Gabriel Attal souhaite changer le nom du parti «Renaissance»,suffisant pour «sauver» le macronisme ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci de passer votre samedi soir avec nous sur Europe 1. Juste avant, c'était les informations de Maë Laurent qu'on retrouvera à 20h pour son plus grand journal. Jules Tores, Sarah Salman.
Gabriel Etal veut tourner la page de Renaissance. Alors là, je sens que vous allez être prolix. Vous allez avoir beaucoup de choses à me dire.
Le secrétaire général du parti qui envisage un changement de nom pour le parti. Faut dire qu'un sondage en interne révèle qu'à peine un/ers des électeurs connaît le nom de renaissance. très très gros déficit de notoriété pour la France insumise le le Rassemblement national.
Là par contre, c'est beaucoup plus fort. Deux partis qui sont identifiés par plus de 70 % des électeurs. Comment arrive-t-on à un tel déficit de notoriété ?
Je le C'est très intéressant parce que le débat qui a animé la séquence politique la semaine dernière, c'était sur oui ou non le macronisme va-t-il survivre à la disparition d'Emmanuel Macron ? Mais alors on a tous les macronistes et Bruno Rotillo qui a posé cette question là dans une interview à valeurs actuelles. Il dit "Le macronisme se terminera Emmanuel Macron.
Les macronismes Gabriel Atel leier, tous les ministres macronistes qui sont là depuis 2017 sont montés au créneau. On dit "Mais c'est un scandale, le macronisme est une idée quasi révolutionnaire. C'est beaucoup plus grand que ça.
C'est quelque chose qui pèse. Les Français ont voté pour le macronisme, on se rend bien compte que non. Les Français ont été séduits par Emmanuel Macron en 2017.
Euh, ils ont fait un choix par défaut euh en 2022 en refusant euh que ce soit Marine Le Pen qui accède euh aux portes euh de de l'Élysée. Euh mais en réalité, le macronisme n'a jamais existé et j'allais dire le parti n'a jamais existé. Il s'est appelé En marche, la République En marche Renaissance.
Donc en 8 ans, on va quand même avoir un 4e nom. Imaginez si on changeait le nom de la station de Rin toutes les deux semaines. Enfin, je veux dire, ça fonctionnerait pas et les gens s'y retrouveraient pas.
Donc d'abord, moi je pense que à chaque fois c'était des très mauvais noms. Je pense que la personne d'Emmanuel Macron a su insuffler quelque chose en 2017 mais qu'évidemment avec le jour du pouvoir tout cela s'est érodé et c'est d'ailleurs l'un de ses grands échecs puisque il n'a pas réussi puis dire à préparer sa succession. Et d'ailleurs, on sait que c'est un problème dans la 5e République, c'est que les présidents en exercice n'arrivent pas à la préparer.
J'en veux pour preuve que il a prévenu en dernier quasiment, moi j'étais sans doute peut-être au courant avant Gabriel Atal qui allait avoir une dissolution l'an dernier. Il lui a annoncé en dernier. Gabriel Atal était complètement opposé.
ça devait être son successeur légitime. Bon ben on sait bien qu'aujourd'hui il ne se parle plus, que la confiance, le lien de confiance est rompu, tout est brisé et il a pas de successeur ni pour le parti ni pour son espace politique. D'ailleurs, d'ailleurs veutil en politique, il y a le syndrome Attila et Attila veut parce que lui se souvient quand il a parlé devant les jeunes d'Enmarche justement de Renaissance pardon, il avait même vous savez comment ça s'appelle ?
Cétait les jeunes avec Macron qui sont devenus les jeunes en marche et vous avez raison de le dire et à ce moment il s'est projeté j'ai besoin de vous dans 2 ans, dans 3 ans, dans 5 ans. Il n'était pas prévu ce jour-là. C'est une arrivée surprise.
Gabriel Atal était furibar, je crois que c'est le mot de voir Emmanuel Macron arriver alors à furibar alors qu'il alors qu'il n'était pas prévenu. Et et c'est vrai que oui, le parti Renaissance aujourd'hui non seulement n'est pas identifié par les Français ni même par les électeurs d'Emmanuel Macron alors qu'il y a quand même beaucoup qui ont voté pour lui et en 2017 et en 2022. Donc oui.
Est-ce que Mais le problème c'est que est-ce qu'un changement de parti changer quelque chose ? Un changement de nom. Un changement de nom.
Un changement un changement de nom du parti va changer quelque chose. Il faut changer avec doctrine et surtout en avoir une. Bon, j'ai la réponse de Jules.
J'aimerais avoir votre réponse Sarah. Est-ce que changer le nom du Parti Renaissance est une preuve d'adaptation ou alors est-ce que c'est la reconnaissance de l'échec du macronisme pour marquer dans la durée ? Bah, je pense que c'est l'échec du macronisme dans la mesure où si vous souvenez les dernières élections on a même enlevé enfin certains candidats ont enlevé la photo d'Emmanuel Macron des affiches à partir du moment où vous faites ce choix-là.
Ça ils le font tous hein. Ils le font tous mais ça en dit long. Si vous prenez le Rassemblement national, il y en a beaucoup qui mettent Marine Le Pen.
Si vous prenez bon la France insoumise là, je pense je sais pas ce qui enfin ils ont tous en tout cas un logo commun. Ça dépend des quartiers. Ça dépend des quartiers mais là ils sont même plus identifiés et Emmanuel Macron est tellement rejeté, sa parole est tellement démonétisée que je ne suis même pas sûr que ce soit souhaitable.
Et pour lui la suite en fait, est-ce que ça l'intéresse vraiment ? Parce que son mandat est bientôt fini, peut pas se représenter tout de suite qu'il a un successeur ou pas. J'ai le sentiment mais c'est que mon avis que c'est pas son problème en fait.
C'est le problème de Gabriel Atal. Oui, c'est pas le problème d'Emmanuel Macron. Je dirais Emmanuel Macron que ça s'appelle en marche, c'est quand même lui qui l'a créé le parti.
Est-ce que Renaissance peut exister sans Emmanuel Macron ? Non. Bah je pense que le parti va mourir après dans 2 ans en fait.
Ils vont devoir recréer autre chose et on aura peut-être quelqu'un un peu surprise. Mais ils s'éloignent tous de la Macronie. Vous regardez Edward Philippe, il s'éloigne complètement de la Macronie.
Gabriel Atal s'éloigne également. Il reste pas grand monde dans les marcheurs de la première heure. Il y a peut-être Agnè Panirché voilà mais il y en a comment et encore et encore oui mais bon si elle est quand même là depuis le début elle est fidèle mais il y en a pas beaucoup qui sont fidèles depuis le début.
Ils prennent tous leur distance et pourquoi ils prennent leurs distances parce qu'Emmanuel Macron est incompréhensible sur toutes les questions. À part sur l'Europe il est incompréhensible. On parlait justement de Renaissance qui va changer de nom.
Est-ce que le problème c'est vraiment le nom ou c'est plutôt donc là on parle de la forme ou le fond plutôt avec la ligne politique ? Le nom c'est un problème quand vous le changez trop souvent. Jul disait si ou alors ça peut servir de masquer aussi quelque chose qui s'est passé avant et qu'on veut peut-être plus se souvenir.
Oui, ça peut être ça. Vous savez, j'avais été avocate contre des épades notamment contre Ora. Ils ont changé de nom pour faire oublier un peu le passé.
Donc effectivement, ça peut être une méthode. On se rajette une virginité. Oui.
Alors après, les gens oublient pas mais quand on fait ça une fois, on peut voilà, on voit à peu près la logique. Là, faut pas le faire trop souvent. Renaissance, ça fait pas si longtemps que ça qu' s'appelle Renaissance.
Vous avez encore beaucoup de gens qui les appellent en marche. Donc ça ça veut tout dire. peutêtre ou alors peut-être qu'il devrait se réappeler en marche au moins.
Est-ce qu'on y voit vraiment la possibilité pour Gabriel Atal de reprendre la main sur le parti avec ce changement de nom ? Est-ce que ça peut être une possibilité pour lui ou alors c'est juste tiens c'est la vie habituelle d'un parti, on essaie des stratégies de communication et voilà. Oui, s'il le fait, c'est parce qu'il y pense fondamentalement.
Il pense lui aussi queil faut c'est ça. Il veut il veut démacroniser finalement le parti pour latiser. En réalité, c'est c'est exactement ça qu'il faire.
Mais le problème c'est que changer de nom de parti, changer de siège puisqu'ils vont changer de siège c'est très bien. Mais pour qu'un parti soit puissant, qui soit fort, il faut une vraie doctrine, il faut un vrai corpus, il faut une incarnation, il faut un maillage territorial, il faut tout ça. Aujourd'hui, Renaissance à même pas 10000 adhérents, c'est extrêmement faible pour un parti qui est au pouvoir, en tout cas qui est dirigé, enfin le nombre créateur dirige aujourd'hui les l'Élysé et la présidence de de la République.
Est-ce qu'ils auront les capacités nécessaires ? On sait par exemple qu'ils ont perdu un certain nombre de députés de députés après la dissolution au moins une centaine que au municipal l'ancrage local n'est pas très probable que il fasse une justement l'ancrage local on parle des élections municipal les élections municipales qui arrivent courant 2026. Est-ce que ce changement non qui va arriver à l'automne, c'est trop tard peut-être pour pouvoir arriver le bulletin quand il va devoir le choisir ou ça changer ça changera rien.
Gabriel Atal, il l'aura en revanche. Donc en fait, on achète des noms et pas pas un parti en fait. Non mais c'est pas ça le un parti sert essentiellement à une campagne présidentielle.
C'est-à-dire que vous avez des fonds, vous avez des militants, vous avez un une base légale, un cadre juridique et vous pouvez vous appuyer là-dessus. Il y a pas un président de la République qui a été élu sans avoir un parti et un parti fort. Même le parti Ouais.
Oui, c'est ça. Et et même Emmanuel Macron, il fonde en marche en 2015 et en 2 ans, le mouvement a le temps de dire et le siège de renaissance à l'époque, c'était une vraie ruche. Je peux dire que vous allez au siège de renaissance aujourd'hui.
Bon, c'est c'est vraiment un hôpital de nuit quoi. Donc donc en réalité le sujet c'est pas tant le parti que à quoi sert un parti et c'est en effet une plateforme pour une campagne présidentielle. Ça, il y a des militants, on peut faire des événements, on peut faire des rencontres annuelles.
Voilà. Mais le problème c'est qu'il faut une doctrine et moi si vous me demandez alors que journaliste politique de vous résumer aujourd'hui la doctrine de Renaissance, je n'y arriverai pas. Moi je dis en même temps.
Je vais je vais vous poser une question. Vous l'appelleriez comment cette ce nouveau parti ? Alors, vous auriez une idée comme ça là pour point faut payer ça Guillaume.
L'agence de communication Jules Tores, j'imagine ça pour être pas mal. Enfin, en deux mots. Très bien.
Bah écoutez, avis vos intéressés. Mais c'est c'est une manière aussi pour Gabriel Latal de se le réapproprier puisque là c'était Emmanuel Macron ce qui veut effectivement c'est que ce soit le parti de Gabriel Atal. Donc en soit changer de nom pour se le réapproprier.
Ça je peux comprendre la logique. Bon en tout cas toute façon s'il y a pas beaucoup d'adhérence ça changera pas grand-chose. Si un changement de nom doit arriver Sarah et Jules il sera il sera consulté pour le nom.
Bah peut-être qui sait adhérente renaissance. Non montre la carte. Allez.
En tout cas il sera annoncé le weekend du 20 septembre à Aras. ce sera lors de la rentrée politique de renaissance qui du coup ne s'appellera peut-être plus comme ça normalement s'appellera peut-être retrait encore trois petites minutes à à passer ensemble j'aimerais parler avec vous pour finir c cette heure d'Europe un soir weekend des Français qui redécouvrent le plaisir de la pétition alors que les personnes opposées à la loi du plomb ont généré plus de 2 millions de signataires. C'est autour des syndicats de lancer leur manifeste nom au budget Berou 297000 que j'ai pu voir signature sur change.org.
Euh c'est quoi cette nouvelle passion de revenir à la pétition selon vous ? La valeur juridique de la pétition euh voilà, elle est quasi enfin elle est inexistante. Vous pouvez faire plein de pétitions notamment pour C8.
Je trouve que les gens auraient dû beaucoup plus se mobiliser. Ça n'a rien changé. Donc c'est bien de faire des pétitions.
Ça montre une comment fonctionne l'opinion publique. Mais d'un point de vue juridique, d'un point de vue contraignant, la pétition n'a pas de force contraignante. Sinon ça se saurait parce que c'est très franco-français ça d'aimer justement signer, dénoncer, faire et finalement derrière il se passe rien.
C'est une mode. Là on fait beaucoup de pétitions. Demain on fera je sais pas Emmanuel Macron faisait des grenelles bah là on fait des pétitions.
Je pense que c'est plus un effet de mode qu'autre chose. Il faut quand même le dire. cette pétition du plomb c'est exceptionnel la manière dont elle a été relayée elle a été bon déjà c'est la personne qui a lancé cette pétition une jeune étudiante de 23 ans lance cette pition en disant moi de toute façon j'y connais rien mais signé ma pétition bon bah déjà on part mal ensuite elle a reçu il faut le dire un relais extrêmement bienveillant dans beaucoup beaucoup de médias notamment du service public a reçu un relais extrêmement puissant dans toute la gauche et bon autrepassant et faisant fi et bien des débats qu'on pouvait avoir, le problème c'est que cette gauche là a toujours en travers de la gorge de ne pas avoir gagné les élections législatives parce qu'en réalité ils ont pas gagné les élections législatives.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle aujourd'hui il y a François Baou à Matinon. Si madame Casta avait pu être première ministre oui on l'avait tous oublié, moi non. Mais si elle avait pu être premier ministre et bien on en serait pas là.
Et donc la gauche essaye par tous les moyens de montrer que bien ils ont une légitimité populaire. Alors ça passe par des grandes manifestations de place de la République, ça passe par des grandes journées de mobilisation qui sont de moins en moins grandes d'ailleurs et ça passe par ce genre de pétition. Mais comme l'a dit euh très justement Sarah, ça n'a aucune valeur juridique, ça n'a aucune valeur politique.
Moi, je peux vous dire, j'ai des milliers d'idées de pétitions qui seraient signé par des centaines de milliers de gens et je peux vous dire que la gauche détesterait les résultats de ces pétitions. Merci Jules Torres. 2 millions quand même he la loi.
Oui oui oui Jules Tores, Sarah Salman avant de se quitter, je crois que vous allez publier un entretien ce soir dans le JDD. Absolument. C'est c'est dans 2 minutes.
C'est une interview du ministre d'État de la justice Gérald Darmanin, euh qui nous dévoile et bien son euh vous savez son projet de loi de réforme pénale qu'il veut faire adopter avant la fin de l'année. Un long entretien, entretien fleuve. Et pour le le résumer aux auditeurs, en quelques mots, c'est une sorte de révolution pénale parce que il brise beaucoup de tabous et notamment de tabous macronistes qu'on avait pas vu depuis 8 ans.
La remise en cause du surc, c'est-à-dire que maintenant dans son projet de loi, le surcis c'est un seul carton jaune, il y en aura pas quatre, il y en aura pas cin, il y en aura pas 10. carton jaune, ensuite c'est cartons rouges. Euh la le le le l'arrêt de l'aménagement des peines et surtout et on en parlait hier, j'avais un petit peu euh tisé, vous savez, cette nouvelle hiérarchie euh carcérale avec des prisonniers les plus dangereux dans certaines prisons notamment comme celle de Vandin Levieil euh et euh et d'autres prisons où il y aurait des des individus et des détenus moins dangereux.
Donc voilà, c'est retrouvé sur le site du GDD demain ce soir dans une minute puisque c'est 20h. Vous m'avez dit voilà merci Sarah, merci Jules, très bonne soirée à tous dans un instant le journal d'Europe sur weekend et puis dans moins d'un quart d'heure mon invité le Monseigneur Patrick Chauvé. Voilà, une semaine, ce prêtre voyait débarquer durant sa messe dans l'église de la Madeleine à Paris. des militants proalestiniens cri crié très fort des slogans pour la Palestine.
Ce sera l'occasion de lui demander comment il se sent maintenant une semaine après ces histoires qui ont surpris tout le monde. à tout de suite sur Europe.
Gabriel Attal