La France a l'un des systèmes scolaires les plus inégalitaires
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10François-Xavier BellamyFait
« Nous sommes le pays qui a le système scolaire le plus inégalitaire de tout l’OCDE. »
- 1:00François-Xavier BellamyChiffre
« 40 % des élèves du secteur privé étaient de milieu social très favorisés. Seuls 18 % des élèves du privé sont issus de milieux défavorisés, alors que c'est quasiment 50 % dans le public. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« Pap Ndiaye s'y prend à l'envers. La vraie question, quand vous voyez que l'enseignement public est tellement en faillite que les gens sont prêts à tout pour le fuir, ça n'est pas d'essayer de faire en sorte que le privé s'effondre aussi, mais c'est de faire en sorte de reconstruire l'enseignement public. »
- 5:00François-Xavier BellamyFait
« tous les camps politiques ont leur responsabilité, mais c'est la gauche, aussi, et peut être la gauche, d'abord, qui a expliqué que ce qu'il fallait, pour faire en sorte de résorber l'injustice éducative, c'était retirer l'héritage aux héritiers, plutôt que de le transmettre aussi aux déshérités. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Est ce qu'il. faut que l'éducation privée, comme le demande le ministre, participe davantage à la mixité sociale ? Aujourd'hui, l'injustice, l'une des injustices les plus criantes dans notre pays, qui devrait nous empêcher de dormir, c'est l'injustice éducative.
Nous sommes le pays qui a le système scolaire le plus inégalitaire de tout l’OCDE. Et le ministre, d'une certaine manière, a raison de s'attaquer à cette question. Mais il le fait par le mauvais bout.
La vérité, c'est que ce que propose Pap Ndiaye, c'est, puisque l'enseignement public est en échec manifeste, de répartir cet échec, plutôt que de faire en sorte qu'on reconstruise cet enseignement public pour que plus personne n'ait envie de le fuir. Quand Pap Ndiaye parle de contournement scolaire, qu'il dénonce le contournement scolaire, rendez-vous compte l'incroyable aveu d'échec que ça représente pour un ministre de l'Education nationale de dénoncer le fait que des parents soient prêts à tout, aujourd’hui, pour éviter l'enseignement public à leurs enfants. La vraie.
Ce que vous dites sur le public, ce que vous dites sur le public, il faut le revaloriser et c'est juste. La question se pose aussi pour le privé. Quand on voit les statistiques du ministère de l'Éducation, à la rentrée 2021, 40 % des élèves du secteur privé étaient de milieu social très favorisés.
Seuls 18 % des élèves du privé sont issus de milieux défavorisés, alors que c'est quasiment 50 % dans le public. Est ce que c'est normal ? - Non, c'est totalement anormal.
C'est une injustice majeure. Et d'ailleurs, je reproche beaucoup au privé de s'asseoir de façon si facile, et si paresseuse, sur la rente que représente pour lui la faillite de l'enseignement public. Disons le, d'ailleurs, le privé ne se porte pas partout beaucoup mieux, en réalité.
Mais la vérité...
Et parfois c'est mieux dans le public que le privé, il faut le dire. Et il y a des parents qui vont dans le privé, qui reviennent dans le public. - Mais parfois, mais en tous les cas, ce que je voudrais dire, c'est que Pap Ndiaye s'y prend à l'envers.
La vraie question, quand vous voyez que l'enseignement public est tellement en faillite que les gens sont prêts à tout pour le fuir, ça n'est pas d'essayer de faire en sorte que le privé s'effondre aussi, mais c'est de faire en sorte de reconstruire l'enseignement public. Et là, de ce point de vue-là, il y a quelque chose, effectivement, de dramatique, dans le fait qu'on poursuit une logique qui a fait la preuve de son échec. C'est, pardon de le dire, tous les camps politiques ont leur responsabilité, mais c'est la gauche, aussi, et peut être la gauche, d'abord, qui a expliqué que ce qu'il fallait, pour faire en sorte de résorber l'injustice éducative, c'était retirer l'héritage aux héritiers, plutôt que de le transmettre aussi aux déshérités.
Et je crois que le sujet majeur - ça a été mon premier cri dans le débat public, j'avais publié un livre qui s'appelait “Les Déshérités”, c'était une sorte de réponse à Bourdieu 50 ans après - le sujet majeur, ce n'est pas de contester l'héritage, mais c'est de le transmettre à nouveau.
François-Xavier Bellamy