Nicolas Dupont Aignan passe le Grand Oral des Grandes Gueules Moyen-Orient (06/11/2022)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:57OuverteÉludée
Quel est votre regard sur la victoire de Netanyahou en Israël ?
- 2:10OuverteÉludée
La percée des partis religieux vous inquiète-t-elle ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Faut-il une union des patriotes pour gagner en France ?
- 6:47FerméeRéponse directe
Êtes-vous toujours favorable à une solution à deux États ?
- 10:05RelanceRéponse directe
Est-ce aux Israéliens de régler le conflit israélo-palestinien ?
- 11:35OuverteRéponse directe
La France a-t-elle échoué en diplomatie au Moyen-Orient ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Invité politiqueFait
« D'abord, vous savez, je suis gaulliste et souverainiste. »
- 1:46Invité politiqueFait
« La seule chose que je remarque, c'est quand on est uni, on gagne. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Et je pense que c'est une leçon après l'Italie, après la Suède, pour les Français. »
- 7:42Invité politiqueFait
« Je pense qu'on a eu une politique de folie en Syrie qui a renforcé l'Iran. »
- 7:52Invité politiqueFait
« Et je pense que, dans la vie, il faut faire des choix. »
- 8:22Invité politiqueFait
« Je pense que le vrai danger au Moyen-Orient, c'est la bombe en Iran. »
- 8:35Invité politiqueFait
« Je trouve la réaction des Occidentaux extrêmement lâche vis-à-vis de ce qui se passe en Iran. »
- 9:05Invité politiqueFait
« Ce n'est pas en humiliant les Palestiniens qu'on y arrivera. »
- 14:52Invité politiqueFait
« Je pense que l'absence de réaction des pays européens vis-à-vis de ce qui se passe en Iran est liée à la gangrène islamiste. »
- 16:51Invité politiqueFait
« C'est le président du principal parti d'opposition français. »
- 18:27Invité politiqueFait
« En 2022, j'étais un des rares à prendre mes responsabilités au second tour. »
- 18:36Invité politiqueFait
« Au premier tour, je défends un gaullisme que j'appelle authentique. »
- 29:09Invité politiqueChiffre
« Les oppositions ont voté un programme d'isolation thermique de 12 milliards des logements. »
- 43:11Invité politiqueFait
« quand j'ai dit à juste raison que le vaccin qui n'est pas un vaccin n'empêchait pas la transmission du Covid »
- 43:27Invité politiqueFait
« la représentante de Pfizer au Parlement européen reconnaît qu'il n'y a pas eu d'essai »
- 45:24Invité politiqueFait
« l'État de New York, la Cour suprême de l'État de New York vient d'obliger l'État de New York a réintégré 12 personnels administratifs qui avaient été exclus »
- 48:15Invité politiqueChiffre
« Bruno Le Maire met 10 milliards sur la table »
- 50:02Invité politiqueFait
« arrêter un soutien abusif à M. Zelensky qui est un danger public »
- 50:10Invité politiqueFait
« arrêter une politique de santé publique folle de soutien à des firmes pharmaceutiques »
- 50:50Invité politiqueFait
« il est temps de faire la paix. Les torts sont partagés »
- 51:11Invité politiqueFait
« une solution de paix possible qui serait l'autonomie du Donbass, la démilitarisation de l'Ukraine et le retrait des troupes russes »
- 52:00Invité politiqueFait
« Mme von der Leyen, une commission de gens non élus, des juges non élus à Luxembourg qui décident de la politique de la France sur l'immigration, sur l'énergie, sur l'économie, sur maintenant la politique étrangère »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan59 %
- Présentateur16 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
- Invité 35 %
- Locuteur 14 %
- Locuteur 32 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous du jour et président de Debout la France, député de l'Essonne. La dernière fois qu'il était venu sur notre plateau, c'était en janvier dernier. Il était alors pour la troisième fois candidat à l'élection présidentielle. C'est Nicolas Dupont-Aignan, notre invité du jour. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir à vous tous. Merci d'avoir accepté de passer cette heure de grand oral avec nos GGMO. A mes côtés, pour vous interroger à Tel Aviv, Mickaël Darmand, éditorialiste à I2D for News. Et à Paris, l'enseignante et essayiste Barbara Lefebvre, ainsi que le rédacteur en chef de Force France, Yves Doré. Bonsoir à tous les trois.
Nous allons évidemment parler politique française, avec une actualité du week-end extrêmement riche, mais aussi politique internationale. Et pour commencer, Nicolas Dupont-Aignan, j'aimerais justement avoir votre regard sur ce qui se passe ici, à Tel Aviv. C'est la victoire du bloc de Benjamin Netanyahou, dernière législative. Alors précisons que l'heure est aux tractations, donc il n'est pas encore officiellement au Premier ministre. Nicolas Dupont-Aignan, vu de France, sur le retour de cet homme qui a la particularité de cliver tant en Israël qu'à l'étranger.
D'abord, vous savez, je suis gaulliste et souverainiste. Donc c'est le peuple israélien qui est souverain. Et je déteste les, comment dire, les hommes politiques qui se mêlent de la vie démocratique des autres pays. Donc je ne vais pas commencer à mettre mon grain de sel. La seule chose que je remarque, c'est quand on est uni, on gagne. Voilà. Et je pense que c'est une leçon après l'Italie, après la Suède, pour les Français. Et pour le camp patriote en France.
Alors je vous interrogerai justement les conséquences pour la France. Et on comprend le message que vous envoyez déjà. Mais juste avant, quand même, restons sur cette élection. Parce qu'on entend déjà des voix ici ou là, notamment en France. Certains s'inquiétaient de la percée, notamment, des partis religieux dans ces élections israéliennes. C'est quelque chose qui vous inquiète également ? Quel est votre regard là-dessus ?
Mais je vais vous dire très franchement, je ne connais pas assez pour porter des jugements. Voilà. Vous savez, quand on est un homme politique, on vous demande toujours des avis sur tout. J'essaye d'en former, de formuler des avis. En général, ils sont assez tranchés. Mais quand je travaille le dossier, que je connais bien, je ne suis pas en Israël, ce qui est clair, c'est que je vois qu'il y a des tensions fortes. Que dans toutes les démocraties, que ce soit aux États-Unis, en Israël, il y a des blocs de plus en plus éloignés. Ça, c'est évident. Après, comment gère Netanyahou ses alliances ?
Jusqu'où il ira vis-à-vis de ses groupes qui me paraissent bien évidemment assez ultra, pour ne pas dire mieux ou pire ? Ça, ce sera à lui de voir. Qu'est-ce que veulent les Israéliens en votant ainsi ? Voilà, je n'ai pas les éléments. Ne me demandez pas quelque chose que je ne peux pas faire. Et en plus, que je ne me risquerai pas à faire. Alors justement, sur la leçon, une question de Michael Darmes.
Pour revenir quand même sur la résonance que vous avez mise d'emblée sur cette élection-là, vis-à-vis des enjeux français et européens. Effectivement, vous l'avez noté, quand les droites s'unissent, elles peuvent arriver au pouvoir. On l'a vu en Suède, on l'a vu en Italie. On voit à quel point ça reste extrêmement compliqué à envisager à ce stade en France. Est-ce qu'au fond, pour arriver au pouvoir et pour revenir au pouvoir, la droite ne doit pas envisager la création d'une UPS de droite ?
Alors, c'est oui et non. Je m'explique. Oui, il doit y avoir une entente de ce que j'appelle les patriotes, les souverainistes, les républicains. Ça passe par des partis de droite, mais pas que par la droite. Et c'est ça la spécificité française. Je veux dire par là qu'Emmanuel Macron rassemble une certaine droite libérale. Donc, si on s'enferme uniquement dans la droite, eh bien, on n'y arrivera jamais. Je pense qu'en France, le clivage est un peu différent de l'Italie et de la Suède.
C'est un clivage entre, en gros, si je résume, les patriotes, dont une partie de droite, et les mondialistes, c'est-à-dire ceux qui pensent qu'il faut encore ouvrir davantage à l'immigration, à l'Union européenne, etc. Donc, je pense que pour la France, c'est une vision d'union, que je réclame depuis des années. D'ailleurs, j'étais le premier au second tour en 2017, à soutenir Marine Le Pen. Donc, j'ai toujours été cohérent dans mes positions. Mais pour moi, ce n'est pas la droite. C'est vraiment le peuple français qui vient de gauche, de droite, qui a une vision très claire de ce qu'il doit faire. Et ça, c'est vrai qu'il n'y a pas assez d'union de ce côté-là.
Mais ce n'est pas obligatoirement la droite et la gauche. Je pense que le débat, d'ailleurs, il est plus divers que ça. Si vous regardez les États-Unis, c'est intéressant ce qui se passe pour l'élection de mid-term. Les républicains drainent un public, souvent ouvrier, qui votait démocrate. Et donc, on pourrait considérer à gauche. Si vous regardez l'électorat qui a voté pour moi ou pour Marine Le Pen en 2017, ce n'est pas que des gens de droite, loin de là. Donc, si vous regardez le Danemark, où la gauche a gagné, mais pourquoi ? Parce que la gauche a enfin fait son agendemento sur l'immigration et avec une politique très ferme sur l'immigration.
Donc, le problème n'est pas tant la gauche et la droite. Le problème est de savoir si ceux qui veulent une ligne politique différente, qui veulent mettre fin à une mondialisation sauvage, inhumaine, ça ne veut pas dire remettre en cause tout, mais qui veulent protéger leur peuple, sont capables de s'entendre ou pas. Et moi, c'est mon seul objectif, aujourd'hui, dans la vie politique française, c'est de dire à Marine Le Pen, à Philippe Pau, à Onfray, aux républicains qui ne veulent pas de Macron, mais, j'allais dire un gros mot, mais de grâce, organisez-vous, unissez-vous, arrêtez de décevoir nos électorats réciproques.
Alors, avant d'en venir à des considérations franco-françaises, revenons sur notre premier sujet, parce que Yves Deray, vous vous interpellez à Paris.
– Oui, Nicolas Dupont-Aignan, on a la chance de vous avoir sur I-24, aussi, pour parler du Moyen-Orient, et comme vous avez été plusieurs fois candidat à la présidence de la République, on peut imaginer quand même que vous avez une vision sur ce qui se passe dans cette région, et notamment sur la résolution du conflit israélo-palestinien. Alors, lors de cette élection, Benjamin Ataniaou a des alliés qui ne sont pas favorables à une solution à deux États, mais qui ont d'autres solutions à proposer. Est-ce que vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes toujours favorable à une solution à deux États, pour résoudre ce conflit, un État d'Israël, un État juif, et un État palestinien ?
– Ça, ce n'est pas de la politique interne, c'est la politique étrangère de la France que vous voudriez diriger. – Tout à fait, tout à fait. D'abord, sur le Moyen-Orient, j'aurais mené une politique différente vis-à-vis de la Syrie. Je tiens à le dire. Pourquoi ? Parce que je pense qu'on a eu une politique de folie en Syrie qui a renforcé l'Iran, et que l'Iran est un vrai danger, premier point. Et je pense que, dans la vie, il faut faire des choix. Je ne dis pas que le régime d'Assad soit ma tasse de thé, du tout.
Mais je pense qu'en combattant Assad, on a fait le jeu des islamistes, on a fait le jeu de Daesh, et finalement, on a poussé Assad à aller chercher l'Iran comme sauveur, et la Russie, et que la France a déserté cette région du monde par idéologie et par esprit primaire, et que c'est une grave erreur. Premier point. Deuxième point, je pense que le vrai danger au Moyen-Orient, c'est la bombe en Iran. J'ai une position beaucoup plus dure que le gouvernement français sur le danger de l'armement nucléaire iranien. Et entre nous, ce qui se passe en Iran me donne raison, c'est-à-dire que je trouve la réaction des Occidentaux extrêmement lâche vis-à-vis de ce qui se passe en Iran.
Des femmes sont tuées, la jeunesse iranienne se lève contre ce régime, et je trouve que la France est muette, quasiment muette, et que l'Occident est complètement à la ramasse sur ce conflit. Deuxième point. Quant au conflit israélo-palestinien, je pense qu'il faut une paix, c'est évident qu'il faut un dialogue, que ce n'est pas en humiliant les Palestiniens qu'on y arrivera, même si je pense qu'un deuxième État palestinien, pour moi, devrait être extrêmement lié à la Jordanie. Et je pense qu'un jour, il faudra envisager, c'est ce que Trump avait imaginé, pourquoi pas changer un peu de position et évoluer là-dessus. Mais si les droits à l'armement des Palestiniens ne trouvent pas...
Comment ? Une fédération avec la Jordanie, c'est le mot qui est venu souvent sur la table. D'une manière ou d'une autre, oui. Je pense qu'il faudra y arriver, d'une manière ou d'une autre. Mais que si Israël croit qu'il pourra nier éternellement le droit des Palestiniens, je pense qu'il se met en danger. Et je ne veux pas voir Israël en danger. Donc je crois qu'il y a un compromis à faire. Mais que ce compromis doit être fait par les Israéliens. C'est à eux de gérer cette affaire. Attention là aussi aux donneurs de leçons de Paris, qui ne voient pas non plus les menaces qu'il y a permanentes sur Israël et la remise en cause de l'État d'Israël par certains Palestiniens. Nicolas Darman.
Oui, vous dites que c'est aux Israéliens qui ont la responsabilité de régler ce conflit. On a vu que lorsqu'il y a eu des initiatives, souvent pour pouvoir le régler, ça s'est souvent bien mal terminé dans la tragédie aussi en Israël. Aujourd'hui, d'ailleurs, on commémore la mémoire d'Israël Krabin assassiné qui avait entamé un processus de paix. Donc, de ce point de vue, est-ce que ça n'est pas aussi une conséquence à laquelle on assiste des accords d'Abraham ou ce sont les pays arabes eux-mêmes qui contournent cette question palestinienne et qui la rendent, de leur point de vue, totalement sans intérêt ? De leur point de vue.
Donc, pourquoi, au fond, est-ce toujours à Israël de régler la question palestinienne alors que les pays de la région décident que ce n'est plus leur priorité ?
Vous avez raison. Simplement, si l'on veut, et ça c'est aux Israéliens de le méditer, ce n'est pas à moi de leur donner une leçon, mais si on veut qu'Israël sorte de ce conflit et un avenir radieux, je pense qu'il faut que cette épine, cet abcès soit traité d'une manière ou d'une autre et c'est impératif. Alors après, c'est extrêmement difficile d'ici de dire, il faut faire ci, il faut faire ça. Mais je crois qu'il faudra trouver un compromis. Et ce compromis, c'est à Israël d'imaginer des voies de compromis et c'est à l'Europe d'arrêter de donner des leçons, de prendre parti de manière superficielle et de trouver un chemin. Je comprends que ce chemin passe avec la Jordanie.
Quand vous entendez Emmanuel Macron qui a quelque temps a tensé sa ministre des Affaires étrangères en disant, il me faut absolument une initiative sur le Moyen-Orient, nous sommes inexistants. Est-ce qu'il n'y a pas aussi un constat d'échec de la diplomatie française à ce sujet ?
Oui, bien évidemment. Mais je pense que la diplomatie française, la diplomatie américaine, se sont tous cassés les dents sur cette affaire. Et je pense que déjà, j'aimerais retrouver une diplomatie française au Moyen-Orient avec une pensée sur le Moyen-Orient, notamment sur l'Iran, moins de faiblesses vis-à-vis de l'Iran, moins de dureté vis-à-vis de la Syrie et une vraie politique globale qui permette d'éviter que la Russie soit le seul interlocuteur de certains États. Et une vraie politique vis-à-vis de l'Égypte, une vraie politique du développement et d'ailleurs entre nous aussi vis-à-vis de l'Afrique. Parce que ce qu'on a fait en Libye, ce qu'on a fait en Irak est une catastrophe.
Et là, la France avait une voix à se faire entendre. Donc ne demandez pas à la France de régler un problème israélo-palestinien que même Israël et les Palestiniens ont du mal à résoudre. Ça serait impossible.
Elle aurait pu faire entendre une voix, Nicolas Dupont-Aignan, quand on voit encore récemment la signature d'un accord entre Israël et le Liban, événement historique, on peut s'étonner du silence total au niveau européen de cette grande avancée. Et notamment de la France, qui est tellement impliquée au Liban.
J'en suis archi convaincu. Et je vais vous dire, ce que je pense, c'est que la France a déserté le Moyen-Orient et vit toujours sur cette vieille résolution des États comme un canard qui continue à avancer les mêmes paroles. J'en suis totalement convaincu. Maintenant, ce que je dis, c'est qu'il faut prendre des problèmes les uns après les autres. Autre politique en Syrie, être beaucoup plus dur vis-à-vis de Daesh, de ce qui se passe, être plus méfiant vis-à-vis de la Turquie qui veut se venger sur les Kurdes, être beaucoup plus dur vis-à-vis de l'Iran. Si déjà on faisait tout ça, imaginez pourquoi pas une solution d'un État palestinien commun avec la Jordanie. Et ce serait déjà pas mal.
Voilà, ce serait déjà pas mal.
Encore une question d'Yves Deray et ensuite on va passer à la partie française. Yves Deray.
Oui, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez beaucoup insisté sur la situation en Iran et sur le fait que vous voudriez une politique de la France plus ferme sur ce dossier. Est-ce que le fond de votre pensée sur l'Iran, c'est que ce mouvement des femmes qui se révolte contre le voile et qui entraîne la répression qu'on connaît, est-ce que pour vous c'est un mouvement de fond qui pourrait peut-être laisser voir un changement en Iran et pourquoi pas le renversement du régime des Mollahs en Iran ?
Moi je vais vous dire d'abord très clairement, j'ai eu honte, j'ai eu honte de voir Emmanuel Macron 4 jours, 4 jours après l'assassinat de cette femme, donner crédit au président iranien à l'ONU en lui serrant la main et cette photo a été utilisée par le régime iranien dans tous les journaux pour montrer qu'il n'y avait pas de problème et que la France soutenait le pouvoir iranien qui massacre son peuple. Donc ça, ça m'a beaucoup choqué. Premier point.
Deuxième point, je pense qu'en Europe, pour être très clair, je vais être très franc avec vous, je l'ai dit à la commission des affaires étrangères, vous pouvez retrouver ma vidéo, c'était mercredi dernier, je pense que l'absence de réaction des pays européens vis-à-vis de ce qui se passe en Iran est liée à la gangrène islamiste parce que quand je vois l'Union Européenne faire des publicités pour l'Europe avec des femmes qui ont le voile, quand je vois que dans nos écoles, il y a une pression islamiste pour contourner la loi française qui interdit le voile à l'école et quand je vois la presse de gauche et les médias français toujours complaisants avec cette pression islamiste dans notre pays, je me dis, voilà, c'est la conséquence, c'est-à-dire qu'il y a des femmes qui meurent pour retrouver leur liberté et nous en France, il y a une pression pour faire croire aux femmes que c'est un élément de liberté de porter le voile.
Voilà. Donc je pense qu'en fait, il y a comme un effet miroir de la faiblesse française à l'égard de ce conflit. C'est une révolution, c'est une vraie révolution et je pense qu'on devrait davantage aider cette révolution plutôt que de la nier.
Mais vous n'êtes pas pour autant allé manifester Nicolas Dupont-Aignan. Vous vous interrogez sur ce silence. Aujourd'hui, après-midi encore, il y a eu une manifestation, il y en a régulièrement, qui ne mobilisent pas d'ailleurs les foules, ni les politiques, ni les citoyens en France.
Écoutez, j'ai suffisamment intervenu sur tout ce sujet, des dizaines de fois, pour savoir où est ma position.
Bon, alors c'est dit. On va maintenant passer à votre regard sur l'actualité française. Et l'un des événements politiques du week-end, c'est Jordan Bardella, élu à 27 ans à la tête du Rassemblement National. C'est qui pour vous, je dirais presque à partir d'aujourd'hui, Jordan Bardella, Nicolas Dupont-Aignan ?
C'est le président du principal parti d'opposition français. Voilà. Et donc, c'est quelqu'un qui a un grand talent, puisqu'à 27 ans, devenir président de ce parti, c'est quand même un exploit. Maintenant, justement, quand on est très jeune, on a le temps de réaliser de grandes choses ou de faire de grandes bêtises. Et on verra ce que fera Jordan Bardella. En tout cas, je pense que c'est un garçon intelligent qui prend d'énormes responsabilités aux côtés de Marine Le Pen.
À ce sujet, Barbara Lefebvre vous interrogez.
Alors, Nicolas Dupont-Aignan, justement, tout à l'heure, vous parliez de la question du camp des patriotes qui devrait s'unir. Bien, je pourrais vous interroger notamment sur la position qui a été la vôtre en 2022, parce que vous n'avez pas véritablement été présents de façon aussi marquée qu'en 2017 aux côtés de Marine Le Pen dans le deuxième tour. Mais on va rester sur l'actualité de Jordan Bardella. Jordan Bardella, il illustre en quelque sorte un souverainisme assez identitaire dans la ligne du Rassemblement national. A la différence d'une autre ligne qui était présente aussi et qui est présente au Rassemblement national, qui est un souverainisme, disons, à tendance plutôt gaulliste.
Et qui ressemblerait plus, à la limite, à votre conception du gaullisme, puisque vous venez vous-même du RPR de l'UMP, comme d'ailleurs d'autres cadres du Rassemblement national. Donc, comment est-ce que, justement, vous allez vous positionner dans l'éventualité de constituer des formes d'alliances avec le parti de Jordan Bardella, compte tenu de cette orientation plutôt identitaire de ce souverainisme-là, de ce courant souverainiste-là ?
Alors, deux choses. D'abord, en 2022, j'étais un des rares à prendre mes responsabilités au second tour. Et j'ai appelé à voter Marine Le Pen parce que je suis cohérent. Au premier tour, je défends un gaullisme que j'appelle authentique. Et au deuxième tour, je choisis. Et j'ai choisi, clairement. Sur votre commentaire sur Jordan Bardella, je vois ça dans la presse actuellement, un souverainisme identitaire, ce serait un identitaire. Moi, j'attends de voir parce qu'en vérité, d'abord, c'est Marine Le Pen qui reste quand même, j'ai le sentiment, la patronne de fait de ce courant politique. Et deuxième point, Jordan Bardella me semble exprimer le Rassemblement national tel qu'il est.
Et justement, ça montre bien que Debout la France a sa différence, que Debout la France, dans le paysage politique, est le seul parti gaulliste, c'est-à-dire qui incarne, je crois, ce patriotisme, cet humanisme républicain, cette vision sociale des choses, et cette politique étrangère indépendante. Et donc, ça prouvera qu'on est tout à fait complémentaires. Et je m'en réjouis. Et moi, ce que je vois, en revanche, dans la vie politique française, de nouveau, en ce moment, la grande nouveauté, c'est la disparition des Républicains. Et moi, je fais appel à tous les Républicains.
D'ailleurs, on a beaucoup de maires qui m'ont parrainé, qui étaient adhérents des Républicains, qui adhèrent à Debout la France en ce moment, qui cherchent leur voix parce qu'on voit bien que les Républicains deviennent la béquille à l'Assemblée nationale d'Emmanuel Macron. La bouée de sauvetage ! On a encore eu une motion de censure, c'était vendredi. Les Républicains ne la votent pas. Alors, ils disent qu'on est dans l'opposition, mais ils ne votent pas la motion de censure. Donc, en fait, de fait, on s'aperçoit que le Rassemblement national est très puissant. Et moi, je ne vais pas là pour le minorer. Il y a un président nouveau. On verra ce qu'il va donner comme ligne.
Et puis, ce qu'on voit surtout, c'est la disparition des Républicains qui ne savent plus où ils habitent, et qui, en fait, à l'Assemblée nationale, permettent la survie du gouvernement de Mme Borne. Et moi, je fais appel aux électeurs républicains qui restent opposés à Emmanuel Macron, qui ont encore une vision un peu gaulliste des choses, et je leur dis, ma porte est ouverte, on va travailler ensemble. Parce qu'il va falloir reconstruire tout ça.
Alors, l'appel est lancé. Évidemment, vos propos font beaucoup réagir. Je vous propose, c'est de marquer une toute petite pause, et on se retrouve dans trois minutes pour poursuivre ensemble ce Grand Oral, évoquer ensemble votre regard sur l'actualité politique française, mais également les diplomaties en mouvement. A tout de suite, dans trois minutes, tout juste, pour la seconde partie de notre Grand Oral, avec Nicolas Dupont-Aignan.
C'est ici que 130 jeunes, âgés de 14 à 18 ans, purgent leur peine. Condamnés pour des délais mineurs ou des crimes plus graves, ils vivent tous ensemble, toutes origines confondues. A Ofec, le quotidien, c'est études le matin, et ateliers et formations l'après-midi. Tout est mis en œuvre pour que ces jeunes ne reviennent plus dans ces murs une fois sortis.
Ce genre de formation a un rôle important dans notre travail de réhabilitation. Quand ils sortiront d'ici, ils pourront s'en sortir, trouver un travail, et éviter de retrouver leurs mauvaises habitudes.
Peinture, céramique et même coiffure, les options sont diverses. La préférée des jeunes en ce moment, la formation DJ.
Notre objectif est de donner aux jeunes des outils auxquels ils n'ont pas accès à l'extérieur. Ce cours-là leur donne accès au monde de la musique.
Un monde souvent lié au monde de la nuit, un milieu qui les attire particulièrement et qui a les dérives qu'on connaît. Cette formation ne risquerait-elle donc pas de les faire replonger ?
Avec ce cours, on prend le milieu de la nuit et on le transforme en un monde où ils peuvent gagner leur vie. Les jeunes peuvent se servir de cet outil et en faire quelque chose de bien, tout en étant dans le monde de la nuit.
Un étonnement partagé par les parents de ces jeunes détenus.
Au-delà d'un outil pour l'avenir, la formation DJ est aussi un moment de divertissement.
Je pense que les jeunes qui sont en prison ont eux aussi besoin de s'amuser, d'écouter de la musique.
C'est le streaming audio live de la chaîne avec un journal toutes les 30 minutes, dès 7h du matin, des magazines et les rendez-vous d'infos du soir. En voiture, en travaillant, depuis votre smartphone, votre tablette ou un ordinateur, retrouvez en permanence l'actualité du Moyen-Orient et ses répercussions internationales. N'attendez plus, rendez-vous sur notre site web ou nos applis et cliquez sur le bouton radio I24 News.
Grand oral, ce soir Nicolas Dupont-Aignan, toujours à mes côtés, à Tel Aviv et à Paris, Barbara Lefebvre et Yves Deray, juste avant la pause, nous entendions votre regard sur la droite, sur les droites, par rapport à l'élection de Jordan Bardella, Marine Le Pen, mais aussi par rapport au LR et justement Barbara Lefebvre, vous voulez réagir ?
Vous parlez de cette union des patriotes, quand on voit actuellement effectivement le spectacle à l'Assemblée nationale, on sent bien que cette cinquième république du quinquennat est absolument en voie de perdition, parce que même avec des oppositions un peu plus présentes, on voit que malgré tout, on n'arrive pas à avoir une respiration démocratique au Parlement, avec des vraies discussions, de vrais consensus, avec un gouvernement, un exécutif, qui reste extrêmement fermé sur sa toute petite majorité, et des oppositions qui n'arrivent pas à s'entendre.
Vous l'avez soulevé, la question des motions de censure, que personne n'arrive véritablement à voter, et même quand le RN vote celle de la NUP, ça ne passe pas. Donc, est-ce que vous ne sentez pas là qu'il y a non seulement un blocage institutionnel, mais que même si demain, M. Macron décidait d'une dissolution, eh bien, on prendrait les mêmes et on recommencerait, parce qu'on le voit bien, si la NUP a réussi, la gauche a réussi effectivement cette union sous l'égide des insoumis, on ne sent pas du tout la droite prête aujourd'hui à s'unir sous l'égide du parti le plus puissant, c'est-à-dire le Rassemblement national. Que feriez-vous dans ce cas-là ?
Est-ce que vous accepteriez de travailler sur une plateforme avec le RN comme étant le leader de cette coalition, tout comme les insoumis ont été le leader de la coalition de la NUP ?
Alors, d'abord, premier point. La première responsabilité, c'est le gouvernement qui n'accepte pas le résultat des élections législatives. Et je vais vous donner un exemple très précis. Les oppositions ont voté un programme d'isolation thermique de 12 milliards des logements pour aller dans le sens de la priorité du gouvernement. Et le gouvernement, sous ce seul prétexte, a décidé le 49-3. Ça veut dire qu'en fait, Mme Borne et Emmanuel Macron n'ont toujours pas accepté la diversité des positions de l'Assemblée. Et contrairement à ce qui est dit souvent, il y a des votes communs qui se font sur des sujets d'intérêts généraux où on surmonte nos différences.
Sur les collectivités locales, par exemple un plan ferroviaire de 3 milliards pour rattraper le retard en matière ferroviaire en France, on ne va pas me dire que c'est NUPES, le Rassemblement national, la gauche, la droite. C'était vraiment d'intérêt général. Et le gouvernement est bloqué, comme jamais. Il a refusé une taxe sur les super-profits, il a refusé une lutte contre les fausses cartes vitales pour avoir des financements. Donc, en fait, le problème aujourd'hui, c'est qu'Emmanuel Macron et Elisabeth Borne n'ont toujours pas compris qu'ils sont en minorité à l'Assemblée. Et vous avez raison quand vous dites qu'il y a un blocage. Ça, c'est le premier point.
Deuxième point, face à ce blocage, ce blocage, ils peuvent le surmonter par des 49-3, c'est-à-dire cette procédure qui permet de faire voter un projet de loi sans majorité, une fois par an ou sur les lois de finances. Alors, ils peuvent tenir comme ça, K1, K1, K1. Mais moi, je pense, et c'est ma différence avec d'autres, je pense que ce n'est pas bon pour le pays de rester dans cette situation pendant 4 ans. Parce que c'est une sorte d'immobilisme malsain. Alors, il faut dissoudre. Et je pense qu'il faudra une dissolution, oui, rapidement. Et ce sera aux Français tranchés.
Est-ce que les Français veulent continuer à gouverner avec Macron dans cette politique qui ne résout rien sur la sécurité, rien sur l'immigration, qui tue nos PME par des délocalisations qui continuent, qui laissent l'école publique à l'abandon, qui laissent l'hôpital dériver, ou est-ce qu'ils veulent une autre politique, soit avec NUPES, soit avec une coalition patriote, que j'appelle de mes voeux. Donc, Mme Lefebvre, je suis moi totalement d'accord pour faire une coalition avec le Rassemblement National d'à côté, avec les Républicains qui voudront, avec d'autres patriotes. On se répartit les circonscriptions comme a fait Mélenchon avec NUPES.
Et je peux vous dire une chose, Mme Lefebvre, c'est que nous pouvons gagner une majorité et faire l'alternance tout de suite, sans attendre 2027.
Pour cela, il vous faudrait vraiment que les LR, il faudra sans doute attendre aussi le résultat du congrès des LR, parce qu'en fonction de la ligne ALR qui va sortir, cette plateforme de négociation sera plus ou moins possible.
Je vais vous dire, moi je pense que c'est foutu du côté des leaders. Je pense en revanche que la base va se séparer en deux. Il y a une moitié des LR qui vont aller à la gamelle, qui iront chercher des postes chez Macron, parce qu'en fait ils sont d'accord avec Macron et à sa politique. Et puis il y a une autre moitié qui n'en peut plus de l'immigration, qui n'en peut plus de l'insécurité, qui veut que les territoires ne soient pas abandonnés, qui veut une politique peut-être plus sociale, du gaullisme social, et en même temps de récompense du travail. Et ceux-là, ça viendra de la base. Ils viendront avec nous. Et je vais vous dire, le groupe LR, s'il y a une dissolution, ils sont combien ?
69, ils sortiront à moins de 20. Parce que les Français en ont marre des indécis, des gens qui sont incapables de savoir ce qu'ils veulent. La situation est gravissime en France.
La situation dans le pays est grave. Nicolas Dupont-Aignan, juste. Oui. Attendez, tout le monde va intervenir.
Nicolas Dupont-Aignan, juste là-dessus, justement, parce que je rebondis sur ce que vous dites. Les LR, justement, ont l'air, ceux que vous décrivez, que vous venez de très bien écrire, ils ont l'air même quasiment majoritaires aujourd'hui parmi les gens qui vont voter pour le président, le futur président de LR. Et donc, a priori, on aura quelqu'un qui, au fond, pense un peu comme vous, sur l'Europe, sur le souverainisme, sur l'immigration, sur l'insécurité, qu'on ait Bruno Rotaillot ou Éric Ciotti, on aura quelqu'un qui sera proche de vos positions.
Donc, je ne vois pas très bien là quel espace politique il vous reste dans ce paysage que vous décrivez, qui va arriver s'il y a une dissolution des législatives. Eh oui, mais vous vous en foutez, mais vous ne existerez plus beaucoup, si ? Comment vous allez faire ?
L'espace politique, mais attendez, ma petite personne n'a aucune importance. Qu'est-ce qui compte ? Vous avez vu déjà la candidature d'Éric Zemmour, ça vous a déjà... Oui, mais ce n'est pas le problème, on a vu où ça menait. Bon, la question n'est pas là. La question est de savoir si les patriotes, les républicains, sont capables, en cas de dissolution, d'avoir une alliance pour gagner une majorité à l'Assemblée et sortir la France du pétrin. Ce qui est sûr, c'est que si on continue avec Emmanuel Macron, la France sera dans un état de guerre civile, puisque l'insécurité explose, l'immigration nous submerge, et la situation économique est désastreuse. Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan, moi, je suis simple, et je veux que les républicains, on en est encore loin, on en est loin, acceptent enfin de s'allier avec le Rassemblement national, comme debout la France. Et si on faisait ça, on serait majoritaire. Mais je vais vous dire, je crains que même si vous avez Ciotti et Rotaillot, ils continuent à être indécis, et ils ne votent pas la censure pour sauver leur peau à l'Assemblée. Nicolas Dupont-Aignan. Malheureusement, la France perd du temps. La France perd du temps en ce moment.
Nicolas Dupont-Aignan, moi aussi, je rebondis sur ce que vous dites. Vous venez de dire à l'instant, ce n'est pas ma petite personne qui est intéressante ou en jeu. Donc, est-ce à dire que lorsqu'il va falloir repenser à l'élection présidentielle, et bien tout simplement, vous allez, puisque vous parlez beaucoup d'alliances, de patriotes, et de capacités de s'unir, tout simplement, vous ranger derrière Marine Le Pen, qui hier a, une fois de plus, fait acte de candidature pour la présidentielle de 2027 ?
Écoutez, la présidentielle, ce n'est pas demain. Donc, moi, je veux déjà qu'on puisse interrompre un gouvernement qui détruit la France en ne traitant pas les problèmes majeurs du pays. Voilà. C'est, pour moi, l'objectif. Parce que je vois mon pays faire naufrage et je vois des jeux politiciens à l'Assemblée où les LR disent « Ah, on ne veut pas voter la censure parce qu'elle vient de RN ou de LFI. » LFI dire « Ah, on n'aime pas le Rassemblement National, ce sont des méchants. » Mais on n'aime pas Macron, mais à la fin, on se tient à Macron. Mais je rebondis également. Je prononce. À l'instant-là, le pays perd du temps. Mais Nicolas Dupont-Aignan... L'élection présidentielle, excusez-moi.
Il y a un tempo. Attendez, attendez. Michael Darmon, Michael Darmon, ce sont les élections et les dates qui dictent le jeu politique. Vous êtes suffisamment connaisseurs pour le savoir. L'élection présidentielle, elle est en 2027. Bon. En revanche, on voit bien que la France dérive et est ingouvernable. Moi, j'appelle une dissolution pour que les Français puissent donner une majorité alternative et qu'on puisse traiter les trous dans la coque du navire et éviter que le bateau coule. Est-ce que vous ne seriez pas un de ces perdons ? Est-ce que vous ne risquez pas
d'être un de ces perdons ? Est-ce que votre risque ne serait pas d'être le perdant de cette éventuelle dissolution ? Comme le dit Yves Deray, tout simplement, votre espace politique se réduit.
Mais écoutez, mon espace politique, ce n'est pas le problème. Moi, ce que je considère le problème, c'est la France. Et j'ai eu la chance, alors que tout le monde allait penser que j'allais être battu dans ma circonscription, j'ai été réélu. Alors que tout le monde pensait que Debout la France allait disparaître, on existe, on représente une idée, des valeurs, on est prêt à une coalition, je veux qu'on sorte la France du pétrin, je me battrai pour ça, et si les hommes politiques français pensaient un peu moins à eux et un peu plus à notre pays, on n'en serait pas. Alors, c'est tout ce que j'ai comme intérêt. Le reste ne m'intéresse pas.
Précisément, certains de vos cadres, certains de vos cadres justement qui ont déserté pour rejoindre le Rassemblement National, pour vous, ils ont joué perso finalement. Alors que peut-être qu'ils ont anticipé la nécessité de rallier le plus gros et de...
Mais ce n'est pas une question de... Mais sous la Ve République, aucun parti n'est arrivé seul. Même le général de Gaulle est arrivé avec d'autres. Emmanuel Macron est arrivé avec le Modem. Personne n'arrive seul. Et c'était le désaccord que j'avais avec certains de mes cadres. Ils peuvent aller au Rassemblement National. Ça n'ajoutera pas une voix au Rassemblement National. Moi, je crois au principe des coalitions.
Je pense que les Français nous feront confiance quand ils sentiront que le Rassemblement National, debout la France avec sa spécificité, même plus petit, mais avec sa spécificité, ses valeurs gaullistes, des Républicains, pourquoi pas des Patriotes, plus à gauche, sont capables de s'entendre sur un programme de salut public et de rassurer et de faire une alternative. C'est comme ça qu'on gagnera. Et l'Italie... Excusez-moi... Les coalitions, M. Dupont-Aignan, elles se font au premier tour. L'Italie le prouve.
Elles se font au premier tour. Vous attendez toujours le deuxième tour pour faire des coalitions.
des élections législatives. Attendez, vous parliez de la présidentielle, mais c'est... À la présidentielle,
il faut être plusieurs.
Ben oui, vous attendez le deuxième tour. Là, je ne parle pas de la présidentielle.
Non, mais excusez-moi, M. Chirac, M. Mitterrand, M.... Tout le monde fait des coalitions, mais dès le premier tour, pas au deuxième tour.
Ça dépend. Ça dépend. Ça dépend. Dans l'histoire de la 5e République, et des coalitions, ce 8e tour, à la présidentielle,
ne confondez pas.
Attendez, laissez juste Nicolas Dupont et ne répond pas. Oui, mais à la présidentielle,
si vous étiez...
Et si je peux répondre ? Allez, je vous en prie, Nicolas. Non, mais je voudrais préciser ma question.
À la présidentielle, au premier tour, si vous aviez fait une alliance avec Mme Le Pen, que vous aviez présentée justement cette espèce d'ensemble souverainiste, à la fois de gaullistes, identitaires, etc. Peut-être que Mme Le Pen aurait été première au premier tour, aurait été en tête au premier tour, ce qui facilitait une élection au second tour.
Alors, vous vous trompez d'élection, Madame. L'élection présidentielle, ce n'est pas une élection de coalition de partis. C'est une personnalité qui s'adresse au pays. Et il y a deux tours, et ça a toujours été comme ça. L'élection législative sous le scrutin majoritaire, alors là, oui, vous avez raison, et je raisonne en coalition. Et j'ai toujours pensé qu'il fallait une coalition aux législatives. Mais ne confondez pas la présidentielle, qui est un rapport personnel au peuple. D'ailleurs, la preuve, c'est que Mme Le Pen ne veut même plus être présidente du RN. Donc, ça prouve bien que ce n'est pas une affaire de parti.
Vous plaquez sur la présidentielle un raisonnement de vie politique, de législative. Donc, dissocions bien les deux. Il y a un calendrier. Moi, je me tiens au calendrier.
Nicolas Dupont-Aignan, ce que je vous pose maintenant, puisqu'il nous reste un petit peu plus de 10 minutes d'émission, c'est d'en arriver à nos questions cartes sur table, des questions courtes, et j'espère également des réponses synthétiques. Et d'abord, une question, Nicolas Dupont-Aignan, sur cette Assemblée nationale, régulièrement secouée par des affaires, et la dernière en date, c'est l'affaire Grégoire de Fournasse, qui exclut de l'Assemblée, après sa phrase, qu'il retourne en Afrique. D'abord, est-ce que vous, vous étiez dans l'hémicycle quand ça s'est passé ? Et si c'est le cas, qu'est-ce que vous avez entendu ? Non. Et vous n'étiez pas. D'accord.
Et comment voudriez-vous qualifier la sanction qui a été décidée ?
Scandaleuse. Car, moi, j'ai regardé le compte-rendu, je venais de sortir de l'hémicycle, des questions, c'était à la fin des questions. Et si M. de Fournasse s'était adressé aux députés, j'aurais été indigné. Et la sanction aurait été méritée. Mais il s'adressait, il portait un jugement politique sur l'affaire du bateau. Et la sanction d'ailleurs qui a été prononcée par le bureau de l'Assemblée est une sanction politique d'atteinte à la liberté d'expression puisqu'elle n'a pas été prise sous un motif de racisme du tout. Elle a été prise sur un motif de tumulte. Mais c'est la France insoumise qui a créé le tumulte. Donc, c'est extrêmement grave.
Ça veut dire qu'on ne peut plus parler en France, du sujet de l'immigration. Je n'aurais pas parlé comme M. de Fournasse, ce n'est pas ma façon de parler. Mais il reste que si on ne peut plus parler d'immigration en France et si le fait de demander à ce qu'un bateau n'accoste pas et de donner raison à Mme Mélanie qui a profondément raison de ne pas céder à la pression, si on ne peut pas dire ça en France, ça veut dire que ce pays, notre pays sera submergé. C'est la chute de Rome. C'est-à-dire que, mentalement, on s'interdit de défendre nos frontières.
Et je trouve extrêmement grave l'excitation générale qu'il y a eu, qui est totalement disproportionnée et qui montre une volonté d'interdire à la parole libre dans notre pays.
Alors, vous me parlez de liberté d'expression, Nicolas Dupont-Aignan. L'autre événement à la matière, c'est Elon Musk qui reprend Twitter. L'ONU lui a demandé ce week-end de bien respecter et je cite les droits de l'homme. Est-ce une conception de la liberté d'expression que vous vous partagez, celle d'Elon Musk ?
Ah, mais je trouve curieux que l'ONU ne rappelle pas à l'ordre certains réseaux sociaux qui ont banni, qui bloquent certaines vidéos. Par exemple, quand j'ai dit à juste raison que le vaccin qui n'est pas un vaccin n'empêchait pas la transmission du Covid, tout le monde m'a accablé, nos vidéos étaient censurées et puis la représentante de Pfizer au Parlement européen reconnaît qu'il n'y a pas eu d'essai et tout le monde sait aujourd'hui que le vaccin n'empêche pas la transmission mais des vidéos sont toujours bloquées et des médecins sont toujours traduits devant les tribunaux professionnels. Donc, en vérité, il y a deux poids, deux mesures.
Alors que l'ONU se préoccupe de toutes les censures sur les réseaux sociaux, ça serait très bien. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait la liberté sur les réseaux sociaux mais il faut aussi qu'il n'y ait pas de compte anonyme qui déverse de la haine. Voilà. Liberté de parole mais pas de haine. Donc pour vous, la haine, elle peut se déverser
à l'visage ouvert ? Pour vous, à partir du moment où c'est un visage découvert, on peut dire tout ce qu'on veut ? La haine. Non.
Il y a un délit d'opinion aujourd'hui dans le monde. Non. Non. La haine et la diffamation, il y a un droit de la presse qui devrait être appliqué aux réseaux sociaux et qui a permis de réglementer ça très bien. Mais vous avez plein de propos de haine, de diffamation sur les réseaux sociaux qui ne sont jamais punis. Et en revanche, la liberté d'opinion est punie. Et c'est extrêmement grave. Et nous sommes dans un monde où des intérêts économiques dictent leurs lois. Alors, M. Musk a l'air de vouloir s'en affranchir. Est-ce que lui-même, un jour, ne l'utilisera pas aussi à son profit ? Je n'en sais rien.
La vraie question, c'est qu'il faut qu'on établisse sur les réseaux sociaux une lutte contre la haine comme on le fait dans la presse. Il y a un délit de presse et que ce soit puni rapidement. Et en revanche, qui est la liberté d'opinion. On le voit bien, sur l'affaire sanitaire, il n'y a pas eu de liberté d'opinion. Et c'est un grave problème. Et d'ailleurs, s'il y a autant de personnes qui vont sur les réseaux sociaux, c'est parce que la liberté d'opinion est sérieusement atteinte dans les médias traditionnels.
Justement, le Covid, vous vous appeliez à l'urgence d'abroger l'obligation vaccinale, de réintégrer d'ailleurs les personnels soignants qui ont été suspendus. Vous avez d'ailleurs fait une proposition de loi en date du 8 juillet. Vous ne serez évidemment pas suivi.
Eh bien, j'espère être suivi parce que Mme Meloni l'a fait en Italie. C'est fait dans la plupart des pays du monde. L'État de New York, la Cour suprême de l'État de New York vient d'obliger l'État de New York a réintégré 12 personnels administratifs qui avaient été exclus. L'escroquerie gigantesque des injections apparaît aux yeux de l'humanité et bien évidemment, au moment où dans notre pays les hôpitaux sont à la ramasse et où on manque de gens dans les hôpitaux, il est complètement absurde d'exclure des pompiers, d'exclure des aides-soignants, d'exclure des chirurgiens, d'exclure des dentistes et heureusement, la vérité apparaîtra. Mais vous voyez, le gouvernement est trop pédalé ?
La vérité apparaîtra sur ce dossier. Mais le gouvernement sera bien obligé de le faire un jour ou alors il sera de plus en plus minoritaire. Vous savez, la vérité apparaît toujours et ce qui se passe en France, c'est quoi ? C'est qu'on a un président de la République qui refuse, qui est dans le déni. Vous savez, je pense qu'il aura du mal à finir son mandat. Alors, il faudra peut-être finir son mandat, mais c'est un président c'est terrible de voir un hôpital qui est détruit sous nos yeux, c'est terrible de voir une école publique qui n'avance pas, c'est terrible de voir l'insécurité qui progresse.
Moi, ce que je veux, une seule chose, je veux que les Français se réveillent le plus vite possible et qu'on arrive à sauver notre pays. C'est tout. Par des choses simples et on pourrait mettre d'accord les Français sur quelques réformes emblématiques, récompenser le travail, baisser les charges des PME, lutter contre les fausses cartes vitales, reconstruire nos services publics, expulser les délinquants étrangers au terme de leur peine. Enfin, il y a des choses tellement simples qui se font dans tous les pays du monde, en Algérie, en Israël, partout, et ça ne se fait pas en France. Enfin, on va accepter de voir sous nos yeux le pays sombrer comme ça combien de temps.
Mais pour ça, il faut gagner la bataille de l'information puisque nous avons un vrai problème de liberté.
Alors, il y a des questions depuis Paris. Yves Deray, Barbara Lefebvre.
Juste une question. Est-ce que vous ne pensez pas que la politique du chèque qui est mise en place depuis le quoi qu'il en coûte et qui s'est poursuivie parce qu'on continue d'autres quoi qu'il en coûte sans fin, c'est un des facteurs qui fait que ce réveil que vous attendez de la part des Français n'arrive pas. Tant que nous sommes sous perfusion et drogués à l'argent public, à la dette publique, pourquoi voudriez-vous que les gens se réveillent d'un état nounou qui les assiste en permanence ?
Vous n'avez pas tort, chère madame. Vous n'avez pas tort. Il reste que le carnet de chèques n'a plus beaucoup de zéro. Et je veux assister sur l'affaire des PME françaises. Monsieur le chancelier allemand met 200 milliards sur la table, 200 milliards sur la table pour aider ces entreprises allemandes face à la crise énergétique. Et Bruno Le Maire met 10 milliards sur la table. Et donc, moi, ce que je vois venir là, c'est une grave crise économique en France puisque nos entreprises ne peuvent pas rembourser leur PGE, sont accablées par le rappel d'Ursaf et nos PME font face à une augmentation du coût de l'énergie au-dessus de 10 salariés considérable.
Donc, je peux vous assurer que le carnet de chèques n'a plus beaucoup d'aide là. Et l'enjeu, outre les problèmes de sécurité et d'immigration, l'enjeu pour moi, c'est que nos PME soient sauvées et c'est pourquoi le conflit ukrainien doit être réglé au plus vite. Et là, je déplore l'alignement de la France sur les États-Unis et Mme von der Leyen qui poussent l'Europe à la ruine.
Il nous reste 5 minutes au juste d'émission. Yves Deray.
Alors, Nicolas Dubont-Aignan, comme vous le savez, on est aussi aux États-Unis en période électorale puisque les élections de mi-mandat se présentent. Et il y a un match, une sorte de remake avec d'un côté Donald Trump qui est en campagne, M. Obama qui est aussi en campagne de côté de Joe Biden. Alors, vous, on sait que vous avez plutôt défendu les positions de Donald Trump de manière globale pendant son mandat. Est-ce que vous souhaitez la victoire des Républicains lors de ces élections de mi-mandat quitte à dévitaliser complètement le mandat de M. Biden parce que ce mandat, du coup, n'aura quasiment plus aucun effet concret pour les États-Unis et peut-être même pour le monde ?
Écoutez, pareil que sur Israël, je n'ai pas mêlé de ce qui se passe aux États-Unis. Mais ce qui est sûr, c'est que je pense que les Républicains, s'ils gagnaient, ce serait positif en tout cas pour la France sur deux points. D'abord, d'arrêter un soutien abusif à M. Zelensky qui est un danger public et deuxième point, d'arrêter une politique de santé publique folle de soutien à des firmes pharmaceutiques. Voilà. Ce serait déjà au moins deux bonnes choses. Après, les Américains sont les Américains et vous savez, vous pouvez être républicain, démocrate, et c'est normal, les Américains défendent les États-Unis et moi, j'aimerais que la France défende la France et que l'Europe se défende. Voilà.
Je me méfie beaucoup de croire qu'un camp serait favorable à un autre. Non, mais j'essaie pour défendre l'Ukraine quand il y a eu l'agression. Vous traitez de fou allié ? Non. M. Zelensky, M. Zelensky entraîne l'Europe dans un suicide collectif. Maintenant, je pense qu'il est temps de faire la paix. Les torts sont partagés. Si M. Zelensky avait respecté les accords de Minsk et si les Américains avaient fait pression pour respecter les accords de Minsk équilibrés, on n'en serait pas là. J'ai condamné l'agression russe.
Je dis simplement que l'affaiblissement de la Russie aujourd'hui et la ruine de l'Ukraine et les souffrances du peuple ukrainien obligent à une solution de paix possible qui serait l'autonomie du Donbass, la démilitarisation de l'Ukraine et le retrait des troupes russes. Et je regrette que la France ait perdu une vision gaullienne. Et je remarque d'ailleurs qu'Israël a eu une position beaucoup plus intelligente sur le conflit ukrainien que la France.
Ce sera la dernière question de cette émission, une question de conclusion puisqu'il nous reste à peine deux minutes. Michael Darmont.
Vous venez à l'instant de dire, de parler de vision gaullienne, votre projet, on le sait, s'inspire du général de Gaulle. Le général de Gaulle avait pris un vieux système, l'avait jeté, avait créé un nouveau, la Ve République. Est-ce qu'il n'est pas le temps d'avoir le même courage ?
Je ne crois pas que ce soit le problème de la Ve République, c'est le problème de la domination et du transfert de pouvoir vers l'Union Européenne. En fait, vous parlez de Ve République, mais il n'y a plus de République puisque c'est Mme von der Leyen, une commission de gens non élus, des juges non élus à Luxembourg qui décident de la politique de la France sur l'immigration, sur l'énergie, sur l'économie, sur maintenant la politique étrangère. Donc la seule question, c'est de reprendre le pouvoir, de réaffirmer notre indépendance nationale. Ça ne veut pas dire sortir de l'Union Européenne, ça veut dire renégocier les traités avec M. Orban, avec Mme Mélanie, avec les Suédois.
Si dans tous les pays, nous gagnons une majorité, nous allons pouvoir supprimer la commission de Bruxelles, redonner du pouvoir à la loi nationale, défendre nos frontières et coopérer.
Ce sont ce qu'on appelle maintenant des régimes illibéraux qui aussi ont un rapport totalement différent à la démocratie, aux libertés individuelles.
En 30 secondes. Expliquez-moi en quoi la commission de Bruxelles de Mme Van der Leyen qui n'a aucune légitimité électorale et qui décide de tout est un système démocratique. Donc arrêtez avec ces espèces d'enfumages. Non, ce n'est pas l'enfumage. Regardez ce qui se passe en Hongrie avec Victor Orban. M. Orban a été réélu trois fois. Mais ce sont les mêmes qui disaient que le général de Gaulle n'était illibéral. Aujourd'hui, vous diriez que le général de Gaulle n'est pas libéral. Tout ça, c'est de la foutaise pour empêcher les peuples de décider de leur propre destin.
Merci. Eh bien, ce sera le mot de la fin. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir accepté notre grand oral. On a pu balayer ensemble énormément de sujets tant français qu'à l'étranger. Merci Michael Darmon. Merci Barbara Lefebvre. Merci Yves Deray. Restez évidemment fidèles au rendez-vous. Nous, on se retrouve demain pour le débat des GGMO. A demain.
Nicolas Dupont-Aignan