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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 17 septembre 2026 139 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Brunet sans filtre du jeudi 17 septembre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 41 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Comment expliquer la colère persistante des pêcheurs malgré les annonces du gouvernement ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous concrètement de la ministre pour mettre fin à votre mouvement ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Quelles sont les autres revendications des pêcheurs au-delà du carburant ?

  • 11:24OuverteRéponse directe

    Quelles actions sont menées à Nice pour bloquer le port ?

  • 12:47OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la fiscalité sur les carburants en France ?

  • 14:49OuverteRéponse partielle

    L'aide de 35 centimes par litre est-elle suffisante selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51Fait
    « On est mobilisé aujourd'hui pour le plan WestM qui nous convient pas dans toute sa forme actuelle. On aimerait que tout ça soit relu. »
  • 8:14Fait
    « L'Europe quelle horreur et la voué aux gémonies. Moi, moi je vais vous dire un truc, elle a bon l'Europe en fait. »
  • 8:53Chiffre
    « C'est à peu près 10 milliards hein la politique la politique agricole que ça c'est une enveloppe à 10. Voilà, c'est quand même pas rien 10 milliards hein. »
  • 10:01Fait
    « On leur a imposé des filets avec des trucs carrés pour qu'une partie des poissons s'en aille. »
  • 12:47Fait
    « La moitié du prix du carburant, aujourd'hui, on a 2,30 € le diesel et bien il y a la moitié va à l'état. »
  • 14:49Chiffre
    « Ce sera 35 centimes le litre donc il y a une il y a un effort de 10 centimes de la part du gouvernement. »
  • 17:34Fait
    « On peut pas leur donner le carburant. Je pense que là, c'est quand même un effort qui est assez significatif, non ? »
  • 27:27Fait
    « On a une aide qui existe, c'est une aide ciblée gros rouleur pour les personnes qui font plus de 15 km par jour pour aller à leur travail. »
  • 57:32Chiffre
    « 125 milliards d'économie. »
  • 1:00:17Chiffre
    « Vous prenez la cotisation à l'Europe, on est nous sommes contributeurs net de l'ordre de 10 milliards d'euros. »
  • 1:00:59Chiffre
    « Si on veut ne serait-ce que stabiliser la dette à horizon 2030 2032, il faut faire 150 milliards d'économie. »
  • 1:01:39Fait
    « 100 pays sont aujourd'hui en dessous du seuil de renouvellement de population. »
  • 1:03:06Chiffre
    « 67 % de parents renoncent à faire des enfants pour des raisons matérielles par manque de moyens. »
  • 1:05:15Chiffre
    « Un enfant y compris dans un milieu modeste pendant pendant les 20 ans jusqu'à ce que voilà c'est c'est pas loin du million d'euros. »
  • 1:06:41Chiffre
    « La Pologne maintenant est tombée à 1,03 enfants par femme presque la Chine. Or, 7 % du budget de la Pologne est consacré à aux allocations familiales et autres. »
  • 1:09:23Chiffre
    « Le Japon perd entre 800000 et 1 million d'habitants par an. »
  • 1:10:01Chiffre
    « La Hongrie est actuellement à 2,28. »
  • 1:10:46Fait
    « Les politiques publiques dont vous nous parlez n'ont aucun effet sur la natalité d'un pays. »
  • 1:33:34Fait
    « Dans ce texte, il y aura tous les moyens de lutter. lutter contre les financements, lutter contre les mosquées radicales, lutter contre euh les imames qui tiennent sur notre euh territoire des propos qui sont euh inadmissibles, interdire euh les frères musulmans notamment. »
  • 1:40:20Fait
    « Ceux qui professent la multiplication du voile en Europe et qui tirent les ficelles sont pour beaucoup des frères musulmans et eux des vrais radicaux. »
  • 1:46:54Fait
    « Le référendum, c'est une arme démocratique qui doit être acceptée par tous. »
  • 1:50:08Chiffre
    « Il y a de la fraude massive dans notre pays qu'on est on est volé comme au coin d'un bois que l'insécurité coûte une fortune. »
  • 1:51:32Chiffre
    « 25 milliards d'euros d'économie sur l'immigration. »
  • 1:53:29Fait
    « Je ne dis plus préférence parce que dans le mot préférence, il y a une dimension subjective et dans priorité, il y a une dimension légale. »
  • 1:58:42Fait
    « L'impossibilisme s'il existe, c'est une maladie très généralisée dans les pays développés. »
  • 2:07:33Chiffre
    « Les pêcheurs auront une aide de 35 centimes par litre de carburant. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonjour Magalie. Bonjour. Bonjour à tous. Bonjour Isabelle Sapant. Vous allez bien ? Très bien. Moi quand je suis là toujours. Bonjour Paul Melin, vous allez bien ? On ne peut aller mieux. Bonjour Pascal Péri, vous allez bien ? Vous avez vu l'interview de regarder sur LCI hier soir une heure Marine Le Pen avec Darius Rochemin et et Rutel Rief et moi-même qui intervenaient brièvement. Joli moment d'ailleurs, faut que je vous dise, on en parle jamais mais nous à 11h tous les jours, on attend les audiences. H alors on fait pas de la télévision pour faire de l'audience, on fait de la télévision pour vivre des des jolis moments.

Mais c'est vrai que quand LCI est première chaîne d'info comme hier, ça nous met Oui. Ça nous met le cœur en joie. Voilà, ça nous met C'est un peu comme si on touchait une prime. On touche pas de prime hein, mais c'est un peu voilà, on est content de de voir que il y a beaucoup de gens qui sont satisfaits des contenus éditoriaux que nous proposons sur cette sur cette chaîne. Voilà. Donc mesdames, messieurs, bonjour et nous allons revenir encore une fois sur cette crise des pêcheurs aujourd'hui qui n'en finit plus. La colère est là. décid à fournir des aides très sectoris notamment au domaine de la pêche mais mais le mécontentement sont là et il continuent à grandir.

Oui ouioui c'est les les pêcheurs qui ne désarment pas sur fond effectivement de crise du carburant malgré les annonces effectivement hier du gouvernement malgré une réunion en ce moment même au ministère de de la pêche et bien ils poursuivent leur mouvement avec des actions coup de point vous allez le voir dans la matinée comme au gros du roi par exemple avec une image extrêmement forte sur le phare de la ville regardez ce pêcheur qui a été exhibé évidemment il s'agit d'un mannequin pendu tout un symbole avec cette pêche qui selon eux est en train de de mourir en France les portes de 7 [raclement de gorge] l'accès à dépôt pétrolier gasparel vous êtes sur place depuis très tôt ce matin expliquez-nous comment ça se passe avec des images on le voit de pêcheurs toujours en colère malgré la mobilisation visiblement du gouvernement ouais et oui les pêcheurs ne décolèrent pas ils restent mobilisés depuis très tôt ce mal il multiplie les actions symboliques avec des cercueils installés partout dans le du gros du roi pour signifier la mort de la pêche française.

Vous avez également évoqué évidemment ce mannequin déposé [musique] pour signifier bien que les pêcheurs sont étranglés. C'est dans un contexte festif que se déroule cette mobilisation car ici au Gros du Roi, c'est tout simplement des festivités. Mais il faut aussi alerter [musique] l'opinion publique. C'est pour ça que les actions ont lieu en ce moment même avec, vous le voyez la fanfare de la ville qui décide de jouer la Marseillaise par solidarité avec ses pêcheurs toujours et encore mobilisés. Justement, on est avec l'un d'entre eux, Anthony. Expliquez-nous ce que vous attendez concrètement de la ministre. À partir de quel gain votre mouvement pourrait-il [musique] s'arrêter ?

Alors aujourd'hui, on est mobilisé aujourd'hui pour le plan WestM qui nous convient pas dans toute sa forme actuelle. On aimerait que tout ça soit relu. On aimerait être écouté. Euh on est là pour préserver notre ressource et bien sûr, mais euh il faut que aujourd'hui on arrête de nous mettre des contraintes qui nous empêchent de travailler car on a un métier qui est très difficile. Toute l'année, on est en mer et c'est pas en nous mettant des restrictions que cela va avancer. On a des marins à à payer, on a des familles à nourrir et aujourd'hui c'est quelque chose qui nous bloque.

Et la goutte d'eau qui fait déborder le vase, c'est l'augmentation du gasoile qui nous empêche énormément de travailler, qui nous fait travailler à perte. Et là, actuellement, les premiers échos qu'on a, c'est que nous avons pas gain de cause. Tant que tant qu'on aura pas ce qu'on a obtenu aujourd'hui, ben malheureusement, on lâchera pas l'affaire et on ira de plus en plus loin et de plus en plus haut s'il le faut. Et euh voilà, de plus en plus loin, de plus en plus haut, vous avez entendu la détermination évidemment de ces [musique] pêcheurs.

Notaient également ces habitants qui se sont déplacés en masse et qui depuis ce matin applaudissent les pêcheurs qui leur disent que leur leur action, c'est pour tous les Français qui aussi souffrent évidemment de la forte hausse des prix du carburant. des pêcheurs qui sont donc soutenus ici au gros du roi. Çaelle était également à 7 hier. On l'a vu des bateaux de plaisanciers saluer, applaudir encore une fois ses pêcheurs. Maintenant [musique] ce qu'ils espèrent et bien c'est que les agriculteurs rejoignent le mouvement. Si les pêcheurs n'obtiennent pas de gain de cause auprès de la ministre de la pêche, et bien [musique] des actions plus virulentes pourraient avoir lieu dès cette nuit.

On nous parle et bien des agriculteurs qui pourraient se joindre à la danse. On nous parle également [musique] des pompiers qui pourraient se mobiliser pour rejoindre ce mouvement des pêcheurs. [musique] Donc avec cette mobilisation qui ne faiblit pas aujourd'hui au gros du roi sous les applaudissements [musique] de la foule. Merci. [acclamation] Merci beaucoup Nivine Potros. Vous voyez ces images en direct sont tout à fait impressionnantes hein. Euh voilà. On est au gros du roi. C'est ça cette ville du sud. On est dans le département de l'héros. On est au bord de la Méditerranée. Et ces gens que vous voyez, ce sont des pêcheurs qui vont tous les jours pêcher en Méditerranée.

Sans doute aussi des membres de leur famille qui les acclament, qui sont le long du cortège et qui brandissent cette vous voyez très bien cette ce calico, cette pancarte, cette banderole pêcheur à l'agonie. Paul Melin, j'ai noté une chose, je sais pas si vous l'avez noté, c'est qu'au moment où Nivin Potros a pris le direct là sur LCI à 2 minutes, on jouait la Marseillaise et je dois dire que c'est assez rare que dans des manifes, dans des moments de revendication, on aille chercher la Marseillaise en général, on va chercher d'autres d'autres d'autres champs.

Mais mais là, il y avait la Marseillaise et puis après, il y a eu des champs des champs du sud qu'on joue dans les bandas, dans les dans les dans les feriaards et cetera. Mais il y avait la Marseillaise monsieur prend guerre si vous voulez. Je pense qu'il y a là vraiment une une forme de comment dirais-je d'exaltation aussi patriotique chez ces pêcheurs. C'est-à-dire qu'ils sont ceux qui nous nourrissent, ceux qui protègent la souveraineté alimentaire de la France.

Donc c'est tout un symbole et c'est un symbole parfaitement cohérent parce que il y a d'autres banderoles que j'ai vu depuis que les pêcheurs se mobilisent où ils expliquent que leur agonie est d notamment à l'Union européenne et il y a beaucoup de pêcheurs qui prennent la parole sur les normes européennes, sur les réglementations, sur la taille des filets, sur les quotas, sur les jours de pêche.

Et donc par ce champ, par la Marseillaise, il y a évidemment une idée de dire "Nous représentons un pays, nous représentons une nation, nous représentons sa souveraineté, nous ne sommes pas solubles dans un grand tout où on va nous dire et nous apprendre comment pêcher depuis Bruxelles." C'est ça leur revendication centrale et on aurait tort de croire que c'est que le carburant. Je vais je vais agacer Isabelle Saporteur, mais j'ai souvent aussi entendu commencé bien. Donc j'ai souvent entendu [rires] Isabelle, mettez-moi une couche en plus.

dire j'aime la France et vive la marseillais Isabelle j'ai souvent j'ai souvent entendu chez les chez les agriculteurs et je trouve que les révoltes ou les grogne du monde agricole ressemble à certains égards à celle des pêcheurs. J'ai souvent entendu ce discours qui consiste à dire mais savez nous on n'est pas des manifestants professionnels. Je sentais qu'il voulait me dire ne nous confondez pas avec les les cortèges de la CGT qui font nation République toutes les années et cetera. Nous euh on n'est pas ça, hein. Je je vous voyez ce que je veux dire. Et donc l'idée, c'est pour ça que j'ai tilté sur la Marseillaise, la Marseillaise, elle nous signifie quelque part.

Nous sommes ceux qui nourrissons la France. Euh on n'est pas des des des révoltocrates professionnels. Bon voilà, alors je le dis avec beaucoup de de respect pour nos camarades syndicalistes qui font Nation République, hein. Mais voyez, ils essaient de montrer que ce n'est pas tout à fait la même chose. Mais Isabelle Saport va dire que je dis des bêtises. Pas du tout. Non non mais pas du tout. Moi je pense qu'on est tous autour de cette table. On est tous touchés par le fait que les pays les paysans hier et aujourd'hui les pêcheurs soient dans la rue en disant on narrive plus à vivre de notre travail alors que c'est effectivement eux qui nous nourrissent tous.

On peut être que vraiment intimement viscéralement touché par ça. Par contre quand je vous entendais Paul dire l'Europe quelle horreur et la voué aux gémonies. Moi, moi je vais vous dire un truc, elle a bon l'Europe en fait. C'est-à-dire queon se retrouve aujourd'hui avec les paysans qui disent la faute de la politique agricole commune, c'est je parle sous le contrôle de monsieur Peréry ici présent. C'est à peu près 10 milliards hein la politique la politique agricole que ça c'est une enveloppe à 10. Voilà, c'est quand même pas rien 10 milliards hein. Et donc si vous voulez après dire que peut-être que c'est mal pensé, qu'il y a des dysfonctionnements et cetera et cetera très certainement.

Mais qui est en cogestion au niveau de Bruxelles pour euh voir en fait ces politiques agricoles communes, c'est le syndicat majoritaire qui est la Copa KJK qui au fond l'extension de la FNSEA au niveau de Bruxelles. Quand j'entends quand vous dites ils savent mieux que tout le monde pour les les réserves aliotiques et cetera, regardez tout le travail qui a été fait avec Bruxelles l'IFEM de préservation des réserves alotiques qui ont beaucoup servi. Moi je me rappelle que un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître mais par exemple il y avait vraiment une pénurie de coquille Saint-Jacques. Ils ont réussi à faire un repeuplement de la coquille Saint-Jacques.

C'est quand même pas pensé juste pour embêter en fait c'est pour la préservation de cette réserve. Alors vous dire que peut-être que nous et ça c'est Pascal qui en parlera certainement beaucoup mieux que moi, peut-être que nous on joue comme gentleman dans un monde qui vit comme des pirates. C'est peut c'est peut-être ça. Mais n'empêche que pour l'avenir de nos enfants, on a quand même intérêt à cette préservation. Il y a pas que de la préservation, il y a il y a des normes. J'ai entendais des pêcheurs témoigner. Moi je suis pas pêcheur sur un chalutier, mais j'écoute ce qu'ils disent. Et ils expliquaient qu'on leur impose des trucs de folie.

D'abord sur les jours de pêche, ensuite sur les filets. C'estd qu'avant ils avaient des filets en losange qui permettaient de bien capter le poisson. On leur a imposé des filets avec des trucs carrés pour qu'une partie des poissons s'en aille. [grognement] Sauf qu'une bonne partie Non mais je termine je termine. Sauf qu'une bonne partie des poissons qui s'en aillent sont contaminés parce qu'ils touchent le filet et après vont mourir en mer et sont même plus pêchés.

Donc on assiste à des trucs qui sont sur les échar on peut continuer le débat mais parce que en fait on a aussi un journaliste qui nous attend à Nice parce que on disait donc il y a un dépôt pétrolier qui a été bloqué du côté du de du gros du roi et des ports de plaisance qui sont bloqués à 7 mais aussi à Nice où vous trouvez Julien Garel et Christine Guérard et là le mouvement a pris un un tour politique. Oui tout à fait et on se trouve actuellement sur l'un des bateaux qui forment ce barrage. Vous le voyez derrière moi sur ces images de Christine Guérard, une dizaine de bateaux qui sont encordés les uns aux autres depuis 7h du matin environ pour bloquer totalement l'entrée du port de Nice.

Ce matin, un Ferry par exemple de la compagnie Corsica Ferry a dû faire demi-tour et a été dérouté vers l'Italie. Je précise néanmoins que au fil de la matinée, dans le sens sortant, les pêcheurs ont laissé passer au comptegoutte quelques professionnels pour leur permettre de poursuivre leur activité, par exemple des plongeurs. Dorén avant, tous les regards sont tournés vers Paris et vers le ministère de la mer et de la pêche où les représentants de la profession sont reçus en ce moment même par la ministre et les pêcheurs attendent de savoir sur quoi vont aboutir ces tractations, ces négociations pour éventuellement lever le barrage à partir de la mi-journée.

Il n'exclut pas de revenir demain dans les jours à venir ici ou dans d'autres ports de la région si leur revendication n'était pas entendue. Merci à l'excellent Julien Garel qui est à Nice où il fait beau mesdames messieurs malgré la colère qui qui qui gronde puisqu'on parle de Nicien le maire de Nice. Écoti a mis lui aussi son son son son son petit sa petite intervention sur le sujet et écoutez le maire de Nice ce matin sur le sujet des carburants justement. Pour les automobilistes, à quelques kilomètres ici en Italie, on a des prix 50 centimes moins chers. Pourquoi ? Parce qu'on est le record du monde est quasiment des taxes sur les carburants, ce qui est insupportable.

La moitié du prix du carburant, aujourd'hui, on a 2,30 € le diesel et bien il y a la moitié va à l'état. C'est une forme de raquette fiscale. Mais alors alors on a on a fait un reportage il y a en début de semaine sur [raclement de gorge] l'Espagne. Alors vous voyez quand même des milliers de Français qui font quand même des dizaines de kilomètres pour aller faire le plein par exemple à Heroun de l'autre côté de la frontière espagnole et j'imagine qu'en Italie c'est pareil. Alors ce qui est fascinant c'est que Belgique aussi en Belgique aussi. Belgique Luxembourg Luxembourg c'est très spectaculaire. Vous avez la plus grande station service d'Europe à Berrem. Ouais.

Et euh vous avez alors c'est le plus grand hub euh en matière de carburant et de cigarettes. C'est les toutes les qualités réunies euh à travers ces deux produits. C'est c'est les paquets de cigarettes les moins chers d'Europe et le litre de super le moins cher d'Europe. Et là vous avez des fils ininterrompus. Donc là là c'est Luxembourg. C'est Luxembourg. Je vous voyez un peu la carte làville. Vous avez une ville qui s'appelleche sur Alsz qui doit être encore la dernière ville sur le territoire français et donc tout le monde ve l'autre côté. Ouais, fascinant. Raquête fiscale, hein, ose dire euh le maire de Nice. Euh qu'est-ce que vous en pensez ?

Écoutez, je je moi je laisse à la mafia le le le l'utilisation du mot raquet. Enfin, la fonction du raquette. On peut on peut pas parler de ça. On peut dire qu'il y a des abus. Effectivement, le mot raquet est peut-être un petit peu fort. On pourrait parler de braquage tant qu'on y est, mais non. Effectivement, on a en France une fiscalité de rendement qui est adossée à l'essence. On l'a présenté longtemps comme une fiscalité comportementale. En réalité, je dirais que c'est plutôt une fiscalité hypocrite. Si je devais retenir un un terme, c'est c'est bien celui-là parce que ça change pas le comportement des consommateurs.

Ça changerait le le comportement des consommateurs si on mettait de l'autre côté des aides massives pour passer à l'électrique, pour se passer de carburant. Faut que les [raclement de gorge] politiques publiques elles a elles aient du sens, qu'elles soient encourageantes. Mais en réalité, elle rapporte tellement aujourd'hui que en effet l'État a beaucoup de mal à s'en passer. il est dans la seringue, si je puis dire, de de de cette fiscalité-là et euh il en profite, il en profite un peu hypocritement et honnêtement ça fait quand même un long moment que ça dure. C'est que y compris les amis politiques d'Éric Siotti n'ont jamais renoncé à baisser la fiscalité sur les carburants.

[rires] Est-ce que je peux poser une question ? Attendez les amis, attendez attendez les amis. Oui, je vous passe le micro tout de suite mais il va falloir qu'on dise quand même pour la pleine information de nos téléspectateurs qui nous font l'amitié de nous regarder. Il va falloir qu'on dise quand même que il y a de la colère et la colère redouble mais que pour autant le gouvernement fait un geste et bon il pourrait en faire un deuxième puisqu'ils sont en réunion en ce moment hein mais il a fait un geste donc on va on les explique maintenant après vous avez la parole sur effectivement quand on parlait des pêcheurs, regardez jusqu'ici ils avaient une aide de 25 centimes.

Ce sera 35 centimes le litre donc il y a une il y a un effort de 10 centimes de la part du gouvernement. que l'Europe leur voilà le gouver voilà le le selon la Commission européenne c'est le maximum qui puisse faire donc concrètement attendez attends attendez vous m'intéressez j'avais pas j'avais pas l'info c'est que là la Commission européenne nous dit vous ne pouvez pas donner plus de 35 centimes au pêcheurs par lit exement donc ça c'est le maximum autorisé et donc regardez ce que ça peut donner concrètement sur le le prix pour les les pêcheurs. Il payait jusqu'ici 1 15 le 1,15 € pardon le litre et donc grâce à cette nouvelle aide, ce sera 80 cent.

Attendez, regardez ce gardez ce tableau, il est très intéressant. Merci d'ailleurs à ceux qui l'ont fabriqué. Euh à droite, c'est le prix actuel et puis à gauche, en blanc, c'est la colonne des prix avant les aides. Donc les pêcheurs payaient sans sans les aides 1,15 € le litre. Là, c'est avec la nouvelle aide. Avec la nouvelle aide 0,80. Dans le bâtiment, c'est pas le même niveau d'aide, mais dans le bâtiment, on payait 1,93 € le litre. On paye désormais avec l'aide 1,73 € et les agriculteurs, même chose, payaient 1,93 € le litre avant les aides et peront désormais 1,78 le litre. Voilà. Et ça, cet effort là a été qualifié par certains pêcheurs de poudre aux yeux.

Alors, c'est pas de la poudre aux yeux. Je je reviens quand même un peu au truc européen. Oui, ça m'intéresse d'avoir votre sur l'Europe. J'ai envie de vous dire, on s'en moque un peu de ce que pense la commission et de ce qui est autorisé interdit en ce moment. Ah, on aurait pas pu passer outre. Non, mais bien sûr. Attendez, vous rappelez qu'il y a quand même un certain nombre de pays qui ont passé la TVA sur les carburants de 20 à 55 alors que l'Europe dit pas en dessous de 15 % pour des raisons politiques, environnementales et cetera. Est-ce que ces pays ont été condamnés ? La réponse est non. On est dans une période exceptionnelle. Il faut il faut il faut savoir mettre le pied en touche.

Enfin, il faut savoir en tout cas dire non à un moment parce que le été jusqu'où ? Parce que là il s'est rendu à 80 cm. Je réponds je réponds à votre question. Là on peut pas aller plus bas. C'est que je je en même temps je comprends parfaitement. Rappelons au passage quand même Éric et Magali qu'il est détaxé. Oui, il paye pas les taxes là le le le marins pêcheurs. Donc on l'explique depuis hier, il paye une succession de crise, la préservation de la ressource aliotique, faut aller de plus en plus loin pour pêcher de moins en moins. Des leasings ou des emprunts qui sont de plus en plus chers. le coût de l'argent a augmenté quand on achète un bateau.

Euh c'est pas une Clio, c'est pas une petite voiture, ça coûte cher. Le le les salaires ont augmenté, donc il faut payer les marins pêcheurs un peu plus chers, les les compagnons de de bord. Et là, on a une aide additionnelle. On peut pas on peut pas aller plus loin, c'estd qu'on peut pas leur donner le carburant. Je pense que là, c'est quand même un effort qui est assez significatif, non ? Mais il est porté par tout le monde. Je comprends qu'il y ait des difficultés d'exploitation, que les coûts d'exploitation est augmenté. que que le le recette soit probablement limitée par des contraintes de nature environnementale. Oui, il faut préserver cette ressource quand même.

Mais mais est-ce est-ce qu'on devrait dire sur cette antenne, est-ce qu'on devrait dire avec désormais un prix du carburant à 80 centimes le le litre le compte le compteill est les pêcheurs devraient s'arrêter ? Non parce que mais pas du tout. Attendez d'abord.

Je vous le dis comme ça le comptill est le compteill est vous dites voilà mesdames messieurs les pêcheurs Pascal Péri dit le compteill est voilà alors après il y a la question de il y a la question de les pêcheurs disent on n'a pas été payé le mois dernier ni il y a 2 mois de ça retard de trésorerie c'est scandaleux là il faut effectivement accélérer le paiement parce que la trésorerie c'est essentiel c'est l'argent dans les caisses est-ce que le comptiller Isabelle Saportin de LCI mais moi je pense que le comptiller le problème c'est c'est tout le reste en fait et vous voyez bien Oui. Rouge l'Europe comme le faire Paul Melin.

Donc si vous voulez c'est la cristallisation autour de cette question là de toutes les autres. Moi je moi j'ai quand même une question que j'aimerais beaucoup poser d'ailleurs à Pascal Perry. Moi, je sais pas ce que vous en pensez, mais Écoti, si les sondages sont justes, c'est quelqu'un qui va accéder au pouvoir, qui sera peut-être le prochain ministre de l'intérieur. C'est quelqu'un donc qui va accéder au devenir et à l'horizon des 5 prochaines années peut-être de la France. Moi, je ne comprends pas qu'il joue toujours comme si il était dans l'opposition et qu'il pouvait raconter des billes il est dans l'opposition.

Non, mais d'accord mais là en fait, pardon, il y a des moments enfin vous voyez, pardon, on va faire une digression de 2 secondes parce que je sais qu'on y reviendra. Et Marine Le Pen hier sur cette antenne, elle était déjà présidentielle. Vous voyez ce que je veux dire ? Elle avait conscience qu'elle allait récupérer, qu'elle avait une bonne chance de récupérer le bousin, si je puis me permettre hein, dans les quelques mois qui viennent. Là, je trouve quand même étonnant qu'Eric Siotti aille voir les pêcheurs avec son jerican d'essence et sa et sa boîte allumette ou son briquet pour voir s'il y a pas moyen de les exciter un peu plus. Je suis très étonnée au fond de cette façon de faire.

Pardonnez-moi de vous le dire. Dans l'extrait qu'on passe, il dit juste "L'essence c'est 50 centimes moins cher en Italie." Oui, bah il est là en train de jouer le populisme. Est-ce que vraiment on a besoin de ça ? Est-ce qu'on a besoin d'énerver plus les pêcheurs qu'ils ne sont ? Est-ce qu'on a besoin d'un mouvement des gilets jaunes ? Est-ce qu'on a besoin de tout ça ? Est-ce que on n'est pas suffisamment dans la merde ? Je une question que je pose je suis un peu je suis un peu d'accord. Il y a évidemment la récupération politique mais de toute façon l'attitude Coraxioti n'est en rien déterminante dans la colère des pêcheurs.

Les pêcheurs ils ont pas attendu Ericoti pour s'énerver et et moi je leur donne raison d'être en colère et pour répondre à la question qui nous a été posée, je pense que le compte n'y est pas. Il y est probablement sur les carburants, mais euh Isabelle commençait à le dire. Il y a toutes sortes d'autres sujets et c'est la même chose avec les agriculteurs. Moi, je connais très bien le monde agricole. Les agriculteurs, ça part parfois d'un problème de carburant, une norme, un mercour et cetera. Puis après, on ouvre le capot et on voit la multitude de trucs qui disfonctionnent et qui font que nos agriculteurs, ils ont raison d'être en colère.

Et effectivement, c'est pas que l'Europe pour les agriculteurs non plus, mais ça y contribue quand par exemple l'Europe leur dit à quel moment tailler leur e ou faire le leur moisson ou que sais-je ? Là, c'est pareil pour les pêcheurs. Quand vous ouvrez le capot, il y a plein de problèmes. Notre pêche est en train de crever. On a perdu des dizaines de chalutiers en quelques années, notamment en mere. La pêche va mal. L'Europe, j'y reviens, n'est pas étrangère au fait que ça aille mal et c'est pas toujours des raisons écologiques. Et ensuite, oui, je crois qu'il faut les écouter, il faut écouter leur doléances. Et après c'est une méthode aussi politique, c'est que vous avez deux méthodes.

Où vous faites un petit chèque, ce qui s'appelle un peu acheter la paix sociale ou alors vous recevez tout le monde et vous essayez de travailler en concertation, en participation pour voir c'est des gens qui connaissent bien euh leur métier et qui connaissent bien la planète. C'est pareil quand on dit oui, grâce à l'Europe, ça évite qu'il y ait de la pollution et de la surpêche et cetera. Ce sont aussi des gens qui aiment la nature, qui la connaissent comme les agriculteurs d'ailleurs et qui ont eux aussi aucun intérêt à abîmer les fonds marins leur grand fol.

Il y a pas que des petits bateaux, vous le savez là, vous parlez au fond de la de la pêche des petits bateaux et en fait voilà, c'est ça le problème. Alors euh quand quand on l'e s'occupe aussi des petits démocrat quand on demande alors là là où j'étais un peu inquiet en préparant cette émission avec Magalie tout à l'heure, c'est quand on demande à notre ministre des affaires étrangères Jean-Noel Barreau, est-ce que la situation va s'améliorer ? Et il a plutôt tendance à dire non, elle va s'aggraver. Jean-Noël Barreau. Situation peut s'aggraver. Pourquoi ? D'abord parce que les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique se font de plus en plus pressantes.

On se souvient des incendies monstres cet été et de la canicule avec toutes les conséquences que ça a pour le monde agricole qui est aujourd'hui en crise. On a parlé du prix des hydrocarbures lié aux tensions dans le D3 d'Ormous et dans la mer rouge. Mais on peut ajouter à ça le niveau des taux d'intérêt qui partout dans le monde et singulièrement en France alourdit la charge du remboursement. Bref, tout ça crée pour nous des contraintes extrêmement fortes et réduit nos mar bon euh les perspectives.

Donc juste un mot, il dit euh quand on voit la la la conjoncture internationale, la situation que nous vivons aujourd'hui sur le carburant et donc la situation sociale derrière et donc les mécontentements et cetera, ça peut seou justement juste une information à vous donner. La situation est telle qu'Emmanuel Macron, ça y est, rentre dans la danse. Il a décidé de convoquer les chefs de parti demain à l'Élysée. Ça va commencer à 10h30. Donc, les chefs de parti, le premier ministre, le président de la République, il y aura même les autorités militaires et les services de renseignement qui partageront des informations sur la situation internationale qui crée cette crise du carburant.

et il écoutera chacun, il donnera des informations qui sont sensibles, pas forcément les secrets défense, mais qui sont sensibles et informer ces chefs de parti qui sont qui aspirent à prendre le pouvoir dans quelques mois puisqu'il y a la présidentielle et voir quelles sont leurs propositions. Écoutez, il faut sa plutôt d'ailleurs l'esprit de la maison ici, regardez les choses raisonnablement. On fait pas dans le sensationalisme, mais il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont. sur le terrain des hydrocarbures, Éric euh des trois d'Ormous, la situation n'a pas évalué évolué. Elle elle a même elle est stable.

Voir dans certains cas d'ailleurs à l'Empire, je j'écoutais euh euh des marins qui expliquaient que il y a deux trois bateaux qui passent par jour. C'est rien grosso modo et une partie des capacités de transformation des hydrocarbures de de liquéfaction du gaz par exemple mais aussi de transformation du pétrole ont été atteintes par les conséquences de la guerre. Prenez maintenant la situation de l'autre côté de la péninsule arabique. Vous allez de l'autre côté qui est une voie de passage essentielle dans la mondialisation.

le le ce fameux D3 de Babel Mandeb, la mer rouge, le port de Yambou qui permettait un contournement terrestre des des hydrocarbures par l'Arabie Saoudite également sous la menace de de d'attaque des des amis euh ou des proxy de l'Iran. Euh vous prenez la situation en Russie. La Russie est un grand producteur, c'est un acteur essentiel des hydrocarbures aussi. Le gaz, le pétrole, le diesel, le secteur du diesel, la transformation du diesel. Donc là, vous avez quand même trois points de fixation, trois enfin de deux conflits. Il y a deux territoires, deux conflits dans lequel on voit qu'il y a pas d'issue immédiate. Les acteurs les acteurs sont dans les enchères et les surenchères. Hm.

Donc il y a il y a peu de de chance bah il y a il y a peu d'espoir. Il y a pas de chance dans cette affaire. Il y a peu d'espoir en réalité que la situation ne s'améliore rapidement. J'ai j'ai croisé hier, je sais que vous connaissez très bien la question des transports aériens. J'ai croisé hier un copain qui travaille chez Air France et [grognement] il me disait "La question des approvisionnements kérosènes se tend beaucoup. Beaucoup de sujets se tendent dans le l'aérien par exemple avec les guerres. pour aller en Asie maintenant les couloirs aériens sont extrêmement limités.

Il y a des il y a des moments on se demande donc il y en a un sur l'Arabie Saoudite pour revenir d'Asie voilà est-ce qu'il tiendra ? Il y en a un autre sur l'Azerbaïjan qui est très étroit mais ça marche encore. Bon mais il me disait surtout sur l'approvisionnement en kérosène aujourd'hui on va essentiellement on va beaucoup aux États-Unis acheter, on va beaucoup au Nigéria acheter. Mais même chose la nature des pays qui nous approvisionnaient jusqu'à présent au kérosène, ça se rétrécit comme pot chagrin. Alors il y a d'autres solutions mais il commence à à flipper. Je leur ai dit mais est-ce que le prix des billets de d'avion augmente ?

dit oui très sensiblement mais si on les augmentait vraiment aux proportion à hauteur de l'augmentation du carburant, il y aurait plus personne dans nos avions. Donc tout devient tendu et en plus il me disait il y a aujourd'hui une priorisation du pétrole pour le le routier plutôt le routier que que l'aérien. Ajouter Éric que pour faire un litre de gazol aérien enfin de Oui. carburant aérien de carros, il faut plusieurs litres de pétrole. Ah oui d'accord. 1 L ne fait pas 1 L. Il y a il y a un principe de de raffinage. Je m'étais fait expliquer ça, c'est un peu technique en réalité mais donc là il y a une contrainte supplémentaire. Bron privé. Je voudrais vous faire écouter Yelle Bron Pivet.

Yael Bron Pivet bon faut aider les gens et cetera. Elle fait de la politique. Elle elle est un peu de de l'ancien monde quoi. Elle elle est capable de dire faudrait doubler le SMIC comme ça ça serait plus sympa, les gens seraient heureux et cetera. sans quoi elle n'aurait pas tort, hein. Donc écoutez ce qu' ce qu'elle dit à propos des aides. On a une aide qui existe, c'est une aide ciblée gros rouleur pour les personnes qui font plus de 15 km par jour pour aller à leur travail, il faut renouveler cette aide. Elle doit s'arrêter au 30 septembre. Il faut la renouveler pour aider ces français qui bossent aujourd'hui. Aujourd'hui, elle n'est elle est prolongée jusqu'au 30 septembre.

Mais il faut aller plus loin. Voilà, faut aller plus loin. Bon, je dis ça bon, je je veux pas être méchant avec notre présidente de l'Assemblée nationale, mais mais vous allez l'être quand même. Non, [rires] parce que je voulais vous montrer ce que disait le ministre du travail dans le même temps, Jean-Pierre Farandou qui m'a l'air un peu plus baigné dans la réalité. Bah, il y a une capacité financière parce que quand vous baissez pour le coup, c'est plus une aide ciblée, ça devient une aide générale. C'est les milliards d'euros qui défilent. On les a pas les milliards d'euros, ça c'est clair.

Donnez des effets domaines, vous avez parfois des étrangers qui viennent de faire le plein chez nous. Puis deuxièmement, vous avez des gens qui ont les moyens. Il y a pas que des gens modérés, il y a aussi des gens qui ont des des grosses voitures qui bénéficieraient de ces êtres généralisés. Donc c'est pas sérieux. Est-ce qu'on est en difficulté financière ? Oui, bien sûr. C'est pas nouveau. Quand vous avez 3500 € de de dette forcément, il faut faire face à tout ça et surtout pas aggraver encore notre déficit. Bon, lui répondait à la question : "Faut-il des aides généralisées J'étais un peu malhonnête parce que parce que bon privé ne répondait pas à la question des aides généralis.

C'est pour vous dire qu'il y en a un qui dit faut faut aller faut aller un peu plus loin dans les qui les mains dans la dans la hein dans le truc mais j'aim j'aime bien cet échange parce que il montre un peu que il y a ceux qui veulent continuer à aider comme à la grande époque et puis il y a ceux qui disent ou d'argent guichet général c'est fini le guichet le guichet ouvert à tous c'est terminé on a eu la mauvaise expérience et il a raison Jean-Pierre Farandou la mauvaise expérience des ristones carburant 20 centimes par litre au moment de la crise ou du pic de la la la crise internationale, ça nous a coûté 50 milliards d'euros.

Ces 50 milliards d'euros nous manquent aujourd'hui et c'est de l'argent qui a parti arrosé le ça parce que c'est de l'argent qui a été distribué comme le dit le ministre d'ailleurs à des gens qui auraient eu les moyens de payer. Donc il y a un effet d'Oubè qui est en réalité une mauvaise affaire pour les finances publiques. D'ailleurs, il y a le choc des images parce qu'effectivement on voit cette colère sociale des pêcheurs qui ne faiblit pas malgré les annonces du gouvernement, malgré le fait qu'il soit reçu en ce moment même au ministère de la pêche. Et puis il y a des images qu'on commence à voir en France, les gens qui commencent à faire la queue pour faire leur plein.

Ça, on l'avait pas vu depuis très très longtemps. Est-ce que c'est le début d'une crise qui s'annonce ? Effectivement, c'est toujours les les stations totales qui sont prises d'assaut puisque les prises sont toujours plafonnés et donc il y a les fils d'attente et puis il y a certaines stations qui ont décidé de mettre en place du rationnement. Pierre Corieu. Des dizaines d'automobilistes se précipitent dans cette station service au point de perturber la circulation. La raison, c'est moins cher. C'est le moins cher. C'est là où il bloque les prix, c'est le moins cher. Ouverte habituellement 24h sur 24, la station ferme désormais à partir de 20h45 pour éviter des ruptures d'approvisionnement.

Depuis le début de la semaine, près d'une station sur 10 en France est en rupture d'au moins un carburant. Cette station service près de La Rochelle a dû prendre une décision radicale certains weekends. On est très peu livré le weekend et on fait souvent avec les stocks de la semaine. Donc du coup pour terminer la semaine et que tout le monde puisse en avoir, on rentre à 25 L par véhicule. Ces mesures de rationnement restent très limitées. Les ruptures de carburant sont temporaires et le gouvernement l'assure, aucune pénurie n'est à craindre. Aucune pénurie n'est à craindre. Mais là, c'est la politique de de Total. Donc on peut s'en réjouir.

Effectivement dans les stations totales, c'est plafonné. Les gens font les gens sont pas idiots hein, ce sont des consommateurs averti donc ils vont là où c'est moins cher. C'est sûr que c'est je pense que ça doit être bien compliqué pour les autres stations services qui sont pas capables effectivement de de mettre ces prix là. D'ailleurs, on a vu monter au créneau à Michel Édouard Lecler à plusieurs reprises parce que il peut pas s'aligner en fait avec les centres Lecler. Non mais c'est voilà mais vous voulez une bonne nouvelle supplémentaire ? Oui, oui, comme si ça ne suffisait pas.

Ça risque de se compliquer encore un tout petit peu plus puisque la CGT, on l'a appris aujourd'hui, appelle à une grève le 8 octobre sur tous les sites totals dont faut voir comment quelle forme ça pourrait prendre, mais ça pourrait être des arrêts d'expédition de carburant dans les raffineries ou alors des fermetures de station service. Et pourquoi j'arrive pas comprendre pourquoi pourquoi la CGT de chez Total alors que Total a plafonné les prises qui est plutôt sympa ? Oui, la CGT veut protester contre la dégradation des conditions de travail des employés notamment dans les raffineries pendant la canicule. Pendant la canicule. D'accord.

Donc vous ajoutez tout ça là, les pêcheurs qui sont pas contents malgré le fait que le gouvernement fasse un geste et ça commence voilà les gilets jaunes qui potentiellement peuvent commencerou les stations totales qui commencent par endroit à mettre quelques restrictions et un appel à la grève de la que c'est pas une grève d'opportunisme là parce que fermé beaucoup de raffiner l' du contetemps là je vous rappelle queon est confronté à un problème de de capacité de raffinage en France pourquoi parce qu'au cours des 10 à 15 derniè dernières années, on a fermé des raffineries. On a fermé des raffineries. Pourquoi d'ailleurs en France ?

Parce que les coûts de production étaient très au-dessus des coûts de marché et que c'était une activité structurellement déficitaire. Et donc là aujourd'hui, ce type de grève, ce type de mouvement, les gens ont parfaitement le droit de faire grève hein. C'est un droit constitutionnel. Voilà. Franchement, je le trouve un peu ridicule si je peux me permettre un un point de vue à un moment où au contraire on devrait créer les conditions pour éviter de dépendre du raffinage asiatique qui qui nous coûte qui nous coûte une fortune. Melin Paul, vous avez la parole.

Moi, je pense que la CGT est effectivement sur une grve d'opportunisme ou d'opportunité et ce et ce greffe sur un mouvement social existant qui lui est parfaitement fondé. le mouvement des pêcheurs bien sûr, un mouvement des gilets jaunes si jamais il venait à se développer qui témoigne d'une crise à mon avis très importante à venir du pouvoir d'achat des ménages et la CGT vient utiliser tout cela. Mais moi ce qui m'inquiète le plus en terme de colère sociale, c'est bien davantage ce qui se passe en ce moment dans les ensembles portuaires avec les pêcheurs premièrement et ensuite les conséquences pour le pouvoir d'achat des ménages de ces hausses de carburant.

parce que euh 10 20 ou 30 € de plus dans euh le carburant, c'est 10, 20, 30 € de moins dans le cadit euh du de la ménagère ou du ménager lorsqu'on va faire ces commissions. Et c'est ça le problème parce que quand on fait un tout petit peu d'histoire, on s'aperçoit que la plupart des grandes mobilisations, la plupart des grandes révoltes naissent euh d'une d'une inflation des prix ou d'une raréfaction des prix de première nécessité. C'est ça la vérité. C'était 1775, la guerre des farines avec Turgo qui libéralise les farines et donc le prix du pain augmente et donc on va se mobiliser et le roi Louis X envoie l'armée. Donc c'est cet angle là qui est très inquiétant.

Ah moi je suis très inquiet. Je pense que ça va faire tâche d'huile et qu'on va vers de gros conflits sociaux. Est-ce que ce sera des conflits larvés ? Est-ce que ce sera des conflits violents ? Est-ce que ce sera des conflits qui vont se matérialiser dans les urnes ? Nul ne sait. Est-ce que c'est monsieur Jardin dont on parlait l'autre fois avec ses guu et ses plateformes ? J'en sais rien mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ça va péter quelque part. Mesdames, messieurs, je vais vous demander merci à notre stagière Ilona qui vient d'amener derrière les caméras Erwan Tyson. Venez Eran, l'homme qui a écrit une lettre au Premier ministre Sébastien Lecnu.

Asseyez-vous, installez-vous, nous vous allez nous expliquer pourquoi dans un instant, comment ce que vous lui demandez exactement au premier ministre. Vous n'êtes pas seul d'ailleurs puisque c'est une lettre collective. Vous êtes une vingtaine, je crois, avoir écrit euh au Premier ministre de la République française, monsieur le Cordu. Monsieur le Premier ministre, saisissez votre place dans l'histoire. C'est comme ça que vous commencez votre votre lettre. Notre situation Oui, c'est une belle formule. Notre situation budgétaire devient dangereuse, dites-vous. Et vous l'appelez à être le Mandes France de notre époque entre autres parce que vous vous convoquez d'autres figures historiques.

Elle est elle est assez forte cette [rires] lettre. parce que vous l'appelez à adopter enfin à proposer un budget 2027 extrêmement courageux, donc à prendre des risques. Qu'est-ce que vous lui demander concrètement ? Quelle mesure concrète ? Alors le bon déjà la la même la plupart des signataires sont pas des gens qui ont sont des gens qui sont plutôt modérés. Euh Scalplait de la modération juste avant, on est en plein dedans. Le problème c'est que là l'époque aujourd'hui budgétaire fait que on se retrouve dans une situation qui est encore une fois le mot est modéré très inquiétante.

On a ça fait maintenant depuis la fin du depuis le début du Covid que la France n'a pas connu un déficit inférieur à 5 % de son PIB. On a des taux d'intérêt qui ont tuto en tout cas des sommets que l'on a plus connu depuis 2008 avec des implications très concrètes sur le budget des ménages, sur les investissements des entreprises et la France est aujourd'hui le seul pays d'Europe qui n'a pas su faire justement cet effort d'assaignissement budgétaire tous les autres pays ont réalisé. Il se trouve qu'on va avoir, attendez, ce que vous dites est très très lourd de sens hein.

Parfois on parle, on parle et les gens nous regardent en faisant leur repassage hein, n'est-ce pas, en mangeant des cacahuètes, en sirotant une petite vervine. Vous dites "La France est le seul pays du monde occidental, en tout cas d'Europe, à ne pas avoir mis en place les réformes nécessaires." C'est les autres l'ont fait. Alors, les réformes nécessaires, mais l'ajustement budgétaire aussi parce que tous les pays d'Europe ont connu le Covid. Tous les pays d'Europe ont eu des mesures d'amortissement qui sont sensiblement les mêmes que les nôtres. Donc tous les pays d'Europe ont ont utilisé l'endettement pour amortir ce choclà.

Mais tous les pays d'Europe, exception de la France, ont réussi à sortir de ce quoi qu'il en coûte et donc du coup sont revenus à une zone, on va dire budgétaire relativement normale. Donc le Covid a été un épisode, un épiphénomène budgétairement parlant alors que nous au contraire on est resté sur cette même tendance. On n'est pas revenu à un déficit en dessous de 5 % depuis la fin du Covid. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui avec si on a de nouveau un budget qui est aux alentours de 5 %, on envoie déjà au marché financier le le le message qu'en fait bah la France n'est plus gouvernée d'un point de vue budgétaire.

C'estàd qu'on n pas réussi à adopter la même trajectoire que nos autres pays. Donc on se rend dépendant de cette augmentation des taux d'intérêt. Je rappelle aujourd'hui c'est simple he aujourd'hui on va payer à peu près 6 milliards d'euros cette année rien que pour l'année 2026 la sur la la la hausse on va dire des taux d'intérêt en terme budgétaire. 6 milliards c'est ce que va coûter à peu près la désindexation des pensions de retraite. Attendez attendez. Ah oui, c'est fou ce que vous dites. On va payer 6 milliards. Pas pas d'intérêt de la dette. C'est pas les intérêts de la dette. C'est les intérêts de la dette supplémentaire par rapport à l'année dernière.

Oui, parce qu'on a pris quasiment on va payer 6 milliards d'intérêt en plus. Oui, on va payer 6 milliards d' parce qu'on a pris quasiment en un an, on a pris un point d'augmentation de l'OAT. Alors, ça peut de l'OAT. AAT, c'est le taux d'intérêt à 10 ans. Un point, ça peut paraître peu comme ça quand on le dit, mais un point c'est 6 milliard sur ce qu'on va sur ce qu'on va renouveler cette année. Ça des implications très concrète sur les ménages parce que ce taux d'intérêt à 10 ans, c'est lui qui à la fois arbitre le taux d'intérêt des d'investissement des entreprises mais aussi les taux d'intérêt immobiliers. Concrètement en un an pour un ménage, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que par rapport à septembre 2025, un ménage aujourd'hui a perdu 25000 € de pouvoir d'achat immobilier sans rien changer. C'est une pièce en plus. Pendant par la dette, elle file la dette française, elle file qu'on parle, c'est chaque seconde, c'est des milliards angoissant. Vous avez attendez attendez attendez de quoi 43000 48000 5000 € 5000 € plus 6000 6000 faites du mal 6000 6000 encore 6000 encore 6000 encore 6000 € en plus la France est endettée 6000 € en plus 6000 € en plus séastien le connu a les moyens de stopper les qu'on voit là donc en direct sur notre parce que vous n'êtes évidemment vous connaissez la la situation politique.

On va écouter Marine Le Pen dans un instant où elle l'a pas écarté totalement l'idée d'une censure. Vous voyez ? Parce que quand on lit votre appel au Premier ministre, on sent que vous voulez des c'est presque des réformes courageuses. Alors c'est pas des réformes mais quand même des Il en a pas les moyens aujourd'hui. Vous vous voulez vous voulez que quoi ? Le cornu va pas être Rabier Miléi le président argentin qui vient en France à la fin du mois. Mais qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Quand vous dites soyez courageux, faites un budget rigoureux, vous voulez qu'il fasse quoi Sébastien Lecnu avec les faibles moyens dont il dispose aujourd'hui ? Ça va mieux quand eric le dit.

C'est tout clair, j'ai l'impression. Voilà. Et je vais essayer d'être tout aussi clair qu'Éric Éric Brunet. Le le 30 septembre, le projet de loi de finance est présenté par le gouvernement. Il y a deux scénarios. Soit effectivement on présente un budget à 5 % et dans ces cas-là 5 % c'est le point d'équilibre à partir duquel on négocie. Donc du coup, vous allez avoir une partie de l'hémicycle qui va se dire 5 % c'est de l'austérité, donc je vais aller jusqu'à 7. Et il y a l'autre scénario que celui qu'on propose, c'est-à-dire que le gouvernement crante à 3 %. 3 % ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'en gros, il faut économiser 60 milliards sur un budget qui des dépenses publiques qui en compte 1700. C'est pas les c'est c'est 60 milliards, c'est pas rien mais c'est faisable. Je rappelle par exemple les taux des taux réduits de TVA, ça coûte 50 milliards d'euros par an. Les allègements de cotisation c'est 80 milliards d'euros par an. Les pensions de retraite c'est 420 milliards d'euros par an. Donc il y a des possibilités. Et la question, nous ce qu'on dit c'est qu'on est dans un moment politique euh avec de toute façon il y aura un changement de majorité dans 4 5 6 mois quoi qu'il arrive.

Monsieur le Cornu a priori n'est pas candidat et ne sera pas premier ministre au mois de juin prochain. J'ai pas de boule de cristal mais en tout cas c'est ce que semble dire vos collègues politologues. Et donc du coup il a deux solutions. Soit effectivement il se retrouve à faire ce scénario à 5 % avec la potentielle dérive vers 6 et 7 % une fois que le débat budgétaire sera fait.

Soit il accepte de sacrifier son propre capital politique en disant le le quelque part la nation est plus important que mon avenir politique, le pays plutôt que la le le parti comme disait de Gaulle et je crente à partir de 3 % et après non mais après je laisse la responsabilité au je laisse la responsabilité au parti et au parlementaires de dire si jamais vous voulez rentrer dans cette dérive là ce ne sera pas moi alors moi je vous je vais vous serer hein que moi qui passe ma vie à taper sur le gouvernement là pardon je prendre ma ma casquette de déf fendresse de de ce pauvre Sébastien le corn. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ?

Je veux dire, je veux dire, moi je veux bien faire taper du point sur la table. On en a eu deux qui l'ont fait hein. On a eu Michel Barnier, il a tenu un mois. Après, on a eu François Baou, il a été débarqué et là il a pas de majorité. Tiens, vous pourriez envoyer cette adresse, pardon, au président de la République et à sa dissolution complètement ahurissante, mais le premier ministre là, il fait ce qu'il peut. C'estàd que non et moi moi je pense qu'il adorerait être courageux. Enfin je le connais pas mais je pense que c'est un un honnête homme. Et là de toute façon ce sera un budget de merde. Non mais il faut quand même dire les choses.

Ça sera un budget de merde qui va nous mettre dans le mur. J'ai bien aimé votre expression hier. Ce sera pas un budget pour de vrais. Ça sera un budget pour de Mais bien sûr c'est pour de faux et on le sait bien parce que c'est pas lui qui a les manettes parce qu'il est tenu. Il est tenu par LFI. Il est tenu par le Rassemblement national. Il y a un moment faut arrêter de dire n'importe quoi. Très bien. Très bien. Très bonne tu vois [raclement de gorge] pardon quoi. Je veux dire moi je c'est pas le problème de c'est pas le problème de son courage c'est le problème de cette situation de merde dans laquelle il est et il a les pieds les points liés en fait.

Moi je moi j'adorerais hein que il suffisait il suffirait de dire c'est courageux mais là là vous c'est un vœup pieux. Attendez attendez attendez pour les français on est condamonné. Attendez attendez attendez les amis les amis pour moi hein et pour les Français qui ont une maîtrise relative du fonctionnement institutionnel de la France du Parlement ou B il faut le faire passer ce budget c'est quoi le budget c'est quand ses possibilités est-ce qu'il peut faire un 493 et cetera techniquement c'est quand le budget ? Alors ça c'est déposé le 30 septembre, c'est pour une période ça doit c'est pour une période de 70 jours. Donc c'est voté à peu près aux alentours du mois de du mois de novembre.

Et il y a effectivement des artifices comme le 493 ou d'autres enfin des outils constitutionnels qui permettent de faire voter ça. Donc sans sans son budget, s'il est sévère, si il est dur, s'il est inacceptable pour certains partis d'opposition euh parce que il resserre les boulons et qu'il diminue euh les dépenses exagérées de la République française, même si on ne le vote pas, il a toujours la possibilité de le passer en force avec le 493. il a cette possibilité-là, mais surtout ce qui est important, c'est que c'est lui qui c'est le le point de départ dépend du projet de loi de finance. Encore une fois, je réinsiste dessus.

Si on redonne un cap à partir de 3 %, la négociation se fait autour de cette cible là. Et donc quelque part le le dérapage qui irait, si par exemple on atterrit sur une copie finale qui sera adoptée par l'Assemblée à 5,5 %, ce seront du coup les parlementaires qui en seront le comptable. Mais le narratif initial est justement dans les mains du gouvernement. Et il y a aussi sur ce narratif initial là, pardon, excuse-moi, je terminé, mais je termine mais le le le signal qu'on envoie aussi au marché parce que euh les taux d'intérêt augmentent partout dans le monde, mais c'est en France qu'ils augmentent beaucoup plus que par rapport aux autres pays.

Par exemple, entre la France et l'Allemagne, il y a aujourd'hui un point d'écart, ce qu'on appelle le SPR, on a 45 qui sont à 35. Ce qui est de taux d'intérêt, de taux d'intérêt, ce qui est absolument monstrueux en terme d'écart parce que là, c'est des plusieurs dizaines de milliards d'euros en terme d'investissement, on le ressent encore pas tout à fait parce qu'on raisonne en terme de taux moyens. mais la maturité de la dette, mais y compris dans ce domaine les les taux augmentent pour nous.

Et ce qui est très préoccupant cheron, c'est que ce taux moyen est très supérieur au taux de croissance réelle, c'est-à-dire les 0,5 % plus l'inflation et donc là risque d'emballement bou effet boule de neige et c'estàd le le un risque d'effondrement. H si on revient pas en dessous de 3 %, ce que ce que dit Pascal Perry est fondamental, si on revient pas en dessous de 3 %, il faut savoir qu'à partir de l'année prochaine, on va s'endetter pour payer des taux d'intérêts. Oui. C'est-à-dire que là, l'endettement, la France émet à peu près 300 330 milliards d'euros par an sur les marchés financiers dont 170 milliards qui sont de ce qu'on appelle du renouvellement de dette.

Mais avec la dynamique où le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance, vous vous retrouvez dans un moment où vous ne vous endettez plus pour financer des écoles, des hôpitaux, des autoroutes ou payer payer les traitements des fonctionnaires comme c'est le cas aujourd'hui. Vous vous endetttez pour payer justement les taux d'intérêt. Donc le le il arrive un moment dans l'histoire où effectivement il faut choisir entre c'est des phrases toutes faites mais entre la prochaine génération ou la prochaine élection. Là c'est un moment fondamental.

Moi, moi j'ai j'ai cru entendre parmi les petites rumeurs politiques du moment que Sébastien Lecnu avait tendance à procastiner à son tour et à dire c'est ce seront les autres qui feront les réformes à partir d'avril 202 et que Emmanuel Macron et monsieur Amiel eux étaient plutôt partisans d'entrer dans des réformes fermes et qu'ils ont eu raison de Sébastien Lecornu. Ils ont ils ont appuyé sur Sébastien le Cornu pour pour qu'il accepte d'aller un peu dans le sens que que vous réclamez. Je voudrais juste vous faire écouter Marine Le Pen puisque hier avec Rutel Crief et avec Darius Rochemin, nous avons passé 1h30 avec Marine Le Pen sur notre antenne en direct hier soir à 21h.

Vous pouvez d'ailleurs retrouver tout ça sur sur TF1 et sur My TF1 bien sûr, écouter cette interview très intéressante et on lui a bien évidemment Darius Rochemin lui a posé la question qu'allez-vous faire face à ce budget dont on ne connaît pas encore tout à fait les contours mais est-ce que vous seriez tenté par le désir de censurer ce budget ce gouvernement ? Je suis conscient d'une chose, monsieur Rochbin, c'est que il faut un budget même s'il est imparfait. Je le dis à aux Français de la manière la plus simple qui soit. Nous ne ferons rien qui puisse aggraver la situation de la France et notamment la situation budgétaire de la France.

Les le les taux d'intérêt ont augmenté extrêmement rapidement et notamment de 0,5 en l'espace d'un mois. [grognement] Euh nous sommes colossal. Oui, nous sommes au bord de euh de l'effet boule de neige qui ferait que euh la dette partirait dans le décor et que nous pourrions avoir une crise euh de financement de la dette. Je ne ferai pas ça au peuple français. Vous savez ce qu'ils disent eux ? Ils disent Marine Le Pen, on la tient un peu par la barbichette. Enfin, vous vous tenez par la barbichette. Vous faites les gros yeux. Mais oui, personne le tient par la barbichette. En fait, n'ai pas très envie d'une dissolution, pas très envie d'une campagne législative.

Donc disent-il, madame Le Pen fait du bruit mais elle avalera les couleuvres en gros. Non. Alors d'abord je n'avale pas les couleuvres jamais. Deuxièmement on ne me tient pas par la barbichette jamais. Troisièmement ils veulent faire une dissolution et bien qu'il fasse cette folie. Vous irez au combat et et Emmanuel Macron terminera en cohabitation. Voilà sûr qu'il a envie de terminer comme ça. Donc ce genre de chantage avec moi, je vais vous dire très tranquillement fonctionne pas. Voilà les amis. Donc si vous si vous voulez don j'ai j'ai si vous voulez revoir cette interview, elle est très intéressante sur les questions économiques, sur les questions régaliennes.

Vous allez sur TF1+ donc TF1+ et vous la regardez bien évidemment, elle était très intéressante pour ceux qui se passionnent par la politique. Comment vous l'interprétez ? Elle laisse la porte parce que d'un côté elle dit il faut un budget même imparfait. Donc on se dit OK, elle va le voter parce que voilà, elle veut cette image de responsabilité gagner.

H oui parce qu'elle peut gagner et si jamais elle est à l'Élysée, vaut mieux qu'il ait ce budget si jamais jamais c'est elle dans son esprit le si jamais qui qui est une formulation journalistique de prudence, vous avez raison, c'est je vais gagner et et donc j'imagine que elle a tout intérêt qu'il y a un budget qui a été qui a été voté à minima. Vous vous rendez compte quand même que vous avez l'élection présidentielles au mois d'avril, vous aurez après probablement des législatives.

Donc ça veut dire que s'il y a pas si on fait pas le budget dans les les le temps qui est euh disponible aujourd'hui, ça veut dire que pendant 6 mois 6 mois c'est la moitié de l'année prochaine pratiquement il y aura pas de budget. Vous vous rendez compte comment on fait tourner la machine ? Mais elle ferme pas totalement la porte quand même. Mais ben vous avez vu ce que vient de lui dire Darius aussi, Darius Rochevin qui est quand même très fort. Pernicieusement, il lui dit alors vous êtes il pense qu'il vous tiennent. Il pense elle vis-à-vis de ses électeurs qui sont quand même pour renverser la table hein.

Vous avez vu qu'on a eu le dernier sondage du CV VIP qui montre que 71 % des Français sont pour renverser la table à la prochaine élection présidentielle. Ces électeurs comme ceux de LF, il y sont encore plus pour renverser la table. Et là, on a Darius Rogemin qui très finement et avec un peu de perversité, mais c'est pour ça qu'il est si fort, commence à dire "Vous êtes dans leurs mains. Qu'est-ce que vous voulez qu'elle disent d'autres ?" Que person je ne suis dans les mains de personne et je suis prête à tout. Mais enfin, moi je pense que ça l'arrangerait pas.

Je suis assez d'avis euh comme Pascal que ce serait quand même pas un très bon timing pour elle que de faire tomber au fond le le gouvernement. Le scoop, c'est qu'elle va évidemment pas censurer ce gouvernement et que elle est d'ailleurs au-delà même de ce budget-là, ça fait elle avait donné un surcis à François Bairou. Elle fait attention avec ça. Vous avez la France insoumise qui par principe dit toujours qu'il censureront tout le monde et qui appelle à la démission des ministres dès lors qu'il leur plaisent pas. Elle elle donc c'est le bruit et la fureur la stratégie et ça peut d'ailleurs marcher dans les sondages. On voit que j'en profé plutôt.

Je l'ai [rires] je l'ai été j'ai même fait la une de l'humanité dimanche avec un drapeau de mélangement quand j'avais 17 ans. Si vous voulez tout savoir Attendez attendez attendez attends attend il y a des choses [rires] qui sont dit il y a eu un désamour depuis c'est comme les anciens s'arrête un instant [rires] vous Paul Melin vous avez été mélanchonniste. Vous avez fait la une du quotidien l'Humanité avec un un portrait de Mélenchon avec un drapeau le parti de gauche à l'époque. J'étais au premier rang du meeting de Mélenchon qui venait en Gironde à Talence et moi j'étais avec des copains de lycée, on était mélanchonniste. Bon ça c'était avant qu'it sa vague islamuchiste.

Comme c'est comme les anciens fumeurs. Il y a pas plus dur avec les fumeurs. Bah il y a pas plus dur avec Mélenchon que les anciens mélancons. Oui mais oui moi mais c'est vrai. Moi [rires] j'ai aimé le Mélenchon. Une parenthèse mais moi j'ai aimé le Mélenchon un peu Grand Orient de France quoi. Raisonnable, républicain, laïque, pas ce qu'il est devenu sous la ferrue les indigénistes et quelque sujet. Mais pour ce qui est de Marine Le Pen, évidemment qu'elle a aucun intérêt à censurer ce gouvernement. Évidemment qu'elle intérêt à se montrer responsable dans le contexte.

Et évidemment que si elle est élue en juin prochain, quand elle aura une majorité, ce qu'elle souhaite ou une majorité d'alliance peut-être pourquoi pas avec la droite républicaine, elle fera bien ce qu'elle voudra. Alors donc quand vous pardonnez quand quand vous écrivez cette tribune à l'adresse du premier ministre vous l'appelez à entrer dans l'histoire vous dites soyez notre Raymond Pocré notre Michel de Bré notre Jacques de l'or Pierre Mondise France ayez du courage pour ce budget 2027 mais c'est au parlementaires qu'il faudrait aussi écrire l'appel à la responsabilité parce que parce que sur le plan bon décidément mes questions elles sont pas bonnes.

Dites pas ça, dites pas ça parce que non mais en fait ça l'excite c'est moi je marqué il fait pareil avec moi quand il a un truc qui l'excite si si b moi c'est moi qui vais vous couper le siffler parce que vous nous le coupez tout le temps quand il y a un truc qui l'excite et qu'il est hyper content il a envie de rajouter son truc par-dessus et en fait ça ça raconte au contraire de ce que vous pensez mag une surexcitation par rapport à votre à votre question je vous jure que c'est vrai parce que moi il y a des fois ça m'agace aussi je suis là et en fait je me rends compte que c'est le moment où il se dit "Ah c'est vrai que c'est malin ça et bim Quand on est deux, quand on est deux et qu'on a un invité, je trouve que c'est bien quand il y a premier parpin d'un nous [rires] deux, deuxième parpin de l'autre parce que je vais pas dire le contraire de ce que vous dites.

Je vais prolonger mais je ne sais plus ce que je voulais dire. J'avais vraiment l'intention de prolonger. [rires] Eran Kon peut-être répondre. Donc vous disiez qu'est-ce que vous luiez vous lui disiez que il essayait de de premier ministres en en invoquant des grandes figures historiques de notre République en tout cas. Mais on se dit que c'est aussi au parlementaires qu'il faudrait écrire. Mais qu'est-ce que je voulais rajouter ? Qu'est-ce que je voulais dire ? Parce que il me semble que Magali a raison. C'est les quirs, les ceux qui manquent de courage, c'est ceux qui ont leur leurs administrés, ceux qui les ont élus dans les circonscriptions.

[raclement de gorge] C'est les c'est c'est les parlementaires. Les députés, ils viennent sur notre plateau tenir un discours et quand ils sont en circonscription, ils disent "Ah non, faut plus d'aide hein, il faut mobiliser plus d'argent pour vous aider." J'ai demandé à Paris beaucoup plus d'argent mais il m'écoute pas. C'est là l'acheter, elle est malheureusement souvent trop souvent chez les parlementaire. C'est vrai.

Et c'est pour ça justement que le le tout l'important ou j'ai he j'étais sur votre ligne he c'est encore mieux et c'est pour ça que ce qu'on disait les deux questions étaient très bonnes et c'est pour ça qu'on disait que la la ce qui é important c'est le narratif et c'est qui é à l'origine justement de ce budget-là parce que on sait très bien qu'à l'Assemblée nationale surtout dans avec le contexte politique il y aura pas si l'inverse se fait c'estàdire si on a un budget qui est présenté à 5 % il y aura aucun des parlementaires qui proposera des amendements pour converger vers 3 %.

Il y a quelques parlementaires qui ont ce courage-là mais malheureusement ils sont pas majoritaires au sein de l'assemblée. C'est pour ça que le point de départ est très important. Le point de départ est très important et même dans une période où l'Assemblée nationale est morcelée, le premier ministre a quand même un gros pouvoir parce que c'est lui qui présente le projet de loi de finance et ça serait en tout cas un signal à envoyer.

On on a on est on n'est pas dupe sur l'issue justement du du projet de loi de finances, même si on n'est pas à l'abri de bonne surprise et je pense d'ailleurs que lo ce qui se passe aujourd'hui sur les taux d'intérêt c'est et vous vous en parlez très souvent sur votre antenne mais c'est je pense que ce sera le game changer vraiment de cette le juge de paix de cette campagne présidentielle et de ce budget parce que du moment où on arrivera au-dessus de 5 % et vu la progression qu'on a actuellement ça devrait arriver à l'avant la fin de l'hiver. Là-dessus, on entre dans un monde qui est complètement inconnu parce que l'incident de crédit se rapproche très fortement.

Et donc Eran, pardon mais je je poursuis l'idée de Magalie. Je poursuis votre idée, ce que nous disons. Donc aujourd'hui, techniquement dans le dans le fait économique qui nous étrangle, nous les Français, la démocratie telle qu'elle est, les parlementaires tels qu'ils sont sont un poison. Je suis désolé, le fonctionnement démocratique, je suis pas antidémocrate, je ce fonctionnement démocratique un tentinet clientéliste et un tentinet démagogique, c'est ce qui fiche sur le plan économique la France dans une situation terrible.

C'estàd on a des élus qui veulent se succéder à eux-mêmes, qui vont qui veulent être réélus et qui par conséquent sont clientélistes et disent dans ce budget, ils trouvent toujours une raison pour ne pas le voter et cetera parce que ils veulent être réélu. Enfin, je suis désolé, ça ressemble peut-être à une théorie populiste, mais hélas hélas ça marche trop souvent comme ça. Vous savez pas tout enfin, vous avez en partie raison. C'est aussi la tripartition de l'opinion.

Vous avez vous avez des gens en France qui élissent ces parlementaires de LFI par exemple qui considèrent que il suffit de prendre au riches pour euh donner au pot enfin des arguments si vous voulez qui sont éculés aussi alors [rires] ou alors ou alors oui là tout à l'heure je suis tombé dénum enfin très bien on n'est pas au bout de nos surprises avec ce gaillard [rires] mais aussi des élus du rassemblement national qui nous expliquent qu'il suffit de réduire la cotisation à l'Europe ou qu'on va gagner 10 milliards sur l'immigration. Non mais vos députés là, ils sont le produit de tout ça. Il est pas pour la démocratie tout à fait Pascal. C'est ça l'autre peuple qui vote mal.

Bah désolé vous savez on a tous le même droit de vote. Non mais il voudrait il voudrait laisser voter que le bloc central. Monsieur Pilég raisonnable du tout. Oui, mais [rires] Isabelle Tyson disait sur 577 députés, il y en aura pas un qui proposera des amendement pour qu'on soit à 3 % de dérapage budgétaire et pas à 5 %. Pourant, pourtant, il faudrait qu'on soit à 3 % pour survivre tous collectivement. Il faudrait qu'on soit à 3 %.

Il y aura pas un député qui dira Non mais mais monsieur Brunet et moi j'ai l'impression que notre invité qui est très brillant et euh on est très heureux de l'avoir sur ce plateau, il prend le cornu pour Merlin l'enchanteur en fait et à un moment il peut pas il fait il fait ce qu'il peut.

Nous le le quart d'heure où vous étiez pas là, on a vu les gens dans la rue là, les pêcheurs tout ça en train de dire "Mais quand est-ce qu'il âge plus de le cornu avec Sioti qui allait avec son petit bateau pour dire au pêcheur mais c'est vrai ça quand est-ce qu'il ache plus ?" Et et là vous me dites, il faudrait quand même qu'il fasse un budget serré sans majorité mais je je il est dans un escape game ce pauvre le corps nu franchement où toutes les portes sont verrouillées à à quintuple tour. Alors effectivement la seule solution hein constitutionnelle ce serait de passer par ordonnance. Mais vous imaginez le ce que ça raconte faire des ordonnances pour faire passer le budget ?

Si on commence à à gouverner aux ordonnances déjà qu'on a pris l'habitude de gouverner au 493. Non mais enfin c'est plus on est on s'échappe un peu de la démocratie. Pardon hein. Mais heureusement. Ouais mais heureusement. Nous avons un candidat ou plutôt une candidate à la présidentielle qui veut faire des économies massives sur le budget. On a pas bien compris quand vous lui avez demandé plus c'était Marine Pag son invité de LC. Effectivement, vous lui avez posé la question à plusieurs reprises parce que son chiffre c'est 125 milliards d'économie. Comment ? Quoi ? On n pas tout à fait compris.

Écoutez, vous avez bluffé tout le monde avec les 125 milliards devant le MEDEF, 125 milliards d'économie. On s'est dit c'est considérable. Jamais aucun président de la République, premier ministre n'a parlé d'une telle somme. Je donne Bardella disait il y a quelques jours, je crois à la foire de Chalon au Champagne, nous allons opérer le plus grand nettoyage des finances publiques jamais réalisées. Un truc pour c'est assez bluffant. chef d'entreprise sont dit "Mon dieu, c'est un travail gigantesque." D'ailleurs, c'est une question que je pourrais vous poser. C'est une nouvelle Marine Le Pen avec la tronçonneuse Rabi Miléil, président argentin arrive en France dans quelques jours.

Vous avez 125 milliards, c'est tellement gigantesque que de facto vous devenez la candidate à la tronçonneuse même si vous ne voulez pas. Non, parce que la tronçonneuse ça consiste à couper dans les droits des Français. Hm.

Alors, moi je viens vous dire et je vous apporterai la preuve euh début octobre que l'on peut faire ces 125 milliards euh d'économie en tapant dans le gras des administrations, en tapant dans les agences qui ne servent à rien ou qui font doublon ou qui devraient être en réalité euh à l'intérieur des ministères et pas à l'extérieur des ministères parce que il y a de la fraude massive dans notre pays qu'on on est volé comme au coin d'un bois que l'insécurité coûte une fortune. Moins de poste, ça veut dire moins de poste de fonctionnaire que l'insécurité coûte une fortune mais ça veut rien dire moins de fonctionnaire. Il y a des endroits où il en faut plus. Ça c'est toujours la réponse facile.

Vous évitez la question ou bien sûr que personne ne dit qu'on va liquider la question. Il y a certainement il faudra faire un effort sur les non renouvellements d'un certain nombre de fonctionnaires. Oui bien sûr mais il y a du il y a du gras il y a des dépenses, il y a des gabgis il y a même des gaspillages. Monsieur Brunet est génial. vous a convaincu là ? Non, elle m'a pas convaincu. Alors, elle dit "Je vous dirai tout en octobre." Donc c'est clair, le jeu est clair. Elle de quelle année ? Elle de cette année. Donc elle venait pas pour annoncer les 125 milliards. J'imagine que chez elle, les experts travaillent sur les fameux 125 milliards.

Après, j'y suis revenu, je je lui ai dit "Mais donnez-nous au moins les grandes masses, les grandes tendances." Les 125 milliards, c'est tellement gigantesque qu'on voudrait savoir. Elle a elle a pas vraiment répondu à tout ça. Donc, on l'a senti sur ce sujet.

Soit elle ne savait pas vraiment dans le soit elle était désireuse de travailler encore sa copie pour nous donner dans 2 mois comme elle l'a dit là les les véritables masses mais 125 milliards sur sur un mandat sur Ouais c'est sur un mandat ouais c'est ce que j'ai compris oui d'accord c'est sur un mandat oui oui c'est pas par an ouais déjà 125/ 5 Ouais ça fait 25 oui ça fait 25 ouais 25 moi je vous le fais tout de suite là sur un sur un format à 4 he ouais oui trouvez les Ah oui, vous avez futur président de la République depuis le temps que je dis qui a fait des études d'économie le fait aussi très facilement hein.

Elle elle veut elle veut elle veut elle veut taper dans vous l'avez compris hein dans l'immigration c'estàd vous prenez l'immigration vous prenez l'immigration vous pouvez gagner effectivement il y a l'aide médicale d'urgence il y a l'aide au logement il y a les politiques migratoires qui sont plutôt favorables. allait gagner bon de ou 3 milliards probablement et puis il y a il y a des des des milliards qui sont additionnels vraisemblablement qui sont liés à la stabilisation du marché du travail. Vous prenez la cotisation à l'Europe, on est nous sommes contributeurs net de l'ordre de 10 milliards d'euros.

On doit verser 28 et on doit en recevoir 15 à peu de choses près, c'est probablement un tout petit peu plus. 15 ou 16, c'est ça un peu plus. Vous allez gagner trois ou quatre. Euh vous gagnez sur les retraite, vous faites un peu de désindexation sur les retraite, vous supprimez par exemple le vous forfaitisez le l'abattement de 10 %, vous allez gagner 2 milliards de plus. J'en ai déjà là, j'en ai déjà 7 ou 8. Donc pour aller à 25, ça va quand même assez vite si vous voulez. Si c'est 25, si c'est 25 et 125 sur un mandat, ça se fait. D'accord.

Et surtout, c'est pas suffisant parce qu'il y a eu un rapport cet été de quatre économistes très brillants qui nous ont tracé la trajectoire de la dette à 2030. Si on veut ne serait-ce que stabiliser la dette à horizon 2030 2032, il faut faire 150 milliards d'économie. Donc là-dessus, en fait, on augmenterait la date, malheureusement, on augmente enfin mais le RN a toujours été fâché avec les les économies mais là ça augmenterait mécaniquement la dette sur son mandat. Est pas très rénophile non plus entre monsieur Péry qui n'est pas et les fillophiles. Ça va pas être facile pour les Vous savez ça va être quand même le deuxième tour les gars. Va falloir vous y faire hein.

On peut moi j'aime l'économie. Chacun son truc. Vous vous leur donnerez des leçons peut-être au candidat. Je vous je vous demanderai de faire un triomphe à Hervé Lebras, démographe et historien qui vient de nous rejoindre. Merci Hervé Lebra. Voilà un homme sérieux. Vous avez un homme sérieux vous avez publié de dire essayons de tenir. [rires] C'est jamais bon quand on vous présente comme ça. C'est très dangereux. Alors s'il y a quelqu'un un démographe sérieux, c'est bien lui. La grève des naissances aux éditions de l'aube, c'est votre dernier livre, la grève des naissances.

et merci d'être avec vous parce que vous êtes un poids lourd dans la discipline dont nous allons parler maintenant la démographie et c'est chouette de vous avoir dans cette émission parce que nous avons une concomitance d'événements euh de caractère politique qui nous affectent. D'abord un élément qui correspond à une une étude 67 % de parents renoncent à faire des enfants pour des raisons matérielles par manque de moyens. 67 % renon à faire des des enfants par manque de moyens. Dans la situation démographique de la France, on pourra en parler, c'est quand même une information importante. Et deuxième chose, on parle de sucré, de supprimer quelques allocations familiales.

Euh c'est une piste de réflexion aujourd'hui pour le budget 2027 justement pour faire des écolet 2027. Pourquoi pas je c'est le gouvernement envisage de désindexer ses allocations familiales, ça correspondrait donc ça ça concernerait tout le monde. Ou alors il pourrait y avoir un relèvement des seuils de ressources. Est-ce que ça tombe mal alors qu'on voit qu'effectivement des Français visiblement n'auraient pas d'enfants supplémentaires faute de moyens. On voulait savoir avec vous si le gouvernement là fait un mauvais choix ou alors il y a de toute façon aucun lien. Oui. Alors, il y a deux choses. D'abord, la fécondité baisse en France depuis 2012.

Ça fait quand même maintenant 15 ans et surtout il y a eu un une baisse vraiment très forte en en 2023. Donc ça fait le problème est posé depuis cette époque. Et effectivement dans mon livre, je montre que la seconde raison de cette baisse est liée au coût de l'enfant. Et c'est pas simplement pour la France, c'est vraiment quelque chose, il faut bien le voir, qui se passe à l'échelle mondiale. C'est même sans doute la question du coup de l'enfant est encore plus forte dans les pays d'Extrême Orient, notamment la Chine, Taiwan, Singapour et la Corée sont toutes au-dessous de un enfant en moyenne par femme.

C'est quand même absolument inoui, c'est-à-dire une division par deux de la population en une génération. Alors euh est-ce que ça s'est accentué ça pour la France dans les toutes dernières années ? Non. Ce qui s'est produit c'est que l'enfant coûte de plus en plus cher de toute manière c'est tout et parce que il faut que il y a des tas de produits pour lui parce que et puis aussi parce que on souhaite qu'il ait un bel avenir. Et là ça vient heurter un fait qu' a bien souligné l'OCDE, c'est qu'il y a un ralentissement de de l'ascension sociale, la promotion.

Donc ça coûte plus cher pour faire progresser votre enfant pour le même pour la même c'est le premier point sur juste avant pour répondre justement je vois une petite parenthèse dans le premier point et après vous vous déroulerez. On [raclement de gorge] sait combien coûte un enfant en Occident parce que à la fin à la fin des dîners arrosés avec quelques copains, on s'est amusé à essayer de chiffrer. Dites le chiffre. Alors moi ma théorie c'est qu'un enfant y compris dans un milieu modeste pendant pendant les 20 ans jusqu'à ce que voilà c'est c'est pas loin du million d'euros.

Je je là sur toute une vie mais mettez tout mettez [rires] tout ce que vous achetez pour votre enfant 20 ans tous les fran il y a une étude de l'INC qui fait il a 2 ans qui donne pour un foyer modeste le coût total de 0 à 20 ans pour un enfant c'est un peu près c'est autour de 180000 € et c'est 250000 pour un foyer qui a un peu plus de moyens donc c'est cher he de toute manière mais c'est quand même pas moi je leur acheté une Rollro une Ferrari à 15 ans en mon papa [rires] si vous voulez vraiment que votre enfant ait tout le confort bon peut-être que on ira vers lui le second point qui est la question des allocations familiales il y a un point qui est maintenant sûr que je montre d'ailleurs pour pratiquement même pour tous les pays dans le monde c'est que les aides à la natalité n'ont aucune aucun effet dans aucun pays sur la natalité ellêm pas d'argent pas d'argent.

Nous y voilà. Et ben oui, on a des on a des cas énorme. Prenez la prenez la Pologne par exemple. La Pologne maintenant est tombée à 1,03 enfants par femme presque la Chine. Or, 7 % du budget de la Pologne est consacré à aux allocations familiales et autres. Il y a des prêts, il y a des des congés de paternité, de maternité très important. Çaen'en est devenu au point en Pologne, d'ailleurs c'est aussi la même chose en sucostie que les mesures natalistes au contraire dissuadent les femmes de faire des enfants parce qu'elles se disent "Oh là là, on veut nous ramener au foyer." Donc euh c'est et et c'est pas faux.

Dans le cas du gouvernement polonais, a-t-il une corrélation entre le taux de natalité d'un pays et son seuil de développement ? On m'a dit ça c'est des propos. On m'a dit que même dans certains pays en Afrique qui étaient dans sur sur un mode de développement économique considérable, le taux de natalité baissait assez sensiblement parce que c'était aussi un moment où il y avait chez les populations féminines la prise de conscience de d'un désir d'indépendance et cetera. Est-ce que c'est lié le développement et la natalité ? Oui, tout à fait. Là, on a là la corrélation est est très très ancienne et c'est lié à travers ce que vous dites, c'est lié avec l'éducation des femmes.

Là, c'est absolument radical. On voit même dans des pays comme le Sénégal, les femmes qui sont dans les régions reculées sans éducation ont en moyenne 6 enfants. Les femmes qui ont eu une éducation secondaire à Dakar sont à 2 et demi trois enfants par femme. C'est plus que nous, mais la transition est avérée. Et donc grosso modo l'échelle de des revenus moyens par pays, c'est l'échelle des compte Pascal vous rendez compte ce que dit ce démographe que vous estimez que vous aimez beaucoup Herver Lebras. Il dit que non mais c'est fascinant. J'aimerais qu'il y a quand même un certain nombre de de politiques qui qui écoutent notre émission maintenant.

Il dit qu'il n'y a aucune corrélation entre les politiques natalistes déployées à grand frais parce que c'est de nos impôts dont nous parlons par tous les gouvernements. On parle pas que de la France he par des la Hongrie, la Pologne, tout le monde et puis la natalité, il y a aucun rapport. Est-ce que est-ce que vous est-ce qu'autour de la table là, on a tous des enfants, plus ou moins des enfants, vous avez fait des enfants pour de l'argent vous ? Moi je fais pas j'ai pas fait d'enfants pour de l'argent.

Non non, c'est c'està-dire que c'est pas les allocations familiales qui qui font Alors, je sais qu'à une époque, c'était très à la mode dans certains milieux de parler d'argent braguette, ça marche pas. En réalité, c'est une expression qui est complètement vide de sens. Et j'attire votre attention sur un élément additionnel qu'arv n'a pas évoqué. 100 pays sont aujourd'hui en dessous du seuil de renouvellement de population. C'estàd que ce qui menace le monde, contrairement à ce qu'on pensait il y a une dizaine d'années, c'est pas la surpopulation, c'est la dépopulation.

C'est en réalité le fait que notre humanité risque de se retrouver avec des régions, c'est un peu une peau de léopard, des régions qui sont plus menacées que d'autres. On évoquait le Japon il y a pas très longtemps. Euh le Japon perd entre 800000 et 1 million d'habitants par an. Alors c'est vrai que c'est le pays Oui. par an. Ils sont à 124 millions de de d'habitants. Ils perdent entre 800000 et 1000. C'est-à-dire que y compris la Chine, la Chine si au rythme actuel qui est le rythme de l'enfant unique évoqué par Hervé Lebras tout à l'heure pratiquement si au rythme actuel la Chine n'est plus à au-dessus du milliard, elle est à 600 millions à la fin du siècle. 600 millions en 2100.

Tout à fait. Voilà. Vous rendez compte ? que c'était un milliard et demi et en 2100 l'Afrique sera 4 milliards. Voilà qui va résoudre la le sujet lié à la crise du logement parce que franchement ça ça veut dire qu'en Chine il va y avoir des logements vacants et disponibles. Pour vous donner un exemple des mesures natalistes, la Hongrie est vraiment un champion du temps de Orbane. Par exemple, les couples qui ont eu plus de deux enfants à partir de donc de trois enfants sont dispensés d'impôts sur le revenu toute leur vie hein. Vous imaginez cette mesure en en France ?

Il y a une il y a une prime de 7500 € pour les couples qui ont qui font un trisème enfant et qui achètent une voiture d'au moins 7 places. [rires] D'accord. Voilà, Hongrie est actuellement à 2,28. là elle a baissé aussi vite que exactement ses voisins qui n'avaient pas ces mêmes mesures, c'est-à-dire aux mêmes vitesse que la Tqui Alors, alors c'est une formule magique.

Alors, toutes les politiques publiques dont vous nous parlez n'ont aucun effet sur la natalité d'un pays Il y a des il y a des petits rebonds si vous voulez qui s souvent des rebonds liés au fait que on appelle ça un effet d'obè c'est-à-dire que face à une mesure des personnes qui comptaient avoir un enfant des couples décident ben d'accélérer. Alors quand vous faites plus rapidement des enfants, l'indice de fécondité augmente mais ensuite il retombe un cas très connu et la Suède où ça a monté d'un coup et puis c'est redescendu nettement plus bas au bout de 5 ans parce que ça y est les enfants étaient nés qui étaient désirés. Ouais.

Et est-ce que le grand facteur commun de dénatalité dans la plupart des grandes démocraties libérales et dans les pays occidentaux, le le lien, le trait d'union, c'est pas aussi un nouveau rapport à l'existence, à la famille, à l'individualisme et aussi le fait que bah tout simplement par rapport à la famille du 19e siècle où tout était centré autour de un homme et une femme avec des enfants, désormais il y a une multitude de d'organisations de vie, il y a une explosion du célibat, de l'individuisme grande. Est-ce que c'est pas ça finalement la cause sans dire qu'il faille d'ailleurs changer ? Évidemment pas, mais en tout cas, est-ce que ça c'est pas la grande cause de la dénatalité ?

Vous êtes pas enfin à mon avis, vous êtes pas loin parce que au fond la thèse de une des thèses de mon livre, je pense que la cause principale, elle est liée au rapport entre les hommes et les femmes et pas simplement au rapport euh auquel on pense, mais notamment au niveau d'éducation. Il s'est produit à partir des années 2005 une grosse mutation dans un grand nombre de pays. Les femmes sont devenues nettement plus diplômées que les hommes. Et du coup le slogan qui était concilier vie professionnelle et vie familiale ça marchait parce qu'il y avait double journée des femmes. On le voit bien dans les enquêtes de l'INC ou des affaires sociales.

Et là désormais bon les femmes disent ben maintenant qu'on est plus diplômé que les autres à la limite ça serait aux hommes d'avoir la double journée. ce qui est pas du tout le cas. Donc les femmes de plus en plus privilégent une carrière à laquelle elles pensent qu'elles ont droit. On a une journaliste, regardez ça ça ça dure quelques secondes, quelques instants qui a Frédéric Agnèz qui a été recueillir justement des paroles de de mère qui disait voilà stop j'arrête quoi. Les enfants intéressant. Oui. Pauline vient chercher sa seconde fille à la crèche. Organisation serrée. C'est quand même une mécanique bien huilée. Oui, [rires] c'est rythmé, il y a pas le temps.

Mais plaisir de retrouver Charlie 2 ans et demi. Ça va mon chat ? Si Pauline a fait deux enfants, nous dit-elle, c'est notamment parce qu'avec le papa, les tâches sont partagées équitablement à la maison. Et puis, c'est vrai que nous, on a la chance d'avoir les quatre grands-parents à proximité, donc qui sont là en soutien quand on finit un peu plus tard le soir ou quand on est pris pour pour diverses raisons et c'est important aussi, ça nous aide beaucoup. Deux enfants, c'est plus que la moyenne des femmes françaises. Et cette démographe avance une explication aussi en terme le coût en terme d'organisation et le coût en matière financière de l'enfant.

C'est la raison principale qui explique que les jeunes couples vont avoir plutôt un ou deux enfants. Dans la maternité de Saint-Junien en Haute Vienne, le choix de faire moins d'enfants se traduit nettement dans l'activité. Il y a 22 ans, on faisait 550 naissances. Aujourd'hui, on est aux alentours d'un d'un petit 300. Laura vient d'accueillir une petite Tya, son deuxè enfant. Un troisè un jour probablement pas. Financièrement, il faut aussi que ça suive. Donc pour les nounous, les crèches ou bien ben même l'école, la cantine, j'ai l'impression que c'est pratique de dire la raison pour laquelle je me limite, c'est c'est l'argent, c'est la place, c'est la chambre qui manque.

Mais on sort toujours l'exemple des années 30. Je regardais un article sur Céline Dion. Alors vous êtes comme Melin qui [rires] dit c'était formidable le 19e alors c'est sûr qu'il y avait pas de contraception les femmes mourent en couche elles faisaient 15 enfant elle mourit elle commençait à se reproduire à 14 ans. Elle mourait à 30 non mais vous avez raison. Non mais là moi j'adore ce plateau de mecs là entrecouilles [rires] en train de vous expliquer que vivre le temps en avant où les femmes vous pouvez faire 15 m et subir tout ça. Non mais c'est vraiment là je vous adore hein. Don les leçons de choses hein. Non mais vous trompez. Moi je trouve que enfants c'est très bien.

Non non non je dis simplement que le cas de est intéressant. 14 frères et sœurs les Dion voilà ils écoutent les chansons de Ginette Renault à la à la radio. Voilà c'est une enfance heureuse mais elle dormait dans un elle explique elle dormait dans une sorte de presque de meuble qu'ils avaient confectionné dans une chambre quand elle était toute petite parce que voilà ils étaient ils étaient entassés dans des chambres. Donc la question, il y avait pas 14 chambres chez les Dion ? C'est vrai que les gens les gens qui veulent que leurs enfants vivent mieux hein, ils ont ils ont totalement tort hein. Franchement, ça veut vivre ce moment où on était entassé les uns sur les autres.

Mais pardon vraiment ça Oui. Bah allez-y. [rires] C'est pas parce que les enfants coûtent cher, c'est une conséquence. C'est parce que les parents veulent que leurs enfants soient bien éduqués. Mais c'est très bien. J'ai absolument pas dit le contraire. Ouais. Et d'autre part sur la question du logement, là je l'ai regardé attentivement, on le dit souvent et ben non, quand vous faites la corrélation entre le taux de surpeuplement des logements, que ça soit en France ou entre les pays européens, il y a aucune relation à la baisse récente de la fécondité.

Et on y pense d'ailleurs et vous avez raison, pensez à la crise du logement dans les années euh 50 où il y avait le nombre près de un un/art des Parisiens étaient en logement précaire ou bien en en hôtel et la fécondité était de 2,8 enfants par femme. Donc le logement c'est le logement si vous voulez c'est une par de quelle année pardon Je parle de 1950 des années 50 à 60 avant que passé avant 1950. Non mais pardon mais 1950 il y avait pas de contraception. Mais si qu'il y avait une énorme contraception par la pilule la libération de la femme l'IVG.

Non mais non mais vous parlez d'un temps pardon mais excusez-moi mais là je mais est-ce que vous dites sur moi je je l' de fécondité était inférieur à il était de 2,3 quand on est arrivé en 1937 donc il y avait de la contraception. C'est c'est un démographez c'est la somité. Alors, vous savez quoi ? Moi je suis mère hein, j'ai vécu la double journée de travail. Je pense que Magalie c'est pareil. Donc, j'entends ce que vous dites. Moi, j'ai vécu dans un clapier et en me disant je vais pas faire un deuxième enfant parce que je vis dans un clapier. Vous avez d'autres études [raclement de gorge] qui disent exactement l'inverse sur l'impact.

Il dit que le plus grand contraceptif, je sais plus quel rapport sénatorial et cetera, qui disait le plus grand contraceptif actuel en France, c'est effectivement la crise du logement. Non mais moi je veux bien. Revenons, revenons au temps béni où les femmes ne prenaient pas la pilule, où il y avait pas de stérilé, où elle mourait en couche et elle faisait 15 enfant et en plus elles avaient un boulot de merde et elles faisait pas d'études. Ben c'est sûr que là on relancerait la démographie formidable. Pardon mais ça fait une demi-heure qu'on dit ça. Donc là moi je bien un peu caricatural. On dit que scientifiquement il y a pas de corrélation. C'est des démographes qui le disent.

Il y a pas de corrélation. Ça vous arrange quand ça vous arrange. Mais ça m'arrange pas. Mais qu'est-ce que vous voyez ? Moi moi j'ai moi j'ai moi j'ai vécu à Argenteuil et j'ai dormi dans la même chambre que que ma sœur jusqu'à 10 ans. Vos enfants vivent dans la même chambre. Voilà. Bah voilà mais moi tout me va. Tout me va sauf la dépense inutile de l'argent public. Et quand on verse des APL et que ça sert à rien là ça va. Est-ce qu'il y a pas Hervé Lebras une malgré tout un lien avec le territoire ? En un mot, le mètre carré dans les métropoles dans les zones tendues coûte très cher aujourd'hui. C'est pas tout à fait la même chose.

Bon les amis, vous êtes pas sérieux parce qu'il faut Non, la un la corrélation malheureusement pour cette belle théorie, la corrélation ne marche pas, on ne la trouve pas et d'autre part il faut bien voir que il faut comprendre pourquoi dans les 10 dernières années, on est passé de deux enfants à 1,5 enfants. C'est pas simplement la question du coût du logement. Ça avait déjà augmenté bien avant. Donc il y a un véritable changement. Merci d'être venu nous voir Hervé Lebras. On court toujours après le temps. J'ai parlé de Séon. Nous allons maintenant parler du Canada. Vous savez pourquoi ça va vous sembler totalement dingue.

Restez avec nous parce que le Canada, écoutez bien, rejoint l'Union européenne. Oui. À tout de suite. Exact.

1:19:12
Non speech

[musique]

1:19:13
Locuteur

Vous savez que moi j'ai une tendresse toute particulière pour le Canada et une tendresse toute [musique] toute toute particulière pour le Québec. Vous allez voir un truc qui va s'inscrire en bas là mesdames messieurs. Vous ne vous ne rêvez pas. Pas la peine [musique] de vous pincer. On évoque la possibilité que le Canada devienne un membre de l'Union européenne. Je sais pas, il y a peut-être une panne mais normalement il y a un bande voilà le voilà il est là. Et c'est une immense nouvelle. Ça paraît fou. Est-ce que c'est un 1er avril ? Je ne crois pas. Magalie Lunel, c'est une grande première en tout cas. Jamais jamais la proposition n'avait été faite à personne.

Et bien l'Europe, ça y est, elle a formulé au Canada. Elle veut faire du Canada le premier pays membre associé de l'Union européenne. C'est une proposition d'Ursela Van Derlenleen qu'il a défendu hier. Le premier ministre canadien [musique] est à Strasbourg Parlement. Il s'est adressé au parlementaire européen il y a quelques minutes en français dans le texte. Il remercie tout le monde et voilà ce qu'il dit.

aujourd'hui de la manière dont notre réponse notre réponse à la rupture géopolitique actuelle devrait intégrer une nouvelle dimension quelque chose qui remonte à bien avant les relations entre l'Union européenne et le Canada car la profondeur de nos liens ne se mesure pas avec des échanges commerciaux ni né inscrite dans nos traités. Nos liens sont profondément et renseigné dans nos terres. Il faut que je vous dise Grégory Philips que la chanteuse québécoise canadienne Fabienne Thba nous regarde tous les jours. Voilà. Et on l'a déjà pris en duplexe. Elle est déjà intervenue. Et elle m'écrit à l'instant.

Pardon Fabienne, je devrais pas révéler les SMS, mais c'est tellement drôle que je le fais. Euh d'ici à ce que les Québécois d'origine française avéré mes ancêtres sont percherons et Charantais d'ici à ce que les Québécois redeviennent français. Bah oui, c'est techniquement possible. Et elle ajoute après tout dans l'histoire, rien ne nous a jamais enlevé notre nationalité d'origine puisqu'ils sont partis français, ils se sont installés là-bas, ils sont devenus québécois et canadiens. Mais voilà. Bon bref, je referme la parenthèse. Merci à vous Fabienne Thba. Ça fait chaud au cœur de savoir que la plus québécoise des Françaises nous regarde tous les jours.

Est-ce que ce que nous avons écrit en bas, le Canada plus européen que jamais, le Canada redevient hein, le le le Canada rejoint Tiens voilà entre dans l'Union européenne et ça vous ça vous semble un petit peu exagéré. Vous savez pourquoi est-ce que le titre n'apparaissait pas ? Parce qu'il est faux. Il est faux ce titri. Non, mais pardonnez-moi, il y a un rapprochement. Le Canada pourrait devenir à terme le un un pays un membre associé de l'Union européenne avec des relations commerciales. Mais non, le Canada ne va pas entrer dans l'Union européenne ni demain ni après-demain. Alors, c'est quoi ça alors ? Ben non, mais il y a de fait un rapprochement, ça c'est certain, notamment commercial.

Pourquoi ? Parce que vous avez bien noté qu'il y avait des relations un peu conflictuelles entre les États-Unis et le Canada, entre Donald Trump et Marc Carnet. Et le paradoxe de toute cette histoire, c'est que Trump à force de menacer le Canada, vous savez, de dire euh ça va devenir le 51e état américain, qu'est-ce qu'il fait ? Bah il pousse le Canada dans les bras de l'Europe et la Chine. Bon alors donc donc la régie, pardon, la régie, on va écouter le patron du service euh politique international de LCI. C'est c'est un petit peu exagéré. Le Canada se rapproche et devient membre de pourrait devenir un membre associé de l'Union européenne mais pas un membre de plein droit.

Donc on enlève ça et on on trouve quelque chose de plus vous dites que les plus [rires] mais c'est vendeur, vous avez raison, c'est vendeur. Donc vous dites à force de menacer finalement Donald Trump jette le Canada dans les bras de l'Europe, bah on a eu une réaction du président américain. Il est pas content du tout du tout du tout. il prend ça comme comme un défi qui lui a adressé personnellement. Écoutez, je pense que c'est ridicule. Regardez toute cette histoire avec le Canada. Le Canada a été un très mauvais partenaire commercial. Et non, je ne vois pas les choses comme ça.

Et s'ils font cela, si je considère qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douanes très important où je cesserai de commercer avec l'Europe sur de nombreux produits. Donc, s'ils font cela, si l'Europe le fait avec de mauvaises intentions, si les intentions sont bonnes, cela me va. Si elles sont mauvaises, nous imposerons des droits de douanes très élevés à l'Europe. Ouais, enfin ouais. Vous dites que le Canada ne rejoint pas l'Europe. Enfin, vous avez dit ce que vous avez vu ce que dit Trump, hein. Trump dit "Si font ça, euh je j'en Bon voilà, il y a il y a un rapprochement qui est quand même objectivé par Donald Trump lui-même.

Richard Verlui, parce que c'est un très joli coup politique qui a été tenté hier par sous la vente d'eron. Le problème, c'est que c'est une promesse en réalité qui ressemble beaucoup à du vent. Mais cette idée que de part et d'autre de l'Atlantique non mais politiquement c'est bien joué cette idée que de part et l'autre de l'Atlantique le Canada et l'Union européenne puissent être associé rappelons quand même que les deux ensembles, alors d'un côté c'est un pays, de l'autre un ensemble de pays, sont très complémentaires.

Aujourd'hui, c'est impossible pour des tas de raisons, notamment le fait que le Canada exporte un peu près 70 % de ses biens des marchandises vers les États-Unis, en importe un peu près 60 %. leurs économies sont inextricablement liées et en terme de sécurité, c'est un commandement américano-canadien qui protège l'Amérique du Nord avec un général américain à sa tête. Mais imaginez dans le futur, le Canada c'est du pétrole, c'est des ressources minières, c'est des terres rares, c'est de l'eau, c'est des chanteuses. Mais les chanteuses, on les a déjà. Imaginez tout ce que ça apporterait à l'Europe qui elle a besoin de tout ça. Donc je pense que c'est un joli coup politique.

Je crois pas qu'il mènera quelque part parce que c'est beaucoup trop compliqué à mettre en œuvre et les États-Unis éventuell évidemment mettront des bâtons dans les roues. Mais le coût politique, il est là. Je peux vous dire hier, j'étais à Zuric. Pourquoi ? C'était le 80e anniversaire du discours de Winston Churchill en 1946. C'est à ce moment-là que Churchill, qui n'est plus premier ministre britannique vient à Zuric en Suisse et parle des États-Unis d'Europe. Des États-Unis d'Europe. Donc il exclut d'ailleurs à l'époque le Royaume-Uni. Et bien lors de ce 80e anniversaire hier, tout le monde ne parlait que de cette proposition. Ah incroyable !

Mesdames, messieurs, cela dit, cela dit, sur le plan géographique, si on si on s'approche du cercle polaire, le Canada est tout près de la Norvège. Le Canada est quasiment européen en vrai. Il est tout près de tout près du Grenland.

qui appartient au Danemark tout près du Grenland nous piquer et puis vous avez Saint-Pierre et Micon et on est voilà euh les Saint-Pierretis ont le niveau de ville plus élevé d'Amérique puisqu'ils ont des salaires indexés sur le le le l'euro et le niveau de vie des Saint-Pierretis et et le salaire il y a quelques temps ça peut-être bougé c'est fascinant hein donc les Français ont le niveau de vie le plus élevé des va le rendre visite sur le sur la route de l'assemblée général les Nations unies très intéressant il s'arrête à Saint-Pierre et Miclon dans cette période de discussion avec le fascinant moi j'y suis allé j'ai travaillé pour Talasa il y a des années et j'ai fait une transatlantique pour Talassa et je suis allé à Saint-Pierre Milclon une semaine mesdames messieurs et c'est un bel endroit de France déjà qu'on était jaloux ça a pas arrangé nos affaires ça on va parler de l'impossibilisme.

C'est Marine Le Pen hier qui a repris ce néologisme inventé par Bruno Rotaille il y a un peu plus d'un an. C'est la maladie française. À chaque fois qu'on fait une proposition, dit-elle un peu audacieuse, on on répond systématiquement, c'est impossible. Et bien, elle veut lutter contre ça. À tout de suite. La météo avec CIC Entreprise à Mission consacrer une part du résultat net de notre groupe à des projets sociétaux et environnementaux. C'est ça qu'on soit pour que le monde bouge. Cic. Les conditions météo sont parfaitement de saison en ce milieu de semaine avec le retour de perturbations atlantiques qui a fait baisser le mercure assez nettement.

On a perdu parfois 10°gr en l'espace de 24 heures. Des perturbations malgré tout atténuées puisqu'elles se heurteent assez haut de pression. Quelques faibles puisés par 107 mi-journées vers la Bretagne, le Côentin. Un front qui va pénétrer un peu plus dans les terres cet après-midi. C'est tirant du pays Nantage jusqu'au Flandre avec un peu de vent en bord de manche et puis déjà le retour des éclaircis par le Finister et puis plus on ira vers le sud-est et plus le soleil dominera. Avec un peu d'instabilité sur la Corse. Notez toujours le vent très présent Méditerrané. Attention donc dans ces conditions au risque d'incendie.

des températures pour cet après-midi de saison donc sans excès 22 à 25°gr en moyenne. Toujours un peu de chaleur près de la Grande Bleue 29 pour la Corse ou encore du côté du Langdoc. Pour la journée de demain bien nous allons retrouver notre perturbation qui progressera en matinée depuis la quittè jusqu'au nord-est avec deux ou trois avers seulement. À l'arrière pas mal de grisaill et puis toujours ces conditions très lumineuses en Méditerranée malgré la présence d'un voile d'altitude dans l'après-midi. Cette perturbation n'apportera quasiment plus de précipitation.

Les éclaircis feront même leur retour sur cette bande centrale à l'arrière des éclaircis un peu moins généreux au nord de la scène. Pas de changement pour le car sud-est avec des températures demain qui seront équivalentes à celle d'aujourd'hui. 23 Paris Comman 24 à Lyon ou encore 25° du côté de Bordeaux. Notre weekend très ensoleillé avec des températures qui vont repartir à la hausse. Quelques averses samedi en bord de manche sinon un temps lumineux et donc de nouveau de la chaleur. Quelques averses qui gagneront un peu de terrain sur le nord du pays dimanche. Sinon pas de changement avec cette température jusqu'à 32°gressus.

Une chaleur qui devrait encore s'accentuer d'ici le milieu de semaine prochaine avec CC entreprise à mission. C'est ça qu'on soit pour que le monde bouge. Mesdames messieurs, très heureux de vous retrouver. Il est 13h30. Vous êtes avec nous et c'est une vraie joie qui est autour de la table. Vous vous méritez.

1:28:57
Non speech

[musique]

1:28:58
Locuteur

Vous avez le droit de savoir que Richard Verlier est là. Vous avez le droit de savoir que cet homme penché sur ses notes, [musique] c'est Pascal Perry qu'il révise toujours. Il révise toujours parce que c'est un studieux. [musique] C'est un studieux péri, il faut bien comprendre. Il bosse, il prépare comme Isabelle Saport qui malgré son allure un peu déguingandée est en réalité une travailleuse, une laborieuse. Tout le contraire [musique] de cette fausse décontraction qu'elle affiche tous les jours et comme Paul Melin car faut que je vous dise que Paul Melin nous a fait un aveu tout à l'heure.

Il nous a dit [musique] que lorsque j'avais 17 ans, il a 32 ans Paul, lorsque j'avais 17 ans, j'étais un soutien de Jean-Luc Mélenchon. J'ai même fait la une de l'humanité. Et bien Paul, je suis en mesure de vous dire [rires] que nous avons retrouvé les images. Vous la diffuseriez. Excellent. Voilà Paul Melin, regardez, on a un titre pour vous en bas exprès. Paul Melin chez [rires] Mélenchon, ça a bien existé. C'est pas de Lia. Mais non non non. Ben non, ça existait pas en 2011 Lia. Quand je vois ces images Oh là là, non mais là vous me faites séquence. Quand je pense que le réactionnaire que vous êtes devenu souverainiste [rires] étant à la une de l'humanité dimanche avec cette tigace.

Oui, c'est surtout de la coupe de cheveux, moi qui m'inquiète. Alors à l'époque, vous étiez quoi ? Vous étiez alors le le tut au lycée. Non non non. C'était quoi le Mélenchon ? Il était où ? Mélenchon était venu à Talence à côté de Bordeaux, une salle qui s'appelait la médokine qui a été détruite, je crois et Jean-Luc Mélon. C'est pas Jean-Luc Mélon qui a détruit la salle mais il était venu mais à l'époque il était formidable. C'est toujours il est toujours formidable. C'est un tribin hors paire. Et à l'époque, je me souviens, il parlait énormément de la mer, vous savez, de l'économie de la mer, c'est son grand truc.

Et il nous il nous parlait de ça, il parlait de la planification écologique, il avait des grandes intuition comme ça euh qui séduisait le jeune lycéen qui préparait Sciences Po et que j'étais et j'ai déjà adoré Mélenchon. Oui oui, bien sûr. Je vois pas la date là. C'est quelle date ça ? 2011. 2011 décembre 2011 c'était la campagne de 2012 et il lançait ça à l'époque avec Martine Billard avec euh André Chassign tous ces gens-là c'était une gauche vintage quoi. Dites-moi il y avait pas encore euh voilà autres Paulin Paul Melin avez-vous songé à cette époque ou dans les années qui ont suivi à mener une procédure judiciaire contre votre coiffeur ?

Voilà [rires] vous voyez venir mais regardez entre-temps d'ailleurs c'est c'est Catherine dans mon village à Wariron qui me coiffe je la salue et je l'embrasse. Voilà meilleur coiffeur deon dans les deux sèvres.

les de s qu'on faire de vous avez fait des du chemin hein parce que vous définissez comment maintenant politiquement c'est intéressant parce que je suis un souverainiste de gauche de je suis un gauliste de gauche prépare d'ailleurs un livre avec Jean-Luc Barret chez PL sur ce sujet ils sont de gauche oui j'aime beaucoup Natacha Polonie pour vous pour vous [rires] Isabelle Saporta pour vous c'est un sous-marin pour moi et pour sous-marin non ben je veux dire je suis un chevement dentiste quo c'est généralement les gens de gauche qui disent qu'ils sont chevementistes sont vraiment de droit [rires] Il s'est passé quoi entre le lycéen làu ?

Je sais pas hypothèses ou c'est Mélenchon qui a changé ou c'est moi ou c'est un peu les deux ? Je sais pas. Vous êtes vous êtes assez valcien finalement. Ah j'aime bien Vals sur la sécurité et l'ordre. Oui il a raison sur l'ordre public sur la sécurité il a raison sur l'économie je suis moins d'accord. Je suis plus un étatiste. Moi d'ailleurs au grandable de notre ami Pascal P. C'est vrai que c'est l'état marche bien. Ça donne le bons résultat vrai. C'est incontestable. C'est là que que que Perry me fait marrer quand il lève le il lève le nez de ses notes. Il est en train d'écrire, il vous écoute d'une oreille distraite et qui vous dit c'est vrai que l'étatisme ça a toujours bien marché.

Si vous saviez numéro qu'il écrit sur son cahier là des fois je regarde c'est terrible. Moi c'est choc [rires] hein. Et si on travaillait parce que je je crois que nous sommes en direct à la télévision. Je suis pas certain mais je croision. L'émission a commencé. Mesdames messieurs, nous allons vous parler de Marine Le Pen car hier soir, je ne sais pas si vous avez suivi sur LCI, nous avons eu un gros succès d'audience. Euh Darius Rochemin recevait Marie Marine Le Pen. Euh Rutel Crief était là pour l'interroger sur certaines questions politiques. Moi-même, j'étais là pour l'interroger sur certaines questions liées à son programme économique au fameux 125 milliards.

Donc ça a été un moment assez intéressant et elle a dit des choses Marine Le Pen et nous allons vous montrer avec Magalie Lunel les choses qu'elle a dites. Alors, elle a répété que si jamais elle accédait au pouvoir, elle aimerait gouverner par référendum pour redonner [raclement de gorge] donc le la voix au peuple. [rires] ce serait eux qui décideraient et sa grande préoccupation, la grande préoccupation de son kakena, ce serait la lutte contre l'islamisme. Je vais euh proposer aux français un référendum dont l'objectif est de lutter contre les idéologies islamistes. Dans ce texte, il y aura tous les moyens de lutter.

lutter contre les financements, lutter contre les mosquées radicales, lutter contre euh les imames qui tiennent sur notre euh territoire des propos qui sont euh inadmissibles, interdire euh les frères musulmans notamment. Et il y aura euh évidemment la question du voile. L'objectif euh sera d'interdire le voile et nous le ferons si les Français nous en donne mandat euh progressivement et notamment par décret tout de suite juste après le vote de ce référendum dans les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives, les bâtiments publics parce que ça ça relève, j'ai envie de dire, de l'État.

Nous allons parler de ce qu'elle a dit des reins férendum, de cette grande loi sur l'islamisme qu'il qu'il l'abbite d'ailleurs. Mais d'abord, je sais que certains d'entre vous ont regardé la totalité de cette émission, de cette interview qui a duré 1 heure et demi. Comment sentiment général Isabelle s'apporta ? Oh, je l'ai trouvé excellente. J'ai trouvé euh beaucoup plus posée, beaucoup plus calme, beaucoup plus à l'aise en fait que d'habitude. Euh on sentait qu'elle se au fond qu'elle se glissait dans les habits de la future présidente de la République.

Donc c'est vrai que moi je bon, il y a toujours euh si vous revient si je devais rebondir précisément sur ce qu'elle vient de dire sur le voile, elle m'a absolument pas convaincu. Je je pense que c'est toujours totalement infaisable et d'ailleurs je vois pas bien du tout. dire on prendra notre temps et cetera. On prendra notre temps. C'est quand même le nouveau. Je vois pas bien comment je vais faire. Mais par contre sur la posture Oui. Euh je trouve qu'elle a elle a gagné en gravitas. H ben non mais je vais pas redire ce qu'a dit Isabelle. Je suis assez d'accord sur le sur la forme. Je trouve que elle porte des habits de président et c'est sa 4e campagne d'ailleurs.

Ça a été évoqué dans l'échange. Elle a acquis évidemment une espèce de maturité politique qui fait que d'ailleurs c'est un peu ce qui lui manquait aux dernières présidentielles, c'était passer de la figure de l'opposante préférée des Français à la figure de femme d'État. Euh or là euh jusque dans la solennité, jusque dans l'habit, je trouve que face à vous Éric, face à Rout, face à Darius, elle a été effectivement une présidentiable tout à fait convaincante sur la forme. Ensuite, on verra lorsqu'il y aura des débats, lorsqu'il y aura des confrontations avec d'autres candidats.

Pour le moment, je trouve que c'est un exercice réussi et et et si vous voulez quand vous regardez sur la ligne de départ les autres candidats, beaucoup la servent aussi parce que hormis Jean-Luc, on va revenir Jean-Luc Mélenchon, mais Jean-Luc Mélenchon qui a quand même une très forte personnalité dont on voit qu'il a effectivement aussi l'envergure pour le poste. Les autres, c'est compliqué. Bah oui, c'est un peu les deux meilleurs. C'est le bloc central qui devrait s'inquiéter. Terrible de dire que c'est sur la forme. On élu un président de la République normalement sur un programme.

Je une analyse de forme mais après on va j'imagine qu'on va parler du fond et des référendum parce que là j'ai beaucoup de choses à dire. Moi contrairement à vous Magalie qui restait l'élément neutre cette émission moi sur Heureusement qu'elle est là hein. Oui, pas le contraire. Mais moi sur le fond neutralité nuit pas. Moi sur le fond, il va s'en dire que si vous voulez c'est au fond toutes ces questions de faire un absès de fixation sur l'islam et cetera et cetera. Oui, sur l'islamisme si vous voulez mais enfin quand on en est à se demander comment on va faire pour enlever le voile, retirer le voile d'une maman qui accompagne les enfants à l'école.

D'abord un c'est infaisable et de les bras en tombent hein. Maintenant Maintenant sur la forme si je dois être honnête je l'ai trouvé très bonne. Oui. Je l'ai trouvé très bonne. Je je à la fin de l'interview un moment où nous nous sommes tous retrouvés, vous savez, on se démaquille et cetera et il y a eu un échange intéressant et je vous dévoilerai je vous dévoilerai un un petit échange que j'ai eu avec elle qui m'a très intéressé sur ce sujetl. Teasing teasing, on l'a pas tout de suite là. C'est demander à Pascal. Alors très bien, je vais vous je vais vous le dire tout de suite. Non non non, il faut que les téléspectateurs ou très bien ou bien sûr.

[rires] Soyons stratège restez avec nous les révélations après. Pas [rires] d'abord Pascal je l'ai trouvé assez puissante convaincante. Elle m'a pas convaincu sur les questions économiques. C'est je vois pas où elle va faire 125 milliards d'euros d'économie mais je le sais toujours pas. Bon peut-être que je le sauraai dans les les semaines qui viennent et cetera. sur les sur les autres questions, je pense qu'elle est extrêmement pertinente. Elle elle pose des elle pose des principes euh qui sont euh des principes qu'on discute pas en France à tort d'ailleurs à mon avis depuis beaucoup trop longtemps. Est-ce que les Français ont une priorité sur ceux qui ne sont pas français ?

Bah c'est comme ça dans tous les pays du monde. Et puis il y aurait une espèce d'exception française. Est-ce que il y a une offensive de l'islam radical ? Oui, bien sûr, on le reconnaît pas nécessairement. Comment faire pour la désamorcer pour lutter contre cette influence cette influence qui qui est hostile à la République ? Je l'ai trouvé là sur ce terrain extrêmement convaincant. Alors, je vais vous dire la question que je lui ai posé. Je lui ai dit à la fin de l'émission, comment se fait-il que dans vos prises de parole depuis des années, vous ne vous adressiez jamais à ces Français issus de l'immigration ?

des Français qui peuvent être noirs, des Français qui peuvent être musulmans issus du monde arabe. Vous ne vous adressez jamais à eux à eux. Ils sont dans une position sociale un peu inconfortable. Parfois, ils sont dans des banlieux difficiles. Les voisins, les amis savent que ce sont des électeurs de vous, Marine Le Pen. Moi, je dévou de temps en temps quand même, je m'adresserai à eux parce que je je ferai un petit signal. Euh voilà. Euh bon et alors, elle m'a dit, c'est étonnant ce que vous me dites, on m'a dit ça plusieurs fois. Je peut-être que je dois le faire. Pour l'instant, je ne l'ai jamais fait parce que je ne veux pas segmenter, communautariser voilà mes électeurs.

Je m'adresse aux français quel que soit non, c'est ce qu'elle m'a dit. Je m'adresse aux français quel que soit leur couleur de peau, quel que soit et cetera. Donc je pas quand j'entends Paul Melin dire elle a raison. Ah pardonnez-moi mais par contre de faire des musulmans un bouquet mystère bien facile, ça par contre c'est pas segmentant. Mais on rêve les brasentons. Elle fait pas ça. Au contraire. D'ailleurs, c'était une de ses différences avec Éric Zemour, c'est qu'elle disait "Je ne confonds pas islam et islamisme", ce qui était une vraie ligne de fracture à droite d'ailleurs et à l'extrême droite parce qu'il y avait des gens qui amalgamaient une idéologie rom qui qui promènent cont.

Non, mais par contre ceux qui ceux qui professent la multiplication du voile en Europe et qui tirent les ficelles sont pour beaucoup des frères musulmans et eux des vrais radicaux. Pas que la dame, elle est on va pas on va pas que toutes les femmes musulmanes qui portent le voile sont agisies par des forces. Non, Absolum. C'est pas ça le sujet de fond qui est organisé dans les quartiers une tendance de fond qui est organisée. Quelle est la réalité dans les dans les dans les quartiers ? C'est qu'il y a une espèce de de contrainte psychologique dans certains quartiers où il y a ces organisations, ces associations, les frères musulmans et quelques autres.

On s'arrange, [rires] on s'arrange, c'est c'est ça Guim, on s'arrange par personne interposée euh dans une relation avec le père, le frère, hein, ta fille ou ta sœur, ça s'appelle la pression sociale. Elle est pas quand même hein, tu vois, elle est pas Il faut s'attaquer à ceux qui mettent la pression. Il faut voilà, c'est ça qu'il faut. Voyez ce que je veux dire ? Isabelle, Isabelle, on est en face, on est en face on est en face de quelque chose qui est insais. Vous en avez conscience. C'est c'est très compliqué. Pascal, je vous prends au mot mais il faut mais il faut se battre là-dessus. Pascal, je vous prends au mot.

Imaginons que ces femmes soient agisies effectivement et qu'on les force à mettre le voile. Est-ce que vous pensez que c'est en les forçant à rester chez elles dans les mains des barbu qu'elles vont s'en sortir ? Mais il y a pas de bonne solution. Mais vous avez je dis pas qu'il y a la bonne solution mais par contre effectivement il y a des dynamiques de pression sociale faut lire là-dessus.

la production et littéraire de de Boem Sansal qui explique ça très bien, la façon dont lorsqu'il y a un processus d'islamisation, il y a une main des barbu comme vous dites qui qui s'impose et qui de façon insidieuse s'en vient changer la typologie d'un quartier en mettant la pression sur tout le monde, sur les femmes, sur les homosexuels, sur en faisant partir les minorités juives et cetera. Et ça, je crois qu'il faut l'avoir en conscience parce que si on agit pas à la racine, on aurait déjà dû agir il y a 20 ou 30 ans d'ailleurs. En fait, dans 50 ou 60 ans, nos quartiers ressembleront pour beaucoup à à des à des villes islamisées.

Les français, elle veut que les Français aussi décident parce qu'elle dit "Ça passera pas, voir référendaire, vous vous allez nous nous parler de votre expérience suisse." Bien évidemment, on rappelle le référendum en France, ça permet de consulter directement les citoyens sur une question ou un texte. Le plus souvent, les votants ont à répondre par oui ou non. H donc là, on ne sait pas bien quelle peut-être la question posée aux Français sur la lutte contre l'islamisme. Est-ce que ça se passe comme ça aussi en Suisse ? Oui.

Alors, la question peut être tout simplement approuvez vous ou non le projet de loi qui est attaché, donc un projet de loi et on demande au français, "Êtes-vous pour ce projet de loi qui sera ensuite adopté par décret comme elle vient de comme elle vient de l'expliquer. Euh moi j'ai trou alors je n'ai pas vu l'émission en direct mais j'ai regardé depuis ce matin différents extraits. Alors, je vais me tourner vers vous Éric parce que vous faisiez partie des interviews. J'ai trouvé que vous ne l'avez pas beaucoup rudoyé Marine Le Pen. J'ai trouvé que globalement vous l'avez quand même laissé dérouler. Elle l'a fort bien fait parce qu'elle est maintenant tout à fait dans son rôle.

Mais sur le référendum, un référendum c'est pas seulement poser une question, c'est être sûr qu'ensuite le résultat va être accepté et c'est être sûr qu'on peut ensuite entériner ce résultat à travers des mesures concrètes. C'est ça la culture référendaire. Or, moi ce que je vois pour l'instant, c'est que Marine Le Pen n'a pas du tout travaillé ça. Le référendum, c'est le résultat d'une culture référendaire. Donc se dire que vous allez dès la prise de fonction, puisque c'est ce qu'elle promet, faire un référendum sur le sujet peut-être le plus sensible qui soit à savoir en ce moment en terme de fracture du pays qui est la question de l'islamisme, la question du voile et cetera.

Je crois qu'il s'agit d'abord de faire un référendum sur la possibilité de faire un référendum. Mais mais il me semble que là elle manque d'arguments sur le thème comment non seulement comment on consulte mais comment on fait pour que ce référendum soit respecté parce qu'au fond si vous n'avez pas l'assurance des autres forces politiques, ce que nous avons en Suisse par chance parce que c'est le système il est fait comme ça. Si vous n'avez pas l'assurance des autres forces politiques, ils respecteront le résultat des référendums. Vous allez où ? Vous allez où ?

Vous allez à ce qu'on je vois émerger dans la presse les papiers sur potentiel guerre civile 3è tour dans la rue mais c'est très important d'avoir l'accord tacite de toutes les forces politiques parce qu'un référend comment voulez-vous qu' la question faut-il interdire le voile dans la sphère publique comment c'estz-vous comment voulez-vous que le parti socialiste et la disent mais moi je parle pas du sujet Éric je parle du principe du principe si vous n'avez pas l'accord des forces politiques que le résultat du référendum sera accepté. Comment vous faites ? Comment vous faites pour gérer le pays après un référendum ?

Vous savez, on a eu un suisse, un référendum que vous avez peut-être suivi en 2014 sur l'interdiction des minarés dans les mosquées. C'est on peut comparer puisque les sujets sont un peu celui-là. Moi, j'étais à l'époque contre ce référendum. J'ai écrit des éditorions contre et je me suis trompé. Je pense que c'était un référendum qui a permis une clarification. Mais pourquoi il a permis cette clarification sur la place de l'islam de la dans la société en Suisse ? parce que toutes les forces politiques étaient d'accord pour dire que la voix du peuple serait respectée et de facto la Constitution suisse a été modifiée.

Or moi ce qui m'inquiète c'est qu'aujourd'hui cette culture référendaire elle l'a brandi comme une arme politique. Mais c'est pas une arme politique le référendum c'est une arme démocratique qui doit être acceptée par tous. Et là je pense pardonnez-moi, que la question aurait pu lui être posée. Oui mais vous avez raison. Moi alors moi je je suis euh vraiment pour le débat à la française et j'aime que vous disiez ça. C'est c'est d'abord c'est dur d'être face à Marine Le Pen. On parlera tout à l'heure des fameuses 125 milliards d'économies. Vous parlez de l'avez-vous assez rudoyé ?

Moi, j'ai plutôt je suis plutôt Gascon et j'ai plutôt tendance à être dans l'empathie avec les invités quel qu'ils soi et d'où qu'ils viennent et quel que soit leur couleur politique. Mais Marine Le Pen, je lui pose je lui pose hier soir la question qui trois fois qu' a-t-il dans les 125 milliards ? Je lui dis d'ailleurs, excusez-nous, on va un tout petit peu vous torturer parce queil faut que c'est tellement gigantesque 125 milliards d'économique, on veut savoir. Elle répond en disant que ça va je vous donnerai tout, je vous dirai tout en octobre dès le mois d'octobre et cetera.

J'y vais une deuxième fois, j'y vais une troisème fois en disant bon ok d'accord, j'ai compris mais s'il vous plaît donnez-nous au moins les grandes masses qu'on puisse savoir les 125 les grand les grandes clés de répartition. Bon elle elle répond pas vraiment. Donc c'est oui parudoyé c'est vrai en allit pas lui attacher les mains. Et [rires] est-ce que je peux revenir sur la question du référendum ? Oui, elle est centrale. Et là, il a dit un truc que nous français qui n'avons pas la culture référendaire, on sait pas. Et et quand il dit bah oui, je l'écoutais mais il a raison.

Si on si on on fait pas accepter à toutes les oppositions le principe de la légitimité du référendum, les gens diront et ben vous savez quoi Richard ? On est souvent d'accord tous les deux. Et là, je vais vous dire un truc. Je trouve que justement c'est très habile ce qu'elle fait parce qu'elle a dit que le premier référendum comme l'a dit Paul tout à l'heure, c'est au fond sur la possibilité de faire des référendum. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on a un article 11 qui limite en fait le champ référendaire. Et là ce qui est très malin, c'est qu'au fond, elle surf sur deux choses.

C'est-à-dire, elle surf sur un mouvement populaire qui est au fond, on en a marre des juges et on en a marre du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État qui s'érige comme autant de barrières entre notre volonté et celle des députés.

ce que fait d'ailleurs Rotaillon hein pareil hein celle des députés et au fond l'effectivité des lois et elle dit et elle sera c'est marrant parce que j'en ai beaucoup discuté avec des constitutionnalistes elle dit au fond voilà moi je viendrais d'être élu présidente de la République ce qui effectivement depuis la réforme quand même de de Gaulle d'être élu au suffrage universel direct donne une force incroyable et je lance comme premier référendum est-ce que vous êtes d'accord pour qu'au fond on puisse faire des référendums sur ça ça ça donc sur tout et donc elle modifie la constitution et là comme le disent tous les constitutionneliste que avec lesquels j'ai discuté.

Vas-y que le Conseil constitutionnel dise avec la légitimité d'une femme qui vient d'être élue, présidente de la République, avec la légitimité d'un référendum qui lui donnerait raison et ben vous savez quoi on n'est pas d'accord. Et au fond, elle va au fond avec ce ce qui est une un mouvement de de violence vis-à-vis de nos institutions, hein, faut quand même être clair là-dessus, c'est quand même un coup de force.

Et bien je ne vois pas quelle institution je pense que le conseil constitutionnel va se coucher d'ailleurs elle l'a dit hier he dans elle dit mais je j'attends de voir Richard Ferrand m'expliquer qu'au fond il a un pouvoir de constituante et cetera et cetera j'attends de les voir elle va au fond et ça je pense qu'il y a beaucoup de français qui l'attendent je vous dis pas que je je je partage cette idée au fond remettre l'église au milieu du village et le fait démocratique le vote démocratique finalement comme première instance décision Et je je vous allez répondre juste je pense à celles et ceux qui n'étaient pas devant LCI hier soir qui ont pas vu.

Donc on parle de choses un peu abstraites. Donc on va vous montrer quand même des extraits. Donc là on a on a vu Marine Le Pen qui nous parle de ce grand référendum qu'elle veut initier en particulier sur les différentes façons qu'elle souhaite mettre en œuvre pour combattre l'islamisme dans ce pays. Ça c'était le premier point qu'on a vu. Maintenant on vous a parlé des fameux 125 milliards d'économies dont elle a parlé devant le MDEF. On a essayé, on a on a creusé avec Darius Rochebin hier soir à plusieurs reprises. Elle elle a expliqué qu' on aurait les infos en octobre, qu'on les aurait pas avant. Donc, on a eu plusieurs tentatives. Je vous en montre une mais il y en a eu plusieurs.

Dites-nous, madame Le Pen, ce qu'il y a dans ces 125 milliards. Vous avez bluffé tout le monde avec les 125 milliards devant le MDEF, 125 milliards d'économie. On s'est dit, c'est considérable. Jamais aucun président de la République, premier ministre n'a parlé d'une telle somme. Je donne Bardella disait il y a quelques jours, je crois à la foire de Chalon au Champagne, nous allons opérer le plus grand nettoyage des finances publiques jamais réalisées. Un truc pour c'est assez bluffant. chef d'entreprise sont dit "Mon dieu, c'est un travail gigantesque." D'ailleurs, c'est une question que je pourrais vous poser.

C'est une nouvelle Marine Le Pen avec la tronçonneuse Rabier Miléille, le président argentin arrive en France dans quelques jours. Vous avez bah 125 milliards, c'est tellement gigantesque que de facto vous devenez la candidate à la tronçonneuse même si vous ne voulez pas. Parce que la tronçonneuse ça consiste à couper dans les droits des Français. Hm.

Alors, moi je viens vous dire et je vous apporterai la preuve euh début octobre que l'on peut faire ces 125 milliards euh d'économie en tapant dans le gras des administrations, en tapant dans les agences qui ne servent à rien ou qui font doublon ou qui devraient être en réalité euh à l'intérieur des ministères et pas à l'extérieur des ministères parce que il y a de la fraude massive dans notre pays qu'on est on est volé comme au coin d'un bois que l'insécurité coûte une fortune. Moins de poste, ça veut dire moins de poste de fonctionnair que l'insécurité coûte une fortune. Mais ça veut rien dire moins de fonctionnaire. Il y a des endroits où il en faut plus.

Ça c'est toujours la réponse facile. Vous évitez la question. Oui. Personne ne dit qu'on va liquider pas la question. Il y a il y a euh certainement il faudra faire un effort sur les nonrenouvellements d'un certain nombre de fonctionnaires. Oui, bien sûr, mais il y a du il y a du gras, il y a des dépenses, il y a des gabgis, il y a même des gaspillages. Monsieur Brunet, elle veut faire Pascal Perry, extrait d'hier soir, hein, elle veut faire 125 milliards d'économies par an, hein. Tout à l'heure, on se posait la question, j'avais pas relu mes notes. C'est pas 125 sur le quinquena, c'est 125 milliards d'économies par an. 125 sur le quinquena, c'est c'est acceptable.

Je dirais 125 par an, c'est évidemment beaucoup. Alors, elle il y a une surestimation de certains postes d'économie. L'immigration 25 milliards d'euros. Non, pardon, à aucun moment on on ne fera 25 milliards d'euros d'économie sur l'immigration. à supposer d'ailleurs que on se pose la question de savoir sur quoi on va les faire. Est-ce que c'est l'aide médicale d'urgence d'État qui représente 1 milliard d'euros ? Est-ce que c'est l'aide au logement qui représente 1 milliard d'euros également ? Est-ce que ce sont ces coûts-là ? Mais euh 25 c'est considérable. Donc moi je vais attendre avec quand on sait pas, il faut le dire. On ne sait pas.

Ils doivent chercher début octobre, on est on est le combien là aujourd'hui ? On est au 17 septembre. [rires] bien évidemment ça touche tellement c'est tellement stratégique pour elle qu'en ce moment là elle va bosser avec ses économistes et qu'elle va essayer de présenter quelque chose qui qui est solide parce qu'elle sait très bien que on attend derrière qu'on va lui dire Pascal quelque part elle sait très bien qu'elle va que tout ce qu'elle va dire c'est tellement important l'argent l'économie la dette est tellement centrale dans cette campagne qu'elle va essayer de présenter un truc solide mais milliard Achetons le truc, même si je pense que c'est peu réaliste sur l'immigration.

10 sur l'Europe, ça fait 35. J'en mets 10 ou 15 sur les agences et c'est pas d'un effet immédiat. On est à combien ? On a 45. Ouais. 120 125 45- 125 - 45. Attendons d'avoir le détail. Il faut encore il faut encore trouver 80 et Pascaloup. Pardon ? Vous interrompe ? Les 125, elle les sort. Pourquoi en fait ? Ah bah parce qu'on a un déficit primaire. Chaque année, nous nous démarrons l'année à - 125. Ah non, à - 150. À 150. Alors mais à 125, vous êtes à 3 %. Il y a il y a il y a il y a deux il y a deux domaines d'économie, hein, où elle a été plus, vous le disiez, on est assez d'accord, où elle a été forte dans sa construction argumentaire.

On parle pas d'idéologie, on parle pas de ces idées-là. où elle a été très puissante, c'est sur la euh priorité nationale. Elle dit, je ne dis plus préférence parce que dans le mot préférence, il y a une dimension subjective et dans priorité, il y a une dimension légale. Elle elle est très bonne sur la priorité nationale parce qu'elle explique en gros que dans la plupart des pays ça existe. Voilà. Et à chacun de vérifier mais donc elle elle dans l'expression politique, elle est très bonne sur ce sujet-là. Et alors hier, elle est venue avec un thème qu'on qu'on lui connaissait pas trop qui est cette maladie française qu'elle appelle une maladie française l'impossibilisme hein.

L'impossibilisme. Écoutez Marine Le Pen hier soir, la maladie des politiques français, l'impossibilisme. Vous proposez de faire quelque chose systématiquement la réponse est c'est pas possible. Donc mais c'est la raison pour laquelle je veux le faire de manière progressive. C'est la raison pour laquelle le la première étape sera précisément l'interduction du voile dans les bâtiments publics, dans les sorties scolai au cours des sorties scolaires, dans les les fédérations sportives parce que je pense que il faut faire reculer le voile et que cette première étape, elle est parfaitement faisable. Alors, c'est un concept qui n'est pas d'elle hein.

C'est Bruno Retailleux il y a un an quand il était ministre de l'intérieur qui a parlé pour la première fois d'impossibilisme. Oui. Oui. Et et d'ailleurs et il y a la phrase de l'empereur 1813 Impossible n'est pas français. C'est Napoléon 1er. C'est ça en fait l'idée. C'est en gros c'est une espèce de diagnostic cette maladie française qu'elle qu'elle qu'elle évoque sur évidemment notre notre incapacité collective à nous donner les moyens de nos ambitions et donc de de répondre et c'est le cas de beaucoup de nos dirigeants politiques depuis des années en disant mais ça on peut pas le faire, c'est pas possible. Le truc classique quoi.

Est-ce qu'on Comment est-ce qu'on va faire pour résoudre tel problème ? Ah ben non, c'est pas possible. Et c'est vrai que cette espèce de lutte contre la résignation, je suis convaincu que ça parle à ces électeurs parce que ces électeurs, vous savez, je pense que ça va avec un autre isme qui est le mot dégagisme. C'est-à-dire que les électeurs aspirent, que ce soit d' électeurs de LFI ou ceux du RN, à remplacer les élites politiques en fonction qu'ils jugent inefficace et dont ils ont le sentiment qu'ils sont dans une forme d'impossibilisme.

Elle elle elle entend, qu'on soit d'accord ou pas avec elle, elle entend proposer à ses électeurs un chemin de possibilité en disant ben si vous on vous dit que c'est pas possible, c'est l'Europe machin, on va changer l'Europe, on va renégocier les traités, on vous dit que c'est pas possible, je sais pas quoi, la réindustrialisation, on va essayer de le faire machin. Et ça c'est une promesse. Après le plus dur, c'est pas de la faire. La promesse c'est de la tenir une fois qu'on est au pouvoir.

Mais cette promesse là c'est je suis convaincu que ça parle à ces électeurs qui se disent "Bah effectivement depuis des années, nos élites ont renoncé à faire de la France une grande puissance." Et donc ça c'est un espèce de mot de souveraineté. Moi ce que je trouve très intéressant dans ce terme d'impossibilisme, c'est qu'on voit qu'aujourd'hui la fracture idéologique intellectuelle de cette campagne, elle se fait autour de deux personnes qui à leur façon luttent l'une et l'autre contre ce qu'ils appellent l'impossibilisme. Vous avez d'un côté Mélenchon qui dit "Je vais éradiquer la dette, je la brûle, je m'en fous, regardez-moi, je vais le faire.

On dit que c'est impossible." la Banque de France lui répond. Enfin, on a effectivement le gouverneur de la Banque de France qui fait un communiqué de presse qui sort quasiment de son rôle hein pour dire ce n'est pas possible et cetera et cetera. Enfin, on est quand même là-dedans. Donc premier impossibilisme et deuxième impossibilisme effectivement Marine Le Pen avec son projet civilisationnel auquel on adhère ou on adhère pas mais qui est de dire au fond vous pensez que on ne peut pas [raclement de gorge] enlever le voile s'attaquer à l'énergie ce sera possible.

Et ce qui est quand même très intéressant de voir hein, c'est qu'effectivement le seul débat au fond s'organise, moi je serai les candidats centrals, je je commencerai à avoir vraiment les chocottes hein. Le seul débat euh effectivement s'organise autour de ça. Les deux seuls projets de société qui se dessinent, les deux seuls qui ont une vision claire qu'on y adhère ou qu'on y adhère pas, c'est ces deux-là. Les autres, moi je sais pas, je ne les entends même pas. Mais justement, il faudrait que le centre essaie de tracer cette troisème voie entre deux options civilisationnelles. Vous avez parfaitement raison. L'option mélanchonniste et l'option le pénist.

Catherine André vient de nous rejoindre. Bonjour Catherine, journaliste économique à LCI. Moi, il me semble surtout que le centre propose ce qui semble raisonnable et que face à des propositions raisonnables, vous avez des propositions parfois totalement déraisonnables comme le fait de brûler la dette ou de faire 125 milliards d'euros d'économie pour le RN. On dit au certains disent aux Français finalement ce qu'ils ont envie d'entendre, qu'il n'y a pas de sacrifice à faire. Je parle de notamment de du du RN et euh et de la France insommie. Pour vous, c'est intéressant. Pour vous, c'est de même nature que la la Banque de France et puis les 125 milliards.

Ah pour moi c'est euh Oui, pour moi c'est de même nature. Pour moi, c'est ce sont des des propositions qui n'aboutiront pas parce que ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible de faire 125 milliards d'euros. Elle est impossibiliste. Ah oui [rires] et donc pour moi il y a une confet civilisation. Oui, mais il y a une confrontation pendant cette élection entre effectivement des propositions pour plaire aux Français et c'est ce que certains recherchent et puis des propositions raisonnables pour remonter la situation du pays avec des sacrifices qui seraient finalement répartis.

La grande phrase que vous n'avez pas [raclement de gorge] entendu, mesdames messieurs de Paul Melin hein prononcé dans le brouis général du débat. Ça n'est pas un projet civilisationnel. Avez-vous dit très très haut Paul mais pour moi c'est très important. Est-ce que c'est une maladie garçon qui n' pas Emmanuel c'est une maladie française ? L'impossibilisme s'il existe, c'est une maladie très généralisée dans les pays développés où les contraintes sont liées qu'elles soi économique, financière ou autre puisque tout est tous les pays par la mondialisation sont liés les uns aux autres. Et quand vous êtes liés les uns aux autres, bien évidemment le possible devient moins possible.

Mais je voudrais revenir au référendum. La grande vertu, je vais parler de ce que je connais qui est l'exemple suisse, la grande vertu de la démocratie directe, c'est qu'elle permet de lutter contre l'immobilisme. Parce que quand vous donnez la parole au peuple, le peuple dit "Ben, on s'en fout, vous vous débrouillez comme vous voulez, nous on veut ça." Mais j'y reviens à la condition que les partis politiques, à la condition que le consensus politique accepte le résultat du référendum et dans ce cas, ça marche. La démocratie directe, ça permet de déverrouiller. Je prendre un exemple. En Suisse, on avait commandé des avions de chasse avant d'acheter les F35 américains il y a quelques années.

On avait commandé des avions Suédois. Et bien le peuple a dit "Non, on n'en veut pas, ils sont trop chers et on fait pas confiance à ces avions suédois. On a annulé la commande. Vous pensez vraiment qu'un gouvernement aurait annulé une commande d'avion de chasse si le peuple n'avait pas dit non ? Bien sûr. Donc la démocratie directe est un vrai outil contre l'impossibilisme mais à condition que tout le monde l'accepte. Alors là, il a raison parce que pardon et rappelez-vous 2005 hein, le peuple français a voté contre contre Mastruch et on s'est retrouvé avec le traité. Voilà.

Donc c'est vrai qu'il y a un moment en France qui il faudrait quand même que dans la durée effectivement il y a un petit peu de respect de la parole de du peuple. Ouais. Mesdames, messieurs, vous vous voulez dire une dernière chose des obstacles c'est un des obstacles auquels on se heurte psychologiquement en France. l'aversion au changement h euh la peur du changement et vous avez partout dans ce pays des gens qui vous expliquent que on a toujours fait comme ça mais vous les avez aussi dans les entreprises. Passé une partie de ma vie dans les entreprises.

J'ai fait du redressement pendant très longtemps et j'ai rencontré des gens des dirigeants qui me disaient mais monsieur on a toujours fait comme ça je leur répondais c'est c'est c'est pour ça que vous en êtes là d'ailleurs et c'est pour ça que je suis là. Franchement non mais on on est il y a toujours une bonne raison de ne pas faire. Ah, il faut là qu'on se trouve de bonnes raisons pour faire. Ouais. Oui, moi je me souviens d'un ministre de droite du budget il y a des années qui me disait il voulait faire déjà le prélèvement à la source et son administration au ministère du budget avait vous y pensez pas c'est impossible.

Donc il il avait organisé tous les lundis soirs une réunion avec sa propre administration sur ce thème-là et pendant il est resté un an ministre du budget pendant un an mec arrivait costard cravate bonjour ça c'est l'état profond hein. Bonjour monsieur le ministre. Oui. Bah non, j'ai vu j'ai posé des questions, j'ai interrogé les services centraux là. Non non, c'est pas c'est techniquement c'est trop. Donc il au bout d'un moment, il était plus ministre. Il est jamais malgré la réunion abdomadaire, il a jamais réussi à faire bouger quoi que ce soit. Il aura fallu attendre que le le temps passe et qu'Emmanuel Macron arrive. Il il est il est parvenu lui.

Gérard Gérald Gérald Arm [raclement de gorge] peut-être un peu plus opiniable. Ça c'est un vrai sujet. Les ministres et le poids de leur administration. Dès que vous demandez à un ancien ministre, le premier obstacle qu'il a eu, il vient généralement de son sa haute administration. Les vrais les vrais patrons des des ministères, c'est pas c'est pas les ministres, tout le monde le sait. Ça fait un peu complotiste quand on dit ça, les anciens disent. Donc je me dis voilà ce qui est pas mal, c'est qu'on est pas mécontent quand même de l'avoir la haute administration parce qu'avec la la tronche de notre politique actuelle et de l'absence de de un. Oui, peut-être que rien ne changera finalement.

Bah non, enfin au moins le pays tient à peu près peut-être peut-être un scénario qu'on évoque jamais mais peut-être qu'en 2027 avec une nouvelle ou un nouveau président de la République peut-être que rien ne changera du fait de cette espèce de continuité administrative et bureaucratique. [rires] C'est le plus probable dit Pascal un làdessus. Allez, la colère sociale, la colère qui continue du côté des pêcheurs. Vous le savez, le gouvernement a fait un geste hier sur les prix du carburant qui les concerne. Ça ne suffit pas. Ils ont été reçus tout à l'heure une délégation en tout cas au ministère de la mer et de la pêche. Qu'est-ce que ça donne ?

Est-ce que on a quelques informations qui filtrent ça et là ? Est-ce que les pêcheurs vont être convaincus par les propositions de la ministre Nivine Potros ? Vous êtes au gros du roi là où il y avait une manifestation tout à l'heure, là où le port a été bloqué une partie de la matinée. Vous êtes sur place avec Gaspar Budel et vous êtes au côté des pêcheurs qui suivaient en direct cette réunion et apparemment ça se passe pas bien. C'est extrêmement tendu. Exactement. Depuis ce matin, on est avec les pêcheurs du gros du roi qui communiquent presque minute par minute avec les membres de leur délégation présente sur place au sein du ministère de la pêche.

Et ce que l'on nous dit bien, c'est que c'est très tendu et que les discussions entamées à 11h risquent de durer très longtemps. 4h de discussion au bas nous disent certains des pêcheurs présents à l'intérieur. Quand on leur demande est-ce que ça va durer longtemps, ils ironisent en nous répondant oh que oui. dire évidemment à quel point les les la discussion est tendue. D'ailleurs, certains pêcheurs nous disaient également que et bien les réponses pour l'instant apportées par la ministre de la pêche ne sont pas à la hauteur des attentes des pêcheurs qui restent extrêmement mobilisés. On l'a encore vu ce matin, on l'a encore vu ces dernières heures avec des actions symboliques.

Je vous rappelle, je vous remontre peut-être la principale d'entre elles, ces mannequins représentant des pêcheurs pendus ici au phare emblématique du gros du roi. Et c'estes deux banderolles affichées. La pêche se meur, l'Europe tue. Dans le reste du port, ce sont des drapeaux noirs qui ont été installés sur l'ensemble des bateaux. On a également vu ce matin et bien des cercueils placés ça et là. À chaque fois le message, il est le même. Et bien la pêche française se meurt à cause des normes, à cause de la réglementation qui est trop compliquée. Les pêcheurs, ils nous ont dit leur détermination si la ministre ne donne pas des réponses satisfaisantes, ils vont continuer leur action.

Ils seront même peut-être rejoints par les agriculteurs qui ont exprimé leur solidarité avec ce mouvement, rejoint peut-être aussi par des pompiers qui là aussi et bien se disent solidaires des pêcheurs. En tout cas, ici au gros du Groix, on nous promet que les actions à venir à partir de demain seront bien plus virulentes que celles à mener jusqu'à présent dans l'ensemble du bassin méditerranéen. car vraisemblablement, nous dit-on et bien le gouvernement ne semble pas entendre la colère des pêcheurs qui réclament toujours et encore non pas des aides mais tout simplement un prix fixe du gazol à 80 centimes. On est donc très loin encore de la main tendue du gouvernement.

Qu'en résumé Nivine Potros, en résumé, qu'est-ce que qu'est-ce qu'on doit retenir de cette réunion qui n'est pas terminée ? que ça se passe mal apparemment que c'est entre la ministre et les et les pêcheurs et que on a l'impression que le gouvernement n'ira pas au-delà de ce qu'il a déjà octroyé au pêcheurs en terme de de d'aide sur les carburants. Ce qu'il faut retenir, c'est que c'est extrêmement tendu effectivement Éric parce que le gouvernement ne semble pas répondre à la hauteur des demandes des pêcheurs qui ont des revendications assez claires, assez nettes.

un prix du carburant fixe, non pas des aides ponctuelles ici et là qui en fait et bien n'arrangerait pas un problème qui est structurel et non pas conjuncturel. C'est ce qu'il nous expliquait aujourd'hui un navire, un chatutier par exemple, il a besoin de 3000 L de carburant pour pouvoir naviguer. Ce n'est pas une aide de quelques centimes qui changera la donne, il faut des mesures très fortes nous dit-on. La ministre vraisemblablement ne semble pas l'avoir entendu. On verra évidemment ce qu'elle répondra à la sortie de cette rencontre euh qui dure et qui dure.

Et ça aussi bien c'est mauvais signe parce que si les propositions avaient été à la hauteur des attentes, euh il serait sorti depuis très longtemps les pêcheurs avec qui on parle minute par minute par SMS. Merci. Merci beaucoup Nivine Potros. À mon avis, [raclement de gorge] la ministre s'attendait pas à ça. La ministre pensait prendre la parole à à 12h et demi. Ouais. C'est-à-dire qu'elle pensait que ça durait 1 heure 1h30 cette réunion. Et donc vous voyez, ça fait plus de 4h et elle y est encore. Donc ce qui prouve qu'elle connaît pas bien son métier encore hein. Pas grave he prendra hein. Regardez. Regardez, on vous a préparé des petits [raclement de gorge] des des petits panneaux.

[grognement] Vous allez comprendre ce qui se passe en matière de d'aide. Voilà les aides aux professionnels. Désormais, les pêcheurs auront une aide de 35 centimes par litre de carburant. C'est le maximum autorisé par la Commission européenne, semble-t-il. Mais enfin la Commission européenne en général, quand on a envie d'aller au-delà, on y va, hein. Bon, 35 centimes par litre. Dans le bâtiment, on est à 20 centimes d'aide par litre de carburant. Et dans les métiers agricoles, on est à 15 centimes.

C'est sûr que les pêcheurs, c'est encore plus prignant, encore plus urgent puisque euh encore davantage que l'agriculture parce que eux par définition, ils prennent leur bateau, ils font des 1000 nautiques et des 1000 nautiques en mer et ils reviennent. Voilà. Et quand le les le le carburant est trop trop cher, bah ils font des tours un peu moins moins grands et ils ramènent une pêche moins généreuse. Bon, regardez ce que ça donne. Regardez ce que ça donne. On a un deuxième slide, un deuxème exemple. Voilà. En blanc, la colonne de gauche, c'est les prix avant les aides et en jaune à droite, [raclement de gorge] c'est les prix du litre de carburant après les Z.

Donc, vous voyez pour les pêcheurs, on passe de 1,15 € à 0,80 € par litre. Dans le bâtiment, on payait avant la crise 1,93 par litre, on paye désormais 1,73. Et les agriculteurs payaient 1,3 le litre, ils sont désormais à 1,78. On voit quand même que les pêcheurs sont Catherine André aidés. On aurait pu imaginer que on peut pas dire qu'il y a pas d'aide et 35 centimes d'euros par par litre, ça n'est pas négligeable. Euh au final, si on compare à avant le conflit en Iran, en gros, c'est 20 à 30 centimes par litre de plus pour euh pour ces pêcheurs.

Le le gouvernement peut pas aller beaucoup plus loin parce que s'il lâche sur les pêcheurs, il y aura d'autres revendications qui vont venir se greffer. Ensuite, ce seront euh les professionnels du bâtiment qui demanderont plus, puis les agriculteurs. Et on sait très bien que aujourd'hui la stratégie de l'État, ce sont des aides ciblées mais qui ne dépassent pas un certain montant. Et c'est vrai que cette stratégie des êtres ciblés euh qui on a beaucoup entendu ces aides ciblés, elles vont durer jusqu'à ce que la crise se calme et on pensait que ça allait se calmer.

Bon bah là on se rend bien compte que c'est pas demain la résolution de de ce qui se passe au Moyen-Orient et d'ailleurs ni en Russie. Mais pour autant, le gouvernement peut pas aller beaucoup plus loin. Il me semble qu'au dernier des comptes, on est à 1,4 milliards d'euros en terme de de volume d'aide globale. C'est une facture qui est contenue, mais ça n'est pas rien non plus pour une un état qui est très lourdement endetté. Ouvrir davantage les vanes alors que le conflit au Moyen-Orient s vraiment duré, ça va encore durer sans doute plusieurs mois cette situation. Le gouvernement peut pas tout donner d'un coup.

On on dit que par ailleurs, deuxième sujet, celui-là il est un peu ennuyeux, on dit que par ailleurs, les aides qui sont octroyées en matière de carburant au pêcheurs notamment ont pas tout été payés. C'est il y a des pêcheurs qui attendent le mois de d'août, d'autres qui attendent le mois le mois de juillet.

C'est toujours pareil la maladie française de l'administration, c'està-dire qu'and vous devez présenter des factures, des preuves que vous avez notamment fait votre plein et ensuite il y a un décalage dans le remboursement et donc effectivement ils ont ils ont sorti de la trésorerie et pour l'instant il y a pas eu de compensation de cette trésorerie pour pour certains et là c'est au moins au moins sur ce point-là que l'administration devrait se dépêcher et tenter au moins de réconforter de cette façon les les les pêcheurs qui attendent cette trésorerie qui leur est d mais moi je suis tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit c'estàd que je pense que là l'état a fait le geste sur le carburant en tout cas un peu maximum mais ce qui est très intéressant c'est que désormais la contestation elle va au-delà et dans le sujet de Divine Potros quand elle s'exprimait on comprenait bien que désormais peut-être les pompiers allaient rejoindre peut-être les agriculteurs.

Derrière vous il y a une photo derrière vous Magalie Éric où il y a marqué l'Europe tue et la pêche meurt. Donc ça prouve bien que les revendications, les mots d'ordre vont aller bien plus loin que les carburants. Et là, je fais le parallèle avec ce qui s'est passé avec les agriculteurs. C'est une sorte d'effet boule de neige où il y a une étincelle qui fait qu'après c'est l'embrasement et que on va ouvrir le capot et il va y avoir tous les problèmes de la pêche française qui vont sauter au visage de cette pauvre ministre dont malheureusement je connais pas le nom. Voilà, madame Chabot.

Et et donc je bon mais je rassure entre moi et Harlet Chabon [rires] mais ça c'est un bon moyen mémote technique mais je veux pas lui manquer de respect. Elle fait ça, elle est sans doute déterminée à bien faire son travail. Mais là, c'est très compliqué parce qu'elle a face à elle une espèce de conjonction des colaires qui va agir comme un rouleau compresseur. Et on comprend que la réunion, elle dure 4 heures, hein. Elle va peut-être même durer plus, hein.

C'est très dur d'en arriver à dire que des métiers aussi vitaux, fondamentaux pour la vie, euh aller pêcher des poissons pour honorer les Français, euh cultiver la terre pour honorer les Français, que ces métierslà euh finalement sont rendus à mendier des aides. très bien dans le monde agricole que tellement d'agriculteurs ne vivent et ne continuent leur boulot que que par les aides de que par la pâque que par la politique agricole commune déployée par par Bruxelles. Il y a des moi j'ai j'ai des copains paysans de Sud-Ouest qui me disent on vit de la Pâque. Voilà nos revenus c'est la Pâque. C'est pas ce que nous cultivons, c'est la Pâque.

Vous sa c'est quand même un truc assez subjugant hein. Ce qui est ce qui est frappant jusqu'à maintenant, alors là ça c'est avec les pêcheurs qu'on voit cette étincelle comme ça vient d'être dit peut-être embraser le tout. Mais jusqu'à présent les Français étaient en colère ou en tout cas ceux à qui on s'adressait, ils étaient en colère à la pompe mais l'impression était qu'il comprenaient que c'était le résultat d'un conflit international le conflit au Moyen-Orient et que par conséquent la responsabilité du gouvernement était limitée. C'est d'ailleurs ce qu'Emmanuel Macron va tenter de dire demain au responsable qu'il reçoit.

responsable politique, c'est de dire que c'est il a beaucoup insisté dans son invitation sur la conjoncture internationale. La grande différence aujourd'hui que je vois, c'est il y a deux éléments. D'abord, cette conjoncture internationale, on n'envoie pas la fin alors que là là on nen voit pas la fin. le Moyen-Orient. Trump semble tout à fait se contenter d'une guerre qui dure, qui en est une, qui n'en est pas une à coup de missile, mais ça semble très bien lui convenir. La deuxième chose, c'est l'hiver qui arrive parce que l'hiver va accroître la demande européenne pour les hydrocarbures et donc les prix vont monter.

Et je pense que là psychologiquement beaucoup de gens se disent c'est en train de dérailler parce que certes, c'est pas le gouvernement français responsable mais on va vraiment se retrouver pendu parce que il y a pas de moyens, il y a pas de dig possible et ça je pense que le moment psychologique est très important. Oui, parce que c'est vrai que c'est le moment, vous avez tout à fait raison, où les gens remplissent leur leur leur cuve de fioule et qui voient que c'est hors de prix et cetera et cetera. Non, mais vous avez parfaitement raison là-dessus.

Maintenant, moi ce que je vois c'est que vous le rappeliez tout à l'heure Magalie, c'est qu'effectivement le président de la République a convoqué demain matin tous les chefs de parti. Donc on voit bien euh qu'on est dans une quadrature du cercle qui est complètement ahurissante. C'est-à-dire qu'on on va avoir le président de la République qui va reprendre la main sur l'international en disant qu'on est coincé. On a une partie des Français qui demandent toujours plus de fonds. On a une partie des économistes qui se disent à à Sébastien Lecnu, notre premier ministre, soyez courageux, coupez les vannes.

Je je dois dire que cette dissolution nous a mis dans une posture politique qui est quand même dramatique, qui en plus est percutée par une violence internationale sur laquelle on n pas de prise. Donc un gouvernement faible et sans pouvoir face à un contexte international où on subit et on n'est pas capable de prendre le lead. Oui, c'est vrai que c'est très inquiétant et la l'élection présidentielle n'est que dans 7 mois. Il va falloir qu'on tienne. Je sais pas comment on va tenir. Écoute, écoutez, ce matin, il y avait le ministre d'affaires étrangères Jean-Noel Barre qui était sur notre antenne chez Améie Carw dans la matinale. Il est pas optimiste non plus.

Il est pas optimiste non plus hein. Pour lui, ça va s'aggraver. Situation peut s'aggraver. Pourquoi ? D'abord parce que les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique se font de plus en plus pressantes. On se souvient des incendie monstre cet été et de la canicule avec toutes les conséquences que ça a pour le monde agricole qui est aujourd'hui en crise. On a parlé du prix des hydrocarbures lié aux tensions dans le détroit d'ormous et dans la mer rouge. Mais on peut ajouter à ça le niveau des taux d'intérêt qui partout dans le monde et singulièrement en France allourdit la charge du remboursement.

Bref, tout ça crée pour nous des contraintes extrêmement fortes et réduit nos mar raison. Bah, il faut bien comprendre que là, c'est pas le sujet qui passionne le plus, mais quand on regarde les taux d'intérêt, les taux d'emprunt de la France à 10 ans, on est vraiment ça y est, on a basculé dans ce qu'on appelle la zone rouge. C'estàd que entre 4 % et 5 %, aujourd'hui on est à 4,5 %, on estime qu'à tout moment, il y a un risque d'emballement. C'estd il suffit d'une décision en France qui inquiète vraiment les investisseurs pour que ça continue d'augmenter, ça continue d'augmenter et on arrive à la à la situation qu'il a eu au Royaume-Uni avec par exemple l'istus.

Donc il suffit de pas grand-chose et c'est pour ça que je rejoins Isabelle quand elle dit il faut que ça tienne parce qu'il faut que ça tienne 8 mois dans un contexte où on voit qu'il y a aucune résolution de de conflit et de la situation au Moyen-Orient dans un contexte où il y a pas de matelas financier. C'est vrai que ça paraît extrêmement compliqué mais le risque d'emballement il est aujourd'hui c'est un un réel risque c'est plus hypothétique emballement de la dette. Ah ben il y a un moi je absolument oui. Oui. Une sorte de crise de la dette, une mini crise de la dette au moins avec je vous dis s'il y a une crise sociale, il y aura un emballement sur le marché de la dette. C'est évident.

Par exemple, on pourra pas emprunter comme on veut pour si on pourra emprunter mais jusqu'où jusqu'au où vont monter des taux. Il paraît qu'il y a des désormais des fonds qu'on appelle des fonds spéculatifs ou vautour les fonds vautours qui nous prêtent de l'argent qui sont même plus les mêmes fonds qui nous prêtaient avant quoi. C'est des fond en tout cas il y a des fonds actuellement qui spéculent effectivement sur la dette de la France et qui spéculent négativement c'est un phénomène mondial puisque état on n pas dans la situation Ouais mais les États-Unis moi j'entends les comparaisons.

C'est vrai que les taux d'emprunt sont très élevés aux États-Unis qu' y a de l'inquiétude là-bas aussi mais la dette des États-Unis c'est pas la dette de la France. C'estd que les Américains quand ils investissent, ils investissent dans la transition énergétique dans l'avenir. Nous quand on on quand on s'endettete, c'est pour financer nos dépenses courantes, notamment notre état social. Donc on n'est pas sur une même voilà absolument. On empreinte pour les salaires, on empreinte pour payer les salaires. On est pas sur la même composition de la dette et sans doute pas le même regard non plus des investisseurs.

C'est c'est juste Catherine, par ailleurs, les États-Unis ont quand même le plus gros marteau. Ne l'oublions pas. Et bien évidemment, ils ont il impriment le dollar. Mais mais quand même un un élément qui est frappant euh qui est à la tête du département du trésor aux États-Unis aujourd'hui, c'est ministre des finances, un spéculateur Scott Bessent qui a fait craquer la Banque d'Angleterre jadis avec George Choros. Alors maintenant, George Chaos est devenu son ennemi politique. Mais de fait, vous avez aujourd'hui Luthnique, le secrétaire au commerce, c'est aussi l'ancien patron d'un fond spéculatif.

C'est-à-dire, ce sont des gens qui savent parfaitement parce qu'ils l'ont pratiqué et ils ont bâti leur fortune là-dessus, ils savent parfaitement le moment où une banque centrale peut craquer. Ils maîtrisent ça. Et donc si j'étais à la tête des finances françaises, je m'inquiéterai parce qu'à Washington, il y a des gens qui sûrement au département du trésor regardent avec intérêt la possibilité ni plus ni moins de soumettre la France en jouant sur sa dette. Et ben et ben, il manquait plus que ça. Et ben merci beaucoup hein d'être le moral. [rires] Merci. Écoutez Richard Verli notre rayon de soleil du [rires] jeudi après-midi.

On a envie de passer de la vervene à la vodka madame vous restez sur LCI la la chaîne politique parce que [rires] on vous signale un nouveau numéro d'objectif 2027 en vue de cette présidentielle. L'invité ce soir de Darius Rogbin, c'est Dominique de Villepin qui lui aussi est candidat. Et vous restez avec nous parce qu'on attend on attend évidemment la sortie des pêcheurs de cette réunion au ministère de la pêche et de la mer. Comment ça se passe ? Vous le saurez en regardant LC direct avec Marie-Aline Mellie.