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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 20 décembre 2022 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransportsSécurité

Face-à-Face : Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes rassuré sur notre capacité à passer l'hiver malgré les tensions énergétiques ?

  • 1:00OuverteÉludée

    Est-ce que le 'quoi qu'il en coûte' pourrait revenir face à la crise énergétique ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    La France continue d'importer de l'uranium russe, est-ce cohérent avec votre discours de souveraineté ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi le découplage des prix de l'électricité et du gaz n'est-il toujours pas acté en Europe ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Le dispositif gros rouleur va-t-il vraiment cibler les travailleurs modestes comme promis ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    L'État va-t-il financer les 450 millions manquants pour Île-de-France Mobilités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Gabriel AttalFait
    « il y a eu un programme par rapport à ce que vous aviez prévu absolument en retard sur absolument la feuille de route »
  • 4:30Gabriel AttalFait
    « on continue à acheter de l'uranium russe »
  • 10:30Gabriel AttalChiffre
    « il y a 5 ans il y avait un peu plus de 200 tonnes de tabac qui étaient saisis en France l'an dernier on était à 400 et cette année on sera probablement au double »
  • 11:00Gabriel AttalPromesse
    « on va tripler le nombre de scanner mobile pour scanner les conteneurs qui arrivent dans nos ports dans nos aéroports »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] il est 8h33 sur RMC et BFM TV bonjour Gabriel Attal vous êtes le ministre délégué chargé des comptes publics autrement dit ministre du Budget on va évidemment parler sous avec vous notamment de ce quoi qu'il en coûte qui était terminé et puis comme le covid revient je vais vous demander si le quoi qu'il en coûte pourraient revenir aussi mais d'abord pas de panique on va tenir l'hiver voilà ce que nous dit Emmanuel Macron moi j'ai hyper envie de me dire pas de panique on va passer l'hiver mais en vrai est-ce que vous êtes rassuré si on est capable tous de faire les efforts nécessaires ce soit les entreprises l'État les collectivités locales et chacune et chacun d'entre nous il n'y a pas de raison qu'on ne traverse pas l'hiver dans les meilleures conditions possibles maintenant il faut se préparer à tous les scénarios c'est ce qu'on a fait ça a été abondamment commenté mes collègues du gouvernement se sont exprimés sur le sujet et oui il y a une responsabilité collective vous savez qu'on a donné des outils aux entreprises que par ailleurs nous l'état on a mis en place aussi un plan de sobriété pour agir et limiter réduire au maximum notre consommation on travaille aussi évidemment avec EDF pour que nos réacteurs nucléaires puissent repartir le plus rapidement possible ceux qui sont encore 20 réacteurs sur les 56 réacteurs nucléaires qui sont à l'arrêt je crois que c'est 12 mois quand nous ce dernier donc on voit bien qu'il y a eu un programme par rapport à ce que vous aviez prévu absolument en retard sur absolument la feuille de route c'est pour ça que la feuille de route du nouveau président directeur général de DF lucrémont c'est évidemment de faire en sorte et de tout faire pour qu'on puisse redémarrer aussi rapidement que possible c'est ce qui me frappe quand même Gabriel Attal c'est que quand je vous demande est-ce qu'on va passer l'hiver oui pas de panique vous dites tout de suite oui si on est capable tous de faire des efforts je trouve que c'est presque une forme de chantage c'est rien à côté bon bah faites des efforts sinon vous coûte le courant quoi non c'est pas ça pleine de Malherbe c'est qu'on a une réalité qui est que l'hiver il y a une demande très forte d'électricité que plus la température est froide plus il y a une demande qui est forte qui a des tensions qui sont pour parier au contexte géopolitique et à la gare en Ukraine pour d'autres liés à des réacteurs qui sont en maint et que ça implique effectivement qu'on fasse tous une part d'effort il y aura donc après tout antique Ecowatt c'est la nouvelle application qu'il faut télécharger pour avoir la météo de l'énergie c'est à savoir si on va manquer ou pas si on est en tension ou pas vous l'avez télécharger j'appelle ceux qui nous regardent à le faire je crois qu'hier soir on était à 700000 téléchargements donc il faut que ça continue effectivement ça permet de savoir sur les deux ou trois prochains jours comment prévoit la consommation d'électricité et la disponibilité d'électricité ça donne aussi des idées de gestes pour réduire sa consommation c'est important de la télécharger il y a un embargo sur le pétrole russe qui entre en vigueur officiellement du point de vue de l'Union européenne tous ensemble se sont mis d'accord alors oui on ne va plus acheter du pétrole russe mais on continue à acheter de l'uranium russe c'est ce qu'on a découvert ces Greenpeace qu'il a révélé la France qui a reçu ce mardi une livraison d'uranium en provenance de la Russie ça ça nous dérange pas par contre on fait tout pour diversifier nos approvisionnements sur tous les sujets énergétiques et c'est vrai qu'il y a encore en Europe certaines importations énergétiques russes ça a été le cas sur le gaz c'est encore pour un temps court le cas sur le pétrole c'est peut-être le cas sur d'autres mais ce qu'on cherche justement cette diversifier nos sources d'énergie regardez sur le gaz la part de gaz russe dans les importations européennes à sensiblement diminuer ces derniers mois à précisément parce que on cherche des alternatives ça met un peu de temps parfois mais c'est ça la direction qu'on prend mais ça va dans le bon sens pour vous c'est clair oui bien sûr l'objectif c'est de dépendre moins et de ne plus dépendre de la Russie pour nous approvisionner en matière d'énergie et c'est aussi pour ça Pauline de Malherbe que chez nous on relance massivement le nucléaire qu'on veut développer massivement les énergies renouvelables il y a un texte qui démarre aujourd'hui à l'Assemblée au parlementiers moins dépendent des autres et plus dépendre de nous-mêmes pour nous déplacer pour nous chauffer pour travailler pour se défendre pour s'informer le projet du président de la République c'est un projet de souveraineté d'indépendance en France et en Europe ça veut dire qu'on investit pour dépendre moins des autres mais justement il y a un point que je trouve quand même très paradoxal c'est que vous vous qui tenez les cordons de la bourse vous avez mis en place des boucliers tarifaires donc ça veut dire que c'est de l'argent de l'État qui va compenser pour tenter de faire baisser la facture des français même si vous allez un tout petit peu alléger ce bouclier et on va payer un peu plus concrètement à partir de janvier mais c'est notamment dû au fait que les prix de l'électricité en France sont un indexé comme on dit sur les prix du gaz et ça c'est un phénomène européen et ça fait six mois que vous demandez à l'Europe de découpler le prix de l'électricité et du gaz pour que tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent comprennent bien ça veut dire qu'on paye plus cher l'électricité en France qu'on ne l'a produit parce qu'il y a ce phénomène où notre notre prix de l'électricité c'est un mécanisme européen est indexé sur les prix du gaz le 30 août dernier Bruno Le Maire le ministre de l'Économie a dit il y a une urgence absolue à découpler le prix de l'électricité et du prix du gaz l'espagnol et le Portugal ont été autorisés à le faire il y a une réunion des ministres de l'énergie le 9 septembre il y en a eu une autre le 30 septembre il y en a une autre le 21 octobre et on a toujours pas découpé les prix de l'électricité du gaz celle qui est importante c'est du 21 octobre parce qu'il y a une forme d'accord de principe pour y travailler mais c'est vrai Apolline de Malherbe que au niveau européen vous le savez on doit prendre des décisions à 27 et que parfois sur certains sujets ça prend plus de temps que sur d'autres parce que quand vous avez un deux trois pays qui bloquent et ben vous pouvez pas avancer c'est vrai que les Espagnols et les Portugais ont eu une forme de dérogation parce qu'ils sont pas dans la même situation que nous ils sont pas interconnectés comme on l'est c'est une péninsule ibérique mais ça fait partie des sujets sur lesquels on continue à travailler dans l'attente qu'est-ce qu'on fait d'abord on fait baisser on fait tout pour faire baisser le prix du gaz puisque vous avez raison une partie du prix de l'électricité est calculée sur le prix du gaz donc plus vous faites baisser le prix du gaz au niveau européen quand on regarde moi j'ai refait je me dis quand même le en août on a notre ministre de l'économie qui dit c'est une urgence absolue et on est donc trois quatre mois après et on a toujours rien le constat sur le fait qu'il faut réformer le marché européen de l'énergie on l'a fait et c'est ce qu'on pousse de oui sur ce sujet là ça ne va pas assez vite à notre sens mais on a vu comment il faut pas aller vers la désobéissance c'est-à-dire que est-ce qu'il faut pas un moment dire attendez on va pas attendre l'été quoi vous avez certains qui disent à ce moment-là sortons du marché européen de l'énergie comme ça on sort des règles qui effectivement parfois peuvent paraître absurdes mais si on fait ça qu'est-ce qui se passe c'est-à-dire qu'on peut plus importer d'énergie de nos voisins européens on a bien vu tout à l'heure dans la discussion qu'on a qu'on en produit pas suffisamment aujourd'hui et donc ça voudrait dire qu'on se retrouvera avec un black-out si on faisait ça donc nous on doit rester dans le marché européen de l'énergie il faut le faire il faut le faire évoluer il faut le faire évoluer c'est ce à quoi on travaille on a vu sur d'autres sujets au niveau européen que ça semblait au départ impossible et qu'on avait réussi à avancer rapidement sur la question du covid et des vaccins sur la question du plan de relance on a obtenu un accord au niveau européen et en décembre avec vous à Pauline de Malherbe et encore une fois pourquoi la réunion du Conseil des ministres européens de l'énergie qui s'est tenu le 21 octobre on va constitué une forme d'avancée en la matière on va évidemment continuer à se battre sur le sujet la France qui bosse c'est votre nouvelle priorité Gabriel Attal on est passé d'ailleurs du quoi qu'il en coûte au combien ça coûte aussi parce que vous voulez que les aides soient mieux ciblées notamment pour ceux qui travaillent et qui ne s'en sortent pas je voudrais qu'on revienne sur la question du dispositif gros rouleur parce que sur les prix du carburant la ristourne elle a déjà été allégée elle va disparaître au 1er janvier au profit d'un dispositif qu'on appelle gros rouleur ça va marcher comment d'abord vous avez raison on doit soutenir davantage les Français qui travaillent et notamment quand on parle de carburant les Français qui travaillent et qui utilisent leur voiture pour aller travailler on doit cibler davantage nos aides la riston de carburant ça a coûté 8 milliards d'euros sur l'année 2022 c'est l'équivalent du budget du ministère de la Justice sur une année on va pas se payer une ristourne à vie et donc on doit cibler davantage nos dispositifs le choix qu'on fait c'est de les cibler sur ceux qui travaillent et donc le premier critère pour bénéficier de l'indemnité le gros rouleur je l'appelle gros bosseur parce que ce sera de travailler vous devrez déclarer des revenus d'activité pour bénéficier de cette indemnité carburant vous pouvez nous affirmer ce matin que si je prends ma voiture tous les jours pour aller travailler je bénéficierai du dispositif des conditions de revenus de Malherbe et notamment notre objectif c'est de toucher les travailleurs modestes c'est-à-dire ceux qui travaillent qui ont les moins gros salaires et la classe moyenne donc il va y avoir un nouveau un effet de seuil et il va y avoir un nouveau ce sentiment de frustration chez ceux qui gagnent un peu plus que le SMIC mais vous avez des seuils de revenus en l'occurrence on cherche c'est les paramètres qu'on est en train de définir à couvrir le plus possible la classe moyenne notamment qui travaille et ce sera ce qui est certain le dispositif ce sera dans le plafond je pense que dans les prochains jours en tout cas d'ici les fêtes on aura l'occasion d'avancer moi ce que je vous dis c'est que je souhaite un que les Français qui travaillent en bénéficient et deux que les classes moyennes en bénéficient donc les classes moyennes ça veut dire quand même assez nettement au dessus vous n'allez pas moyennes aujourd'hui je crois que le revenu médian est autour de 2000 euros donc il faut qu'on arrive à aller aussi loin possible pour accompagner les classes moyennes je suis pas là en train de vous faire une annonce encore une fois il y a des arbitrages qui seront rendus par la première ministre et le président de la République et moi mon souhait c'est qu'on accompagne davantage les classes moyennes qui travaillent et qui ont du mal à boucler leur fin de mois et qui parfois je le dis le sentiment de travailler pour les autres de travailler pour des gens qui ne travaillent pas de produire de la richesse en travaillant ce qui permet de protéger les Français face à l'augmentation des prix par exemple mais d'être moins accompagnés [Musique] de Français qui se lèvent tous les matins qui vont travailler qui prennent leur voiture qui voient l'augmentation des prix qui voit qu'il y a des aides qui sont mises en place parfois elles ne les concerne pas et qui ont parfois le sentiment d'être un peu oubliés et qui se disent parfois finalement ça pour finir par coûter plus cher d'aller bosser de rester que de rester chez soi vous les comprenez évidemment je les entends et c'est pour ça qu'on met en place des dispositifs dans le budget pour les accompagner spécifiquement en neutralisant l'effet de l'inflation sur l'impôt sur le revenu ce qui va permettre à ceux qui travaillent de ne pas voir leur impôt sur le revenu augmenter en augmentant la valeur du ticket restaurant vous nous dites ah bah oui j'ai fait un truc pour le revenu c'est 6 milliards d'euros non c'est pas automatique chaque année vous décidez vous votez si oui ou non une année ou ça n'a pas été fait plusieurs années plusieurs années et quand vous avez un tel niveau d'inflation légitimement vous posez la question de savoir si vous le faites ça coûte 6 milliards d'euros si on prenait pas cette mesure ça coûte 6000 euros c'est à dire que en fait à partir du moment où il y a l'inflation en effet si vous n'indexez pas c'est pas à vous si on termine milliards d'euros c'est aux Français puisqu'ils exactement si on ne prenait pas cette mesure les Français payeraient 6 milliards d'euros d'impôts de plus on a supprimé la contribution à l'audiovisuel public la redevance télé ça c'est les classements moyennes 138 euros qu'elles auraient dû payer on prend une mesure importante par ailleurs dans le budget pour 2023 il y a eu l'histoire on augmente avec la dernière mesure on augmente le plafond pour le crédit d'impôt sur la garde d'enfant vous avez beaucoup de Français de classe moyenne qui travaillent qui doit faire garder leurs enfants ça coûte de l'argent une crèche une assistante maternelle aujourd'hui le crédit d'impôt il est plafonné à 2300 € de dépenses pour la garde d'enfants on augmente de 50 % ça veut dire que ça va être 3500 € le plafond en 2023 ça c'est une mesure pour les classes moyennes qui travaillent donc vous voyez on cherche systématiquement des mesures qui permettent d'accompagner nos concitoyens qui bossent qui se lèvent tôt le matin qui crée de la richesse et qui nous permettent ensuite grâce à la richesse qui est créée de prendre des mesures pour protéger les Français alors certains prennent leur voiture d'autres prennent les transports pour se déplacer la RATP il manque 450 millions d'euros à Valérie Pécresse pour boucler le budget d'Île-de-France mobilité est-ce que vous allez lui donner ses sous il y a effectivement un besoin de financement pour Île-de-France mobilité moi je rappelle que les transports c'est une compétence régionale n'est pas une compétence de l'État moi ce que je dis à Valérie Pécresse c'est que les Franciliens ne sont pas un tiroir caisse sur lesquels on peut pomper en augmentant indéfiniment le Pass Navigo et l'état non plus n'est pas un tiroir caisse et parfois je trouve qu'il y a une forme de paradoxe quand on a passé toute une campagne présidentielle a expliqué que l'État dépense trop que l'État crame la caisse et systématiquement aller demander à l'état d'être garant quand on a des difficultés il y a une forme de paradoxe donc moi ce que je dis le problème c'est que soit c'est vous qui payez soit c'est les usagers c'est à dire que soit vous mettez les 450 millions soit elle va augmenter le prix du passe Navigo parce que je dis c'est qu'on va continuer à travailler avec elle c'est un dossier qui est suivi très haut niveau par la première ministre par les ministres concernés on va continuer avec elle pour trouver des solutions pour l'aider il faut qu'elle nous aide à l'aider en regardant ce qui les autres les autres possibilités qui existent pour pour le financement la SNCF donc là il y avait l'air ATP il y a la SNCF qui crée un mouvement hors de contrôle qui pourrait gâcher les fêtes de Noël c'est aussi sur des questions de salaire et les salaires c'est vous il y a eu des revalorisations salariales à la SNCF il y a toujours des discussions qui ont lieu simplement ce que je dis c'est que dans le contexte qu'on a connu dans notre pays depuis maintenant deux ou trois ans vu les inquiétudes qui sont celles des Français je pense que les Français ils ont besoin de se retrouver en famille pour passer les fêtes et donc j'espère sincèrement tu auras une responsabilité de la part des organisations syndicales pour permettre aux Français de se retrouver en famille pour les fêtes on a un peu l'impression quand même que les transports ça coûte plus cher et ça marche moins bien que l'électricité ça coûte plus cher et ça marche moins bien c'est compliqué quand même il y a un moment de crise évidemment il y a eu plusieurs crises d'ailleurs et vous avez des opérateurs qui ont des difficultés notamment parce qu'ils ont été mis à l'arrêt pendant la crise sanitaire je pense notamment à Île-de-France mobilité au transport francilien et pendant la crise sanitaire qu'est ce qu'il a fait l'état 2 milliards d'euros d'accompagnement pour les transports en commun en Île-de-France vous voyez qu'on est au rendez-vous on cherche à aider les français le mieux possible et on le fait et ça c'est mon rôle de le dire en tant que ministre du Budget dans un environnement budgétaire qui est contraint peut pas tout se permettre parce que la réalité c'est que il y a eu une parenthèse qui était celle de l'emprunt gratuit je comprends par exemple cet exemple de la RATP vous nous l'avez dit vous-même vous avez mis 8 milliards d'euros pour les aides au carburant et vous allez pas mettre les 450 millions pour la RATP qu'on continue à travailler avec Île-de-France mobilité et par ailleurs c'est des sujets qui sont différents encore une fois les transports c'est une compétence des régions et pas une compétences de l'État il y a eu un moment de crise pendant la crise covid la crise sanitaire l'État était au rendez-vous pour les accompagner 2 milliards d'euros d'accompagnement si le covid est de retour s'il y a cette crise de l'énergie est-ce que vous allez rouvrir le quoiqu'il en coûte non on partira pas dans le quoi qu'il en coûte mais par ailleurs je vais vous dire sur le covid on peut quand même espérer qu'on se retrouvera pas dans des situations telles que celles qu'on a connu au plus fort de la crise quand vous aviez des hôpitaux submergés d'abord parce que les Français aujourd'hui savent beaucoup mieux comment se protéger vis-à-vis de ce virus ensuite parce qu'on a la chance d'avoir de la vaccination évidemment moi j'appelle les Français qui sont éligibles qui sont les plus fragiles à faire leur appel vaccinal mon collègue François Braun était sur votre antenne hier et il a rappelé solennellement que c'était important d'aller se faire vacciner de faire et le masque on voit bien les situations dans lesquelles il faut le porter notamment quand vous êtes dans les transports ça fait très de 3 ans qu'on vit avec cet épidémie moi ma conviction c'est que les Français ils savent à peu près maintenant quels sont les situations dans lesquelles il faut porter le masque nous a beaucoup dit à une époque vous souvenez on mettait des obligations vous infantilisez les Français on est assez grand pour savoir quand est-ce qu'il faut mettre le masque donc les Français sont assez grands pour savoir aujourd'hui et il n'était pas il y a deux ans mais parce qu'il pourquoi parce que je pense que ça fait trois ans qu'on vit avec cette épidémie que les Français ils savent les moments qui sont les plus à risque effectivement quand on est dans un métro il y a beaucoup de monde quand on est dans un train où il y a beaucoup de monde c'est bien de mettre le max il y a d'autant plus de monde qu'effectivement il y a moins de métro et et moi de train on y revient un mot aussi sur la lutte contre les fraudes parce que ça aussi c'est dans votre portefeuille vous êtes aussi le ministre des douanes et vous allez lancer aujourd'hui un grand plan de lutte contre les fraudes tabac ça va marcher comment on fait un constat c'est que la vente et le trafic de tabac de contrebande explose dans notre pays si je vous donne quelques chiffres il y a 5 ans il y avait un peu plus de 200 tonnes de tabac qui étaient saisis en France l'an dernier on était à 400 et cette année on sera probablement au double c'est-à-dire à 800 tonnes on est déjà à 600 tonnes en 10 mois parce que la réalité c'est que un certain nombre de réseaux mafieux se sont reportés sur le trafic de tabac plutôt que sur le trafic de stupéfiant il y a une explosion c'est très mauvais pour notre pays d'abord c'est mauvais parce que ça finance de la criminalité c'est mauvais ensuite à Pauline de Malherbe parce que c'est une perte fiscale pour l'État 3 milliards d'euros et c'est mauvais parce que ça déstabilise le réseau des buralistes et on a besoin de nos buralises dans notre pays pour la cohésion des territoires pour le lien social dans les territoires que vous considérez désormais qu'il faut lutter contre le trafic de tabac avec la même énergie la même vigueur que contre le trafic de drogue oui parce que le trafic de tabac n'a plus rien à envier en terme de méthode et de volume au trafic de stupéfiants vous savez ce qui s'est passé cette année pour la première fois dans notre histoire on a démantelé sur le sol français des usines clandestines de tabac trois usines clandestines de tabac en région Île-de-France et dans le Nord qui produisait entre 1 et 2 millions de cigarettes de contrefaçon chaque jour on les a démantelés on a parfois des conteneurs qui arrivent avec 10 tonnes de tabac de contrebande similaires pour le trafic de tabac que pour le trafic de mesure d'abord on investit massivement dans les moyens de contrôle on va tripler le nombre de scanner mobile pour scanner les conteneurs qui arrivent dans nos ports dans nos aéroports on met en place dans les centres de tri postaux parce qu'on a aujourd'hui du trafic qui se fait en petite quantité dans des colis mais en grand nombre donc on va pouvoir scanner tous les colis pour identifier ceux qui contiennent du tabac donc renforcement des moyens techniques ensuite effectivement renforcement des sanctions il faut alourdir les sanctions pour ceux qui sont à la tête de réseau qui organise de l'importation et de la contrebande de tabac par exemple aujourd'hui pour ces faits là vous avez une peine de prison qui est d'un an de prison va la passer à 3 ans de prison et à 10 ans en cas de bande organisée on veut aussi lutter contre un phénomène qui empoisonne la vie de beaucoup de quartiers dans notre pays c'est la vente à la sauvette vous avez des Français quartier le quartier de La Duchère à Lyon qui sont carrément gangrenés par ce trafic absolument et vous avez des Français qui sortent du métro dans certains endroits à Paris ou ailleurs et qui sont harcelés par des vendeurs à la sauvette ça a un impact aussi sur les commerçants de ces quartiers donc on veut travailler davantage avec la gendarmerie et la police on l'a testé à Lyon ça marche très bien et faire des opérations coup de poing descentes douanières pour aller harceler ces vendeurs à la sauvette je veux également que les vendeurs à la sauvette quand il s'agit d'étrangers qui sont pour ça se voit recevoir la peine d'interdiction du territoire français une peine complémentaire d'interdiction du territoire français on a l'impression qu'on donne des peines d'interdiction aujourd'hui elle existe quand vous avez du trafic de stupéfiant mais je veux que ça soit aussi le cas pour le traficier non je crois pas vous savez qu'on a une loi qui va arriver sur l'immigration on n'a pas ailleurs une loi qui est en train de discuter au Parlement sur le ministère de l'Intérieur qui permet de renforcer nos sanctions et d'être plus efficace un mot sur l'hôpital de Versailles qui est visé par une cyber attaque c'est à dire que au moment où on se parle ils ont plusieurs malades qui ont dû être transportés dans d'autres hôpitaux dont des nourrissons il n'y aura vraisemblablement pas d'urgence à Noël est-ce que vous avez un peu des nouvelles de cette manière dont les hôpitaux dont les services publics sont aujourd'hui la cible la cible de hacker et notamment probablement comme une nouvelle forme de guerre oui on voit que c'est une menace qui pèse sur des institutions publiques c'est le cas des hôpitaux ça a été le cas je crois d'un conseil départemental il y a pas si longtemps c'est aussi le cas d'entreprise française des PME des entreprises de taille intermédiaires souvent c'est crapuleux c'est-à-dire que c'est des demandes de rançon contre la restitution des données mais vous avez raison à l'hôpital de Versailles c'est même pas vraiment crapuleux vous avez raison il peut y avoir aussi des ingérences étrangères il y a des enquêtes pour ça pour le mesurer on a considérablement renforcé je le vois en tant que ministre du Budget les moyens de lentilles qui est l'agence nationale des systèmes de la sécurité des systèmes d'information pour mieux équiper en cyberdéfense nos institutions publiques qui sont des institutions vitales mon collègue ministre du numérique Jean-Noël Barraud était sur place hier évidemment on va accompagner avec le ministre de la Santé évidemment on va accompagner très fortement l’hôpital de Versailles et continuer à agir pour renforcer la cybersécurité de toutes nos institutions publiques et dans un vote les risques ont évolué et c'est vrai qu'on voit que quand on parle de guerre par exemple à distance il y a une Postiga la possibilité de neutraliser des institutions publiques qui sont cruciales pour la protection des Français c'est pour ça qu'on doit continuer à renforcer notre protection Gabriel Attal le ministre délégué des comptes merci d'avoir répondu à mes questions ce matin et vous nous annoncez donc qu'il y aura bien un dispositif gros rouleur que vous appelez les gros bosseurs