Guerre en Iran : Pierre Servent et Gérard Araud invités sur LCI|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un nouveau front s'ouvre dans la guerre. Les rebelles outils du Yémen alliés de l'Iran revendiquent une nouvelle attaque contre Israël. Vous voyez euh ces images ce soir à Hélade dans la station Balnéaire, un tir de missile détecté.
Et une question : "Sommes-nous vers un basculement du conflit ?" Bonsoir Gérardo, bonsoir. Bonsoir Pierre Servant, bonsoir Margaot.
Je suis ravie de vous accueillir en plateau. On va prendre tout de suite la direction de de l'Iran et d'Israël pour justement comprendre ce qu'il se passe puisque ce soir Pierre Barbin, un allié de l'Iran. Donc les outils viennent d'entrer dans la guerre.
Oui, parce qu'Israël affirme ce matin avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen vers son territoire. Environ 2000 km de distance entre les deux pays. C'est une première depuis le début de cette guerre.
Attaque immédiatement revendiqué par les rebelles outil écouter son porte-parole. Les forces armées yéménites avec l'aide de Dieu et en s'en remettant à lui ont mené leur première opération militaire. Cette opération consistait en une salve de missiles balistiques visant des cibles militaires sensibles de l'ennemi israélien dans le sud de la Palestine occupée.
Cette opération a coïncidé avec les opérations héroïques menées par nos frères Mjaidin en Iran et par le esbola au Liban. L'opération a atteint ses objectifs avec succès grâce à Dieu. Les rebelles outils entrent donc officiellement dans ce conflit.
Ce sont des alliés historiques de l'Iran. Ils font d'ailleurs partie de l'axe de la résistance promu par Teran. Allié qui pourrait s'avérer précieux notamment sur une question pour bloquer le D3 de Babel Mandeb.
Voilà la carte. Il est situé au sud de la mer rouge au large des côtes du Yémen. Justement, l'Iran a menacé de s'en emparer en cas d'invasion terrestre des États-Unis.
Et Pierre, pourquoi ce D3 est stratégique ? D'abord parce qu'une grande partie du commerce maritime passe par cet endroit, notamment euh les navires qui viennent d'Asie, navires et pétroliers qui viennent d'Asie et qui veuvent qui veulent aller en Europe, ils passent par la mer Rouge pour ensuite traverser le canal de Suèze en cas de fermeture. Ces navires devraient contourner, passer par le cap de bonne espérance situé bien évidemment au sud de l'Afrique.
C'est plus coûteux et surtout bien plus long pour ces ces navires. Ce droit de Babel Mandeb est aussi un point essentiel de passage depuis le début de cette guerre pour l'Arabie Saoudite grâce à son oléoduc que vous voyez sur cette carte. Petroline de 1200 km de long, le pays parvient tout de même à exporter son pétrole et ce malgré la fermeture du D3 d'Ormouse.
Son utilisation a d'ailleurs fortement augmenté depuis le début de cette guerre contre l'Iran. Une fermeture du D3 de Badelmandim rendrait donc impossible toute exportation de pétrole. Cela aggraverait encore plus la situation économique mondiale déjà mise à mal, je le disais par la fermeture du 3 d'mouse.
Merci Pierre pour toutes ces informations. Gérardo, est-ce que c'est surprenant que les outils rentrent officiellement dans cette guerre ? Non, je ne pense pas que ce soit surprenant.
En réalité euh les outils, ce sont des alliés de l'Iran, on le sait bien. Et euh l'Iran a une stratégie que je euh je suis obligé de conclure qu'elle est vraiment extraordinairement cohérente. Euh ils veulent faire plonger l'économie mondiale.
Les Saoudiens ont cru pouvoir s'en tirer en faisant en exportant leur pétrole en effet par le l'oléoduc auquel on faisait référence. À l'heure actuelle, ils sont arrivés à 7 millions de barils par jour, c'est-à-dire quasiment leur exportation totale de pétrole. Donc l'Iran ne pouvait pas l'accepter et je pense que ce premier tir sur Israël n'est finalement qu'un qu'une première salve et que la guerre est en train de de s'élargir.
C'est la stratégie iranienne. Elle est cohérente et elle se poursuit. Les outils font partie de ce fameux axe de la résistance. de teran un peu plus autonome que les autres groupes que les autres milices dans la région.
Pierre, est-ce que réellement ils peuvent tenir sur le long terme ? On sait qu'ils ont été affaiblis lors de la guerre des 12 jours en mer rouge également par nos propres armées françaises. Est-ce que là ils ont la possibilité de tenir sur le long terme ?
Alors c'est toujours une question difficile. Seuls les services de renseignement peuvent avoir véritablement une une lecture de ce que de ce qu'il reste comme arsenal. Du côté des des outils, vous vous souvenez qu'au début du mandat du second mandat de Donald Trump, les Américains ont frapper assez lourdement les les outils.
Ça a donné lieu d'ailleurs à un scandale côté américain puisque Peter Exet et WS donc qui était conseiller à la sécurité nationale avait mis un journaliste américain dans la boucle dans le groupe signal dans le groupe signal et Pitex tout fier de cette opération avait donné tous les tous les détails. Enfin, en tout cas, ça rappelle que les outils ont été frappés, mais j'ai regardé de près ce que les outils ont fait ces dernières heures. Ils ont tiré un missile balistique qui est un missile balistique qui part dans la dans qui sort de l'atmosphère et qui a qui a qui pour permettre d'avoir une pénétration après euh comment dirais-je plongeante sur Israël.
Mais ils ont tiré aussi des missiles de croisière et des drones. Et ça c'est intéressant comme signal pour dire attendez, on a toute la gamme et on a une capacité de nuisance importante. Donc je suis d'accord avec Gérard Ara Ianiens et c'est le côté totalement surréaliste de la situation.
C'est vous avez un pays l'Iran qui est matraqué, décapité, coupé en tranche par les une la première puissance militaire régionale Israël et la première puissance militaire mondiale. Donc vous avez un pays qui est complètement pris en étau et le les Iraniens arrivent à donner le sentiment que c'est eux qui ont des jokers. Ils ont pas toutes les cartes mais ils ont des jokers et ils arrivent à les sortir à à un moment à chaque fois des moments importants.
Ce moment-là va de paire avec le fait que ces derniers jours, les Iraniens ont ciblé avec un une adresse toute particulière des cibles en Arabie Saoudite, en Israël, en mer en en en mer, comment dirais-je, au large du golfe Persic sur des bâtiments américains. Donc il y a vraiment malheureusement une intelligence dans la gestion de ce conflit du faible iranien. Donc le faible iranien au fort américain et israélien sort ses atouts les uns derrière les autres.
Voilà. Alors est-ce que c'est une part de bluff ? Est-ce que derrière les cartes qui sont posées, est-ce que ce sont des cartes bisotées et queen fait dans le jeu il y a pas grand-chose ?
Bah pour l'instant, il donne l'impression d'en avoir, pardonnez-moi l'expression, quand même un peu sous la Je dirais que le paradoxe que Pierre vient de décrire, c'est que vous avez la supériorité tactique des Israéliens et des Américains. Je crois qu'il y a peu de guerre où on voit à quel point le tactique et le stratégique sont dissociés parce que Isra le l'Iran a la supériorité stratégique. C'est-à-dire que l'Iran définit le champ de bataille.
L'Iran dit voilà, il a choisi comme champ de bataille non pas le ciel de Terran où il est écrasé mais il a choisi le Golf. Et les et les Américains, les Israëls ne peen ne peuvent rien y faire. Et on peut se poser la question Gérard euh de se dire est-ce que les Iraniens sont à leur maximum et les Américains et les Israéliens n'y sont pas encore ?
Honnêtement, je j'ai l'impression que les Américains, les Israéliens peuvent bombarder l'Iran autant qu'ils veulent. Je ne suis pas sûr que ça change vraiment. euh ce que les Ianiens peuvent faire aujourd'hui dans le Golf et dans le D3, le D3 d'Ormous, c'est enfin il y a il y a un cliché qui dit euh celui qui gagne c'est celui qui sait souffrir le plus pendant 15 minutes et je crois que les Iraniens sont prêts au sacrifice.
Ils pensent que les Américains vont lâcher bien avant eux. Et et au fond, je crois que c'est ce que disait Pierre quand on voit Donald Trump parce que les les Iraniens ne jouent pas la guerre dans l'absolu, ils jouent la guerre contre Donald Trump. Ils font il leur calcul et portent sur le personnage Donald Trump.
Donald Trump, c'est pas Churchill. Donald Trump, il a une endurance à la paix, à la souffrance qui est quand même assez limitée. Et aujourd'hui, on a quand même l'impression que si on parle de bluff, c'est plutôt lui qui bluffe, hein, en disant "J'envoie mes soldats".
Et par ailleurs, il répète en permanence qu'a dit au SI Roubio. "On a gagné, on a gagné. De toute façon, le trit d'Ormous n'est pas important pour nous et de toute façon, l'Iran est écrasé.
On a quand même l'impression qu'il s'apprête à essayer de sortir de cette affaire. Et paradoxalement, je dirais que mon inquiétude n'est pas tellement sur Donald Trump qui veut s'en sortir, c'est plutôt sur les Iraniens. Est-ce qu'ils ne vont pas surjouer leur cartes ?
Parce que je pense que les Iraniens aujourd'hui ont quand même le sentiment d'avoir, il faut bien dire, réussi ce que bien peut penser qu'il réussirait. Est-ce que ils vont comprendre qu'ils ont besoin de donner une feuille de vigne à Donald Trump de telle sorte que Donald Trump puisse parader devant Fox News ? Et là, c'est le mystère de Teran.
Qu'en est-il aussi des milices proiran en Irak qui frappent les intérêts américains ? Sont-elles devenues une épine dans le pied de Donald Trump ? la crainte d'un embrasement régional qui grandit avec Emmanuel Macron qui appelle à protéger l'Irak de la guerre en cours.
Il a dit aujourd'hui après que la résidence du président du Kurdistan irakien a été survolée par un drone aujourd'hui, quelle est la capacité de nuisance de ces milices en Irak ? On sait qu'il y a une coalition coalition française également où il y a un bataillon français du côté de du Kurdistan irakien. Est-ce que réellement il y a une crainte de la part de Paris ?
Euh il y a il y a une préoccupation très sérieuse, hein. Il faut euh euh rendre hommage au major Fron, hein, qui était qui étau d'en chef, qui est élevé au grade supérieur, donc major français qui a été tué dans cette zone et qui illustre le soutien que la France a apporté euh euh au Kurdes iraakiens, comme la France l'avait apporté aussi au Kurdes syrien contre contre Daesh depuis euh des années dans la dans la formation. Et on on sait que l'Irak, même si on en parle un peu moins, donc c'est un pays à majorité chiite, c'est un pays où il y a entre guillemets les mecs chiites qui se trouvent en en en Irak et donc c'est un pays qui est très important sur ce plan-là.
Et il y a des milices euh proiraniennes qui ont joué un rôle important euh en tout cas leur leurs aînés dans la guerre contre les Américains après l'invasion de de 2003. Et donc c'est c'est une zone sur laquelle les Iraniens peuvent continuer de de jouer. Alors les Iraniens ont perdu en grande partie ce qu'on avait appelé le croissant chit, le cimère chit qui partait du sud Liban, qui passait par les alaouites de Syrie, l'Irak, l'Iran évidemment jusqu'en Afghanistan avec lesar qui est une minorité euh chide.
Donc ce cimtère, il a été coupé en en morceaux et puis la dragonne, ce que j'ai appelé la dragonne du sabre, c'est c'était les outils, hein, qui est plus au sud. Mais il reste il y a encore des restes et euh comme le disait Gérard, les les les Iraniens arrivent à jouer cette cette partie d'une façon assez étonnante. C'est d'ailleurs comment dirais-je assez dur d'avoir à dire ça, c'estd de dire que dans ce paysage-là, ce c'est ce régime que je qualifie de totalitaire qui arrive à à donner une sorte de de de tempo et et qui envoie un message même pas mal.
Et je dois dire que j'ai essayé de réfléchir dans l'histoire militaire, je ne connais pas d'autres exemples où un pays militairement écrasé a plus de marine, plus d'aviation, plus de système de défense antiaérien. Alors les Israéliens, les Américains parlent de 70 à 80 % du potentiel balistique et ça enfin on peut énumérer. Il y a 20 provinces sur 31 qui ont été frappées peu ou prou.
Il y a des tonnes de munitions qui ont été déposées et c'est ce pays-là qui est écrabouillé sur le plan militaire, qui donne le tempo et qui surtout est parvenu à mondialiser un conflit régional. Surtout qu'il y a cette crainte des intérêts dans du côté de l'Irak, des intérêts américains. On l'a vu également avec l'ambassade américaine qui a été souvent prise au piège de de manifestants pro Iran.
Est-ce que il y a un risque d'embrasement ? Est-ce que Emmanuel Macron a raison quand il dit très clairement il y a un risque du côté de l'Irak ? Moi, je pense qu'il a parfaitement raison parce que plus la guerre dure, plus évidemment les milices pro euh soit prites, soit proiranne ou même les mouvements djihadistes verront d'atter le résistant le résistant héroïque face au aux deux grands Satan, c'est-à-dire les États-Unis et Israël.
Peu à peu euh sur le moment au moment de l'attaque, tous ces groupes ont sans doute été surpris et maintenant la je dirais que l'excitation, la ferveur doit être en train de monter euh à travers, je dirais à travers la région. Oui. Euh et peut-être d'ailleurs faudrait-il aller au-delà de l'Iran ?
Que se passe-t-il dans la Syrie de Chara ? Est-ce que et que se passe-t-il aussi en Afghanistan ? Il y a là une matière qui est tellement inflammable que on peut craindre à juste titre qu'elle se diffuse, que l'incendie se diffuse et au-delà avec les les dangers, le risque d'attentat terroriste sur notre sol.
Alors pour savoir ce qu'il va se passer dans les semaines à venir, peut-on se tourner du côté de l'Arabie Saoudite ? Puisque Donald Trump met la pression sur l'Arabie Saoudite, le président américain appelle Riad à rejoindre les accords d'Abraham affirmant que le moment est venu. Écoutez-le, c'est le moment maintenant.
Nous les avons maintenant sortis de là et ils sont sortis pour de bon. Nous devons nous engager dans les accords d'Abraham et nous espérons que tous les pays vont y adhérer. Certains pays très courageux l'ont fait.
Vous savez, il y a des années, ils se sont engagés et vous savez de qui je parle. les quatre les quatre premiers et ils ont fait une grande chose en agissant ainsi. C'était formidable pour eux sur le plan économique aussi mais c'était une grande chose qui l'it fait mais je pense que tous les pays du Moyen-Orient vont désormais y adhérer.
Ça c'est le grand rêve en commun de Benjamin Netaniaahu et de Donald Trump. Des accords d'Abraham XXL qui prendrait toute la région. Ah oui.
Alors c'est vraiment comment dirais-je ? On parle souvent d'alignement de planètes. Là, vous avez des planètes qui sont dans tous les sens et qui ne vont pas dans le sens de ce que Donald Trump aimerait.
Les Émirats arabes unis sont rentrés dans les accords d'Abraham. Ils ont pris, ils ont ramassé entre guillemets, comme disaient les militères, un nombre de missiles. Ils ont été ciblés particulièrement par l'Iran comme allié de d'Israël.
Je doute que l'Arabie Saoudite est très envie aujourd'hui de rentrer dans ce processus. Par ailleurs, l'Arabie Saoudite quand la période était un peu plus calme a s'est toujours refusé à rentrer dans les accords d'Abraham tant que la question palestinien éétait pas remise sur la table. Alors non seulement elle est pas remis sur la table mais le conseil de de la paix de Donald Trump alors il a il a à mon avis il a coulé.
Par ailleurs, on sait que du côté israélien, tout est fait pour détruire toute possibilité véritablement d'un état palestinien. Je note cependant qu'en France depuis quelques heures le donc la représentation de la Palestine a le statut de d'ambassade puisque la France a reconnu la Palestine. Voilà.
Mais donc je vois pas du tout, c'est un grand rêve et c'est mais je pense pas du tout que les conditions soient réunies. Et pour terminer, c'est un des problèmes de Donald Trump, c'est la pensée magique. Alors c'est vrai que certains il y avait un papier d'un infrachon dans le monde, on a mis un infrachant qui est tout à fait remarquable sur les mirages du proche du Moyen-Orient.
Et là, c'est la pensée magique de se dire "Oui, oui, tout ça va bien se passer." Alors, je pense que la l'Arabie Saoudite doit avoir une dent qu' contre Donald Trump. Surtout quand ils se disent que Donald Trump est capable de peut-être dans 15 jours ou 3 semaines de dire "Bah écoutez les gars, salut, nous on a moi j'ai ce que je voulais et maintenant débrouillez-vous avec cette situation chaotique." Oui, je suis totalement d'accord parce que quel est le fruit de des accords d'Abraham pour les États qui les ont signé ? et bien c'est de de d'être devenu des cibles de l'Iran.
Ce qui est ce qui est compréhensible. Les Émirats Arabes unis sont des alliés les plus proches des États-Unis et de l'État d'Israël. Les Américains, les Israéliens bombardent l'Iran.
Bah l'Iran l'Iran se défend. Mais ça a été fructueux pendant un temps ces accords d'Abraham pour eux. Ils ont trouvé leur compte.
Vous savez, je me suis toujours demandé d'un point de vue des Émirats arabes unis quel était l'avantage parce qu'ils avaient déjà des relations avec Israël. Vous savez, j'ai tout souvent dit, on passait d'une liaison à un mariage, mais ça faisait très longtemps qu'il couchait avec les Israéliens. Donc, pourquoi était était-ce vraiment nécessaire de se marier ?
Mais ça c'est un autre débat plus général qui dépasse d'ailleurs, il faut bien dire les ce ce sujet particulier. En ce qui concerne l'Arabie Saoudite, vous c'est quand même quelque chose d'étonnant, j'en parlais avec Pierre. Vous avez des pays qui dépensent des centaines de milliards de dollars pour avoir les armes les plus sophistiquées.
On leur envoie les les Iraniens les bombardent et bien figurez-vous qu'il n'osent même pas répliquer. C'est quand même frappant ces les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite qui font vivre l'industrie d'armement européenne et américaine n'ose même pas utiliser leurs armes alors qu'ils sont directement attaqués. Je crois que c'est la révélation au fond de la faiblesse de ces États, de la faiblesse géostratégique de ces États.
C'est la révélation aussi que les accords d'Abraham, loin de les protéger, en réalité les ont exposé. Je suis convaincu qu'après la guerre, il y aura un très grand je dirais analyse à Riad, à Abu Dhabi sur quels sont les éléments de leur sécurité parce que vraiment les éléments qui étaient sodo jusqu'à maintenant ont visiblement échoué. Est-ce que la relation va rester au beau fixe ?
Gra, on peut se poser la question après ce nouveau dérapage de Donald Trump quand il s'adresse auprès du prince héritier Mohamed Ben Salman en disant ceci. Écoutez, il y a peu, on était tous les deux avec MBS. Il m'a regardé et m'a dit "Tu sais ce qui est incroyable ?
Il y a un an, tu représentais un pays moribon et aujourd'hui tu es le pays le plus puissant du monde." Il ne s'attendait pas à ce que ça arrive. Il ne pensait pas qu'il en viendrait à m'embrasser le cul.
Il pensait que ce serait un autre président américain, juste un incapable pendant que le pays sombrait. Mais maintenant, il est obligé d'être sympa avec moi. Dites-lui qu'il a intérêt à être sympa avec moi.
Bon, outre la vulgarité, le message est clair. Pierant. Oui.
Alors, j'ai j'ai sursauté parce que je l'avais lu, je l'avais pas entendu. On fait pas semblant, LCI, on vous traduit les choses comme elle sa. Mais attendez, il faut faut c'est alors ça ça suit la séquence où il parle de Père Larbourg devant la première ministre du du Japon.
Mais enfin là si vous voulez c'est comment dirais-je ? Moi, ça fait déjà un bout de temps que je me pose des questions sur le le le le la sénilité du personnage, sur le fonctionnement mental ou intellectuel, j'ose pas dire, de ce personnage là. Là, c'est quand même grottesque et puis je trouve que cette façon que Trump a alors qui est très ancienne mais de dire dans sa dernière conférence de presse de toute façon j'ai toujours non troisème personne Trump a toujours raison et d'ailleurs tout le monde est d'accord avec mais là ce propos mais vous imaginez pour Mohamed Ben Salman mais c'est c'est une une insulte mais de de la de la pire espèce et Gérard a raison je sais pas quel sera l'avenir de cette guerre qu'est-ce qui va se passer mais je veux dire tout va être chambardé et les accords de défense le et et là il y a peut-être une carte européenne, une carte française pour essayer de de de de rentrer dans ce désordre international et dans ce doute dans les alliances et dans le matériel militaire qui a été acquis.
Et il y a un pays qui va qui joue déjà un certain rôle qui va jouer certainement encore plus de de un rôle plus important, c'est le Pakistan euh avec l'accord stratégique qui a été passé avec l'Arabie Saoudite et le rôle sur le nucléaire. Il y a très longtemps, un officier général français m'avait dit, je le savais pas cette époque, il y a 10 20 ans, il m'a dit le donc l'Arabie Saoudite on sait à financer le programme nucléaire pakistanais et cet officier général me dit "Les les le Pakistan a toujours promis à l'Arabie Saoudite de leur fournir des armes nucléaires si leurs euh interroitaux étaient touchés, si leur existence était concernée. Et là, il y a maintenant un accord qui date de quelques mois euh où euh le Pakistan et l'Arabie Saoudite disent euh voilà, si vos intérêts vitaux sont touchés, ça nous concerne et et inversement.
Donc de toute façon, tout va exploser et avec ce type de propos, le les dégâts sont terribles terribles, terribles, je pense pour la relation entre Trump et l'Arabie Saoudite. Alors, c'est je suis totalement d'accord mais il y a aussi un élément qui est qui vient compliquer cette affaire déjà compliquée. Enfin, il y a deux éléments.
D'abord, il y a aussi la Turquie. Il y a le Pakistan, mais il y a aussi la Turquie et puis surtout le prince Mohamed Ben Salman n'est pas une puissance nucléaire. Voilà.
Donc c'est vrai, elle pèse mais pas encore. Mohamed Ben Salman n'a pas raté une une occasion de faire des gaffes géostratégiques. C'est un c'est un désastre en terme géopolitique.
Il a fait il s'est lancé dans cette guerre contre le Yémen. il avait fait le le siège l'embargo du du Qatar et et en réalité c'est un visiblement il manque quand même d'un peu de subtilité géopolitique et donc ça sit il est très difficile de deviner ce qu'il va déduire de ce qui s'est de ce qui s'est passé mais en tout cas le golfe ne sera plus jamais comme il était cette oasis de paix occidentale sous protection américaine. Prenons tout de suite la direction de Washington pour vous retrouver Justine Jankowski puisque on se souvient de ce dîner en grande pompe organisé par Donald Trump en novembre 2025 à la venue du prince héritier à Washington.
Est-ce qu'on est un peu loin de ses relations au beau fixe après ce nouveau dérapage du président américain ? Oui, effectivement et pour vous donner un peu de contexte sur ce dérapage, en fait euh Donald Trump a tenu ses propos à l'occasion d'un discours qu'il donnait hier à Miami pendant euh une grande euh conférence. En fait, c'était un très long monologue auquel on a assisté avec parfois des propos assez décous.
Et donc à un moment, il se met à parler du prince héritier. Vous l'avez vous l'avez dit hein pour pour d'abord chanter en quelque sorte ses louanges. Il dit c'est un grand homme.
Et puis il bascule totalement. Il dit "Je ne pensais pas qu'il devrait un jour me lécher les bottes." Voilà pour la traduction euh un petit peu plus fleurie.
Euh effectivement, il s'est ensuite adressé euh à l'un des organisateurs de la conférence qui est saoudien et il a dit "J'espère que maintenant vous allez rejoindre les accords d'Abraham" en disant euh "C'est le bon moment maintenant qu'on a mis l'Iran hors jeu." Parce que en fait ce qu'il faut comprendre, c'est que pour Donald Trump, le principal obstacle à l'adhésion des pays de la région aux accords d'Abraham et bien c'était la puissance de l'Iran et que maintenant que l'Iran est hors jeu comme il le dit et bien il n'y a plus d'obstacle. Et c'est quelque chose pour lequel euh Donald Trump pousse depuis un moment.
On se souvient effectivement qu'il avait reçu en novembre dernier en grande pompe le prince héritier, qu'à cette époque-là déjà, il lui avait demandé de rejoindre les accords d'Abraham et il n'avait pas vraiment obtenu de oui ferme et définitif. Merci beaucoup Justine Jankovski et à Mathieu Derrien qui vous accompagne sur le terrain. Surtout qu'il y a à peine 24 heures, une base américaine a été frappé en Arabie Saoudite avec des soldats touchés, des avions endommagés, on le voit sur ces images, et déjà plus de 300 militaires blessés en 4 semaines de conflit.
Ouais. Pierre. Alors, il se trouve que je connais cette cette base.
J'y suis j'y suis allé lors de la la guerre du golf, la la première ou la seconde, celle de 90 91. Donc c'est une base très importante et ce qui est intéressant que ce qui a été touché ce sont notamment des avions ravitailleurs américains. Alors, il faut bien comprendre que tous ces raides aériens des Israéliens d'ailleurs qui sont dépendants des avions ravitailleurs américains et puis l'aviation américaine, ils ont absolument besoin de ces avions ravitailleurs.
Et c'est pour moi une des illustrations du fait que les Iraniens depuis plusieurs semaines, les Iraniens ont tapé un peu tout au début à tort et à travers si je puis dire et puis il y a eu une baisse du niveau de frappe. Et là on on il y a pas une remontée du volume, il y a une remontée de la précision. Alors certains aux États-Unis disent c'est lié notamment au renseignement russe et au fait que les Russes aident les Iraniens à cibler.
Mais là, vous avez un ciblage vraiment très particulier qui envoie un message douloureux aux Américains et comme vous l'avez dit avec euh plus d'une dizaine de de soldats américains blessés dont deux grièvements. Voilà. Donc, on on est dans ce façon que les Iraniens ont de à chaque fois d'essayer de marquer des points avec leur frappe très précise.
Pas de présence prolongée en Iran. Ce sont les mots de Jay V ce soir, le vice-président américain dans un podcast de Ben Johnsons. Peuvent-ils encore éviter l'enlisement ?
Écoutez ces propos de Jayden Venid, le président l'a dit, nous avons atteint la grande majorité de nos objectifs militaires et je pense qu'il a raison. Nous avons atteint tous nos objectifs militaires. Le président va persévérer encore un peu pour s'assurer qu'une fois que nous serons partis, nous n'aurons pas à recommencer avant très longtemps.
Je pense que le président a été clair, à savoir que nous n'avons pas l'intention de rester en Iran encore un an ou deux. Nous faisons ce qu'il faut. Nous allons bientôt nous retirer de là-bas et les prix de l'essence vont redescendre.
J V très discret jusqu'à présent, il sort du bois si on peut le dire. Il est désormais, il prend la parole, il est sur des podcasts. Que se passe-t-il ?
On dit même que au fond Trump veut ouvrir une négociation, c'est évident. Alors, il dit en permanence que les Iraniens acceptent de négocier, que les Iraniens lui font des appels du pied désespérés, mais en réalité, les Iraniens disent "Non, nous n'avons rien demandé." Et donc on met en avant JD d'une certaine manière, c'est la consécration aussi de la position qui était la sienne puisqueau début de l'opération, il avait été mis de côté parce qu'on le savait bien, il n'était pas enthousiaste pour lancer une opération contre l'Iran.
D'ailleurs, à plusieurs reprises, dans les mois précédents, il avait dit que ce serait une folie de le faire. On a même vu, on a même entendu les l'hypothèse que les Iraniens refuseraient de parler à Wkov et Kushner et exigerait de parler à JD Vans. Alors pour un diplomate, ce genre de chose est une abomination parce que ça veut dire qu'un pays dicte à l'autre sa délégation.
Vous avez c'est quand même le l'établissement d'un rapport de force. l'Iran dictance, la délégation des États-Unis, c'est quand même aussi ça révèle beaucoup de choses de cette de cette crise. Voilà, Jay Vince reprend du poil de la bête pour défendre au fond de son idée et il le fait devant nous en disant "On va pas on va pas s'embourber, on va pas en gros on va pas envoyer des soldats.
Je pense qu'il doit y avoir un débat au couteau, à la baston, à la Maison Blanche sur Va-t-on envoyer les petits boys au sur le terrain ? anien à cargue ou ailleurs. Et je pense que là ça doit être le débat du moment.
Justement, il y a des messages contradictoires. On apprend à l'instant que 3500 des 10000 soldats prévus pour la région viennent d'arriver dans la région ce soir. Des soldats, une Armada qui continue d'être envoyée dans la région.
Et pourtant, on nous envoie le message de en fait, on va pas rester si longtemps, on va peut-être se retirer. Que se passe-t-il Pierre Servant ? Alors, je n'en sais rien.
Je sais pas ce qui se passe. C'est vraiment on suit au jour le jour les déclarations des uns et des autres. Là aussi qui dit réunion dans une semaine.
Oui. Euh ce qui se dégage quand même, le fait de voir JD Ven sortir de sa de sa tanière et même les propos de Marco Rubio au G7 disant voilà dans 15 jours, c'est terminé, dans 15 jours, il y a il y a pas d'opération militaire jouable dans les 15 jours qui viennent, même sil y a des euh des Pourquoi ? Mais d'un point de vue technique, mais c'est que dalle.
Le le la force militaire qui est rassemblée, c'est que dalle. C'est vraiment epsilonesque par rapport à l'ampleur des défis tactiques pour prendre si vous voulez à proximité des côtes iraniennes qui sont truffés de grottes d'enfructosité de de moyens militaires qui qui ont été conservés à cet endroit-là pour arriver à prendre des îles. Je vous fais remarquer d'ailleurs que les fuites américaines un coup on nous parle de telle île grosse île qui prêche l'île d'ormous de catch et cetera.
Après, on nous parle de la petite tombe, de la grande tombe. Al, ce sera peut-être la petite tombe et la grande tombe des Américains. Et puis il y en a encore moussa et cetera.
Voilà. Donc ça change tout le temps. Et je ne vois pas militairement parlant sauf à à à projeter 50000 800 hommes.
Qu'est-ce qu'on peut faire euh euh là avec en plus je ne vois pas pourquoi ça réouvrirait le D3 d'Ormous dans la mesure où si vous voulez les Iraniens tiennent les clés mais vous avez aussi une donnée qui est importante. Ce sont les assureurs les assureurs des armateurs. la la peau des fesses he ces bâtiments.
Les armateurs, ils ne réassureront que s'il y a la paix, même pas un cesser le feu s'il y a la paix et qu'on réouvre normalement et cetera. Donc vous imaginez, les Ianiens ont très bien joué aussi. Alors je c'est c'est vraiment désolant d'avoir à dire qu'il joue bien, mais vous avez remarqué qu'ils ont passé des accords pour laisser passer des bateaux malaisiens, indiens, pakistanais, thaïlandais et cetera.
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous avez une opération militaire américaine, elle va se passer alors que des des vraquers, des pétroliers, des portes container naviguent, passent le des trit d'Omouse. Et donc ce sont les Américains qui vont apparaître comme les fauteurs de trouble parce qu'ils vont s'ils intervien intervenaient militairement, ils bloqueraient le passage.
Donc si vous voulez cette option militaire, l'île de car je l'ai dit à plusieurs reprises, ça a du sens stratégique dans les négociation. C'est à la portée d'opérations de force spécial fine avec peu d'hommes, des opérations de nuit avec différents types d'assaut. Je connais bien ce domaine là.
Il y a des choses à faire. Sauf que les Américains ont laissé les Iraniens remettre des troupes et des forces alors qu'il les avaient frappés. Ce qui ce qui donne un sentiment d'amateurisme parce que normalement ils auraient dû taper tous les retours de de troupes iraniennes et cetera.
Mais carg, ça peut avoir du sens. La réouverture du D3 d'Ormous avec les les bâtiments qui sont même pas là. Il y en a un là, l'USS boxeur qui est parti de Californie, qui est pas sur zone et cera.
En 15 jours, je vois pas la faisabilité du truc. Surtout qu'il y a une réelle division. On le sait, pendant 60 jours, Trump n'a pas besoin de l'aval du Congrès.
Une fois dépassée cette date, Gérard, il va y avoir besoin d'un vote au Congrès. Alors, pour l'instant, lui, il détourne l'attention puisqu'il dit "Je peux dire que c'est une opération spéciale." Exactement.
Plutôt qu'une opération tout court militaire. Je pense qu'il n'ira pas au Congrès. Il n'osera pas aller au Congrès parce que là, il il se ferait battre.
La majorité républicaine à la chambre n'est que de quatre sièges ou trois ou quatre sièges et on a bien vu que du côté du Sénat, il y a un certain nombre de sénateurs qui sont passés de l'autre côté. Alors alors il a des il a d'un point de vue institutionnel, vous savez les règles du Congrès américain, c'est vraiment c'est des milliers de pages, c'est d'une complexité absolue. Donc il pourrait laisser passer une laisser passer un vote puis ensuite opposer son véto par exemple.
Mais je pense qu'il ne voudra pas déclencher un grand débat national sur cette question. Il va donc jouer sur les mots comme vous dites et ce qui obligera les les démocrates à aller devant la Cour suprême pour essayer de l'obliger à venir devant le Congrès. Mais inévitablement de toute façon, cette affaire devient une affaire de politique intérieure américaine et plus on se rapproche des élections législatives de novembre, plus ce sera plus ce sera le cas.
Moi ce que je voudrais dire aussi, c'est pour on est dans une dans une situation vraiment très traditionnelle, je dirait des des présidents américains qui sont dans une opération militaire mal engagée. Ils ont deux choix, soit ils renoncent, soit l'escalade. En général, ils ont toujours choisi l'escalade.
Trump c'est un peu différent parce que comme je le disais, il a une une c'est il est pas cherchilien, donc il peut essayer de s'en sortir. Mais on est vraiment à cette à cette jonction. Voilà où est-ce qu'ils vont aller.
Ce sera une décision sans doute d'ailleurs en terme de de troupe au sol et carg me semble l'endroit le plus vraisemblable pour une opération. On va se pencher du côté des cellules dormantes, si on peut le dire, du côté de l'extérieur, c'est-à-dire en France, en Europe, aux États-Unis. Ces cellules dormantes, est-ce qu'elles ont un réel pouvoir ?
On apprend ce soir que l'attentat des jouets devant la Bank of America à Paris était en lien avec l'Iran. Ce sont les propos du ministre de l'intérieur Laurent Nunes. On parle beaucoup de ces cellules dormantes.
Est-ce que Pierre elles ont réellement des capacités de nuisance ? Écoutez ce que ce à quoi on assiste, c'était très bien expliqué tout à l'heure sur votre plateau, c'est un peu ce que les Russes font, c'estàdire des sous-traitances. Et donc c'est moins des cellules dormantes d'agents iraniens qui ont manifesté dans le passé des capacités terroristes d'attentat ou tentative d'attentat contre les moujidines du peuple.
On a même deux deux anciens ministres français, monsieur Kouchner et Doublasi qui ont failli euh mourir, qui aurait pu mourir dans cette cet attentat. Donc ils ont ces capacités là et on sait que les ambassades d'Iran, partout dans le monde, il y a une partie officine. Bon, mais ce à quoi on assis, c'est cette sous-traitance un peu bricolée heureusement euh parce que pour l'instant c'est plutôt des dommages matériels et il y a pas de de de vie humaine qui sont qui sont engagées.
Et donc qui pourrait quand même traduire une certaine impuissance qu'on voit aussi du côté des Russes. Les Russes dans les actions indirectes qui sont conduites, ce sont des bulgares, des moldaves, payer 400 € des serbes, des serbes, 500 €. Là, un jeune de 17 ans payé à 600 € sur Snapchat.
Voilà. Et apparemment, il y avait un complice qui devait filmer. Donc voilà, donc je m'en réjouis, c'est plutôt le terrorisme du pauvre pour l'instant.
Donc c'est moins des cellules dormantes équipées montant des opérations sophistiquées pour euh nous toucher que des tentatives alors qui malheureusement touchent les intérêts euh américains, israéliens ou juifs. On a vu en Grande-Bretagne, en Belgique, dans différents pays européens. Mais pour l'instant, on ne voit pas véritablement ce qu'on appelle les cellules dormantes qui sont quand même assez professionnalisées et qui sont capables notamment de faire quelque chose qui euh vis-à-vis desquels nous sommes très vulnérables, c'est des opérations en simultanée.
C'est le fait de frapper plusieurs objectifs en même temps. Ce qui fait que avec notre fonctionnement démocratique médiatique, vous avez un effet un effet choc si deux ou trois objectifs sont touchés en même temps. En parallèle de ça, on a tout de même Donald Trump qui parle d'être un faiseur de paix.
Chao. Oui, mais je voudrais ajouter aussi que il y a quand même un terreau qui est assez fertile qui est tout simplement le terreau des des anti-américains qui sont euh voilà qui a il y a toujours une forte minorité de d'anti-israéliens, d'anti-méricains et qui sont prêts à utiliser la première occasion pour exprimer leur haine des États-Unis et leur haine d'Israël. Mais plus généralement d'ailleurs parlant du terrorisme, mais aussi on peut parler quand même des conséquences économiques de cette guerre parce que elles sont faramineuses.
Euh évidemment que Trump a déclenché une un désastre d'une très grande ampleur que nous allons tous que nous allons tous payer. Vous savez, j'ai l'impression d' dans un décès animé où vous avez le héros du dessin animé qui continue à marcher alors qu'il n'y a plus rien sous ses sous ses pas. Et bien, j'ai l'impression que à l'heure actuelle, le monde est un peu dans cette situation.
C'est-à-dire que une sorte de déniastrophe qui est en train de de déclencher dans les secteurs les plus différ les plus divergents et différents euh la l'opération is l'opération israélo-américaine depuis les campagnes du Bangladesh ou les campagnes indiennes ou même américaines jusqu'à la fabrication des médicaments génériques en Inde, la fabrication des microprocesseurs avancés à Taïwan. Tout ça est remise en cause par cette guerre et il y aura donc des conséquences de long terme.
Benjamin Haddad