Marianne Maximi, députée (LFI) du Puy-de-Dôme revient sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Zenith d'Auvergne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
On revient sur le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon au Zénith d'Auvergne.
- 1:33OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire que le climat actuel vous est favorable finalement ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Il est en avance dans les sondages, mais toujours derrière Marine Le Pen et Édouard Philippe.
- 3:20OuverteRéponse directe
Ce serait Raphaël Glucksmann qui va représenter le camp social-démocrate.
- 4:36OuverteRéponse directe
Moi je voulais aborder le CVIPO.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurFait
« Une heure et demie de discours pour le chef de file de la France Insoumise, retraite à 60 ans, abolition de parcours sup, annulation de la dette, droit de vote des ados de 16 ans entre autres. »
- 0:41Invité politiqueChiffre
« Plus de 10 000 personnes, certains sont restés dehors apparemment d'après notre journaliste sur place. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Effectivement, la dette c'est un débat qui traverse le pays depuis longtemps avec des néolibéraux qui racontent des mensonges sur cette question-là. »
- 1:43Invité politiqueFait
« on regarde effectivement et on le dit, cette jeunesse qui se mobilise et qui a raison »
- 1:57Invité politiqueFait
« qui ont passé la moitié de leur vie sous un président qui n'a absolument pas amélioré leur vie, voire l'a dégradé »
- 3:05Invité politiquePromesse
« depuis des années, on a dans notre programme le droit de vote à 16 ans »
- 3:50Invité politiqueChiffre
« pas beaucoup de voix pour accéder au second tour »
- 5:00Invité politiqueFait
« le groupe Rassemblement National à l'Assemblée, notamment sur les questions budgétaires, où j'ai pu observer, j'étais en commission la semaine dernière, que tous les votes des députés d'extrême droite sont alignés à ceux de la Macronie »
- 5:11Invité politiqueFait
« sur le refus de, par exemple, mettre en place une taxe du Kman, de faire une meilleure fiscalité, plus progressive pour les Français et les Françaises »
- 5:22Invité politiqueFait
« Le RN est toujours en défense des ultra-riches »
- 5:30Invité politiqueFait
« moi je vois une fraude sociale réellement des positions du Rassemblement National sur les questions écologiques »
- 5:34Invité politiqueFait
« Ils ont refusé, par exemple, de taxer les jets privés, les yachts, tout ce qui est énormément polluant dans notre planète »
Temps de parole
- Marianne Maximi68 %
- Présentateur30 %
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Le
matin
jusqu
'à
9h
Et
avec l'invité d'ici Pays d'Auvergne ce lundi matin, on revient sur le premier meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon chez nous, au Zénith d'Auvergne. Une heure et demie de discours pour le chef de file de la France Insoumise, retraite à 60 ans, abolition de parcours sup, annulation de la dette, droit de vote des ados de 16 ans entre autres. Elle aussi d'ailleurs était sur la scène du Zénith. La députée insoumise du Puy-de-Dôme est avec nous ce matin, Marianne Maximi, bonjour.
Bonjour.
Bon ça y
est,
on peut le dire, la campagne est officiellement lancée
?
Ah bah nous ça fait déjà quelques mois qu'on travaille et que nous faisons des grands meetings, mais effectivement, là on vient de passer une étape supérieure avec ce grand meeting à Clermont-Ferrand. Plus
de 10 000 personnes, certains sont
restés dehors apparemment d'après notre journaliste
sur place.
Effectivement, il a été retransmis à l'extérieur parce que tout le monde n
'a
pas pu rentrer malheureusement. C'était un meeting extrêmement puissant, en tout cas en termes d'énergie, de joie qu'on peut voir sur les visages. Donc voilà, c'est une campagne qui se lance mais avec espoir et ça,
ça
fait du bien.
Avec des thèmes très classiques pour la gauche, la retraite à 60 ans, la dette, l'abrogation de parcours sup.
Bah c'est les thèmes aussi de l'actualité, on va pas faire campagne en dehors de ce qui se passe dans le pays. Effectivement, la dette c'est un débat qui traverse le pays depuis longtemps avec des néolibéraux qui racontent des mensonges sur cette question-là. Et donc c'est important de nous de développer une autre possibilité, un autre choix sur la question de la dette, mais comme sur la question des retraites d'ailleurs parce qu'il n'y a pas de, on nous dit il n
'y a
pas d'alternative, mais ça c'est faux, c'est une vision politique et nous nous défendons toute notre façon de penser les choses et de construire notre pays et notre avenir.
Vous nous dites que
c'est
des thèmes d'actualité, est
-ce
que ça veut dire que le climat actuel vous est favorable finalement ? Dans cette présidentielle, on est à 6 mois de l'élection un peu plus.
Écoutez, on verra si le climat nous est favorable. En tout cas, on regarde effectivement et on le dit, cette jeunesse qui se mobilise et qui a raison, c'est la jeunesse quand même,
il
faut remettre dans un contexte, c'est celles et ceux qui ont grandi sous Emmanuel Macron, qui ont passé la moitié de leur vie sous un président qui n'a absolument pas amélioré leur vie, voire l'a dégradé, que ce soit sur les questions d'études et c'est pour ça qu'ils ont des revendications sur Parcoursup, mais aussi sur l'avenir qu'on leur propose sur les questions climatiques et cette génération-là, elle est dans la rue et effectivement on la soutient.
La
génération qui est favorable à Jean-Luc Mélenchon dans pas mal de sondages pour l'instant. En tout cas, les jeunes électeurs donnent leur vote plutôt favorablement à Jean-Luc Mélenchon. Il est en avance dans les sondages, mais toujours derrière Marine Le Pen et Édouard Philippe, finalement, c'est les deux adversaires désignés.
Écoutez, les sondages, on les regarde toujours avec prudence, en tout cas ça donne effectivement une idée de la dynamique qui a lieu en ce moment. Nous, on est en campagne, donc on va aller convaincre, on va convaincre effectivement cette jeunesse, non pas parce que c'est la jeunesse, mais parce que c'est aussi celle qui ne se met pas à mobiliser en 2022 et donc on sait aussi l'importance qu'ont les jeunes dans une élection, de s'inscrire sur les listes électorales. On ne
le
répétera jamais assez et comme personne ne le fait et ne le dit au niveau des pouvoirs publics, il faut aller s'inscrire sur les listes électorales. Parce que
le
premier vote, ça compte ensuite aussi dans les idées politiques qu'on développe à l'âge adulte.
Et ça compte ensuite et puis surtout c'est cette génération qui va vivre dans le pays qu'on va construire.
C
'est l'avenir, celles et ceux qui sont aujourd'hui vus comme mineurs, c'est-à-dire moins de 18 ans et donc qui n'ont pas le droit de vote.
Et
c'est pour ça aussi que depuis des années, on a dans notre programme le droit de vote à 16 ans. Ce n
'est
pas une invention qu'on vient de mettre dans le débat politique, c'est une mesure qu'on porte depuis longtemps et qui prend forme aujourd'hui encore plus quand on voit cette jeunesse qui a envie de parler, de prendre part au débat politique.
On convaincre à gauche aussi, on imagine, on le
sait
désormais, ce serait Raphaël Glucksmann qui va représenter le camp social-démocrate.
C
'est le nom de la primaire qui a été actualisé, qui a été mené hier.
C'est la primaire Raphaël Glucksmann, emportée par Raphaël Glucksmann, donc il y
a
peu de surprises. Maintenant, c'est à eux de faire leur campagne, on va vous dire que ça ne nous concerne pas tant que ça. Et
un
peu quand même, puisqu'on a les souvenirs toujours douloureux à gauche de 2002 par exemple.
Alors, il y a d'autres souvenirs de la gauche, quand on nous a manqué par exemple en 2022 aussi, pas beaucoup de voix pour accéder au second tour, mais je crois que là la configuration est encore différente. Raphaël Glucksmann vient d'acter que le parti socialiste s'était effacé derrière lui, mais je crois qu'aujourd'hui, Raphaël Glucksmann, social-démocrate, c'est presque gentil de le qualifier en tant que tel. Moi, j'attends de voir aussi les propositions qui vont dérouler dans le débat politique. Pour l'instant, on n'a pas grand-chose. Donc voilà, nous on fait notre campagne, on va convaincre, on fait ces meetings qui sont aussi un moment qui donne énormément d'énergie. De
part et d'autre, du côté des sympathisants, des militants, comme du côté des
candidats. Nous, on va
attaquer le budget ce soir, je pars à l'Assemblée, et oui, je peux vous assurer qu'au contraire d'être fatigué, c'est l'inverse qui s'est passé après ce meeting, c'est qu'on a fait un
plein
d'énergie et d'envie d'aller faire campagne, qui est extraordinaire. Dernière question,
rapidement, moi je voulais aborder le CVIPO. Vous savez, il
y a
un sondage qui sort tous les mois, qui est un des plus précis, qui montre parmi les priorités, les finances, le pouvoir d'achat et l'environnement. Ça, c'est les trois priorités, mais paradoxalement, dans ce même sondage, celle qui est en tête, 33 à 35%, c'est Marine Le Pen au premier tour, et loin derrière, Jean-Luc Mélenchon, deux fois moins, 15 à 17%. C
'est
un
paradoxe quand même. C'est un paradoxe, surtout quand on voit comment se comporte le groupe Rassemblement National à l'Assemblée, notamment sur les questions budgétaires, où j'ai pu observer, j'étais en commission la semaine dernière, que tous les votes des députés d'extrême droite sont alignés à ceux de la Macronie, c'est-à-dire sur le refus de, par exemple, mettre en place une taxe du Kman, de faire une meilleure fiscalité, plus progressive pour les Français et les Françaises, et faire en sorte que celles et ceux qui vont très bien, les ultra-riches payent leur juste part d'impôt.
Le RN est toujours en défense des ultra-riches, donc les gens qui pensent que le RN va défendre les classes populaires et les classes moyennes se trompent. On parlait beaucoup d'arnaques sociales, moi je vois une fraude sociale réellement des positions du Rassemblement National sur les questions écologiques.
Ils
ont refusé, par exemple, de taxer les jets privés, les yachts, tout ce qui est énormément polluant dans notre planète, et donc c'est vraiment important de le dire, et de le faire entendre que non, le Rassemblement National ne défend pas les pouvoirs d'achat, ne défend pas celles et ceux qui travaillent, mais défendre celles et ceux qui possèdent et qui ont les plus gros pouvoirs d'achat, à savoir les ultra-riches. Merci
beaucoup Marianne Maxime, merci à vous. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Bonne journée à vous.
Il
est 7h51.
Marianne Maximi