'héritier de la droite de toujours nous sommes l'héritier des gens qui ont été au RPR qui ensuite ont été à l'UMP qui ensuite ont continué à LR malgré les déceptions malgré les désillusions nous reprenons ce flambeau là une prise à droite une autre à l'extrême droite hier fin du feuilleton Stéphane Ravier celui qui était jusque là le seul sénateur rassemblement national rejoint Eric Zemmour dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux la mise en scène de son arrivée au QG de campagne sur les plateaux télé l'élu marseillais ne mâche pas ses mots sur son ancien parti et sur Marine Le Pen on voit bien depuis plusieurs mois mais même plusieurs années que Marine Le Pen est en permanence en train de reculer de composer avant même d'avoir été élue elle n'a plus la niaque elle n'a plus envie je suis fatigué de la fureur du bruit mais en politique malheureusement c'est comme ça c'est un combat permanent riposte par médias interposés dans le camp Le Pen opération même pas mal

48:07
Présentateur

non c'est pas un coup dur mais si vous voulez moi ce que je déplore c'est que cette élection présidentielle ressemble de plus en plus à la fédération française de football c'est à dire qu'on achète des joueurs c'est un grand mercato depuis septembre les gens des républicains partent rejoindre Emmanuel Macron une dizaine d'élus du rassemblement national ont fait le choix de rejoindre la campagne d'Eric Zemmour une dizaine d'élus sur les mille que nous avons aujourd'hui ça fait partie des péripéties de campagne mais je crois que c'est surtout une clarification sur le fond

48:35
Invité

Marine Le Pen elle était sur le marché de menton ce week-end malgré les défections la candidate d'extrême droite joue la carte de la proximité avec les français embrasse ça à des selfies pour son carnet de campagne sur les réseaux sociaux sur le terrain les bus de Marine Le Pen sillonnent toute la France ce jour là nous retrouvons les militants du nord à Armentière pour certains ce n'est pas la première campagne la boîte aux lettres alors selon la boîte aux lettres si c'est un balai brosse on le plie comme ça si c'est une autre boîte aux lettres on le plie comme ça pour ces militantes Éric Zemmour Marine Le Pen c'est loin d'être du pareil au même Marine a la plus d'expérience que Éric Zemmour Éric Zemmour je l'aime bien en tant que politologue historien tout ça il dit très bien les choses mais je ne le vois pas en politique je ne le vois pas pour le moment pour le moment pour moi j'appelle ça de la com vous savez si pas ce pouvoir la France elle s'écroule elle est bien Marine elle temporise comme elle dit les étrangers qui veulent s'intégrer en France pourront rester en France ça c'est pas un souci mais Zemmour non lui c'est direct case prend l'avion et part quoi là Zemmour ce qu'il dit moi non je suis contre ça après trois campagnes selon ses militantes Marine Le Pen aurait changé appris de ses échecs en 2017 c'est vrai qu'elle n'était pas assez proche elle n'écoutait pas trop mais là maintenant elle est vraiment proche de nous elle écoute ce qu'on dit elle écoute nos souffrances et là je sais très bien que maintenant c'est elle la candidate idéale selon les derniers sondages Marine Le Pen est à 17% des intentions de vote deux points devant Éric Zemmour

50:29
Présentateur

je voudrais voir votre réaction Dominique Reynier à ces témoignages de ces militants qui disent au fond c'est elle ou on n'a plus rien oui c'est une à chaque fois qu'on montre des militants de Marine Le Pen on reconnait une France populaire qui a le sentiment d'être abandonnée de ne plus avoir d'appui de ressources pour être représentée pour qu'on porte leur colère ou leur espérance et là ça reste une caractéristique du vieux Front National je dirais qui d'ailleurs avait comme ça aspiré une partie de l'électorat de gauche ce que je trouve très difficile pour Marine Le Pen dans cette présidentielle c'est qu'il y a une espèce d'évidence qui est que c'est sa dernière campagne et quand vous avez ça soit vous avez toutes les chances de remporter la bataille et on dit elle va finir voilà dans le triomphe soit on se dit elle ne va pas y arriver et en plus c'est la dernière et c'est comme cela me semble-t-il qu'il faut aussi interpréter la perception qu'on peut avoir de ces départs c'est-à-dire au fond la question de toute façon au RN aujourd'hui elle se pose c'est fini avec elle et donc il faut maintenant se décider parce qu'il n'y aura plus personne pour tenir la boutique du RN s'il n'y a plus de Le Pen c'est un parti personnel le RNFN donc si la dernière Le Pen s'en va il n'y a plus personne donc à ce moment-là il ne faut pas partir trop tard pour avoir un espoir de jouer un rôle dans les autres ça veut dire que ceux qui partent on a vu tout à l'heure Stéphane Ravier élu des Bouches-du-Rhône donc ces gens-là préparent l'après en fait et d'ailleurs il le dit plutôt absolument Marine Le Pen dit dans d'autres termes ce que vient de dire Dominique Rény à savoir que elle dit au fond pour l'instant je suis la seule avec Emmanuel Macron m'intéressait à la présidentielle la droite est déjà dans la recomposition de la droite Éric Zemmour il est dans la recomposition d'autres choses et au fond il s'intéresse assez peu à la victoire à la présidentielle ce qui a changé chez Marine Le Pen c'est que maintenant elle dit je fais cette troisième candidature pour essayer de gagner elle n'est plus dans la qualification coûte que coûte au deuxième tour elle dit même que ce qui l'intéresse c'est de gagner donc ça passe ou ça casse ça lui fait sans doute pour certains de la peine de voir des reliments comme ça qui sont nombreux maintenant vers Éric Zemmour il y en aura peut-être d'autres oui elle s'attend d'ailleurs à voir Nicolas Beck un député européen à partir dimanche prochain Vardon le lieu régional de Nice voilà elle se prépare elle sait elle dit de toute façon le mode opératoire en plus ne consiste pas à essayer de déstabiliser la campagne de Marine Le Pen mais à la tuer pour en finir avec le rassemblement le rassemblement national et remplacer par une autre boutique qui serait celle qu'Éric Zemmour vient de fonder il vient de fonder Ronconquette mais elle dit et ça c'est plus intéressant c'est que Éric Zemmour est en train de reconstituer le plafond de verre elle dit moi quand je regarde lui il fait 30 il va faire 35% au deuxième tour s'il va au deuxième tour il ne peut pas gagner bon c'est vrai que Marine Le Pen elle fait 10 points de plus et elle cible ce FN du passé elle dit dans les électeurs d'Éric Zemmour et dans les soutiens d'Éric Zemmour il y a les cathos traditionnalistes les païens et quelques nazis alors donc ce à quoi Éric Zemmour répond il n'y a pas de nazis dans mon équipe qu'est-ce que les nazis ont à voir avec un juif dont les parents sont nés en Algérie ce à quoi et Annick Jadot dit Zemmour est le juif de service des antisémites et là on se dit mais qu'est-ce qui est en train de se passer en tout cas on voit bien que Marine Le Pen poursuit sa stratégie de banalisation de dédiabolisation et que cette stratégie fonctionne il faut voir qu'en matière d'image personnelle de Marine Le Pen son image s'est considérablement améliorée on a les français qui ont à un tiers une image positive de Marine Le Pen ça n'était jamais arrivé depuis 2017 aujourd'hui ça ça marche quand on la compare par exemple sur la crédibilité à incarner le changement elle devance assez nettement Éric Zemmour Valérie Pécresse sur la proximité également et puis surtout quand on regarde les trois électorats dont on parle ce soir l'électorat Le Pen l'électorat Zemmour l'électorat Pécresse finalement l'électorat Zemmour il est assez homogène socialement avec des points de surperformance mais il est assez homogène l'électorat de Marine Le Pen il est marqué par l'électorat populaire par l'électorat des zones rurales et surtout avec une vraie différence c'est un électorat qui met le pouvoir d'achat en tête de ses préoccupations l'électorat de droite va mettre les questions de sécurité et d'immigration et ça c'est la vraie différence donc Marine Le Pen elle essaie toujours de rassembler ce qu'on a appelé la France exaspérée et la France désespérée mais la vraie différence c'est qu'aujourd'hui les seconds tours qu'elle réalise que l'on mesure dans les sondages sont des seconds tours avec lesquels on ne peut pas dire que Marine Le Pen ne peut pas gagner elle est dans un rapport à 56-44 57-43 55-45 c'est je vous rappelle 7 à 8 points de moins que les scores qu'elle a réalisés au second tour de 2017 et nous revenons maintenant à vos questions une question de Louis y a-t-il une place pour une candidature Pécresse attaquée sur sa droite par Le Pen et Zemmour attaquée sur sa gauche par Macron il y a une place la question est de savoir si c'est à 14% ou si ça peut aller jusqu'à 18% et la faire passer au second tour c'est ça là le seuil de qualification est autour de 18% là aujourd'hui non même c'est plus bas c'est même plus bas c'est autour de 16 c'est même plutôt autour de 16 une question de Gérard dans le Morbihan Marine Le Pen Valérie Pécresse et Anne Hidalgo trois femmes qui font face à des défections assumées ou probables que faut-il en penser ?

d'abord pour ce qui est de Valérie Pécresse et Anne Hidalgo elles ont déjà le problème avec les ex d'un côté François Hollande pour Anne Hidalgo qui régulièrement balance une petite peau de banane sous les pieds de la candidate socialiste alors elle n'a pas besoin de ça parce que là où elle est à 2% elle ne joue même pas la qualification et Valérie Pécresse on l'a dit elle a la difficulté avec Nicolas Sarkozy donc toutes les deux elles ont ses premières difficultés après les ralliements dans toutes les campagnes il y a des ralliements toutes les campagnes c'est pas une nouveauté là on a l'impression qu'il y en a un plus parce qu'il y a eu cette focalisation les médias ont mis l'accent sur le match entre Zemmour et Le Pen donc du coup mais il y en a toujours eu il y en a aussi des LR qui sont partis vers Macron quelques-uns vers Zemmour c'est pas nouveau ça met en difficulté forcément et il y en a une qui a été une défection un peu difficile pour Christiane Taubira aujourd'hui qui a perdu le soutien de son parti le parti radical qui décide de se mettre en retrait de sa campagne pour Christiane Taubira ça commence à sentir le sapin parce qu'elle a peu de parrainages elle est à moins de 100 parrainages je rappelle que c'est le 4 mars 18h elle ne décolle pas dans les sondages il n'y a pas eu d'effet alors pour le coup zéro effet primaire populaire voire même elle régresse depuis Fabien Roussel passe devant Yannick Jadot est un peu devant donc l'opération Christiane Taubira est en train de faire pchit le seul qui progresse un peu depuis 15 jours c'est Jean-Luc Mélenchon et on peut se demander s'il ne va pas y avoir un vote utile à gauche d'ailleurs on observe quand même si on parle d'une légère progression d'Éric Zemmour d'une légère progression de Jean-Luc Mélenchon et de Fabien Roussel c'est quand même les candidats qui incarnent la radicalité qui sont plutôt sur cette dynamique là donc c'est aussi pour ça que l'entrée en campagne d'Emmanuel Macron peut à un moment rebattre les quatre et voir comment le débat s'organise se structure entre radicalité et crédibilité

57:53
Invité

oui allez-y je vous en prie c'est quand même une des élections où il y a le plus de femmes c'est la première fois qu'il y a deux femmes qui sont possiblement au second tour pas vraiment populaire

58:04
Présentateur

pas assez à droite pour certains inexistante pour d'autres qu'offre réellement Valérie Pécresse c'est la question du moment elle a un espace politique très étroit elle ne peut pas ignorer sa droite qui encore une fois Zemmour Dupont-Aignan Marine Le Pen ça représente 66-67% de l'intention de vote de droite elle a une part toute petite c'est encore plus petit que ce qu'avait Fillon en 2017 parce que ça a commencé en 2017 cette bascule de la droite vers la droite de la droite c'est encore plus petit elle est étouffée dans cet espace alors elle n'a pas de chance parce que l'exercice qu'il faut faire c'est-à-dire arriver à parler aux électeurs d'Éric Zemmour et de Marine Le Pen manifestement c'est elle qui est le moins capable de le faire je dirais d'autres auraient peut-être pu le faire comme Laurent Wauquiez par exemple il n'était pas candidat sans doute Éric Ciotti aurait pu le faire il n'a pas remporté la primaire mais elle elle est fondamentalement on le sent bien pas à l'aise dans ce rôle-là vous parlez rapidement de ses soutiens il n'y a pas d'état d'âme dans ceux qui sont le plus proche son équipe de France comme elle dit il y a des doutes aussi non pour l'instant forcément il voit bien que là il y a un faux plat qui s'éternise et qu'elle ne parvient pas à se décoller d'Éric Zemmour et Valérie Pécresse mais pour l'instant ça tient ça tient à part Rachida Dati qui a fait une sortie de route un peu brutale oui mais c'est Rachida Dati elle ne garde pas ses états d'âme pour elle elle est mise en place et elle était au meeting elle était au premier rang

59:28
Invité

c'est la trolleuse de la droite

59:30
Présentateur

comment ?

sans masque d'ailleurs c'est la trolleuse de la droite et sans masque et sans masque embrassée même oui tout est oublié du coup aller Loïc en Mayenne le parti LR ne risque-t-il pas l'éclatement avant même l'élection présidentielle c'était la question que je vous posais non je ne crois pas je ne crois pas du tout ça dépendra beaucoup du résultat l'avenir de LR Laurent Nylé-Vilaine dorénavant banalisée sans doute oui mais c'est une des choses qui a été installée par Eric Zemmour et on peut considérer en tout cas moi je considère qu'il a accompli une espèce de révolution culturelle dans le débat politique en France et spécifiquement à droite il a autorisé en forçant les limites en étirant je dirais l'élasticité du système il a introduit une manière de parler une manière de faire de la politique un vocabulaire qui va rester maintenant et c'est un changement très important d'ailleurs en complément de ce que vient de dire Dominique Rénier quand on regarde l'adhésion aux idées d'Éric Zemmour je ne parle pas de sa personnalité ou d'intention de vote on a un français sur trois qui dit qu'il adhère aux idées d'Éric Zemmour sur les questions régaliennes les questions liées à l'identité à la sécurité on voit bien qu'à droite l'adhésion est très nettement majoritaire et dans l'électorat de Valérie Pécresse 4 électeurs sur 10 électeurs de Valérie Pécresse disent qu'ils sont d'accord avec Éric Zemmour donc on voit bien qu'il y a une attractivité qui est plus liée par ses idées d'ailleurs que sa personnalité il a gagné la bataille des idées il a en tout cas marqué des points à droite à droite de la droite et il est extrêmement clivant sur sa personnalité

1:00:58
Invité

plus que sur ses idées il a clairement droit

1:01:01
Présentateur

à tirer le débat une question de Catherine dans les Hauts-de-Seine que signifie le silence de Nicolas Sarkozy roule-t-il pour Macron ? on en a un peu parlé tout à l'heure la question est posée je crois qu'en tous les cas il réfléchit clairement un ralliement à Emmanuel Macron mais que peut-il attendre d'Emmanuel Macron ?

ça après c'est leur discussion entre eux il dit toujours qu'il a des égards pour lui et c'est vrai qu'Emmanuel Macron c'est un grand spécialiste pour traiter les gens il sait bien y faire il sait lui téléphoner il sait l'inviter à déjeuner dîner il y en a eu je ne sais pas combien pendant ce mandat sans compter Brigitte Macron qui téléphone à Carla il se donne beaucoup de mal le coup présidentiel pour ramener Nicolas Sarkozy parce qu'ils savent que là ce sera probablement un coup quand même fatal à la candidate LR Quel genre de conseiller faut-il à Valérie Pécresse pour lui apprendre à communiquer de façon convaincante et enthousiasmante ? Raphaël Baquet il lui faut quoi ? un coach vocal ?

un metteur en scène ? je pense un comédien

1:01:54
Invité

un comédien ou une comédienne ? c'est très fréquent c'est ce que vous nous disiez en début d'édition la plupart des candidats prennent des cours avec des comédiens donc un comédien après ça ne fait pas tout elle a l'habitude de répéter ses discours mais il faut aussi les écrire peut-être

1:02:11
Présentateur

vous vous souvenez le général de Gaulle quand il a pris ses cours après il faisait des discours avec une théâtralité un peu excessive en tout cas il y aura un enjeu pour elle on dit et elle a un peu dit elle-même qu'elle n'avait pas réussi l'exercice d'hier il va falloir qu'elle remonte sur scène qu'elle se remette ou pas ? est-ce que pourquoi on ne peut pas inventer autre chose ? alors là vous parliez de... non non je ne sais pas c'est vrai qu'il y a quand même des salles à remplir pourquoi je vous pose la question ? regardez cette question ces grands messes onéreuses que sont les meetings ont-elles encore leur utilité dans les campagnes électorales au XXIe siècle ?

elles ont une utilité c'est de mobiliser un socle de militants elles ont une utilité aussi c'est à un moment de cristalliser une dynamique c'est vrai que cette dynamique elle n'a pas été renforcée hier un meeting vendredi en tous les cas parce que ça ça a été tranché ce matin ils poursuivent les meetings d'accord ce sera où ?

au Canet dans les appels marketing les images télévisuelles des meetings ont aussi pour fonction de nous rappeler à tous qu'on est en campagne électorale parce que sinon on n'a pas on ne sait pas avec le coup une question d'Alexandra en Isère d'autres élus LR franchiront-ils le rubicon pour rejoindre la République en marche après la prestation en demi-teinte ce week-end de Valérie Pécresse ?

il y en a quelques-uns dans les tuyaux c'est plus ou moins préparer les proches d'Emmanuel Macron planifient tout ça chaque semaine merci à vous tous c'est l'heure de retrouver toute l'équipe de CETAVOU et Anne-Elisabeth Lemoyne bonsoir Anne-Elisabeth au programme ce soir bonsoir Caroline l'attaque russe en Ukraine est possible à tout moment selon les Etats-Unis dans les 48 heures à venir pour la Grande-Bretagne une quarantaine de pays recommandent à leurs ressortissants de quitter les crènes mais pas la France qui tout en redoutant une offensive continue de miser sur la diplomatie le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est notre invité et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver C'est dans l'air quand vous le souhaitez en replay et en podcast on se retrouve demain 17h50 en direct pour un nouveau C'est dans l'air C'est dans l'air

1:04:05
Locuteur

C'est dans l'air