Jean-Noël Barrot : l'Europe face à la menace russe - Vers un réarmement ? BFMTV du 06/03/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Est-ce que quelque part on est en guerre ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Pourquoi la menace russe est-elle devenue existentielle ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Sur quelle alliance pouvons-nous nous reposer ?
- 2:55OuverteRéponse directe
L'Europe peut-elle changer d'échelle en matière de défense ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Quels chiffres illustrent l'effort militaire français ?
- 5:08OuverteRéponse directe
L'Europe est-elle prête à produire avec rapidité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Fait
« on est en guerre »
- 1:26Fait
« la Russie d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a 15 ans »
- 2:10Fait
« nous pouvons nous reposer que sur nous-mêmes »
- 5:08Promesse
« nous voulons produire et acheter en Europe »
- 10:40Fait
« les États-Unis ont changé de position »
- 16:53Fait
« la France insoumise se prosterne devant Vladimir Poutine depuis 3 ans »
- 18:20Fait
« le seul dirigeant légitime pour représenter le peuple ukrainien aujourd'hui c'est Volodimir Zelenski »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Jean-Noël Barot merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions elles sont particulièrement nombreuses au lendemain de la déclaration très solennelle d'Emmanuel Macron hier vous êtes à la tête du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères est-ce que vous diriez que quelque part on est en guerre je dirais que nous vivons un moment historique et que nous vivons un moment grave et c'est la raison pour laqu il était important après des semaines d'efforts diplomatiques que le Président de la République puisse rendre compte aux Français de la situation et de l'horizon qui est devant nous on va essayer de le dessiner ensemble et de comprendre justement de quel horizon on parle mais si je vous dis ça comme ça et avec ces mots-l et bien quelque part on est en guerre c'est parce que c'est les mots qui avait prononcé Emmanuel Macron le 20 février dernier lorsqu'il avait fait ce live sur les réseaux sociaux pour répondre aux questions des Français il l'a dit plus clairement ce jour-là qu'il ne l'a dit hier mais est-ce qu'il faudrait avoir la franchise qu'il a eu sur les réseaux sociaux qu'il a peut-être eu un peu moins dans cette expression hier où il a prononcé ce mot et bien quelque part on est en guerre ce qu'il a dit hier le président de la République c'est que la ligne de front ne cesse de se rapprocher de nous que la menace est devenue existentielle pourquoi bien parce que la Russie d'aujourd'hui n'est pas celle d'il y a 15 ans et que Vladimir Poutine aujourd'hui n'est pas le Vladimir Poutine euh que le président Chirac ou que le président Hollande ont connu depuis 3 ans et le début de cette guerre d'agression la menace a pris une forme nouvelle d'abord celle d'une invasion à grande échelle ensuite elle s'est mondialisée avec l'arrivée sur le sol européen de soldats nord-coréens et puis elle a pris des formes nouvelles y compris des campagnes de désinformation qui ont perturbé des élections dans l'Union européenne des campagnes cyberè des actes de sabotage avec des colis piég en Allemagne et l'assassinat d'opposants politiques à l'étranger et donc cette agressivité redoublé de Vladimir Poutine ne connaît pas les frontières et se rapproche sans cesse de nous si nous restons aveugles à cette transformation de la menace nous serons oui un jour ou l'autre entraînés vers la guerre vers une guerre mondiale le mot de mondialisation de cette guerre a été prononcé vous le disiez d'abord par l'implication de ces soldats y compris nord-coréens au côté des troupes russes aujourd'hui sur quelle alliance pouvons-nous nous reposer il y a la réponse européenne il y a la réponse américaine il y a la question de l' d'abord l'Europe puisque c'est là que ça va se jouer cet après-midi avec cette réunion des chefs d'État est-ce qu'ils sont tous d'accord vous avez posé la question sur qui pouvons-nous nous reposer et bien nous pouvons nous reposer que sur nous-mêmes et c'est le moment après des décennies d'insoucience pendant lesquelles nous les Européens avons vécu je dirais sous la protection américaine et bien de reprendre notre destin en main et en particulier et c'est le plus fond fondamental notre sécurité et notre défense c'est tout l'enjeu de la réunion de cet aprèsmid été très naïf en tout cas on a considérer on a on a trouvé ça confortable et vous voyez bien que on cependant que nous vivions sous la protection américaine la menace se rapprochait de nous et nous nous trouvons aujourd'hui à la croisée des chemins alors évidemment c'est un peu différent pour la France on en reparlera sans doute d'abord parce oui la dissuasion nucléaire et puis parce que depuis 8 ans nous av vont relever considérablement nos moyens militaires et donc nous avons pris de l'avance sur un certain nombre de partenaires européens mais clairement il faut changer d'échelle je rappelle simplement pour ceux qui s'intéressent aux chiffres que depuis les années 50 nous avons fait diminuer par 3 nous avons divisé par 3 la part de nos défenses militaires dans la richesse nationale nous étions aux alentours de 6 à 7 % et là grâce aux efforts qu'enti depuis 8 ans nous sommes remontés à 2 %.
mais ça n'est pas suffisant et c'est pourquoi avec l'effort européen qui sera décidé aujourd'hui à Bruxelles nous allons pouvoir nous donner les moyens de notre indépendance cet effort européens comme vous dites en vrai il n'a d'Européen que le nom c'est-à-dire que ce sera quand même des des efforts surtout individuel de chacun des États c'est pas l'Europe qui va nous donner de l'argent pour acheter les missiles c'est la France qui va investir et simplement l'Europe sera un peu moins regardante sur la rigueur budgétaire habituelle c'est un peu réduct parce qu'en effet ce que nous allons obtenir aujourd'hui c'est que l'Europe nous permette effectivement de faire des dépenses militaires sans que ce soit décompté dans les critères comptables européens et puis l'Europe va se mettre je dirais en situation d'emprunter pour pouvoir faire des prêts aux États européens qui en ont besoin mais quel est l'enjeu je dirais presque principal de cette réunion au-delà des 800 milliards qui vont nous permettre si si tout cet argent est bien mise à profit de relever considérablement nos défenses et bien c'est de passer un message clair et simple nous voulons produire et acheter en Europe nous ne supportons plus d'être dépendant pour nos approvisionnements militaires et pour notre armement de dépendre des États-Unis de la Corée du Sud ou d'autres pays du monde parce que nous voulons pas que nos choix en matière de politique et de politique internationale soi conditionnés par une dépendance excessive par un asservicement à d'autres pays du monde dit nous nous ne supportons plus d'être dans cet asservicement mais que ne l'avez-vous pas dit à nos partenaires plusut tôt que je trouve incroyable c'est quand on regarde effectivement les chiffres entre 2019 et 2023 55 % des importations d'armes de nos voisins européens venaient des États-Unis alors qu'on sait faire on sait faire en France en particulier où on a un certain nombre de champions en matière d'armement mais on sait faire globalement en Europe 13 pays européens qui ont acheté ou commandé des avions de combat américains F35 l'Allemagne qui a acheté des F35 au détriment du Rafal français l'an dernier c'est la Pologne qui a acheté des missiles de longue portée aux États-Unis pour une valeur de 677 millions d'euros qu'est-ce que c'est que cette histoire c'estàd que quand on dit on supporte plus mais ils avaient le choix c'est une situation c'est une situation qui est inacceptable c'est une situation dans laquelle nous ne voulons plus jamais nous retrouver vous dites-nous est-ce que vous avez convaincu l'Allemagne la Pologne qui y a encore quelques mois faisait des commandes américaines je vous parle je vous parle au nom de la France et c'est le message que nous martelons avec le président de la République depuis 2017 depuis son premier discours sur l'Europe alors depuis 8 ans certains pays européen avaient commencé à tendre l'oreille à s'apercevoir avec la covid avec le déclenchement de la guerre d'agression que quelque chose clochait mais aujourd'hui tout le monde se rallie à cette idée et maintenant il faut passer aux actes parce qu'il n'est inacceptable que l'argent des contribuables européen que l'argent des budgets européens Vienne financer de l'industrie d'armement à ur qu'en Europe nous avons besoin de produire et et d'acheter en Europe c'est la condition nécessaire de notre indépendance et puis c'est aussi une manière de relancer notre économie notre industrie et l'emploi en France et Europe est-elle prête à livrer à produire avec une suffisante rapidité si en effet une préférence européenne était actée ce que vous avez l'air de dire cet après-midi ça pourrait être vraiment dans la loi on pourrait dire qu'il y a une préférence européenne en matière exigons une préférence européenne très forte parce que c'est la condition de notreé ça pour re vraiment inscrit dans la loi comme il y a dans les dans les questions de de commande publique un certain ou nous avons réussi ces derniers mois avant je dirais l'annonce du jour qui est de 800 milliards d'euros nous avons réussi la France et quelques pays qui avaient déjà cette conscience aigue des de l'exigence d'indépendance à inscrire dans certains programmes européens la préférence européenne maintenant elle doit s'appliquer pleinement pour que nous reprenions le contrôle de notre destin la question c'est aussi de savoir si nous sommes prêts à le faire un grand nombre d'experts estiment que si les budgets de défense augmentent et sont immédiatement tournés vers une commande européenne l'Europe n'a pas encore suffisamment de moyens parce qu'un certain nombre d'usines de production ne sont pas en train de tourner à plein régime de répondre à cette commande est-ce qu'on peut se mettre en ordre de bataille c'est le cas de le dire c'est un défi il faut pas se le cacher c'est pas facile de passer brutalement d'une situation où en quelque sorte on on on on faisait augmenter progressivement nos dépenses militaires à une situation on se retrouve en euh à à à gérer notre propre défense le ministre des armées a déjà incité très fortement les industriels français à se mettre en ordre de marche et le président de la République l'a dit hier il réunira dans quelques jours tous les industriels de la défense pour qu'il se metettent en situation non seulement de répondre aux commandes françaises mais aussi aux commandes européennes qui vont augmenter très fortement dans les mois qui viennent Jean-Noël Barot il y a l'aspect économie de guerre ou effort de guerre au minimum il y a aussi la question de la diplomatie euh hier soir juste après cette déclaration Emmanuel Macron a reçu à l'Élysée Victor Orban Victor Orban qui pour le coup est une voix dissonnante au sein des pays de l'Union européenne il accuse l'Europe de vouloir je cite prolonger la guerre est-ce que cette visite a pu donner quelque chose nous verrons à l'issue de du Conseil européen extraordinaire qui se tient à Bruxelles mais je crois que le Président de la République aura convaincu Victor Orban que y compris pour la Hongrie qui est parfois très critique de la politique que nous menons pour l'Ukraine il est indispensable euh que cette souveraineté en matière de défense que cette réappropriation de de notre sécurité puisse se faire et de ce point de vue-là je je je crois que Victor Orban se ralliera au aux ambitions nouvelles qui sont celles de l'Europe à condition bien sûr mais c'est une exigence même si nous la formulons pas de la même manière que nous partageons que cette je dirais que cette ce réarmement européen n'échappe pas aux États-membres qui restent je dirais les les mettre en matière de sécurité nationale la Commission met sur la table propose des dispositifs européens notamment pour financer cet effort des États-membres tout cela est très joliment dit j'essaie de comprendre ce qu'il y a derrière le vocabulaire du diplomate quand vous dites je crois que Victor urbane Orban serira en avez-vous un début d'indice vous savez dans ce genre de discussion de sommet de conférence il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué donc attendons la fin de cette réunion ce que je sais c'est que les arguments du président de la République ont été entendus Donald Trump est-il toujours notre allié le président de la République l'a dit ce sont les États-Unis sont nos alliés mais clairement s'agissant de la guerre d'agression russe en Ukraine qui est un sujet de sécurité majeure pour la France et pour l'Europe les États-Unis ont changé de position alors il semble vouloir œuvrer au service d'une paix on va pas les décourager c'est plutôt une bonne nouvelle mais comme nous l'avons dit depuis des semaines et des mois maintenant la paix doit être une paix juste et une paix durable une paix qui dissua définitivement la menace parce que un simple cesser le feu nous connaissons nous l'avons déjà fait c'était il y a 10 ans jour pour jour c'était à Minsk en bi Russie que ça a été signé entre l'Ukraine et la Russie et ça n'a pas empêché la Russie de violer ce cesser le feu par 20 fois avant de lancer son invasion de Jean vous êtes le ministre des affaires étrangères de la France en d'autres temps c'est au sein du Conseil de sécurité de l'ONU que vous vous seriez exprimé ce matin hier demain l'ONU n'existe plus aujourd'hui elle est hors jeu non je crois qu'elle existe mais je crois qu'elle est menacée par le réveil des empires qui considèrent qu'il ne se qu' qu'il n'y a plus de frontière et qu'on peut impunément violer l'intégrité de son voisin ce ce viol de l'intégrité territoriale c'est une renonciation au principe fondateur des Nations Unies qui est le respect de l'intangibilité des frontières mais les Nations Unies ne réagissent pas mais nous les Européens n'allons pas changer pour autant notre vision du monde et si nous voulons défendre nos intérêts et justement cette vision du monde qui repose sur la justice et sur le droit parce que c'est au fond la seule manière de garantir la paix et bien il nous faudra être beaucoup plus fort et beaucoup plus indépendant Jean-Noël Barot ça passe aussi par la question de la dissuasion nucléaire Emmanuel Macron qui parle d'un débat sur la question de la protection nucléaire non pas sur la question du partage de la décision nucléaire on est bien d'accord aucun partage de la décision le président l'a rappelé tous les présidents avant lui l'avaient fait et le général de Gaulle le premier avait évoqué cette dimension européenne des intérêts vitaux de la France et donc de la dissuasion nucléaire ce que le président a dit et qui est historique c'est qu'il consentait à ouvrir un dialogue stratégique à la demande du nouveau chancelier allemand sur cette dimension européenne de la dision pour est-ce pourquoi est-ce que c'est très utile sans sans rentrer dans le détail d'une science que qui qui est entouré d'une forme d'ambiguïé de secret qui garantit son effectivité euh nous avons avec les Royaume-Uni la la la non seulement la le le siège de membres permanent du Conseil de sécurité mais aussi la dissuasion nucléaire euh la dimension européenne de notre dissuasion suggère que dans certaines situations ou des pays voisins le général de Gaulle avait parlé du béneluxe euh serait menacé la dissuasion débat aujourd'hui est différent puisau fond le général le général vous disz il y avait le Bedu il y avait l'Allemagne de l'Ouest oui il y a jamais vraiment eu de de discussion de dialogue stratégique avec nos partenaires si bien que nos partenaires par que nous nous disions on est là pour vous mais on avait jamais parlé avec eu et puis surtout qu'est-ce que ça signifie vraiment parce que au moment où l'Allemagne décide de consacrer plusieurs centaines de milliards d'euros à sa défense il va bien falloir qu'elle décide comment l'employer et la manière de décider de comment l'employer dépend de ce dialogue stratégique sur la disuision il pourit y avoir une sorte de partage du fardeau c'estàd on est là on est là pas de partage la décision partage envisagé à ce stade pas partage la décision mais si l'on va jusqu'à dire stratégiquement désormais nous sommes aussi une forme de parapluie pour vous mais prenez une part du financement est-ce que l'Allemagne pourrait participer au financement de notre bombe atomique le président de la République a parlé d'un dialogue stratégique c'est une décision historique qui ne remet en rien la responsabilité qui est la sienne exclusive s'agissant de la décision de la décision mais du financement c'est ça n'est pas ce qui est abordé à ce stade c'est pas ce qui est envisagé par le Président de la République il y a aussi la question effectivement de l'arme atomique qui est du début à la fin exclusivement française c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier pour ça il faut aussi garder en notre possession les moyens industriels de tout fabriquer pour cela jeais que vous écoutiez les la question que qui s'adresse à vous de manuel bonpard il l'a posé ce matin à mon micro il était sur RMC à 7h40 il y a une entreprise dans la région de Grenoble qui s'appelle vancorex qui est une entreprise de l'industrie chimique et qui est un sous-traitant indispensable à notre dissuasion nucléaire aujourd'hui il va y avoir une décision judiciaire sur cette entreprise qui est menacée de liquidation judiciaire les salariés de cette entreprise disent il faut la protéger cette entreprise elle est indispensable à notre dissuasion nucléire il faut une nationalisation partielle est-ce que le gouvernement est prêt à nationaliser von cororex pour qu'on soit effectivement indépendant dans le cadre de notre dissuasion nucléaire que répondez-vous que vous l' av dit notre dissuasion nucléaire est autonome de bout en bout et que vercorex il est malheureux que Monsieur bonpard exploite instrumentalise cette situation ne conditionne pas l'autonomie de notre dissuasion stratégique ensuite c'est une situation industrielle qui est préoccupante et qui mobilise pleinement le gouvernement le Premier ministre a écrit à tous les élus de l'zer et de et de Grenoble la région de cette reiseveré pour que non la la la l'autonomie les salari DECOREX disent qu'une un des sous-traitants Arkema fabriquait chez eux le percolrate d'ammonium qui est nécessaire au combustible à la fois de la fusée Ariane mais aussi des missiles M51 qui sont à bord des sous-marins entendez-moi bien le Premier ministre a écrit aux élus de ce territoire pour leur dire que le gouvernement serait pleinement mobilisé berc ainsi que mon ministère pour trouver des investisseurs qui viendrai je dirais sauver ou faire vivre ce site et ses savoir-fa mais ce cependant il a aussi rappelé que la verre corct peut fabriquer du perchlorate d'ammonium ailleurs autrement on la la la dissuasion nucléaire n'est pas dépendante la dissuasion nucléaire française n'est pas dépendante d'un seul fournissur vous dites c'est c'est regrettable que Monsieur bonpard fasse de l'exploitation politique de cette situation lui à l'inverse et la France insoumise avec lui vous font reproche d'utiliser le prétexte c'est le mot auquel il répondait à mon micro tout à l'heure du choc et de la menace pour en réalité imposer aux Français de se serrer la ceinture non la France insoumise se prosterne devant Vladimir Poutine depuis 3 ans maintenant et continue d'affirmer sur les plateaux sur les réseaux sociaux et parfois la tribune de l'Assemblée national que c'est l'Europe et les États-Unis qui ont provoqué cette guerre d'agression alors que c'est évidemment tout l'inverse Vladimir Poutine porte une énorme responsabilité dans le le le sort qu'il a infligé à au peuple ukrainien dans les enfants Ukrainiens qui ont été déportés dans les les opposants politiques qui ont été assassinés et cetera et cetera il ne faut pas inverser les rôles vous estimez que la France insoumise aujourd'hui se couche devant Vladimir Poutine dans ses discours elle le fait Jean-Noël barreau est-ce que volodimir zéinsk peut rester à la tête de l'Ukraine est-ce qu'il faut qu'il renoue un dialogue avec Donald Trump est-ce que la lettre qu'il a envoyé va dans ce sens est-ce qu'il faut renouer un dialogue avec les États-Unis bien évidemment ça ça me semble très important et nous avons avec le président de la République et je l'ai fait à mon niveau en suivi de de l'action diplomatique mené par le président faciliter ce dialog est-ce que vous soutiendrez volodimir Zelenski pour qu'il reste à la tête de l'Ukraine ou est-ce que vous estimez que le bon ordre même démocratique demanderait d'autres élections on connaît les manœuvres et les manigances de la Russie qui à chaque fois qu'elle s'est présenté à une table des négociations a conditionné la cessation des hostilités à des changements politique parce que la la Russie ne fait pas la guerre que sur le champ de bataille elle le fait aussi dans les urnes on l'a vu en Roumanie en en Georgie ce que je veux dire c'est que le seul dirigeant légitime pour représenter le peuple ukrainien aujourd'hui c'est volodimir Zelenski à l'unanimité le Parlement ukrainien il y a quelques jours lui a réaffirmé cette légitimité et je le dis ici la guerre que nous voulons éviter et la paix que nous voulons garantir elle ne se jouera pas seulement dans nos dépenses militaires elle se jouera aussi dans notre force d'âme dans les esprits et c'est ce réarmement des esprits auquel il faut nous préparer merci Jean-Noël Barau d'avoir répondu ce matin à mes questions vous êtes le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères cette réunion cruciale au sommet tout à l'heure à Bruxelles des différents chefs d'État il est 8h51 sur RMC et BFM TV