"Le racisme est l'invention des puissants": la prise de parole en intégralité de Jean-Luc Mélenchon
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Le 1er mai est un rassemblement politique depuis les premiers jours. Le 1er mai est le moment où s'exprime l'unité d'intérêt des salariés, des travailleurs, de la classe ouvrière.
Et à tous ceux qui nous font des grands discours sur la valeur travail, avec plein de patates chaudes dans la bouche pour en parler, comme s'ils étaient inspirés par je ne sais quelle transe, ils oublient de dire que plutôt que la valeur travail, c'est la valeur du travail dont ils devraient parler, sa valeur intellectuelle et sa valeur salariale, et que le travail dont nous parlons, celui qui fait l'objet du 1er mai, c'est le travail salarié, c'est-à-dire celui qui dispute au capital sa part de la richesse produite, tandis que celui qui travaille produit cette richesse, et celui qui a le capital l'accapare. Voilà ce que signifie le 1er mai.
Et si abstrait que cela puisse paraître à cet instant, je sais que la plupart d'entre vous comprennent et adhèrent totalement à ce que je suis en train de dire. Et quand bien même y sommes-nous depuis la fin du 19e siècle, ce sera dans les années qui viennent, quand bien même nous subissons en ce moment des revers. Le travail, c'est d'abord celui qui épuise les êtres humains et la nature. Le travail, c'est celui au nom duquel nous protestons pour pouvoir disposer de nos existences. Depuis le début du mouvement ouvrier, la bataille autour du temps de sa vie que l'on consacrera au travail salarié est disputée à celui qui l'emploie, en même temps que la richesse qui est produite.
Cela signifie que le travail salarié, ce n'est pas tout le travail que produit un être humain. Le travail domestique aussi est un travail. Le travail artistique aussi est un travail. On peut-il respecter ? Et c'est pourquoi, quoi qu'il arrive, tant que ce soit, nous continuerons cette bataille pour la semaine de 35 heures. Nous sommes en train de faire, même si pendant ce furent les syndicats qui unifiaient le 1er mai la classe ouvrière du monde entier. Eh bien, aujourd'hui, hélas, une telle unité n'a pas été possible.
C'est donc à la politique de faire son travail et de dire, à cette heure dans le monde entier, on voit s'abattre des méthodes qu'on croyait disparues ou perdues dans les sables du temps. Je reviens du Canada, où on a inventé pour les migrants ce qu'ils appellent un emploi fermé. C'est-à-dire que si vous êtes migrant, aussi longtemps que votre patron vous garde au travail, vous avez le droit à votre permis de séjour. Mais vous le perdez instantanément si le patron décide qu'il ne veut plus de vous. Et la même idée s'applique aujourd'hui sous la houlette de M.
Trump aux États-Unis d'Amérique, où a été rétablie une loi abominable, celle de l'ennemi de l'intérieur, qui décrète que sur une simple décision d'un organisme administratif, on peut, sans autre forme de procès, expulser un travailleur parce qu'il aura été dénoncé par Pierre-Paul-Jacques ou je ne sais qui dans l'entreprise. Voilà le sort qui est réservé en ce début de XXIe siècle. Alors, si en ce début de XXIe siècle, il y en a qui n'hésitent pas à faire pire que ce fut le cas au XIXe siècle. Que personne ne vienne s'étonner du fait que de notre côté, nous continuions à vouloir faire mieux que ce fut le cas à l'époque et que c'est encore le cas aujourd'hui.
Les migrants sont les victimes qui permettent de faire peur à tous les autres. L'islamophobie, le racisme et l'invention des puissants pour diviser le peuple. Et quand vous faites le 1er mai, tout soudain vous réalisez que sur la Terre entière, les salariés réclament les mêmes choses. Si bien que c'est le social, la classe ouvrière, les salariés, le peuple qui affirme le caractère universel de l'humanité. Puisque tous les êtres humains aspirent au même petit bonheur, vivre dignement de son salaire, ne pas épuiser son corps, ou ses nerfs au travail. tous les êtres humains. Quelle que soit leur religion. On est de notre côté et nous en sommes fiers et nous en assumons la responsabilité.
Honte à ceux qui viennent nous dire que c'est de la récupération communautariste que d'affirmer notre compassion, notre identification à la victime de l'islamophobie. Oui, j'ai dit l'islamophobie, c'est-à-dire quelque chose qui est pire que la haine. C'est la folie légitime, la folie meurtrière. Elle voit une couleur. Je dis que tout cela n'a lieu qu'avec des êtres humains. C'est pourquoi le 1er mai, l'ensemblement antiraciste. Et les racistes de toutes les périodes l'ont toujours su. Voyez-vous ceci ? Voyez-vous ce triangle rouge ? Il fut porté pour la première histoire de France. Il a mis un triangle en cuir rouge. 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil.
Et quand les nazis, c'est-à-dire ceux qui avaient fait du racisme un programme politique, décidèrent d'envahir tout le monde et de nous pourchasser, c'est un triangle rouge qu'ils nous mettaient pour signaler qu'ils allaient nous arrêter, nous déporter, nous assassiner. C'est pourquoi ce triangle rouge est à la fois le triangle rouge du 1er mai et le triangle rouge et pour toujours. Le racisme et l'islamophobie et l'idéologie qui permet les agrégats les plus vastes de gens qui leur restent du temps de ne pas être d'accord entre eux.
et voici l'extrême centre qui, comme vous le savez, n'est ni de gauche ni de gauche qui se retrouve de cette nature qui, au génocidaire Netanyahou, dit à bas le voie à la plante ainsi aux gestes de violence qui ensuite se multiplient et jusqu'à l'extrême droite. Les voici tous rassemblés avec les mêmes mots racistes, la même haine des autres et, bien sûr, les mêmes dénonciations de ceux dont nous sommes le plus chers. Être insoumis, refuser d'accepter cette loi dominante, être chacun d'entre nous la barrière. Voilà le sens du 1er mai, camarades et amis, et le 1er mai a toujours lieu à un moment.
Eh bien, à ce moment, c'est celui où le budget de l'État va finir de saccager la patrie républicaine des Français. Honte à nous qui décident que le résultat des élections ne le concerne plus et que tous les bavards de la Terre font comme si ça n'était pas un scandale pur et abdrigé par... Ce sont des... qui sont prises. Comment avons-nous tombé si bas être le 23ème pays sur 27 pour la mortalité infantile en Europe ? Les accidents mortels du travail, tout cela est arrivé sous l'autorité de ces gens. Donc voici le résultat concret si j'ai pris ces deux exemples. C'est parce que tout d'un coup, ça cesse d'être des chiffres. Ce sont des enfants, les nôtres peut-être.
C'est un camarade de travail, c'est une personne que l'on a connue et qui meurt au travail ou qui meurt des maladies du travail. Voilà pourquoi il faut des premiers mais puissants et pourquoi nous nous réjouissons de voir que vous êtes si nombreux sur cette place qui que vous soyez, quelles que soient vos bannières, quels que soient vos drapeaux. Le 1er mai vit, le 1er mai vivra. Présentons l'inspiration universelle, nationalité, qu'il soit ukrainien ou qu'il soit russe. Le salarié meurt à la guerre, pas celui qui l'a décidé. qu'il soit de quelque religion que l'on veuille.
Pour finir, la guerre est toujours le fléau qui d'abord foutra les mêmes et seul par la communauté de ses intérêts, le peuple, les peuples, manifestent leur refus de la guerre et leur enjeu. Soyez à cet instant de souffrance depuis cette place parisienne que tous les Gazaouis sachent que notre cœur est un... ...assassiné 200 fois s'ils nous passent sous la main et que nous sommes le gouvernement insoumis. En ce moment, le saccage continue. En ce moment, défile à Dunkerque les ouvriers d'ArcelorMittal, ces gens qui ont fait des bavardages, la droite et les autres, avec leur... ...réaliser. Mais pas un seul d'entre eux ne se donne le mal de dire quoi et comment parce que ça ne veut rien dire.
Ça ne veut dire que si on désigne où et quoi et comment on veut redevenir souverain. Eh bien, je dis, on ne peut pas faire la bifurcation écologique. On ne peut pas fabriquer les milliers de machines dont nous avons besoin pour faire des énergies alternatives en mer, dans l'air et sous la luminescence si l'on n'est pas capable nous-mêmes de produire les aciers et les métaux spéciaux dont on a besoin dans ce pays.
Je rappelle Carcelor a recapitalisé par le peuple français du temps où c'était une entreprise nationalisée et que les gros malins qui nous commandent et qui nous ont expliqué sur tous les tons que la propriété privée c'était tellement mieux que la propriété de l'État, que le marché c'était tellement génial oui ils l'ont dit tout ça et bien aujourd'hui ArcelorMittal qui s'est servi dans notre pays avec la complicité de tous ceux qui quelques mois auparavant continuaient à gorger cette entreprise d'argent public et ont continué encore après.
Alors les usines d'Arcelor c'est la raison pour laquelle nous demandons la nationale et le 13 mai oui nous serons là pour manifester avec eux et nous vous disons ceci puissant votre maître monsieur Trump votre maître votre maître a la main qui règle n'est pas ça c'est l'État quoi ?
Bréginet fait revenu c'est lui qui l'a dit c'est l'État avec des droits de douane qui va fixer les prix il importe dans son pays une inflation terrible et les imbéciles qui disent eh bien nous allons riposter importe dans notre pays une inflation que le peuple aura ensuite à payer ce n'est pas de cette manière qu'il faut régler la compétition il faut le régler avec intelligence si les nord-américains ne veulent plus de nos marchandises il n'y a qu'à les vendre à d'autres et si nous voulons produire moins cher qu'un nord-américain il n'y a qu'une chose à faire acheter tout ce qui nous manque chez les chinois parce que ça coûte moins cher chez nous que chez eux et voilà comment on rend la monnaie de sa pièce au dominant à l'impérialiste qui vient nous dire que nous devons tous payer 5% de la richesse de notre pays pour acheter des armes américaines nous ne marchons pas dans cette combine nous ne voulons pas nous savons qu'elle se finira par la guerre qui prépare la guerre organise la guerre qui prépare la paix se prépare voilà pourquoi pour nous c'est si important de changer la règle du jeu mesdames messieurs vous avez tous compris j'en suis certain que si vous ne changez pas la règle du jeu toujours on se moquera de vous si vous continuez à élire des présidents qui ont tous les pouvoirs et que personne ne contrôle parce que c'est ça qu'il y a dans la constitution alors vous finirez par avoir des gens qui décident que quel que soit le résultat des élections ça ne les concerne pas et cela dans n'importe quel pays du monde ça s'appelle une tyrannie et dans n'importe quel pays du monde les peuples se rébellent contre c'est la raison pour laquelle tant qu'ils fassent quel que soit le moment au nom de républicains de citoyennes et de citoyens il faut et il faut que l'on change la règle du jeu que l'on passe enfin à la sixième république mesdames messieurs camarades ce n'est pas seulement une affaire de préférence idéologique il est temps maintenant de comprendre que notre peuple notre pays notre continent l'humanité est en train de perdre son temps car à cette heure le plus grand fléau est celui qui viendra à bout de la civilisation humaine elle-même le risque de guerre d'un côté je viens de l'évoquer et de l'autre le changement climatique qui détruit va détruire toujours plus et comme nous ne pouvons plus l'arrêter quoi qu'on en ait donné des dizaines d'alertes pendant toutes ces années derrière nous et puisque nous ne pouvons plus l'arrêter alors il n'y a qu'une chose à faire dépasser les vieilles idéologies qui ne vivent que de la croissance du produire n'importe quoi n'importe comment n'importe où passer à autre chose autre chose une autre organisation du monde une autre organisation de la production une autre organisation de la vie humaine de ceux qui peuvent nous rassembler si vous entrez dans la crise qui va s'annoncer et qui s'avance vers nous avec les valeurs du néolibéralisme c'est-à-dire chacun contre tout le monde la compétition universelle et quelles que soient leurs opinions ce que nous incarnons en nous disant insoumis c'est la soumission la soumission au capitalisme la soumission au négationnisme écologique la soumission à la cupidité comme moteur de l'existence la soumission à la marchandisation de tout qui nous mène à la ruine voilà pourquoi le 1er mai de la lutte du travail contre le capital étant la fête de la lutte du peuple contre l'oligarchie au fond le 1er mai est bien cette grande fête de l'universalisme humaniste vive l'humanité universelle vive les salariés vive la classe ouvrière vive nos syndicats vive la 6ème république vive la France vive la république ça
le 1er mai non pas ça ça est le 1er mai ça est First le 1er mai fait de la 1er mai sur c'est le 1er mai nous dans les 1er mai par qui a qui se se le 1er mai plus peut ça
Jean-Luc Mélenchon