Nicolas Dupont-Aignan invité de France 24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Êtes-vous prêt pour ces élections européennes ?
- 0:38OuverteRéponse partielle
Le Figaro trouve votre campagne sombre, sans débat de fond. Partagez-vous ce sentiment ?
- 2:27FerméeRéponse directe
Vous voulez sortir des traités actuels. Voulez-vous une explosion de l'Europe ?
- 3:53OuverteRéponse partielle
Airbus ou Ariane auraient-ils été possibles sans une intégration européenne ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous cette Europe omniprésente dans nos vies malgré vos critiques ?
- 6:49OuverteRéponse directe
L'Europe comme une copropriété, est-ce une caricature ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Invité politiqueFait
« tous les gouvernements depuis 20 ans en France, soutenus par les socialistes En Marche et les républicains, l'UMP, ont signé des traités européens qui ont défiguré la belle idée européenne de départ et qui ont des résultats catastrophiques. »
- 1:53Invité politiqueFait
« Nous avons fait un travail à Debout la France. J'ai signé un accord, une alliance avec 23 partis politiques du groupe ECR, qui est le troisième groupe du Parlement de Strasbourg, qui est un groupe eurosceptique, où on veut une Europe de la subsidiarité. »
- 3:26Invité politiquePromesse
« On renvoie vers les nations 80% des compétences de Bruxelles. On supprime la commission. »
- 4:15Invité politiquePromesse
« Il faut en finir avec la commission de Bruxelles. Il faut en finir avec l'Union européenne. Il faut dénoncer les traités. »
- 7:31Invité politiqueChiffre
« Le solde net. Une fois qu'on a donné en 2016 22 milliards, on en a reçu 11. En 2017, la somme a été moins élevée et ça remonte. »
- 9:34Invité politiqueFait
« Les commissaires européens ne sont pas élus. La Banque centrale n'est pas élue. La Cour de justice n'est pas élue. »
- 10:13Invité politiqueFait
« La France garde sa politique étrangère indépendante. Il n'y a pas de politique étrangère européenne. »
- 11:00Invité politiqueFait
« L'Union européenne n'a pas sorti un grand projet, à l'exception de Galiléo. Pas un grand projet depuis 20 ans. »
- 12:56Invité politiqueFait
« Le règlement des pommes a 19 pages. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Présentateur23 %
- ?7 %
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C
'est le moment d'accueillir notre invité de ce vendredi dans Paris Direct. Bonjour Nicolas Dupont.
Bonjour
Monsieur.
Tête de liste de Debout la France, plus que quelques semaines avant ces élections européennes. Êtes-vous prêt
? Oui
bien sûr,
parce
qu'on a beaucoup travaillé
et
j'aimerais tellement
que
cette élection européenne permette d'aborder le fond des choses.
C
'est-à-dire quelle Europe on veut, comment on la construit, avec quelle nation.
Et
c'est ça qui m'intéresse et on a publié un projet dès le 23 septembre et on a réuni une belle liste avec des femmes et des hommes qui ont envie de défendre une certaine idée de la France
à
Strasbourg.
On va passer en revue vos propositions même, peut-être déjà sur cette campagne. Le Figaro par exemple trouve qu'elle est assez drôle au sens
où
elle est assez sombre, il n'y
a
pas de débat de fond grosso modo, puisque le débat serait phagocyté par la crise des gilets jaunes, le grand débat. Est-ce que c'est votre sentiment ? Est-ce que vous avez l'impression qu'en ce moment il
est
question de tout sauf d'Europe
? C
'est tout à
fait juste, mais c
'est
à chaque fois la même chose aux élections européennes. Et le Figaro n
'est
pas faite mauvaise foi puisqu'il n'organise aucun débat et qu'il d'ailleurs me prive de la moindre ligne. Donc on est dans une espèce de grand secret
pour
une raison très simple.
C
'est que tous les gouvernements depuis 20 ans en France, soutenus par les socialistes En Marche et les républicains, l'UMP, ont signé des traités européens qui ont défiguré la belle idée européenne de départ et qui ont des résultats catastrophiques. Donc personne ne veut dans la classe politique française qu'on mette
les
problèmes sur la table et qu'on se dise comment on change ça, comment on peut revoir les choses. De surcroît, personne ne parle de nos alliés. Quand il y
a
des débats, le peu de fois où il
y
a des débats, on ne parle que des Français, on ne parle jamais de nos alliés. Nous, nous avons fait un travail à Debout la France. J'ai signé un accord, une alliance avec 23 partis politiques du groupe ECR, qui est le troisième groupe du Parlement de Strasbourg, qui est un groupe eurosceptique, où on veut une Europe de la subsidiarité, c'est-à-dire où on rend les pouvoirs aux nations pour que l'Union européenne, la nouvelle Europe que nous voulons bâtir, se concentre uniquement sur quelques dossiers prioritaires, scientifiques, technologiques, de développement avec l'Afrique.
Vous dites de votre programme qu'il est patriote et euro-réaliste.
Vous
dites aussi que l'idéal européen a été dévoyé, en quelque sorte. Vous voulez sortir des traités que nous connaissons actuellement. Est-ce que, Nicolas Dupont-Aignan, vous voulez aujourd'hui une éplosion de l'Europe, pour oser le mot ?
Je veux au contraire la sauver. Ce sont ceux qui ne veulent rien changer qui sont en train de la faire exploser.
Si
on avait écouté
le
référendum de 2005 en France... Sur la Constitution européenne. Oui. Si on l'avait écouté, il n'y aurait pas eu le Brexit. Si on écoutait la colère des travailleurs qui n'en peuvent plus du nivellement par le bas, de la fraude fiscale, du dumping social, des migrations non contrôlées, eh bien je crois qu'au contraire, on sauverait l'Europe. Et moi, ce que je propose, c'est de revenir à la seule Europe qui a marché, celle de De Gaulle et d'Adenauer. C'est-à-dire, on avait nos frontières, on avait notre budget, il n
'y
avait pas la supranationalité de Bruxelles. Et pourtant, il y
a
eu la réconciliation. Et on a fait Airbus et on a fait la fusée Ariane. Donc moi, ce que je pense, c'est notre programme.
On
renvoie vers les nations 80% des compétences de Bruxelles. On supprime la commission. Chaque pays contrôle ses frontières, a ses lois nationales, son budget. En revanche,
on
concentre l'action, les coopérations, on met en place de vraies coopérations à 4 ou 5 pays, à géométrie variable, comme on a fait sur Airbus. On
va se poser la question, justement. Il y a tellement de
défis qu'on ne relève pas ensemble
en Europe. Airbus,
Nicolas Dupont-Aignan, puisque vous en parlez, Airbus ou Ariane Espace. Est-ce que ce projet aurait été possible sans une coopération, sans une intégration européenne
? Mais ils ont été faits avant la commission. Et aujourd'hui, avec la commission de Bruxelles, on n'aurait pas le droit de les lancer. Concurrence libre et parfaite, pas d'intervention publique. Non, on n'aurait pas le droit de les lancer. Et c'est pourquoi je dis qu'il faut en finir avec la commission de Bruxelles. Il faut en finir avec l'Union européenne. Il faut dénoncer les traités.
Mais
il ne faut pas partir. Il faut reconstruire une Europe de projets. Et je prends un exemple. La lutte contre le cancer. On pourrait faire un magnifique projet scientifique à 4 ou 5 pays.
Le
programme pour la Méditerranée. Il n
'y a
pas besoin de la mer Baltique. Il suffit que la France, l'Espagne, l'Italie, travaillent avec le Maghreb. L'aide à l'Afrique, plutôt que de donner 1 000 milliards aux banques européennes. Est-ce que vous ne croyez pas qu'on aurait pu avoir de vrais projets de développement en Afrique pour tarir les causes des migrations ? Je pense aussi au numérique.
L
'Europe a été incapable de bâtir un géant numérique. On ne fera rien à 28 avec la bureaucratie de Bruxelles. On fera tout par des coopérations
à
3 ou 4 pays, à géométrie variable. Comment expliquez-vous, Nicolas Dupont-Aignan, cette situation européenne que vous décrivez, alors que l'Europe n'a jamais été aussi présente
dans
nos vies de tous les jours ? L'Europe régule même des questions liées par exemple aux fruits et légumes, etc. Et bien entendu, il
y a
d'autres questions supranationales. Comment vous expliquez qu'il y a cette forme de dichotomie entre cette Europe qui est bien réelle, bien présente dans nos vies et l'Europe dont vous parlez ?
Mais l'Europe s
'occupe de ce dont elle ne devrait pas s'occuper. Enquiquine les différents pays à vouloir les fusionner. Ça ne marche pas. Nous sommes accablés de normes inutiles. Nous sommes accablés d'un dumping social parce qu'on veut mettre tout le monde en même temps,
alors
qu'elle ne s'occupe pas
des
dossiers
où
elle devrait nous protéger.
Il
serait bien plus important de laisser chaque pays gérer ses fruits et légumes
et
en revanche d'avoir un géant numérique qui fait face à Amazon, Google ou les entreprises chinoises. Il serait bien plus important d'aider à développer l'Afrique que de vouloir tout fusionner en Europe. Donc il y a un vice de conception.
C
'est-à-dire, et c'est ce que disait le général de Gaulle, le général de Gaulle voulait une Europe de réconciliation qui s'appuie sur des nations,
qui
ne les efface pas. Et le grand tort de l'Union Européenne, c'est qu'elle veut détruire les nations. Et ce faisant, Régis Debré a écrit une phrase très belle. Il a dit à force de vouloir détruire l'identité des nations, l'Europe a perdu son identité.
Donc vous fustigez toute juridiction supranationale, sans la compris. Vous proposez une nouvelle alliance des peuples européens fondée sur une négociation des traités.
Tout à fait.
Est-ce
qu'elle
une copropriété
?
J'ai envie de vous demander,
est
-ce qu'on ne serait pas dans une forme de caricature
?
L'Europe, une copropriété vraiment ? Oui, l'Europe, c'est comme une
copropriété. Est-ce que vous acceptez, si vous habitez un immeuble,
que
le syndic se mêle de tout dans votre appartement
?
Supprime la porte de votre appartement, vous dit ce que vous devez faire, à quelle heure vous devez le faire, et vous envoie une facture pour la France de 11 milliards d'euros. Sous Jacques Chirac, la facture était de 2 milliards. J'accepte qu'on aide nos pays voisins, les plus pauvres, de 2 milliards. Je n'accepte pas
qu
'on subventionne les délocalisations de nos usines,
que
ça coûte une fortune aux contribuables français pour souffrir. Je n'ai
jamais accepté de payer... La France paye, mais a
aussi de l'argent en retour.
Non,
non, non. Le solde
net. Une fois qu'on a donné en 2016 22 milliards, on en a reçu 11. En 2017, la somme a été moins élevée et ça remonte. Ça veut dire quoi ? Ça participe de la solidarité
romaine. Oui, mais la
solidarité, elle
a
bon dos. La solidarité, c'est d'envoyer nos usines en Pologne ? La solidarité, c'est que des travailleurs viennent de Roumanie, exploités, esclavagisés par des sociétés luxembourgeoises, pour travailler et ne pas payer les charges sociales françaises
? L
'Europe, c'était quand même un idéal de prospérité. C'était l'idée de faire remonter les peuples,
d
'avoir une exigence sociale et environnementale. Aujourd'hui, c'est devenu un puits sans fond. Alors il y a deux solutions. Soit on continue avec ceux qui l'ont fabriqué, Mme Loiseau pour l'En Marche, M. Bellamy pour les Républicains, qui ont signé tous les traités. Il n
'y
a pas qu
'eux,
il y a aussi d'autres têtes de liste. Oui, mais les
principaux... Dont vous, par exemple. Oui,
mais moi,
nous sommes... Non, jamais. J'ai toujours voté contre.
Et
j'étais avec Philippe Séguin, Charles Pasqua, j'ai voté contre ces traités. Moi,
je
n
'ai
pas fait comme les Républicains qui les signent et qui après disent que
ce n'est
pas bien, M. Bellamy. Et j'invite les électeurs à se méfier. Nous, nous avons été clairs à Debout la France. Et j'ai quitté l'UMP quand le vote
des
Français en 2005 a été trahi.
Et
je considère
qu
'on ne fera pas l'Europe contre les peuples, on les fera avec.
D
'où la
prochaine
question, Nicolas Dupont-Aignan. Nous vivons, on ne cessera jamais de le rappeler, dans un monde extrêmement dangereux. Il faut quand même rappeler les événements
qui
nous sont aux yeux tous les jours. Est-ce qu'aujourd'hui, la France, par exemple, a les moyens,
toute
seule, d'affronter ces défis mondiaux, ces défis continentaux, ces défis mondiaux
?
Mais c'est ce que je viens de vous expliquer. La France ne peut pas tout faire. Mais en revanche, la France n'a pas le droit d'aliéner sa liberté dans une organisation qui ne la protège pas, qui lui fait du mal et qui est soumise aux États-Unis et à la Chine.
Et
justement, je veux que l'Europe
nous
protège. Je veux qu'on arrête avec une organisation qui n'est pas élue.
Les
commissaires européens ne sont pas élus.
La
Banque centrale n'est pas élue. La Cour de justice n'est pas élue. Nos pays ne sont plus de vraie démocratie.
Il
n
'y a
pas un pays au monde qui accepterait, à l'exception des pays européens,
qui accepterait un déficit de
légitimité. L'Algérie n'accepte
pas. Israël, l'Algérie, la Russie, des petits pays même. L'Islande n'accepte pas que leur démocratie soit violée au
quotidien. Faisons donc, Nicolas Dupont-Aignan, un peu de politique fiction. Mettons que votre liste de où la France arrive à aller loin dans ses élections européennes. Demain, quelle politique étrangère, par exemple,
pour la France ? Mais la France garde sa politique étrangère indépendante. Il n'y a pas de politique étrangère européenne. Nous n'avons pas les mêmes intérêts. Nous devons garder une politique étrangère indépendante. Je voudrais vous faire remarquer que la France est la sixième puissance mondiale.
Est
-ce que des pays qui sont du même niveau que nous dans le monde, le Canada, la Corée du Sud qui sont derrière nous, accepteraient de se voir dicter leur politique étrangère ? Nous devons parler au monde.
Je
suis gaulliste. Le monde attend une politique étrangère française indépendante des États-Unis, de la Chine et même de la Russie. Je crois qu'il ne faut pas se tromper. Il faut redonner de la liberté à la France. En revanche, nous devons bâtir des coopérations scientifiques, industrielles, pour peser face aux deux superpuissances, Chine et États-Unis. Ce que ne fait pas l'Europe,
l
'Union européenne. L'Union européenne n'a pas sorti un grand projet, à l'exception de Galiléo. Pas un grand projet depuis 20 ans. Nous
vivons encore, pardonnez-moi,
nous vivons encore sur les projets de l'Europe des nations.
Il
faut donc en réinventer d'autres. Vous dites, Nicolas Dupont-Aignan, que notre nouvelle Europe, enfin celle dont vous réclamez, ne peut pas être une technocratie mondialiste sans aucune ambition civilisationnelle. Quelle serait cette ambition civilisationnelle ? Quels en seraient les ingrédients ?
Deux choses. La première, c'est que la science et la technologie soient au service de l'homme.
Cela
veut dire que ce ne soient pas des multinationales qui soient propriétaires de nos données, de notre avenir. Et la deuxième, c'est l'avenir du continent africain.
L
'Afrique va doubler de population en 30 ans.
C
'est le défi majeur de l'Europe. Nous sommes
tout
proches. L'Afrique qui est notre voisine
immédiate. Et je vais vous dire, je trouve stupéfiant, j
'ai été le seul candidat à la présidentielle en 2017,
à
écrire des articles sur l'Afrique, à vouloir qu'on parle de ça.
C
'est le grand silence.
Personne n'en parle. Puisque nous parlons de l'Afrique, Nicolas Dupont-Aignan, vous
êtes sur une chaîne
internationale, France 24, regardez largement. Tout à fait. Notamment en Afrique. Qu'est-ce que vous dites à ces jeunes Africains qui sont professionnels, qui sont étudiants, qui sont créateurs, qui regardent vers l'Europe, qui ont envie d'Europe ? Qu'est-ce que vous leur dites ? Restez chez vous.
Je leur dis, développez votre pays. Et le rôle de l'Europe est d'établir un partenariat.
Parce
qu'il y
a
un défi absolument colossal. Un milliard d'habitants en plus en 30 ans, c'est pas 50 ans, 60 ans, c'est en une génération.
Si
on ne réussit pas ça, eh bien l'Europe sombrera, comme l'Afrique. Donc, vous voyez bien qu'on a un défi tellement gigantesque que les pays européens, au lieu de calculer la taille du concombre, du poireau, mais c'est complètement fou ce qui se passe, devraient mettre leur
argent. On le dit
sans caricature aucune.
Mais
c'est pas une caricature, c'est
une réalité.
Le règlement des pommes a 19 pages. Et au même moment, on est incapable de développer le continent voisin qui est notre avenir
et qui est notre
pendant.
Nous arrivons au bout de cet entretien et vous avez choisi Strasbourg comme ville européenne, symbole par excellence. Pourquoi Strasbourg
? Parce que Strasbourg était une ville qui est au cœur du continent européen, de ce terrible conflit franco-allemand, qui est symbole de la réconciliation franco-allemande. Et je veux qu'on revienne aux fondamentaux,
qu
'on arrête avec la bureaucratie, avec la corruption généralisée qu'il y a à Bruxelles.
Qu
'on revienne à l'idéal européen. Vous savez, on me critique toujours comme anti-européen. C'est tellement facile. Mais en revanche, moi je veux la vraie Europe, celle qui s'appuie sur des nations libres. Merci.
C'est
la seule condition. Merci beaucoup Nicolas Dupont
-Unière d'être venu. Et je suis content parce qu'on a parlé d'Europe, c'est
assez rare dans les médias français,
donc je vous
remercie. C'était le but. Merci beaucoup. C'était notre invité de ce vendredi à retrouver sur le site france24.com. Merci de rester sur notre chaîne.
Nicolas Dupont-Aignan