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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 29 octobre 2020 18 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Bruno Retailleau face à Jean Castex : « Nous ne pouvons vous accorder la confiance »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Bruno RetailleauChiffre
    « nous sommes confrontés aux mêmes difficultés au même virus mais nous n'avons pas les mêmes résultats mes chers collègues dans plusieurs outils qui compare les pays les uns contre les autres la france n'est pas en bon rang pour la mortalité cinquième rang pour la mortalité »
  • 4:30Bruno RetailleauFait
    « l'imprévision et l'impréparation l'imprévision c'est celle qui a prévalu pendant le confinement pas de masse pas de gel pas de blues mais malheureusement pas de cap pas de stratégie »
  • 7:30Bruno RetailleauFait
    « on a envoyé les fameuses brigades en vacances pendant l'été et oui en juillet et en août faut prendre de vacances sauf que c'est là que se sont multipliées les clusters »
  • 10:30Bruno RetailleauFait
    « nous allons voter sans doute après l'avoir amendé mais vous avez maintenu dans les circonstances que nous connaissons un vote au titre de l'article 5 en tirez vous auriez pu le reporter sort était évidemment la preuve que vous étiez attachés à cette unité nationale »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les français traversent actuellement des heures difficiles et la situation est grave la france le pays que nous aimons et frappé simultanément par plusieurs crises sanitaires économiques et sociales mais aussi par le totalitarisme islamiste à nouveau au nom de mon groupe je voudrais monsieur le président monsieur le premier ministre m'associer à la fois hommage mais surtout salué la mémoire des victimes de toutes les victimes ces victimes monsieur le premier ministre elle vous oblige je vous ai posé cette semaine une question d'actualité pour vous dire que nous étions en train de perdre du terrain dans ce grand combat contre l'islamisme elle vous oblige à sortir des solutions toutes faites des demi mesures on y parviendra pas avec des demi-mesures j'en suis persuadé je pense qu'il faut un combat global mais je pense qu'il faut aussi sortir du cadre si vous restez dans le cadre vous continuerez à faire des déclarations nous continuerons à faire des hommages et les crimes se poursuivront en france et ailleurs cette situation la gravité de cette situation et chers collègues nous oblige à la fois à la responsabilité et à la hauteur et je pense qu'il n'est pas inutile de vous rappeler monsieur le premier ministre notre état d'esprit la ligne que nous nous sommes donnés depuis le début des attentats depuis le début de cette crise responsabilités et exigence responsabilité nous avons été au rendez vous nous avons voté tous les textes que vous nous avez proposé tous à chaque fois la responsabilité est la nôtre de vous donner les moyens de gouverner pour protéger les français mais en phase cette responsabilité il y a une exigence l'exigence de la vérité l'exigence que nous devons d'un point de vue démocratique à nos concitoyens à nos compatriotes les français les français qui eux mêmes s'interrogent et nous nous devons de relayer ces interrogations leurs interrogations parce qu'elles sont légitimes et nous sommes là pour cela nous l'avons été mandatée vous vous êtes exprimé à plusieurs reprises sur l'unité nationale très bien mais l'unité nationale ça ne peut pas être le prétexte pour imposer le silence dans l'europe dans les rangs ça ne peut pas être le prétexte pour museler l'opposition nationale vous aviez monsieur le premier ministre une bonne occasion une occasion de sceller cette union nationale ce soir nous allons examiner un texte il va vous donner les moyens de réaliser ce que vous nous avez annoncé nous allons voter sans doute après l'avoir amendé mais vous avez maintenu dans les circonstances que nous connaissons un vote au titre de l'article 5 en tirez vous auriez pu le reporter sort était évidemment la preuve que vous étiez attachés à cette unité nationale vous ne l'avez pas fait alors que c'est un vote pour eux rien il n'est qu'indicatif 1 de confiance sans doute que vous nous donnerons pas un vote pourra rien un vote donc inutile mais dans ces circonstances était-il vraiment nécessaire de le confirmer je pense que la responsabilité qui est la nôtre est de vous donner les moyens que vous souhaiter pour enrayer l'épidémie et nous le ferons votre responsabilité monsieur le premier ministre et de nous écouter et de rendre des comptes pour le sénat mais aussi pour tous les français on a souvent parlé de guerre guerre contre les russes guerre contre le totalitarisme islamiste et je me souviens cette métaphore qu'avait utilisé le président de république au printemps dernier une métaphore suivi d'une anna fort la répétition à six reprises du terme sommes en guerre nous sommes en guerre nous sommes en guerre mais n'est pas clemenceau qui veut que reste-t-il que reste-t-il sept mois après de cette déclaration de guerre la france sur le pied de guerre non la france au pied du mur hier le président de république nous a annoncé les mesures de confinement je n'ai rien trouvé dans le discours monsieur le premier ministre qui distingue le contenu de ce discours de ce que nous avons attendu des décisions c'était donc bien que vous vouliez ce débat vous vouliez ce vote mais les jeux sont faits tout est décidé mes chers collègues c'est un théâtre d'ombrés ce débat est ce vote à l'évidence [Applaudissements] et bien ce débat était organisé sept mois après que reste-t-il que reste-t-il de ces déclarations vous nous avez indiqué à plusieurs reprises que c'est vrai cette seconde vague est la même pour tout le monde pour tous les pays d'europe et nous sommes nous sommes confrontés aux mêmes difficultés au même virus mais nous n'avons pas les mêmes résultats mes chers collègues dans plusieurs outils qui compare les pays les uns contre les autres la france n'est pas en bon rang pour la mortalité cinquième rang pour la mortalité mes chers collègues est-ce qu'on peut s'en satisfaire est ce qu'on peut dire que c'est partout pareil et qu'on fait comme les autres noms ont fait plus mal que les autres ont fait à la fois plus mal que les autres mais on a le niveau de dépenses de santé aux premiers rangs par rapport aux autres c'est là qu'est le problème qu'est ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là je sais qu'il faut être humble bien sûr mais la vérité on la doit aussi aux français qu'est ce qui s'est passé c'est pour nous et incompréhensible si je reprends les déclarations du ministre de la santé n'est pas là une déclaration par exemple dans un journal du dimanche du 28 mars dernier l'anticipation a été absolu depuis le premier jour c'était écrit parce qu'il l'avait déclaré comment expliquer ses mauvaises performances si le ministre de la santé était aussi définitif aussi péremptoire comme il est toujours bien sûr au fil de nos questions d'actualité chaque mercredi les collègues en savent quelque chose alain milon en sait quelque chose simplement que s'est il passé les deux raisons qui aboutit ce résultat que nous connaissons c'est à la fois l'imprévision que notre commission d' enquête a d'ailleurs commencé à révéler comme celle de nos collègues députés l'imprévision et l'impréparation l'imprévision c'est celle qui a prévalu pendant le confinement pas de masse pas de gel pas de blues mais malheureusement pas de cap pas de stratégie nous avons été ici au sénat dès le mois de mars indiqué qu'une mise sous cloche était une stratégie uniquement défensive mais qu'elle aurait dû s'accompagner de la seule stratégie qui permettent de briser les reins de l'épidémie testez tracé isolé et cela n'a pas été fait et une fois la cloche retirer le virus est reparti l'impréparation ensuite c'était le déconfinement et l'été parce que vous n'avez pas su profiter du répit que le virus vous avez donné et on ne peut pas dire qu'on ne savait pas parce que dès le mois de juillet dès le mois de juillet le conseil scientifique c'est pas nous qui avons nommé les membres du conseil scientifique qui avons choisi son président dès le mois de juillet le conseil scientifique nous avertissait d'une seconde vague possible et dès la rentrée le 9 septembre très exactement le président du conseil scientifique toujours lui avait déclaré je cite ces mots très exactement le gouvernement devra prendre des décisions difficiles sous huit à dix jours vous aviez fait à l'époque quelques jours après monsieur le premier ministre une conférence de presse où vous aviez annoncé que vous transformiez la 14ème en petite semaine donc nous n'avons pas profité de ce moment de répit estival pour pouvoir nous préparer en particulier pour pouvoir augmenter le nombre de lits de réanimation nous en sommes toujours d'ailleurs aux mêmes chiffres il comprit contre les allégations en commission d' enquête du ministre de la santé et ceux qui étaient mises en échec à ce moment là c'est la fameuse de stratégie moi j'avais été heureux d'ailleurs d'entendre d'autres prédécesseur ici même dans son discours de déconfinement dire voilà maintenant on va tester des pistes et on va tracer et on va isoler mais cette stratégie a été battu en brèche le dépistage on a fait du chiffre jusqu'à un million deux par jour j'ai entendu certains s'en gargariser mais ça sert à quoi de faire des tests de les généraliser si les résultats arrivent trop tard et si ceux qui doivent être testés ne le sont pas en réalité ça ne sert à rien pourquoi est ce que le ministère du travail à l'époque avait t-il interdit aux entreprises est la médecine du travail de participer au dépistage pourquoi pourquoi les laboratoires publics n'ont pas été suffisamment associés échec de cette première stratégie de dépistage et cet échec sur le traçage je ne parle pas de stop loving simplement on a envoyé les fameuses brigades en vacances pendant l'été et oui en juillet et en août faut prendre de vacances sauf que c'est là que se sont multipliées les clusters et que le virus a circulé un rythme de plus en plus important de plus en plus accéléré on traçait aux mortiers par cas positifs cinq cas on a tracé plus il ya quelques semaines que 2k échec sur le traçage et échec sur l'isolation sur l' isolement l' isolement dans mon propre département ces trois personnes depuis le mois de mai c'est un sdf et de travailleurs étrangers on n'a pas vraiment isolé alors qu'il y avait des hôtels qui pouvait être réquisitionnés qu'ils pourraient être mobilisés voilà où nous en sommes et les frontières pourquoi est ce que au mois d'août le conseil scientifique toujours lui vous enjoins d'isoler absolument les passagers qui venait des zones rouges et que rien n'est fait pourquoi si ce n'est cette idée que les frontières doivent toujours et je l ai entendu encore hier soir restait ouverte en tout cas les frontières intra-européennes jeu le premier ministre mes chers collègues c'est cette accumulation des chèques ce sont ces manquements à l'anticipation je sais que ça n'était pas facile mais ce sont des manquements à l'anticipation qui vous conduisent aujourd'hui art confiné ce sont les français qui vont en payer le prix fort en termes de liberté de libertés publiques bien sûr mais aussi en terme de souffrance économique et social n'en doutons pas parce que leur confinement c'est aussi un cortège de souffrances sociales je voudrais simplement dire que il a été question de l'activité connu je ne doute pas et si elle n'est pas sûre se feront d'ailleurs que nous avons beaucoup de reproches à vous faire parce que je pense que le gouvernement a plutôt bien accompagner l'économie et à chaque fois nous avions voté d'ailleurs les projets de finances rectificatif mais de grâce de grâce ne massacre et pas les commerces de proximité à quoi cela sert-il à quoi cela sert-il de fermer la librairie de la rue celui qui vend des chaussures alors que les français iront acheter dans les grandes surfaces alors je vous demande vous le président rémy sur le premier liste vous le précise ray vous le précise ray vous le précise vrai mais c'est une évidence sentent sans doute trouvez vous que ces critiques sont injustes là ce n'est pas moi qui la première fois et désigner des ratés cette prison dorée public le 13 avril hier encore hier soir il a dit mais avons-nous tout bien fait non d'évidence de même souvent vous nous avez accuse effectivement de ne pas proposer m'attendais on a tous voter et on a voté dans tous les textes des dizaines et des dizaines d'amendements deux propositions à chaque fois est ce que vous croyez que ce top cow vide au sénat serait passé le premier sans mon engagement personnel qu'avait j'avais à gagner à l'époque rien du tout simplement je pensais dans la stratégie de traçage c'était une affaire de cohérence et j'ai emmené mon groupe et j'ai emmené mon groupe justement pour ce vote c'était une question de responsabilité alors nous allons continuer nous allons continuer à proposer nous continuerons à proposer à proposer pour que la france reprenne le contrôle de l'épidémie a proposé pour que les français reprennent le cours d'une vie normale ce que nous souhaiterions monsieur le prémice messieurs mesdames messieurs les ministres c'est un plan d'anticipation enfin un plan d'anticipation qui permettent à la fois de soigner les malades tous les malades et qui permettent aussi de traquer la maladie soigner les malades y compris les plus âgés faisons en sorte dans cette phase là que comme l'a révélé notamment la commission d'enquêté de l'assemblée nationale que les personnes âgées ne soit pas mis de côté pour l'accès aux soins en réanimation à l'hôpital c'est très important mais on doit pouvoir multiplier les lie comme le disait un ami lyon hier faciliter l'entente l'articulation entre l'hôpital la clinique privée et publique faire en sorte d'ouvrir des hôpitaux éphémère c'est une idée du professeur jules 20 je connais une très belle entreprise vendéenne qui plus est qui peut qui peut installer on n'a rien de temps des modulaires accélérer les formations comme l'ont fait les italiens aujourd'hui vous savez que chez moi à la bruffière un ehpad 63 cas sur 84 et le personnel indisponibles le directeur le maire ont fait appel justement à la réserve sanitaire n'y a pas de réserve sanitaire il faut il faut bien sûr former la réserve sanitaire aujourd'hui dans cet ehpad ce sont les conseillers municipaux et du ccas qui vont donner un coup de main bénévolement voilà ce qu'il faut faire multiplier les lis parce que aujourd'hui l'action publique et cap et par le nombre de lits de réanimation et puis tract est vraiment la maladie l'a aussi traqué la et des pistes et des pistes est vraiment massivement avec le test antigénique deux mâts les tests salivaires dépister la en mobilisant toutes les énergies tous les acteurs de santé y compris la médecine de travail fait en sorte de casser aussi les rentes cette épidémie par exemple là encore en traçant vraiment en isolant réquisitionner des hôtels iso les gens en isolement qui souhaitent accompagner avec des sms qu'on industrialise les frontières qu'il faut aussi faire mais nous avons des propositions à vous faire monsieur le premier vous ne pouvez pas dire que l'opposition ne se contente que de critiquer nous avons depuis le départ fait ici des propositions au sénat maintenant je voudrais terminer pour vous dire qu'elle est finalement le sens du vote que vous lui demandez ça n'est pas ça n'est pas le sens du vote de vous donner les moyens pour les mesures ce sera le vote de ce soir pour le tec sur l'urgence vous nous demandez finalement une confiance cette confiance nous ne pouvons pas vous l'accordé nous ne pouvons pas signer un chèque en blanc les français ne font plus confiance je pense que ce vote est inutile ce vote est inutile je vous souhaite de tout coeur et nous serons toujours disponibles pour vous donner les moyens de réussir réussissez et je vous souhaite de réussir monsieur le premier avec votre gouvernement avec le président république parce qu'il en va de l'avenir de la france et surtout dans ces moments si difficiles qui concentre tous les dangers il en va de la destinée commune du peuple de france si la parole [Applaudissements] la parole est la parole est au président claude malhuret [Musique]

Bruno Retailleau face à Jean Castex : « Nous ne pouvons vous accorder la confiance » — Bruno Retailleau · Pourquijevote