Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRFI (sur YouTube)· 1 février 2022 42 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asile

FRANCE 2022 - Anne Hidalgo : « Il faut que la France retrouve sa place en Afrique » • RFI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 16 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Comment faites-vous pour continuer Anne Hidalgo ?

  • 3:51RelanceRéponse directe

    Elle n'est pas essoufflée, cette sociale-démocratie que vous prenez aujourd'hui ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment que certains partis socialistes veulent vous débrancher ?

  • 5:56RelanceRéponse partielle

    Les sondages sont difficiles, pourquoi ne pas renoncer à votre candidature ?

  • 6:35FerméeÉludée

    Pourquoi ne pas vous retirer au profit d'un autre candidat socialiste ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que Christiane Taubira vous a fait une mauvaise manière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:13Invité politiquePromesse
    « J'ai une des propositions les plus radicales, y compris plus radicales que la gauche radicale, le SMIC de 15%. »
  • 18:21Invité politiqueChiffre
    « Les 10% des salaires les plus élevés ont augmenté dix fois plus vite que les 10% des salaires les moins élevés. »
  • 20:21Invité politiqueFait
    « Il faut que la France retrouve sa place en Afrique. »
  • 17:35Invité politiqueFait
    « Le travail, c'est ce qui donne la dignité à la personne. »
  • 27:30Invité politiqueFait
    « Le travail, sans travail, pas de dignité, avec le travail, une dignité possible. »
  • 27:37Invité politiqueFait
    « Le féminisme, une autre façon de voir le monde et de voir l'humanisme. »
  • 27:58Invité politiqueFait
    « L'égalité, ce n'est pas qu'un rêve, ça doit être une réalité. »
  • 34:14Invité politiqueFait
    « ils ont raison et j'avais tort d'être à l'extérieur de cela. »
  • 37:04Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai parrainé plusieurs candidats à la présidentielle et j'ai toujours été très émue. »
  • 37:11Invité politiqueFait
    « Mon premier parrainage en tant qu'élu était pour Lionel Jospin. »
  • 37:48Invité politiqueFait
    « Maintenant, c'est entièrement public ce que je trouve être une très bonne chose d'ailleurs. »
  • 39:12Invité politiqueFait
    « j'ai tenté cette démarche d'union, notamment une primaire, avec des débats. »
  • 40:02Invité politiqueFait
    « c'est une gauche républicaine, une gauche écologiste, c'est une gauche qui veut transformer le réel. »

Temps de parole

  • Anne Hidalgo65 %
  • Présentateur12 %
  • Présentateur 210 %
  • Locuteur 57 %
  • ?5 %

≈ 21 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

C

0:05
Présentateur

'est l'heure de Mardi Politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière. Bonsoir Roselyne, bonsoir à tous. Et ensemble nous recevons Anne Hidalgo, candidate socialiste à la présidentielle et maire de Paris. Bonsoir à vous. Bonsoir à vous. Et merci de votre présence ici. Alors vous serez interrogé sur les questions d'actualité nationale et internationale, puis le rendez-vous de l'aphorisme avec Frédéric qui va vous expliquer. Je vous demanderai tout simplement de faire appel à votre sens de la formule en essayant de ciseler quelques aphorismes sur des mots ou sur des thématiques que je vous proposerai.

0:37
Anne Hidalgo

D'accord, je vais essayer d'être à la hauteur.

0:39
Présentateur

Il n'y

0:40
Locuteur

a

0:40
Présentateur

pas de contrainte.

0:41
Locuteur

Puis

0:41
Présentateur

nous quitterons les rives de la politique pour vous connaître un peu mieux dans Tout n'est pas politique et puis la chronique Parfum de campagne de Clovis Casali à la fin de cette émission. Mais tout de suite, le portrait. Alors Anne Hidalgo, vous vous souvenez forcément de l'hymne du Parti socialiste sur la musique de Mikis Théodorakis. Écoutez-le.

1:26
Locuteur

Voilà,

1:26
Présentateur

changeons la vie ici et maintenant, disait la chanson de 1977. Aujourd'hui, certains voudraient non pas que vous changiez la vie, mais que vous changiez d'avis et que vous renonciez à votre candidature. Mais c'est mal vous connaître. À ceux qui doutent de vous, vous répondez dans vos rêves. Dans votre carrière politique commencée en 2001, vous aviez un atout planqué sous votre blouson. Ceux qui vous croyaient transparentes, soumises, un pot de fleurs, ont appris à leur dépens que vous cachiez sous votre joli sourire une détermination de fer. Vos années auprès de Bertrand Delanoé, le maire de Paris, vous ont blindés. Aujourd'hui, on a le sentiment que vous vivez un cauchemar, un calvaire.

Vous n'avez pas l'air quand on vous regarde, mais en tout cas, avec cette campagne qui quand même ne démarre pas, des sondages qui sont au plus bas. Alors, dans la primaire populaire que Christiane Taubira a remporté, vous récoltez la mention de passable plus, vous frôlez le bonnet d'âne. Comment faites-vous pour continuer Anne Hidalgo ? Et si j'anticipe sur la chronique aphorisme de Frédéric, dans quelques instants, je vous demanderai volontiers si vous avez fait vôtre cette célèbre, Maxime, point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

2:44
Locuteur

D

2:45
Anne Hidalgo

'abord, merci pour ce portrait. C'est vrai que je suis une femme politique. J'ai de l'énergie. J'ai une vie qui est aussi une force que m

2:54
Locuteur

'ont

2:54
Anne Hidalgo

donné mes parents, mes origines modestes, de filles d'immigrés. J'ai des convictions. J'ai envie de faire bouger les choses. Et je pense que la politique sert à cela. Et je suis engagée. Et dans cet engagement, dans cette campagne présidentielle, qui est une campagne sans doute à nul autre pareille, parce qu'elle s'inscrit encore dans le cadre d'une crise Covid, parce que depuis des mois, on nous explique qu'elle ne démarre pas, mais encore faudrait-il qu'il y ait des débats, que tout le monde soit sur la ligne de départ. Moi, je travaille, je prépare, j'ai un projet, un programme. J'ai aussi une équipe autour de moi.

Et forte de cela, je vais porter à la fois des messages et des propositions qui sont celles d'une femme de gauche, sociale-démocrate, écologiste, qui a une expérience et qui veut

3:48
Locuteur

continuer à changer le monde. Elle n'est pas

3:51
Présentateur

essoufflée, cette sociale-démocratie que vous prenez aujourd'hui ? Est-ce qu'on a le sentiment que la gauche est plus en forme quand elle se radicalise ?

3:59
Anne Hidalgo

En fait, cette

4:00
Locuteur

sociale-démocratie,

4:01
Anne Hidalgo

elle gagne partout en Europe.

4:03
Locuteur

Aujourd'hui,

4:04
Anne Hidalgo

là où elle est au pouvoir, dans des pays du Nord, en Allemagne, dans le sud de l'Europe. Et en fait, lorsqu'il y a une alternative à gauche qui est possible dans tous les pays européens, elle provient d'où ? Non pas de la gauche radicale, mais elle provient de cette sociale-démocratie qui a fait sienne aussi

4:24
Locuteur

l'écologie.

4:25
Présentateur

Juste avant de donner la parole à Frédéric, j'aimerais quand même que vous me répondiez à cette question. Bien sûr, vous aviez dit que vous alliez continuer, mais quand même, est-ce que vous avez le sentiment que certains partis socialistes veulent vous débrancher

4:36
Locuteur

?

4:36
Anne Hidalgo

Non, vraiment. Vous savez, ça, c'est vraiment derrière nous aujourd'hui. Dans toute campagne, dans toute famille politique,

4:43
Locuteur

il

4:43
Anne Hidalgo

y a toujours, ou dans les commentaires,

4:45
Locuteur

il

4:45
Anne Hidalgo

y a toujours des gens pour venir sans doute expliquer l'air du temps, parce que ça coûte moins de travail que de s'intéresser au fond des idées, aux trajectoires, aux orientations que prennent les partis politiques. Ce que je suis en train de faire aujourd'hui avec cette candidature, c'est aussi repositionner cette offre socialiste, sociale-démocrate sur l'écologie, partant de l'écologie pour transformer la société, mais remettre des questions essentielles comme le pouvoir d'achat, la place des classes moyennes, les questions

5:20
Locuteur

d'éducation, les

5:21
Anne Hidalgo

questions aussi de santé, au cœur de cette campagne, c'est-à-dire le cœur des problèmes que rencontrent les Françaises et les Français. C'est ce qu'ont fait d'ailleurs tous les partis sociaux-démocrates du nord de l'Europe ou même encore au Portugal, pour justement conquérir, montrer l'importance de cet équilibre que cherche cette gauche de gouvernement que j'incarne, que je représente, et qui est un équilibre absolument nécessaire, parce qu'on ne peut pas laisser l'économie sans aucune régulation. On voit bien les inégalités que cela creuse.

5:56
Présentateur

Anne Hidalgo, on peut toujours considérer que les sondages ont une fiabilité douteuse. Oui, absolument. Mais enfin, malgré tout, ça reste quand même des indicateurs que chacun prend en compte dans ces moments-là. Les vôtres sont un peu difficiles. Vous êtes un peu à la peine dans cette campagne présidentielle. 3, 2,5, 3,5. Quand on se souvient de ce qui s'est passé en 2017, Yannick Jadot avait renoncé à sa propre candidature à la présidentielle. Il était alors crédité d'environ 2% pour soutenir le candidat du Parti Socialiste,

6:27
Locuteur

Benoît

6:28
Présentateur

Hamon, qui était crédité de 13

6:30
Locuteur

à 15, vers 17.

6:32
Présentateur

Mais enfin,

6:33
Locuteur

en

6:33
Présentateur

tout cas, il était beaucoup mieux placé que lui. Pourquoi vous ne vous dites pas qu'au fond, ce serait peut-être un juste renvoi d'ascenseur et une forme d'élégance ?

6:40
Anne Hidalgo

La politique n'est pas ce type de renvoi

6:43
Locuteur

d'ascenseur. L'élégance, ce n'est pas l'affaire de la politique ? Ce n'est pas un

6:45
Anne Hidalgo

sujet d'élégance. Et puis en plus, ce n

6:47
Locuteur

'est

6:47
Anne Hidalgo

pas du tout le même rapport de force.

6:50
Locuteur

Mais convenez quand même qu'il est à son

6:51
Présentateur

avantage.

6:52
Anne Hidalgo

Oui, enfin, un avantage relatif dans les marges d'erreur. Donc si vous voulez, ce n

6:56
Locuteur

'est

6:56
Anne Hidalgo

pas le sujet aujourd'hui. Et puis d'ailleurs, cette question, elle est vraiment derrière nous, vous savez. En fait,

7:02
Locuteur

tout est derrière vous. Qu'est-ce qu'il y a devant ?

7:04
Anne Hidalgo

Devant nous,

7:04
Locuteur

il

7:04
Anne Hidalgo

y a la campagne, avec une proposition, qui est une proposition, justement, qui part de l'écologie. Christiane

7:10
Locuteur

Taubira, c'est derrière

7:11
Présentateur

aussi ?

7:12
Anne Hidalgo

C'est aussi derrière. C'est une candidature de plus. Ira-t-elle jusqu'au bout ? C'est à elle de le dire. Vous

7:17
Locuteur

pensez qu'elle aura

7:17
Présentateur

ses signatures ? De l'argent

7:20
Anne Hidalgo

? Ça sera son sujet. C'est vraiment à elle

7:23
Locuteur

de

7:24
Anne Hidalgo

porter cela.

7:24
Locuteur

On ne peut pas évacuer ça d'un revers de

7:26
Présentateur

main, Anne Hidalgo.

7:26
Locuteur

Est-ce qu'elle vous a fait une mauvaise

7:28
Présentateur

manière ? Est-ce que vous considérez que toute sa carrière, ça a été fait un peu pour torpiller le PS ? En 1994, les Européennes avec Bernard Tapie pour contrer Michel Rocard. 2002, elle se présente contre Lionel Jospin, et elle quitte le gouvernement sous Hollande, en pleine crise terroriste. Est-ce que vous la suspectez d'en vouloir au Parti Socialiste ?

7:49
Anne Hidalgo

Je ne

7:50
Locuteur

vais

7:50
Anne Hidalgo

pas me pencher sur ce qui motive Christiane Taubira. C'est sûr que

7:54
Locuteur

cela

7:55
Anne Hidalgo

ajoute de la confusion au paysage. Elle a décidé d'être une candidate de plus. Elle a une candidate de plus.

8:02
Locuteur

C

8:02
Anne Hidalgo

'est à elle de porter ce qu'elle a à porter. Moi, ce que

8:05
Locuteur

je veux vous dire. Mais bien sûr,

8:07
Anne Hidalgo

d'abord parce que je suis aussi la représentante d'une famille politique qui est légitime. Légitime pour concourir et pour apporter des solutions, qui sont d'ailleurs des solutions différentes de celles qu'apportent les autres. Et je le redis, je constate une chose très claire, c'est que partout où la gauche gouverne en Europe, c'est cette gauche sociale, démocrate, qui a fait sienne l'écologie. C'est là que l'on peut rassembler la population. Et c'est ce que je vais faire parce que la campagne est devant nous.

8:37
Présentateur

Mais sur cette primaire populaire, il y

8:39
Locuteur

a

8:39
Présentateur

eu 466 000 inscrits, il y a eu pas loin de 400 000 votants. Est-ce que ça ne donne pas tout de même une certaine force à cette expression ? Est-ce que vous accordez une forme de respect à cette expression ?

8:54
Locuteur

Moi,

8:54
Anne Hidalgo

je remercie tous ceux et celles, d'abord, les 40%, je crois, qui ont considéré que j'étais quelqu'un qui pouvait incarner la fonction. Mais surtout, ce que je veux dire, c'est qu'il y a bien sûr plein de citoyens qui, en toute bonne foi,

9:11
Locuteur

ont pensé...

9:11
Anne Hidalgo

En

9:11
Locuteur

fait, c'est une aspiration à l'unité de la gauche. Il y a

9:13
Anne Hidalgo

beaucoup de citoyens qui, en toute bonne foi, ont pensé que ça pouvait être une solution pour rassembler. Mais encore fallait-il qu'il y ait des débats, encore fallait-il que les candidats soient d'accord pour participer à cet exercice-là. Ça n'était pas le cas. C'est derrière nous. Alors, ce qui est devant nous, c'est effectivement, chacune et chacun portant sa candidature. L'ouverture des parrainages a

9:37
Locuteur

été

9:37
Anne Hidalgo

faite et il y aura des parrainages qui permettront de voir qui est sur la ligne de départ. Il y aura, je l'espère, dans les semaines qui viennent, de toute façon, il y

9:48
Locuteur

a

9:48
Anne Hidalgo

une deadline, la candidature du président de la République à, je dirais, cette élection. Et là, les choses vont être, non pas rebattues, mais vont démarrer parce que ça ne vous a pas échappé non plus, que pour tout le monde, c'est quand même relativement le calme plat, et qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français commencent à rentrer dans l'élection, mais ils étaient surtout préoccupés par, notamment, les questions de santé liées au Covid. Et aujourd'hui, ils sont très préoccupés par les questions de pouvoir d'achat.

10:20
Présentateur

Alors, justement, si vous me parliez tout à l'heure des démocraties européennes, enfin, de la sociale démocratie européenne, pardon, au Portugal, les socialistes viennent de remporter les législatives anticipées avec une majorité absolue.

10:36
Locuteur

Oui, ce qui n'était

10:37
Anne Hidalgo

pas prévu par les sondages.

10:38
Locuteur

Non

10:39
Présentateur

? Ah bon ?

10:40
Locuteur

Mais,

10:40
Présentateur

enfin,

10:40
Locuteur

je n'ai pas

10:41
Anne Hidalgo

regardé les sondages. Ben non, les sondages les donnaient, enfin, vraiment à

10:45
Locuteur

touche

10:45
Anne Hidalgo

-touche, et Antonio Costa, pour lequel j'ai énormément d'amitié et d'admiration, et quasiment dix points de vent.

10:53
Présentateur

Alors, ça veut dire que le champ idéologique socialiste n'est pas mort ? Bien sûr que non,

10:59
Locuteur

et partout en Europe.

11:00
Présentateur

Bien

11:01
Locuteur

sûr, mais comment

11:01
Présentateur

vous expliquez, dans ce cas, que le Parti socialiste français soit totalement inaudible ? Et ça ne date pas de vous, Anne Hidalgo. Voilà, il y a eu François Hollande qui a gagné en 2017, mais l'affaire s'est

11:15
Locuteur

viviquée. En 2012. En

11:16
Présentateur

2012,

11:17
Locuteur

pardon, excusez-moi.

11:19
Présentateur

Comment expliquer, dans le fond, ce

11:21
Anne Hidalgo

désaveu ? D'abord, dans tous les pays européens, du Nord comme le Sud, après 2008,

11:28
Locuteur

c

11:28
Anne Hidalgo

'est-à-dire après la crise financière, il y a eu un repositionnement, il y

11:32
Locuteur

a

11:32
Anne Hidalgo

eu des difficultés, il y a eu des traversées du désert de presque tous les partis sociodémocrates. Et à l'époque, la question,

11:39
Locuteur

c

11:39
Anne Hidalgo

'était, est-ce qu'il y a place pour un État-providence ? Puisque la crise économique avait été très violente, et les réponses européennes avaient été l'austérité, ce qui avait prolongé ces crises et créé beaucoup de distanciation entre les citoyens et là où ils étaient au pouvoir, c'était le cas en Espagne en 2008, les formations de gauche. Il y a eu des traversées du désert. Il y a eu un travail qui a été fait par beaucoup de ces partis socialistes partout en Europe, de se repositionner, à la fois sur les questions d'écologie, mais aussi sur la place des classes moyennes, sur les questions de travail, sur les questions de pouvoir d'achat, sur les catégories populaires.

En France, il y a eu un gouvernement de 2012 à 2017, et puis une explosion du paysage politique en 2017. Et de cette explosion du paysage politique, toutes les recompositions n'ont pas encore été faites. Et bien sûr, et je suis d'accord avec vous, le Parti socialiste français a été, et est encore, à la peine. Est-ce que ça veut dire que ce qu'il porte, parce que face

12:46
Locuteur

à l'histoire,

12:48
Présentateur

l

12:48
Anne Hidalgo

'histoire devrait vous donner raison avec

12:50
Locuteur

les inégalités ? Absolument, et

12:51
Anne Hidalgo

je suis d'accord, puisque l'histoire donne raison dans les autres pays européens, que ce soit au

12:55
Locuteur

nord

12:56
Anne Hidalgo

ou au sud. Et donc, il nous faut, et en tous les cas, c'est le travail que je fais, pas simplement, je le fais pour mon pays, je le fais pour les Françaises et les Français, mais je pense que nos réponses, les réponses que j'apporte, notamment en essayant de répondre aux trois crises, la crise sociale, la crise écologique, et la crise climatique, sont les réponses qui correspondent au moment.

13:16
Locuteur

Est-ce que c'est encore audible ?

13:17
Anne Hidalgo

Et bien c'est à moi, et à nous, en tous les cas avec toute mon équipe, de faire en sorte que ce soit entendu par les Français

13:24
Locuteur

et les Français. On va s'arrêter dans quelques

13:25
Présentateur

instants sur quelques éléments de votre programme, mais d'abord, j'aimerais bien vous entendre sur les menaces dont sont victimes les auteurs et les journalistes de l'émission « Zone interdite

13:33
Locuteur

»

13:33
Présentateur

qui a

13:33
Locuteur

été

13:33
Présentateur

diffusée

13:34
Locuteur

sur

13:34
Présentateur

M6 dimanche soir, un long reportage sur l'islam radical à Roubaix. L'avocat Charlie Hebdo, Richard Malka, a écrit une tribune dans laquelle il dit ceci « En l'absence de réaction, il n'y aura plus aucun reportage ni enquête sur l'islam et en particulier l'islam radical. On se dira que c'est trop de problèmes. On se le dit déjà d'ailleurs. Et le pas de vaguisme l'emportera définitivement. Ne rien faire, c'est accepter de ne plus être informé, c'est laisser prospérer la radicalité. »

14:01
Locuteur

Il a

14:01
Anne Hidalgo

raison.

14:01
Locuteur

Il a raison. Et je

14:02
Anne Hidalgo

suis tout à fait d'accord avec lui. Et je soutiens complètement les journalistes qui ont fait ce travail-là. Je pense qu'on a besoin de ce type d'investigation.

14:12
Locuteur

Vous

14:12
Anne Hidalgo

savez, il avait été dit à peu près la même chose aussi après l'assassinat de Samuel Paty. Le fait qu'on ne pouvait pas, pour ne pas faire de vagues, laisser les professeurs tout seuls face à des difficultés, face à des interventions extérieures venant essayer de contrôler leur pédagogie ou les empêcher, notamment sur la question, bien sûr, de la laïcité, de la liberté d'expression. Là-dessus, vous savez, moi, je suis absolument intransigeante. Bien sûr qu'il faut des reportages, parce qu'on a besoin d'une presse libre, d'une presse protégée aussi, contre ce type d'attaque, pour montrer ce qui se passe. Et

14:52
Locuteur

puis, on a besoin d'un débat. Après, comment

14:54
Anne Hidalgo

on...

14:55
Locuteur

Eh bien,

14:56
Anne Hidalgo

en soutenant notamment ces journalistes, en faisant en sorte qu'il y ait non seulement ces investigations, mais qu'il y ait place pour le débat. Bien sûr que l'islam radical est une menace et nous en savons quelque chose, et j'en sais quelque chose en tant que maire de Paris, puisque nous avons subi des attentats et que j'ai été là et que j'ai vécu ces moments absolument dramatiques. Et j'ai aussi participé, contribué, aux côtés de Bernard Cazeneuve et de François Hollande, à la réponse républicaine qui devait être apportée. Et donc, bien sûr, je suis d'accord avec Richard Malka. Il faut qu'il y ait des réactions. Ma réaction est là et elle sera toujours du côté de ceux qui dénoncent cela.

Et par ailleurs, je tiens à le dire,

15:43
Locuteur

parce que ne pas le

15:44
Anne Hidalgo

dénoncer, c

15:45
Locuteur

'est aussi...

15:46
Anne Hidalgo

Oui, bien sûr, mais

15:47
Locuteur

ne pas... Comment vous

15:47
Anne Hidalgo

agissez ? Alors, d'abord, le politique, il parle et il doit dire où sont les valeurs, où sont les valeurs de la République et il doit soutenir cette liberté du journaliste d'aller faire ce type d'investigation. Ensuite, il y a le droit. Le droit dans notre pays, nous sommes dans un état de droit, doit être là pour à la fois, bien sûr, permettre que ce travail se fasse, mais aussi pour contrecarrer ces situations dans lesquelles un islamisme radical prospère et occupe un espace qui n'est pas compatible avec l'espace républicain. Et agir... Moi, vous savez, je travaille beaucoup avec des maires qui sont des maires dans des quartiers très populaires.

J'étais à Créé récemment, j'étais à Vaud-en-Velin avec Hélène Geffroy, et je vois comment ils travaillent à la fois pour essayer, bien sûr, de ramener toutes les populations de cultures différentes vers ce qu'est le cadre commun de la République, faire en sorte que cette République traite vraiment cette question fondamentale de l'égalité républicaine, parce qu'il faut aussi dénoncer les discriminations dont sont victimes un certain nombre de personnes au regard de leur origine, de leur nom ou de leur soi-disant appartenance religieuse. Donc, il faut faire tout ce travail de fourmi, mais aussi, bien sûr, un travail qui est le respect de l'État de droit.

17:13
Présentateur

Anne Hidalgo, il faut qu

17:14
Locuteur

'on

17:14
Présentateur

parle en quelques mots de votre programme, et après, on voudrait vous interroger sur l'actualité internationale. Vous placez le travail en tête. C'est une façon de dire que pour le Parti Socialiste, pour la gauche, la valeur travail, ça existe aussi ?

17:29
Anne Hidalgo

Bien sûr. Je ne reviens pas sur l'hymne que vous avez évoquée au tout début. Mais pour moi, tout commence par le travail. En fait, le travail, c'est ce qui donne la dignité à la personne. C'est ce qui lui permet d'avoir une rémunération, un revenu digne qui lui permette de vivre, d'élever ses enfants. Et pourquoi je rentre par la question du travail ? Parce qu'elle est fondamentale. Elle est fondamentale et elle ne peut pas être abandonnée. Et notamment par

17:54
Locuteur

la gauche... Mais est-ce que vous dites qu'il faut

17:55
Présentateur

travailler plus, par exemple ?

17:56
Locuteur

Mais non, je dis... Parce que c'est un peu la ligne de fracture entre la droite et la gauche.

17:59
Anne Hidalgo

Travailler plus, déjà, il faut travailler. Et déjà, il faut reconnaître au travail sa valeur, ce qui veut dire aussi rémunérer, justement, les salariés. J'ai une des propositions les plus radicales, y compris plus radicales

18:12
Locuteur

que la gauche radicale,

18:13
Anne Hidalgo

le SMIC de 15%. Pourquoi de 15% ? Parce que si vous prenez ces dix dernières années, qu'est-ce qui s'est passé ? Les 10% des salaires les plus élevés ont augmenté dix fois plus vite que les 10% des salaires les moins élevés. C'est-à-dire que s'il y avait eu par le marché une régulation naturelle, je sais que ça n'existe pas, des rémunérations, eh bien, on aurait eu des bas salaires qui, aujourd'hui, seraient 15%. Oui,

18:38
Locuteur

alors les économistes disent que ça fait monter les taux d

18:39
Anne Hidalgo

'intérêt. Oui, c'est ça. Les économistes nous disent que ça fait monter les taux d'intérêt, ça fait monter la pauvreté, ça fait monter aussi le désarroi des classes moyennes et des catégories populaires qui, du coup, ne croient plus du tout dans

18:53
Locuteur

leur pays.

18:53
Anne Hidalgo

Et moi, je pense d'abord à eux. Alors, les taux d'intérêt, on

18:56
Locuteur

en parlera. Non, non, je

18:58
Anne Hidalgo

ne m'en fiche pas du tout. Je ne m'en fiche pas du tout

19:00
Locuteur

de l'économie.

19:01
Anne Hidalgo

Mais ce que je sais, c'est qu'en remettant le travail dans sa valeur, en rémunérant et

19:06
Locuteur

une juste rémunération, on fait aussi fonctionner l'économie. Une question

19:09
Présentateur

courte, est-ce que vous considérez que les salaires sont trop bas en France ? Oui, bien sûr, parce qu'on ne produit pas assez.

19:16
Anne Hidalgo

Mais non, les salaires sont trop bas parce qu'il n

19:18
Locuteur

'y a

19:18
Anne Hidalgo

pas eu d'augmentation de salaire et que tout le reste a augmenté. Regardez le logement, 30%, aujourd'hui, le logement pèse 30% dans le revenu des ménages. C'était 12% il y a 30 ans. Vous vous rendez compte ? À

19:32
Locuteur

Paris en particulier.

19:33
Anne Hidalgo

Il n'y

19:33
Locuteur

a

19:33
Anne Hidalgo

pas que Paris.

19:34
Locuteur

Non, mais enfin...

19:35
Anne Hidalgo

Mais c'est vrai, vous avez raison, dans les zones tendues.

19:37
Locuteur

Et

19:37
Anne Hidalgo

donc, il faut absolument que...

19:39
Locuteur

Il faut une voiture, donc il faut payer les salaires. Donc, il faut que le salaire augmente. Alors,

19:43
Présentateur

on va donc, effectivement, aborder l'actualité internationale avec le monde devant vous.

19:55
Locuteur

Alors,

19:56
Présentateur

à propos de la présence française au Mali, vous aviez déclaré il y a une semaine que les forces, les troupes françaises de Barkhane devaient rester. Hier, la jeune militaire au pouvoir a demandé, a donné 72 heures à l'ambassadeur de France pour quitter le Mali. Après cette décision, est-ce que vous restez sur votre position ?

20:21
Anne Hidalgo

Oui, mais c'est une très mauvaise manière. Et je pense qu'il faut que la France retrouve sa place en Afrique. Bien sûr, avec

20:30
Locuteur

la jeune, Mais qui fait une très mauvaise manière,

20:31
Présentateur

le régime

20:32
Locuteur

malien ou la France

20:33
Présentateur

?

20:34
Anne Hidalgo

Là, en l'occurrence, c'est évidemment le régime malien qui fait une mauvaise manière en renvoyant l'ambassadeur du Mali. Et d'ailleurs, le régime malien a été rappelé à l'ordre aussi par ses voisins, a été rappelé à l'ordre par les chefs d'État africains, parce qu'effectivement, il faut retrouver un autre chemin que celui qui est emprunté dans plusieurs pays, notamment au Sahel, qui est celui des coups d'État militaire.

Mais en même temps, il faut que la France retrouve le chemin du dialogue avec les chefs d'État, parce que, et je pense qu'il faut se saisir de l'opportunité de Macky Sall, président du Sénégal, mais accédant là à la présidence de l'Union africaine, pour renouer ce lien-là, pour que l'on puisse remettre la France dans un rôle qui est le sien. Bien sûr, il y a la présence militaire qui assure aussi notre sécurité ici en France et en Europe, mais il y a aussi toute la question du développement, de l'aide au développement,

21:35
Locuteur

qui doit être là aussi remplissée en

21:38
Présentateur

Afrique. La

21:39
Locuteur

présidence

21:39
Présentateur

n'a pas rompu les relations diplomatiques avec la France, elles n'ont pas demandé expressément le départ de l'opération Barkhane. Pour vous, la priorité de la France doit-elle être précisément de tout faire pour maintenir l'opération Barkhane ?

21:53
Anne Hidalgo

Oui, je le pense sincèrement. Elle doit tout faire pour maintenir cette opération. Bien sûr, pas toute seule. On n'est pas arrivés là par hasard ou parce qu'on l'aurait décidé. Cela nous avait été demandé. Et on est arrivés là aussi dans le cadre d'une action internationale, donc dans le cadre du droit international. Et aujourd'hui, bien sûr, qu'il faut maintenir cela avec notamment l'Europe, même si c'est compliqué, et qu'il faut compléter cette intervention militaire qui assure la sécurité des populations au Sahel, mais qui assure aussi notre sécurité ici en Europe par une politique qui doit être une politique résolument de développement et d'accompagnement du développement.

Et d'ailleurs, je trouve que la France ne s'appuie pas suffisamment sur la coopération décentralisée. Vous savez que nous sommes en France de très très nombreux maires, d'ailleurs accompagnés par l'AFD aussi, à intervenir...

22:46
Locuteur

L'Agence française du développement. L

22:47
Anne Hidalgo

'Agence française de développement est

22:49
Locuteur

également à

22:49
Anne Hidalgo

intervenir dans des relations bilatérales avec des collectivités qui sont aussi des points d'appui pour nous. Moi, je préside aussi l'Association internationale des maires francophones. Donc, je travaille avec tous les maires africains. Et donc, il faudrait que l'État français s'appuie beaucoup plus sur cette coopération décentralisée, y compris pour développer cette relation aux sociétés civiles qui est indispensable, mais aussi pour promouvoir des actions de développement. Moi, je vois, on travaille avec Ouaga, on travaillait avec...

On travaille avec aussi Abidjan et beaucoup d'autres villes, avec Dakar, bien sûr, par exemple, à la création de lieux pour à la fois l'économie numérique, pour la jeunesse africaine. Il faut aussi que dans les axes de développement et de cette relation qu'il faut renouer avec les États africains, on soit plus généreux vis-à-vis de la jeunesse africaine,

23:47
Locuteur

notamment dans

23:48
Anne Hidalgo

l'accompagnement des étudiants, dans le travail qu'on peut faire pour mieux les accueillir et pour mieux les accompagner aussi lorsqu'ils reviennent dans leur pays, parce que là, il y a une

23:59
Locuteur

guerre pour un... Mais vous trouvez que le président de

24:00
Présentateur

la République ne s'y prend pas bien

24:01
Locuteur

dans sa politique africaine ? Non, il ne s'y prend pas

24:02
Anne Hidalgo

bien. Très clairement, il ne s'y prend pas bien parce que je pense que, notamment, il a beaucoup déstabilisé des chefs d'État en ne s'adressant pas à eux, en évoquant ce que je peux comprendre, l'idée qu'il faille travailler avec une société civile africaine. Mais quand le président de la République française organise un sommet France-Afrique à Montpellier et qu'il n'invite même pas les chefs d'État, qu'il n'invite même pas, par exemple, Macky Sall, ce n

24:34
Locuteur

'est

24:34
Anne Hidalgo

pas normal. Vous voyez bien que là, il se passe quelque chose qui ne peut pas engendrer des relations de confiance et des relations dans lesquelles on puisse se projeter. Mais c'est cet exercice ultra solitaire du pouvoir du président de la République, y compris dans ses relations internationales, qu'il faut revoir.

24:55
Locuteur

Peut-être

24:55
Présentateur

particulièrement dans les relations internationales parce que c'est la fonction qui le veut.

24:58
Anne Hidalgo

Oui et non, vous n'êtes pas obligé, vous pouvez comprendre que dans les sociétés actuelles, que la France a, via sa diaspora, mais aussi via ses collectivités locales, un réseau de villes que la diplomatie des villes,

25:11
Locuteur

ça

25:11
Anne Hidalgo

existe, c'était Pierre Moroy qui en parlait très très bien il y a de cela longtemps, qui doit être aussi mise à profit des intérêts, des relations entre la France et l'Afrique. Cette relation entre la France et l'Afrique, non seulement elle est historique, on sait aussi que l'Afrique va être le principal continent porteur de la francophonie et des valeurs de la francophonie et de cette langue que nous avons en commun. C'est extraordinaire d'avoir ce potentiel-là et il n'est pas exploité parce qu'il y

25:43
Locuteur

a

25:43
Anne Hidalgo

un exercice solitaire du pouvoir. Donc c'est une volonté du chef de l'État français d'être dans cet exercice volontaire du pouvoir. Moi, présidente de la République, ce

25:52
Locuteur

n

25:52
Anne Hidalgo

'est pas que je partagerai le pouvoir, je sais très bien que le pouvoir, à un moment donné, c'est tout seul qu'on l'assume et qu'on décide. Mais évidemment que je mettrai en œuvre ce qui est bon pour mon pays en m'appuyant aussi sur toutes ces autorités et sans jamais non plus prendre de court des chefs d'État avec lesquels il faut renouer le dialogue.

26:12
Locuteur

Alors

26:13
Présentateur

on va passer à la rubrique aphorisme avec vous. Donc Frédéric,

26:18
Locuteur

préparez-vous. Bon, je vais

26:19
Anne Hidalgo

essayer.

26:25
Locuteur

Alors

26:25
Présentateur

l'aphorisme, c'est une formule, une pensée synthétisée en quelques mots. Je vous donne quelques exemples. L'abondance est le fruit d'une bonne administration. C'est Jean Jaurès.

26:37
Locuteur

Ce

26:37
Présentateur

n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Sénèque.

26:43
Locuteur

Pas

26:43
Présentateur

d'espoir sans crainte, pas de crainte sans espoir. Spinoza. Et puis enfin, j'aime bien toujours en ajouter une plus légère, et celle-ci est de Michel Audiard. Le jour est proche où nous n'aurons plus que l'impôt sur les eaux. Voilà donc à quoi je vais vous demander de vous livrer,

26:59
Locuteur

d

26:59
Présentateur

'imiter ces auteurs, ces philosophes, et donc de faire appel à votre sens de la synthèse. Après tout, au Parti Socialiste, normalement, c'est un peu une deuxième nature, ça. J'espère.

27:10
Locuteur

En tout cas, ça

27:10
Anne Hidalgo

a été longtemps, cette deuxième

27:12
Locuteur

nature de

27:13
Anne Hidalgo

François Hollande.

27:13
Locuteur

Exactement.

27:14
Présentateur

Alors voici les mots clés, en quelque sorte, que je vous suggère. Tout simplement, pour commencer, Paris.

27:20
Locuteur

La

27:20
Anne Hidalgo

plus belle ville du monde, Paris, c'est un paradis. Paris,

27:25
Locuteur

c

27:25
Anne Hidalgo

'est un paradis.

27:26
Locuteur

Le

27:27
Présentateur

travail.

27:28
Locuteur

Le

27:28
Anne Hidalgo

travail, sans travail, pas de dignité, avec le travail, une dignité possible.

27:34
Locuteur

Le

27:35
Présentateur

féminisme.

27:36
Locuteur

Le

27:37
Anne Hidalgo

féminisme, une autre façon de voir le monde et de voir l'humanisme.

27:43
Présentateur

À ce stade-là, vous vous en sortez, très bien.

27:45
Anne Hidalgo

C'est vrai ?

27:45
Présentateur

En tout cas, dans la rapidité de réaction, oui, c'est tout à fait. Le masculin.

27:50
Anne Hidalgo

Le masculin, ça n'est pas simplement l'opposé du féminin.

27:54
Locuteur

Ça

27:55
Anne Hidalgo

peut être aussi une composante.

27:57
Locuteur

L

27:57
Présentateur

'égalité.

27:58
Anne Hidalgo

L'égalité, ce n'est pas qu'un rêve, ça doit être une réalité.

28:04
Locuteur

L

28:04
Présentateur

'Europe.

28:05
Locuteur

L

28:06
Anne Hidalgo

'Europe, notre destin commun. Et Victor Hugo disait, « Un jour, il y aura un grand pays qui s'appellera l'Europe dont la capitale sera Paris.

28:14
Locuteur

» L

28:15
Présentateur

'immigration.

28:16
Locuteur

L

28:17
Anne Hidalgo

'immigration, une chance, une chance.

28:21
Locuteur

Une

28:22
Présentateur

chance. L

28:23
Anne Hidalgo

'ouverture au

28:24
Locuteur

monde. L

28:25
Présentateur

'exil.

28:26
Locuteur

L

28:27
Anne Hidalgo

'exil, une douleur, un déchirement.

28:29
Locuteur

Et

28:30
Présentateur

enfin, l'automobile.

28:33
Locuteur

Un

28:33
Anne Hidalgo

moyen de se déplacer.

28:36
Locuteur

Pas

28:36
Présentateur

la plus belle conquête de l'homme après le cheval.

28:38
Anne Hidalgo

Non. Un moyen de se déplacer. Pragmatisme.

28:42
Locuteur

Eh

28:43
Présentateur

bien, voilà. On

28:44
Locuteur

donne

28:44
Présentateur

quelle mention ?

28:46
Locuteur

Bien plus passable. Sur la rapidité de réaction, je dois dire que, très

28:50
Présentateur

honnêtement, vous êtes loin devant les autres.

28:53
Locuteur

C'est vrai

28:53
Présentateur

? Oui, oui. Vous

28:54
Locuteur

avez

28:54
Présentateur

eu une

28:55
Locuteur

famille d'applicitations. Elle doit être contente d'être venue. J'ai un

28:58
Présentateur

plus, plus, plus.

28:59
Locuteur

À tel point que j'ai l'impression que j'aurais dû prévoir plus.

29:01
Présentateur

Mais d'habitude, je ne peux pas tous les proposer. Là, je

29:04
Locuteur

suis

29:04
Présentateur

déjà à court. Et donc, on va maintenant s'écarter un peu des sentiers de la politique pour faire mieux connaissance avec vous. Donc, tout n'est pas politique. D'accord.

29:14
Locuteur

Heureusement.

29:19
Présentateur

Anne Hidalgo, que dites-vous à vos enfants à propos de l'ambition

29:23
Locuteur

? L

29:24
Anne Hidalgo

'ambition, c'est bien. Il faut en avoir. Mais il ne

29:28
Locuteur

faut

29:28
Anne Hidalgo

pas écraser les autres. Vraiment. Ne pas écraser les autres. Pour moi, l'ambition, elle sert à transformer des choses, à transformer le monde, à être utile.

29:39
Locuteur

Qu

29:39
Présentateur

'est-ce qui vous fait tenir dans les moments difficiles ? À quoi vous vous accrochez

29:42
Locuteur

?

29:43
Anne Hidalgo

Ma famille, les gens que j'aime, parce qu'ils sont là, ils sont généreux, ils sont merveilleux. C'est plus pour eux que j'ai des craintes que pour moi. Et donc, oui, ma famille, vraiment. Ils souffrent pour vous, en

29:58
Locuteur

ce

29:58
Anne Hidalgo

moment ? Je pense un peu, quand même. Ils ne

30:00
Locuteur

me

30:00
Anne Hidalgo

le disent pas. Vous ne le disent pas ? Je me souviens quand mon

30:02
Locuteur

père était... Ils vous disent quoi, vos enfants,

30:04
Présentateur

quand vous êtes malmenés, quand votre

30:06
Locuteur

mari ?

30:06
Anne Hidalgo

Ils me demandent comment ça va, ils sont gentils avec moi. Je me souviens, vous savez, en 2014, quand j'ai été candidate pour la première élection à Paris, mon père était encore vivant, il était à la maison, il tenait, il avait 85 ans, il tenait absolument à vivre ce moment-là avec moi. Et quand j'entrais le soir, après ma journée de campagne, je voyais mes parents, mes enfants, tout le monde, avec un sourire, me disant, ça va bien, tu vas bien, on va tous bien. Et je me disais, ils ont du mal à cacher leur angoisse, mais ils étaient tellement, voilà, tellement adorables et tellement chouettes que ça m'a fait tenir.

30:43
Présentateur

Vous retrouvez aujourd'hui ce soutien

30:45
Locuteur

?

30:45
Présentateur

Oui, oui, bien sûr. Vous dites que vous aimez la bienveillance, est-ce que vous l'êtes envers les autres ?

30:51
Locuteur

Ah, j'essaye. Parfois, vous pouvez

30:52
Présentateur

avoir la dent dure ou

30:54
Locuteur

être autoritaire ?

30:55
Anne Hidalgo

En tout cas, j'essaye d'être bienveillante, je pars toujours d'un principe de confiance dans l'autre et puis d'accompagnement. Après, si l'autre nie mon existence ou essaye vraiment par des actions de nier ce que je suis, ça, je peux réagir. Je réagis avec fermeté. Voilà.

31:15
Présentateur

Il paraît, Anne Hidalgo, que vous êtes fanatique de sport. Est-ce que vous allez regarder un peu frénétiquement les Jeux Olympiques de Pékin qui vont démarrer vendredi prochain

31:25
Locuteur

?

31:25
Anne Hidalgo

Alors, je ne vais pas trop avoir le temps sur

31:27
Locuteur

les Jeux Olympiques d

31:29
Anne Hidalgo

'hiver et la campagne, mais c'est vrai que j'adore le sport. J'ai une famille où on a toujours aimé le sport, le pratiquer, mais aussi le regarder et je m'inspire beaucoup des sportifs.

31:41
Locuteur

J

31:41
Anne Hidalgo

'ai eu la chance notamment au moment, voilà, quand on a porté la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques, d'être avec tous ces sportifs magnifiques, avec bien sûr Tony Estanguet, quand même trois médailles d'or, ce n'est pas rien. Et puis sa dernière

31:55
Locuteur

médaille d

31:55
Anne Hidalgo

'or, c'était quand même une sacrée conquête à Londres ou avec Teddy Riner. Je me souviens que Teddy, quand on rentrait dans les salles où il fallait qu'on porte la candidature de Paris,

32:07
Locuteur

il

32:07
Anne Hidalgo

me disait « mais tu as la trouille toi quand tu rentres là » et je lui disais « je dois être à peu près dans le même état que toi quand tu vas rentrer pour une de tes compétitions ». Donc je m'inspire beaucoup de la force des sportifs, de leur mental et de leur concentration.

32:21
Locuteur

Alors

32:21
Présentateur

justement, puisqu'on dit parfois qu'une campagne électorale et à fortiori présidentielle,

32:25
Locuteur

c

32:25
Présentateur

'est justement du sport, c'est une forme de marathon. Est-ce qu'il est vrai que votre fils vous a concocté un régime alimentaire très strict pour

32:32
Locuteur

que

32:33
Présentateur

vous soyez en forme ?

32:33
Locuteur

Non, c'est

32:34
Anne Hidalgo

pas mon fils.

32:35
Locuteur

Non,

32:35
Anne Hidalgo

non,

32:35
Locuteur

mais

32:35
Anne Hidalgo

c'est vrai qu'il est très précautionneux. Il fait partie de cette génération qui est quand même très, très, très soucieux de ce que l'on mange parce que ça fait partie de la santé. Mais non, mais je fais attention et je suis très concentrée. Voilà, je m'inspire et mon plus jeune fils est un grand sportif aussi, un nageur. Donc je m'inspire beaucoup de ce mental accrocheur qui fait qu'on lâche pas et que tant qu'il n'y a pas un coup de sifflet final, eh bien, on continue le match.

33:11
Locuteur

Est

33:12
Présentateur

-ce qu'il vous arrive de prier

33:13
Locuteur

dans

33:14
Présentateur

des moments en ce moment

33:14
Anne Hidalgo

? De prier, alors je suis agnostique mais voilà, j'ai une spiritualité laïque, humaniste, mais de penser en tous les cas aux gens que j'aime, de penser beaucoup à mon père qui n'est plus là maintenant et de me dire que peut-être à un endroit, quelque part, il y a ces personnes qui veillent un peu sur moi quand même.

33:37
Locuteur

Et

33:37
Présentateur

est-ce qu'il vous arrive de plier

33:39
Locuteur

?

33:41
Anne Hidalgo

Oui, sûrement.

33:42
Locuteur

Est-ce qu'on peut vous

33:43
Présentateur

faire plier

33:43
Locuteur

?

33:43
Anne Hidalgo

Ben oui, le sourire d'un enfant, ça me fait plier, ça c'est clair. En politique, personne ne

33:48
Locuteur

peut

33:48
Anne Hidalgo

vous faire plier ? Oh, il faut vraiment que... Si, je suis ouverte aux arguments, je suis ouverte à des influences, y compris à des choses qui ne sont pas... Vous voyez, par exemple, ce n

34:01
Locuteur

'est

34:01
Anne Hidalgo

pas plié, mais je n'étais pas en soi très favorable à la question du référendum d'initiative citoyenne. Mais vraiment, en écoutant, en lisant tout ce qu'il

34:13
Locuteur

y

34:13
Anne Hidalgo

avait dans les cahiers de doléances, je me suis dit, ils ont raison et j'avais tort d'être à l'extérieur de cela. Et j'ai pris cette proposition.

34:21
Présentateur

Juste une dernière question. Ah,

34:23
Locuteur

je

34:23
Présentateur

n'ai pas le temps ? Non. Ah bon ? En fait, je crois que mon oreillette ne

34:26
Locuteur

marche pas, je n'entends personne. Oui, je vous le confirme votre farine. Elle ne marche plus. Ah d'accord, vous faites

34:29
Présentateur

l'horloge.

34:31
Locuteur

Très bien. Je suis

34:31
Présentateur

toujours

34:32
Locuteur

le garde de l'horloge. Eh bien,

34:33
Présentateur

nous accueillons Clovis Casali pour fin de campagne. Bonjour. Clovis, Anne Hidalgo est à vous. Anne

34:46
Locuteur

Hidalgo,

34:47
Présentateur

bonsoir. C

34:48
Locuteur 5

'est un peu compliqué pour moi de faire cette chronique par fin de campagne. Pourquoi ? Parce que pour vous, la campagne n'a pas encore commencé. Je m'explique.

34:55
Locuteur

Pas

34:55
Anne Hidalgo

que pour moi d'ailleurs.

34:56
Locuteur 5

Pas que pour vous, en tout cas, c'est ce que vous avez déclaré ces derniers jours. La vraie ligne de départ serait le 4 mars lorsque tous les candidats auront déposé leurs 500 parrainages. D'ici là, c'est vrai, beaucoup de choses peuvent se passer. Cette campagne est inédite sous Covid-19. La gauche est désunie. Beaucoup de candidatures. Ça fragilise forcément la vôtre. D'ici là, le 4 mars, certains n'auront peut-être pas ces fameux 500 parrainages. Qui sait ? Peut-être Christiane Taubira, une de vos rivales. Peut-être même Jean-Luc Mélenchon qui ne cesse de dire que c'est difficile pour lui de les obtenir ces 500 signatures.

Alors vous, la candidate du Parti Socialiste, vous n'avez pas vraiment ce problème-là. Vous avez un réseau dense d'élus qui vous soutiennent des socialistes. La machine socialiste, a priori, aucun problème. mais on peut voir que c'est un peu un motif de satisfaction pour vous sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Direction votre compte Twitter, vous les affichez fièrement.

35:54
Anne Hidalgo

Bien sûr.

35:55
Locuteur 5

On commence avec deux Dominiques. Dominique Kielmoès et Dominique Versigny, toutes deux élues de Paris, qui publient une photo.

36:02
Locuteur

vous retweetez.

36:04
Locuteur 5

Mention quand même aux deux suivants. Olivia Polski, une de vos adjointes, là encore de Paris, qui va jusqu'à se prendre

36:09
Locuteur

en photo. Il n'y a pas que des

36:09
Anne Hidalgo

Parisiens quand même.

36:10
Locuteur 5

C'est ce que j'allais dire. Qui, avec ses amis, se prend en photo devant la boîte aux lettres.

36:15
Locuteur

C

36:15
Locuteur 5

'est sympa. C'est plutôt sympa. Boris Jamais Fournier aussi. C'est plutôt sympa. Vous leur avez demandé d'envoyer ses photos pour

36:21
Locuteur

vous donner les retweeter. Non, mais

36:22
Anne Hidalgo

en fait, ils avaient vraiment envie de montrer leur engagement. Et puis, je me suis dit, eh bien, voilà, ils aiment bien quand je les retweete parce que j'ai un gros compte Twitter. Et donc, ils les aiment bien aussi parce que ça veut dire que je les accompagne, que je les suis et qu'eux-mêmes me soutiennent et m'accompagnent. Donc, oui, dans notre communication politique, le fait de montrer ces soutiens-là, enthousiaste, ça fait du bien, non ?

36:50
Locuteur 5

C'est plutôt sympa pour vous. Ça montre un certain engouement et c'est peut-être une manière où ils décourageaient ceux qui luttent pour obtenir ces parrainages ?

36:57
Anne Hidalgo

Non, je ne cherche pas à décourager qui que ce soit mais je pense que dans les ambiances de campagne, le moment des parrainages est important. Moi, j'ai parrainé plusieurs candidats à la présidentielle et j'ai toujours été très émue. Mon premier parrainage en tant qu'élu était pour Lionel Jospin. Puis ensuite, j'ai parrainé, bien sûr, François Hollande. J'ai parrainé aussi avant Ségolène Royal et le parrainage est une façon pour l'élu de dire aussi non seulement qui il soutient mais dans quelle famille de cœur, dans quelle famille politique il s'inscrit et je trouve que c'est un acte très important et en plus maintenant c'est public parce qu'avant ça ne l'était pas.

37:42
Locuteur

Il

37:42
Anne Hidalgo

y avait des tirages au sort qui faisaient que certains pouvaient avoir une publicité sur leur parrainage. Maintenant, c'est entièrement public ce que je trouve être une très bonne chose d'ailleurs.

37:51
Locuteur

Alors,

37:52
Locuteur 5

on a puiser un peu dans nos archives, des archives plutôt récentes. On va retourner au 12 décembre dernier. Vous étiez à Perpignan, un des fiefs de l'extrême droite. Tout un symbole peut-être pour vous. et on a noté une déclaration. Vous parliez d'une union à noter. Sur les images, les auditeurs de RFI ne le verront pas, bien sûr, mais c'est sur les réseaux sociaux. On ne sait pas vraiment si le caméraman tremble parce qu'il est ému ou étonné. On vous écoute à Perpignan.

38:23
Locuteur

Elle

38:24
Anne Hidalgo

cherche l'union mais elle rêve.

38:27
Locuteur

Eh

38:27
Anne Hidalgo

bien, oui, je rêve.

38:30
Locuteur

C

38:45
Anne Hidalgo

'est à la hauteur de sa mission historique.

38:49
Locuteur

Alors,

38:50
Locuteur 5

on sentait un certain vent d'optimisme. Vous pensiez que les ralliements, que l'union étaient encore possibles. Moi, j'aimerais savoir quand vous allez sur les marchés, quand vous sillonnez la France, les militants forcément viennent vous voir en vous parlant d'union, de possibilité d'alliance. Vous leur répondez quoi actuellement ?

39:06
Anne Hidalgo

En fait, ils sont venus beaucoup au mois de novembre, décembre, nous parler de cela et j'ai tenté, j'ai tenté cette démarche d'union, notamment une primaire, avec des débats, avec des candidats qui viendraient s'expliquer, qui permettent aussi de remettre les sujets de gauche au cœur de cette campagne. Et j'ai fait cette proposition, bon, elle a échoué, je le reconnais, mais je l'ai fait aussi parce que j'ai entendu à l'époque ce que me disaient les militants et les personnes que nous rencontrions.

cette union n'a pas fonctionné, j'avoue qu'elle aurait pu fonctionner, mais bon, c'est comme ça, dont acte, et aujourd'hui, je leur dis à tous ces militants que je vais essayer, que nous allons essayer, par notamment nos propositions, parce que, dans ce que je dis, c'est une gauche républicaine, une gauche écologiste, c'est une gauche qui veut transformer le réel, qui veut se confronter à la gestion du pays, qui veut gouverner, c'est cette gauche-là que je veux porter au pouvoir.

40:19
Locuteur

Et

40:19
Locuteur 5

cette école républicaine qui vous a tant aidée, on a parlé avec Roselyne et Frédéric de votre parcours, de vos origines modestes, vous avez gravi les échelons grâce à l'école de la République, vous en êtes arrivée, vous êtes aujourd'hui, vous n'avez pas eu un parcours forcément facile avec les barons socialistes, vous êtes construite un petit peu contre beaucoup de personnes, et lors de votre premier grand meeting à Lille en octobre dernier, vous serez à nouveau dimanche, je crois, vous avez parlé de ce que vous représentez pour vos adversaires, on écoute.

40:47
Locuteur

Je

40:47
Anne Hidalgo

représente ce que beaucoup de nos adversaires, tu l'as dit, cher Olivier, aimeraient faire taire.

40:54
Locuteur

Une

40:55
Anne Hidalgo

femme de gauche,

40:57
Locuteur

d

40:58
Anne Hidalgo

'origine étrangère, profondément européenne,

41:02
Locuteur

je

41:02
Anne Hidalgo

suis celles et ceux dont certains cherchent à écraser la voix. Ils voudraient

41:09
Locuteur

la

41:09
Anne Hidalgo

mettre de côté, nous renvoyer dans les franges.

41:16
Locuteur

Et

41:16
Locuteur 5

voilà,

41:17
Présentateur

c'était le mot de la fin, Frédérique. C

41:18
Locuteur

'est vrai, je ne vais pas vous demander

41:19
Présentateur

de réagir à vous-même.

41:21
Anne Hidalgo

Non, non,

41:21
Locuteur

non, mais

41:22
Anne Hidalgo

c'est...

41:22
Locuteur

D

41:22
Présentateur

'autant moins qu'on est arrivé à la fin de l'émission.

41:24
Anne Hidalgo

Voilà, écoutez, souvent, c'est cette gauche républicaine sociale-démocrate que l'on veut mettre de côté parce que c'est celle qui peut en vrai transformer la

41:32
Locuteur

vie.

41:32
Anne Hidalgo

Merci. Merci. Merci.

41:32
Locuteur

Merci.