Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #2 | 4 juillet 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Philippe de VilliersChiffre
« 40 % des occupants des centres de rétention sont de nationalité algérienne. »
- 6:00Philippe de VilliersFait
« Il y a un accord incroyable laxiste qui permet à l'Algérie d'avoir un statut particulier par rapport à tous les autres pays en matière d'immigration. C'est un accord du 27 décembre 1968. »
- 8:00Philippe de VilliersChiffre
« 180 millions d'euros. On donne de l'argent à l'Algérie aujourd'hui. »
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Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour face à Devilé. Je suis accompagné comme la semaine dernière de Geofroid le jeune. C'est un plaisir de vous retrouver cher Jefroid. Moi aussi, bonsoir Thomas. On va revivre les grands moments de la saison de Philippe Devilier. On va revenir notamment sur ses développements, c'est évidemment les explications qu'il a pu donner tout au long de la saison et on voulait évidemment parler notamment de Boem Sans Sal alors qu'on attend évidemment de savoir s'il sera grassé ou non par le président algérien. Ça devrait être su dans les prochaines heures.
Et donc on a voulu revenir sur les moments justement où Philippe Devillier est revenu lui précisément sur ses relations avec l'écrivain franco-algérien. C'était donc au mois de novembre lorsqu'il avait été arrêté en Algérie. L'occasion pour Philippe Deviler de décrire la relation amicale qu'il entretenait avec l'écrivain. C'est un combattant hors père. C'est un un visionnaire, une sorte de sa génétiine dans notre temps par rapport à à l'islamisme. Euh alors, je suis prudent dans ce que je vais dire parce que Alger nous regarde forcément et que un ami est entre leurs mains. La dernière fois que j'ai eu Boem, c'était au moment du vent des globes.
Il m'a envoyé un petit message affectueux et quelques jours avant, il m'a envoyaé un message pour dire qu'il avait le Covid. En fait, j'ai eu un vrai coup de foud pour Boem Sans sal. Je l'ai connu au cercle algérianiste, présidé par madame Simon Nick, une femme exceptionnelle. Et on est devenu des amis avec l'ambassadeur Xavier Drill en cours et toute une équipe et l'équipe est dans l'inquiétude et on passe notre temps à s'implement. On sait pas du tout ce qu'est la situation et personne ne nous informe. C'est pas ce qui est devenu Boem.
Xavier Drillancour, l'ambassadeur me disait tout à l'heure que il a dîné, il a été le dernier à le voir en France, il a dîné samedi soir et puis Boem est parti. le Alors pour répondre à votre question, quand je dis c'est un grand écrivain, c'est quand même grand prix de l'Académie française, grand prix du roman de l'Académie française avec 2084 et c'est un écrivain qui a donné comme disait Tar Belgeloun l'hospitalisé l'hospitalité à la langue française. Et à chaque fois qu'on a des conversations, il dit il faut serrer les mots comme une tinique de Nessus. Pourquoi vous ne pourquoi vous ne sentez pas vous les français le prix des mots ?
Pour lui, les mots sont vivants parce que pour lui, la France, c'est d'abord une langue et c'est presque un exilé de la langue française qui combat l'arabisation de l'Algérie. Et alors c'est incattant, il combat une dictature qu'il appelle bureaucratique, policière et bigote. Et c'est un visionnaire. Pourquoi ? Parce que il nous dit dans ses entretiens et dans ses livres, regardez ce que nous sommes devenus. Regardez ce qui a été la décennie noire et vous verrez ce que vous allez devenir.
En réalité, ce que je pense c'est que le aujourd'hui, c'est ce que pense l'ambassadeur de Roncour qui connaît bien l'Algérie et pour cause, il est l'otage, il est pris en otage de la relation franco-algérienne qui est une relation très dégradée depuis le 30 juillet.
la lettre de du président de la République au roi du Maroc, le voyage au Maroc et puis ensuite le le prix concours qui semble-t-il à pesé qui a qui a mis le président Teboun dans un état second et euh et en plus la repentance d'Emmanuel Macron au moment de la Toussin rouge au lieu de commémorer Guimon comme l'aurait souhaité Wam Sansal Guimon qui est le qui est un instituteur français qui a été assassiné le jour de la Toussin Rouge vers le 1er novembre 1954. Qu'est-ce qu'a fait Emmanuel Macron ? Il a donné des gages une fois de plus de la politique mémorielle.
il a il a affirmé la responsabilité de la France pour la mort de l'Arby Ben Midi et il a fait déposer mardi dernier une gerbe au carré des martyres par l'ambassadeur de France pour un des fondateurs du FLN. Donc en fait, moi ce que je dis au président de la République, c'est pas la peine de faire des risettes à l'Algérie et à son président. Soyez fermes. Et maintenant, il vous reste une chose à faire, c'est récupérer notre grand écrivain euh notre sa généine de l'islamisme. Parce que sans sal, vous savez, il y a une phrase dans au pu du fou qu'on connaît bien. Le courage s'accomplissait en lui comme la marche ou la respiration. Je peux vous dire que c'était un homme courageux.
Et alors, il est très curieux parce qu'il est il est dans le paradoxe. Il est doux, il parle la voix basse. Euh ce sont des des perles qui tombent sur un plateau de cristal. Chaque mot est pesé. Chaque mot est cristallin. Et donc si jamais il nous écoute, on est là. Voilà, on vous abandonnera jamais. La France est votre patrie. Elle est dans votre cœur. Vous êtes dans notre cœur. Évidemment, cette arrestation de Boem Sansal, elle a provoqué une crise diplomatique entre la France et l'Algérie. Ça fait maintenant plus de 6 mois et c'est vrai qu'il y a eu énormément d'épisodes qui ont marqué l'évolution de cette relation.
Et justement, Philippe Deviller est revenu sur ce qu'il qualifie d'humiliation, de relation déséquilibrée aussi entre Paris et Alger. Pourquoi au fond le président de la République prend autant de précautions avec le régime algérien ? L'explication de Philippe Devilier. D'abord, je je plains le ministre de l'intérieur parce qu'il est condamné à la parole verbale. Et lui, c'est pourquoi les gens qui nous regardent pas forcément, mais il sait que par exemple le l'influenceur en question, il va être dans un centre de de rétention pendant 90 jours. Ensuite, il est à l'hôtel. Ça vous rappelle rien ? Philippine, le meurtrier de Philippines et on peut rien faire. Pourquoi on peut rien faire ?
Parce que c'est l'Europe, parce que c'est la directive retour et que il faut changer la directive de retour. Il faudra 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans. De la même manière que il sait Bruno Raillot pour l'Espagne que on peut pas renvoyer des des migrants qui viennent chez nous. On peut pas. Pourquoi ? Parce qu'il y a une jurisprudence européenne là encore et cetera et cetera. Par exemple, il y a un accord incroyable laxiste qui permet à l'Algérie d'avoir un statut particulier par rapport à tous les autres pays en matière d'immigration. C'est un accord du 27 décembre 1968. Qu'est-ce qu'on attend pour le la broger ? Seul le président de la République peut l'approger, il peut le faire, il le fait pas.
Donc ça dépend pas du ministre de l'intérieur. Donc on va voir de plus en plus souvent, je le prédis, un ministre de l'intérieur et un ministre de la justice euh multiplier les paroles, les plans, par exemple, la drogue et cetera. Et en même temps, en même temps, on aura un sentiment d'impuissance publique. Franchement, je l'ai plein parce que il y a de la bonne volonté et il y a de la fermeté dans le verbe. C'est déjà quelque chose de nouveau. Alors, je réponds à votre question. Euh, on a l'impression qu'on passe de pardon de l'Algérie française qu'on a connu à la France algérienne qu'on va peut-être connaître. C'est une inversion totale, c'est une humiliation.
Vous avez prononcé le mot, je le répète, une humiliation sans nom. Aucun pays ne pourrait accepter ça et la France accepte ça. Emmanuel Macron accepte ça. On vit en fait une relation complètement déséquilibrée sur le plan démographique, on la France délivre 200000 visas à l'Algérie et en même temps l'Algérie délivre 2000 laissés passer consulaires. Vous voyez la disproportion ? 40 % des occupants des centres de rétention sont de nationalité algérienne. C'est donc l'application de l'accord de 1968.
Et Xavier Drillancour dans un entretien remarquable et remarquablement mené par Sonia Marrou toujours disait dans ce studio il y a aujourd'hui 10 % de la population française qui est algérienne, 6 millions d'Algériens en France. Qu'est-ce que ça veut dire ? Bah, ça veut dire queon est tenu. Ça veut dire qu'il y a un état dans l'État. C'est la définition même de l'État dans l'état régalien. C'estd qu'on est obligé de faire attention. On est obligé de faire attention. Mais c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron n'est pas allé à la manifestation contre l'antisémitisme.
Parce que quand vous avez dans vos flancs une population qui vous surveille, qui vous regarde et qui vous menace, vous pouvez plus bouger. Et précisément le le déséquilibre démographique se se double d'un déséquilibre moral. C'est-à-dire qu'en fait l'Algérie nous nargue et nous nargue depuis le voyage, le fameux voyage d'Emmanuel Macron quand il était candidat en 2017 et qu'il était allé à Alger dire textuellement la colonisation française en Algérie est un crime contre l'humanité. Vous rendez compte ?
vis-à-vis arquis, vis-à-vis piedno vis-à-vis de tous ceux des militaires aussi qui se sont battus pour l'Algérie française vis-à-vis même des des prédécesseurs parce que François Mitérand disait l'Algérie c'est la France. Il y a eu toute une un pan de notre histoire où l'Algérie et la France étaient en bonne intelligence et même en harmonie. On a fait beaucoup là-bas, faut pas l'oublier. Tous les colons, il faut pas les jeter à la rivière. Voilà. Et donc euh la diplomatie des dépôts de gerb, ça vous dit rien ? Je rappelle que monsieur Darmanin, vous savez ce qu'il a fait en en 2020 ?
Il est allé déposer une gerbe au carré des martyres euh sur les assassins du FLN alors que son grand-père était arqué. Alors que oui, mais depuis il s'appelle Moussa parce qu'il veut récupérer les voix. Apparemment, il a changé de prénom quand il a quitté le gouvernement précédent. Il a dit "Je m'appelle Moussa." Ah bon ? Qu'est-ce qui se passe ? Tu dragues qui là ? Bon et euh là, la dernière gerbe, c'est "Vous rendez compte ? Macron va au Maroc, très bien et il revient et pour compenser, il envoie son ambassadeur, l'ambassadeur de France, déposer une gerbe euh sur la la tombe de l'abbi Midi qui était un des fondateurs du FLN.
Donc les Algériens, ils nous sentent, ils nous sentent faibles, ils nous sentent avec notre faiblesse et le déséquilibre, il est pire que ça. Il est politique. On donne, vous savez combien on a donné cette année d'après Xavier Driancour, l'ancien ambassadeur de France, il connaît les chiffres 180 millions d'euros. On donne de l'argent à l'Algérie aujourd'hui et ici-même, nous avions évoquer ensemble Iot Georfroid au moment des émeutes, vous vous en souvenez certainement. Euh quelque chose qui nous avait choqué et beaucoup de Français avec nous. Le président de l'Algérie au moment des émeutes avait enjoint au gouvernement français de prêter attention à la manière dont était traité.
Je cite "C'est ressortissant". Je dis bien c'est ressortissant, c'est-à-dire les Algériens qui sont en France et qui sont censés donc répondre à l'autorité harmonieuse et paternelle du président de l'Algérie. Et là, je me suis dit bah voilà, non seulement la France est plus gouvernée, mais elle est plus souveraine. Il y a un bout de souveraineté qui dépende maintenant du président Teboun. Voilà.
Et donc en réalité euh aujourd'hui, il faudrait euh des mesures de rétorsion, il faudrait euh mettre fin à l'accord de 1968 dont j'ai parlé il y a quelques instants et il faudrait sur le plan politique un vrai bras de fer pour dire aux Algériens euh ou bien vous libérez Bohem sans sal, c'est un signe que vous nous envoyez. Ou bien on va prendre des mesures, j'en citerai deux que les diplomates peuvent pas citer, mais moi je suis pas diplomate. Euh il y a des biens mal acquis en France par des personnalités algériennes.
on fait une saisie et puis euh il y a aussi des passeports qui sont distribué à toutes sortes euh de membres de la nomenclatura algérienne pour pouvoir venir se faire soigner en France, fini les hôpitaux français. Vous allez voir que là ça va si on fait ça, ça va on va changer de ton. C'est peut-être ce qu'a voulu dire le ministre de l'intérieur. J'espère que euh maintenant qu'il est qu'il gouverne avec monsieur Macron et en harmonie avec monsieur Macron, il va pouvoir lui glisser ça à l'oreille.
Alors je froid, c'est vrai que cette relation entre la France et l'Algérie, elle a vraiment ponctué ces derniers mois depuis le mois novembre, depuis l'arrestation de Boem Sansal, depuis il y a un autre français qui a été arrêté he Christophe Gless. C'était il y a il y a quelques semaines. C'est vrai que tout au long de cette saison, on a pu suivre malheureusement la détérioration de la relation avec des réponses aussi parfois qu'on a eu du mal à comprendre de la part du président de la République et on le verra juste après qu'elle avait même désavoué son propre gouvernement. Non mais la la réponse de la France est très en dessous du niveau de ce que l'Algérie nous inflige.
Moi, je suis frappé parce que Philippe là, il parle il y a plusieurs mois et et en fait vous constatez, c'est un peu sa force d'ailleurs que il dit quasiment tout du sujet très tôt avant même tous les développements qu'on a connu par la suite. Euh moi je voudrais m'arrêter sur une chose qui m'avait touché et frappé pendant ce ce témoignage, c'est sa relation avec Bolhem sans salle.
Ils se connaissent en fait, c'est ce sont des amis avec une amitié, vous savez, comme des gens comme eux peuvent avoir, c'est ils se voient pas tout le temps, ils prennent des nouvelles assez régulièrement et et comment dire, il y a quelque chose de très profond qui ne nécessite pas de se voir tous les jours en réalité pour pour développer en fait c'est ce sont un peu des résistants et ils se sont trouvés en fait. Et euh et je voudrais dire une chose là-dessus parce que je je suis un peu là pour raconter les coulisses de cette émission. D'ailleurs, je vous donnerai tout à l'heure des nouvelles de Philippe puisque je l'ai vu cette semaine, j'étais au pu du fou.
Donc je pourrais vous dire comment il va et ce qu'il prépare pour la rentrée. Mais il y a quelque chose qui me touche chez lui, c'est que dès qu'il identifie dans le paysage politico-médiatique quelqu'un qui a dit quelque chose qui qui qui selon lui va va dans le bon sens et et peut peut servir la France, peut aider la France, il va développer une relation toute particulière avec lui.
qui est arrivé avec Bem Selle mais avec beaucoup d'autres et et il a une attention toute particulière en fait pour ces gens qui sont des des des contreforts, vous savez, des des espèces de de résistance à la déchéance généralisée et il prend le temps de leur parler, de les voir, de les appeler, de de dîner avec eux quand il est à Paris. Euh et euh et à la fin finalement il a il a développé un réseau de de oui de de de résistants, de gens qui sont contre le le l'effondrement généralisé et euh et il le fait avec un certain soin.
Donc c'est pour ça c'est la raison pour laquelle quand il quand quand il arrive ce qu'il arrive à Bolem Sans sal, bah il est très affecté parce que c'est quelqu'un avec qui il a développé une relation depuis 2015. ils avaient sorti un livre euh quasiment le le la même semaine 2084 pour Boem Sansal et le le moment est venu de dire ce que j'ai vu pour Philippe. Euh et donc ils se sont connus à ce moment-là parce qu'ils étaient concurrents en librairie et cette relation dure maintenant depuis 10 ans et aujourd'hui c'est un de ses premiers soutiens. Et on va évidemment revenir sur l'aspect politique.
Je le disais, on a eu parfois du mal à comprendre la position officielle de la France sur le dossier algérien avec cette fameuse conférence de presse, cet ultimatum, cette ripost graduée promise par le Premier ministre et qui a été désavoué quelques jours après par le président de la République et justement Philippe Devillier était revenu sur cet aspect précis de cette crise diplomatique. Ah ben il y a plus que 5 semaines hein parce que c'était 6 semaines quand il a fait sa conférence de presse. 5 semaines. Vous imaginez si Bolem Sansal entend ce ce galimatia parce qu'on comprend rien mais surtout ce qu'on comprend c'est qu'il va rien se passer. En fait ce gouvernement c'est le bazar quoi.
C'est le bazar. Vous avez un un premier ministre qui dit le mercredi vous souvenez les mots sont si l'accord n'est pas respecté il sera dénoncé. Ça peut pas être plus clair pour une fois. Et le président quelques heures après depuis le Portugal dit il est pas question de dénoncer cet accord et on a Baou qui vient et qui dit à Soniabrou et Laurence Ferrari vous avez rien compris le cheval blanc dans les quat et gris. Ah bon ? Alors euh donc allons plus loin. Pourquoi ? La question qu'il faut se poser Elliot, je crois c'est pourquoi Emmanuel Macron en fait le refus d'obstacle ? Pourquoi il se cabre ?
parce que d'abord il fait attention à Vlen parce qu'il y a un accord en ce moment très important en cours de négociation entre la commission de Bruxelles qui nous commande qui commande notre destin surtout en matière de gaz. Il y a 20 % du gaz qui vient d'Algérie et l'Algérie. Euh deuxièmement et surtout il a un souvenir cuisant de ce qui s'est passé avec les émeutes de 2023 et donc il a peur de la diaspora comme l'a dit très bien Alexandre de Vio récemment sur votre antenne. Euh alors pourquoi il a peur ? parce qu'il y a un traumatisme qu'il a vécu personnellement.
D'abord, on a vu que en au cœur des émeutes, vous vous en souvenez certainement, il y a le président turc et le président algérien qui ont mis en garde le président français en disant attention à nos ressortissants sur le sol français. En d'autres termes, la France n'est plus tout à fait souveraine sur son territoire. Incroyable. Deuxièmement, les bandes dans les banlieux, dans les quartiers appelaient les forces de police des forces d'occupation. Donc, on était dans une logique de conquête, conquête de souveraineté. Et enfin, troisièmement, c'est pas l'État qui a arrêté les émeutes, on le sait maintenant. Ce sont les narcotrafiquants, ce sont les caïdes, ce sont les grands frères.
En d'autres termes, l'autorité souveraine n'est plus entre les mains de l'État. Et ça ça l'a littéralement traumatisé. Mais moi, ce que je constate et pour Macron et pour la Macronie euh et pour la Mélanchonie et pour l'abouri l'abouri, c'est pas mal. Néologique. Oui, Rouri. Oui. Ouais. En fait, tout est dans l'expression de Bairou le soir de l'attentat de Mulous, le fanatisme encore frappé. C'est un lettré. Cette expression, elle est pas de lui, elle est de Voltaire. Quand il voulait détruire euh le catholicisme, il appelait ça le fanatisme et il disait "Écrasons l'infemme". Il signait comme ça ses lettres. Écrasons l'infemme, c'est bon.
Et aujourd'hui le fanatisme ça veut dire dans la bouche d'un homme politique, ça veut dire que c'est un acte isolé d'un croyant qui échappe à sa communauté et qui est un déséquilibré. Donc c'est facile à traiter. On psychiatrise le cas. C'est que nos hommes politiques, notre classe politique, la caste élitaire euh ne comprennent pas ou ne veulent pas dire que c'est une guerre qui nous est faite. En fait, nous sommes devant, je pèse mes mots, une branchitude avachie qui ne se sent plus capable de porter le dépôt millénaire, qui rêve d'un autre soi, qui rêve de s'abolir dans une histoire nouvelle, dans une histoire extérieure, dans une histoire virile.
C'est-à-dire que en fait sourdement les âmes veulent cherchent un nouveau maître. Le niilisme occidental prenant congé de la chrétienté flagolante s'exerce à un une fascination étrange avec une religion forte. qui permet de renouer avec la différenciation sexuelle le combattant au feu et la femme au foyer. En d'autres termes, et c'est une curiosité de notre temps, je pèse mes mots. L'hédonisme consumériste va finir sa trajectoire en venant par une sorte de ruse hypnotique se fondre dans son exact contraire. Voilà pour les différentes prises de position de Philippe Devillier tout au long de cette saison concernant le sujet de l'Algérie. On va marquer une pause et puis on reviendra.
On parlera notamment des sujets un peu plus politiques qui ont été abordés tout au long de de cette année. On parlera de Jean-Luc Mélenchon notamment, on parlera d'Emmanuel Macron aussi et puis vous nous raconterez cette semaine, c'est quelques jours que vous avez passé avec Philippe Deviler au P du fou. Je fera vous nous raconterz ça dans quelques instants. À tout de suite sur l'antenne de se new [Musique] de retour dans face à Philippe Devilier, on est toujours avec Jefroid le jeune. On vous fait vivre ou revivre les meilleurs moments de la saison, les meilleures explications de Philippe Devilier. On a beaucoup parlé de l'Algérie. On va maintenant parler un peu plus de de politique.
Mais d'abord prenons des nouvelles de Philippe Devilier, Jeffrois. Il se trouve que vous l'avez vu cette semaine, vous avez passé quelques quelques jours avec lui sans trahir de secrets. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu quels a été quelle a été la teneur de vos échanges ? De quoi avez-vous parlé et qu'est-ce qui se prépare pour pour la suite ? Écoutez, j'étais donc avec le journal du dimanche avec toute notre équipe au puit du fou. C'est un c'est un petit rituel qui qui est en fait un moment une respiration extraordinaire dans l'année et donc je peux donner des nouvelles de Philippe qui va bien, qui va très bien.
Alors il faut imaginer le le personnage Philippe de Villier au pu du fou. C'est quelque chose de de d'absolument exceptionnel. Déjà, bon, c'est le pilou, c'est une forme de principauté. C'est-à-dire que en fait, quand vous regardez bien, ils ont un drapeau, ils ont un hymne, c'est un endroit fermé, c'est s'ils avaient une monnaie, je pense qu'il pourrai se déclarer état. Et et Philippe là-bas, c'est le fondateur en fait. Donc c'est c'est celui qui connaît tout le monde par son prénom, qui a vu chaque pierre se se se monter et cetera, qui a vu chaque chose naître et qui est à l'origine de de tout, presque tout, puisque depuis quelques années maintenant, c'est son fils qui est à la manœuvre.
Et et c'est absolument extraordinaire de le voir là-bas parce qu'en fait, c'est une relation particulière. Je pense que c'est l'endroit alors moi je vais vous dire, c'est l'endroit où je me sens le mieux en France. Je pense que lui évidemment c'est le cas aussi. Il reçoit dans un petit endroit un peu isolé dans dans le parc. il est attentionné avec avec tout le monde. Il est drôle, il est en pleine forme. Il vient plus ici le vendredi parce qu'il se garde des forces pour pour la rentrée. Euh il écrit plus ses chroniques comme il faisait toute l'année dans le dans le JD News parce qu'il garde ses forces pour la rentrée.
Mais je crois j'ai cru comprendre qu'il était en train d'écrire un livre et vous savez l'année dernière il a vendu plus de 200000 exemplaires de son livre Memory crois qu'il est sur quelque chose de de d'exceptionnel. Alors, il a une il a une un tic de langage et qui nous fait beaucoup rire, mais il dit toujours "C'est mon dernier livre et c'est mon meilleur livre." Euh, je crois que donc il est en train d'écrire son dernier livre et son meilleur livre. Il est en pleine forme et et évidemment, il est au sommet de son art. Ben merci pour nous avoir partagé ces ces coulisses ces quelques jours que vous avez passé avec Philippe de Villier cette semaine.
On va revenir donc à à ces meilleurs moments qu'on vous fait vivre ou revivre pour l'émission face à de Villier. On va revenir notamment sur un épisode qui nous avait marqué. C'était lorsque l'Élysée avait publié un communiqué pour corriger une information qui était par dans le journal dans le JDD dans le journal du dimanche. C'était à l'époque où il y avait évidemment la confrontation diplomatique entre Emmanuel Macron et et Vladimir Poutine. Philippe Devillier était revenu sur cet épisode avec un hommage d'abord pour vous, je crois.
Alors, d'abord Ilotte, vous me permettraz de m'adresser au directeur des rédactions de du JDD, du JD News pour le féliciter parce que moi, c'est la première fois que je vois l'Élysée prendre à partie un journal, ça veut dire que ça fait mal. prendre partie un journal en faisant un communiqué un communiqué en réponse à un article commandé par Geor jeune. Et donc en fait petit à petit votre journal que je lis ligne à ligne chaque semaine ainsi que le JD News, c'est une vraie réussite. Voilà. Donc j'en profite pour faire une parenthèse chaleureuse et affectueuse. Merci.
Euh alors maintenant euh il y a Mathieu Beaucoté qui est brillantissime tous les soirs chez euh Christine Cali qui a fait un cette semaine une chronique exceptionnelle sur votre question. Le gouvernement de la peur en fait. Gouver par la peur, qu'est-ce que ça veut dire gouverner par la peur ? Moi, j'ai connu ça en 40 ans d'expérience. Gouverné par la peur, ça veut dire que on impose un récit officiel. Ils appellent ça maintenant d'Armana à Crépol un narratif officiel. En fait, c'est un côté soviétoïde. Il y a un narratif officiel, c'est-à-dire on vous dit comment vous devez penser, comment vous devez parler et comment surtout vous ne devez pas penser et parler. Le narratif officiel.
Alors, on vous envoie le narratif officiel dans les médias et ensuite vous répétez le narratif officiel. Bon et ça marche bien et après il y a des sondages qui disent "Ah regardez Macron remonte, on en parlera dans un instant." Donc l'opération est magnifique. C'est vieux comme Giscar. J'avais eu des conversations à Giscar à Hauton quand j'étais sous-préfet de Vandô et il me racontait ça. Bon ça s'appelait pas le narratif officiel mais ça revenait au même. Bon et il appela ça des stimulis le chien de Pavlov. Je sais pas si vous connaissez chien de Pavlov. Les réflexes du chien de Pavlov. en parlant de ce qu'il appelait l'opinion. Merci pour le peuple français.
Alors, la peur euh je rappelle quelques souvenirs. En 2018, on voit arriver, on voit débarquer, on voit émerger une une enfant, une enfant qui fait la grève scolaire et le monde entier salue cette grève scolaire parce que c'est au nom du climat. réchauffement climatique, dit-elle et à elle seule fait fondre tous les glaciers médiatiques. Elle monte comme une star, c'est la jeune d'arc du climat, dit tel journal. la jeune d'arc du climat qui entend les voix du CO2 que vous n'entendez pas sauf à vous mettre au pied d'une éolienne. Et alors, elle est reçue partout, elle est reçue à Davos. C'est pas rien. Vous vous rendez compte ?
le le le ha au lieu la capitale du capitalisme global sans entraill et elle insulte les patrons à Davos, le capitalisme euh global, elle les insulte, elle dit "Comment vous osez ? Vous avez bousillé ma jeunesse, mon enfance, elle a 12 ans, 13 ans. Bon, on lui prépare son texte. Bon, qui est derrière ? sa pas en tout cas ça marche. Elle est reçu par le pape de l'église verte qui l'encourage, le réchauffement climatique fraternel, l'union des religions et la fonde des glaciers. Pris de gros et puis en fait elle termine à l'ONU et à l'ONU, elle recommence et elle insulte les toutes les nations présentes en disant "Est-ce que vous vous rendez compte ?
Vous avez vous avez perdu mon enfance ?" Voilà. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Tous ceux qui sont pas d'accord euh subissent le traitement sémantique suivant : négationnisme climatique. Négationniste, c'estàd c'est le même mot que pour la chora. Donc ça vous refit quand même. Si jamais vous faites toute une remarque sur Greta Tenberg, voilà. Et vous savez comment elle a fini ? Allez-y. Elle a fini avec un kefier. C'est bien ça. Plus active aujourd'hui au à la lutte. contre l'État d'Israël que sur la contre le réchauffement climatique. Vous savez qu'elle a failli être prix Nobel de la paix he ? Elle a failli Oui, absolument.
Et donc voilà, c'est pour dire mais après c'est pas fini, après il y a eu le Covid si vous me permettez. Allez-y. Ah sujet je connais bien parce que j'ai écrit un lu s'appelle Le jour d'après sur le Covid. Alors le Covid c'est toute une société qui est assignée à résidence. Bon c'est là où on voit que les Français sont prêts à tout parce que finalement ils sont laissés enfermer. ce qu'on a appelé l'enfermisme. Donc la société a signé à résidence l'hygiénisme d'État. Euh je note au passage que contrairement à ce qu'on a dit par rapport au Moyen-Âge, c'est exactement l'inverse.
Au Moyen-Âge, on enfermait dans les lipreserie les lépreux, les malades, les malportants et on laissait tranquille les biens portants. Aujourd'hui, aujourd'hui, on a enfermé les biens portants. Et quand on les enfermait pas, alors demandait porter le masque et de se faire vacciner. Et quiconque disait "Mais le vaccin, vous êtes sûr qu'il évite la contamination ?" Hop ! complotiste. Ah, c'est plus négationniste, c'est plus intelligence avec l'ennemi comme sur l'Ukraine, c'est complotiste. Complotiste. Et ça, ça me rappelle une phrase de de Michel Rocard qui avait de l'humour.
Il disait toujours préférer la connerie au complot parce que la connerie est courante et le complot exige un esprit rare. Donc on a eu le complotisme. Continuons. George Floyd. Vous souvenez pas de George Floyd ? George Floyd ça voulait dire en fait les blancs doivent se mettre à genou. Et tous les blancs se mettaient à genou. Pardon pour vos amis. Je mets une pierre dans votre jardin. Jardin du Parc des Princes. Mais j'ai vu ouais mais j'ai vu plusieurs matchs. Tous les matchs de foot. C'était l'équipe de France évidemment était se mettait à genou avant les matchs. Avant l'arbitre, il surveillait tout le monde se mettait à genou.
Et Castaner euh vous vous en souvenez très bien, c'est vous qui me l'avez rappelé, Castaner, il y a une il y avait une manife interdite à cause du Covid, je crois et euh une manife walkiste pour George Floyd. Et on lui dit sur une chaîne concurrente "Mais vous avez autorisé la manif ?" Il dit "Non, je l'ai pas autorisé mais je l'ai toléré parce que vous comprenez l'émotion mondiale est plus forte que les règles juridiques." Et on lui dit "Mais vous êtes prêts ? Vous mettez à genou Il dit "Oui, je suis prêt à me mettre à genou." Un genou à terre, ça s'appelle un genou à terre.
Et donc tout le monde était un genou et les policiers dit "Si si si les policiers veulent mettre un genou à terre, je me demande s'il y a pas un moment donné où les policiers ont met un genou à terre." Voilà. Donc voilà. Et ceux qui voulaient pas mettre un genou à terre raciste. Ah ! 3è insulte, 3e disqualification et puis on pourrait continuer. Il y a eu créole extraordinaire.
Crépaul avec le ministre de l'intérieur qui nous explique que c'est un fait d'hiver et que le danger c'est la fâchosphère qui a manifesté 3 jours après Créol, expédition punitive, racisme antiblanc et il explique, je le rappelle, je je raconte dans mon livre Mémoricide cette histoire parce que je la trouve drôle ici mais à chaque fois elle me fait pleurer de rire. Il y a Darmana qui arrive et Darmana, il recule jamais devant un mensonge. Ça c'est sa force parce que c'est le mentir vrai d'Aragon. Il paraît, on en parlera peut-être tout à l'heure, il était chez Sonia Mabou avanthier. Il m comme il parle mais ça se voit pas parce que il paraît sincère. Il a son petit air comme ça.
Bon euh de jeune homme. Bon et là il dit le danger monsieur le jeune c'est gros lardon parce qu'il y avait un mec qui dirige ils étaient 30 manifestés et celui qui était en tête un peu corpulent était surnommé euh Grosardon. Bon et et il disit la France a peur de Grosardon et les gens disaient oui Grosardon où il est Golardon. Tout le monde cherchait gros lardon. Et pire que ça, la chaîne C News était occupée euh était accusée de protéger des petits lardons. Je me souviens à l'époque. Bon, donc en fait voilà, le gouvernement par la peur, ça consiste à imposer le narratif officiel et à partir du narratif officiel, bah vous disqualifiez les gens.
Alors, en ce moment, le narratif officiel c'est il y a qu'une menace la Russie. Ah, vous ne le croyez pas ? Ah, vous avez un doute. Ah, vous voulez la paix ? Vous voulez la paix ? Ah, donc vous êtes un agent mousquetaire. Donc, en fait, attention parce que il y a les patriotes et les collabos. Et donc si vous voulez la paix, ça veut dire que vous êtes pas un vrai patriote. Et si vous êtes pas un vrai patriote, ça s'appelle l'intelligence avec l'ennemi. Et le ministre de l'intérieur sur RTL a dit "Mais peut-être qu'on va mettre sur écoute les gens qui sont euh pas patriotes. Ça peut aller loin tout ça." Voilà, il faut réfléchir.
Les gens qui nous gouvernent en fait sont tellement faibles qu'ils n'ont que la peur pour se substituer à l'obéissance d'un sentiment qui n'existe plus. Parce que l'obéissance d'un sentiment, il faut qu'elle réponde à l'autoritas et à la protestas les deux. Or, ils n'ont plus la protestas qui est parti à Bruxelles et ils n'ont plus l'oritas qui est dans les médias. C'était vraiment des moments marquants de l'année cette séquence. Alors évidemment, on a parlé du GDD, du fait qu'il y a eu ce communiqué de l'Élysée qui était quand même un fait assez inédit, je pense dans en tout cas, j'avais pas à souvenir moi d'avoir vu euh l'Élysée, vous non plus, je crois.
Non, quand l'Élysée a publié ce communiqué, à ce moment-là, on est dans un contexte, on le rappelle, très tendu entre la France et la Russie. Il y avait tout ce contexte international qui pesait. Il y a eu ce communiqué qui est apparu et c'est vrai, on s'est tous posé la question comment on est arrivé à ce que l'Élysée publie sur les réseaux sociaux un communiqué pour corriger une information que vous aviez vous aviez publié. Et c'est arrivé depuis d'ailleurs l'Élysée a fait des allusions ultra explicites à ses news notamment à Vincent Hervouette, Pascal pro et cetera, des choses qu'ils avaient pu dire dans l'émission.
Donc c'était une première en fait, on était il y a quelques mois mais c'est arrivé depuis et ça ne tombe que sur nous. C'est systématiquement c'est c'est sur nous. Moi ça m'inspire deux choses cet extrait. Déjà une première, c'est je trouve ça très drôle de voir Philippe dire Elliotroid parce que c'est un c'est un de ses grands trucs. C'est il faut comprendre, je vous ai raconté la semaine dernière qu'il avait besoin qu'on soutienne son regard pour faire ses développements. Et quand il dit Eliot Jofroid, c'est parce que il sent qu'on est on n plus avec lui alors qu'on est vraiment avec lui.
On ne fait que ça, on fait que l'écouter et cetera mais il c'est pour nous remettre dans le dans le match. Et la deuxième chose, c'est sur le gouvernement par la par la peur, son développement. Moi, j'ai rien à ajouter évidemment à ce qu'il a dit, mais euh mais je me souviens qu'il m'en a parlé pour la première fois en fait Philippe, parce qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qu'on a compris. On a compris que c'était une une des techniques d'Emmanuel Macron. Il a gagné 2022 la présidentielle comme ça. Il l'utilise dès qu'il en a l'occasion. Mais Philippe Deviler me l'a dit en 2020 pendant le confinement, au tout début du confinement. C'est j'ai eu un échange avec lui.
Euh je peux le raconter aujourd'hui puisqu'il y a il y a prescription mais on est confiné je crois le 17 mars et on s'appelle le 18 parce que moi je je j'aime bien l'appeler quand j'ai besoin de comprendre quelque chose qui m'échappe un peu. Faut imaginer quand même à l'échelle de notre de notre vécu. C'est quelque chose qu'on qu'on pensait pas d'ailleurs connaître un jour. La France on tire qui s'arrête. On pense à l'époque on parlait de pénurie. On se demandait si enfin bref et je l'appelle en lui demandant quelle est son analyse. Et il m'explique ça. Il me dit ce développement là il me le fait en 2020.
C'est-à-dire il y a 5 ans, il me dit "Emmanuel Macron va gouverner par la peur." Il n'a plus que ça. Euh et d'ailleurs c'est pas Macron, c'est tous nos gouvernants maintenant n'ont plus que cet argument-là. Et il me le développe pendant une demi-heure au téléphone et et il l'écrit dans un de ses livres parce qu'il a écrit un livre pendant le confinement en quelques semaines qui est sorti à la fin du confinement qui était une analyse c'est pareil hein, c'est comme les extraits dont on parlait la semaine dernière, les extraits de Philippe Devil dans les années 90 qui ont très très bien vécu. C'est pareil, son livre a très bien vécu.
Euh et et je me dis à ce moment-là, voilà, il y a il y a il y a deux catégories de gens sur terre. Il y a nous et puis il y a des gens comme lui euh qui sont capables 2 jours après le début du confinement de vous expliquer quelque chose qui en fait va devenir votre quotidien la norme pour les années qui viennent. Et donc c'est ce développement il l'a il l'a imaginé en en 48 heures au moment où Emmanuel Macron a confiné la France. Incroyable cet aspect précurseur de Philippe Devidé qui annonce avant ce qui se produit en l'occurrence 5 ans plus tard. C'est alors oui puis enfin ce qui s'est produit depuis 5 ans et puis ben on parlait du pu du fou tout à l'heure.
C'est vrai que vous allez dans au puit du fou, vous écoutez le le sous-texte de certains spectacles et vous vous dites qu'il y a des leçons pour aujourd'hui aussi. Alors, c'est des choses qu'il a écrites il y a 20 25 ans, 30 ans. Enfin, c'est on profite du fait qu'il soit pas là pour dire que c'est on a quand même de la chance de côtoyer quelqu'un qui se trompe très peu et euh et puis qui qui en plus est bon camarade. Autre analyse qu'on voulait vous vous refaire vivre dans cette émission un peu spéciale, c'est celle sur Jean-Luc Mélenchon parce que là aussi ça a beaucoup marqué l'année. Jean-Luc Mélenchon qui vous le savez maintenant développe le concept de Nouvelle-Fance de créolisation.
Ça a évidemment attiré l'attention de Philippe Devilier qui a dit ce qu'il ce qu'il en pensait dans ce développement qu'on vous refait vivre aujourd'hui. Alors Philippe, vous avez été l'un des premiers à parler de de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise comme d'une 5e colonne. Comment est-ce que vous expliquez aujourd'hui la stratégie de de Jean-Luc Mélenchon ? Alors la stratégie elle est toute entière dans ce passage de son discours où il dit "La France est un pays de petit vieux, il faut que vous les africains, vous veniez remplacer les petits vieux." Vous avez vu, il le dit. Hm. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que il y a une derrière il y a une doctrine, le parti de l'étranger. C'est vraiment ça le parti de l'étranger. Le parti de l'étranger, c'est un parti qui appelle au populicide français. C'est Pierre Juillet a écrit devant moi cette phrase extraordinaire que que je ressasse. Euh le voilà à nouveau le parti de l'étranger avec sa voix paisible et rassurante. Ne l'écoutez pas car c'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort. le parti de l'étranger. Et ce parti de l'étranger, il est établi sur ce que j'appelais tout à l'heure l'inversion victimaire. C'està-dire l'inversion victimaire, ça veut dire que le premier des crimes, le crime des crimes, c'est le colonialisme.
Israël est un état colonial, la France est un état post-colonial. Donc l'urgence pour Mélenchon, c'est de décoloniser pour recoloniser. Derrière cette doctrine, il y a une stratégie et je réponds directement à votre question. En fait, Jean-Lucanon promène dans l'art du temps avec un génie qui lui est propre deux projections imaginaire qu'il essaye tour à tour. La première, c'est la créolisation des urnes. Ça peut marcher. C'est une question de nombre de patienter pour lui. Le nombre, le nombre, le nombre. Et puis la deuxième projection, c'est l'apocalypse insurrectionnel. Si on n pas les ur, on aura la rue pour changer de régime. Derrière cette stratégie, il y a une ligne de fuite.
C'est la Nouvelle France. En fait, Mélenchon ne veut pas changer la France. Non, il veut changer de France. C'est c'est pas pareil, ça va beaucoup plus loin. C'estàd la créolisation de la France, ça veut dire un pays neuf avec un nouveau peuplement et la coexistence expérimentale de l'islamisme ancestral et le wisme radical, c'est-à-dire la femme grillagée et l'homme encein. En fait, Mélenchon, pour ceux qui connaissent bien l'histoire de la révolution, ce qui est monoka, enfin je crois la connaître. En tout cas, je connais bien Robesp, je connais nos bourreaux si vous voulez. Voilà, c'est soyons modestes. Parmi les bourreaux, il y a Carrier, vous savez qu' a les doyades de Nantes.
Donc nous, on connaît les Vandiens. Aragon disait ce fleuve révolutionnaire, la loire. Bon, et en fait, il y a deux phrases de carrière qui lui vont bien à mon avis qui sont sa device secrète. Robaspir enquéfieré, carrier enquéfié. La première, c'est euh c'est par principe d'humanité que je purge euh la terre de la liberté de ces hommes et la deuxième c'est plutôt euh mourir que de ne pas régénérer la France à notre manière. Et donc en réalité l'idée de Mélenchon tient dans un mot la régénération. La régénération de Mélenchon, c'est changer de France, faire entrer un peuple neuf. Il dit, il a un mot pour ça, un peuple d'humanité, un peuple monde. Voyez ?
Donc nous sommes face à une menace redoutable qui touche au pronostic vital de la France. Si Mélenchant continue, si le nombre continue, si continue, si on continue à faire rentrer chaque année euh cette migration invasive qui nous submerge, il suffit de voir euh la rupture du jeune dans les stades récemment pour comprendre que et ben les années qui viennent seront des années difficiles, sont les années de la survie les amis.
Et puis avant de de refermer cette émission, on va évidemment vous faire revivre un apologue de Philippe Devilier et on a choisi cette semaine de vous replonger au mois de mai dernier et cette apologue sur Jean d'Arc, Philippe Deviler revient sur la libération d'Orléan le 8 mai 1429 dans un style qui lui est propre évidemment. Alors je m'adresse à tous les Français qui nous regardent et notamment aux jeunes parce qu'ils sont très nombreux. Je vais leur parler de Jean Dark, vous allez voir. Écoutez bien. Donc c'est la revue, c'est la revue des troupes, c'est la revue des capitaines. Ils sont tous là.
Xintraille du nois dor laire Jeanne passe devant eux puis les rassemble et s'adresse à eux d'une voix ferme. Écoutez-moi messieurs les capitaines. Demain à l'aube, nous allons partir pour délivrer Orléan depuis Blois où nous sommes. Je vous demande de renvoyer chez eux et de chasser tous les échauffés qui ont dans vos rangs la bouche empuantie d'injure. Nous ferons une armée, pas une crapaudaille. Alors la chevrochée commence, elle déploie son étendard, elle embrasse son anneau. Elle embrasse son anneau en pensant il faudra un miracle. La situation est désespérée. Vous savez comment on appelle le roi trans ? Le petit roi de Bourge. C'est ce qui lui reste. C'est tout ce qui lui reste.
Le petit roi de Bourge. Et pourquoi c'est tout ce qui reste ? Parce que la France ses occupations occupations anglaises parce que celle qu'on appelle de manière très méchante la truie gouronné c'est la reine de France Isabo de Bavière plissé sous le N1 elle a signé ce traité le traité de 3 qui une sorte de traité de Mastrich de l'époque 1420 et qui donne la France à l'Angleterre. Ça veut dire que en fait Orléan est le dernier rempart sur la Loire. Soit ça bascule dans un sens, soit ça bascule dans l'autre. Et pour que ça bascule dans le sens de la France, il faut lever le siège et donc reprendre une à une les redoutes et les Bastilles. L'assau commence avec succès avec un succès inespéré.
Le 6 mai, la Bastille des Augustins est prise. Le 7 mai, la Bastille des tourelles est prise. Et là, Jeanne qui veut montrer l'exemple, exemple à Traoun, elle se elle s'empare d'une échelle, c'est absolument déraisonnable. saute dans la douve et elle applique l'échelle contre la haute palissade de la redoute et là elle grimpe et quand elle est au dernier barreau, hélas, elle reçoit dans le dos un très fulgurant, un méchant virton qui lui transperce l'épaule et se retourne. Elle arrache elle-même la flèche. Le sang coule, gicle et elle entend Laï en bas dans la douve qui avec sa voix de stenteur lui dit Jeanne, ce n'est pas du sang qui coule, c'est de la gloire.
La gloire, elle va arriver dans quelques instants avec la victoire, avec le triomphe, devrais-je dire, avec la levée du siège, avec la délivrance. Et là, la population se masse autour de ce chef de guerre avec son armure et on confectionne à la hâte et on lui offre le 9 mai une hque verte et une robe de fine Bruxelles bordé d'orti et on l'appelle lorsqu'elle a revêtu ce cadeau symbolique cette nouvelle tenue, l'ange héraldique du royaume. Mais elle, elle a qu'une pensée. C'est pas la gloire, c'est pas sa gloire, c'est pas les acclamations. Non, elle veut finir sa mission. Finir sa mission, ça veut dire mener le dauphin, le gentil dauphin comme elle dit à Reince.
Mais les princes du sang refusent et essayent de la raisonner. Jeanne, écoutez-nous. Il est clair quand on voit la géographie de la France, il faut d'abord libérer la Normandie. D'ailleurs, la route de Rouan est beaucoup plus beaucoup moins périlleuse que que la route de Reince. Il faut d'abord boouter les Anglais hors de France et alors tous ensemble nous conduions le dauphin à Reince. En d'autres termes, d'abord la libération et ensuite l'onction. Et là, elle se dresse Jeanne et avec son appel incroyable et son génie, elle leur dit, "Je crois exactement à la prudence contraire, messieurs les capitaines. D'abord l'onction, ensuite la libération." Parce que je vous invite à réfléchir.
La cérémonie du sac va produire sur tous les esprits du royaume forte impression. Et après l'onction, le antidauphin pourra balayer les ennemis beaucoup plus facilement. Messieurs le capitaine, je prétends que Charles Valois, le dauphin, recevra plus de force d'une seule goutte d'huile que de 10000 lances. Et à un long moment de silence, le conseil baisse la tête. Le roi regarde fixement le chef de guerre, Jeanne, il l'admire pour la première fois. Il l'approuve, elle le sent, elle le sait, elle le devine. Il lève la séance et le lendemain à l'aube, le cortège, le convoi se met en route pour Reince. méditer la leçon joannique qui est la suivante.
Il ne faut jamais s'arrêter au maxime d'une simple politique quand il s'agit de confondre les calculs de la politique ordinaire. Et voilà pour l'apologue autour de de John Dark, on se disait, on va pas trahir de secrets, mais on se disait pendant en réécoutant ces 6 minutes 30 comment il structure sa pensée pour arriver à ce à ce développement et nous raconter cette histoire de manière limpide. Il y a des gens comme ça, il ont qui ont été touchés par la grâce. Cette semaine au Pit du fou, je je parce qu'il y a un des spectacles du Puis du fou, quand vous irez, vous allez comprendre pourquoi je vous raconte ça, qui est un des plus beaux où il y a de la danse, il y a du flamenco.
Et je dis "Mais Philippe, vous connaissez rien à la danse, vous vous c'est pas votre c'est pas votre univers." Et il me dit "Détrompe-toi". En fait, j'ai vu un jour un spectacle et je me suis dit il faut qu'il y ait ça au pu du fou et et en fait c'est des gens comme ça qui savent vous emporter, raconter une histoire, ils savent vous attraper, ils savent comment vous émouvoir et cetera. Et je pense que là, si on l'appelle en direct après l'émission, après votre heure des pros et qu'on le lance sur un sujet qu'il a pas préparé, il est capable de faire ça en improvisant. Bon, merci Geoffre.
En tout cas, c'était un plaisir de me replonger dans les meilleures archives, les meilleurs extraits de face à Devilier, face à Philippe Devilier tout au long de la saison. On se retrouve évidemment très bientôt sur sur l'antenne de ces news. Bon, dans quelques instants, c'est l'heure des pro 2 avec tous mes invités. À tout de suite. [Musique]
Philippe de Villiers