Nicolas Dupont-Aignan invité de France 3 Île-de-France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:10OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des raisons d'être inquiets de l'attitude possible de l'Angleterre vis-à-vis de l'Europe ?
- 3:55RelanceRéponse directe
Mais en même temps, vous dites qu'il s'occupe des Français. Il est aux Antilles.
- 4:45OuverteRéponse partielle
Alors, justement, les Franciliens vont s'en occuper avec les élections régionales qui approchent à grands pas.
- 4:58FerméeÉludée
Mais est-ce que, comme la droite francilienne, vous demandiez à ce que Claude Barthelonne démissionne de l'Assemblée nationale ?
- 5:59RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça va changer le ton de la campagne ? Qu'il ne sera plus une campagne sur le bilan de Jean-Paul Huchon ?
- 8:04FerméeRéponse directe
Est-ce que vous fusionnerez avec Mme Pécresse ou avec le FN de Valence-Saint-Just ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47Invité politiqueChiffre
« 'est presque un million de suffrages. »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« Et qu'aux européennes, nous avons eu près de 5% des voix. »
- 2:50Invité politiqueChiffre
« Cameron a réduit le chômage de moitié. »
- 2:52Invité politiqueChiffre
« Il y a deux fois moins de chômeurs en Grande-Bretagne que chez nous. »
- 4:09Invité politiqueFait
« Vous savez qu'on a eu un référendum il y a 10 ans. Les Français ont voté non. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Quand vous voyez que nos retraités payent toujours plus d'impôts, reçoivent toujours moins. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Je serai d'ailleurs le seul maire de Banlieue candidat à cette présidence de région. »
- 6:06Invité politiqueFait
« M. Barthelonne, il a été président du conseil général départemental de Seine-Saint-Denis. »
- 7:08Invité politiqueChiffre
« Souvenez-vous du Grand Paris. Vous avez vu les millions qui ont déjà été dépensés pour le Grand Paris ? »
- 7:47Invité politiqueChiffre
« Nous avons des sondages à 7%. »
- 8:31Invité politiqueFait
« Quand je me suis présenté dans ma ville, qui était ruinée, sur-endettée, personne ne misait un copec sur moi. »
- 11:47Invité politiqueFait
« Il y avait de tout dans la foule. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Je n'allais pas avec des types qui avaient financé comme le Qatar et les autres des mouvements terroristes. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan61 %
- Invité25 %
- Présentateur8 %
- ?6 %
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Bonjour
à toutes et à tous. Soyez les bienvenus dans cette édition régionale de la mi-journée. L'actualité sera politique dans un instant avec l'invité de samedi politique, le député maire de hier dans l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. David Codoui, bonjour. Bonjour. Alors notre invité est aussi candidat aux élections
régionales. Et oui, ce sera une interview Debout l'île de France. Alors vous nous expliquerez pourquoi vous êtes candidat à la région. Vous nous parlerez peut-être un peu de votre programme. Et puis vous réagirez à l'actualité, l'annonce de la semaine, c'est-à
-dire
la candidature de Claude Barthelone pour le Parti Socialiste à ses élections.
Quel portrait nous faites-vous de notre invité qui est aussi le président de Debout la France
?
Un portrait en animation graphique préparé par Nabila Goumiri et Grégoire Courtois. C'est parti. Alors Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes maire d'hier et député de l'Essonne. Mais surtout, vous êtes un homme debout. Ce n'a pas été toujours le cas. On retrace avec vous l'évolution de votre espèce. Comme tout le monde, vous commencez à coucher. Sciences Po, l'ENA, bonjour le conformisme. Ensuite vient la marche à quatre pattes dans le parc RPR avec la nounou soguin. Mais ce n'est pas encore la liberté. C'est avec la question européenne que vous commencez à vous redresser un petit peu. En 2005, la France, votre nom au traité constitutionnel. Dès lors, c'est la cavalcade.
On
ne vous arrête plus. Une seule bonne souverainiste. Vous fondez votre parti. Vous vous présentez à l'élection présidentielle. Debout, mais avec 1,8% des voix. Ça ne taille pas encore XXL. Alors aujourd'hui, vous conduisez la liste Debout la France au régional, en Ile-de-France, avec comme objectif de grandir. Car il ne suffit pas d'être debout. Il faut encore être vu.
Vous
oubliez qu'1,8% à la présidentielle,
c
'est presque un million de suffrages. Et qu'aux européennes, nous avons eu près de 5% des voix. Donc, vous savez, ce qui est important,
en
tout cas pour moi, c'est d'être sincère, courageux et de dire ce que je pense parce que mon pays va mal.
Et
notre région aussi. Voilà. Alors, ce qui compte, ce n
'est
pas d'être dans les clans, les bandes, mais c'est d'être libre et de défendre nos concitoyens.
Alors justement, Daïk, on va commencer en regardant du côté de l'Europe avec un petit détour vers la Grande-Bretagne. François Hollande et le gagnant, David Cameron. Voilà.
En effet, François Hollande, ce matin, a appelé David Cameron au téléphone pour le féliciter de sa victoire aux législatives, mais également pour lui mettre un petit coup de pression parce qu'il a dit qu'il faudrait qu
'il y ait
une concertation avec les autres pays européens pour éventuellement mettre en place le référendum qu'il veut faire dans son pays sur la sortie de l'Union européenne. Comment vous réagissez à ce petit coup de pression de François Hollande, cette mise en garde ? C'est
extravagant. C'est surréaliste. Cameron a été réélu. C'est le seul chef de gouvernement qui a réussi à voir reconduit son mandat. Cameron a réduit le chômage de moitié. Il y a deux fois moins de chômeurs en Grande-Bretagne que chez nous. Et François Hollande, qui est impopulaire, incapable, qui a mis la France à genoux,
va
téléphoner à Cameron pour lui donner des leçons.
Mais on
croit rêver. Mais est-ce que vous réalisez le ridicule de la situation ?
Je ne
vois
pas ce qu'il
y a
de ridicule.
C'est un dirigeant
européen,
François Hollande. Eh bien, François Hollande ferait mieux
de s'occuper de la France. Oui,
mais c'est normal
qu'il s'inquiète
aussi d'une sortie éventuelle de la Grande-Bretagne de
l'Union européenne.
Il ferait mieux de défendre les Français. Il ferait mieux de s'occuper de la France. Et aujourd'hui, vous savez où il devrait être, François Hollande ? Il est aux Antilles, là. Oui, il ferait mieux d'être à Moscou, parce qu'il y a eu 27 millions de soldats russes qui sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Et la France va être absente de Moscou, de cette grande histoire.
À la
France, le président français. Il y
a
des représentants de la France.
Il y a le président chinois, le président indien, le monde évolue. Et la France est absente. Alors, au lieu de donner des leçons au seul chef de gouvernement qui a été réélu et qui a fait diminuer le chômage, François Hollande ferait mieux de s'occuper des Français.
Mais en même temps, vous dites qu
'il
s'occupe des Français. Il est aux Antilles. S'il était à Moscou, il ne s'occupe pas des Français. Il peut y aller le lendemain.
Il
faut arrêter.
Est-ce qu'il y a des raisons d'être inquiets, justement, de l'attitude possible de l'Angleterre vis-à-vis de l'Europe ? Ou est-ce que ça vous satisfait ?
Non,
mais moi, ce qui me satisfait, c'est quand on fait des référendums et qu
'on
les respecte. Moi, ce qui me satisfait, c'est quand on demande l'avis des peuples, quand on les respecte. Vous savez qu'on a eu un référendum il y a 10 ans. Les Français ont voté non. Et c'était d'ailleurs l'UMP, autant que le Parti Socialiste. Ils ont dit, circulez, il n
'y a
rien à voir. Et s'il y
a
une crise politique aussi forte dans notre pays, si les Français ne supportent plus les hommes politiques, c'est parce que les hommes politiques, ou pas tous, heureusement, les méprisent et ne respectent pas le peuple. Et moi, je veux qu'on améliore la situation des Français, concrètement. Ce n
'est
pas des grands discours. C'est l'emploi, c
'est
le pouvoir d'achat, c'est la situation des retraités. Quand vous voyez que nos retraités payent toujours plus d'impôts, reçoivent toujours moins. C'est ça qui compte. Alors, arrêtons avec les grandes polémiques. Occupons-nous des Français de leurs problématiques. Et des Franciliens. Et des Franciliens, parce que ce sont les premiers touchés.
Alors, justement, les Franciliens vont s'en occuper avec les élections régionales qui
approchent à grands pas,
d'ailleurs.
Absolument. On va parler de votre candidature après. Mais l'actualité de la semaine, c'est Claude Barthelonne qui sera le candidat socialiste pour ces élections régionales en Ile-de-France. C'est pour éviter le duel fratricide entre Jean-Paul Luchon et Marie-Pierre de Lagontry. Marie-Pierre de Lagontry a rallié Claude Barthelonne. Jean-Paul Luchon, pour l'instant, dit qu'il se maintient. Mais est-ce que, comme la droite francilienne, vous demandait à ce que Claude Barthelonne démissionne de l'Assemblée nationale ?
Ces polémiques ne m'intéressent pas. Je vais vous dire. M. Barthelonne se présente parce que le bilan de M. Luchon est tellement catastrophique dans les transports, dans la sécurité, etc. Il y trouve quelqu'un d'autre. M. Barthelonne est président de l'Assemblée.
Il
va faire campagne. C'est son choix. Ça ne
vous pose pas de problème ? Il peut faire
campagne en restant président de l'Assemblée
?
Ce qui m'intéresse, c'est qu'on parle des RER, parce que je suis maire de Banlieue. Je serai d'ailleurs le seul maire
de
Banlieue candidat à cette présidence de région. Pourquoi ? Parce que ce qui m'intéresse, c'est comment on résout le problème des RER. Ce qui m'intéresse, c'est comment on arrête le matraquage des automobilistes. Ce qui m'intéresse, c'est comment on fait fonctionner nos hôpitaux qui sont dans une situation catastrophique en Ile-de-France. Ce qui m'intéresse, c'est comment on évite le racket à la sortie des lycées. Mais ça
vous intéresse quand même que
Claude Barthelonne soit
candidat. M.
Barthelonne.
Est-ce que ça va changer le ton de la campagne ? Qu
'il
ne
sera
plus une campagne sur le bilan
de Jean-Paul Huchon
? Peut
-être, mais vous savez, M. Barthelonne, il a été président du conseil général départemental de Seine-Saint-Denis.
Alors
si on veut que toute l'Ile-de-France ressemble à la Seine-Saint-Denis, on prend Barthelonne. Bon courage, bonne chance. Mais moi, je ne veux ni des sortants,
ni
des revenants. C'est
-à-dire
que je ne
veux
pas de Barthelonne, mais je ne
veux
pas non plus des troncs, balkanis, pécresses,
de tous ces gens.
Les
troncs balkanis ne sont pas
dans les élections
régionales.
Non, mais enfin, on verra dans les listes. En tout cas, c'est le même parti. Moi, je veux du renouveau. Comment vous dire
?
C'est curieux, c'est la région la plus riche de France, dit-on. Et c'est une des régions où on vit le plus mal.
Et
qu'est-ce que je constate ? C'est que la région, c'est un jouet.
C
'est un jouet pour des profiteurs, pour des élus qui ne s'occupent plus des habitants. Et je veux faire une liste. Ma liste, elle va surprendre. Ça sera une liste avec des responsables associatifs, des citoyens, des élus locaux, des
gens de théâtre. Parce que vous n'avez pas un
grand parti politique, que vous n
'avez
pas non plus beaucoup d'élus. Donc, c
'est
normal que vous portiez
des gens. Je suis content de ne pas avoir tronc et malcany
dans mes bagages. Ça, c'est sûr. Mais ce que je veux, c'est que la région soit rendue aux habitants de l'île de France. C'est qu'on arrête avec les gaspillages, qu'on arrête avec tous les organismes. Souvenez-vous du Grand Paris. Vous avez vu les millions qui ont déjà été dépensés pour le Grand Paris ? En toute inutilité.
Il faut que vous
disiez, les millions, vous parlez du transport,
des structures, ou de la
gouvernance. La gouvernance.
Je
préfère qu'on améliore les RER. Je ne veux pas de grands projets. Il faut arrêter avec les grands projets. Il faut revenir sur le terrain. Il faut améliorer la vie quotidienne. Et ce ne sont pas ceux qui ont échoué depuis 20 ans, qui se partagent le pouvoir en Ile-de-France, qui vont y arriver. Vous faites ça avec qui ? Parce que vous ne pouvez pas faire ça tout seul. Mais écoutez, je fais ça avec tous les adhérents de notre mouvement. Je fais ça avec des personnalités indépendantes, avec des élus locaux. Nous avons une centaine de maires qui sont avec nous en Ile-de-France. Nous sommes implantés sur tout le territoire. Nous avons des sondages à 7%.
Nous allons gagner la région parce qu'on va rendre la région aux Franciliens. On
va faire le ménage. Avec
7%, M. Dupont-Aignan,
vous ne gagnez pas la région. On explique les règles.
Pour se maintenir au second tour,
il
faut faire 10%.
Et si on fait plus de
5%, on peut fusionner avec une autre liste. Et dans ce cas-là, vous fusionnez avec qui ? Avec
le BMP de Valérie Pécresse, voire
avec le FN de
Valence-Saint-Jouen. M.
Daïkoduy, si je me présente avec des gens de la société civile, si je fais cette campagne à fond, c'est parce que les Franciliens ont la possibilité dans leurs mains de faire le ménage. Il va falloir faire le grand ménage. Et
je vous ferais remarquer... Vous étiez candidat en 2010. On va voir les images. Vous aviez fait un peu plus
de
4% des
voix, ce qui
était un bon score, honnêtement, pour une première élection.
Et je voudrais vous dire quelque chose. Quand je me suis présenté dans ma ville, qui était ruinée, sur-endettée, personne ne misait un copec sur moi. On a redressé une ville. Ce que j'ai fait dans ma ville, on est capable de le faire dans la région Île-de-France. Et je dis aux Franciliens... On voit
les images de
la campagne de 2010.
Oui, parce que ce qui m'intéresse, c'est... Vous
pensez qu'il y a des
lunettes à l'époque.
Oui, ça ne change pas grand-chose. Mais je vais vous dire une chose.
Je
le dis à ceux qui nous écoutent. On ne peut pas toujours se plaindre de la vie politique. On ne
peut
pas toujours se plaindre des élus si on réélit les mêmes. Moi, je vais offrir le choix. Je vais offrir le choix. Et puis après, ce sera aux électeurs de tranchées. Mais ce que je ne supporte plus, vraiment, c'est de voir des élus complètement inconscients de ce que vivent nos concitoyens et qui ne changent jamais leur méthode de travail.
Alors,
vous nous avez mis en appétit. Qui sont ces gens de la société civile ?
Vous
pouvez nous donner des noms. Mais vous allez les avoir, les
noms. Pourquoi pas maintenant
?
Parce que chaque chose en son temps. Parce qu'aujourd'hui, nous lançons la campagne. Je serai en Seine-Saint-Denis, par exemple, tiens, avec un acteur associatif connu en Seine-Saint-Denis, vous le verrez, mardi, qui d'ailleurs vient de la gauche, d'autres viennent de la droite. Qu'importe, nous allons offrir enfin aux Franciliens ce qu'ils attendent depuis 20 ans.
Et
je peux vous dire que ça va bousculer les petites situations acquises, les privilèges, la corruption qui règne dans cette région. Il faut un grand coup de
balai.
Vous parlez
de corruption, c'est-à
-dire
que vous allez faire campagne pas seulement sur les transports comme en Nobilis, mais également sur l'éthique. C'est aussi la campagne que veut mener Valérie Pécresse où elle dit qu'elle veut faire une campagne sur l'éthique
et la transparence.
Alors à
ce moment-là, elle n
'a
qu'à ne pas soutenir M. Tron en Essonne et M. Balkany dans les Hauts
-de
-Seine. Il faut être cohérent dans
la vie. M.
Tron,
elle
ne le soutient plus dans l'Essonne. Elle est bienvenue le soutenir souvent. En tout cas, je peux vous dire que ceux qui sont capables de donner le coup de balai qu'il faut, un coup de balai pas pour désigner des cibles mais au contraire pour assainir, comment se fait-il qu'on paye toujours plus d'impôts
et
qu'on reçoive toujours moins
ou
par l'argent dans des associations, dans des combines, il faut arrêter avec le fonctionnement des grands élus d'Ile-de-France.
J'en reviens à ma question quand même. Si vous faites plus de 5%,
vous avez le droit de fusionner.
Objectivement,
les sondages sont à 7%.
Pour
l
'instant, est-ce que vous fusionnerez avec Mme Pécresse ou avec le FN de Valence-Saint-Just ? Est-ce que
vous
excluez aujourd'hui de vous allier avec le FN
de Valence-Saint-Just au 2e tour ?
Je refuse ces partis qui ne s'intéressent qu'à eux et qui ont oublié les franciliens. Justement, je veux bouleverser la vie
politique. Pas d'alliance avec le FN, vous vous engagez là ? Je veux
bouleverser la vie politique de notre pays et je commence par la région Île-de-France et je suis certain que les Français n'en peuvent plus de ce trio infernal PS, UMP, et Front National. Mais de grâce, est-ce qu'un jour on va s'occuper des franciliens, de leurs problèmes ? Et on peut le faire. On peut rénover les RER plutôt que de faire le Grand Paris.
Il
y a
des choses à
faire.
Allez, on va terminer, Daïk, par la polémique de l'Aspect, une polémique au sommet lancée par Emmanuel Todd. Oui, l
'intellectuel
qui, dans un livre, n'est pas tellement charlie. Il dit que la France qui a manifesté le 11 janvier est plutôt une France riche, plutôt blanche, plutôt catholique et qu
'elle
ne correspond pas à la France actuelle. Emmanuel Valls a dit que
c
'était une haine de soi. Il a répondu Emmanuel Todd en disant qu'il y avait des relents pétinistes dans ce que disait Emmanuel Valls. Qu'est-ce que vous pensez de la théorie d'Emmanuel Todd ?
Écoutez,
moi, j'ai été manifesté.
Il
y avait de tout dans la foule. Je n
'ai
pas été dans le cortège officiel parce qu'il me dégoûtait plutôt. Vous
n'avez
peut-être pas invité non plus ? Si, j'ai été invité comme chef de parti par le président de la République. Je n
'ai
pas été parce que je n'allais pas avec des types qui avaient financé comme le Qatar et les autres des mouvements terroristes. reconvenants parce que, si je comprends bien, manifester parce qu'on est assassiné par des djihadistes qui nous déclarent la guerre, c'est être islamophobe. Alors moi, je ne comprends rien. J'estime que c'était un beau moment tous ensemble. Des millions de Français qui disent qu
'on
ne
va
pas se laisser tirer dessus comme des lapins. Et alors, maintenant, c'est à nous de nous excuser
?
C'est-à-dire que c'est à nous de nous excuser de manifester parce qu
'on
se fait assassiner ? Et je trouve détestable la polémique de M. Todd. Je trouve que nous devrions tous se serrer les coudes et lutter contre l'islamisme qui est en train, l'islamisme djihadiste,
qui
est en train de nous menacer. Et j'estime que, d'ailleurs, il y avait des Français d'origine musulmane dans la foule, il y aurait pu en avoir plus.
Voilà, c'est ce que dit M. Todd. Oui,
mais il devrait être à notre côté et nous devrons lutter contre ce péril qui est devant nous. Merci beaucoup, Nicolas Dupont
-Aignan.
Sans liaison.
Sans liaison.
Nicolas Dupont-Aignan