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InterviewC à vous (sur YouTube)· 10 décembre 2025 59 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Tous fans de Dorothée et Julien - C à Vous l’Intégrale - 10/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Merci d'être avec nous, même si vous vous êtes déjà retrouvés tous les 2. C'était un rêve de chanter 'Allô, allô, monsieur l'ordinateur'?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous allez établir un record du nombre de chenilles dans les salles de concerts en France. Les dates s'ajoutent aux dates. Le planning ne fait que s'allonger semaine après semaine. Cette tournée est dingue. Les chiffres donnent le tournis.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes à l'origine d'à peu près tout ce qui se passe autour de vous, la musique, la scénographie, les décors... Il vous a fallu combien de temps pour imaginer tout ce qu'on voit?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment 'Récré A2' vous a permis de faire la rencontre de G.Brassens et J.Marais?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Dorothée, vous avez été accusée de pervertir la jeunesse française. On est en 1988. Vous êtes à l'antenne depuis un an lorsqu'une jeune députée socialiste s'inquiète des contenus télévisés pour enfants et dépose un amendement pour les réguler à la télé.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00J.DoréFait
    « C'était plus qu'un rêve. Dorothée a fait partie de mon enfance. Elle m'a aidé à rêver. »
  • 10:00J.DoréFait
    « C'est ce que j'ai vécu de plus fou jusque-là. En même temps, c'est cohérent avec le rapport que j'ai avec les gens qui viennent me voir et ce qui se passe entre nous pendant 2 heures. »
  • 15:00J.DoréFait
    « Le spectacle, j'ai commencé à écrire la mise en scène il y a 2 ans ou 2 ans et demi. C'est un travail d'un peu plus de 2 ans. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Patrick et Lorrain, aux côtés de M.Fleury en cuisine. - L.Sénéchal: Voilà pour ce Wellington sans boeuf.

C'est quoi? - M.Fleury: Une version végétarienne.

On a une courge. Vous pouvez prendre de la butternut. On le fait rôtir au four, on le fait refroidir et on le met dans des feuilles.

Là, tu mets une farce à base de blettes que l'on met entre les feuilles. Ensuite, on ferme les feuilles de blettes autour de la courge, et on va faire ce petit feuilletage autour de la courge. On met au four et ce sera prêt pour le dîner. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. C'est une pluie de records. Le seul artiste solo à avoir rassemblé autant de spectateurs à l'occasion d'une tournée, qui va durer plus d'un an.

Lancée en mars 2025 pour ne prendre fin qu'en avril 2026, 1 million de spectateurs, 120 concerts, dont plus de 75 Zéniths et Arena, et 5 Bercy. A chaque fois, des tubes, des baleines géantes, des séances de karaoké, des pandas géants...

Un spectacle festif et des fans ravis. Applaudissements. - Je t'adore. - J.Doré: Merci, ma chérie. - Je n'étais pas trop fan de ce qu'il fait.

Au fur et à mesure, j'ai commencé à apprécier. - Un magnétisme. On est captivés. - Les tatouages et la crinière, ça joue. - A.-E.Lemoine: J.Doré est notre invité aux côtés d'une autre recordwoman.

Une icône du Paf des années 80. Elle reste à ce jour la seule chanteuse à avoir rempli Bercy 9 fois. - Est-ce que tu aimes Dorothée? - Oui - Elle est comment? - Belle. - Tu aimerais que ce soit ta copine? - Oui. - Pourquoi? - Parce qu'elle est presque bien. - Elle te fait penser à une copine? - Oui. - A.-E.Lemoine: Dorothée s'apprête à remonter sur scène les 4 et 5 avril.

Elle a également partagé la scène avec J.Doré. Ils chantent "Allô, allô, monsieur l'ordinateur". - J.Doré: Merci. - A.-E.Lemoine: Dorothée et J.Doré sont nos invités.

Bonsoir! Salut, Julien. - J.Doré: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Merci d'être avec nous, même si vous vous êtes déjà retrouvés tous les 2.

C'était un rêve de chanter "Allô, allô, monsieur l'ordinateur"? - J.Doré: C'était plus qu'un rêve.

Dorothée a fait partie de mon enfance. Elle m'a aidé à rêver. Quand je me suis permis de t'envoyer un message, je pensais qu'il serait sans réponse.

Tu m'as répondu, et on l'a fait. - Dorothée: C'était un énorme moment. Gros souvenir. - A.-E.Lemoine: Avec le public en fusion de vous voir apparaître sur la scène de Bercy. - Dorothée: C'est l'avantage des surprises! - J.Doré: Dorothée se questionnait sur le fait de faire ce duo en se disant: "Qui ça va intéresser?" Je lui ai dit: "Vous ne mesurez pas à quel point il va se passer quelque chose d'incroyable".

C'est exactement ce qu'il s'est passé. - A.-E.Lemoine: "Allô, allô, monsieur l'ordinateur" aurait pu faire partie de l'album "Imposteur" car il y a des tas de reprises.

Dalida, K.Maro, I.Adjani, mais "Ah les crocodiles", qui donne lieu à des chenilles lors de vos concerts. ...

Quel bonheur, ces chenilles! - J.Doré: Vous étiez dans la chenille, Babeth.

C'est un moment joyeux. C'est au bout de 2 heures de spectacle, où il s'est passé plein de choses. Il y a un lâcher-prise.

Au-delà du lâcher-prise, il y a quelque chose d'émouvant dans cette époque-là, de s'autoriser, avec des gens qu'on ne connaît pas, ce rapprochement-là. Quelque chose de physique qui est interdit, dans ce monde-là. Je leur dis: "Merci pour cette confiance.

Vous faites une queue leu leu géante alors que vous ne vous connaissez pas." - A.-E.Lemoine: C'est limite un geste politique. - J.Doré: C'est de l'amusement pour sortir de ce quotidien tendu. - A.-E.Lemoine: Vous allez établir un record du nombre de chenilles dans les salles de concerts en France.

Les dates s'ajoutent aux dates. Le planning ne fait que s'allonger semaine après semaine. Cette tournée est dingue.

Les chiffres donnent le tournis. - J.Doré: C'est ce que j'ai vécu de plus fou jusque-là.

En même temps, c'est cohérent avec le rapport que j'ai avec les gens qui viennent me voir et ce qui se passe entre nous pendant 2 heures. C'est une manière de s'évader. On partage beaucoup d'émotions.

Il y a le rire, avec cette chenille ou d'autres moments dans le spectacle, mais il y a d'autres moments, dans les silences entre les chansons, il y a des choses qui flottent. Je me dis que je ne sais pas faire grand-chose à part ça, mais ce qu'on vit ensemble, c'est un peu utile. Ca nous est un peu utile dans ce monde-là. - P.Lescure: Ce que j'ai rarement vu, c'est cette balance réussie entre l'émotion, la simplicité et le très grand spectacle. - J.Doré: Merci beaucoup. - P.Cohen: On mesure le chemin parcouru depuis les débuts.

On est à des années-lumière du style tout en sobriété qui était celui de vos 1ers concerts. ...

On est en 2011 sur des images captées par France 3 Picardie. Pas de fioritures, mais déjà le début d'une chorégraphie. - J.Doré: Effectivement.

Je remarque que ça fait un petit moment qu'elle est là sur cette chanson, "Kiss Me Forever". C'est une époque où je ne pouvais pas soupçonner que ce lien naissant, qui me permettait d'exprimer ce que j'aimais faire, allait autant grandir. - P.Cohen: Vous êtes à l'origine d'à peu près tout ce qui se passe autour de vous, la musique, la scénographie, les décors...

Il vous a fallu combien de temps pour imaginer tout ce qu'on voit? - J.Doré: Le spectacle, j'ai commencé à écrire la mise en scène il y a 2 ans ou 2 ans et demi.

C'est un travail d'un peu plus de 2 ans. Je commence tout seul à écrire mes rêves un peu fous. Ensuite, je dessine.

Puis ça devient technique, donc je travaille avec des gens formidables: Seb, Greg...

Différentes personnes avec moi. Vanessa, aussi. On construit de façon plus technique et on transforme ces rêves en quelque chose de possible techniquement chaque soir sur scène. - A.-E.Lemoine: La scénographie est saisissante.

C'est un spectacle total. Aucun temps mort. 2 heures extraordinaires.

Il y a des baleines qui flottent dans les airs. C'est sublime. Dorothée, à vos concerts, il y avait des océans de fleurs, parce que c'était la tradition.

A la fin de vos concerts, les fans arrivaient avec des centaines de bouquets de fleurs. A la fin des 59 Bercy, les fleuristes ont dû vous remercier. - Dorothée: Même pas! - P.Cohen: Ils auraient pu vous envoyer des fleurs. - Dorothée: Ce moment-là était très touchant.

Je les voyais bien, les yeux dans les yeux, les gros sourires...

C'était très touchant. - A.-E.Lemoine: Vous avez enregistré 17 albums studio, vendu 20 millions de disques, décroché 3 nominations aux Victoires de la musique, reçu une récompense pour votre album.

C'est inédit pour une ancienne animatrice jeunesse devenue chanteuse. - Les jours d'affluence sur les routes de France. Les embouteillages, péage en péage.

Une panne d'allumage, aïe, au garage. Hou! La menteuse.

Comme un tremblement de terre. Un ciel rempli d'éclairs. La fin d'un univers qui vient nous emporter. - A.-E.Lemoine: La 1re fois qu'un producteur vous dit qu'il aimerait bien que vous chantiez, vous lui répondez... - Dorothée: "Non". - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une réponse! - Dorothée: A l'époque, c'en était une. - A.-E.Lemoine: C'était J.-L.Azoulay.

Ce sont ses mots. Il vous a découverte grâce à une pizza aux moules avariées. Il faut nous expliquer. - Dorothée: Il a été intoxiqué par une pizza.

Il était bloqué chez lui. A l'époque, j'étais speakerine. Il m'a vue à la télévision et il s'est dit: "Je la ferai chanter." Vive les pizzas! - P.Lescure: Avant de rejoindre Julien, vous vous disiez: "Ca va intéresser qui?" Ca faisait 15 ans que vous n'étiez pas retournée sur scène.

Ce qui vous a donné envie de retourner sur scène, ce sont les innombrables messages reçus après l'émission "Merci Dorothée", émission consacrée à votre personne sur TF1. J.Doré avait enregistré une petite séquence à l'occasion de cette émission avec Les Musclés. ...

Il y a eu 5 millions de téléspectateurs devant "Merci Dorothée". Les billets des 2 premières dates de vos concerts se sont arrachés en 8 petites minutes. C'est encore plus fort que ce que vous rêviez? - Dorothée: Je n'imaginais pas du tout ça.

Je me disais: "On a le temps, c'est en avril." - P.Lescure: Il faudra donc plein d'autres dates. - Dorothée: Eh oui... - A.-E.Lemoine: Le public ne vous manquait pas tant que ça, car vous n'aviez jamais rompu le dialogue avec lui. - Dorothée: On communiquait par courrier interposé.

Je reçois toujours beaucoup de lettres, toutes plus touchantes les unes que les autres, très émouvantes. Ils se confient. Je suis toujours en liaison avec eux.

Quand je faisais mes courses, quand je me promenais, je les croisais. Un jour, je rencontre un monsieur. Il me regarde et me dit: "C'est vous?" Et tout d'un coup, les larmes ont coulé.

Il s'est mis à pleurer. Que faire dans ces cas-là? Sa petite fille devait avoir une dizaine d'années.

Elle lui dit: "Papa, ce n'est pas grave!" Ca arrive très souvent. - J.Doré: Je rebondis là-dessus.

Un amour aussi puissant d'un pays entier, presque, ne s'évapore jamais. Tu n'as pas d'inquiétude à avoir sur ce qui va se passer. Moi, c'est pareil.

Les larmes...

C'est fou d'avoir des personnes qui bercent tellement de choses en vous...

L'enfance est une période...

On ne sait pas ce qu'on va devenir, et vous avez des figures tellement importantes dans le sport, dans la musique, que quand elles resurgissent dans la rue ou ailleurs, il y a une émotion extrême. - L.Sénéchal: On a été élevés par Dorothée, nous, notre génération.

Vous avez fait 59 Bercy. Avez-vous plus le trac aujourd'hui de remonter sur scène, ou à l'époque, quand vous remplissiez toutes ces salles? - Dorothée: Le trac est progressif. - L.Sénéchal: Donc plus aujourd'hui qu'à l'époque? - Dorothée: Oui. - L.Sénéchal: Malgré les records battus? - Dorothée: Oui.

Il faut que tout soit bien. - L.Sénéchal: Il paraît que vous montez rapidement les marches pour éviter le stress. - Dorothée: J'évite l'ascenseur.

Les escaliers, c'est mon entraînement. - A.-E.Lemoine: Vous avez une énergie extraordinaire sur scène.

Vous vous inquiétez pour tout, Julien: les chevilles, le cou, mais les cheveux, non. - J.Doré: Vous mimez très bien les parties du corps, Babeth.

Il faut faire attention. C'est 3 à 4 concerts par semaine. C'est assez intense.

Ca passe par l'alimentation et le sport. C'est à moi de gérer. Je n'ai pas envie d'expliquer que c'est difficile de vivre 2 heures de show.

C'est normal. Ce rendez-vous est pris, je dois être à la hauteur. - A.-E.Lemoine: La date finale, ce sera le 18 avril 2026 à Paris.

Dorothée, il y aura Lyon, Bruxelles, Nantes, et il y en aura d'autres. - Dorothée: Il y a la Belgique, aussi. - A.-E.Lemoine: Bruxelles.

Je l'ai dit. - Dorothée: Excusez-moi. - P.Lescure: Dorothée et Julien, cet OEil est pour vous et pour tous les amoureux des arbres, des forêts et de toutes les espèces qui les peuplent. "Le Chant des forêts", le film de V.Munier, sort mercredi prochain.

Vous allez l'adorer. Dorothée, vous avez souvent parlé d'écologie. Une pensée pour M.Klein.

Et vous, Julien, vous avez expliqué pourquoi vous et votre famille aviez fui la ville. V.Munier sort "Le Chant des forêts".

Il nous a reçus à Paris. C'est dans une cabane Où Munier passe beaucoup de temps. - V.Munier: J'étais tellement à l'affût.

On a juste une petite lucarne. On entend plus qu'on ne voit. La dimension sonore est hyper forte.

C'est un sens qui est tellement important. - P.Lescure: Il fait de merveilleuses images.

Il a réalisé des documentaires en Asie. Mais là, avec "Le Chant des forêts", il est dans ses Vosges natales et c'est du grand art. - Les arbres aussi écoutent le chant des oiseaux, tu vois?

Le monde sauvage est un monde invisible, mais qui laisse des traces. Ca bouge dans le fond. Tu veux te réveiller dans nuit pour écouter les chouettes? - Ah non, je veux dormir. - Il faut qu'on aille dans le Grand Nord. - Tu penses qu'on va revoir des tétras? - On a des chances de les entendre, mais les voir, c'est moins sûr. - P.Lescure: Vincent nous rappelle l'obligation d'être sensible à tous les êtres vivants. - V.Munier: Ce film est une proposition de pallier cette crise de la sensibilité dont on est victime, de réveiller nos âmes de gamins.

On a encore cette sensibilité en nous. Il faut la réveiller. Quand on est gamin, on est curieux de tout ce qui nous entoure. - P.Lescure: Ca vous parle, comme démarche? - J.Doré: C'est incroyable.

Nous sommes des animaux parmi les animaux. C'est une source d'émerveillement. Pour revenir à l'enfance, dont on parlait, je sais que vivre dans les Cévennes avec mon petit garçon, c'est un émerveillement.

Il se nourrit de ce beau qui est plus puissant que nous, êtres humains. C'est un trésor pour lui et sa génération. - P.Lescure: Dans "Le Chant des forêts", c'est aussi la transmission entre le père de Vincent, Vincent et son fils, Simon.

Il y a un choc des cultures quand Simon propose des chamallows à son grand-père. - C'est très sucré. C'est bon, non? - Ouais... - Tu n'aimes pas?

Tu peux en mettre plusieurs, si tu veux. - Un par un, ça me suffit. - P.Lescure: "Le Chant des forêts", le nouveau film de V.Munier, est en salle mercredi prochain.

Il faut vraiment aller le voir dans une belle salle, avec un bel écran et un beau son. - L.Sénéchal: Julien, il paraît que vous avez un compte Instagram pour vos chiens.

Vous avez rencontré parfois des bêtes plus féroces encore. - C'est un prédateur. Avec un seul coup de patte...

Tu as vu ses dents. Sur une réaction violente, ça peut virer à la catastrophe. Il a envie de te faire un bisou sur la bouche.

Valentin, là, il y a un bonbon. C'est forcément plus intéressant qu'un chanteur. - L.Sénéchal: Il y a le parallèle avec les chamallows.

C'est vous qui avez failli être un bonbon. - J.Doré: Je me rappelle de la rencontre.

C'était un monsieur qui avait récupéré des animaux maltraités dans les cirques. Il avait essayé de faire en sorte que ces animaux aient une 2de vie. Forcément, la condition animale de ces animaux sauvages est assez complexe.

Cet ours ne connaîtra rien d'autre que ce type de jeu-là. Mais c'était une rencontre entre le sauvage et le moyennement sauvage. - Dorothée: Tu n'as pas eu peur? - J.Doré: Non.

C'est étonnant comme, parfois...

J'ai plus souvent peur des rencontres avec certains humains que je connais peu et qui, d'instinct, me donnent plus envie de fuir qu'avec les animaux. - A.-E.Lemoine: Pas nous, quand même? - J.Doré: Je suis extrêmement bien. - A.-E.Lemoine: D'autant qu'on a fait des compliments sur ce spectacle qui est génial, et qu'on a aimé votre conversation avec les journalistes du "Papotin" sur France 2 en 2022. - J.Doré: A l'école, on te disait que tu étais bête.

Moi, j'avais des moqueries aussi, pas de ce genre, mais on me disait que j'étais bizarre. J'ai l'impression que quand on est enfant, on nous oblige à devoir accepter l'idée de normalité. C'est presque comme une quête.

Je crois qu'il ne faut pas se satisfaire de la normalité. Au contraire, être normal aux yeux des autres n'est pas forcément quelque chose de positif. - A.-E.Lemoine: Vous étiez bizarre et pas forcément compris, notamment par une conseillère d'orientation qui pensait que vous ne deviez absolument pas devenir chanteur.

Elle vous disait d'arrêter la musique. - J.Doré: J'ai reçu beaucoup de messages sur les réseaux sociaux quand j'ai dit ça.

Evidemment, c'est un métier formidable que d'accueillir les espoirs des jeunes gens et d'essayer du mieux que l'on peut de les aiguiller. Mais quand on est mal dans sa peau, ce qui était mon cas, quand on est un peu perdu parmi les autres jeunes gens et qu'on se cherche, peu importe votre qualité, vous avez du mal à aiguiller ce type de sensibilité. - A.-E.Lemoine: Vous lui avez fait une petite dédicace en vidéo, de vous sur scène sur une chanson de P.Sébastien, avec cette légende: "Croivez en vos rêves." Le message est bien passé, visiblement. - J.Doré: Je suis aussi devenu un clown.

Il y a dans cette drôlerie quelque chose qui se situe entre le succès et l'échec, et que ce n'est pas important, tout ça. Le message est de faire ce qu'on aime. - P.Cohen: Un message bien orienté. - A.-E.Lemoine: Dorothée, vous ne rêviez pas du tout de faire de la télé.

Vous vouliez devenir archéologue. Pourtant, vous avez fait vos premiers pas à la télé à 20 ans seulement, chargée d'annoncer les programmes des mercredis après-midi de la jeunesse, en duo avec la marionnette Blablatus. - Dorothée: Bonjour, Blablatus. - Bonjour à tous. - Dorothée: Nous avons un programme bien chargé.

A 16h36, vous ferez la connaissance de notre ami Céleri. A 16h43, le sport reprend. - A.-E.Lemoine: On a reconstitué cette archive. - J.Doré: C'est incroyable!

Si je mets le même chapeau, on y croit. - Dorothée: La marionnette avait 6 m de fils. - A.-E.Lemoine: C'est J.Joubert qui vous avez repérée à l'occasion d'un concours de théâtre amateur.

Vous aviez gagné le premier prix du jury. Elle vous dit qu'il fallait faire de la télé. Elle vous pousse aussi à changer de prénom.

Frédérique, ça ne lui plaisait pas? - Dorothée: Non, donc il a fallu changer. Et pourquoi pas... - A.-E.Lemoine: Ca ne vous a pas dérangée?

A la maison, on ne vous appelait pas... - Dorothée: Si, ça a tiqué un peu.

On m'appelle encore Frédérique. Mais pour le reste de la France... - J.Doré: Ca vous a un peu protégée quand c'est devenu complètement fou? - Dorothée: Pas du tout.

Mon frère ne m'a jamais appelée par mon prénom. - P.Cohen: En 78 démarre la grande aventure des émissions pour enfants avec "Récré A2" qui va rester 2 ans à l'antenne. - Dorothée: Je prends mes accessoires.

Ce n'est pas du ski. Je commence à me prendre les pieds dans les fils. Je disais que j'étais sportive...

Voilà! La 1re chute d'une longue série. - P.Cohen: C'est la 1re fois qu'on se rencontre.

Je suis à la fois ravi, très ému et un peu déçu de vous voir en vrai pour la 1re fois parce que vous n'avez pas le nez pointu comme je l'ai vu dessiné des dizaines de fois par Cabu. Les enfants scandent "Dorothée!". - Dorothée: Ah ben, bravo.

Et bien sûr, ça vous fait rire, ça! - P.Cohen: Et encore, ici, on ne voit pas le profil. - Dorothée: On l'a très bien vu dans le reportage. - P.Cohen: Cabu, vous ne saviez pas à l'avance ce qu'il dessinait? - Dorothée: Non.

C'était du direct. Lui ne savait pas vraiment non plus. C'était quand même assez dangereux.

On était sur le qui-vive. - P.Cohen: Il était virtuose, avec une capacité d'invention fulgurante. - Dorothée: Il avait une facilité de dessiner... - A.-E.Lemoine: Comment "Récré A2" vous a permis de faire la rencontre de G.Brassens et J.Marais? - Dorothée: Parce qu'ils avaient été invités.

G.Brassens, je l'aimais beaucoup. J'étais pétrifiée de le rencontrer.

Il m'avait dit: "Pas de problème, annonce que je vais chanter." Je n'y arrivais pas. - A.-E.Lemoine: C'est extraordinaire d'inviter dans des émissions de jeunesse des figures pareilles.

C'était assez audacieux. - Dorothée: Il n'y avait pas de différence, pas de séparation. Les gamins étaient là. - L.Sénéchal: Ils s'y prêtaient facilement? - Dorothée: Oui. - L.Sénéchal: Vous n'avez pas cité F.Truffaut, qui a flashé sur vous en vous voyant à cette période.

Il a flashé sur votre "charme garçonnier". Il vous a approchée et vous avez décroché votre 1er grand rôle au cinéma en 1979. Vous voici dans "L'Amour en fuite". - A la télé, je pense que ce qu'elle faisait est plus dur et que le cinéma serait un jeu d'enfant.

C'est très difficile devant un objectif, sans partenaire. - L.Sénéchal: Compliments incroyables de F.Truffaut.

Au début, il n'avait prévu qu'un petit rôle. Ca s'est étoffé au fil du temps. - Dorothée: Oui.

Je devais avoir 2 ou 3 passages. D'abord, la photo déchirée par Doinel. Après j'avais 2 ou 3 répliques.

Un soir, il m'a demandé si j'avais appris mon texte. Je lui ai dit que non. Il m'a dit: "Tant mieux." J'ai eu 2 pages.

Il a réécrit le rôle, qui a grandi. - J.Doré: On est dans une époque où on se badigeonne du bon goût ou du mauvais goût, de la façon dont on a le droit d'être dans telle zone et pas telle autre...

On a parlé de J.Marais, de G.Brassens...

Quand les choses sont à leur place, il n'y a pas de problème à traverser tout ça. C'est un exemple assez fort pour moi, artistiquement. - A.-E.Lemoine: Vous avez failli avoir un rôle dans "Alerte à Malibu", dans le genre grand écart. - Dorothée: Ca ne s'est pas fait.

On m'a demandé si je voulais venir. J'ai dit: "Pourquoi pas, mais pas en maillot de bain." Ca ne s'est pas fait. - A.-E.Lemoine: C'est vrai, ce que disait F.Truffaut.

A la télévision, c'était du direct. C'était improvisé. Quand on sait faire ça avec des enfants, qui n'est pas toujours le public le plus facile et le plus sage, on sait tout faire. - Dorothée: Tout faire, je ne sais pas.

Oui...

Si... - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'il me semble. - P.Lescure: A propos d'aller dans un autre domaine artistique, vous avez le talent du jeu de comédien. - J.Doré: Pas de ouf, Pierre. - P.Lescure: Vous avez tourné dans de nombreux longs-métrages, "Panda" sur TF1, mais aussi une incursion délirante dans "Dix pour cent" sur France 2, où vous voulez monter une comédie musicale érotico-écolo. - Ca veut dire que c'est mort? - Ce n'est pas possible.

Il doit y avoir un malentendu. - C'est cette connasse d'Elisabeth Lecoeur qui a tout foutu en l'air. Elle estime qu'il y aurait de la pénophagie cachée dans mon film. - Ca veut dire quoi? - Ca ne veut rien dire. "péno", la bite, et "phagie", manger.

D'où elle sort ça? - Ce n'est pas possible. Ca me paraît bizarre.

Je vais vérifier. - P.Lescure: C'est criant de vérité, non? - J.Doré: J'espère que mon fils est couché...

C'était très chouette de travailler avec cette équipe et ces comédiens. - P.Lescure: En 2009, on a retrouvé une déclaration où vous disiez: "Je n'ai jamais été aussi bouleversé par une musique que par un film." Le film est souvent beaucoup plus bouleversant que la musique. - J.Doré: Il m'a fallu un instant pour que je comprenne.

C'est possible que...

J'ai dû dire ça. Ca ne me revient pas, là. Je disais que le cinéma... - P.Lescure: Vous n'étiez jamais sorti aussi bouleversé d'un concert que d'un film. - A.-E.Lemoine: Pas ceux que vous donniez. - J.Doré: J'avais compris.

Sans doute. Peut-être que le cinéma vous enveloppe. Ce sont des médiums assez bouleversants en soi, mais tout dépend de ce que vous allez voir, au fond.

Il y a des concerts qui m'ont littéralement dévasté. Peut-être que le cinéma est arrivé dans ma vie de façon surprenante avec les Beaux-Arts. Quand j'ai commencé à découvrir l'histoire du cinéma, avec des longs-métrages dans lesquels je n'aurais sans doute jamais plongé, ça a dû me sauter aux yeux.

Sans doute que la musique faisait déjà partie de moi...

C'était extrêmement long, comme justification. Désolé. - A.-E.Lemoine: On revient à la musique et au duo que vous avez vécu l'un et l'autre dans le Bonus de Lorrain.

Des duos mythiques. - L.Sénéchal: Avec des légendes.

Par exemple, Dorothée, il ne faut pas vous résumer aux Musclés. Voici R.Charles. "Hit The Road, Jack".

Des duos comme ça, il y en a plein. Par exemple, C.Berry, l'interprète de "Johnny B.

Goode". J.Lewis, aussi.

Vous êtes vous-même une gloire du rock, Dorothée. Vous avez aussi chanté avec T.Lopez, "La Bamba".

Et aussi des chansons d'amour. ... - J.Doré: Exceptionnel. ... - L.Sénéchal: J'adore votre voix dans ce morceau.

Ca vous évoque quelque chose, ces images? - Dorothée: Ce sont des souvenirs fantastiques. Il était coquin, quand même.

Il me regardait droit dans les yeux. L'air de dire "tu vas te tromper!" C'était pour rire.

Ils ont tous été adorables. - A.-E.Lemoine: Ils savaient que vous étiez animatrice d'émissions de jeunesse? - Dorothée: On leur a dit après, mais ils ne me connaissaient pas du tout. - A.-E.Lemoine: Ils ont été d'une générosité folle. - Dorothée: Oui.

On s'en est pris plein le coeur. - L.Sénéchal: Il paraît que R.Charles vous avait fait un geste d'encouragement avant.

Vous aviez le trac. - Dorothée: Il m'a serrée dans ses bras et j'ai pleuré d'émotion. C'était fou! - L.Sénéchal: J.Doré, pas du tout en reste.

Il s'est offert un duo avec S.Stone dans son dernier album. - J.Doré: Ah, oui... "C'est étrange, je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir." - Je ne sais pas... ce qui m'arrive ce soir. - J.Doré: Parfait. - C'est marrant, je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir.

Je te regarde comme pour la 1re fois. - Encore des mots, toujours les mêmes mots. - Je ne sais pas comment te dire. - L.Sénéchal: Elle est meilleure en français que vous en anglais, je trouve.

Vous avez aussi joué avec P.Anderson, légende du cinéma et de la télévision. Vous aimeriez convaincre Lady Gaga.

Là, vous êtes un peu farceur... - J.Doré: Coucou, c'est Juju.

Un petit vocal rapide pour te dire que je viens aux Etats-Unis pour faire quelques concerts, en avril et en mai. "Let me know". Si tu veux venir voir le show...

Et surtout, "be proud of you because you can do everything." - L.Sénéchal: Et cette chanson, "Cuitas les bananas", avec vous, ça donne une version plus puissante et mélancolique. - Les bananas coupées en dos.

Cuitas les bananas, découpées en dos. Les patatoes. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous". - J.Doré: Mon Philippe...

Il est venu il y a quelques semaines à Bercy chanter avec moi "Cuitas". Il est arrivé en scooter. Il est trop chouette.

Je l'embrasse. - A.-E.Lemoine: C'est une seconde vie pour cette chanson.

On ne l'entend plus comme on l'entendait jusque-là. - J.Doré: C'est une super chanson.

Je l'aime beaucoup. - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours pensé ça? - J.Doré: A l'époque où on achetait les CD 2 titres au supermarché, c'était un de mes 1ers achats.

Je l'ai toujours avec moi. Cette chanson a quelque chose. Elle a une présence dans ma construction. - A.-E.Lemoine: Vous allez avoir des demandes de chanteurs dont les chansons sont tombées dans l'oubli... - J.Doré: C'est pour un album.

Après, je referai mes chansons. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir à la table pour déguster ce wellington de courge accompagné de son jus de légumes.

On a enfin compris le message que vous ne mangez plutôt pas de viande, mais ça nous a pris au moins 16 émissions pour l'intégrer. - J.Doré: Ce n'est pas grave.

J'étais très heureux d'observer ce qui était servi. Désormais, je peux manger. C'est incroyable.

Merci pour l'attention. - A.-E.Lemoine: C'est signé M.Fleury.

On a parlé de "Récré A2", et il y a bien sûr, le "Club Dorothée". 30 heures de direct par semaine. 6 millions de jeunes téléspectateurs devant leur écran tous les mercredis.

La première a eu lieu en direct, en public. Il a fallu... se mettre au point?

Je n'avais pas de fin. - Dorothée: Je n'en avais pas non plus. - A.-E.Lemoine: Je passe la patate chaude à Dorothée. - Pour retrouver ses amis, réunis comme une grande famille.

Bonjour à tous! Ca commence bien, c'est raté. On applaudit?

Applaudissements. C'est le premier jour. On a le droit à l'erreur.

Ce n'est pas grave. Nous sommes en direct. Ca se voit.

Il faut rigoler. Nous sommes là pour nous amuser. Soyez bienvenue au "Club Dorothée". - A.-E.Lemoine: Le décor n'était pas fini non plus... - Dorothée: Pas du tout.

C'était du bricolage fait en dernière minute. C'est ce qui est bien, avec le direct. - A.-E.Lemoine: Vous retombez toujours sur vos pattes.

C'est extraordinaire. - Dorothée: Les aléas du direct, comme on dit. - J.Doré: Ca me rappelle quelqu'un, non?

Un petit côté "C à vous"...

C'est dommage que vous ne soyez pas tous les 2 en débardeur, vous aussi...

Ce serait incroyable. - P.Lescure: La formule a très vite marché.

Les jeunes en ont redemandé. Au programme: des jeux, des défis, des sketches, et dans les défis, il y avait la tarte à la crème et le fameux ABC. - Dorothée: Lequel des 3 as-tu envie d'essayer d'arroser?

Le public souffle. - A. - Qu'est-ce que je dois faire? - Dorothée: Enlever votre chapeau.

And you "tire". Voilà! - P.Lescure: L'eau était très froide. - Dorothée: Oui.

Pour l'avoir fait, elle était très froide. - P.Cohen: On n'a pas nommé Corbier, Jacky, P.Simpson-Jones... - A.-E.Lemoine: Quelle était votre séquence préférée, Julien? - J.Doré: Les séquences comme ça, la musique en live et les dessins animés.

On n'en a pas parlé, mais "Dragon Ball Z", "Nicky Larson", "Olive et Tom"... - Olive et Tom, ils sont toujours en forme.

Moi, j'ai plutôt connu "Candy", "Goldorak"...

C'était l'époque "Récré A2". Ca n'a pas d'intérêt. - Dorothée: Je me souvenais de ces dessins animés. - A.-E.Lemoine: Il en est question dans Le Pas de côté de Patrick. - J.Doré: On en a déjà un peu parlé. - P.Cohen: Dorothée, vous avez été accusée de pervertir la jeunesse française.

On est en 1988. Vous êtes à l'antenne depuis un an lorsqu'une jeune députée socialiste s'inquiète des contenus télévisés pour enfants et dépose un amendement pour les réguler à la télé. - S.Royal: Je suis foncièrement hostile à la censure ou à l'idée de rétablir un ordre moral, mais je crois que trop, c'est trop.

Beaucoup de personnes pensent comme moi et n'osent pas le dire, de peur de se ridiculiser. Les séries sont parfois beaucoup plus violentes que les films. Il faudrait aussi parler des dessins animés, notamment japonais, qui sont exécrables.

Je ne dis pas ça parce que je suis rentrée à la maison et que mon fils de 3 ans et demi m'a dit: "Maman, je te casse la tête!" Je lui ai dit: "J'espère que tu vas me la recoller"... - P.Cohen: W.Leymergie fait l'interview.

Il était dans l'équipe de "Récré A2". Ces dessins animés japonais dont parle S.Royal, ce sont ceux que vous diffusez dans "Club Dorothée". "Dragon Ball Z", "Les Chevaliers du Zodiaque", et "Ken le survivant", jugé comme le plus violent.

S.Royal leur consacre un chapitre dans son livre "Le Ras-le-bol des bébés zappeurs", sorti en 1989. Plusieurs associations de défense des téléspectateurs se plaignent au CSA, qui met en demeure et sanctionne TF1 à plusieurs reprises.

A l'époque, vous êtes aussi responsable de l'unité jeunesse chez TF1. C'est vous la responsable, à qui on reproche d'assommer les enfants à coups de scènes violentes pour faire de l'audience. Vous prenez la parole.

On vous retrouve dans 2 hebdomadaires télé de l'époque, "Télé 7 jours" et "Télé-Poche". "Violence: Dorothée répond aux parents." Vous dites que "Bioman" n'est pas dangereux pour les enfants. "Télé 7 jours", c'était plusieurs millions d'exemplaires, à l'époque.

Vous dites: "Les rapports humains sont basés sur la force. Pourquoi leur cacher la vérité? Les enfants japonais comprennent la différence entre le bien et le mal." Les dessins animés japonais étaient moins chers et très nombreux.

Il n'y avait pas d'équivalence à l'époque. Dans les années 80, c'est 22 heures de programmes jeunesse par semaine, dont seulement 60 minutes de japonais. Face à la polémique, les dessins animés japonais vont être écrémés.

Certains dialogues seront traduits différemment et certifiés par les psychologues. - Dorothée: Chaque programme diffusé dans le "Club Dorothée" est surveillé par TF1. Ce sont des gens dont c'est le métier.

On a un bon de sortie pour chaque émission. - On vous a beaucoup reproché vos japonaiseries. Ca a été réduit.

Est-ce que ça veut dire que c'est difficile de trouver des oeuvres françaises pour la jeunesse? - Dorothée: C'était difficile en 87. Il n'y avait rien.

On avait oublié le public jeune. Il a fallu trouver les auteurs, les réalisateurs, refaire des équipes. Maintenant, nous sommes à plus de 90 % de français et européen. - P.Cohen: Ca, c'était en 1993.

Julien, ça vous a traumatisé, les dessins animés japonais? - J.Doré: Globalement, ça va.

Ce sont des souvenirs incroyables. Ce dont je me souviens, c'est surtout l'arrêt...

Ca a conduit à l'arrêt de l'émission en 1997. L'émotion que tu avais sur la dernière...

Ce n'est pas rien, ce qui s'est passé. - P.Cohen: La polémique a conduit à l'arrêt du "Club Dorothée"? - Dorothée: Non.

Quand on voit le succès de "Goldorak" et d'autres mangas...

Les Français sont les numéros 1 à lire des mangas. - P.Cohen: Aujourd'hui, ça paraît dérisoire.

La violence de l'époque... - Dorothée: C'était nouveau.

Les gens ne connaissaient pas. Il faut critiquer pour critiquer, aussi. Mais la revanche est là. - A.-E.Lemoine: Quand on voit ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux en termes de violence, de degré de haine, d'affrontements...

Ce ne sont même pas des dessins animés. C'est la vraie vie. - P.Cohen: En revanche, B.Minet a expliqué plus tard que c'était à cause de ça que S.Royal avait perdu la présidentielle. - A.-E.Lemoine: On parlait de ce moment en 1997 quand l'émission s'est arrêtée.

Ca s'est arrêté assez brutalement, sans que vous y soyez préparée? - Dorothée: On s'attend toujours à ce qu'une émission s'arrête, quand on la commence. Mais c'est toujours trop brutal et ça fait toujours très mal. - A.-E.Lemoine: Vous pensiez à tous les petits J.Doré devant leur télévision?

Vous l'avez vécu en direct? - J.Doré: Oui.

Pour moi, c'était un rendez-vous. Il y a des choses qui se passent parfois dans le poste de télévision...

Aujourd'hui, c'est un peu différent. Mais ça fait partie des piliers. - Dorothée: Ca a été brutal pour eux. - A.-E.Lemoine: On retient la polémique de trop de dessins animés japonais, mais on oublie que c'est une émission qui a levé des fonds pour les enfants malades.

Vous êtes la première à avoir voulu introduire le Téléthon en France, qui existe toujours. On en est à la 39e édition, dont vous avez été l'un des parrains, Julien. - J.Doré: Pas encore.

Il était temps qu'on arrive à ce sujet. Je n'ai jamais été parrain du Téléthon, encore. - A.-E.Lemoine: Je t'imaginais parrain du Téléthon.

Je voyais l'image. - J.Doré: Ce n'est pas le cas.

Mais on peut isoler cet extrait et le poster sur les Instagram. - A.-E.Lemoine: J.Doré est en tournée partout en France, dont le 18 avril 2026 à l'Accor Arena.

Dorothée, on vous souhaite le meilleur pour cette tournée qui démarre le 4 avril. C'était un plaisir de vous recevoir pour la 1re fois. Dans un instant, "La Grande Librairie".

Mais tout de suite, Les Actualités de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Julien, je vais vous demander de vous décaler un petit peu, rapport à la caméra. Votre chevelure...

Bonsoir. Nous sommes le 10 décembre. On n'avait pas vu venir ce mercato. "Le Jour du Seigneur" est désormais diffusé le mercredi. - Ils étaient là comme s'ils voulaient toucher la Sainte-Croix.

Il y a quelque chose de religieux dans le rapport qu'ils ont à N.Sarkozy. - B.Chameroy: N.Sarkozy dédicaçait son livre dans une librairie du 16e.

Les images étaient aussi stables que lors du Vendée Globe. Brouhaha. - N.Sarkozy: Merci.

Merci. Merci. - B.Chameroy: Il est où, J.Le Cam?

Autre mercato impromptu: le come-back de "Fan 2". Et il était à l'heure, contrairement à l'autre. - Oui, il est arrivé à l'heure, contrairement au président actuel, qui est en retard.

N.Sarkozy était à l'heure. On s'est tous jetés sur lui en criant "Nicolas".

Il adore parler et toucher les Français. Il aime les Français. - B.Chameroy: Elle donne tout pour Paris, R.Dati!

L'ancien président a pu compter sur ses nombreux soutiens, qui sont plus calés en littérature qu'en droit. - C'est injuste pour un président de la République qui a autant marqué l'histoire de France, surtout avec des preuves aussi peu fondées. Par exemple sur l'affaire libyenne, des documents peu fiables, notamment...

Peu de preuves. - B.Chameroy: Prends ça, F.Arfi!

Des nouvelles de la porte-parole du gouvernement qui rendait des comptes du Conseil des ministres, et on en a appris de belles. ...

Pas ouf. Pendant ce temps-là, à l'approche de Noël, c'est le retour des traditions. J.Bugier a posé un classique, comme disent les jeunes.

C'était carré dans l'axe à la présentation du 13h de France 2. Il est revenu aux fondamentaux. - Je vous avais promis une chronique en légèreté. - Miam, miam, comme on dit dans le 13h. - B.Chameroy: Une manie qui n'a pas plu à P.Timsit. - Miam miam, la galette. - Tout de suite, la météo. - Miam miam, la galette. - B.Chameroy: Ca n'a pas arrêté Julian pour autant. - Miam miam...

Le spectaculaire musée du Louvre. - A.-E.Lemoine: Quoi? - B.Chameroy: C'est un montage!

On file à l'Assemblée. Ils ont voté le PLFSS, un vote qui s'annonçait à l'image de la chemise de G.Larcher. - Un vote très serré. - Un vote très serré. - Un scrutin qui s'annonce très serré. - B.Chameroy: 2 heures plus tard... - Une victoire un peu plus large qu'attendu. - B.Chameroy: On desserre un bouton et tout va mieux.

LCP a fait comme elle a pu pour tenir les téléspectateurs en haleine en proposant des exclus. Mais les exclus étaient improvisées. - Il se passe beaucoup de choses.

Derrière nous, c'est la présidente de l'Assemblée nationale qui vient de sortir. On va voir si Y.Braun-Pivet nous dit un petit mot.

Elle ne s'exprime pas pour l'instant. - B.Chameroy: En même temps, elle était à 200 m.

Vous ne l'auriez pas eue, même si elle avait voulu parler. On retente. - Pas de démission du Premier ministre? - Moi, je n'en sais rien. - Allez, merci beaucoup. - B.Chameroy: Encore raté.

Vous n'avez vraiment aucune exclu? - Vous l'avez vu sur ces images, il y a carrément des photographes qui sont installés...

Pas sur une échelle, mais sur un petit tabouret pour prendre de la hauteur et ne rien manquer des déclarations politiques. - B.Chameroy: Eh bien, merci...

On abandonne. A l'Assemblée, toujours, S.Lecornu s'adressait aux députés pour balancer un truc inédit.

C'est le bonus track avant les fêtes. - S.Lecornu: Je vais exposer d'où nous partons et avoir un discours de vérité. - B.Chameroy: Nous sommes repartis dans le passé! - M.Barnier: Je dirai la vérité. - G.Attal: Ma méthode reste la même: dire les choses. - E.Borne: C'est le courage de dire la vérité. - J.Castex: Une ambition claire: dire la vérité. - M.Valls: Je dirai la vérité aux Français. - J.-M.Ayrault: Je veux dire aux Françaises et aux Français la vérité. - B.Chameroy: On aurait pu remonter comme ça jusqu'à Bérégovoy mais ça coûte trop cher.

On n'en peut plus de cette situation. Je vais balancer des vitamines à S.Lecornu.

Merde, j'ai tiré la mauvaise. Sébastien! Oh!

Vous êtes inquiets? B.Haddad et R.Dati, non. "Si on n'a pas d'objet, ce n'est pas grave!" F.Riester et P.Vigier ont joué à chat dans les allées de l'Hémicycle. "C'est toi, le chat." On reste au théâtre avec la pièce du moment, "Les Prélèvements obligatoires", par J.-L.Mélenchon. - J.-L.Mélenchon: Telle personne est touchée.

En voici un autre qui accourt. Voici une femme qui réfléchit. "Les impôts, les prélèvements obligatoires!" "Ce n'est pas moi!" Vous êtes suspecté d'accointance avec monsieur Poutine.

Préparez-vous, nous allons perdre nos enfants. Non! - B.Chameroy: Une pièce disponible en "de Funès description".

C'est comme l'audiodescription, mais en imitant L.de Funès. Le boss de LFI a quand même parlé un peu de politique.

Il en a profité pour mettre un tacle au président de la République. - J.-L.Mélenchon: Vous n'avez jamais ouvert un livre d'histoire, monsieur le président? - B.Chameroy: Alors que lui, oui... - J.-L.Mélenchon: Le 18 décembre 1800 machin chose... - B.Chameroy: Bref, ce monsieur dans l'assistance s'est fait griller.

Il matait une petite vidéo. "Merde, il y a des caméras..." Quant à J.-L.Mélenchon, c'est officiel, c'est un ado. - J.-L.Mélenchon: Nous sommes très ardents dans la croissance...

Sa voix déraille. - B.Chameroy: Le problème avec les ados, c'est qu'on ne comprend pas tout ce qu'ils disent. - J.-L.Mélenchon: On ne sait pas comment les appeler.

Bref, vous voyez de qui je parle! - B.Chameroy: Bientôt Noël.

Idée cadeau. Vous aimez la politique et prendre soin de votre corps? Découvrez vite la cassette. "L'aérobic, c'est moi", par J.-L.Mélenchon. *Générique de "Gym Tonic". "L'aérobic, c'est moi", bientôt sous votre sapin. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.

Merci, Dorothée et Julien. Tournez-vous pour la photo et pour saluer nos téléspectateurs. Excellente soirée.